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29/11/09 (B527) Ouest France / Affaire Borrel : la veuve du juge assassiné à Lisieux le vendredi 4 décembre.


Contribution de Roger Picon
à la recherche de la vérité ..
Le comité de soutien à Elisabeth Borrel « pour la vérité sur l’assassinat du juge Bernard Borrel », créé à Lisieux où le juge Borrel avait été en poste avant de rejoindre l’Afrique, reçoit, le vendredi 4 décembre, à 18 h, à l’Espace Victor-Hugo, la veuve du juge assassiné.

Elle fera le point sur le déroulement de la procédure et en particulier sur le rôle du parquet dans l’affaire Borrel.

29/11/09 (B527) FreeDjibouti -> L’administration djiboutienne : UNE NAVIGATION A VUE

Par FreeDjibouti

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L’administration publique djiboutienne peut-elle se présenter comme un outil au développement du pays ? Le manque d’infrastructures et de personnel qualifié, la mauvaise gestion des biens et le comportement agressif des agents de commandement, etc. rendent inopérant le but recherché.

Au lendemain des indépendances africaines, les responsables politiques ont maintes fois affirmé la nécessité de mener des actions susceptibles d’élever le niveau de vie des populations et de conduire leurs pays vers un réel développement socio-économique. Les administrations apparaissent comme le moteur de cette philosophie. Mais sur le terrain, les choses se déroulent autrement. A Djibouti, les limites de l’administration sont nombreuses et l’empêchent de se moderniser pour jouer pleinement son rôle.

La première limite
de l’administration djiboutienne réside dans la mauvaise gestion des carrières des fonctionnaires. Normalement, lorsqu’un Djiboutien sort d’une grande école, d’une université ou d’un institut, il est d’abord intégré à la Fonction publique. Ensuite, il passe un stage et obtient sa titularisation.

Il gravit honnêtement les échelons tout en acquérant des expériences. Après, l’État peut lui confier une responsabilité. S’il fait normalement son travail, il reçoit de ses supérieurs une lettre de félicitations ou de citation. Cette dernière lui permet d’obtenir des distinctions honorifiques et des témoignages de satisfaction.

Il peut ainsi changer de catégorie. Mais, de nos jours, c’est le contraire qui se passe dans l’administration djiboutienne. Même si ces mérites sont reconnus, ils ne profitent pas à ceux qui travaillent véritablement. Les conséquences de ces diverses frustrations sont la démotivation, l’indolence, l’incompétence, la lenteur et la désertion. Aujourd’hui, la fonction publique est remplie d’agents démotivés qui ne produisent rien en contrepartie du salaire qu’ils perçoivent.

La deuxième limite
est la politisation à outrance de l’administration djiboutienne.

Actuellement, il est très difficile de sanctionner un fonctionnaire qui commet une faute professionnelle. Parfois, c’est celui qui devrait recevoir une sanction qui devient subitement le chef hiérarchique de celui qui prend la sanction. Cette situation décourage bon nombre de responsables administratifs qui adoptent un profil bas face aux pratiques nuisibles qui se développent dans l’administration.

La formule consacrée est “pas vu, pas pris”.

On ferme les yeux sur la corruption, la concussion et la gabegie. Un cas récent s’est produit dans une des grandes institutions du pays où le Directeur général a pris une décision pour muter un agent. Mais le ministre a décidé de remettre en cause la décision qui avait toute sa raison d’être. Peut-on réellement bien produire dans une telle ambiance ? La politisation occasionne le non-respect de la hiérarchie, la mauvaise circulation de l’information ou sa rétention. Cela encourage aussi l’indiscrétion. Un ancien ministre n’a-t-il pas déclaré que dans ce pays, les décisions prises en Conseil des ministres sont connues des Djiboutiens avant la fin de ce Conseil ?

