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16/11/09 (B525) Le Mamouth : Pourquoi tous votent CED ?

Infos et humeurs sur la Défense, par le journaliste Jean-Marc Tanguy

Non, c’est n’est pas un flash-back de 1954, mais l’inauguration du centre d’entraînement au désert, par Hervé Morin, ce weekend, alors que le ministre devait également inaugurer une usine de pièces EADS, en marge du salon de Dubaï, et faire flotter le drapeau français sur cette grand foire commerciale. Le CED était prévu par les accords franco-émiratis qui ont vu, dans l’ordre, arriver des Mirage 2000-5 de Dijon, et une base navale flambante neuve. La troisième pierre est donc ce centre, pas totalement indispensable si l’on considère seulement qu’un centre déjà très complet existait à Djibouti, avec de très larges capacités d’accueil (et à un coût nettement moindre).

Seulement, comme personne ne s’en cache plus, ce CED sera aussi l’occasion de faire venir sur place la fine fleur de nos… matériels. Le CEMAT a pour sa part annoncé aux sénateurs que le Caesar et le VBCI y seraient envoyés dans quelques semaines. Le 8e RPIMa va aussi y expérimenter le système Félin, pour lequel il est un des trois référents dans l’armée de Terre;

Depuis l’été on sait que des Rafale doivent aussi remplacer, courant 2010, les Mirage 2000-5 : cela permettrait notamment d’accélérer la formation des pilotes des EAU.

Enfin un passage de la dernière de nos frégates Horizon, équipée d’un missile à capacité antibalistique, devrait aussi intervenir.

Le + du Mamouth :
Le CED est aussi désormais une sorte d’Eldorado pour les "punis", comme on les appelle souvent, des camps d’entraînement de l’Est. Pour motiver et susciter les vocations, les affectations en Champagne seront désormais suivies d’une mutation préférentielle. A Canjuers, ou pour les plus méritants, aux EAU.

15/11/09 (B525) Radio-Trottoir : Cinquante soldats du FAR viennent de faire sécession.

Depuis septembre dernier, les mouvements, du Frud-Combattant, au Nord et à l’Ouest de la République de Djibouti inquiètent, au plus haut niveau, non seulement les Officiers Supérieurs de l’AND mais surtout des responsables politiques.

Des analyses différentes suivant les Ministères.

– le Ministre des Affaires Etrangères voit partout la main de l’Erythrée et de l’Ogaden encore occupée,
– le Ministre de l’Intérieur voit partout la main de l’Ethiopie,
– le Premier des Ministres Dilleita voit partout la main de l’opposition Afar.


C’est dans cette ambiance que la tension entre les Forces Armées s’accentue depuis le clash de Doumeira en juin 2008.


Le Colonel Said (Fourlaba) avait donné l’ordre à ses troupes d’effectuer un prudent retrait stratégique face à l’intensité des bombardements Erythréens, contre laquelle il était inutile de résister.


Au lieu de décorer cet Officier supérieur, reconnu pour sens des réalités, qui a sauvé ses hommes d’une mort inutile, le régime l’a été jeté en prison puis radié des Corps de l’Armée.


Aujourd’hui, c’est le tour du Colonel des FAR : Osman Doubad, (issu de la tribu Odagob, la même que celle de Borreh). Jeune Diplômé de l’Académie Militaire du Caire (Egypte) il vient d’être placé aux arrêts de rigueur (il ne peut plus quitter son domicile sauf lorsque les Gendarmes viennent le prendre pour Enquête).


Les raisons de son arrestation sont consécutives à une scission Militaire. C’est avec armes et bagages qu’une cinquantaine de soldats des FAR (Forces d’Action Rapide) ont déserté, après avoir refusé d’aller risquer inutilement leur peau à Mogadiscio.


L’usurpateur IOG et son toutou Cheick Sarif continuent de se balader actuellement en Ethiopie alors que les combats à Mogadiscio sont (aujourd’hui 15 novembre 2009) d’une extrême violence. Les Forces Tueuses Ougandaises et Burundaise bombardent avec acharnement et de façon aveugle les habitants civils de Mogadiscio.

Un Djiboutien d’Origine Somali (DOS).

15/11/09 (B525) Un lecteur nous écrit : HARO SUR LES FAUCONS DJIBOUTIENS (par Hassan Aden – Mise à jour 17/11)

«  Le monde est une série de natures, chaque jour qui passe est différent du précédent, chaque jour recèle son lot de surprises et l’on périt parce que l’on croit maîtriser le mieux ».

Les faucons, c’est cette espèce de rapaces sans poids politique, sans assise populaire, et souvent même sans grande culture politique nécessaire pour comprendre la marche de Djibouti. Ce sont eux qui dirigent l’administration de Guelleh.

Ils ont pour noms : Ismail Tani, Kadra Haid, Djama Haid, Hassan Said, Yacin Elmi, Ali Abdi, Djama Ali Guelleh, Abdi Ibrahim Absieh, Abdo Kamil, Abdallah (ministre de la santé) etc. etc. etc.

Ces hommes sans envergure, les voilà qui s’échinent à trouver une nouvelle jeunesse pour leur mentor  I.O.G.

