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25/11/2015 (Brève 524) UDDESC / Plainte contre le gouvernement djiboutien pour violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Lien : http://www.hch24.com/actualites/11/2015/djibouti-legitimation-du-coup-detat-institutionnel-de-guelleh-de-djibouti-a-la-24eme-seance-du-conseil-des-ministres-de-mardi-24-novembre-2015/

UDDESC Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
Sociaux et Culturels, Civils et Politiques
Tél. : +41 78 824 52 69/+41 76 674 00 85

Réf. : 09/PL/AN2015
Djibouti : Légitimation du  coup d’état institutionnel de Guelleh de Djibouti à la 24ème séance du Conseil des Ministres de mardi 24 novembre 2015

A Djibouti, le président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, songe à se représenter en 2016 même si la Constitution le lui interdit. Cela ne saurait être un obstacle insurmontable pour cet homme qui avait déjà fait modifier la Constitution en avril 2010 pour pouvoir postuler à un troisième mandat l’année suivante. Il avait promis à l’époque qu’il quitterait le pouvoir en 2016, mais semble être en train de retourner sa veste pour y rester.

Après 17 années au pouvoir et devant à un soulèvement populaire de plus en plus progressive, Ismail Omar Guelleh ne se pose plus de question sur l’opportunité ou non de briguer un quatrième mandat, alors que la contestation de son régime est grandissante au sein d’une population qui compte jusqu’à 65 % de personnes en situation de pauvreté et 57 % en situation d’extrême pauvreté. Le pays se classe 147e sur 169 en termes de développement humain, la pauvreté y est endémique et la richesse est distribuée à la tête du client ou simplement à ceux qui suivent âme et corps le régime de Guelleh !

Une dérive autoritaire pourrait déstabiliser profondément Djibouti, ce qui aurait des conséquences néfastes pour ses habitants mais également pour les intérêts de l’internationale dans région à haut risque.

Mais Guelleh ne manque pas de faire usage de tous les moyens possibles afin de tenter à étouffer la grogne du peuple djiboutien.

Ainsi, le gouvernement djiboutien a approuvé mardi 24 novembre 2015 en conseil des ministres un projet de décret portant sur la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité.

Selon un communiqué publié à l’issue de ce conseil, cette décision vise à assurer la protection des biens et des personnes dans une situation de risques terroristes pesant sur l’ensemble de la communauté internationale.

Ces mesures exceptionnelles de sécurité seront applicables sur l’ensemble du territoire de Djibouti y compris dans les eaux territoriales et l’espace aérien, et ce durant 2 mois, note par ailleurs le document.

A cet effet, toutes les forces de défense et de sécurité seront mobilisées pour la surveillance maritime, terrestre et aérienne.

« Primature : Projet N° 5 Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité, Extrait.

Le projet de Décret a pour objet la mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité, afin d’assurer la protection des biens et des personnes, dans une situation exceptionnelle de risques terroristes pesant sur l’ensemble de la communauté internationale.
Ces mesures exceptionnelles de sécurité sont applicables sur l’ensemble du territoire de la République de Djibouti y compris dans les eaux territoriales et l’espace aérien, et ce durant 2 mois.
A cet effet, toutes les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour la surveillance maritime, terrestre et aérienne (pièce 01 – https://youtu.be/5KCMvblj0Ps ). »

Vu que les pays le plus impliqué dans la situation somalienne et le plus menacé dans la région, l’Ethiopie et le Kenya, n’ont mis en application l’état d’urgence, il n’y a aucune raison de l’appliquer à Djibouti malgré la présence de bases militaires occidentales.  Al-shabab étant la menace directe invoquée par le gouvernement djiboutien, il est totalement inconcevable que ce groupuscule, au vu de la position géographique de Djibouti et de la zone d’influence d’AL-shabab, s’hasarde à faire 2.000 km pour mener des actions terroristes à Djibouti alors que des grandes villes éthiopiennes et kenyanes sont situées à une centaine de kilomètres de leurs positions.

Cet inquiétude travestie ne découle pas d’une menace terroriste mais plutôt du dernier meeting d’information de l’USN du 20 novembre 2015 qui a pu mobiliser une marée humaine et le risque pour le régime de voir le meeting prévu pour le 20 décembre 2015 se transformer en une révolte populaire prônant une alternance tant espérée et souhaitée (pièce 02 – https://drive.google.com/file/d/0B1rBTIRTfjacR2ZGbGNxR2dfNGM/
view?usp=sharing
).