La troisième limite
est l’absence de gestion prévisionnelle des ressources humaines. Le perfectionnement des administrateurs qui devrait être planifié n’a pas suffisamment fait l’objet de préoccupation des autorités. Hérité d’un système de type régalien, trop dirigiste, le système administratif djiboutienne est incapable de se muer en une administration de développement. Il n’existe pas de plans de formation, de recyclage et de perfectionnement. Comment les fonctionnaires djiboutiens peuvent-ils s’adapter réellement aux mutations et exigences technologiques de l’heure ? C’est de la navigation à vue. Dès que l’opportunité de formation ou de recyclage se présente, ce sont les mêmes qui en bénéficient comme si l’administration était devenue leur chasse gardée. D’autres qui se voient exclus du système recherchent et trouvent eux-mêmes des possibilités de recyclage. Alors que toute formation répond nécessairement aux besoins d’une institution. D’autres encore espèrent contourner cette difficulté en regardant vers les statuts particuliers.

Le semblant de démocratisation qui vient de souffler à Djibouti représente un facteur d’émergence de l’État de droit qui appelle une réflexion profonde sur les missions fondamentales de la Fonction publique. Il faudrait que les administrateurs vivent leur époque avec de nouvelles approches. Rien de tel à Djibouti où l’administration est affectée par l’archaïsme dans son ensemble. La gestion des ressources humaines ne se fait pas en fonction des besoins. Aujourd’hui, on assiste à une concentration des agents de l’administration dans la capitale pendant qu’on continue à engager des volontaires dans les circuits administratifs dans les régions de l’intérieur ? Personne n’est prêt “à aller moisir en province et travailler dans des conditions inimaginables”, entend-on souvent dire.

La quatrième limite
et non des moindres de l’administration djiboutienne est la question de la retraite des travailleurs. Beaucoup de fonctionnaires passent tout leur temps à cotiser pour espérer assurer une retraite paisible, mais ils se retrouvent dans le dénuement total en fin de carrière. L’État ne reconnaît pas les mérites de ses serviteurs. Même si on décide de payer les retraités, généralement, on paie ceux qui n’ont pas cotisé et on abandonne ceux qui l’ont fait. Cela engendre des frustrations et le découragement de bon nombre de fonctionnaires.

Ceux qui sont prudents embrassent d’autres carrières dans le privé.

L’hémorragie actuelle des cadres compétents de l’administration vers les secteurs privés et parapublics explique la crainte éprouvée par les agents quant à la finalité de leur carrière.

L’indigence matérielle à laquelle les agents de l’administration font face dans l’exercice de leur fonction constitue également la cinquième limite qui ronge le secteur public djiboutien. Pourtant, par le passé, l’administration octroyait des crédits aux fonctionnaires. Ce qui leur permettait de construire des logements.

Certains avaient bénéficié des locations-ventes.

Ils étaient épargnés de la misère dont souffrent leurs collègues. C’était une marque de reconnaissance qui fidélisait les agents. Comme on le sait, l’administration djiboutienne est trop limitée pour pouvoir se moderniser et réaliser le bien-être des citoyens.

Il appartient aux autorités et à leurs partenaires nationaux et internationaux de se pencher au chevet de cette institution sans laquelle le pays prendra un sérieux coup dans son semblant de marche vers le progrès.

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29/11/09 (B527) FreeDjibouti -> LES DEBOIRES DU DEVOIR PATRIOTIQUE DES DJIBOUTIENS

Par FreeDjibouti

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Les peuples les plus soumis sont ceux les plus frappés, dit-on.

Le peuple djiboutien est plus que martyrisé dans le contexte de problèmes en Afrique. Tant de choses ont été dites et écrites sur Djibouti et ses problèmes, sur la politique djiboutienne et les chefs des partis de l’opposition depuis des décennies.

Mais de tout cela, rien n’est explicitement écrit ou dit sur la vraie nature politique des djiboutiens eux-mêmes dans cette bouillabaisse qu’ils continuent de maintenir dans leur propre pays à travers des conflits perlés.

