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23/12/09 (B530) Nouvelles de Somalie (1 article)

_________________________ 1 – Médecins sans frontières

Somalie – La population confrontée à la violence et à un manque d’accès aux soins

En 2009 , les conditions de vie déjà épouvantables de la population se sont encore dégradées : violences continues, effondrement de l’économie locale, difficultés d’acheminement et de distribution de l’aide alimentaire, sécheresse, prix élevés des denrées alimentaires sur les marchés internationaux.

Dans ce contexte de risques et d’instabilité, les difficultés à fournir des secours ont fortement réduit et entravé l’action humanitaire.

En 2009, la population somalienne continue de subir la violence indiscriminée, alors que certaines régions du pays ont été ravagées par une grave sécheresse.

Bien que des millions de personnes aient un urgent besoin de soins, l’écart ne cesse de croître entre les soins requis par les Somaliens et l’assistance fournie dans le pays.

Tandis que les travailleurs somaliens et étrangers des organisations humanitaires continuent d’être exposés aux enlèvements ou aux assassinats, le système de santé publique du pays témoigne d’un état d’effondrement presque total.

Cette situation perdure malgré le nouvel élan politique provoqué au début de l’année par l’élection du nouveau président Sheikh Sharif Sheikh Ahmed.

Dans la capitale, Mogadiscio, les combats continuent entre les forces du gouvernement fédéral de transition, appuyées par les Nations unies et l’Union africaine, et les groupes d’opposition.

Il est toujours impossible de connaître le nombre exact de vies humaines perdues durant le conflit, mais les groupes de défense des droits de la personne et les organismes des Nations unies estiment que depuis 2007, entre 20 000 et 25 000 personnes ont été tuées durant les combats, un nombre incalculable d’autres personnes ayant été blessées.

À cela s’ajoute le déplacement de plus de 1,5 million de Somaliens qui, au cours des douze derniers mois, ont fui la reprise des affrontements sanglants à Mogadiscio et dans d’autres régions du centre-sud de la Somalie.

Une équipe chirurgicale de MSF établie à l’hôpital de Daynile, situé en périphérie de la capitale, a contribué à soigner plus de 2 400 personnes blessées lors des combats, ce qui démontre l’intensité du niveau de violence régnant dans la ville.

En février, cette équipe a traité de nombreux civils blessés lors d’un regain spectaculaire des hostilités, l’hôpital ayant admis en une seule journée 121 patients blessés, dont 47 étaient des femmes et des enfants de moins de douze ans.

La capitale n’est pas le seul endroit touché par des actes de violence. À Galcayo, une ville du nord, une équipe chirurgicale de MSF a traité au cours de l’année plus de 320 personnes ayant subi un traumatisme violent. « L’explosion s’est produite après minuit, et l’hôpital a ensuite été inondé de blessés, a affirmé le Dr Maslah, chirurgien de MSF.

Nous pratiquons des interventions chirurgicales de toutes sortes, mais les patients souffrant de blessures de guerre représentent environ la moitié des personnes que nous opérons. » Au début de 2009, la recrudescence des combats à Guri El et à Dhusa Mareb, dans le centre de la Somalie, a forcé des milliers de civils à quitter leur maison pour fuir la guerre. MSF a fourni de l’eau et des soins médicaux à la population déplacée de cette région.

Les répercussions d’un tel niveau de violence et d’insécurité s’étendent bien au-delà des unités chirurgicales de MSF et ont engendré à l’échelle du pays un manque généralisé d’accès aux soins médicaux de base qui permettraient de sauver des vies. Les capacités de MSF à porter assistance aux victimes de la guerre ont connu un nouveau recul lorsqu’en avril, deux membres du personnel de MSF ont été enlevés à Huddur dans la région de Bakool, engendrant la fermeture des deux plus importants centres de soins de santé de MSF dans le centre et le sud de la Somalie, ainsi que de quatre postes sanitaires.

En juin, un employé de MSF a perdu la vie dans une explosion survenue à Belet Weyne, dans la région de Hiraan. L’explosion a également causé la mort de 30 autres personnes. En juillet, MSF s’est vu dans l’obligation, pour la première fois en 17 ans, de cesser les activités de son hôpital pédiatrique et de trois autres dispensaires de santé dans le nord de Mogadiscio en raison d’une intensification du climat d’insécurité ayant forcé les membres du personnel de ces établissements à fuir pour assurer leur propre sécurité.

