Articles

28/10/09 (B522) Le journal de la Flibuste (11 articles en Français)

______________________________ 11 – Les Afriques

Somalie : Cargo chinois capturé – Pékin négocie sans exclure le recours à la force

Pékin négociait toujours jeudi pour obtenir la libération du cargo chinois De Xin Hai et de son équipage de 25 hommes, capturés lundi par des pirates somaliens dans l’océan Indien.

Malgré les mises en garde des pirates, Pékin n’exclut pas une opération militaire si les discussions n’aboutissent pas, a déclaré le général Qian Lihua, directeur du département des affaires extérieures au Ministère chinois de la défense.

Pour lui, le succès d’une intervention armée pour libérer les otages est possible, si toutes les forces engagées dans la lutte anti-piraterie au large de la Somalie coopèrent.

______________________________ 10 – JDD

Somalie: Chantage des pirates à Londres

Les pirates somaliens qui détiennent deux plaisanciers britanniques à bord d’un yacht au large de la Corne de l’Afrique ont sommé les forces britanniques de ne rien tenter pour les sauver, sous peine de pointer leurs armes contre eux.

Les pirates ont pris le contrôle de leur bateau vendredi matin non loin des Seychelles. Ils ont conduit le yacht vers les côtes somaliennes, dans l’intention de réclamer une rançon.


______________________________ 9 – Le Télégramme de Brest

Somalie. Les pirates arrêtés venaient d’attaquer un thonier concarnois

Les sept pirates somaliens arrêtés ce matin venaient d’attaquer le thonier concarnois Cap Saint-Vincent, de l’armement CMB. Ils avaient opéré en pleine journée contrairement à leur habitude d’opérer au lever ou au coucher du soleil selon les indications de Jean-Yves L’Abbé, responsable de l’armement.

Les militaires français embarqués à bord ont tiré sur les pirates lorsque ceux-ci se sont approchés trop près du thonier, en dépit des tirs d’avertissement préalables.
Les pirates ont alors jeté l’éponge. Ils ont été capturés par une frégate allemande, après avoir été pris en chasse par un hélicoptère d’une frégate espagnole.

Le thonier n’a essuyé aucun tir des pirates

Le Cap Saint-Vincent n’a essuyé aucun tir des pirates, a précisé Jean-Yves Labbé.

Les militaires français ont de toute façon ordre de tirer sur les assaillants avant que ceux-ci n’arrivent à portée de leurs propres armes, a précisé l’armateur.

L’armateur s’inquiète du rayon d’action de plus en plus large

"Ce qui devient assez pesant, c’est le nombre d’équipes de pirates en activité, assez impressionnant", a déclaré l’armateur, qui s’inquiète aussi du rayon d’action de plus en plus large des Somaliens.

"Un vraquier a été attaqué à l’est des Seychelles" et "des embarcations suspectes ont été aperçues ces derniers jours au large de la Tanzanie, presque à l’entrée du canal du Mozambique", a indiqué Jean-Yves Labbé.

"On ne peut plus considérer qu’il y a de zone sûre" pour les pêcheurs, a-t-il dit.

Les marins vont bénéficier d’informations de la part de drones américains

L’armateur a toutefois relevé que les marins de la zone vont bientôt bénéficer "des informations fournies par des drones américains", des appareils basés aux Seychelles qui vont commencer des missions de surveillance.

Les navires militaires de l’opération européenne anti-piraterie Atalante couvrent également une zone de plus en plus large, s’éloignant de plus en plus du golfe d’Aden, a-t-il également noté.

______________________________ 8 – JDD

Sept pirates arrêtés après l’attaque d’un bateau de pêche français

La force Atalante, spécialisée dans la prévention de la piraterie, a fonctionné…

L’hélicoptère a fait stopper les deux esquifs après des tirs de sommation.

Les Somaliens ont alors jeté par dessus bord «ce qui était probablement leur attirail de pirates», notamment leurs armes, indique le communiqué.

Arrivée sur les lieux, la frégate allemande les a arraisonnés et fait monter les sept Somaliens à son bord.

______________________________ 7 – Nouvels Obs avec AP

Sept pirates somaliens arrêtés après avoir tiré sur un thonier français

Des tirs ont été échangés mardi après-midi entre un navire français et des pirates somaliens, a-t-on appris de sources militaires européenne et française. Sept pirates ont été arrêtés.

Selon le porte-parole des forces navales européennes, les pirates se trouvaient à bord de deux petites embarcations lorsqu’ils ont tiré sur le thonier français à environ 350 miles nautiques de Mogadiscio. Des soldats se trouvaient à bord du bateau de pêche et ont répliqué.

A Paris, le contre-amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major des armées, a confirmé que des soldats se trouvaient à bord du "Cape Saint Vincent". Les militaires français ont d’abord effectué des tirs de semonce, avant de viser les embarcations.

Selon lui, des hommes de l’opération européenne "Atalante" sont intervenus et ont interpellé sept pirates.

______________________________ 6 – AFP

Somalie: deux plaisanciers étrangers capturés par des pirates dans l’océan Indien

Deux plaisanciers étrangers, vraisemblablement un couple de Britanniques porté disparu depuis vendredi, sont aux mains des pirates somaliens dans l’océan Indien, a déclaré mardi à l’AFP par téléphone un pirate du port somalien d’Harardere (centre).

"Nous ignorons leur nationalité mais ce que je peux vous dire pour le moment, c’est qu’un petit bateau avec deux personnes à bord est aux mains de nos amis. Ils font route vers Harardere et une fois arrivés, nous pourrons entamer les négociations", a déclaré à l’AFP Abdi Yare, un pirate de cette localité du centre de la Somalie.