Le vrai problème ou mal djiboutien ce sont les attitudes et les comportements des djiboutiens vis-à-vis de la chose politique dans leur pays.

Ce sont ces attitudes et comportements politiques des Djiboutien(ne)s qui ont engendré le vide politique autour du pouvoir d’État, l’incurie de rébellions armées, la boulimie du pouvoir et l’incapacité notoire des chefs de partis politiques, chefs rebelles et soi-disant “libérateurs” du peuple djiboutien à mettre un terme au banditisme contre le pouvoir d’État à Djibouti.

D’Ougoureh Kifleh en passant par Aden Robleh et beaucoup d’autres, les Djiboutiens ont adopté des comportements et attitudes de complices tout en agissant comme détracteurs de leurs dirigeants afin d’oublier leur part de responsabilité dans le mal qu’ils continuent d’infliger à leur pays.

Tout compte fait, les fossoyeurs et destructeurs de la nation djiboutienne sont les Djiboutiens eux-mêmes, sans exception d’ethnie ou de dirigeants.

Aujourd’hui, la majorité des Djiboutien(ne)s, qu’ils soient de l’intérieur ou de la diaspora, n’ont de cœur que pour leurs intérêts personnels, partisans et familiaux.

Les intérêts de Djibouti en tant que nation peuvent-ils toujours attendre ?

Ainsi, la prise du pouvoir sur la base ethnique(Issas), les rebellions(Afar) sans victoire ni programme politique, les partis de l’opposition, l’ambition des tarés de la société de diriger ce pays et le manque criard de civisme et du devoir patriotique chez les Djiboutiens ont poussé les dirigeants à voir les maigres soulèvements populaires et rebellions armées comme des actes irréfléchis et non des moyens de pression pour apporter le changement désiré.

Alors, la médiocrité et la cécité politiques des soi-disant « libérateurs » du peuple Djiboutien ont fait plus de mal au pays que changé la situation.

En son temps, le défunt président Gouled qualifiait ces révolutionnaires de « bandits », et le mafieux dictateur Guelleh les appelait « marionnettes à la solde de la France », et aujourd’hui, il les taxe par la voix de son ministre de l’intérieur de « mercenaires » érythréens et/ou à la solde de l’Erythrée ».

Pourquoi ces révolutions, résistances ou rébellions sans victoire définitive doivent-elles toujours être l’apanage d’une faction armée ou des ressortissants Afar contre le pouvoir d’État ?

Et pourquoi ces déboires politiques, tout comme l’incivisme et le manque du devoir patriotique de ces rebelles armés contre le pouvoir d’État à Djibouti doivent-ils être attribués au peuple djiboutien dans son ensemble ?

En fait, le peuple djiboutien s’est laissé tromper par ces « révolutionnaires » parce qu’il n’est jamais arrivé à faire un discernement entre ces rebelles contre le pouvoir d’État et ses propres devoirs patriotiques, démocratiques et civiques.

C’est-à-dire, les Djiboutiens dans leur ensemble continuent de rêver, même pendant ce siècle ou l’information se trouve à la portée de main, pour ne pas réfuter ou corriger ce qui opprime. Cependant, qu’ils soient de l’intérieur ou de la diaspora, les Djiboutien(ne)s agissent dans la majorité comme des escapistes qui attendent à ce que soit la France, les rebelles ou les partis politiques mettent terme à ce fléau politique qui les avilit et gangrène le pays.

Ce n’est pas de l’exagération de dire que les Djiboutiens ont toujours agi comme des extraterrestres habitant ce pays de la Corne d’Afrique. Car pourquoi, en tant que peuple ou nation, les Djiboutiens n’arrivent-ils pas toujours à trouver une solution adéquate, définitive et durable à leurs différends qui n’existent que parce que fabriqués par ceux qui en profitent ?