Le manque de personnel médical qualifié constitue un autre des graves problèmes touchant la Somalie, alors qu’on compte un nombre important de travailleurs de la santé parmi les personnes ayant fui le pays, et que toutes les universités médicales ont fermé leurs portes.

En décembre 2008, une lueur d’espoir est née lorsque l’université Benadir de Mogadiscio a décerné à 20 étudiants un diplôme de médecine, constituant la première promotion de médecins en 20 ans. Cette lueur s’est cependant rapidement éteinte : le 3 décembre 2009, durant la deuxième cérémonie de remise de diplômes, un attentat à la bombe a tué 23 personnes dont une majorité de diplômés, et blessé plus de 50 autres personnes.

Le manque d’accès à des soins médicaux gratuits dans l’ensemble du pays aggrave les problèmes de santé et d’hygiène engendrés par la pauvreté chronique et la sécheresse qui a frappé le pays cette année. Bien qu’il existe peu de données fiables à l’échelle nationale, les indicateurs de soins de santé en Somalie figurent parmi les pires en ce qui concerne l’immunisation, la mortalité maternelle, la malnutrition et l’accès aux services de soins de santé de base.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le risque des femmes de mourir en couche ou durant une grossesse et d’un sur dix, et la proportion des enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition aiguë est d’un sur cinq.

Ces statistiques se vérifient tous les jours dans les centres de traitement de la malnutrition et les hôpitaux que gèrent les 1 400 membres somaliens du personnel de MSF qui, avec l’appui d’une équipe internationale établie dans la ville voisine de Nairobi, au Kenya, fournissent un accès vital à des soins gratuits à la population somalienne dépourvue de tout autre choix.

Des patients doivent parfois parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre dans un hôpital ou un dispensaire MSF, alors que d’autres souffrent seuls de maladies qui pourraient être facilement évitées, comme la rougeole. Entre avril et juillet, une vague de rougeole a balayé la ville de Guri El et ses environs dans la région de Galgaduud, au centre et au sud de la Somalie.

MSF a traité dans cette région 403 patients pour des complications liées à cette maladie, mais n’a pas pu entreprendre une campagne de vaccination de masse en raison du climat d’insécurité qui y règne. MSF a néanmoins réussi à vacciner 30 000 enfants contre la rougeole à Hawa Abdi, où ont convergé des milliers de personnes fuyant Mogadiscio.

La sécheresse et la mort de nombreux animaux d’élevage ont précipité Galcayo et les régions environnantes dans une crise alimentaire. « Je sais que beaucoup sont morts au village », s’est désolée Ubah, la mère de l’un des 1 300 enfants souffrant de malnutrition sévère inscrits dans le programme de MSF à Galcayo au début décembre.

Ces enfants représentent près de la moitié de tous les cas de malnutrition traités dans le cadre du programme en 2008. « Le voyage n’est pas seulement long, mais également coûteux, et beaucoup n’en ont pas les moyens », a également indiqué Ubah.

Les Somaliens ont continué de fuir par dizaines de milliers vers les pays voisins que sont Djibouti, le Kenya et le Yémen. MSF porte assistance aux réfugiés dans ces trois pays, ainsi qu’à Malte et jusqu’à récemment l’Italie.

Dans le nord du Kenya, on estime que 270 000 nouveaux réfugiés somaliens sont venus s’établir en 2009 dans les environs des camps de réfugiés déjà surpeuplés de Dadaab, où chacun doit lutter pour obtenir l’aide la plus élémentaire, comme un accès à la nourriture, à l’eau et à des installations sanitaires

23/12/09 (B530) Copie du jugement en Belgique qui déboute Alain Romani et qui le condamne à payer 1.200 € à Mohamed Alhoumekani.

Les lecteurs, qui le souhaitent, peuvent télécharger la copie du jugement pour en prendre connaissance . Format PdF : lien (160 Ko)

Des indiscrétions laissent supposer que MM Alhouemkani et Iftin envisageraient de porter plainte, en leur qualité de citoyens belges, contre le régime de Guelleh, pour les préjudices qu’eux et leurs familles ont subis depuis plusieurs années. Selon certains experts, cette plainte pourrait être déclarée recevable par la Justice belge.

De là à donner l’idée aux familles des victimes du massacre d’Arrhiba de porter plainte en Belgique contre Guelleh, il n’y aurait plus qu’un pas. Encore faudra-t-il qu’il soit franchi … !