"C’est vraiment chanceux: personne ne s’attendait à ce que deux (plaisanciers) osent naviguer ces temps-ci dans l’océan Indien à bord d’un voilier", a-t-il ajouté.

Un autre pirate ayant requis l’anonymat a confirmé cette information, précisant que deux esquifs avaient participé à l’assaut du voilier.

"Selon mes informations, 13 pirates à bord de deux embarcations rapides ont capturé les deux (plaisanciers) très loin des côtes somaliennes", a-t-il déclaré.

De son côté, la force navale européenne croisant au large de la Somalie a annoncé mardi avoir repéré un yacht tirant deux esquifs derrière lui, sans confirmer s’il s’agissait du voilier des deux Britanniques.

"Nous avons repéré dans l’océan Indien un voilier remorquant deux skiffs généralement utilisés par des pirates", a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’opération anti-piraterie européenne Atalante, le capitaine Daniel Auwermann.

Mais, "nous ne sommes pas en mesure de confirmer que c’est le yacht que nous avons cherché ces derniers jours", a-t-il ajouté, se bornant à préciser que le petit convoi se dirigeait vers la côte somalienne, dont il était encore éloigné de quelque 200 milles nautiques.

"Nous continuons nos vérifications", a-t-il dit.

Un peu plus tôt mardi, le Foreign Office avait annoncé qu’il tentait de retrouver la trace d’un couple de Britanniques dont le voilier, parti des Seychelles jeudi, avait envoyé un signal de détresse dans la nuit de vendredi à samedi au large de la Tanzanie, une zone où pullulent les pirates.

Paul Chandler, 58 ans, et son épouse Rachelle, 55 ans, avaient quitté les Seychelles et se dirigeaient vers la Tanzanie à bord de leur voilier de 11,6 mètres, le Lynn Rival, lorsque leur balise de détresse s’est déclenchée vendredi. Ils n’ont plus donné de nouvelles depuis, selon le ministère des Affaires étrangères qui a lancé une "enquête en urgence".

Les gardes-côtes seychellois ont confirmé la disparition suspecte du voilier et les recherches en cours.

Mercredi dernier, le couple de Britanniques avait expliqué que leur bateau avait fait le plein de carburant, d’eau et de vivres.

Si elle se confirmait, cette nouvelle capture porterait à huit le nombre d’embarcations actuellement aux mains des pirates somaliens, qui détiennent également plus de 170 marins.

Depuis le début du mois d’octobre, les pirates ont multiplié les attaques au large des Seychelles, notamment contre des thoniers français et espagnols, mettant à profit la fin de la mousson et des conditions de navigation plus favorables.

Le dernier voilier en date capturé par des pirates somaliens était le français "Tanit", dont les occupants avaient été libérés en avril dernier lors d’une opération au cours de laquelle le capitaine du bateau, Florent Lemaçon, avait été tué dans un échange de tirs entre pirates et forces spéciales françaises.

______________________________ 5 – L’Express avec Reuters

Des pirates somaliens capturent un couple britannique

Des pirates somaliens ont annoncé mardi qu’ils s’étaient emparés d’un yacht à bord duquel se trouvait un couple britannique dans l’océan Indien et qu’ils conduisaient le bateau dans leur pays.

"Le couple britannique est maintenant entre nos mains. Nous les avons capturés alors qu’ils naviguaient dans l’océan Indien", a dit à Reuters un pirate prénommé Hassan. Il a ajouté que les deux captifs se portaient bien et que des demandes de rançon allaient suivre.

Selon un représentant du gouvernement des Seychelles, un signal de détresse à caractère urgent a été capté par les garde-côtes britanniques alors que Paul et Rachel Chandler étaient entrés dans des eaux où des attaques de pirates ont été signalées le 22 octobre.

"Nous sommes en contact avec la famille au Royaume-Uni et avec les garde-côtes des Seychelles qui continuent de surveiller la situation et effectuent des recherches dans le secteur", a déclaré à Reuters le haut commissaire britannique aux Seychelles, Matthew Forbes.

Les deux Britanniques faisaient route vers la Tanzanie quand ils ont été pris en otages. Dans le dernier message diffusé sur leur blog vendredi à l’aube, les Chandler demandaient : "S.V.P. téléphonez à Sarah."

Il n’y a pas eu d’autre communication depuis avec leur yacht, le Lynn Rival.

De source maritime, on n’a pu confirmer l’endroit où se trouvait le bateau lorsqu’a été lancé le signal de détresse. Selon un forum de gens de mer sur internet, le signal aurait été capté vendredi à 01h33 GMT et le yacht se serait trouvé à 60 milles nautiques (111 km) à l’ouest de Victoria, la capitale seychelloise.

Des pirates harcèlent depuis des années les navires qui empruntent les voies de navigation au large des côtes somaliennes. Plusieurs marines étrangères ont déployé des bâtiments de guerre dans la région pour s’y opposer, mais les gangs se lancent désormais aux trousses de bateaux qui naviguent loin des côtes dans l’océan Indien.

______________________________ 4 – Les Afriques

Somalie : Piraterie, armada et acteurs locaux

« Le déploiement d’une armada de guerre et le soutien au gouvernement central seraient sans effets sur l’activité de piraterie, si les acteurs locaux bénéficiant d’une légitimité n’étaient pas soutenus », indique un rapport de l’Institut norvégien de recherches urbaines et régionales (NBIR).

Selon l’Institut, la stratégie d’endiguement de la piraterie est coûteuses et ses résultats limités.