Pour preuve, le conflit a changé de nature et teneur pour devenir banalement une affaire de ralliement d’individus (Kadamy-DAF), de clans et d’anciens complices au lieu d’être l’affaire d’un peuple qui veut changer le cours de son destin. Et le temps passe, mais les Djiboutiens et leurs conflits demeurent !

Tout de même, savons-nous pertinemment que ceux qui combattent les régimes djiboutiens – révolutionnaires, nationalistes ou démocratiques etc.- depuis le « Soleil de l’Indépendance » à nos jours ne le font pas pour la majorité silencieuse des Djiboutiens ?

Car rares sont les conflits ou guerres déclenchés à Djibouti par devoir patriotique ou cause nationale.

Alors, c’est ce débat qu’il nous faut aborder et auquel doivent participer tous les esprits honnêtes, et non malins, de la communauté politique djiboutienne, où qu’ils soient, afin d’exorciser un tant soit peu ce mal djiboutien et permettre au vent de la paix de souffler à jamais dans ce pays que nous aimons encore tous.

Tout conflit n’a pas que de côtés négatifs.

S’il est bien géré, un conflit est une source d’enrichissement mutuel qui permet aux éléments antagonistes de se connaître, de s’ajuster ou de s’adapter à la nouvelle réalité qui crée ou qui a créé le conflit. Et le dialogue est ce pas vers la résolution de tout conflit. Malheureusement, le dialogue est une denrée rare chez nous les Djiboutiens.

J’ai employé le mot géré car il y a une part de responsabilité dans tout conflit que les éléments en présence doivent reconnaître en cas d’échec, de victoire ou de paix de braves etc. Parlant de Djiboutien, il est de notoriété publique que le conflit djiboutien est « mal parti » et mal géré par ceux qui l’ont initié dès le début des années 91.

C’est-à-dire la rébellion du FRUD- ce sur quoi tous les alibis de conflit djibouto-djiboutiens se fondent et n’a fait que de morts sans pour autant éradiquer le mal ou changer les conditions socio-politiques pour lesquelles il a vu le jour en 1991.

Vu la banalisation actuelle du conflit djiboutien, peut-on savoir exactement ce que ce machin de révolution du Frud I,II,III et ses rejetons de rebellions « claniques » vont concrètement changé à Djibouti ?

L’échec de la révolution du Frud et ses conséquences néfastes actuelles semblent dire que ses géniteurs ont ouvert la boite à pandore de l’éthnisation politique des différences culturelles, ciment de la nation djiboutienne, plutôt qu’axer la lutte sur un devoir patriotique pour éradiquer ce qui divise et gangrène le pays.

Par exemple, les scissions au sein du Frud et la ramification de rebellions sœurs prouvent à suffisance que les intérêts personnels priment sur la survie collective chez les dirigeants des rebellions. Et le cas le plus frappant de tares politiques chez les dirigeants des rebellions djiboutiens est la coalition avec le régime qu’il combattait. Là, les « libérateurs » du peuple djiboutien ont choisi d’abord de régler leurs intérêts égoïstes avant de soulager le peuple à travers le changement qu’ils chantaient depuis les montagnes et dunes de sable.

Par ailleurs, l’avènement de la démocratie qui devrait réveiller le sens du devoir patriotique chez les Djiboutiens n’a servi malheureusement que de mangeoire à l’élite politique djiboutienne.

Car la pléthore de partis politiques au début des années 90 à Djibouti a fait plutôt place à un essaim de rebellions armées. Le défunt président Gouled disait en coulisse qu’il fallait laisser les gens créer leurs partis. Car pour lui, ces partis vont mourir de leur belle mort faute de moyens et conviction politique de leurs dirigeants.

Et aujourd’hui, le défunt avait raison; car les partis créés à la hâte dans les années 1990 pour concurrencer le RPP, aucun n’évolue sur le terrain politique et social à Djibouti. En fait, les chefs de partis sont tous partis manger à la soupe du RPP. Et partant, ils sont tous paralysés parce que rassasiés par les déboires de leurs faux jeux politiques au détriment de la cause nationale.