23/12/09 (B530) Nouvelles de Somalie (2 articles)

_____________________________ 2 – Afrique en Ligne

Le Kenya ordonne le renforcement du contrôle des réfugiés somaliens

Le gouvernement kenyan a appelé au contrôle strict et au suivi de tous les réfugiés entrant sur son territoire et qui fuient la guerre en Somalie, en vue d’empêcher des insurgés d’acquérir un statut officiel de réfugié dans ce pays d’Afrique de l’Est, a rapporté lundi l’Agence kenyane d’informations (KNA).

Le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, a affirmé que le gouvernement continuerait à contrôler les étrangers à la recherche d’un statut de réfugié pour limiter le risque de voir les insurgés somaliens disposer de la reconnaissance officielle de réfugié, a précisé l’agence de presse kenyane.

"Nous ne pouvons pas oublier l’attentat à la bombe à Nairobi en 1998 et celui de Kikambala qui ont été perpétrés par des groupes terroristes. Tous les Kenyans doivent dénoncer les étrangers douteux", a affirmé le ministre des Affaires étrangères qui était en visite dans la ville de Kitui, située dans l’Est du pays.

Le Kenya a fermé ses frontières avec la Somalie en 2006 à la suite d’une offensive militaire éthiopienne destinée à débusquer des terroristes basés en Somalie.

La frontière a été ouverte partiellement pour permettre à des vols aériens en provenance de Mogadiscio et d’autres parties de la Somalie de passer par le Kenya.

Les organisations internationales de défense des droits humains ont condamné l’attitude du gouvernement kenyan qui consistait à fermer la frontière aux Somaliens qui fuient les combats dans leur pays.

M. Wetangula a affirmé que bien que le Kenya soit signataire des accords de l’ONU, ces accords ne devraient pas être considérés comme des chèques en blanc pour permettre à ceux qui fuient la Somalie d’infiltrer le Kenya.

Les autorités kenyanes ont arrêté plus de 80 Somaliens fuyant vers le Kenya au cours du mois précédent, selon des ONG de défense des droits de l’Homme.

Renforçant la position du gouvernement vis-à-vis des Somaliens, le ministre kenyan de la Sécurité intérieure, George Saitoti, a demandé aux responsables provinciaux de sécurité de contrôler strictement la frontière avec la Somalie durant les prochaines fêtes de fin d’année.

Il a affirmé que les responsables de la sécurité devaient s’assurer qu’il n’y ait pas de mouvement vers ou à partir de la Somalie, "car pendant que certains combattants se déguisent en réfugiés pour se rendre au Kenya, des Kenyans d’origine somalienne risquent de rejoindre les insurgés".

_____________________________ 1 – AFP

Somalie: les humanitaires sous la pression des shebab

De Hervé BAR

Sous l’influence croissante de jihadistes étrangers, les insurgés radicaux shebab se font de plus en plus menaçants sur les rares organisations humanitaires internationales opérant encore en zone islamiste, dans le centre et le sud de la Somalie.

En fin de semaine, les shebab se sont emparés des locaux à Baïdoa d’une agence de l’ONU spécialisée dans le déminage (UNMAS), après en avoir interdit les activités au motif qu’elle aurait notamment "incité (…) à la rébellion contre l’administration islamique".

L’incident est le dernier épisode d’une campagne implacable des shebab contre les organisations humanitaires étrangères qui tentent de venir en aide aux populations dans les territoires qu’ils contrôlent.

Ces ONG et agences de l’ONU sont la cible d’un harcèlement quotidien et permanent, sur des motifs les plus divers et souvent motivés par l’argent.

Mais début novembre, les insurgés ont annoncé la mise en oeuvre imminente dans la région de Bay et Bakool (200 km au nord-ouest de Mogadiscio) d’une nouvelle réglementation leur imposant "onze conditions" drastiques. Ils exigent ainsi que les humanitaires cessent d’"interférer avec la religion islamique", qu’ils licencient leurs personnels féminins et, plus prosaïquement, qu’ils paient tous les six mois une taxe de 20.000 dollars.

En juillet, les shebab avaient déjà interdit à trois organismes des Nations unies (PNUD, UNPOS et UNDSS), qualifiés d’"ennemis de l’islam", de travailler en Somalie et leurs locaux avaient été pillés.

