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27/11/2015 (Brève 527) (koaci.com) Djibouti-Chine: Pékin envisage de créer une base militaire de 10 000 soldats à Djibouti

Source http://koaci.com/djibouti-chine-pekin-envisage-creer-base-militaire-soldats-djibouti-93594.html

PÉKIN, Chine – La Chine annonce la tenue de pourparlers avec Djibouti dans le but d’y implanter un centre de logistique navale destiné au soutien des patrouilles anti-espionnage chinoises dans les eaux de la région.

Djibouti, un petit pays de moins d’un million d’habitants, est situé dans la corne de l’Afrique à la rencontre du golfe d’Aden et de la mer Rouge, entre l’Érythrée et la Somalie.La Chine ne possède aucune base militaire outre-mer et a fréquemment affirmé dans le passé qu’elle n’en aurait pas.

Wu Qian, porte-parole du ministère chinois de la Défense, a refusé de commenter l’initiative, sauf pour dire que la base pourrait amoindrir les difficultés de ravitaillement des navires chinois et servir d’aire de repos pour les marins et les officiers.

04/12/09 (B527) Yémen Express (2 articles en Français)

_______________________ 2 – HNS Info

Les autorités saoudiennes doivent enquêter sur les meurtres présumés de civils commis au Yémen

Amnesty International a exhorté les autorités saoudiennes à enquêter sur le meurtre présumé de sept civils tués lors d’une attaque aérienne dans la région de Saada, au Yémen.

Lundi, l’armée de l’air saoudienne aurait lâché trois bombes sur une maison où vivait une famille, non loin de Mithab. Il pourrait s’agir d’un acte délibéré. On ignore si des combattants armés se trouvaient dans cette maison ou dans ses environs au moment de l’attaque aérienne.

Trois enfants et quatre femmes membres de la famille Amer ont apparemment été tués par l’explosion des bombes, qui a également blessé au moins neuf autres civils.

Les combats opposant les forces gouvernementales du Yémen et les partisans armés de feu Hussein al Houthi, dignitaire chiite, auraient gagné l’Arabie saoudite au mois de novembre, ce qui a conduit les forces saoudiennes à attaquer directement les rebelles yéménites.

« La maison de la famille Amer pourrait avoir été délibérément visée par l’armée de l’air saoudienne car elle a été frappée trois fois coup sur coup, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Comme nous ne disposons pas d’informations indiquant que des rebelles armés d’al Houthi opéraient dans cette maison ou dans ses environs, nous craignons fortement que cette attaque n’ait directement visé des civils. »

Amnesty International a appelé le ministre saoudien de la Défense, le prince Sultan bin Abdul Aziz Al Saud, à veiller à ce que les forces saoudiennes prennent toutes les mesures qui sont en leur pouvoir pour garantir la sécurité des civils pris dans les rets du conflit qui fait rage dans la province de Saada.

« Nous avons demandé au gouvernement saoudien d’indiquer les mesures qui sont prises pour enquêter sur ces faits et, de manière plus générale, pour que tout ce qui est possible soit mis en œuvre afin de protéger les civils qui vivent dans les zones en proie à un conflit au Yémen et à la frontière sud du royaume saoudien », a précisé Malcolm Smart.

Les trois enfants qui ont, semble-t-il, été tués dans cette attaque sont Hussein Amer Muthana Amer, Ameen Muthana Amer et Hussein Hadi Abdullah Amer.

Quatre femmes appartenant à cette famille – Nashra Hadi Zaid, Fatima Muthana Amer, Ramia Ali Muthana Amer et Hindah Muthana Amer – auraient également été tuées par les trois bombes qui ont frappé leur maison dans le district d’al Ammar.

Le conflit qui fait rage dans la région de Saada a débuté en 2004 et il se poursuit depuis de manière intermittente. Les affrontements se sont intensifiés au mois d’août et depuis, la population de la région, majoritairement chiite, a subi des déplacements forcés, et des dizaines voire des centaines de personnes ont été tuées.

_______________________ 1 – Quotidien du Peuple avec XINHUA

Les manifestations gagnent le sud du Yémen

Une série de manifestations organisées pour la libération de prisonniers arrêtés pendant les manifestations de lundi a gagné jeudi plusieurs villes du sud du Yémen, a rapporté la chaîne de télévision panarabe Al-Jazira.

Le mouvement d’opposition a manifesté à Ad Dali, Yafa et Radfan dans le sud du Yémen pour manifester contre l’étouffement des manifestations de lundi qui commémoraient la Journée de l’ indépendance du Yémen.

Les manifestants qui brandissaient des pancartes condamnant le gouvernement et qui scandaient des slogans contre le régime ont lancé un appel à la libération de toutes les personnes arrêtées pendant les manifestations.

Des colonnes de fumée ont été observées dans la province d’Ad Dali, les manifestants ayant incendié des pneus pour bloquer une route menant à la province d’Aden dans le sud du Yémen.

Par ailleurs, des sources locales ont indiqué que quatre personnes ont été blessées dans la province d’Ad Dali dans des affrontements entre les forces de sécurité et des hommes armés qui manifestaient contre les élections partielles législatives dans plusieurs circonscriptions électorales. Pour les manifestants, ces élections ne sont pas constitutionnelles.

04/12/09 (B527) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

______________________________ 3 – AFP

Somalie: libération par des pirates d’un cargo capturé depuis six mois

Un cargo battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, capturé par des pirates au large des côtes d’Oman il y a six mois, a été libéré jeudi après-midi par ses ravisseurs, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon un communiqué de l’ONG environnementaliste basée à Nairobi Ecoterra International, spécialisée sur les questions de piraterie dans l’Océan Indien, le MV Charelle a été libéré vers 17H00 (14H00 GMT) contre le paiement d’une rançon.

La libération du cargo avait été annoncée un peu plus tôt depuis Bruxelles par l’opération anti-piraterie européenne dans l’Océan indien, Atalante. « Cet après-midi, le navire MV Charelle, battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, a été relâché après six mois de captivité aux mains des pirates », a-t-elle indiqué.

Le MV Charelle avait été capturé au sud d’Oman le 12 juin 2009. Le navire avait dix hommes d’équipage à bord à l’époque de la capture, sept Sri Lankais et trois Philippins.

Tout au long de sa captivité, le bateau est resté à l’ancre à 3 miles nautiques au large de la localité somalienne d’Hobyo, explique Ecoterra dans son communiqué.

Ecoterra International a indiqué que « le bateau a été amené au large de Garacad, et les habituelles querelles de dernière minutes entre pirates ont pu être résolues, et un système de sécurité mis en place pour la libération même du navire ».

Les pirates ont quitté le bord ce jour vers 17H00 (14H00 GMT), ajoute l’ONG.

« Les négociations ont été rendues extrêmement compliquées du fait de l’énorme rançon payée pour la remise en liberté du thonier espagnol Alakrana à la mi-novembre », précise la même source.

