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27/11/2015 (Brève 527) (koaci.com) Djibouti-Chine: Pékin envisage de créer une base militaire de 10 000 soldats à Djibouti

Source http://koaci.com/djibouti-chine-pekin-envisage-creer-base-militaire-soldats-djibouti-93594.html

PÉKIN, Chine – La Chine annonce la tenue de pourparlers avec Djibouti dans le but d’y implanter un centre de logistique navale destiné au soutien des patrouilles anti-espionnage chinoises dans les eaux de la région.

Djibouti, un petit pays de moins d’un million d’habitants, est situé dans la corne de l’Afrique à la rencontre du golfe d’Aden et de la mer Rouge, entre l’Érythrée et la Somalie.La Chine ne possède aucune base militaire outre-mer et a fréquemment affirmé dans le passé qu’elle n’en aurait pas.

Wu Qian, porte-parole du ministère chinois de la Défense, a refusé de commenter l’initiative, sauf pour dire que la base pourrait amoindrir les difficultés de ravitaillement des navires chinois et servir d’aire de repos pour les marins et les officiers.

04/12/09 (B527) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

______________________________ 3 – AFP

Somalie: libération par des pirates d’un cargo capturé depuis six mois

Un cargo battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, capturé par des pirates au large des côtes d’Oman il y a six mois, a été libéré jeudi après-midi par ses ravisseurs, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon un communiqué de l’ONG environnementaliste basée à Nairobi Ecoterra International, spécialisée sur les questions de piraterie dans l’Océan Indien, le MV Charelle a été libéré vers 17H00 (14H00 GMT) contre le paiement d’une rançon.

La libération du cargo avait été annoncée un peu plus tôt depuis Bruxelles par l’opération anti-piraterie européenne dans l’Océan indien, Atalante. « Cet après-midi, le navire MV Charelle, battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda, a été relâché après six mois de captivité aux mains des pirates », a-t-elle indiqué.

Le MV Charelle avait été capturé au sud d’Oman le 12 juin 2009. Le navire avait dix hommes d’équipage à bord à l’époque de la capture, sept Sri Lankais et trois Philippins.

Tout au long de sa captivité, le bateau est resté à l’ancre à 3 miles nautiques au large de la localité somalienne d’Hobyo, explique Ecoterra dans son communiqué.

Ecoterra International a indiqué que « le bateau a été amené au large de Garacad, et les habituelles querelles de dernière minutes entre pirates ont pu être résolues, et un système de sécurité mis en place pour la libération même du navire ».

Les pirates ont quitté le bord ce jour vers 17H00 (14H00 GMT), ajoute l’ONG.

« Les négociations ont été rendues extrêmement compliquées du fait de l’énorme rançon payée pour la remise en liberté du thonier espagnol Alakrana à la mi-novembre », précise la même source.

La capture du MV Charelle, un cargo de taille relativement modeste (86 mètres de long pour 2.800 tonnes), avait eu lieu à la limite des eaux territoriales omanaises, faisant craindre une expansion de la zone d’action des pirates bien au-delà des côtes somaliennes et de leur traditionnelle zone d’action.

Le phénomène s’est depuis lors confirmé, avec la multiplication des attaques plus à l’est au large des Seychelles.

A ce jour, au moins onze navires et 272 marins sont aux mains des pirates somaliens, selon Ecoterra international.

_______________ 2 – Portail des sous-marins avec Washington Post

L’océan est trop étendu pour empêcher toutes les attaques de pirates

Par Rédacteur en chef.

Les forces navales internationales ne seront jamais capables de sécuriser complètement l’immense étendue d’océan où les pirates somaliens attaquent des navires au large de l’Afrique de l’Est, a expliqué mardi le commandant de l’opération européenne Atalante.

Au cours l’une des dernières attaques, les pirates ont capturé un pétrolier grec, le Maran Centaurus, alors qu’il transportait 275.000 t de pétrole brut.

Le commandant de l’opération Atalante indique que le Maran Centaurus naviguait à l’est d’une zone que l’Union Européenne conseille d’éviter, donc il ne pouvait pas forcément s’attendre à être attaqué. Les pirates retiennent maintenant 11 navires et 264 membres d’équipage, indique le contre-amiral Peter Hudson.

« La nouvelle de cette attaque illustre parfaitement les problèmes que pose la protection et la surveillance d’une zone qui couvre plusieurs millions de km², » explique Hudson, qui commande l’opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie.

Hudson précise que le fait que les pirates attaquent désormais des navires jusqu’à 1.000 nautiques (1.850 km) des côtes constitue un défi important, et que la force européenne ne peut pas protéger complètement une zone aussi grande. La stratégie de la force européenne dans le golfe d’Aden est d’augmenter le temps qu’il faut aux pirates pour monter à bord afin qu’un navire ou un hélicoptère puisse être envoyé sur place.

« La difficulté dans une région aussi grande que l’océan Indien, avec le faible nombre de moyens dont nous disposons, est que les pirates peuvent tenter leur chance jusqu’à ce qu’ils arrivent à monter à bord, parce qu’il n’y a rien pour les en empêcher, » explique-t-il.