Soutenir les acteurs locaux, comme les autorités de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie) ou la milice soufie Ahlu Sunna wal Jamaa, serait plus efficace pour neutraliser les pirates opérant dans l’océan Indien et le golfe d’Aden.

______________________________ 3 – EuroInvestor avec Reuters

Des pirates somaliens disent retenir un couple de Britanniques

Des pirates somaliens ont déclaré mardi s’être emparé d’un yacht dans l’océan Indien et retenir en otages un couple de Britanniques qui étaient à bord.

"Le couple britannique est maintenant entre nos mains. Nous les avons capturés alors qu’ils naviguaient dans l’océan Indien", a dit à Reuters un pirate prénommé Hassan.

Les deux captifs vont bien et une demande de rançon sera prochainement formulée, a-t-il ajouté.

Abdi Guled,
version française Grégory Blachier

______________________________ 2 – Le Mamouth

Des gendarmes contre les pirates ?

Le général Roland Gilles, DGGN, a confirmé aux députés de la commission de défense que ses gendarmes étaient disponibles pour accompagner les équipes de la marine dans la lutte contre la piraterie. Il a même ajouté que la proposition formelle en avait été faite à l’EMA et à l’EMM.

"Il est vrai que chaque maison a sa culture propre, constate le DGGN. Pour moi, l’important est que chacun apporte sa pierre dans son domaine d’excellence."

Comme Hervé Morin l’a confirmé au ministre Joel Morgan, aux Seychelles, le weekend dernier, la France a promis de mieux transférer les dossiers et les preuves recueillies contre les pirates interpellés par la marine française. Une telle efficacité passerait par l’embarquement d’officiers de police judiciaire (OPJ) de la gendarmerie, comme le constate le député Christian Ménard, autueur d’un rapport exemplaire sur la piraterie.

Il en faudrait une petite quinzaine, si l’on compte les navires de la marine, mais aussi les thoniers protégés par Orthongel.


______________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Tokyo s’implique contre les pirates

Le Japon envisage d’envoyer l’an prochain un navire de ravitaillement en fuel, actuellement basé dans l’Océan Indien, vers les côtes de Somalie, pour soutenir la lutte anti-piraterie, a déclaré aujourd’hui le ministre de la Défense.

Depuis fin 2001, la marine japonaise déploie un navire ravitailleur accompagné d’un navire de guerre dans l’Océan Indien pour participer à l’effort de guerre en Afghanistan. Mais le gouvernement de centre-gauche arrivé au pouvoir le mois dernier a décidé d’arrêter cette mission en janvier.

Le nouveau premier ministre Yukio Hatoyama, qui avait critiqué dans le passé la participation des Forces d’autodéfense (nom officiel de l’armée japonaise) à des "guerres américaines", a promis de venir en aide à l’Afghanistan par d’autres moyens.

Le ministre de la Défense, Toshimi Kitazawa, a jugé "totalement possible" que la mission navale japonaise soit redéployée au large de la Somalie pour ravitailler les navires d’une vingtaine de pays qui protègent le trafic maritime des pirates somaliens.

27/10/09 (B522) Afrik.com « Passages des larmes » : un roman au réalisme saisissant. Un livre de l’écrivain djiboutien Abdourahman A. Waberi

Dans un monde où les folies humaines sont légions, aussi bien individuellement que collectivement, l’équilibre et l’harmonie intérieurs, que procurent les sagesses spirituelles de toutes les traditions, sont les seuls viatiques qui permettent d’accepter avec joie notre mort prochaine, et donc notre vie actuelle. Passages des larmes (Ed. JC Lattes, 2009), d’Abdourahman A. Waberi, se veut un peu l’illustration de cette évidence.

par Christian Eboulé

L’histoire, c’est celle de Djibril. Il est né à Djibouti il y a tout juste vingt-neuf ans, mais, désormais, il vit à Montréal, où il s’est établi, comme ces millions d’Africains qui choisissent l’exil afin de s’ouvrir les voies et les portes du salut matériel sur cette planète, et peut-être celui céleste, que promettent certaines religions. De cette Amérique du Nord qui l’a adoptée, il a appris que « le temps était précieux, qu’il avait la couleur du billet vert, que c’était de l’argent, et que l’argent, c’est ce qui fait tourner le monde ».

Il est donc prêt à tout, ou presque, pour en gagner. Justement, il vient de décrocher une mission très lucrative, auprès d’une agence de renseignement américaine. Il a une semaine pour retourner dans son pays natal, « prendre la température du terrain, [s’assurer] que le pays est sûr, que la situation est stable et que les terroristes sont sous contrôle ».

Depuis que les puissances occidentales ont découvert les bénéfices qu’elles pouvaient tirer de l’externalisation de certaines tâches, elles recourent abondamment à des officines de toutes sortes, sur les différents théâtres d’opération sur lesquels elles sont engagées. Pour sa mission à Djibouti, Djibril est employé par l’Adorno Location Scouting, une société d’intelligence économique, basée à Denver, dans le Colorado. Il est vrai qu’à l’instar de la Somalie voisine, ce petit pays de la corne de l’Afrique est devenu un enjeu géostratégique important, dans ce Golfe d’Aden indispensable au trafic maritime mondial, et surtout, à l’acheminement du pétrole.

La corne de l’Afrique, lieu de toutes les tensions

Peu après son arrivée à Djibouti, Djib, comme on l’appelle depuis son plus bas âge, a pris la direction du Golfe de Tadjourah. Un golfe situé dans l’océan indien, à l’extrémité ouest du golfe d’Aden. Tadjourah et Djibouti, capitale du pays éponyme, sont deux des grandes villes, qui se trouvent sur les rives du golfe de Tadjourah.