La capture du MV Charelle, un cargo de taille relativement modeste (86 mètres de long pour 2.800 tonnes), avait eu lieu à la limite des eaux territoriales omanaises, faisant craindre une expansion de la zone d’action des pirates bien au-delà des côtes somaliennes et de leur traditionnelle zone d’action.

Le phénomène s’est depuis lors confirmé, avec la multiplication des attaques plus à l’est au large des Seychelles.

A ce jour, au moins onze navires et 272 marins sont aux mains des pirates somaliens, selon Ecoterra international.

_______________ 2 – Portail des sous-marins avec Washington Post

L’océan est trop étendu pour empêcher toutes les attaques de pirates

Par Rédacteur en chef.

Les forces navales internationales ne seront jamais capables de sécuriser complètement l’immense étendue d’océan où les pirates somaliens attaquent des navires au large de l’Afrique de l’Est, a expliqué mardi le commandant de l’opération européenne Atalante.

Au cours l’une des dernières attaques, les pirates ont capturé un pétrolier grec, le Maran Centaurus, alors qu’il transportait 275.000 t de pétrole brut.

Le commandant de l’opération Atalante indique que le Maran Centaurus naviguait à l’est d’une zone que l’Union Européenne conseille d’éviter, donc il ne pouvait pas forcément s’attendre à être attaqué. Les pirates retiennent maintenant 11 navires et 264 membres d’équipage, indique le contre-amiral Peter Hudson.

« La nouvelle de cette attaque illustre parfaitement les problèmes que pose la protection et la surveillance d’une zone qui couvre plusieurs millions de km², » explique Hudson, qui commande l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie.

Hudson précise que le fait que les pirates attaquent désormais des navires jusqu’à 1.000 nautiques (1.850 km) des côtes constitue un défi important, et que la force européenne ne peut pas protéger complètement une zone aussi grande. La stratégie de la force européenne dans le golfe d’Aden est d’augmenter le temps qu’il faut aux pirates pour monter à bord afin qu’un navire ou un hélicoptère puisse être envoyé sur place.

« La difficulté dans une région aussi grande que l’océan Indien, avec le faible nombre de moyens dont nous disposons, est que les pirates peuvent tenter leur chance jusqu’à ce qu’ils arrivent à monter à bord, parce qu’il n’y a rien pour les en empêcher, » explique-t-il.

Hudson précise que les pétroliers comme le Maran Centaurus peuvent être des cibles tentantes.

« Ils sont gros, pas très rapides, sont bas sur l’eau… Donc un pirate déterminé peut réussir, » a expliqué Hudson lors d’un voyage au Kenya.

Et à cause des produits inflammables, les pétroliers ne peuvent embarquer d’équipes de protection embarquées.

Hudson prévient que le problème de la piraterie ne sera pas résolu « en parcourant l’océan Indien et en capturant des pirates. La solution à long-terme est à terre, en Somalie. »

_______________ 1 – BabNet (Tunisie) avec Ria Novosti (Russie)

Les pirates somaliens créent une bourse pour gérer leurs revenus

Les pirates somaliens ont créé une sorte de « bourse » dans la ville portuaire de Harardhere (Somalie) devenue l’un de leurs repaires principaux, pour mieux contrôler l’argent qu’ils reçoivent à titre de rançon, ont rapporté mardi des médias internationaux.

La nouvelle « bourse », ouverte 24 heures sur 24 depuis l’été dernier, permet aux pirates de bénéficier du soutien de la population locale malgré tous les risques qu’elle représente, a indiqué un ancien pirate dénommé Mohammed à l’agence Reuters.

Les dizaines de millions de dollars versés aux pirates ces dernières années pour la libération des otages attirent des investisseurs somaliens et étrangers, selon l’agence.

Les pirates ont commencé par 15 « compagnies maritimes », à présent, la bourse en réunit 72 dont dix « excellent dans la prise d’otages ». « Les actions de la bourse sont accessibles à tous et chacun peut s’engager soit en participant aux opérations en haute mer soit en donnant de l’argent, des armes ou du matériel, la piraterie est ainsi devenue une activité commune », selon Mohammed.

Ancien village de pêcheurs, Harardhere est devenu une ville prospère où des tout-terrains appartenant aux pirates et à ceux qui les financent, créent des embouteillages dans les rues poussiéreuses. Le gouvernement somalien soutenu par l’Occident ne contrôle que quelques rues de la capitale Mogadiscio et n’a aucun pouvoir à Harardhere.

L’administration municipale reconnaît que la piraterie est la source principale de revenus pour la population locale. L’argent obtenu par les pirates permet notamment de financer l’hôpital et les écoles publiques, a indiqué un représentant de l’administration.

Depuis le début de 2009, les pirates ont détourné 34 navires dans l’océan Indien et le golfe d’Aden prenant en otages 450 marins, selon l’ONU.

04/12/09 (B527) Nouvelles de Somalie. Attentat meurtrier à Mogadiscio. Nous ne reprendrons pas toutes les dépêches sur ce drame, car elles sont trop nombreuses. (7 articles en Français)

________________________ 7 – RSF

Trois journalistes tués et plusieurs autres blessés dans l’attentat-suicide de Mogadiscio

Reporters sans frontières est attristée d’apprendre que le bilan pour les journalistes de l’attentat-suicide perpétré à l’hôtel Shamo, à Mogadiscio, le 3 décembre 2009, s’est alourdi.

Selon l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), organisation partenaire de Reporters sans frontières, Yaasir Mario, qui travaillait comme fixeur et cameraman indépendant, est décédé dans la soirée du 3 décembre, à l’hôpital de Medina où il avait été admis dans un état critique.

Parmi les journalistes blessés dans l’attaque figurent :

– Mohamed Aweys Mudey, reporter à la station Somaliweyn Radio

– Abdulkadir Omar Abdulle, reporter pour la chaîne Universal TV

– Mohamed Abdi Hussein, reporter pour Hurmo Radio

– Khalid Maki Banadir, cameraman pour la chaîne Universal TV

– Omar Faruk, photographe pour l’agence de presse Reuters

Les insurgés islamistes de la milice Al-Shabaab et du groupe Hezb-al-Islam ont démenti, le 4 décembre, être responsables de l’attentat.

Plus d’informations (http://www.rsf.org/Au-moins-deux-journalistes-tues-et.html)

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org
Twitter : RSF_RWB

________________________ 6 – Le Monde

Trois ministres tués dans un attentat à Mogadiscio

Ce devait être l’une des rares fêtes organisées à Mogadiscio (Somalie), une occasion exceptionnelle de se réjouir offerte par la célébration de la fin des études d’un groupe d’étudiants en médecine, tout frais émoulus d’une université privée dans la capitale ravagée. Jeudi 3 décembre, la fête s’est terminée dans le bain de sang d’un attentat-suicide à l’hôtel Shamo, dans la partie sud de la ville.

Pour la première fois depuis l’apparition, en 2007, des attentats-suicides en Somalie, le kamikaze a ciblé des civils. Voilé et habillé en femme pour dissimuler une épaisse ceinture d’explosifs, il a fait éclater sa charge au milieu de la foule compacte réunie dans la salle des mariages de l’hôtel Shamo, située à droite du bâtiment principal. Les rares clients présents dans les chambres, comme le personnel, n’ont pas été atteints.