Ces faucons Djiboutiens veulent tuer la démocratie et pour cause :

Avril 2011, après douze années, d’une présidence à la marche cahoteuse, Guelleh devrait se retirer. C’est ce qui est prévu dans la Constitution.

Les faucons, ne voyant que les avantages liés à leur place dans le système de Guelleh ont décidés autrement. Pour nos faucons Djiboutiens, il s’agit de trouver ou d’inventer les subterfuges nécessaires au maintien de Guelleh au pouvoir.

Depuis quelques temps, on chante les louanges des réalisations faites. Tout est bon, pour conforter les Djiboutiens que sans Guelleh leur vie aurait pu être et serait même misérable. Or, il n’en est rien. Djibouti n’a besoin de personnes, en particulier pour être. Djibouti existait avant l’arrivée de I.O.G et existera après lui.

Mais en ce début  du 21è siècle, on veut faire comprendre aux Djiboutiens,  qu’un seul homme a fait ou fera le bonheur des Djiboutiens : Guelleh, celui-ci serait devenu un messie. Or, ce que  lui et ses hérauts ne savent peut-être pas, c’est que toute « autorité est condamnable si elle n’est pas raisonnable, et qu’une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi. elle doit être loi parce qu’elle est juste».

Ces faucons distribuent des millions à gauche à droite comme cadeaux, des millions volés au peuple. Le rapport entre l’argent et la gestion du pouvoir est extraordinaire dans notre pays. Le pouvoir peut bien rendre fou ? Mais à Djibouti ce n’est pas le pouvoir avec ses institutions, ses mythes, ses symboles ; c’est tout juste le pouvoir de l’argent, et c’est bien triste !

C’est la course folle vers l’enrichissement personnel et rapide au détriment de l’intérêt général et de toutes les valeurs, fondement d’une société organisée et civilisée. Des marabouts sont achetés à coup de millions, des politiciens changent de camp au prix de millions, on cherche à acheter le silence. Toutes les revendications, les soutiens tournent autour de l’argent. C’est aussi la course aux plus belles filles et aux plus belles maisons, aux plus belles voitures. Des gens qui avaient du mal à trouver de quoi manger durant les trois temps, (matin midi soir), roulent aujourd’hui à bord des véhicules derniers cris.

Tout est occasion pour magnifier les quelques actions sans envergure du futur candidat aux présidentielles de 2011, Guelleh.

Autour des faucons, gravitent ceux qui, moyennant quelques subsides jetés par les faucons, se chargent de la sale besogne : matraquer le cerveau des Djiboutiens pour les amener à accepter l’impossible, une réélection de Guelleh.

Djibouti est  donc à un tournant. Ceux qui claironnent qu’ils étaient des martyrs de la démocratie sont en train de la tuer. Ils utilisent tous les moyens avouables ou inavouables pour tenter de parvenir à leur fin.

Le peuple de Djibouti est averti. Mon devoir est de l’informer. C’est ce que je fais. L’histoire seule est juge.

15/11/09 (B525) VERITE : RAP – LA REALITE (Lecteur)

Beaucoup se terrent dans l’ombre pour faire oublier leur passé absurde.

Beaucoup se plongent dans l’obscurité pour masquer les actes qu’ils ont commis sous IOG.

Beaucoup sont des provocateurs, des propagandaires, de faux informateurd qui tentent de détourner les esprits faibles.

Beaucoup sont les Agents de grandes oreilles, qui travaillent à l’étranger pour dénoncer les honnêtes gens.

Beaucoup sont ceux qui refusent de regardr la réalité en face, la vie, la liberté entravée, la justice bafouée, les droits des citoyens anéantis, la faillite de l’économie et du marché du travail, ….

Beaucoup sont de faux (anciens ?) opposants qui demandent une vie meilleure et qui supplient le Roi de leur pardonner

Beaucoup appartiennent au clan‘M…’ ; sans emploi, ils bénéficient quand même d’un salaire (une rente ?) mensuelle. Ils sévissent dans les services suivants : Oned – Edd – Ports – Voirie – TP –hydrocarbure – finances – Onars – Justice – Fonction publique – Présidence – Affaires étrangères – Education – Santé, etc…

Beaucoup broutent chaque jour, sans aucun objectif, ni civisme, vivant sans électricité ni eau, sans ne se rendre compte que le pays est vide et vendu à l’étranger.

Beaucoup sont ceux qui assurent les sales besognes ; coups tordus – liquidation – meurtres – assassinats commandités par le régime.

Beaucoup sont ceux qui voyagent à travers le monde aux frais du régime, pour rendre visite à uns maitresse ou se soigner.

Beaucoup sont ceux qui vendent les terrains, les places, les titres, les autorisations d’ouverture des bars et des boîtes de nuit au détriment du clan.

Beaucoup sont des bâtards qui n’ont aucune pitié pour ce petit morceau de terre brûlée, dont ils détournent, nuit et jour, les maigres actifs et toutes les ressources..

Beaucoup ont été recrutés par le clan ‘M…’ dans les pays voisins afin d’augmenter les effectifs de la garde républicaine.

Beaucoup sont ceux qui attendent la fin du régime et le départ précipité du Roi et de la reine ….