Une région rocailleuse, au relief inhospitalier et fascinant, mais dont l’intérêt préhistorique est encore plus grand. C’est aussi le lieu « de tous les trafics maritimes ». Idéal donc pour la mission de Djib. Lui qui considère que, « les Etats sont aujourd’hui en perte de vitesse, en voie de dénationalisation dans le grand tableau de la globalisation ». A priori, il n’éprouve donc aucun état d’âme à être « formé pour désorganiser ces Etats, les affaiblir davantage au profit des multinationales et de leurs actionnaires ». D’autant que malgré le danger, cette mission est pour lui l’occasion de gagner beaucoup d’argent.

Il faut dire que les enjeux sont importants, notamment pour les grandes puissances occidentales. Plus d’un quart du trafic mondial de pétrole transite par le golfe d’Aden. Or, dès la fin des années 1990, le terrorisme, qui culminera avec les attentats du 11 septembre 2001, s’était créé un foyer très actif au Yémen.

A l’époque, les Américains considéraient d’ailleurs ce pays, comme une base de repli du réseau Al-Quaida. L’on se souvient notamment des explosions, en 1998, dans les ambassades américaines de Naïrobi, au Kenya, et Dar es-Salaam, en Tanzanie, de l’attaque meurtrière en 2000, contre le destroyer USS-Cole, dans la rade d’Aden, de celle contre le « Limburg », un pétrolier battant pavillon français, deux ans plus tard, toujours dans la rade d’Aden, ou encore, la même année, de l’attaque contre les intérêts israéliens à Mombassa.

Tous ces événements ont poussé les Américains à revenir dans la Corne de l’Afrique, malgré le souvenir, encore très vivace, du fiasco de l’opération « Restore Hope », en Somalie. A l’été 2002, ils ont donc installé une base militaire permanente dans la capitale djiboutienne, près de l’aéroport d’Ambouli, mettant ainsi fin à des décennies d’un tête à tête exclusif, entre la France et Djibouti.

Au yeux des Américains, la nécessité stratégique de leur présence dans la région, était renforcée par l’instabilité chronique des pays alentour : le Soudan qui était alors en proie à l’islamisme et à des luttes internes, l’Ethiopie et l’Erythrée qui n’avaient de cesse de se faire la guerre, la Somalie qui n’en finissait pas de se désintégrer… Mais au-delà de cet état de fait, l’administration du président George W. Bush, qui était alors au pouvoir, ne se contentait pas de « jouer » les gendarmes du monde. Campée sur une idéologie néo-conservatrice et messianique, elle affichait une arrogance et un mépris qui confinaient à la folie.

Le retour du refoulé

C’est donc dans un contexte politique complexe et dangereux, que se situe la mission de notre héros, Djib. Mais voilà, il a beau vivre à Montréal, il n’en reste pas moins Djiboutien. Son retour au pays natal, va se transformer, progressivement, en un retour du refoulé : des souvenirs surgis du fond de l’enfance viennent le hanter. Mieux, un moi dont il ignorait l’existence et donc la signification, remonte à la surface.

« Un moi trop petit pour mon corps d’adulte, certes, mais un moi parfaitement reconnaissable » avoue-il, sans fausse pudeur. Sans l’avoir vraiment voulu, Djibril retrouve au fond de lui, une voix d’enfant, qui permet aux souvenirs familiaux de ses années au pays, de lui revenir en mémoire. L’occasion pour lui de se rappeler de la nature profondément spirituelle de son grand-père, qui affichait le plus grand scepticisme, face au christianisme.

Pour ce grand-père, « l’esprit sera toujours vivant ; Son autre nom est la poussière d’où nous venons et où nous repartirons […] Il ne s’agit pas de posséder la terre mais de l’honorer, de l’habiter convenablement, de la chanter en s’adonnant aux tâches quotidiennes […] ». Des propos d’une sagesse inouïe, vieille comme le monde, et qui confirme l’idée que, sur un plan individuel et collectif, la volonté de puissance, de domination…, qui se manifeste notamment à travers l’appropriation et l’accumulation infinie des biens matériels, est une illusion, qui renforce l’inconscience des Hommes.

D’ailleurs, pour ce qui concerne Djibril, l’exil a été l’occasion d’une véritable renaissance. Car, il porte une blessure originelle : le sentiment de ne pas avoir reçu pendant son enfance, toute l’affection, tout l’amour de sa mère. Et c’est en arrivant à Montréal, qu’il a entrepris l’introspection, qui l’a amené, petit à petit, à vivre un peu moins mal avec lui-même.

Dorénavant, il a conscience que c’est seulement à ce prix, qu’il peut cheminer dans la vie, et mieux vivre l’altérité. Et si sa conscience s’est éveillée, ses connaissances se sont aussi considérablement accrues. A Montréal, il est devenu docteur en sciences de l’information, autant dire « un intellectuel ». Ce qui lui permet notamment, de mieux connaître l’histoire du continent, et les grands enjeux qui l’animent. Il est par exemple convaincu que « nos sociétés ont été déviées de leurs rails pour servir les intérêts politiques, économiques et spirituels émanant d’autres groupes ».

C’est donc avec beaucoup de sincérité, qu’il déplore la misère noire dans laquelle croupit la majorité des populations du continent. Ne méritent-elles pas mieux ? s’interroge-t-il. Mais on pourrait lui retourner l’interrogation : n’est-ce pas pour le mois schizophrène de souhaiter un meilleur sort aux Africains, tout en gagnant sa vie, grâce à la déstabilisation de leurs Etats, ou de ce qui en tient lieu ?