On pouvait aussi entendre ces derniers jours dans les villes du pays des rumeurs annonçant une possible révolte spontanée comparable à celle qui a chassé du pouvoir Blaise Compaoré en Burkina-Faso.

Des mesures exceptionnelles de sécurité.
La France qui a connu, en 2015, à deux reprises, des attentats terroristes spectaculaires, n’a jamais interdit les grands rassemblements, spécialement lorsqu’ils se tiennent pas dans un lieu confiné. Quant aux manifestations publiques, ils ne sont pas annulées mais les organisateurs sont appelés à prendre leurs responsabilités en matière de sécurité. D’ailleurs Bernard Cazeneuve a affirmé le samedi 10 janvier 2015 que des « mesures exceptionnelles » de sécurité seront prises pour encadrer la manifestation parisienne en soutien au journal Charlie Hebdo : plus de 5 500 policiers et militaires seront mobilisés dimanche à Paris et son agglomération.

D’autre part dans les observations du Comité des droits de l’Homme et particulièrement l’observation générale No 29, observation Générale Sur l’Article 4 (adoptée le 24 juillet 2001 à sa 1950e session du conseil des droits de l’homme de l’ONU) il est bien établie que « toute dérogation aux obligations qui incombent à l’État partie en vertu du Pacte n’est permise que «dans la stricte mesure où la situation l’exige». Cette condition fait obligation aux États parties de justifier précisément non seulement leur décision de proclamer un état d’exception, mais aussi toute mesure concrète découlant de cette proclamation.

L’État partie qui entend invoquer le droit de déroger au Pacte, lors, par exemple, d’une catastrophe naturelle, d’une manifestation massive comportant des actes de violence ou d’un accident industriel majeur, doit pouvoir justifier que cette situation représente une menace pour l’existence de la nation mais aussi que toutes les mesures qu’il a prises et qui dérogent au Pacte sont strictement exigées par la situation. De l’avis du Comité, la possibilité de limiter l’exercice de certains droits garantis dans le Pacte, par exemple la liberté de mouvement (art. 12) ou la liberté de réunion (art. 21) suffit généralement dans ce genre de situation et une dérogation aux dispositions en question ne serait pas justifiée par ce qu’exige la situation. »

Dans l’état actuel à Djibouti, le Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité n’a nullement exposé  ou justifié une situation grave mettant en danger l’existence de la nation. L’unique but motivant ce projet du gouvernement djiboutien est le souhait de bafouer, sous couverture de la loi affublée, les droits fondamentaux du peuple et particulièrement la liberté de mouvement (art.12 et la liberté de réunion (art.21) ainsi que les articles 11, 12 et 13 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Quel que soit l’expression utilisée et l’objectif visé par le gouvernement djiboutien, il est indiscutable que ce Projet de Décret portant mise en place des mesures exceptionnelles de sécurité  n’est autre qu’un état d’urgence camouflant un coup d’Etat institutionnel.

Nous sommes en face d’une violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Cependant, nous nous permettons par la présente de porter plainte contre le gouvernement djiboutien pour violation caractérisée de l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans l’attente d’une suite favorable à notre plainte, nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

Fait en Suisse, le 25/11/2015

Hassan Cher Hared
Secrétaire général de l’UDDESC.

13/11/09 (B524) A lire sur LOI …

Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1273 – 14/11/2009
Les fils d’un sultan afar en visite
A l’invitation des autorités, Hanfareh Ali Mirah, fils du sultan afar d’Awsa en Ethiopie, s’est rendu à deux reprises – en septembre et en octobre – à Djibouti où il n’avait pas remis les pieds depuis des années. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1273 – 14/11/2009
La grande famille du président IOG
Les nombreux frères et sœurs du président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) forment une véritable élite familiale qui bénéficie souvent de petits coups de pouce du chef de l’Etat. (…). [391 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1273 – 14/11/2009
AG Well Drilling Djibouti
Le citoyen allemand Ulf Wewetzer, qui travaillait auparavant à Addis-Abeba, vient de créer une société à Djibouti . (…). [84 mots]

Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1273 – 14/11/2009

Une ville sous haute surveillance en Ethiopie
Dans l’après-midi du 3 novembre et jusque tard dans la soirée, la cité d’Harar, à l’est du pays, a été sous haute surveillance militaire. (…). [117 mots]