Hudson précise que les pétroliers comme le Maran Centaurus peuvent être des cibles tentantes.

« Ils sont gros, pas très rapides, sont bas sur l’eau… Donc un pirate déterminé peut réussir, » a expliqué Hudson lors d’un voyage au Kenya.

Et à cause des produits inflammables, les pétroliers ne peuvent embarquer d’équipes de protection embarquées.

Hudson prévient que le problème de la piraterie ne sera pas résolu « en parcourant l’océan Indien et en capturant des pirates. La solution à long-terme est à terre, en Somalie. »

_______________ 1 – BabNet (Tunisie) avec Ria Novosti (Russie)

Les pirates somaliens créent une bourse pour gérer leurs revenus

Les pirates somaliens ont créé une sorte de « bourse » dans la ville portuaire de Harardhere (Somalie) devenue l’un de leurs repaires principaux, pour mieux contrôler l’argent qu’ils reçoivent à titre de rançon, ont rapporté mardi des médias internationaux.

La nouvelle « bourse », ouverte 24 heures sur 24 depuis l’été dernier, permet aux pirates de bénéficier du soutien de la population locale malgré tous les risques qu’elle représente, a indiqué un ancien pirate dénommé Mohammed à l’agence Reuters.

Les dizaines de millions de dollars versés aux pirates ces dernières années pour la libération des otages attirent des investisseurs somaliens et étrangers, selon l’agence.

Les pirates ont commencé par 15 « compagnies maritimes », à présent, la bourse en réunit 72 dont dix « excellent dans la prise d’otages ». « Les actions de la bourse sont accessibles à tous et chacun peut s’engager soit en participant aux opérations en haute mer soit en donnant de l’argent, des armes ou du matériel, la piraterie est ainsi devenue une activité commune », selon Mohammed.

Ancien village de pêcheurs, Harardhere est devenu une ville prospère où des tout-terrains appartenant aux pirates et à ceux qui les financent, créent des embouteillages dans les rues poussiéreuses. Le gouvernement somalien soutenu par l’Occident ne contrôle que quelques rues de la capitale Mogadiscio et n’a aucun pouvoir à Harardhere.

L’administration municipale reconnaît que la piraterie est la source principale de revenus pour la population locale. L’argent obtenu par les pirates permet notamment de financer l’hôpital et les écoles publiques, a indiqué un représentant de l’administration.

Depuis le début de 2009, les pirates ont détourné 34 navires dans l’océan Indien et le golfe d’Aden prenant en otages 450 marins, selon l’ONU.

04/12/09 (B527) Nouvelles de Somalie. Attentat meurtrier à Mogadiscio. Nous ne reprendrons pas toutes les dépêches sur ce drame, car elles sont trop nombreuses. (7 articles en Français)

________________________ 7 – RSF

Trois journalistes tués et plusieurs autres blessés dans l’attentat-suicide de Mogadiscio

Reporters sans frontières est attristée d’apprendre que le bilan pour les journalistes de l’attentat-suicide perpétré à l’hôtel Shamo, à Mogadiscio, le 3 décembre 2009, s’est alourdi.

Selon l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), organisation partenaire de Reporters sans frontières, Yaasir Mario, qui travaillait comme fixeur et cameraman indépendant, est décédé dans la soirée du 3 décembre, à l’hôpital de Medina où il avait été admis dans un état critique.

Parmi les journalistes blessés dans l’attaque figurent :

– Mohamed Aweys Mudey, reporter à la station Somaliweyn Radio

– Abdulkadir Omar Abdulle, reporter pour la chaîne Universal TV

– Mohamed Abdi Hussein, reporter pour Hurmo Radio

– Khalid Maki Banadir, cameraman pour la chaîne Universal TV

– Omar Faruk, photographe pour l’agence de presse Reuters

Les insurgés islamistes de la milice Al-Shabaab et du groupe Hezb-al-Islam ont démenti, le 4 décembre, être responsables de l’attentat.

Plus d’informations (http://www.rsf.org/Au-moins-deux-journalistes-tues-et.html)

Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
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75002 Paris, France
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________________________ 6 – Le Monde

Trois ministres tués dans un attentat à Mogadiscio

Ce devait être l’une des rares fêtes organisées à Mogadiscio (Somalie), une occasion exceptionnelle de se réjouir offerte par la célébration de la fin des études d’un groupe d’étudiants en médecine, tout frais émoulus d’une université privée dans la capitale ravagée. Jeudi 3 décembre, la fête s’est terminée dans le bain de sang d’un attentat-suicide à l’hôtel Shamo, dans la partie sud de la ville.

Pour la première fois depuis l’apparition, en 2007, des attentats-suicides en Somalie, le kamikaze a ciblé des civils. Voilé et habillé en femme pour dissimuler une épaisse ceinture d’explosifs, il a fait éclater sa charge au milieu de la foule compacte réunie dans la salle des mariages de l’hôtel Shamo, située à droite du bâtiment principal. Les rares clients présents dans les chambres, comme le personnel, n’ont pas été atteints.