Cette schizophrénie, qui peut parfois se transformer en véritable folie, est une réalité individuelle et collective. C’est elle qui est bien souvent à l’origine des guerres et autres catastrophes auxquelles l’humanité est périodiquement confrontée. Djibril le sait, il en est convaincu, il est un tout petit pion, téléguidé par des groupes sans visages, dont les multinationales sont le symbole le plus visible. Mais pour lui, les guerres que mènent ces groupes, sont tout aussi nuisibles et absurdes que le prétendu Djihad, des extrémistes musulmans.

Selon lui, ces derniers n’ont qu’un but : « […] découper le cœur de ce monde corrompu, ruiner ses fondements, les jeter aux flammes et hâter l’avènement d’un monde plus sain, plus sobre, tout entier soumis au Livre suprême ». Le monde est décidément bien complexe. Et nous sommes bien loin du seul cadre de l’enquête de Djibril, qui paradoxalement porte le nom d’un ange gardien, alors qu’il travaille à la déstabilisation de son pays natal. D’ailleurs, au fond, tout ceci le dépasse un peu. Et il préfère sans doute les rêveries que lui inspirent les écrits de Walter Benjamin, ou les meilleures chansons de John Coltrane, John Lennon et Abdullah Ibrahim.

27/10/09 (B522) Radio-Trottoir Les anti-Darod construisent leurs bennes à Arta loin du Mont Mabla?

Titre II par une Grande Dame.

«Gorayo gabal ku dhac. »
Autruche le crépuscule de ta puissance est déjà là »
Refrain en vogue à Djibouti

Il est grand temps, que la Ligue Arabe (basée au Caire) et affichant des comportements onusiens autant négatifs que révoltants, comprenne rapidement ce que sont les vulgarités et les insultes proférés par les jeunes Voyous au Pouvoir en République de Djibouti.

Il est imaginable même que des linguistes arabophones chevronnés et en même temps avides d’argent comme l’est le Ministre des Affaires d’IOG y perdent leur "arabe" (leur "latin", dirait-on chez le Gaulois !).

Le Peuple de l’Ogaden (Somalie Occidentale) bien avant la colonisation par la République d’Erythrée, est encore sous le Joug de la colonisation séculaire exercée par l’Empire d’Abyssinie.

Sous le faux prétexte d’un Christianisme dépassé, ce Peuple de notre Région subit encore des persécutions indignes.

Ce Peuple Somali est et reste actuellement entre les mains de l’Administration militaire coloniale d’Addis Abeba.

Ce Peuple Somali subit, dans son territoire colonisé, les pires atrocités qu’ont connues les « anciens croyants Musulmans».

Ce Peuple Somali un jour se vengera de tous les crimes d’extermination voire de généocide, qui sont actuellement étouffés par la nouvelle Société des Nations de New-York, et qui rappellent de biens tristes moments de la deuxième guerre mondiale.

Tous ensembles, mobilisons-nous face aux propos insultants tenus par les imbus du Pouvoir Djiboutien et diffusés sur les ondes de la BBC en langue Somali, contre le Peuple Somalie sous Occupation.

Est-il de notre conscience de suivre les démarches vénales d’une Ligue Arabe qui a prouvé son incapacité totale depuis des années ?

Un simple conseil au jeune Ministre Afar, qui gère la construction d’une « Tour Babylonienne » à Arta : il ferait mieux d’investir pendant qu’il en est encore temps dans son fief proche de Mabla.

La Grande Dame d’OGADEN

27/10/09 (B522) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

___________________________ 2 – CCTV (Chine)

La Chine contre les pirates

La Chine fait tout ce qu’elle peut pour venir à la rescousse des 25 membres d’équipage du De Xin Hai après que le vaisseau a été intercepté par des pirates lundi dans l’océan Indien. Selon les forces navales de l’Union européenne, le navire fait maintenant route vers les côtes de la Somalie.

Le ministère de la Défense étudie de nouvelles tactiques pour contrer la piraterie.

Une approche est de diviser la zone défensive en blocs individuels, pour que les troupes puissent se déplacer plus rapidement. Cela réduit aussi le niveau des menaces.

Selon les forces navales de l’Union européenne, le De Hai Xin fait route vers le nord-ouest, en direction de la Somalie. Les 25 marins à bord semblent être en bonne condition.

Le ministère de la Défense a lancé un plan d’urgence suite à la capture du navire. Il a ordonné à ses représentants à l’étranger de suivre l’évolution de la situation et de prévenir les pays pouvant être concernés. Le ministère prévient également les navires chinois de se tenir éloignés des côtes de Somalie pour prévenir tout nouvel acte de piraterie.

Le ministère des Transports a également confirmé que l’équipement de communication semble opérationnel à bord du De Xin Hai, mais que, depuis que les pirates ont pris le contrôle, les appels répétés restent sans réponse.

Les noms des 25 membres d’équipage ont été confirmés. Ce sont tous des employés de la société Qingdao Ocean Shipping, qui a prévenu les familles.

Le De Xin Hai transporte semble-t-il plus de 700 tonnes de carburant et 150 tonnes d’eau potable, assez pour assurer les besoins de l’équipage dans un avenir prévisible.

___________________________ 1 – L’Etoile (Ca)

Une frégate canadienne combattra la piraterie et le terrorisme au Moyen-Orient

Par John Lewandowski,

Les 245 membres d’équipage du NCSM Fredericton seront ainsi intégrés, jusqu’à la fin d’avril, au Groupe maritime de l’OTAN qui mène des opérations de sécurité dans la mer d’Oman et dans l’océan Indien.

La frégate fera plusieurs escales diplomatiques avant d’arriver à destination vers la mi-novembre. Le Fredericton passera les premiers mois dans la Corne d’Afrique où il s’affairera à combattre la piraterie.