Erythrée

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1273 – 14/11/2009
Louis Michel avait tout faux
Le site Awate.com, animé par des opposants érythréens, vient de mettre en ligne la copie d’une lettre, non datée, adressée au président Issayas Afeworki par Louis Michel, alors membre de la Commission européenne. (…). [167 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1273 – 14/11/2009
Le grand écart de l’Union européenne
La Commission européenne envisage de faire un don de 35 millions € à l’Erythrée sur les ressources du 10e Fonds européen de développement (FED), lequel est doté d’une enveloppe totale de 122 millions € pour ce pays. (…). [354 mots]

13/11/09 (B524) Le Journal de la Flibuste (7 articles en Français)

_________________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Piraterie: des gardes privés partent assurer la sécurité des pêcheurs espagnols

Une cinquantaine de gardes privés, équipés de mitraillettes et de fusils à longue portée, sont partis assurer la défense des navires de pêche espagnols contre les pirates somaliens dans l’océan Indien, a annoncé vendredi la confédération patronale de la pêche espagnole, Cepesca.

Le gouvernement espagnol a parallèlement décidé de durcir la législation contre les actes de piraterie, en créant un "nouveau délit de piraterie" dans le cadre d’une réforme du code pénal, a-t-il annoncé vendredi à l’issue d’un conseil des ministres.

Le nouveau délit qui concernera tous ceux qui "utilisent la violence pour s’emparer d’un navire ou d’un avion, menacer un équipage ou s’emparer d’un chargement" sera passible de peines de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans.

Ces annonces interviennent alors que des pirates retiennent depuis le 2 octobre les 36 membres de l’équipage, dont 16 Espagnols, du thonier espagnol "Alakrana" dans les eaux somaliennes, réclamant une rançon de 4 millions de dollars et la libération de deux de leurs détenus en Espagne.

Entre 52 et 60 agents de sécurité devaient arriver dans les prochaines heures à Victoria, la capitale des Seychelles, pour ensuite embarquer sur les 13 navires de pêche espagnols de type thoniers afin d’en assurer la sécurité face aux pirates somaliens.

Les bateaux espagnols ne bénéficient pas de la protection à bord de soldats contrairement aux navires de pêche français présents dans la même zone qui sont protégés par des fusiliers marins français.

Le gouvernement espagnol a toujours refusé cette possibilité aux patrons de pêche, expliquant que la législation espagnole l’interdisait et que l’armée espagnole n’en avait pas la capacité opérationnelle.

Mais Madrid a autorisé l’utilisation d’armes de guerre à bord des thoniers par des gardes privés spécialement formés pour cela.

Entre 52 et 60 agents de sécurité viennent de terminer une formation assurée par l’armée espagnole et ont embarqué avec leurs armes lourdes sur un vol militaire spécial en direction des Seychelles.

Chacun des 13 thoniers espagnols bénéficiera à partir de cette fin de semaine des services de quatre agents de sécurité, a précisé à l’AFP une porte-parole de la Cepesca.

Huit autres thoniers appartenant à des armateurs espagnols, mais battant pavillon des Seychelles, bénéficient déjà de la protection d’agents d’une entreprise de sécurité britannique, a-t-elle précisé.

_________________________ 6 – EITB

L »Alakrana’ pourrait être libéré dans 2 ou 3 jours

Un porte-parole des pirates a assuré, vendredi 13 novembre, que les autorités espagnoles pourraient arriver, aujourd’hui, à un accord avec l’ambassadeur espagnol à Nairobi.

Il semble que les ravisseurs du thonier basque Alakrana ont commencé à céder dans certaines des conditions qui, jusqu¡à maintenant, étaient inamovibles pour libérer le thonier.

"Si tout marche bien", la libération du thonier pourrait avoir lieu dans "deux ou trois jours", même sans la nécessité de transférer les deux pirates interpellés en Somalie, selon les déclarations d’un porte-parole des ravisseurs aux journaux du groupe de presse Vocento.

Le porte-parole a manifesté qu’ils sont sur le point de fermer un accord avec l’ambassadeur espagnol à Nairobi, Nicolás Martín Cinto, grâce à l’intermédiation d’une influente autorité somalienne sur qui les pirates ont confiance.

L’accord garantit que les deux pirates interpellés par l’Audience nationale seront transférés au pays africain plus tard.