En revanche, les 43 diplômés entourés par une foule de professeurs, d’amis, d’officiels et de membres des familles ont été touchés de plein fouet. Plusieurs ministres se tenaient sur l’estrade, dont le kamikaze qui, d’abord assis dans la salle, s’en était approché avant de déclencher le dispositif.

Dans ce milieu confiné, l’efficacité de la déflagration, projetant des éclats de métal, a été terrible. Trois ministres ont été tués sur le coup, un quatrième grièvement blessé. Le bilan s’établissait à près de vingt morts, jeudi soir. Il devrait s’alourdir alors que les blessés se comptent par dizaines.

Un groupe de journalistes somaliens couvrait cet événement. Trois d’entre eux sont morts, dont Hassan Zubeyr, cameraman de la chaîne Al-Arabiya, et le journaliste de radio Shabelle, Mohamed Amin Aden, tués sur le coup. Neuf étudiants, deux médecins ont aussi été comptés parmi les morts.

Les attentats-suicides organisés avec ce soin et cette efficacité à Mogadiscio ont été, en général, revendiqués par le groupe d’insurgés islamistes Al-Shabab (« la jeunesse »). Mais vendredi matin, un porte-parole des shabab, Ali Mohamed Rage, a déclaré, à Mogadiscio, que son mouvement refusait d’endosser la responsabilité de cet attentat. « Nous déclarons qu’Al-Shabab n’a pas organisé cette explosion. (…) Nous pensons qu’il s’agit d’un complot du gouvernement lui-même », a-t-il affirmé.

Complot gouvernemental

Pour appuyer cette version, il affirme que certains ministres, présents au début de la cérémonie, ont quitté la salle juste avant l’explosion. Les divisions au sein du Gouvernement fédéral de transition (TFG) sont nombreuses, articulées autour de rivalités liées à des intérêts économiques, des alliances avec des groupes aux conceptions religieuses différentes et aux appartenances claniques.

Parmi les trois membres du TFG tués, le ministre de l’éducation supérieure, Ibrahim Adow, était la figure la plus marquante. Après des études supérieures aux Etats-Unis, il était revenu diriger une université privée à Mogadiscio avant de devenir l’un des responsables des Cours islamiques, puis de fuir la Somalie lors de l’invasion éthiopienne. Cultivé, doctrinaire, il était rentré pour rejoindre le TFG. Le gouvernement soutenu par l’étranger n’étend son autorité toute théorique que sur quelques quartiers de Mogadiscio, dont K5, où se trouve le Shamo.

Jean-Philippe Rémy

________________________ 5 – Amerique.com

Somalie: le bilan de l’attentat suicide à Mogadiscio s’alourdit à 23 tués

Vingt-trois personnes ont été tuées dans l’attentat suicide perpétré jeudi à Mogadiscio lors d’une cérémonie de remise de diplômes universitaires, selon un bilan actualisé vendredi de source médicale.

« Depuis la nuit dernière, trois personnes hospitalisées sont décédées, dont un journaliste free-lance, et le corps d’un civil a également été retrouvé », a indiqué vendredi à l’AFP un médecin de l’hôpital Médina, principal hôpital de Mogadsicio.

Le précédent bilan faisait état de 19 tués.

________________________ 4 – Le Point avec AFP

Somalie: les insurgés démentent toute implication dans l’attentat qui a fait 23 tués

Par Mustafa HAJI ABDINUR

Vingt-trois personnes ont été tuées dans l’attentat suicide perpétré jeudi à Mogadiscio lors d’une cérémonie de remise de diplômes universitaires, selon un bilan actualisé vendredi de source médicale.

Les insurgés islamistes radicaux shebab et du Hezb al-Islam ont démenti vendredi être impliqués dans l’attentat-suicide perpétré la veille au coeur de Mogadiscio qui a fait au moins 23 tués, en majorité des étudiants en médecine venus recevoir leur diplôme.

Trois ministres du gouvernement fédéral de transition (TFG) et trois journalistes figurent parmi les victimes de cet attentat commis à l’intérieur de l’hôtel Shamo, situé dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement.

La communauté internationale a unanimement condamné l’attaque, dont le président somalien élu en janvier Sharif Cheikh Ahmed a immédiatement rejeté la responsabilité sur les insurgés islamistes radicaux.

Mais les shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial, et le groupe plus politique Hezb al-Islam ont démenti toute implication. « Nous ne sommes en rien impliqués dans cet incident, les moujahidine shebab n’ont jamais commis un tel acte », a déclaré à l’AFP le porte-parole officiel des shebab, Sheikh Ali Mohamud Rage, qui en a rejeté la responsabilité sur « le gouvernement apostat » du président Sharif Ahmed.

« Il y avait de fortes rivalités politiques entre responsables du gouvernement apostat. Cette tragédie est la conséquence des complots » au sein du TFG, a-t-il avancé. « Nous disons au peuple que le gouvernement apostat est totalement responsable de cet incident qui a tué des musulmans innocents », a-t-il poursuivi.