Le contre-amiral Paul Maddison a indiqué qu’il était important pour le Canada de participer à des efforts visant à assurer la liberté des mers.

Selon lui, les activités illicites qui y ont cours minent le principe de la liberté des mers qui est très important aux yeux de pays démocratiques comme le Canada, puisque 90 pour cent de l’économie mondiale passe par la mer.

M. Maddison s’est également dit convaincu que les efforts d’autres navires semblables ont donné des résultats, notamment en Somalie, où l’on a réussi à freiner les activités des pirates.

27/10/09 (B522) Yémen Express (2 articles en Français)

________________________ 2 – Marine Marchande avec AFP

Yémen: un bateau iranien chargé d’armes pour les rebelles saisi

Un bateau iranien chargé d’armes destinées à la rébellion zaïdite, en guerre contre l’armée dans le nord du Yémen, a été saisi au large du Yémen en mer Rouge, a-t-on appris lundi auprès des autorités locales dans la province yéménite de Hajjah.

Le bateau, chargé notamment d’obus anti-chars, a été arraisonné dimanche au large du village de Midi dans la province de Hajjah (nord-ouest), qui jouxte celle de Saada, fief de la rébellion chiite, a indiqué à l’AFP un responsable local.

Cinq Iraniens et un Indien, arrêtés à bord du navire, ont été conduits à Sanaa où ils sont interrogés par la police, a-t-il ajouté sous couvert de l’anonymat.

Selon les premiers résultats de l’enquête, "les cinq Iraniens sont des instructeurs" qui devaient faire parvenir leur cargaison d’armes aux rebelles et "évacuer des blessés iraniens" du nord du Yémen en vue de leur rapatriement, a affirmé à l’AFP un autre responsable local.

Les autorités yéménites accusent les rebelles, qui démentent, d’être soutenus par des parties en Iran.

La semaine dernière, le président Ali Abdallah Saleh avait affirmé que les rebelles recevaient des financements "de certains dignitaires en Iran", tout en soulignant qu’il n’accusait pas le pouvoir iranien.

Les rebelles, qui disputent aux autorités de Sanaa le contrôle des provinces de Saada et d’Omrane où la guerre fait rage, "avancent actuellement vers l’ouest, en direction de la mer Rouge pour y prendre pied", avait-il dit.

Les combats entre l’armée et les rebelles ont éclaté le 11 août dans le cadre d’un conflit récurrent depuis 2004, et ont fait jusqu’à présent des centaines de morts et de blessés et quelque 55.000 déplacés.

________________________ 1 – Le Matin (Maroc)

Grande satisfaction au Yémen

Par : Abdallah Darkaoui

Les autorités yéménites ont accueilli avec une grande satisfaction l’initiative royale d’envoyer des aides humanitaires aux personnes déplacées à cause de la guerre dans le gouvernorat de Saâda.

Selon un communiqué de l’ambassade du Maroc à Sanâa, dont la MAP a reçu copie dimanche, les autorités yéménites ont «exprimé leurs remerciements et leur gratitude à S.M. le Roi Mohammed VI et au peuple marocain frère qui se sont toujours rangés du côté du Yémen».

Les responsables yéménites ont exprimé leur considération pour la noble attitude du Royaume du Maroc qui soutient l’unité et la stabilité du Yémen et dénonce les tentatives visant à porter atteinte à la souveraineté de ce pays, ajoute le communiqué.

L’arrivée des aides humanitaires marocaines a fait l’objet d’une large couverture des médias audiovisuels et écrits du Yémen, qui ont exalté l’initiative Royale et fait part des sentiments de gratitude des autorités et du peuple yéménites et de leur considération pour ce noble geste fraternel.

Le Maroc a envoyé vendredi, sur ordre de S.M. le Roi Mohammed VI, d’importantes aides humanitaires d’urgence au Yémen à bord de trois avions Hercule C130 des Forces Armes Royales, destinées à alléger les souffrances des citoyens yéménites déplacés à cause des combats dans la région de Saâda.

L’aide humanitaire marocaine consistant en des tentes, des denrées alimentaires, des médicaments et en équipement médical a été accueillie par l’ambassadeur du Maroc à Sanâa, Mohamed Hamma, les responsables yéménites des ministères de la Santé et de la Défense et les représentants des organisations de secours.

Par MAP

26/10/09 (B522) Radio Trottoir (Lectrice) Nouvelles et Rubriques « des nandous portuaires » ? (Par une ex-étudiante encore à la solde de l’UNESCO)

Flash Info.

«Gorayo gabal ku dhac. »
Autruche le crépuscule de ta puissance est déjà là »

Refrain en vogue à Djibouti

Certainement grâce aux informations publiées par l’ARDHD et reprises par les proches familles d’une fille victime de viol, les enquêteurs du FBI seraient remontés jusqu’au criminel alias SANGUB, nouveau Colonel des Forces Armées nominés par IOG. Il aurait aussi à son actif le viol sans plaintes déposées à ce jour des 13 filles mineures en République de Somalie.

Nous apprenons que
le criminel se disant « surmené » a enfin quitté Djibouti à toute allure pour se réfugier au Somaliland. Certains détails et notemment des informations qui circulaient à Djibouti, permettent de penser qu’il n’est pas parti, dans le cadre des tournées financées par l’UNESCO pour le Respect la Culture Somalie et de la Conservation du patrimoine Somali, mais pour échapper à des poursuites ….

Espérons, qu’il n’avait pas violé d’autres enfants Djiboutiens (nes), car à Hargeisa, à Borama, à Bosasso, ou à Barawa il devra éviter de tomber nez à nez, face à certaines mineures qu’il avait violées avant la chute de Feu Siad Bareh.