Sécurité privée

Pendant ce temps, les premiers agents qui s’occuperont de la sécurité dans les bateaux qui pêchent dans l’océan Indien se dirigent vers les îles Seychelles. Il est prévu qu’ils arrivent samedi 14 novembre à leur destination.

Au total, cinquante-deux agents travailleront dans les thoniers basques, c’est-à-dire, quatre agents pour chaque navire.

Feu vert à la réforme du Code pénal

Par ailleurs, le Conseil des ministres prévoit de donner le feu vert aux démarches parlementaires de sa dernière réforme du Code pénal qui crée un délit de piraterie, passible de peines pouvant aller de 10 à 15 ans de prison.

Le fait de créer ce délit de piraterie, selon un document initial, se trouve dans la nécessité de donner une réponse à "la problématique des éventuels actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime et aérienne", mis en évidence avec l’enlèvement de l’Alakrana.

_________________________ 5 – AFP

Côtes somaliennes: la frégate française Floreal intercepte 12 pirates

La frégate française Floreal a intercepté douze pirates jeudi au large des côtes somaliennes, dans le cadre d’Atalante, l’opération européenne de sécurisation du transport maritime dans cette zone, a-t-on appris vendredi auprès de l’Etat-major des Armées françaises.

L’interception a eu lieu à 500 milles nautiques (800 km environ) au nord-ouest des Seychelles et 650 milles (1.200 km) à l’est de Hobyo, sur la côte de Somalie, a précisé à l’AFP l’amiral Christophe Prazuck, porte-parole de l’Etat-major.

Le Floreal, frégate de surveillance basée à la Réunion avec une centaine d’hommes à son bord, vient de rejoindre cette opération. Il a été dirigé sur les lieux par un avion de patrouilles maritimes luxembourgeois stationné aux Seychelles.

Le Floreal a repéré un boutre, bateau-mère qui remorquait deux skiffs. Les pirates ont alors jeté du matériel par dessus bord, il y a eu tir de semonce d’un hélicoptère puis une équipe de soldats français est montée à bord, a raconté l’amiral Prazuck.

Douze hommes, qui étaient à bord du bateau-mère, ont été arrêtés, des armes – dont des fusils d’asasut – et des munitions ont été saisies. Il y avait aussi des grappins et des GPS sur le boutre. Il n’y a pas eu de blessés, selon la même source.

L’interception a eu lieu en haute mer, ce qui illustre, aux yeux du responsable militaire français, "le déplacement du centre de gravité des actions de piraterie vers le large".

"L’an passé ou début 2009, ce centre de gravité était dans le Golfe d’Aden", a observé l’amiral Prazuck. "Le dispositif européen efficace mis en place a fait diminuer de manière très significative le nombre de bateaux piratés. Tout en continuant à menacer le Golfe d’Aden, les pirates ont fait basculer leur activité vers le grand large, dans l’Océan indien, jusqu’à 1.500 km au loin de la Somalie".

Ce qui représente pour eux "un effort logistique accru, dans une zone où le trafic maritime est beaucoup moins concentré, mais qui est si immense" que les repérages aussi sont plus difficiles, selon l’amiral.

La participation française à Atalante se compose d’un, voire deux navires, et d’un avion Atlantic de patrouilles maritimes basé à Djibouti.

En 2009, toutes forces confondues – Otan, Etats-Unis, UE – le bilan des interceptions de pirates s’élève à 313 hommes, dont 78 arrêtés par des Français, selon l’amiral Prazuck.

_________________________ 4 – Bruxelles 2 – Europe de la Défense

La frégate norvégienne à la recherche des pirates

Le QG d’Atalanta – l’opération européenne anti-piraterie – a confirmé jeudi que la frégate norvégienne Fridtjof Nansen était engagée dans une recherche active des groupes d’attaque pirates. Une opération qui n’est pas sans risque ; les militaires norvégiens ont essuyé, à deux reprises, des coups de feux en s’approchant très près des côtes (la dernière fois mercredi).

Deux navires marchands ont été attaqués coup sur coup jeudi : le MV Full Strong (un vraquier de 220 m. battant pavillon de Hong Kong) et le MV Fengli 8 (un vraquier battant pavillon panaméen) par deux skiffs pirates accompagné d’un bateau-mère, dans le Golfe d’Aden, au nord de l’ile de Socotra.

_________________________ 3 – Portail des sous-marins

La lutte contre la piraterie forge des alliances improbables

Par Rédacteur en chef.