Les "onze conditions", qui ne sont pas sans rappeler la législation ultra-répressive imposée aux ONG sous le régime des talibans à Kaboul (1996-2001), ne s’appliquent pour l’instant qu’à Bay et Bakool.

Réputé pour son extrémisme et ses appels aux meurtres contre les "infidèles" et leurs supposés "espions", le gouverneur shebab de la région, cheikh Mahad Omar Abdikarim, en est le principal maître d’oeuvre. Le gouverneur Mahad "est actuellement la personne clé dans ce dossier", confirme à l’AFP une source onusienne. Des négociations se poursuivent avec les notables locaux et leaders communautaires, qui sont opposés à la mise en oeuvre de telles mesures.

Un moment le principal interlocuteur des organisations étrangères, cheikh Mukhtar Robow, figure historique de la hiérarchie shebab, "n’est pas impliqué dans ces négociations", explique la même source. "Il a clairement déclaré que la décision d’imposer les onze conditions relevait du gouverneur et qu’il n’interviendrait qu’en cas d’échec des discussions".

C’est le signe que cheikh Robow, dit "Abu Mansour", pourtant un vétéran de l’Afghanistan et l’un des visages les plus connus des shebab, "a perdu de son influence au profit des éléments les plus radicaux".

Toujours selon la source onusienne, "la situation dans Bay et Bakool doit être analysée à la lumière de la stratégie générale des shebab, désormais largement influencée par les jihadistes étrangers" d’al-Qaïda.

Le gouverneur Mahad est un fervent partisan de ces volontaires internationaux, qu’il appelle régulièrement à venir faire le jihad (guerre sainte) en Somalie.

Avec la multiplication des attentats suicide, la campagne contre les humanitaires est une nouvelle illustration de l’influence grandissante des jihadistes étrangers au sein des shebab.

Elle se déroule alors que des rumeurs persistantes, non confirmées à ce jour, font état de l’arrivée à la tête de la milice islamiste du Comorien Fazul Abdullah, leader supposé d’al-Qaïda dans la Corne de l’Afrique, en remplacement de "l’émir" somalien Ahmed Abdi Godane, dit cheikh Mukhtar "Abu Zubaïr".

23/12/09 (B530) Flash Info / CDE : un bradage honteux et scandaleux ! (Lecteur)

Certains cadres supérieurs du CDE subissent au moins deux mois d’arriérés de salaire, ainsi que deux ans d’arriérés de primes et que le reste du personnel n’a pas été payé depuis quatre à six mois , sans compter les indemnités de licenciement et autres dommages.

La Direction de la partie Djiboutienne, sous les ordres du mafieux IOG continue à brader à tour de bras le Patrimoine de cette Société plus que centenaire, depuis le départ d’Obock et Dépendance vers la rade de Djibouti à la fin des années 1890.

Avec les nouvelles politiques du tandem Meles <-> IOG, l’un pour la priorité du transport routier de Djibouti directement vers les Territoires Tigrés et l’autre plus proche de son propre portelone, plus exactement vers ses paradis Fiscaux.

En cette période très récente, où les ballets de Washington et de Bruxelles, des experts militaires et ceux du Foreign Department de la nouvelle Administration OBAMA et en particulier la Délégation de l’Union Européenne spécialiste pour le financement des Rénovations et de la Modernisation du Chemin de Fer Ethiodjibouti, les expulsions manu militari sont tombées et plus d’une trentaine de vieilles familles de Cheminots se sont retrouvées dans la Rue un peu avant celles des Logements Sociaux des familles de nos militaires, .

Drôle de coïncidence, deux Banques Islamiques Vierges récemment installées à Djibouti se sont partagées le Magot des Cheminots et des Militaires.

Affaire à suivre avec des chiffres en main pour les spécialistes de la contrebande, du blanchiment de l’argent sale voir même ceux des Pirates de Mer, sans oublier les trafics d’armes et autres trafics de toutes sortes.

Appel à notre ami Montebourg…

Djibouti : Plaque tournante de la Mafia Internationale et toutes autres Trafics !

Les Cheminots sont sidérés.

Faut-il rappeler :

1. plusieurs Cheminots auraient été arrêtés et malmenés pour avoir tout simplement protesté il y a quelques jours devant la Cité ministérielle.