Dans une déclaration à l’AFP, le chef du Hezb al-Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys a « condamné » l’attaque, « oeuvre de nos ennemis qui veulent tuer l’intelligentsia somalienne et créer une atmosphère d’hostilité pour empêcher la réconciliation ». L’attentat « n’a pu être perpétré par un Somalien, c’est une opération de l’ennemi, peut-être avec l’assistance d’éléments complices des étrangers qui veulent occuper la Somalie », a assuré cheikh Aweys, en référence à la force de paix de l’Union africaine (Amisom).

Les trois ministres tués dans l’attaque sont ceux de l’Education, de l’Education supérieure, et de la Santé.

Trois journalistes locaux sont également décédés, portant à neuf le nombre de journalistes tués en Somalie depuis le début de l’année.

L’attaque, qui a fait en outre plus de 60 blessés, a choqué les habitants de Mogadiscio, qui vivent pourtant la guerre civile au quotidien depuis presque une vingtaine d’années: la cérémonie de remise des diplômes, avec étudiants en chapeau et toge à l’américaine, était une rare occasion de se réjouir et un évènement heureux pour de nombreuses familles.

« Cette attaque effroyable est une nouvelle démonstration du mépris absolu des extrémistes pour la vie. Le fait que cette explosion visait des étudiants en médecine, les futurs docteurs somaliens, est extrêmement révélateur », ont dénoncé dans un communiqué conjoint l’Union européenne, les Etats-Unis, l’ONU, l’Igad (autorité régionale) et la Ligue arabe.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats de l’Amisom, face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam.

Les membres du TFG sont régulièrement la cible d’attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab.

Plusieurs centaines de volontaires étrangers combattent aujourd’hui dans les rangs de shebab, contribuant notamment à généraliser des tactiques (engins piégés, snipers et attentats-suicide) déjà mises en oeuvre en Irak par al-Qaïda.

____________________________ 3 – JDD

Somalie-Attentat: Démenti des islamistes

Les rebelles islamistes du mouvement Al Chabaab ont démenti vendredi toute implication dans l’attentat qui a tué la veille au moins 22 personnes, dont trois ministres du gouvernement, dans la capitale Mogadiscio.

« Nous déclarons qu’Al Chabaab n’a pas organisé cette explosion (…) Nous pensons qu’il s’agit d’un complot du gouvernement lui-même », a déclaré un porte-parole du mouvement à des journalistes.


____________________________ 2 – France-Soir

Somalie – Entre islamisme et piraterie, le pays sombre dans le chaos

Philippe Cohen-Grillet,

Entre islamisme et piraterie, le pays sombre dans le chaos
En Somalie, le gouvernement légal ne contrôle qu’un quartier autour de la présidence. Le reste du pays est aux mains des islamistes et des pirates du golfe d’Aden.

Mutilée, martyrisée, la Somalie n’en finit pas de sombrer dans l’horreur et le chaos absolus. Hier, un attentat suicide a frappé le cœur de ce qu’il reste d’autorité à un pouvoir fantoche, dans une capitale fantomatique. Lors d’une cérémonie officielle de remise de diplômes, le terroriste, assurément un activiste islamiste, a déclenché la ceinture d’explosifs qu’il portait, provoquant la mort de 19 personnes, en majorité des étudiants, ainsi que de trois ministres.

Le gouvernement de transition somalien vient ainsi d’être amputé de ses ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Santé. Celui des Sports figure au nombre des 60 blessés, dont certains grièvement, parmi lesquels on relève encore des journalistes.

Le coupe-gorge d’al-Qaida

L’attaque est intervenue à quelques encablures du Palais présidentiel de Mogadiscio, la seule zone de quelques kilomètres carrés dans tout le pays sur laquelle le gouvernement exerce un semblant d’emprise. Le président cheikh Sharif Ahmed, au pouvoir – autant que cette formule ait un sens – depuis janvier 2009, contrôle à peine un petit quartier avec le soutien de 5.300 soldats de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

_____________________________ 1 – Le Monde

Attentat-suicide à Mogadiscio: ferme condamnation à l’ONU

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Conseil de sécurité ont condamné l’attentat-suicide commis jeudi à Mogadiscio, qui a tué au moins 19 personnes dont trois ministres.

« Le secrétaire général condamne l’attentat-suicide commis aujourd’hui lors d’une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants en médecine à Mogadiscio (…) qui aurait dû être un événement d’espoir pour la Somalie », a déclaré son service de presse dans un communiqué.

« Cet attentat ne peut que renforcer la détermination du gouvernement et du peuple somaliens et de leurs partenaires à poursuivre leurs efforts pour combattre le terrorisme », a-t-il ajouté.

« Il souligne combien il est urgent pour la communauté internationale d’accélérer l’apport effectif de l’aide promise aux institutions sécuritaires de la Somalie ainsi qu’à la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) ».

Le Conseil de sécurité a lui aussi « condamné de la façon la plus énergique » cet « attentat terroriste », dans une déclaration lue en séance par son président en décembre, l’ambassadeur du Burkina Faso, Michel Kafando.