Des grandes puissances, dont les Etats-Unis, la Russie et la Chine, s’associent en mer pour lutter contre les pirates des côtes de Somalie. Une forte augmentation des attaques a forcé des nations qui peuvent être rivales à terre, à constituer des alliances improbables.

Des experts expliquent que la transition de la compétition à la coopération va aussi aider à protéger les budgets des marines dans des pays comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui mènent des guerres terrestres en Irak et en Afghanistan.

“Il est remarquable que, dans un endroit qui est généralement considéré comme n’étant pas le plus stratégiquement important sur Terre, vous trouviez les Chinois, les Russes, les Américains, les Indiens, tous luttant contre un ennemi commun,” remarque un expert en piraterie, Roger Middleton.

“Ils se sont entraînés à se battre les uns contre les autres, pas contre de petits ennemis,” poursuit-il.

Les pirates ont lancé de plus en plus d’attaques dans le golfe d’Aden et en océan Indien. Ils détiennent actuellement près de 250 otages, dont 2 britanniques. Au cours de la seule dernière semaine, 3 navires ont été pris.

Selon la 5è flotte américaine, ce sont 25 bâtiments appartenant à 14 nations, qui patrouillent actuellement dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

En septembre dernier, la Russie et la Chine ont annoncé qu’ils allaient mener des patrouilles communes de lutte contre la piraterie, dans le cadre d’une opération “Blue Shield”. De nombreux pays non-alignés, comme le Japon ou la Corée du Sud, ont aussi envoyé des bâtiments dans la région. La Russie soutient aussi les patrouilles de l’OTAN.

Le Cmdr. James Kraska, un professeur du Center for Naval Warfare Studies, indique que tous ces pays, à l’exception de l’Iran, partagent les informations et la protection.

Les responsables de ces différentes forces se réunissent une fois par mois pour partager les informations et se partager les zones de responsabilité. La semaine dernière, les marines de 26 pays, dont l’Union Européenne, l’OTAN, la Chine, l’Inde, le Japon et la Russie, se sont réunies. Pour la première fois, l’Ukraine a participé à la réunion.

“Le point important est qu’il s’agit d’une coopération sans précédent entre tous les participants à la lutte contre la piraterie dans le golfe,” explique le Cmdr. John Harbour, porte-parole de la force européenne.

La coopération ne se déroule pas toujours sans problème. Les Etats-Unis, l’Inde et le Pakistan ont des matériels de cryptographie non compatibles, explique Christensen. Et les Chinois et les Américains ont interdit toute communication utilisant les adresses email officielles (sur des serveurs militaires) par crainte d’espionnage. Les équipages échangent donc des emails en utilisant des adresses de Yahoo ou Hotmail, indique Middleton.

Les différentes marines ont réussi à surmonter les obstacles pour s’aider les unes les autres, même si, à terre, leurs gouvernements respectifs sont à couteaux tirés. En mai dernier, un bâtiment sud-coréen a envoyé son hélicoptère au secours d’un cargo nord-coréen qui était attaqué.

En septembre, une frégate turque a poursuivi des pirates qui attaquaient un porte-conteneur grec, malgré le fait que les négociations entre la Turquie et la Grèce sur Chypre ont été rompues à de nombreuses reprises.

“Aucun pays ne peut le faire seul,” explique Krasaka.

Il est probablement plus facile pour des forces navales de coopérer que pour des forces terrestres. La tradition maritime veut que les marins soient obligés de porter assistance à un navire en détresse, et personne n’a de revendication territoriale en mer.

Même en travaillant ensemble, les bâtiments ne peuvent empêcher toutes les attaques. L’océan Indien et le golfe d’Aden sont tout simplement trop vastes. Les experts expliquent que l’appât de rançons de plusieurs millions de $ est trop fort pour des somaliens, un pays ravagé par une guerre civile, qui n’a pas eu de gouvernement stable depuis 20 ans et dont la moitié de la population dépend d’une aide humanitaire.

_________________________ 2 – EuroNews

Bloquer les ports somaliens pour lutter contre la piraterie

Face à l’augmentation des actes de piraterie dans le Golfe d’Aden, la ministre espagnole de la Défense demande aux 27 de bloquer les trois principaux ports somaliens. C’est en effet depuis ce pays de la Corne de l’Afrique que partent les criminels, de plus en plus audacieux. Le 2 octobre dernier ils ont pris en otage l‘équipage d’un thonier espagnol, au grand dam de la ministre qui s’exprimait mercredi à ce sujet.