Les conséquences des déboires patriotiques des dirigeants politiques djiboutiens sont criardes: il y a aujourd’hui une jeunesse djiboutienne sans repère et une sénilité sans histoire ni sagesse à Djibouti et dans la diaspora.

C’est-à-dire, Djibouti est ce pays ou les vieux observent les événements et les jeunes écrivent l’histoire. Ainsi, il y a un déphasage au niveau de la responsabilité et dans les rapports intergénérationnels chez les Djiboutiens en général. Pis, il n’y a eu aucune alternance à la tête des partis en vie et aucun chef de parti politique à Djibouti n’a préparé un dauphin politique.

Cela sous-entend qu’ils se disent intérieurement ceci: après moi il n’y a pas de parti !

Et c’est ainsi que le peuple djiboutien perd souvent devant son rendez-vous avec le changement. Bref, il n’y a pas d’osmose d’une part entre les Djiboutiens de l’extérieur ou de la diaspora eux-mêmes et ensuite entre ceux de l’intérieur et de la diaspora d’autre part. Chacun cherche à assurer sa propre survie ou celle de ses progénitures.

Aussi, ce qui est déplorable pour le moment dans l’éradication du mal djiboutien c’est que le garant de l’unité nationale et de la paix à Djibouti, le dictateur Guelleh, utilise toujours une approche qui ne fait qu’entretenir le mal.

C’est-à-dire, Guelleh est trop sélectif dans sa stratégie de paix et aime régler les choses au cas par cas. Cela crée jusqu’à là de méfiants et mécontents plutôt que des alliés. Qui de Guelleh, du peuple djiboutien, de l’opposition et des bandes de rebelles a peur de la paix à Djibouti ?

Ce qui est sûr, il y a un travail de conscientisation nationale à faire. Malheureusement, toutes les partis politiques et les medias djiboutiens qui sont sensées contribuer à la formation et à l’éducation citoyenne des masses se rivalisent plutôt dans des attaques personnelles qui entraînent parfois à l’assassinat de caractère qu’au renforcement des capacités des Djiboutiens.

Tout de même, à mon humble avis, toute victoire sur Guelleh ne va pas radicalement éradiquer le problème/mal djiboutien. Ça serait juste un changement d’appellation de régime, de parti, d’ethnie, de rébellion et de personne ; mais le mal/problème djiboutien, lui, restera pendant des générations à venir si l’on ne songe pas dés maintenant à régler cela par la manière violente de se dire les choses en face.

Et le seul cadre qui sied aux uns et aux autres de le faire, c’est ce que la communauté politique djiboutienne appelle à tort ou à raison, dialogue inclusif, négociation globale, conférence de paix et réconciliation, commission justice et paix à la djiboutienne etc. Peu importe l’appellation autant pour moi. Car c’est la ferme engagement des “rebelles djiboutiens” et de l’actuel président à ramener la paix ainsi que la participation de tous qui détermineront le sens collectif qu’on veut donner à ce cadre de dialogue.

En attendant l’accomplissement de ce sursaut patriotique, que les uns et les autres cessent de “manger piment dans la bouche” le peuple djiboutien à travers des guerres de libération, des révolutions ou rebellions claniques sans une victoire définitive pour le peuple.

Néanmoins, la victoire définitive du peuple djiboutien sur lui-même viendra quand il déclenchera sa guerre contre ces soi-disant justiciers du pouvoir d’État à Djibouti.

FreeDjibouti

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29/11/09 (B527) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens à Addis Abeba. Arrivée le 15 décembre de la première famille en France.

Les représentants des réfugiés installés à Addis Abeba nous ont fait savoir que la première famille qui a été acceptée par la France, dans le cadre des programmes internautionaux de réinstallation du HCR, prendra l’avion le 14 décembre à Addis Abeba.