2. le Patrimoine du CDE s’élèverait à plus de 200 millions de Francs Djibouti (au bas prix après amortissement si l’on voulait revendre ces maisons au cheminots résident pour certains depuis 31 ans)

3. A quel Prix a-t-on donné sous enveloppe ce Patrimoine en voie de bradage au profit des nouvelles Banques sans clients Djiboutiens , car les quelques fonctionnaires et autres agents de l’Etat ou du secteur privés sont engagés avec les anciennes Banques respectées et connues.

4. Les transactions des Sociétés Multinationales ont leurs Banques préférées ;

5. Après le Club des Cheminots vendu en cachette à la première Dame il y a deux ans, ce sont désormais les villas Historiques du Plateau du Serpent qui seraient mis aux enchères.

6. Jusqu’où ira le démantèlement du Patrimoine Public sous ce régime insatiable et inhumain.

Il est primordial de descendre dans la Rue avec l’arme humaine en main.

La Rue appartient au Peuple !

Un Cheminot dans la Rue.

23/12/09 (B530) Yémen Express (3 articles)

__________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Yémen: 3 otages allemands en vie

Trois enfants allemands, dont la trace avait été perdue depuis leur enlèvement en juin au Yémen, apparaissent en vie dans une vidéo reçue par le gouvernement allemand, a révélé aujourd’hui le quotidien populaire Bild. Des sources des services de sécurité allemands ont confirmé l’authenticité de la vidéo.

L’enregistrement, dont dispose le gouvernement allemand, date de « ces dernières semaines » et montre que les enfants, âgés de cinq ans, trois ans et un an sont vivants, selon le journal le plus lu d’Allemagne. « Les enfants ont l’air épuisé », a déclaré un haut fonctionnaire du gouvernement cité dans Bild. Le sort de leurs parents reste incertain, ajoute le journal.

Cette famille de cinq personnes avait été enlevée dans le nord du Yémen en juin avec deux jeunes allemandes et une Sud-Coréenne dont les cadavres avaient été retrouvés peu après le rapt.

Depuis lors, aucun signe de vie n’avait été reçu ni des parents, Johannes H. et Sabine, âgés de 36 ans au moment de leur enlèvement, ni de leurs enfants, ni d’un Britannique également pris en otage dans une zone montagneuse de la province de Saada, bastion de la rébellion chiite.

Plus de 200 étrangers ont été enlevés durant ces 15 dernières années, la plupart ayant été relâchés indemnes.

__________________ 2 – Le Monde avec AFP

Yémen: les rebelles se disent prêts à se retirer du territoire saoudien

Les rebelles yéménites sont prêts à se retirer du territoire saoudien si Ryad arrête de les attaquer, a déclaré mercredi à l’AFP leur porte-parole, en réponse à un ultimatum d’un responsable saoudien.

« Nous sommes prêts à nous retirer si le régime saoudien arrête de nous attaquer », a déclaré Mohammad Abdelsalam, porte-parole des rebelles chiites lors d’une conversation téléphonique.

Mardi, le ministre adjoint de la Défense, le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz, a lancé un ultimatum aux rebelles après avoir reconnu qu’ils contrôlaient une localité saoudienne à la frontière, Al-Jabiria.

« Ils ont 24 heures pour se rendre ou ils seront écrasés », a-t-il dit.

__________________ 1 – Courrier international avec Arab News

Riyad lance un ultimatum aux rebelles yéménites

« Ils ont vingt-quatre heures pour se rendre, ou nous les anéantirons. »

Le 22 décembre, Khaled bin Sultan, le ministre adjoint de la Défense et de l’Aviation, a mis en garde les rebelles yéménites encore infiltrés sur le territoire saoudien.

Pour la première fois depuis que des affrontements ont éclaté, début novembre, Riyad a fourni un bilan de ses pertes : il annonce avoir perdu 73 soldats ; 470 ont été blessés et 26 sont portés disparus.

Ces mêmes rebelles yéménites sont depuis le mois d’août en guerre contre le pouvoir de Sanaa.

23/12/09 (B530) Flash Info. Un lecteur nous une brève depuis Zeila.

Des agents à la solde du régime violent une femme mariée et enceinte : ils ont été égorgés sur place !

Au delà de Loyada, Haramous ne fait pas la loi !

Cinq agents, probablement d’origine Mamassan (ce sont ceux qui qui se permettent tout et n’importe quoi en toute impunité), à la solde d’Haramous ont violé une femme mariée dimanche soir, alors qu’IOG était en balade à l’étranger sur les bords des Grands Lacs.