“La communauté internationale doit priver les pirates de leurs ressources financières. Que ce soit des rançons mais aussi, j’insiste, les paiements de certaines compagnies privées européennes (pour récupérer les bateaux et leurs cargaisons notamment). Tout cela doit être contrôlé et supprimé”, estime Carme Chacon.

Deux des pirates somaliens ayant attaqué le bateau espagnol ont été interpellés. Les ravisseurs réclament leur libération et le versement d’une rançon. Selon Madrid, la majorité des assaillants partent de la ville côtière Haradheere. Ils n’hésitent plus à s‘éloigner de près de 2000 km des côtes, comme ils l’ont fait mercredi pour attaquer un navire grec.

En proie à une guerre civile, les autorités somaliennes tentent de limiter les actes de pirateries par leurs propres moyens. Mogadiscio en appelle à la communauté internationale pour lui venir en aide.

_________________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Madrid veut que l’UE bloque les ports de Somalie d’où partent les pirates

L’Espagne veut que les forces navales de l’Union Européenne fassent le blocus des ports de Somalie d’où la grande majorité des attaques de pirates ont été déclenchées dans l’Océan indien, a annoncé mercredi la ministre de la Défense, Carme Chacon.

"L’Espagne proposera à nos partenaires de l’Union européenne, pendant une rencontre de ministres des Affaires étrangères et de la Défense lundi et mardi, que nous concentrions nos efforts militaires sur le blocage de ces trois ports", a dit Mme Chacon dans un entretien accordé à la radio publique RNE.

"Nous savons que c’est de ces trois ports que partent la plupart, si ce n’est la totalité, des ‘vaisseaux amiraux’ utilisés par les pirates pour aller jusqu’à 1.000 milles (marins) de la côte, comme ils l’ont fait hier, et procéder à des enlèvements loin de la côte", a expliqué la ministre.

Des pirates somaliens ont attaqué lundi sans succès un pétrolier battant pavillon de Hong Kong à quelque 1.000 milles marins (1.850 km) des côtes de leur pays, battant ainsi un record en termes de distance, a annoncé le quartier général de l’opération navale européenne Atalante.

Mardi, deux porte-conteneurs, l’un battant pavillon danois et l’autre des îles Marshall, ont été attaqués, également sans succès, dans l’Océan indien par des pirates somaliens, toujours selon Atalante.

L’attaque du porte-conteneurs danois MV Nelle Maersk était survenue elle aussi à environ 1.000 milles marins à l’est de Mogadiscio. La seconde attaque s’était déroulée un peu plus tard, à environ 530 milles (un millier de kilomètres) à l’est de Dar es Salaam.

Les pirates recourent habituellement à des "vaisseaux amiraux" pour se rendre à des centaines de milles en pleine mer et ensuite passer à l’attaque à bord de petites embarcations.

"Ce ne sont pas des pirates romantiques tels que certains pourraient être conduits à se l’imaginer. Ce sont d’authentiques organisations criminelles qui se concentrent sur la prise de tous types de navires de commerce, chalutiers, navires appartenant au Fonds alimentaire mondial" (FAO), a insisté Mme Chacon.

"Ils le font pour obtenir des rançons et ils ont des liens avec des cabinets juridiques sophistiqués à Londres", a ajouté la ministre, jugeant que la communauté internationale devrait faire davantage pour suivre les circuits empruntés par l’argent remis aux pirates en échange de la libération de leurs otages.

Mme Chacon a souligné que les pirates somaliens retenaient actuellement 12 bateaux et leurs équipages, dont le thonier espagnol Alakrana et les 36 membres de son équipage, depuis le 2 octobre. Ils réclament une rançon, mais également la libération de deux de leurs complices prisonniers en Espagne, selon la presse espagnole.

Le gouvernement espagnol a exclu de les libérer, mais Mme Chacon a dit qu’ils pourraient accomplir leurs peines en Somalie s’il étaient reconnus coupables.

13/11/09 (B524) L’équipe de l’ARDHD tient à remercier ses lectrices, ses lecteurs et ses contributeurs. (ARDHD)

Depuis la fin des vacances, nous mesurons un nouvel accroissement du nombre journalier de connexions au site de l’ARDHD et nous tenons à remercier toutes les lectrices et tous les lecteurs pour leur fidélité.