« Cet attentat criminel a visé des personnes déterminées à créer un avenir pacifique, stable et prospère pour le peuple somalien », déplore le Conseil qui demande une enquête, afin que « les auteurs de cet attentat soient rapidement traduits en justice ».

Le Conseil réitère son soutien au gouvernement de transition somalien (TFG) et au processus de paix de Djibouti.

Au moins 19 personnes, en majorité des étudiants, ainsi que trois ministres du TFG et deux journalistes locaux, ont été tuées jeudi dans un attentat-suicide à Mogadiscio lors d’une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants.

L’attaque, qui a fait en outre plus de 60 blessés, a eu lieu dans la matinée à l’hôtel Shamo, dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed (au pouvoir depuis janvier 2009) ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats de l’Amisom, face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam.

Les membres du TFG sont régulièrement la cible d’attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial.

04/12/09 (B527) Yémen Express (2 articles en Français)

_______________________ 2 – HNS Info

Les autorités saoudiennes doivent enquêter sur les meurtres présumés de civils commis au Yémen

Amnesty International a exhorté les autorités saoudiennes à enquêter sur le meurtre présumé de sept civils tués lors d’une attaque aérienne dans la région de Saada, au Yémen.

Lundi, l’armée de l’air saoudienne aurait lâché trois bombes sur une maison où vivait une famille, non loin de Mithab. Il pourrait s’agir d’un acte délibéré. On ignore si des combattants armés se trouvaient dans cette maison ou dans ses environs au moment de l’attaque aérienne.

Trois enfants et quatre femmes membres de la famille Amer ont apparemment été tués par l’explosion des bombes, qui a également blessé au moins neuf autres civils.

Les combats opposant les forces gouvernementales du Yémen et les partisans armés de feu Hussein al Houthi, dignitaire chiite, auraient gagné l’Arabie saoudite au mois de novembre, ce qui a conduit les forces saoudiennes à attaquer directement les rebelles yéménites.

« La maison de la famille Amer pourrait avoir été délibérément visée par l’armée de l’air saoudienne car elle a été frappée trois fois coup sur coup, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Comme nous ne disposons pas d’informations indiquant que des rebelles armés d’al Houthi opéraient dans cette maison ou dans ses environs, nous craignons fortement que cette attaque n’ait directement visé des civils. »

Amnesty International a appelé le ministre saoudien de la Défense, le prince Sultan bin Abdul Aziz Al Saud, à veiller à ce que les forces saoudiennes prennent toutes les mesures qui sont en leur pouvoir pour garantir la sécurité des civils pris dans les rets du conflit qui fait rage dans la province de Saada.

« Nous avons demandé au gouvernement saoudien d’indiquer les mesures qui sont prises pour enquêter sur ces faits et, de manière plus générale, pour que tout ce qui est possible soit mis en œuvre afin de protéger les civils qui vivent dans les zones en proie à un conflit au Yémen et à la frontière sud du royaume saoudien », a précisé Malcolm Smart.

Les trois enfants qui ont, semble-t-il, été tués dans cette attaque sont Hussein Amer Muthana Amer, Ameen Muthana Amer et Hussein Hadi Abdullah Amer.

Quatre femmes appartenant à cette famille – Nashra Hadi Zaid, Fatima Muthana Amer, Ramia Ali Muthana Amer et Hindah Muthana Amer – auraient également été tuées par les trois bombes qui ont frappé leur maison dans le district d’al Ammar.

Le conflit qui fait rage dans la région de Saada a débuté en 2004 et il se poursuit depuis de manière intermittente. Les affrontements se sont intensifiés au mois d’août et depuis, la population de la région, majoritairement chiite, a subi des déplacements forcés, et des dizaines voire des centaines de personnes ont été tuées.

_______________________ 1 – Quotidien du Peuple avec XINHUA

Les manifestations gagnent le sud du Yémen

Une série de manifestations organisées pour la libération de prisonniers arrêtés pendant les manifestations de lundi a gagné jeudi plusieurs villes du sud du Yémen, a rapporté la chaîne de télévision panarabe Al-Jazira.

Le mouvement d’opposition a manifesté à Ad Dali, Yafa et Radfan dans le sud du Yémen pour manifester contre l’étouffement des manifestations de lundi qui commémoraient la Journée de l’ indépendance du Yémen.

Les manifestants qui brandissaient des pancartes condamnant le gouvernement et qui scandaient des slogans contre le régime ont lancé un appel à la libération de toutes les personnes arrêtées pendant les manifestations.

Des colonnes de fumée ont été observées dans la province d’Ad Dali, les manifestants ayant incendié des pneus pour bloquer une route menant à la province d’Aden dans le sud du Yémen.

Par ailleurs, des sources locales ont indiqué que quatre personnes ont été blessées dans la province d’Ad Dali dans des affrontements entre les forces de sécurité et des hommes armés qui manifestaient contre les élections partielles législatives dans plusieurs circonscriptions électorales. Pour les manifestants, ces élections ne sont pas constitutionnelles.