L’arrivée du vol 704 d’Ethiopian Airlines est prévu le mardi 15 décembre vers 5h45 à Roissy Charles de Gaulle Terminal 2A.

Nous espérons que la communauté djiboutienne déléguera des représentants pour accueillir cette femme et ses deux enfants, afin de lui apporter un soutien indispensable et pour l’accompagner ensuite dans cette nouvelle vie en France.

29/11/09 (B527) APA Trois officiers de l’armée ougandaise trouvent la mort à Djibouti

Trois officiers des Forces de défense populaires ougandaises (UPDF) sont morts jeudi matin dans un accident de la circulation à Djibouti, quelques heures après leur arrivée dans la capitale djiboutienne pour l’exercice d’entraînement de la Brigade de réserve de l’Afrique de l’Est, a rapporté samedi la presse locale à Kampala.

Les quotidiens ont déclaré que l’un des soldats morts avait été identifié comme étant le major Kahangye, le directeur du commissariat politique de l’armée.

Le responsable de la presse de la Défense Ougandaise, Lieutenant-Colonel Felix Kulayigye, a confirmé que le camion de l’armée djiboutienne qui transportait les soldats de l’UPDF, s’est renversé, tuant trois soldats et en blessant plusieurs autres.

Il a toutefois refusé de révéler l’identité des deux autres victimes, estimant qu’il fallait d’abord informer leur famille avant de révéler leur identité à la presse.

Les militaires étaient en route de « leur premier point d’entrée » vers le lieu de la formation, aurait rapporté le Col. Kulayigye.

Par ailleurs, selon des sources militaires, sept personnes ont été grièvement blessés. Les défunts faisaient partie du deuxième contingent de 58 soldats.

L’autre groupe qui portera à un total de 139 le nombre de soldats prévu pour suivre la formation a quitté vendredi.

L’exercice prévu ce dimanche vise à former les soldats de maintien de la paix, de lutte contre le terrorisme et de gestion des catastrophes.

29/11/09 (B527) Daallo Airline et Djibouti Airline, interdites de vol en Europe par la Commission européenne, pour non respect des règles en matière de sécurité aérienne.

L’union européenne a publié une nouvelle liste qui est disponible en format PdF : http://ec.europa.eu/transport/air-ban/doc/list_fr.pdf.

Cela conforte les avertissements que nous lançons depuis plusieurs années à destination des Djiboutiens en leur recommandant d’être extrêmement vigilants avant d’embarquer sur un appareil de Daallo en particulier.

28/11/09 (B527) FreeDjibouti -> Djibouti, l’innovation du pouvoir, l’agonie de l’opposition.

Par FreeDjibouti

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Une question se pose : Ce Guelleh, comment fait-il pour avoir autant de pouvoir ? Un pouvoir politique sans concession aucune. Et cette « opposition », comment fait-elle pour ne pas être à la hauteur? Ou autrement : Quels sont « les secrets de réussite » de Guelleh ? Et quels sont « les éclats/états de constipation » de l’opposition ?

Partons d’une constatation : A Djibouti, malgré un état policier excessif, un pouvoir exécutif totalement asservi et peu regardant sur le respect de la loi, des violations systématiques des droits de l’homme, un détournement de la loi suivant les circonstances et les intérêts (souvent démesurés), les citoyens -et faut-il définir cette citoyenneté light – ne font qu’approuver ou plutôt se taisent sur leur sort. Et en une quinzaine d’années, Guelleh a tout verrouillé et plutôt a tout innové en sciences dictatoriales. En effet, ses innovations sont nombreuses et pour n’en citer que quelques unes : * Le bannissement et la mise à mort d’une opposition au sein du pays, La modification de la constitution pour un troisième mandat (La Constitution djiboutienne stipule que « le président de la République est rééligible deux fois consécutives ».) * Les procès pré établis, les arrestations et les condamnations à des peines de prison des personnalités pour les salir et les harceler …….