En revanche, les 43 diplômés entourés par une foule de professeurs, d’amis, d’officiels et de membres des familles ont été touchés de plein fouet. Plusieurs ministres se tenaient sur l’estrade, dont le kamikaze qui, d’abord assis dans la salle, s’en était approché avant de déclencher le dispositif.

Dans ce milieu confiné, l’efficacité de la déflagration, projetant des éclats de métal, a été terrible. Trois ministres ont été tués sur le coup, un quatrième grièvement blessé. Le bilan s’établissait à près de vingt morts, jeudi soir. Il devrait s’alourdir alors que les blessés se comptent par dizaines.

Un groupe de journalistes somaliens couvrait cet événement. Trois d’entre eux sont morts, dont Hassan Zubeyr, cameraman de la chaîne Al-Arabiya, et le journaliste de radio Shabelle, Mohamed Amin Aden, tués sur le coup. Neuf étudiants, deux médecins ont aussi été comptés parmi les morts.

Les attentats-suicides organisés avec ce soin et cette efficacité à Mogadiscio ont été, en général, revendiqués par le groupe d’insurgés islamistes Al-Shabab (« la jeunesse »). Mais vendredi matin, un porte-parole des shabab, Ali Mohamed Rage, a déclaré, à Mogadiscio, que son mouvement refusait d’endosser la responsabilité de cet attentat. « Nous déclarons qu’Al-Shabab n’a pas organisé cette explosion. (…) Nous pensons qu’il s’agit d’un complot du gouvernement lui-même », a-t-il affirmé.

Complot gouvernemental

Pour appuyer cette version, il affirme que certains ministres, présents au début de la cérémonie, ont quitté la salle juste avant l’explosion. Les divisions au sein du Gouvernement fédéral de transition (TFG) sont nombreuses, articulées autour de rivalités liées à des intérêts économiques, des alliances avec des groupes aux conceptions religieuses différentes et aux appartenances claniques.

Parmi les trois membres du TFG tués, le ministre de l’éducation supérieure, Ibrahim Adow, était la figure la plus marquante. Après des études supérieures aux Etats-Unis, il était revenu diriger une université privée à Mogadiscio avant de devenir l’un des responsables des Cours islamiques, puis de fuir la Somalie lors de l’invasion éthiopienne. Cultivé, doctrinaire, il était rentré pour rejoindre le TFG. Le gouvernement soutenu par l’étranger n’étend son autorité toute théorique que sur quelques quartiers de Mogadiscio, dont K5, où se trouve le Shamo.

Jean-Philippe Rémy

________________________ 5 – Amerique.com

Somalie: le bilan de l’attentat suicide à Mogadiscio s’alourdit à 23 tués

Vingt-trois personnes ont été tuées dans l’attentat suicide perpétré jeudi à Mogadiscio lors d’une cérémonie de remise de diplômes universitaires, selon un bilan actualisé vendredi de source médicale.

« Depuis la nuit dernière, trois personnes hospitalisées sont décédées, dont un journaliste free-lance, et le corps d’un civil a également été retrouvé », a indiqué vendredi à l’AFP un médecin de l’hôpital Médina, principal hôpital de Mogadsicio.

Le précédent bilan faisait état de 19 tués.

________________________ 4 – Le Point avec AFP

Somalie: les insurgés démentent toute implication dans l’attentat qui a fait 23 tués

Par Mustafa HAJI ABDINUR

Vingt-trois personnes ont été tuées dans l’attentat suicide perpétré jeudi à Mogadiscio lors d’une cérémonie de remise de diplômes universitaires, selon un bilan actualisé vendredi de source médicale.

Les insurgés islamistes radicaux shebab et du Hezb al-Islam ont démenti vendredi être impliqués dans l’attentat-suicide perpétré la veille au coeur de Mogadiscio qui a fait au moins 23 tués, en majorité des étudiants en médecine venus recevoir leur diplôme.

Trois ministres du gouvernement fédéral de transition (TFG) et trois journalistes figurent parmi les victimes de cet attentat commis à l’intérieur de l’hôtel Shamo, situé dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement.

La communauté internationale a unanimement condamné l’attaque, dont le président somalien élu en janvier Sharif Cheikh Ahmed a immédiatement rejeté la responsabilité sur les insurgés islamistes radicaux.

Mais les shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial, et le groupe plus politique Hezb al-Islam ont démenti toute implication. « Nous ne sommes en rien impliqués dans cet incident, les moujahidine shebab n’ont jamais commis un tel acte », a déclaré à l’AFP le porte-parole officiel des shebab, Sheikh Ali Mohamud Rage, qui en a rejeté la responsabilité sur « le gouvernement apostat » du président Sharif Ahmed.

« Il y avait de fortes rivalités politiques entre responsables du gouvernement apostat. Cette tragédie est la conséquence des complots » au sein du TFG, a-t-il avancé. « Nous disons au peuple que le gouvernement apostat est totalement responsable de cet incident qui a tué des musulmans innocents », a-t-il poursuivi.

Dans une déclaration à l’AFP, le chef du Hezb al-Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys a « condamné » l’attaque, « oeuvre de nos ennemis qui veulent tuer l’intelligentsia somalienne et créer une atmosphère d’hostilité pour empêcher la réconciliation ». L’attentat « n’a pu être perpétré par un Somalien, c’est une opération de l’ennemi, peut-être avec l’assistance d’éléments complices des étrangers qui veulent occuper la Somalie », a assuré cheikh Aweys, en référence à la force de paix de l’Union africaine (Amisom).

Les trois ministres tués dans l’attaque sont ceux de l’Education, de l’Education supérieure, et de la Santé.

Trois journalistes locaux sont également décédés, portant à neuf le nombre de journalistes tués en Somalie depuis le début de l’année.

L’attaque, qui a fait en outre plus de 60 blessés, a choqué les habitants de Mogadiscio, qui vivent pourtant la guerre civile au quotidien depuis presque une vingtaine d’années: la cérémonie de remise des diplômes, avec étudiants en chapeau et toge à l’américaine, était une rare occasion de se réjouir et un évènement heureux pour de nombreuses familles.

« Cette attaque effroyable est une nouvelle démonstration du mépris absolu des extrémistes pour la vie. Le fait que cette explosion visait des étudiants en médecine, les futurs docteurs somaliens, est extrêmement révélateur », ont dénoncé dans un communiqué conjoint l’Union européenne, les Etats-Unis, l’ONU, l’Igad (autorité régionale) et la Ligue arabe.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats de l’Amisom, face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam.

Les membres du TFG sont régulièrement la cible d’attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab.

Plusieurs centaines de volontaires étrangers combattent aujourd’hui dans les rangs de shebab, contribuant notamment à généraliser des tactiques (engins piégés, snipers et attentats-suicide) déjà mises en oeuvre en Irak par al-Qaïda.