03/12/09 (B527) Nouvelles de Somalie. Attentat meurtrier à Mogadiscio (4 articles en Français)

_________________________ 4 – CRI (Chine)

Somalie: le bilan des morts s’élève à 57 dans l’attentat contre un hôtel de Mogadiscio

Le bilan des morts après un attentat suicide à la bombe survenu jeudi dans un hôtel de Mogadiscio, s’est alourdi à quelque 57, dont trois ministres somaliens, alors qu’au moins 200 autres personnes ont également été blessées, selon les services d’urgence locaux.

_________________________ 3 – RSF

Au moins deux journalistes tués et plusieurs autres blessés dans un attentat-suicide

Reporters sans frontières exprime sa stupeur et son immense tristesse après qu’un attentat-suicide, le 3 décembre 2009, dans un hôtel de Mogadiscio, a causé la mort d’une dizaine de personnes, parmi lesquelles au moins deux journalistes, trois ministres du gouvernement de transition et neuf étudiants. L’attaque s’est produite lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux étudiants de l’université Banadir. Au moins sept autres journalistes ont été blessés.

Le bilan n’est pas définitif.

“Nous condamnons cette attaque avec la plus grande fermeté et nous exprimons toute notre solidarité aux deux médias touchés par la mort d’un des leurs, notamment l’équipe de Radio Shabelle qui a déjà perdu deux directeurs en deux ans et plusieurs de ses journalistes cette année. L’insécurité en Somalie a atteint des sommets et les journalistes qui tentent de couvrir la situation chaotique de ce pays vivent un cauchemar. Les commanditaires de ce lâche attentat portent la responsabilité de la mort de nos confrères. L’usage de ces violences aveugles doit cesser et être condamné par l’ensemble des parties au conflit”, a déclaré l’organisation.

Le 3 décembre, Mohamed Amin Adan Abdulle, âgé de 24 ans, reporter pour Radio Shabelle, et Hassan Zubeyr Haji Hassan, cameraman pour la chaîne Al-Arabia TV, ont été mortellement blessés dans l’attentat visant l’hôtel Shamo, sur l’une des principales avenues de Mogadiscio, au lieu dit "kilomètre 5". Trois ministres du gouvernement de transition ont également été tués. Un quatrième, le ministre des Sports, ancien journaliste et membre fondateur de l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), est dans un état critique après avoir été blessé.

Selon les informations de Reporters sans frontières, au moins sept journalistes, parmi lesquels le photographe de l’AFP, Mohamed Dahir, ont également été blessés.

L’attaque n’a pas été revendiquée, mais de forts soupçons pèsent sur la milice islamiste Al-Shabaab. Selon un employé de l’hôtel, l’un des étudiants participant à la cérémonie a déclenché des explosifs qu’il portait sur lui.

"Nous n’en pouvons plus de l’insécurité. La plupart de mes confrères souhaitent désormais arrêter de travailler. C’est devenu trop dangereux", a déclaré à Reporters sans frontières un ancien journaliste de Radio Shabelle basé dans la capitale somalienne.

Radio Shabelle figurait parmi les nominés, dans la catégorie Médias, du Prix Reporters sans frontières – Fnac 2009 remis à Paris le 2 décembre 2009. Station privée la plus réputée du pays, elle est aussi la plus exposée. Le 7 juin dernier, son directeur, Mukhtar Mohamed Hirabe, a été abattu de quatre balles dans la tête, en plein cœur de Mogadiscio, alors qu’il se rendait au travail (http://www.rsf.org/Le-directeur-de-Radio-Shabelle,33296.html). Avant lui, deux de ses employés avaient été tués cette année. Quant à son prédécesseur, Bashir Nur Gedi, il avait lui aussi été assassiné, en 2007.

Préoccupée par le contexte d’insécurité croissante dans lequel sont contraints de travailler les professionnels des médias en Somalie, Reporters sans frontières avait octroyé, en juillet dernier, une aide de 2 000 dollars et fait parvenir vingt gilets pare-balles à des journalistes somaliens (http://www.rsf.org/Aide-aux-journalistes-somaliens.html).

Avec huit journalistes tués en 2009, la Somalie est le deuxième pays le plus meurtrier du monde pour les médias, après les Philippines. Le pays occupe la 164e place (sur 175 pays) du classement 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

_________________________ 2 – AFP

Attentat à Mogadiscio: 19 morts dont 3 ministres

Dix-neuf personnes dont trois ministres du gouvernement de transition somalien (TFG) ont été tués jeudi dans un attentat-suicide visant un hôtel de Mogadiscio où se déroulait une cérémonie officielle, a indiqué la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) dans un communiqué.

"Un kamikaze a déclenché une explosion à l’intérieur de l’hôtel Shamo (…) pendant une cérémonie de remise de diplômes d’étudiants en médecine de l’université de Banadir, causant la mort, selon un bilan encore provisoire, de 19 civils et blessant plusieurs autres", selon l’Amisom.

Un peu plus tôt, un responsable sécuritaire participant à l’enquête sur cet attentat, avait fait état à l’AFP de 18 victimes, des étudiants pour "la plupart".