En fait Guelleh applique et manie le benchmarking, il transfère les pratiques innovantes du monde économique vers le monde politique. En effet, dans le monde économique, et pour avoir un monopole et « tenir le coup », une organisation/entreprise doit à la fois innover plus rapidement que ses concurrentes, optimiser ses ressources et soigner sa notoriété. Et c’est ce que Guelleh fait tout le temps.

Mais pendant ce temps, pendant tout ce temps, que fait l’opposition ?

Elle agonise, tire à sa fin et s’effondre. L’opposition expire ! Et par Opposition, j’englobe les râleurs, les gauchistes, les « personnalités politiques », les jeunes et les vieux, les engagés et les indifférents … qui ont un strict minimum d’un semblant de convergence : « Contre Guelleh et pour un Djibouti démocratique ». Tout ce monde – à part quelques personnes courageuses – croise les mains, passe son temps à se chamailler, épuise son énergie à se défaire, cherche à trouver les erreurs d’orthographe des autres sites. Et j’en passe. Et quelle est la cause qui fait que l’opposition ne perce pas ? C’est là la question. Une question unique et une réponse multiple et multiforme.

Disons que dans le monde industriel, les idées aussi ingénieuses qu’elles soient ne peuvent avoir des conséquences pratiques que si des institutions industrielles, financières et commerciales se mettaient en branle pour les réaliser et en plus faut-il qu’elles soient mises en œuvre de façon intelligente et réactive. Donc par analogie, les idées et les initiatives en politique ne peuvent avoir d’impact que si elles sont soutenues et encouragées par des organismes, des partis, des groupements, des collectifs en toute sorte mais avec des missions et des objectifs clairs et bien définis.

Pour cela, l’opposition pour qu’elle puisse percer ou naître, paraître ou surgir, se distinguer ou réussir, s’éveiller et s’imposer doit tenir compte de plusieurs paramètres, et j’en cite deux :

1. Le respect des toutes les tendances et sensibilités politiques qui convergent vers un même but. Le respect veut dire respect entre les leaders de divers partis et tendances envers les jeunes et nouveaux entrants. Respecter veut aussi dire être humble et laisser la place aux nouveaux jeunes et aux nouveaux courants surtout quand on traîne avec soi 10 ou 15 ans de « luttes » sans résultats.Exemple : Les vieux de l’ARD, Kadamy qui auraient mieux fait de prendre leur retraite.

2. La gestion efficace et efficiente de l’outil Internet (Sites, forums et messagerie). Cet outil qui est devenu et deviendra une arme de communication très efficace et de plus en plus redoutable est encore très mal utilisé par les structures « classiques ». Les partis et personnalités politiques ont encore du mal à utiliser cet outil ou même à lui donner une importance relative. Ils ne savent pas répondre aux diverses interrogations des utilisateurs/forumiers, ne s’impliquent presque jamais sur les forums ou les blogs et ils ont encore beaucoup de réticences envers les sites et forums, parce qu’ils risquent d’être malmenés et bousculés par des citoyens certes et plus souvent anonymes mais très impliqués. Ils ont du mal à admettre que cet outil va changer la donne en politique. La preuve aucun site de l’opposition n’est mis à jour quotidiennement.

Une conséquence découle de l’efficacité et de l’augmentation de l’utilisation de l’internet: il ne suffit plus d’être bon orateur pour percer et allier les masses (si on peut encore parler de masses avec des groupements à moins d’une dizaine de personnes).

L’exemple du site de l’ARDHD est pertinent bien que celui-ci ne represente pas les partis de l’opposition : En effet, tout seul, elle a un impact beaucoup plus important que les dizaines de sites de certains partis avec tous leurs moyens. On admet bien sûr que toutes les initiatives sont complémentaires.