Nous tenons aussi à remercier toutes celles et tous ceux qui nous adressent des contributions, en commençant bien entendu par Nima Djama Miguil qui nous autorise à publier ses derniers tubes, mais aussi à celles et à ceux qui nous envoient des informations sur la vie et les événnements qui se déroulent à Djibouti et aux autres qui nous adressent des contributions pour dénoncer la faillite du régime et les violations des Droits de l’Homme, des libertés, du droit de propriété.

L’augmentation que nous avons enregistrée est notable. + 20 % de visites supplémentaires en octobre et novembre 2009 (Cumul comparé à la même période de 2008). Nous avoisinnons désormais, en moyenne, les 10.000 pages consultées chaque jour !

Un grand bravo à l’équipe bénévole d’ARDHD, qui trouve ici, la récompense de ses efforts quotidiens pour assurer la mise à jour du site et des félicitations toutes spéciales à Roger Picon, dont les dessins sont tellement appréciés.

13/11/09 (B524) Les traits de l’Erythrée / (Conseil national de la résistance Iranienne ) Le leader de l’opposition érythréenne : le régime iranien envoie des armes au Yémen par l’Érythrée

Un dirigeant de l’opposition érythréenne a déclaré dimanche que le régime iranien utilisait le territoire érythréen comme base arrière pour le transfert d’armes à des militants au Yémen.

Bashir Eshegh, officiel de l’Alliance démocratique érythréenne, a déclaré à l’AFP dans une interview que les rebelles Houthi recevaient des armes d’Iran par l’Érythrée, à proximité des villes occidentales du Yémen et de l’Arabie saoudite.

Bashir a ajouté que les armes iraniennes arrivaient dans ces villes côtières de l’Érythrée, en particulier Assab, avant d’être livrées aux Houthis dans la nuit au Yémen.

13/11/09 (B524) Libération du cousin du Leader de l’opposition djiboutienne qui avait été arrêté et condamné sans la présence d’un avocat, pour avoir accepté de porter une lettre de l’opposition à l’Ambassade des Etats-unis à Djibouti.

Jeudi soir, nous avons appris que Gohad Hoche Hared (le cousin d’Ismaël Guedi Hared, Président de l’UAD) a été libéré sur jugement prononcé en Appel le 11 novembre 2009 (Certaines mauvaises langues se demandent si Guelleh n’a pas confondu l’anniversaire de l’Armistice avec l’anniversaire de l’Amnistie ?).

La teneur du jugement n’est pas encore connu car il n’a jamais pu être assisté d’un avocat

Rappelons qu’il avait été condamné le 29 septembre 2009 à deux mois de prison ferme sans la présence d’un avocat au seul motif d’essayer d’avoir tenté de porter à l’Ambassade des Etats-Unis un courrier personnel du Président de l’UAD Ismaël Guedi Hared, dont la teneur qui a été publié sur notre site, n’était pas vraiment révolutionnaire ni foncièrement critique à l’égard du régime …

NOEL ABDI Jean-Paul

13/11/09 (B524) Nouvelles de Somalie (2 articles en Français)

___________________________ 2 – Le Monde

L’UE pourrait former jusqu’à 2.000 soldats gouvernementaux somaliens

L’Union européenne va examiner mardi le projet de former jusqu’à 2.000 soldats de la future armée gouvernementale somalienne, a annoncé vendredi la porte-parole du diplomate en chef de l’UE Javier Solana.

Le "fragile" gouvernement de Mogadiscio, "souvent attaqué par des milices", a un besoin urgent d’une armée de 6.000 soldats, a déclaré à la presse la porte-parole Cristina Gallach, précisant que l’UE se chargerait "dans un premier temps" d’en entraîner "de 1.000 à 2.000".

Autour de "200 militaires" européens seraient envoyés en Ouganda, le pays qui dirige la force de l’ONU en Somalie, l’Amisom, pour entraîner "probablement pendant un an" ces soldats à la demande du gouvernement somalien de transition.

"L’Allemagne et l’Espagne ont déjà manifesté publiquement leur intention de contribuer aux équipes d’instructeurs, et d’autres pays comme la Finlande, la Hongrie et la Pologne ont exprimé leur intérêt", selon un diplomate européen.

La France, favorable à ce que l’UE monte une telle opération, est déjà, dans le cadre d’un accord bilatéral, en train de former 500 soldats somaliens dans sa base militaire à Djibouti.