L’attaque a eu lieu dans la matinée à l’intérieur de l’hôtel Shamo, dans la petite partie de la capitale somalienne encore sous contrôle du gouvernement, au cours d’une cérémonie officielle de remise de diplômes à des étudiants.

Plusieurs ministres du TFG, de nombreux officiels ainsi que des journalistes somaliens étaient présents. Un étudiant a apparemment déclenché des explosifs qu’il portait sur lui, selon un employé de l’établissement, qui a fait état d’au moins six morts.

Trois ministres ont été tués: le ministre de l’Education supérieure, Ibrahim Hassan Addow, le ministre de l’Education, Mohamed Abdullhai Waayel, et la ministre de la Santé, Qamar Aden Ali, a indiqué un responsable gouvernemental en charge de la sécurité.

Un quatrième membre du TFG, le ministre des Sports, Suleyman Olad Roble, a été blessé, selon cette même source.

Deux journalistes somaliens figurent parmi les morts: le correspondant de radio Shabelle, Mohamed Amin Aden, et un cameraman travaillant pour la télévision al-Arabiya, Hassan Zuber Hadji.

Le photographe de l’AFP, Mohamed Dahir, qui couvrait l’évènement et ne se trouvait qu’à quelques pas des deux journalistes tués, a été légèrement blessé.

"Nous étions en train d’attendre devant la salle quand une énorme explosion a eu lieu. Je me suis retrouvé par terre au milieu de la fumée et des cris", a raconté M. Dahir.

"Je suis allé récupérer mon appareil photo, c’est là que j’ai vu les corps des trois ministres", a-t-il précisé. L’hôtel Shamo est situé le long de l’une des principales avenues de Mogadiscio, au lieu dit "kilomètre 5", qui mène à la Villa Somalia, la présidence somalienne.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG du président cheikh Sharif Ahmed (au pouvoir depuis janvier 2009) ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, avec le soutien des 5.300 soldats la force de paix de l’Union africaine (Amisom), face aux insurgés shebab et du Hezb al-Islam. Les membres du TFG sont régulièrement la cible d’attentats menés par ces insurgés islamistes, en particulier des shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et de son idéologie du jihad mondial.

Le 18 juin, un attentat-suicide avait coûté la vie au ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Omar Hashi Aden, et à 19 autres personnes à Beledweyne (300 km au nord de Mogadiscio). L’attaque avait été revendiquée par les shebab.

Le 17 septembre, 21 personnes avaient été tuées dans un double attentat-suicide à l’aéroport de Mogadiscio contre le quartier général de l’Amisom. Là aussi revendiquée par les shebab, l’attaque avait fait 17 morts parmi les soldats ougandais et burundais de la paix, dont le numéro deux de la force, le général burundais Juvénal Niyonguruza.

S’exprimant depuis Kampala, l’envoyé spécial de l’UA en Somalie, Wafula Wamunyini, a "condamné dans les termes les plus fermes" ce nouvel attentat, qui visait "à intimider le TFG". "Nous voulons rassurer tout le monde: nous continuerons notre mission, nous continuerons à soutenir" le gouvernement somalien, a déclaré M. Wamunyini.

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1 – Le Point avec Reuters

Une bombe fait 19 morts dont trois ministres à Mogadiscio

Un kamikaze déguisé en femme voilée a fait exploser sa bombe, tuant 19 personnes, dont trois ministres somaliens, lors d’une remise de diplômes universitaires dans un hôtel de Mogadiscio, annonce la force de l’Union africaine (Amisom) en Somalie.

Le kamikaze a d’abord écouté assis les discours pendant un certain temps avant de se diriger vers l’estrade et de déclencher la bombe.

C’est l’attentat le plus grave en Somalie depuis le 17 septembre, quand les miliciens islamistes du mouvement Al Chabaab avaient attaqué avec deux voitures piégées la base de la force de l’UA dans la capitale, faisant 17 morts.

Le gouvernement du président Cheikh Charif Ahmed, soutenu par les Nations unies, ne contrôle que quelques rues de Mogadiscio. Ces derniers jours, des rumeurs faisaient état d’une prochaine offensive gouvernementale contre les rebelles.

Un journaliste de Reuters présent à l’hôtel Chamo a précisé que l’établissement était rempli d’étudiants, de parents et de personnalités pour la remise des diplômes de l’université Benadir quand l’explosion s’est produite.

Le ministre de la Santé, Kamar Aden Ali, celui de l’Education, Ahmed Abdoulahi Waayil, et celui de l’Enseignement supérieur, Ibrahim Hassan Addow, ont été tués. Leur collègue des Sports, Saleban Olad Roble, a été blessé.

Un témoin, un étudiant en médecine, Mohamed Abdoulkadir, a précisé qu’au moins neuf étudiants et un enseignant avaient également péri.

LES MILICIENS D’AL CHABAAB MONTRÉS DU DOIGT

"Beaucoup de mes amis sont morts", a-t-il dit à Reuters. "J’étais assis près d’un enseignant qui venait juste de prendre la parole, il a été tué."