____________________________ 3 – JDD

Somalie-Attentat: Démenti des islamistes

Les rebelles islamistes du mouvement Al Chabaab ont démenti vendredi toute implication dans l’attentat qui a tué la veille au moins 22 personnes, dont trois ministres du gouvernement, dans la capitale Mogadiscio.

« Nous déclarons qu’Al Chabaab n’a pas organisé cette explosion (…) Nous pensons qu’il s’agit d’un complot du gouvernement lui-même », a déclaré un porte-parole du mouvement à des journalistes.


____________________________ 2 – France-Soir

Somalie – Entre islamisme et piraterie, le pays sombre dans le chaos

Philippe Cohen-Grillet,

Entre islamisme et piraterie, le pays sombre dans le chaos
En Somalie, le gouvernement légal ne contrôle qu’un quartier autour de la présidence. Le reste du pays est aux mains des islamistes et des pirates du golfe d’Aden.

Mutilée, martyrisée, la Somalie n’en finit pas de sombrer dans l’horreur et le chaos absolus. Hier, un attentat suicide a frappé le cœur de ce qu’il reste d’autorité à un pouvoir fantoche, dans une capitale fantomatique. Lors d’une cérémonie officielle de remise de diplômes, le terroriste, assurément un activiste islamiste, a déclenché la ceinture d’explosifs qu’il portait, provoquant la mort de 19 personnes, en majorité des étudiants, ainsi que de trois ministres.

Le gouvernement de transition somalien vient ainsi d’être amputé de ses ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Santé. Celui des Sports figure au nombre des 60 blessés, dont certains grièvement, parmi lesquels on relève encore des journalistes.

Le coupe-gorge d’al-Qaida

L’attaque est intervenue à quelques encablures du Palais présidentiel de Mogadiscio, la seule zone de quelques kilomètres carrés dans tout le pays sur laquelle le gouvernement exerce un semblant d’emprise. Le président cheikh Sharif Ahmed, au pouvoir – autant que cette formule ait un sens – depuis janvier 2009, contrôle à peine un petit quartier avec le soutien de 5.300 soldats de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

_____________________________ 1 – Le Monde

Attentat-suicide à Mogadiscio: ferme condamnation à l’ONU

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Conseil de sécurité ont condamné l’attentat-suicide commis jeudi à Mogadiscio, qui a tué au moins 19 personnes dont trois ministres.

« Le secrétaire général condamne l’attentat-suicide commis aujourd’hui lors d’une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants en médecine à Mogadiscio (…) qui aurait dû être un événement d’espoir pour la Somalie », a déclaré son service de presse dans un communiqué.

« Cet attentat ne peut que renforcer la détermination du gouvernement et du peuple somaliens et de leurs partenaires à poursuivre leurs efforts pour combattre le terrorisme », a-t-il ajouté.

« Il souligne combien il est urgent pour la communauté internationale d’accélérer l’apport effectif de l’aide promise aux institutions sécuritaires de la Somalie ainsi qu’à la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) ».

Le Conseil de sécurité a lui aussi « condamné de la façon la plus énergique » cet « attentat terroriste », dans une déclaration lue en séance par son président en décembre, l’ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando.

« Cet attentat criminel a visé des personnes déterminées à créer un avenir pacifique, stable et prospère pour le peuple somalien », déplore le Conseil qui demande une enquête, afin que « les auteurs de cet attentat soient rapidement traduits en justice ».

Le Conseil réitère son soutien au gouvernement de transition somalien (TFG) et au processus de paix de Djibouti.

Au moins 19 personnes, en majorité des étudiants, ainsi que trois ministres du TFG et deux journalistes locaux, ont été tuées jeudi dans un attentat-suicide à Mogadiscio lors d’une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants.

L’attaque, qui a fait en outre plus de 60 blessés, a eu lieu dans la matinée à l’hôtel Shamo, dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed (au pouvoir depuis janvier 2009) ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats de l’Amisom, face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam.

Les membres du TFG sont régulièrement la cible d’attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial.

03/12/09 (B527) Le Journal de la Flibuste (6 articles en Français)

_________________________ 6 – Le Monde

Un supertanker entre les mains de pirates somaliens

Trois jours après la capture, dimanche 29 novembre, du superpétrolier grec Maran Centaurus par des pirates somaliens à l’est des Seychelles, une zone où six attaques similaires viennent d’être recensées, armateurs et affréteurs de tankers ont des sueurs froides. Le Maran Centaurus est la plus grosse prise depuis celle du superpétrolier saoudien Sirius Star en novembre 2008, libéré trois mois plus tard contre une rançon estimée à 8 millions de dollars (5,3 millions d’euros). Une moitié des 168 actes de piraterie commis dans le monde au cours des neuf derniers mois ont été perpétrés dans le golfe d’Aden ou dans l’océan Indien par des forbans somaliens.

Pottengal Mukundan, directeur de l’International Maritime Bureau (IMB) de Londres, s’inquiète des retombées économiques de la multiplication de ces coups de main de plus en plus éloignés des côtes somaliennes. "En entravant la libre circulation entre la péninsule arabe et le cap de Bonne-Espérance, ces flibustiers constituent un grave péril pour le commerce international des hydrocarbures. Il y a aussi le risque de catastrophe écologique en cas d’échouement ou de collision", avertit Pottengal Mukundan. En effet, à la suite des attaques répétées contre des superpétroliers, le Lloyds of London, premier marché mondial de l’assurance-réassurance, évoque ouvertement l’imposition d’une "taxe à la piraterie".

L’assurance d’un navire, appelée "coque-cargaison" dans le jargon, ne couvre pas les cas de piraterie. Les armateurs voulant se protéger doivent acheter une assurance de guerre pouvant aller jusqu’à 0,2 % de la valeur du navire, excluant la cargaison assurée par l’affréteur. "Le coût du maintien de la liberté de navigation sur les voies commerciales mondiales est transféré aux armateurs et affréteurs, et au bout du compte aux consommateurs", souligne le Lloyd’s.

Les armateurs redoutent l’effet d’un accroissement des primes d’assurance ou du renforcement de leur sécurité sur leurs frais généraux, alors que le secteur est gravement touché par la récession économique. "Le prix du pétrole est très volatil, et la valeur de la cargaison est indexée sur ce cours. Pour l’affréteur, le coût de l’immobilisation prolongée d’un gros tanker comme le Maran Centaurus peut être catastrophique", souligne Roger Middleton, expert de la piraterie maritime au centre d’études stratégiques londonien Chatham House.

Aujourd’hui, en toute discrétion, les armateurs peuvent se faire rembourser la rançon versée par leur assureur. Les Etats-Unis aimeraient contraindre ceux-ci à dénoncer les bénéficiaires du butin aux agences de lutte contre le terrorisme. A lire un récent rapport réalisé par Lord Jopling, conseiller de l’OTAN sur cette question, le trésor de guerre des pirates somaliens pourrait alimenter les caisses de la nébuleuse terroriste. Le pair du royaume accuse en particulier les insurgés islamistes du mouvement Al-Chabab d’être liés à Al-Qaida.