Et enfin pour conclure, tout le monde s’accorde à dire que Djibouti d’aujourd’hui court plusieurs dangers : Jour après jour, Guelleh laisse aux citoyens – peu combattifs certes – un semblant d’Etat délabré par les pratiques mafieuses et une corruption endémique qui ne fait qu’amplifier les injustices et les frustrations. Un Djibouti où les citoyens deviennent des simples consuméristes et malléables à volonté. Et jour après jour, les revendications et prétentions des citoyens et des protestataires ne font que reculer. Et jour après jour, ces revendications sont révisées à la baisse. N’est ce pas contradictoire non ? Et pourtant c’est factuel ! Et là, l’opposition court un danger : car elle est passée d’une opposition demanderesse à une opposition timide pour arriver à une opposition qui ne cherche qu’à survivre.

S’imposer ou survivre, il faut choisir. Et à ce jour, il est certes vrai qu’il est très difficile de faire tomber le régime de l’intérieur, pour cela, il faut un bon coup de main extérieur. Il faut faire pression sur l’Europe pour qu’elle arrête ses félicitations économiques et son égoisme sans normes pour s’occuper des manquements politiques avant qu’il ne soit trop tard. L’Europe avec ses institutions a et aura une grande part de responsabilité dans tout cet effondrement et délabrement. Il faut qu’elle agisse avant que ça ne soit trop tard (pour elle aussi).

Djiboutiennement

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28/11/09 (B527) Djibouti sur la liste noire de l’Europe en matière de transport aérien…et cela concerne toutes les compagnies du pays.

________________________________ 1 – AFP

L’UE ajoute trois pays africains dans sa liste noire aérienne

L’Union européenne a ajouté vendredi toutes les compagnies aériennes de trois pays africains (Djibouti, Congo et Sao Tomé et Principe) à sa liste noire, mais elle a levé l’interdiction de l’espace aérien européen pour trois compagnies ukrainiennes.

Les trois pays africains ont été sanctionnés « en raison de défaillances sur le plan de la sécurité constatées dans le système de surveillance des autorités compétentes en matière d’aviation », a précisé la Commission européenne dans un communiqué.

Les transporteurs ukrainiens Ukraine Cargo Airways, Volare et Motor Sich ont en revanche été retirés de la liste noire.

Un quatrième, Ukrainian Mediterranean Airlines, est autorisé à reprendre ses activités avec un seul appareil.

L’angolais TAAG Angola Airlines a également eu le feu vert pour « augmenter » son nombre d’aéronefs utilisés pour assurer des vols vers le Portugal, suite à des « progrès notables » accomplis par l’autorité de l’aviation civile.

« Nous ne pouvons accepter de compromis en matière de sécurité aérienne. Les citoyens ont le droit de voler en toute sécurité en Europe et partout ailleurs dans le monde », a rappelé Antonio Tajani, commissaire européen aux Transports.

Dans la liste actualisé publiée vendredi, 15 pays conservent une quasi totale interdiction de vol vers l’UE: Angola (sauf un transporteur), Bénin, Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée équatoriale, Gabon (à l’exception de trois transporteurs soumis à des restrictions), Indonésie, Kazakhstan (sauf un transporteur soumis à des restrictions), République kirghize, Liberia, Sierra Leone, Sao Tomé e Príncipe, Swaziland et Zambie. Ces quinze pays totalisent 228 compagnies interdites.

La liste désigne aussi cinq transporteurs isolés totalement bannis de l’UE: Air Koryo (Corée du Nord), Air West (Soudan), Ariana Afghan Airlines (Afghanistan), Siem Reap Airways International (Cambodge) et Silverback Cargo Freighters (Rwanda).

En outre huit compagnies au total sont autorisées à exercer leurs activités sous certaines restrictions et conditions: TAAG Angola Airlines, Air Astana (Kazakhstan), Gabon Airlines, Afrijet et SN2AG (Gabon), Air Bangladesh, Air Service Comores, et Ukrainian Mediterranean Airlines (Ukraine).