La chaîne de télévision Al Arabya, basée à Dubaï, a annoncé qu’un de ses cameramen, Hassan al Zoubaïr, avait aussi été tué.

Ali Yassine Gedi, vice-président de l’Organisation Elman pour la paix et des droits de l’homme, a parlé de quarante blessés, dont le doyen de la faculté de médecine qui a été évacué en avion vers le Kenya.

Les soupçons se portent sur Al Chabaab, qui a tué le ministre de la Sécurité et une trentaine de personnes en juin lors d’un attentat suicide contre un hôtel de Baladwayne, dans le centre du pays.

Le groupe islamiste, qui passe à Washington pour être l’allié d’Al Qaïda dans la région, contrôle une grande partie du pays.

La Somalie est plongée dans le chaos depuis près de deux décennies et peu de signes laissent espérer que la dernière tentative en date pour y établir un gouvernement central soit plus fructueuse que les quatorze qui l’ont précédée depuis 1991.

Depuis le début 2007, les combats et attentats ont fait 19.000 morts et un million et demi de personnes déplacées.

Avec Abdi Cheikh à Mogadiscio
et Abdiaziz Hassan à Nairobi,
version française Grégory Blachier et Guy Kerivel

02/12/09 (B527) Le Journal du PND « La République ». Aden Robleh se déclare candidat à la Présidentielle et se prononce plutôt en faveur d’une non-modification de la constitution et il conseille à IOG de quitter le pouvoir à son terme prévu par la Constitution. Candidat de circonstance pour donner un semblant de légitimité aux prochaines élections présidentielles ? (Le numéro complet est disponible en téléchargement)

Un lecteur, que nous remercions, nous a adressé le fac-similé du numéro spécial ‘Congrés’ de la République, daté du 26 novembre 2009, qui est l’organe de communication du PND. Nous mettons quelques commentaires après l’article.
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Télécharger le numéro complet en PDF (4Mo)

Ce numéro reprend les déclarations d’Aden Robleh, qui prend parti en faveur d’un statu quo constitutionnel. C’est à dire qu’il penche pour une non-révision de la constitution qui permettrait à Guelleh de se représenter pour un troisième mandat.

En même temps, Aden Robleh confirme qu’il sera candidat pour les élections présidentielles, s’il a le soutien des membres de son parti.

Il précise que le 17ème congrés du PND se tiendra le 13 décembre et non le 13 septembre, comme cela est habituel, date qui avait été reculée en raison du ramadan.

Enfin dans un article plutôt favorable à Borreh, le PND critique le traitement judiciare de cette affaire qui n’est pas conforme avec les lois en vigueur dans le pays.

________________________ Notes de l’ARDHD

Robleh servira-t-il de candidat d’opérette pour tenter de faire croire que les élections sont démocratiques à Djibouti ? En effet, le PND qui disposait autrefois d’une assise forte au sein de la population, aurait perdu énormément de son audience, en raison des retournements de veste opportunistes de son Président.

Aujourd’hui le PND s’inscrit dans la majorité, aux côtés du RPP et des autres partis lèche-bottes, qui soutiennent les crimes et la dictature.

Son Président partage la gamelle remplie par Guelleh.

Sa candidature contre Guelleh est molle.

Nous pensons plutôt qu’il agit en concertation avec IOG, afin de tenter de crédibiliser les prochaines élections présidentielles où il n’a pratiquement aucune chance (à l’heure actuelle …). Mais les choses peuvent changer d’ici 2011

03/12/09 (B527) XINHUA (Chine) Somalie : 4 mort dans une attaque au Puntland

Quatre personnes ont été tué es et 23 autres blessées, pour la plupart des Ethiopiens, au cours d’une attaque survenue mardi soir à Bossaso, capitale commerciale de la région autoproclamé autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, a-t-on appris de source policière.

Des assaillants inconnus ont jeté des grenades dans un centre vidéo, tuant sur le coup deux personnes et blessant 25 autres. Deux autres réfugiés sont morts de leurs blessures à l’hôpital local de Dahir Nur, a indiqué un officier de police.

Aucun groupe n’a revendiqué pour l’instant cette attaque, alors que la région, qui jouit d’une stabilité relative depuis l’ effondrement du gouvernement somalien il y a près de deux dé cennies, a connu récemment une résurgence des violences contre les forces de sécurité locales.

Les autorités du Puntland accusent le mouvement insurgé islamiste somalien Al-Shabaab, qui sévit principalement dans le sud et le centre de la Somalie, d’être à l’origine de ces attaques.

Le groupe, qui est considéré par le gouvernement somalien comme une entité terroriste ayant des liens avec Al-Qaïda, menace fré quemment d’élargir ses opérations au Puntland et au Somaliland.

Les deux régions ont été la cible d’un certain nombre d’ attentats mortels imputés au mouvement radical, qui souhaite renverser le faible mais internationalement reconnu gouvernement somalien pour établir un Etat islamique.

Le gouvernement somalien ne contrôle aujourd’hui que certaines parties de la capitale Mogadiscio sous protection des forces de maintien de la paix de l’Union africaine.