La République de Djibouti elle-même et l’Ouganda doivent en former aussi quelques milliers, a affirmé Mme Gallach.

Dans un premier temps, a-t-elle souligné, les ministres de la Défense des 27 réunis mardi à Bruxelles ne devraient entériner qu’un document organisant la réflexion préparatoire à ce qui constituerait la 24e opération militaire et/ou civile de l’UE sur un théâtre extérieur.

Mme Gallach a inscrit ce projet dans le cadre plus "global" de l’aide de l’UE au gouvernement somalien de transition, présidé par Sharif Sheikh Ahmed.

"Une fois cela approuvé à cette réunion ministérielle, comme nous le prévoyons, nous devrons lancer la vraie planification", a-t-elle ajouté, en pariant que ceci interviendrait en décembre, avant la fin de la présidence suédoise de l’UE.

Un diplomate européen a reconnu le risque de voir ces soldats somaliens rejoindre leurs clans ou factions d’origine avec leurs armes une fois dans leur pays. A cette fin, a-t-il souligné, "il faut envisager un partenariat avec l’Amisom, pour encadrer ces soldats à leur retour, afin de s’assurer de leur loyauté".

Les ministres de la Défense confirmeront également la prolongation pour un an de l’opération navale antipiraterie -Eunavfor Somalie Atalante- entamée par l’UE en décembre 2008 pour faire face à la multiplication des attaques dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

Leur homologue espagnole Carme Chacon a annoncé mercredi que l’Espagne voudrait que les navires de guerre européens fassent en sorte de bloquer les trois ports de Somalie d’où viennent la grande majorité des attaques de pirates. Et qu’elle aborderait le sujet avec ses partenaires mardi.

Un diplomate européen a expliqué qu’il ne fallait pas parler d’un "blocus" des ports, pour lequel l’ONU devrait donner au préalable son aval, mais d’un resserrement des contrôles plus près des côtes, en coopération avec les autorités somaliennes.

Madrid est "logiquement préoccupé" par la situation, un thonier espagnol, l’Alakrana, et les 36 membres de son équipage étant depuis le 2 octobre aux mains de pirates somaliens qui réclament une rançon plus la libération de deux de leurs complices, détenus en Espagne, a-t-il souligné.

___________________________ 1 – EuroInvestor

L’UE prévoit de former des soldats somaliens en Ouganda

L’Union européenne va probablement convenir la semaine prochaine de participer à la formation des forces armées somaliennes, a-t-on appris officiellement vendredi.

Les ministres de la Défense des Vingt-sept, qui se réunissent lundi et mardi, devraient approuver la formation de 2.000 soldats somaliens en Ouganda, a déclaré Cristina Gallach, porte-parole du haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana.

Ce programme s’ajouterait aux efforts déja déployés dans ce domaine par la France, l’Ouganda et Djibouti, a-t-elle ajouté.

"Une fois que le feu vert aura été donné, nous lancerons le programme. Il est nécessaire et possible pour l’UE de former un certain nombre de militaires somaliens. Nous privilégions une formation en Ouganda", a ajouté la porte-parole.

Depuis cet été, un demi-millier de soldats somaliens sont en cours de formation à Djibouti, principale base militaire française de l’océan Indien.

Les pays occidentaux se sont engagés à verser plusieurs centaines de millions de dollars pour développer les forces armées de Somalie, un pays miné par les luttes ethniques et religieuses et par le piratage.

Justyna Pawlak,
version française Pascal Liétout

13/11/09 (B524) UNHCR / Djibouti : Le HCR regrette le rapatriement forcé de Somaliens repêchés en mer.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a regretté mercredi le rapatriement forcé par le gouvernement de Djibouti de 40 Somaliens qui avaient été repêchés en mer Rouge le 22 octobre et autorisés à débarquer à Djibouti le 4 novembre.

Ces Somaliens ont été rapatriés lundi et mardi de cette semaine à Mogadiscio, a précisé le HCR, qui affirme avoir des preuves que ces 40 personnes ne souhaitaient pas retourner en Somalie en raison des affrontements en cours dans ce pays.

Ces Somaliens ont passé un examen médical et de sécurité mené par une équipe conjointe de responsables de l’agence des Nations Unies et de l’Agence nationale des réfugiés de Djibouti. Ils ont également eu des entretiens pour évaluer leurs besoins en matière de protection, a précisé le HCR.