Il pourrait aussi être recherché en Ogaden, toujours placé sous le contrôle des forces coloniales de l’administration éthiopienne.

A bon Entendeur Salut !

Par Demoiselle Hibo
Directrice « des nandous portuaires »

26/10/09 (B522) Radio-Trottoir : Guelleh pas (mal ?) accueilli à Paris, lors de son déplacement pour assister à l’A.G. de l’Unseco ? (lecteur)

Aux dires de certains proches du régime, Guelleh n’aurait pas été accueilli à Paris, lors de son déplacement, avec les « honneurs dus à son rang ». Aucun Ministre, directeur de cabinet ou porte-pélerines désigné pour l’occasion n’était présent à l’aéroport.

Ce serait l’Ambassadeur de Djibouti à Paris, qui s’est collé naturellement la corvée !

Certes Guelleh n’effectuait pas une visite à la France, mais à une organisation internationale, dont le siège est à Paris.

La RTD nous a rebattu les oreilles sur l’entretien qu’il allait avoir avec Sarkozy. S’il y a eu un entretien, l’Elysée n’a pas tenu à le faire savoir, car cela ne figure dans aucun des agendas officiels des dirigeants français.

Encore une bobardise de première ?

25/10/09 (B522) Le Journal de la Flibuste (6 articles en Français)

______________________ 6 – CyberPress (Ca) avec AFP

Somalie: douze pirates condamnés de 3 à 8 ans de prison

Douze pirates ont été condamnés à des peines allant de trois à huit ans de prison par un tribunal du port de Bosasso au Puntland, région semi-autonome du nord-est de la Somalie, a-t-on annoncé dimanche de source officielle.

Le juge Mohamed Abdi Aware a condamné huit pirates, qui avaient été remis par l’Égypte le mois dernier, à huit ans de prison, a indiqué par téléphone à l’AFP Abdulkadir Jama, un haut responsable de la sécurité du Puntland.

Les quatre autres pirates, qui avaient été arrêtés par les gardes-côtes ont écopé d’une peine de trois ans, a ajouté le responsable.

Les autorités du Puntland, où se trouvent les principales bases des pirates en Somalie, ont déjà condamné à de lourdes peines de prison des dizaines de pirates remis par les forces navales internationales qui patrouillent dans l’Océan indien et le golfe d’Aden.

Selon un communiqué de l’armée américaine, les forces navales internationales ont, entre août 2008 et fin septembre 2009, arrêté et présenté devant la justice 212 hommes suspectés de piraterie, ils en ont relâché 343 et tué onze.

______________________ 5 – Le Télégramme de Brest

Piraterie.Le Glénan à nouveau poursuivi au large des Seychelles

Le Glénan, thonier-senneur océanique de l’armement Cobrepêche-CMB, de Concarneau (29) a été poursuivi par des skiffs de pirates, jeudi, au large des Seychelles.

«Il y a eu poursuite mais il n’y a pas eu d’attaque», a précisé Jean-Yves Labbé, président de l’armement concarnois, hier. «En fin d’après-midi, l’équipage a repéré à la jumelle trois skiffs dans son sillage, à 6 ou 8 milles.

Le Glénan a modifié sa route, la poursuite, à longue distance, a duré environ trois quarts d’heure», explique M.Labbé qui ajoute que cet événement n’a pas nécessité d’engager les procédures mises en oeuvre par les fusiliers marins embarqués lors de l’attaque commise le 10octobre dernier.


______________________ 4 – Aujourd’hui la Chine

Le cargo chinois capturé proche d’un port de Somalie

Le cargo chinois capturé lundi dans l’océan Indien par des pirates est en vue du port somalien de Hobyo, a annoncé jeudi l’opération européenne antipiraterie Atalante. Un appareil de l’opération europénne survole la zone où se trouve le cargo, toujours aux mains des pirates, a précisé Atalante dans un communiqué. "On ne sait pas si les pirates ont contacté les propriétaires du navire, ni s’ils ont présenté une demande" de rançon, poursuit le communiqué.

Le Dexinhai, un cargo transportant du charbon de la Qingdao Ocean Shipping, a été capturé par des pirates lundi au nord-est des Seychelles, alors qu’il faisait route vers l’Inde depuis l’Afrique du Sud. Le cargo compte 25 membres d’équipage, tous Chinois, a précisé à l’AFP à Bruxelles un porte-parole d’Alatante, le commandant John Harbour. L’attaque s’était déroulée à plus de 1.000 km de la côte est de la Somalie, démontrant le rayon d’action toujours plus grand des pirates.

_______________________ 3 – RFI

Des drones américains pour surveiller les pirates

Alors que les pirates somaliens attaquent de plus en plus dans le sud de l’océan Indien, la marine américaine (US Navy) vient de déployer pour la première fois des drones sur l’archipel des Seychelles. Cette opération se déroule en coordination avec le gouvernement de Victoria. Ces avions téléguidés, sans pilote, vont quadriller l’océan, à la recherche des embarcations utilisés par les pirates.

Les attaques contre des navires marchands et des bateaux de pêche se sont multipliées dernièrement.

L’autonomie et le rayon d’action des drones en fait des engins particulièrement bien adaptés à la surveillance maritime. Ces machines sont actuellement basées sur l’aéroport civil de Mahé, avec une équipe d’environ 70 techniciens au sol. Pour le moment le commandement du Pentagone pour l’Afrique (AFRICOM) ne souhaite pas dévoiler exactement combien d’appareils ont été envoyés aux Seychelles. Mais, compte tenu de la mission, on peut supposer qu’un ou deux appareils ont été déployés.