Depuis 2004, pour répondre à la menace d’attentats, chaque navire doit disposer d’une signalisation automatique lue par un satellite, d’un équipage doté de cartes d’identité infalsifiables et d’un certificat de sûreté. Par ailleurs, Intertanko, l’organisme regroupant les propriétaires de tankers, a promulgué tout un arsenal de mesures de sûreté en mer. Par peur de provoquer un incendie, les pétroliers ne sont toutefois pas équipés de gardes armés, à l’inverse d’autres types de bateaux.

Pour lutter plus efficacement contre ce fléau, les experts réclament la consolidation de la force maritime actuellement déployée dans la région sous double commande américano-européenne. "Une trentaine de navires de guerre, dont seulement douze sont opérationnels à tout moment, c’est insuffisant pour contrôler une zone aussi large que les Etats-Unis", insiste David Osler, spécialiste du dossier pour le quotidien maritime londonien Lloyd’s List.

Pour sa part, Pottengal Mukundan de l’IMB favorise la destruction du navire amiral, souvent un boutre volé transportant les vedettes rapides et l’armement, "pour rendre l’acte de piraterie prohibitif".

Marc Roche

_________________________ 5 – Portail des sous-marins

10 pirates arrêtés par les autorités des Seychelles

Par Rédacteur en chef.

C’est d’une certaine façon la première application de l’échange de lettres entre l’UE et les Seychelles, qui vaut accord de transfert de suspects jusqu’à formalisation. Mais aussi un exemple concret de la coopération qui s’est instaurée pour la lutte anti-piraterie entre les différents moyens de la zone (EUNAVFOR, Seychelles, Otan).

_________________________ 4 – Portail des sous-marins

L’Organisation Maritime Internationale salue l’action de la marine nationale dans la lutte contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

Des certificats récompensant les bâtiments français ayant participé aux opérations de lutte contre la piraterie au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden ont été remis le 23 novembre 2009 au siège de l’OMI (Organisation maritime internationale) à Londres.

Les 9 bâtiments français récompensés (période comprise entre le 8/12/08 et le 3/7/09) sont la frégate Nivôse , l’aviso Premier maître L’Her , la frégate Floréal , le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc , la frégate Georges Leygues , l’aviso Commandant Ducuing , le patrouilleur Albatros , l’aviso Commandant Bouan et la frégate Aconit.

_________________________ 3 – Le Matin (Maroc)

Le CS reconduit pour un an les autorisations

Le Conseil de sécurité de l’Onu a décidé, lundi, de reconduire pour une période d’un an les autorisations à entrer dans les eaux territoriales de la Somalie afin «de réprimer les actes de piraterie et les vols à main armée en mer».

Aux termes de sa nouvelle résolution (1897) adoptée à l’unanimité, le Conseil affirme aussi que ces autorisations, octroyées en vertu de la résolution 1851 (2008), doivent être conformes aux normes applicables du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’Homme.

Le Conseil de sécurité «exhorte aussi les Etats parties à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et à la Convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime à s’acquitter pleinement de leurs obligations et à coopérer avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc), l’Organisation maritime internationale (OMI) et d’autres Etats et organisations internationales en vue de se donner les moyens judiciaires de poursuivre les personnes soupçonnées d’actes de piraterie et de vols à main armée commis au large des côtes somaliennes».

En outre, le Conseil de sécurité salue les initiatives prises par le Groupe de contact pour la Somalie, en coopération avec l’Organisation maritime internationale, les Etats du pavillon et le gouvernement fédéral de transition de la Somalie, pour faciliter la coordination afin de décourager les actes de piraterie dans la zone, exhortant les Etats et les organisations internationales à soutenir ces efforts.

Tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance politique et à l’unité de la Somalie, y compris à ses ressources naturelles se trouvant au large de ses côtes, le Conseil de sécurité affirme que les autorisations reconduites dans la présente résolution s’appliquent à la seule situation en Somalie et n’affectent pas les droits, obligations ou responsabilités résultant de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, pour ce qui est de toute autre situation.

Il souligne également que la résolution 1897 ne peut être «perçue comme établissant un droit international coutumier».

_________________________ 2 – Radio Chine

Le Conseil de sécurité condamne de nouveau la piraterie en Somalie

Le Conseil de sécurité des Nations unies à de nouveau condamné lundi tous les actes de piraterie et de banditisme armé dans les eaux au large de la Somalie.
Dans leur résolution 1897, adoptée à l’unanimité, les 15 membres de cet organe décisionnel de l’ONU expriment également leur préoccupation les rapports faisant état d’une progression de la piraterie alimentée par « l’escalade des versements de rançons et l’application insuffisante de l’embargo sur les armes ».

Le Conseil appelle à nouveau les pays et organisations régionales « qui ont la capacité de le faire, à participer à la lutte contre la piraterie et le banditisme armé au large des côtes de la Somalie », y compris par l’envoi de bâtiments de guerre.

Il appelle tous les États et organisation régionales opposés à la piraterie au large de la Somalie à conclure des accords ou des dispositions spécifiques avec les pays disposés à assurer la détention des pirates.

Aec le consentement du Gouvernement fédéral de transition ( TFG), ces accords devraient doter les responsables des forces de l’ ordre de la capacité à mener des enquêtes et des poursuites sur les personnes détenues, suggère cette résolution.

Le Conseil appelle également tous les États à coopérer pour déterminer la juridiction compétente et mener les enquêtes et poursuites à l’égard des personnes responsables d’actes de piraterie et de banditisme armé au large des côtes somaliennes.

Le Groupe de surveillance sur la Somalie, créé par le Conseil de sécurité, a signalé que « les versements de rançons exorbitantes ont alimenté le développement (de la piraterie et des bandes armées) y compris en leur permettant de se procurer des armes et du matériel et de maintenir des milices, en violation de l’embargo sur les armes ».

« La forte rentabilité des actes de piraterie, avec des rançons atteignant fréquemment les millions de dollars, ainsi que l’absence de sanctions, ont également contribué à cette forte progression », estime la mission de surveillance.

« En résumé, la piraterie est devenue une activité à faible risque et à forte rémunération », estime-t-il. « À moins d’une action internationale suffisante pour inverser le rapport coûts/ gains soutenant ce phénomène de piraterie, celui-ci restera un fléau pour les transports internationaux transitant dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien, ainsi que pour la paix et la sécurité en Somalie ».

Dans un rapport au Conseil de sécurité sur l’évolution de la piraterie et du banditisme armé dans les eaux territoriales et internationales au large de la Somalie, le secrétaire général de l’ ONU Ban Ki-Moon a souligné que l’intensification de la présence maritime internationale des États membres jouait un rôle crucial dans la stabilisation de la situation dans le golfe d’Aden.

Dans le même temps, M. Ban appelle à une approche intégrée pour renforcer les capacités du TFG et de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) sur la terre ferme.

Cette approche devrait inclure la poursuite du renforcement des institutions juridiques et de sécurité en soutien du processus de paix en cours dans ce pays ravagé par les conflits, notamment afin de permettre les enquêtes et poursuites sur les personnes soupçonnées d’actes de piraterie et de banditisme en mer.

Les pirates somaliens ont capturé des dizaines de navires au cours des deux dernières années, empochant des dizaines de millions de dollars de rançon. On estime que les pirates détiennent actuellement sept navires.

Les pirates somaliens proviennent de clans et de régions spécifiques, très éloignés de la capitale ravagée par la guerre, et ils déjouent jusqu’à présent les efforts de la coalition de navires de guerre qui patrouillent ces eaux, les plus dangereuses au monde, pour tenter d’éradiquer cette menace.

On estime que 25 000 navires empruntent chaque année le golfe d’Aden, au large de la côte nord de la Somalie. Plus de 10 navires et 200 membres d’équipage sont toujours aux mains des pirates somaliens.

Le golfe d’Aden, au large de la côte nord de la Somalie, connaît le risque de piraterie le plus élevé au monde. Quelque 25 000 navires empruntent chaque année ce canal situé au sud du Yémen, entre la mer Rouge et la mer d’Oman.

_________________________ 1 – Portail des sous-marins

Le Danemark prévoit une flotte anti-piraterie

Par Rédacteur en chef.

Le Danemark prévoirait de construire une flotte de patrouilleurs, destinés aux garde-côtes des pays d’Afrique, afin de lutter contre les pirates somaliens.

L’association danoise des armateurs a discuté de ce projet avec un certain nombre de pays d’Afrique de l’Est.

Selon le quotidien danois DR Nyheder, le projet couterait des centaines de millions $. Les patrouilleurs seraient construits dans des chantiers navals danois et en partie financés par le budget d’aide au développement des Nations Unies.

Selon le journal, un membre de l’association, Jan Fritz Hansen, a déclaré que “les attaques se produisent désormais loin des côtes, et les pirates ne peuvent agir sans bateaux-mères.”

Selon lui, les nouveaux patrouilleurs pourraient “bloquer les pirates” et signaler la position des bateaux-mères.

03/12/09 (B527) L’Essentiel (Luxembourg) / Al-Qaïda prépare «de nouveaux attentats»

L’organisation prépare «de nouveaux attentats à l’heure où je vous parle», a affirmé mardi soir le président américain Barack Obama en défendant sa décision d’envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan.

«Je ne prends pas cette décision à la légère», a déclaré le président américain à propos de l’envoi de renforts. «Je la prends parce que je suis convaincu que notre sécurité est en jeu en Afghanistan et au Pakistan», a-t-il dit.

«C’est de là que nous avons été attaqués le 11-Septembre et c’est là que se préparent de nouveaux attentats à l’heure où je vous parle», a-t-il déclaré. «Ce n’est pas un danger latent, ni une menace hypothétique».

Extrémistes arrêtés

M. Obama a indiqué que les États-Unis avaient arrêté au cours des derniers mois sur leur sol des «extrémistes» qui venaient de la région frontalière avec l’Afghanistan et au Pakistan «afin de commettre de nouveaux actes de terreur».

«Ce danger ne fera que croître si la région retourne en arrière et qu’Al-Qaïda peut agir en toute impunité», a averti M. Obama.

«Tout cela ne sera pas facile», a reconnu le locataire de la Maison-Blanche. «La lutte contre l’extrémisme violent ne s’achèvera pas du jour au lendemain et il s’étend bien au delà de l’Afghanistan et du Pakistan».

Somalie et Yémen à la loupe

Le président américain a aussi appelé à accroître la pression sur Al-Qaïda dans tous les pays où le réseau islamiste tente de s’établir, citant particulièrement la Somalie et le Yémen.

«Là où Al-Qaïda et ses alliés tentent de prendre pied, que ce soit en Somalie ou au Yémen ou ailleurs, nous devrons lui faire face par une pression croissante et des partenariats solides», a-t-il plaidé.

Les États-Unis ont envahi l’Afghanistan en octobre 2001, renversant le régime des talibans qui avait accueilli Oussama ben Laden, un mois après les attentats du 11 septembre planifiés depuis ce pays par le chef d’Al-Qaïda.

03/12/09 (B527) Nouvelles de Somalie (8 articles en Français et en Anglais)

________________ 8 – CRI (Chine)

Un officiel de l’UA appelle au déploiement de soldats de maintien de la paix en Somalie

Le représentant de l’Union africaine (UA) en Somalie a appelé mercredi à un déploiement urgent des soldats de maintien de la paix en Somalie pour empêcher la délocalisation possible d’Al-Qaïda suite aux attaques prévues sur leurs bases en Afghanistan.

Wafula Wamunyinyi, vice-représentant spécial de l’UA pour la Somalie, a déclaré à l’agence Xinhua dans une interview qu’alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne déploient plus de troupes en Afghanistan, le réseau terroriste d’Al-Qaïda pourrait se délocaliser vers la Somalie, où il a déjà des liens avec le groupe milicien Al-Shabaab, pour combattre le gouvernement.

« Ce déploiement des troupes en Afghanistan va certainement pousser Al-Qaïda. S’ils trouvent une échappatoire, la seule place sûre est la Somalie », a-t-il indiqué.

« Les Africains qui se sentent en sécurité ou qui pensent qu’ ils ne peuvent être touchés par cette menace la sentiront quand ils seront attaqués. Mais nous ne voulons pas attendre qu’ils soient attaqués », a-t-il ajouté.

M. Wamunyinyi s’exprimait à ce propos en marge de l’ouverture de la réunion de deux jours des actuels et potentiels pays contributeurs de troupes à la Mission de l’Union africaine en Somalie.

Il a souligné que les pays africains doivent déployer des soldats de maintien de la paix en Somalie pour éviter un tel scénario, qui pourrait déstabiliser la région et le continent.

L’Ouganda et le Burundi sont les seuls pays qui ont déployé les troupes dans le pays qui, selon les experts, a maintenant besoin de 27000 soldats au lieu des 8000 précédemment requis. Seules près de 4300 troupes ont été à ce jour déployées.

M. Wamunyinyi, citant des sources des renseignements, a révélé que Al-Shabaab recrute plus d’Africains et que la moitié de ces recrues viennent du Kenya et l’autre d’Ouganda, de Tanzanie et du Burundi.

Environ 500 recrues viennent d’Afghanistan, du Pakistan, des Etats-Unis, du Bangladesh et d’autres pays, a-t-il ajouté.

La réunion, qui avait pour but de bâtir la confiance entre les actuels et potentiels pays contributeurs de troupes, a attiré 47 participants du Burundi, de l’Ouganda, du Kenya, du Nigeria, du Ghana, du Malawi et de la Somalie.

_____________ 7 – Mareeg on line (Yé) avec Shabelle (En Anglais)

Un haut commandant des Al-Shebaab déserte pour se rallier au Gouvernement somalien. // A high commander of al Shabaab has defected from the group and joined the government, officials said on Wednesday.