Ces engins de type « Reaper » sont équipés de caméras vidéo et de systèmes de vision nocturne leur permettant d’opérer à 5 000 kilomètres des Seychelles. Selon Eric Eliot, porte parole d’AFRICOM, ces appareils font des missions à près de 10 000 mètres d’altitude, ne volent pas très vite et peuvent opérer pendant dix ou douze heures, au minimum.

En Afghanistan, ces drones sont utilisés par l’armée de l’air américaine (US Air Force) pour mener des raids ciblés contre des chefs terroristes présumés. L’AFRICOM assure que ces avions téléguidés de l’US Navy basés aux Seychelles ne seront pas armés. Après quelques vols d’essais, les missions opérationnelles des drones commenceront dans quelques jours et devraient s’échelonner sur six mois.

Les pirates attaquent de plus en plus loin des côtes

L’activité des pirates s’est multipliée dernièrement vers le sud, dans l’océan Indien, dans des zones parfois très éloignées des côtes somaliennes. Un cargo de 180 mètres de long, le MV Al Khaliq, battant pavillon panaméen avec 26 membres d’équipage à bord, pour la plupart des Indiens, a été capturé, jeudi matin, à environ 180 milles nautiques (plus de 300 kilomètres) à l’ouest des Seychelles.

Un deuxième navire, battant pavillon italien, a essuyé des tirs de pirates à environ 750 kilomètres à l’est du port kényan de Mombasa, mais n’a pas été détourné. Lundi dernier, des pirates ont capturé un cargo chinois, avec 25 membres d’équipage, au nord-est des Seychelles, presque à mi-chemin vers les Maldives. Des pirates somaliens avaient aussi capturé, le 17 octobre dernier, un porte-conteneurs singapourien au nord-est des Seychelles. Des thoniers français ont également été attaqués dans cette zone le 10 et 13 octobre, mais les pirates ont été repoussés par des tirs de militaires français présents à bord.

Le thonier géant espagnol, l’Alakrana, avec 36 équipiers, a été capturé le 2 octobre dernier par des pirates qui réclament une rançon de quatre millions de dollars. En 2008, le coût des rançons lié à la piraterie a atteint plusieurs dizaines de millions de dollars. Les menaces d’attaques dans l’océan Indien fait également monter en flèche les primes d’assurance des navires et le coût des moyens mobilisés par un grand nombre d’Etats pour contrer la piraterie, comme cela vient d’être souligné à Nantes, lors du 3e colloque international sur la sûreté maritime et portuaire. L’Otan estime entre 1 000 et 1 500 le nombre de pirates agissant actuellement au large de la Somalie.

_______________________ 2 – NouvelObs avec AP

Des drones américains surveillent la côte somalienne

L’armée américaine surveille la côte de la Somalie avec des drones dans l’espoir de prévenir de nouvelles attaques des pirates dans cette région de l’océan Indien, ont annoncé des responsables militaires vendredi.

Les aéronefs commandés à distance et basés aux îles Seychelles sont de type Reaper, un modèle plus grand et plus avancé que ceux lancés par le passé depuis des bateaux américains au large de la côte somalienne.

Les autorités s’attendent à une recrudescence des attaques à la faveur de la fin de la mousson. Trois bateaux ont déjà été pris en otages par les pirates depuis dix jours.

__________________________ 1 – Mer et Marine

Piraterie : Encore deux navires attaqués au large des Seychelles

C’est un véritable blocus que les pirates semblent vouloir organiser au large des Seychelles. Estimant sans doute le golfe d’Aden et les eaux au large de la Somalie comme trop surveillées, les pirates attaquent de plus en plus au sud. Cette fois, c’est à seulement 180 milles à l’ouest des Seychelles qu’ils ont surpris un navire marchand.

Le cargo Al Khaliq, immatriculé au Panama, a été capturé hier, au petit matin.
L’équipage, composé de 26 marins (Indiens et Birman) a bien lancé un appel de détresse, mais le navire militaire le plus proche était apparemment à 8 heures de navigation ! Surveillé par les garde-côtes seychellois et un avion de patrouille maritime de l’opération européenne Atalante, l’Al Khaliq ferait route vers la Somalie.

Outre ce bateau, un roulier italien, le Jolly Rosso, a été attaqué hier, à 400 milles à l’Est de Mombasa (Kenya). Le navire a essuyé des tirs de la part des pirates, qui ont tenté de l’aborder avec deux embarcations rapides. Il n’aurait, toutefois, pas été capturé et serait parvenu à s’échapper. Sitôt l’alerte donnée, le destroyer lance-missiles américain USS Donald Cook et la frégate belge Louise Marie ont été dépêchés sur zone.

Avec la fin de la mousson, comme on pouvait le redouter, les attaques redoublent donc dans l’océan Indien. Disposant de bateaux-mères, qui augmentent leur autonomie, les pirates traquent désormais leurs proies très loin des côtes somaliennes.

Pour mémoire, le vraquier chinois

De Xin Hai (25 membres d’équipage) a été capturé lundi à 550 milles au nord-est des Seychelles. Le 15 octobre, le porte-conteneurs singapourien Kota Wajar (21 marins) était surpris à 300 milles au nord des Seychelles. Trois autres attaques ont été enregistrées ce mois-ci contre des thoniers. Si les Français Drennec, Glénan, Via Mistral et Via Avenir ont pu repousser les assauts grâce à la présence à leurs bords de fusiliers marins, le thonier espagnol Alakrana et 36 marins ont été capturés, le 2 octobre, entre la Somalie et les Seychelles.