The official named, Ali Gedi Hassan, was the deputy commander of Shabaab militia in Middle Shabelle region.

The spokesman of the Information Ministry, Abdirisak Qeylow, said they would welcome any person that defects from the rebels.

The defected commander flanked by two government officials

Ali Gedi, who spoke to the reporters in the presidential palace, said he decided to leave from al Shabaab when he became sick and tired of Shabaab harassments to the people.

“I and other people who are leaving from al Shabaab decided to stop working with them and I could not tolerate the killing of the Muslim people,” said Ali Gedi the former Shabaab commander.

It is widely believed that the defected commander was the mastermind of the seizure of the strategic town of Jowhar by al Shabaab.

He is the second commander that defected from al Shabaab with two months.

Reports from Jowhar, the regional capital of Middle Shabelle region, say there was tension in the town and the Shabaab governor of the region is missing.

_____________ 6 – Mareeg on line (Yé) avec Shabelle (En Anglais)

Un inconnu lance une grenade dans une moquée au centre de la Soamlie, pendant la prière, sans ne faire, semble-t-il de victimes. // Unidentified gunmen have hurled a grenade to a mosque in the Galka’o town in Mudug region, just as more officials of Ahlu Sunna Waljama’a clerics were praying in the mosque, witnesses told Shabelle radio on Wednesday.

Eyewitnesses said that the explosion was hand bomb which targeted to Mubarak mosque in Garsore neighborhood in the town as the people were preparing to pray Tuesday evening prayer.

No casualties were reported so far.

The sound of the explosion could be heard in all areas around the mosque and it is unclear who were the real group masterminded the blast.

Resident told Shabelle radio that the explosion was aimed to be killed some of the Islamist officials of Alhu Sunna Waljama’a who were praying in the mosque.
We had tried to contact with the high officials of the Ahlus Sunna Waljama’a in Galka’o town, but we did not receive them through the telephone.

There had been calm situations in the town in the recent days though it is part of more explosions happened more different parts of the town in north Somalia.

By: Hassan Osman ‘Fantastic’
shabelle

________________ 5 – Lakoom Express avec AFP

A Mogadiscio, la force africaine ne rejouera pas "la chute du Faucon noir"

Par Hervé BAR

Hypnotisés comme des adolescents, quatre commandants ougandais regardent fixement la télévision, assis au mess des officiers de la base de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Rafales d’armes automatiques, cris d’agonie, et hémoglobine explosent à l’écran: ce soir-là, on passe "La chute du faucon noir", un film hollywoodien sur la défaite américaine à Mogadiscio en 1993.

Venus "au mess" –une tente kaki entourée de sacs de sable– pour siroter un thé au lait, les officiers de l’Amisom n’y voient aucun mauvais présage. Les insurgés islamistes "ne peuvent pas nous faire reculer d’un pouce", assure le porte-parole de la force, le major ougandais Ba-Hoku Barigye.

Seize ans après la débâcle des GI’s, "nous avons mis fin au mythe d’une Somalie interdite", estime-t-il. "Rappelez vous que nous sommes l’unique force de paix avec des risques aussi élevés qu’en Afghanistan ou en Irak". Près de 5.300 militaires ougandais et burundais –sur les 8.000 initialement prévus– sont déployés depuis mars 2007 en plusieurs points clés de Mogadiscio pour y soutenir le gouvernement de transition (TFG).

Retranché dans Villa Somalia (présidence), le TFG ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, où il subit les assauts quotidiens des insurgés islamistes. "Sans nous, le TFG s’effondrerait immédiatement", reconnaît un colonel du contingent ougandais, dont les hommes en ville sont régulièrement la cible d’embuscades, tirs de mortiers et attentats.

Installée en bordure de l’aéroport de la capitale somalienne, le quartier général de l’Amisom est une étendue de tentes, préfabriqués et containers noyés au milieu d’une forêt d’épineux, à quelques mètres des eaux bleu émeraude de l’océan Indien.

Casques lourds et gilets pare-balles, les militaires s’y préparent au petit matin à partir en patrouille à bord d’imposants véhicules blindés blancs, pour aller ravitailler les positions avancées de la force en centre-ville ou escorter des officiels somaliens.

A quelques encablures du champ de bataille de Mogadiscio, où s’affrontent dans des escarmouches quotidiennes miliciens pro-gouvernementaux et islamistes, le QG de l’Amisom est longtemps resté relativement épargné par les violences, grâce "à nos bonnes relations avec les habitants des villages environnants", selon un officier des opérations civilo-militaires.

Jusqu’au 17 septembre dernier, où un double attentat-suicide a tué 17 soldats, dont le numéro deux de l’Amisom, un général burundais. Dominant la base, la façade blanche éventrée de l’ancien état-major témoigne encore de l’attaque.

L’état-major a été aujourd’hui réinstallé dans un discret préfabriqué, et les officiers affirment avoir surmonté l’épreuve: "certes, l’attaque a été meurtrière, elle n’a cependant pas atteint son objectif, qui était de tuer le commandant en chef", veut croire un colonel ougandais.

Punaisée dans les structures collectives de la base, une directive demande aux militaires, malgré le choc de l’attentat, de faire tous les efforts nécessaires pour "ne pas s’isoler" des Somaliens.

"En moins d’un an, l’affaire somalienne peut être réglée! C’est une question de renforcement de nos capacités et du nombre de troupes", assure le major Barigye, sans cesse interrompu par la sonnerie de son téléphone portable "Al-shebab!", lâche dans le combiné une voix anonyme.

"Les shebab ont pris l’habitude de m’appeler pour me menacer", explique dans un grand sourire le gouailleur porte-parole, l’air de ne pas s’en soucier. A intervalles réguliers, un vrombissement résonne au dessus de sa tête dans la nuit étoilée. Ce soir encore, des drones américains survolent Mogadiscio.

________________ 4 – All Africa avec Shabelle (En Anglais)

Deux clans somalis opposés crient victoire après les violents combats qui ont commencé mardi dernier/ // Warring Sides Claim Victory Over Dawn Fighting in Mogadishu

The two warring sides of the Islamists and TFG have claimed victory over heavy fighting that started early on Tuesday morning at parts of Warshadaha Street in the Somali capital Mogadishu, officials told Shabelle radio.

Residents near Kulliyadda building said that bitter clashes between forces of Harakat Al-shabab Mujahideen and the transitional government soldiers backing by AMISOM broke out in parts of Warshadaha street in Mogadishu as some of the government troops made military movement around the area.

The fighting between the two sides continued about an hour and both rivals exchanged heavy weapons and shelling during the fighting.

High officials of Harakat Al-shabab Mujahideen told Shabelle radio that the war started after the TFG and AMSOM troops made military movement which caused their fighters to attack them saying that they took over positions of the soldiers for limited time adding that they had killed 12 soldiers in the fighting.

On the other hand Dahir Ali Farey, one of the government troops’ officials involving the conflict said that the fighting broke out as the Islamist fighters attacked their bases pointing out that they killed 4 fighters in the war pointing out that one of their soldiers was wounded as the clash continued.

The real casualties of the fighting are unclear except the claim of officials of Harakat Al-shabab Mujahideen and the transitional government and the fighting follows a string of clashes between the two warring sides in Mogadishu.

________________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Dans Mogadiscio en guerre, l’Amisom veut "gagner les coeurs et les esprits"

Trop affaiblie pour dissimuler ses traits mutilés sous son voile mauve, Dhicisay a eu la mâchoire fracassée par un éclat de grenade. Cette femme de 35 ans est venue se faire soigner sur la principale base la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui jouxte l’aéroport de Mogadiscio.

Dhicisay Salat, dont un large bandage maculé de sang enserre le visage, a été blessée il y a deux jours sur un marché de la capitale, où elle vendait à même le sol quelques branches de khat aux miliciens de passage.

"Un inconnu a lancé une grenade sur un groupe de combattants du TFG" (forces pro-gouvernementales) raconte sa soeur, qui l’a accompagnée sur la base de la force de paix de l’UA et la soutient dans son calvaire.

A côté de ses militaires malades ou blessés, l’Amisom accueille ainsi en permanence dans son "hôpital de campagne" une centaine de patients, pour la plupart victimes de guerre.

Les plus gravement atteints se présentent à l’une des entrées de la base, un simple sentier sablonneux dans la mire des mitrailleuses ougandaises. Les autres peuvent venir consulter un médecin, dans le cadre des consultations libres organisées trois fois par semaine sur la base.

Plusieurs centaines de personnes, dont certaines font la queue dès l’aube, se pressent pour venir s’y faire soigner. Les cas les plus sérieux sont triés et escortés vers "l’hôpital de campagne".

Celui-ci est un assemblement de grandes tentes de toiles sous lesquelles des lits de camps sont alignés en rang d’oignon. Cheveux noués sous un foulard, des infirmières ougandaises en treillis passent d’un patient à l’autre.

Le bloc opératoire a été aménagé dans un container, le laboratoire dans un préfabriqué. Deux annexes spécialisées accueillent des jeunes femmes victimes de fistule obstétricale.

"Nous accueillons en grande majorité des blessés par balles ou shrapnels (éclats)", explique le médecin-colonel James Kiyengo. "Les autres sont des victimes d’accidents de la route, ou des patients souffrant de maladie grave".

Bandages sanguinolents, regards farouches et pantalon de treillis, les hommes, regroupés sous une même tente, sont pour beaucoup des combattants. "On soigne même des shebab (insurgés)", souligne le colonel Kiyengo, désignant un adolescent tout sourire amputé de la jambe droite.

Il y a aussi les patients atteints de cancers avancés ou de maladies incurables. Visage d’ange, Muslimo Isak, 20 ans, a la poitrine déformée par des tumeurs cancéreuses. Veuve, sans famille, elle n’a nulle part ou aller. "Nous veillons sur ces désespérés comme les voisins du village", lâche, fataliste, le colonel Kiyengo.

Onze médecins militaires burundais et ougandais travaillent à l’hôpital de campagne de l’Amisom, où les soins sont gratuits. "Certains patients viennent de très loin, l’Amisom est leur seul espoir".

"Sans argent, tu ne peux pas aller à Medina", l’un des trois hôpitaux de Mogadiscio, confirme Ise Abdi, la cuisse en partie arrachée par "une bombe".

Pour l’Amisom, il s’agit de "gagner les coeurs et les esprits" des Somaliens, résume clairement son porte-parole, le major Ba-Hoku Barigye. "Si les quartiers voisins de la base sont paisibles, c’est en grande partie en raison de cette assistance médicale", selon le médecin-colonel.

Ces opérations "civilo-militaires" visent aussi sans doute à contre-balancer l’effet dévastateur dans l’opinion des Somaliens, des civils tués par les tirs de mortiers de l’Amisom en riposte aux attaques des insurgés.

L’initiative est combattue par les insurgés islamistes. La semaine dernière, un homme a été égorgé pour avoir été surpris avec dans sa poche une prescription d’un médecin de l’Amisom.

________________ 2 – All Africa avec Shabelle (En Anglais)

Un civil tué et un autre blessé au cours de combats entre deux milices somaliennes dans le Sud de la Somalie. // Clash Kills a Civilian, Wounds Another in Southern Region

At least one civilian was killed and another wounded after clash between Somali militias started at Torotorow village in southern Somalia, witnesses told Shabelle radio on Monday.

Reports say that the fighting started as two of the cultivators disputed for the boundary of their farms in Tororow village near Afgoi town in lower Shabelle region killing a man, wounding another woman.

Sheikh Mohamed Nur, the chairman of Torotorow village confirmed to Shabelle radio that both sides exchanged gunfire for a while which caused the death of a farmer man and a woman who were not far away from the area of the fighting.

He added that more Islamist fighters of Hisbul Islam organization had reached at the area after the fighting and conducted operations to capture the criminals so as to put on trial as soon as possible.

Such fighting between Somalis clan militias is not new to hear the ears of the people and often causes casualties of deaths, injuries and loss of property.

_________________________ 1 – Australia.to (En Anglais)

Selon un membre d’équipage, la flotte somalienne serait dans un état d’abandon total, qui la rend inopérante avec des risques d’avaries sérieuses. Sur les 7 navires de la Somalie, deux seraient à Gara (Somalie) et 5 pratiquement oubliés au Yémen. // Ships of Somali Fleet Are on the Brink of Destruction: Crew

Some of the Somali national crew members of the Somali ships in Yemen have on Monday stated that the vessels are on the brink of being completely destroyed.

Barre Sheik Mohamed, better known as Barre Dagol, one the Somali crew on the ships of the Somali fleet had contacted Shabelle radio and said that the ships need urgent repair, pointing out that if they do not get any repair as soon as possible, they will be ruined.

He said that the Somali fleet consists of 7 ships, whereby one of them is at the coast of Gara’ad district in Somalia, while 5 of them are lying in Yemen and need to be repaired.

"Really, the ships are very old and can not work once again without repair. I would like to tell this for the Somali people to know, since the vessels are the property of the Somali people. One of the ships is the coast of the Somalia. It is useless," said Barre Dogol

Barre Dagol stated that the money they earned since the collapse of Barre’s government was taken by the transitional government led by then president Abdullahi Yusuf Ahmed, while the Somali sailors could not even get their wages.

The crewmen said that they also had informed the Yemeni government concerning this issue, saying that it ordered the vessels to be auctioned, because the Somali in charge of these ships ows money to over 120 Yemeni citizens. If if the vessels would be auctioned the monetary claims most likely could not be met.

Meanwhile the crew members were transferred to the Somali embassy in Yemen.

The Somali fleet was taken out of the country when the government of former president Mohamed Siad Barre was overthrown in1991 and they did not get any repair due to the persistent conflicts between the Somali people, which resulted now in a situation that their property is even lost abroad.