Ils ont violé une femme mariée de surcroît enceinte de six mois et ils ont regagné clopin-clopant et sans soucis leurs logements pour s’endormir tranquillement.

La riposte ne s’est pas fait attendre.

Tous les cinq ont été égorgés alors qu’ils dormaient tranquillement.

A Tuxushi entre Zeila et Loyada, zone riche en sel germe, l’impunité n’existe pas et la vengeance est plutôt expéditive.

On n’est pas à Djibouti où Haramous se permet tout, même celui de fermer les yeux sur les viols des filles mineures des Somalis réfugiés qui sont souvent commis par les Policiers en charge d’Ali Adé. Le trafic des mineures est sous le contrôle de la belle et douce Dame RPP et tutti quanti…

Votre antenne de Zeila.

23/12/09 (B530) Yémen Express (4 articles)

____________ 4 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

L’Iran critique le meurtre "d’innocents" au Yémen

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a déclaré mardi que son pays s’inquiète du meurtre des "innocents" au Yémen, a rapporté Press TV.

"L’Iran est attristé par la situation actuelle au Yémen, le meurtre des frères musulmans", a déclaré M. Mehmanparast aux journalistes lors de son point de presse hebdomadaire.

Dénonçant le meurtre "d’innocents", il a déclaré que "les actions militaires contre les civils sont inhumaines", a souligné le média.

L’actuel conflit au Yémen se résoudra si les parties organisent des négociations rapidement et si les forces étrangères arrêtent de s’immiscer dans les affaires internes du pays, a-t-il ajouté.

Le Yémen accuse l’Iran de soutenir la rébellion chiite dans le nord du pays, mais Téhéran nie cette allégation.

________________________________ 3 – Le Figaro

Le Yémen au bord de l’éclatement

Pierre Prier

Dans une vidéo diffusée par Al-Jezira, un membre d’al-Qaida a promis, mardi dans le sud du Yémen, de venger les combattants tués lors d’un raid aérien de l’armée yéménite contre un camp d’entraînement du réseau terroriste.

Le gouvernement se bat sur trois fronts pour préserver l’unité du pays.

Dans le sud du Yémen, des combattants d’al-Qaida sont pour la première fois apparus publiquement dans un village. Une vidéo diffusée par la chaîne qatarienne al-Jezira montre un homme barbu, flanqué de gardes du corps, promettre de venger les combattants tués lors d’un raid aérien contre un de leurs camps d’entraînement.

Dans le Sud encore, des manifestants défient régulièrement le pouvoir en réclamant l’autonomie. Une revendication inquiétante alors que le rattachement au Yémen du Sud marxiste, l’ancienne République démocratique et populaire du Yémen, ne date que de 1990. Les Sudistes tentèrent encore une sécession en 1994, déclenchant une sanglante guerre civile.

Dans le nord du pays, la situation est encore pire. La guerre commencée en 2004 contre le mouvement «houthiste», inspiré par le zaïdisme, une version locale du chiisme dont les imams ont gouverné le pays jusqu’en 1962, est en train de tourner au désavantage du président Ali Abdullah Saleh. Le conflit s’est internationalisé avec l’entrée en guerre aux côtés du gouvernement yéménite, en novembre, de l’Arabie saoudite. Riyad, qui défend sa frontière, affirme que les rebelles houthistes bénéficient du soutien de l’Iran, sans pouvoir le démontrer.

Les Saoudiens sont à la peine. La monarchie a pour la première fois mardi annoncé ses pertes : 73 tués, 26 disparus et 470 blessés depuis novembre. Selon une récente analyse de la revue de défense britannique Jane’s, l’Arabie saoudite, confrontée à des rebelles bien armés et maîtres dans l’art de la guérilla, n’aura pourtant d’autre choix que «d’augmenter son soutien financier et militaire au gouvernement de Sanaa».

La parade d’al-Qaida

L’Arabie saoudite n’est pas seule à redouter l’éclatement de ce pays de plus de 23 millions d’habitants. Le risque de voir le Yémen devenir un «État failli» transformé en base arrière pour al-Qaida, hante les capitales arabes et occidentales. L’armée yéménite, gangrenée par la corruption, selon le Jane’s, ne semble pas pouvoir se battre seule sur trois fronts, contre la rébellion du Nord, l’agitation de la nébuleuse de comités autonomistes sudistes et les groupes d’al-Qaida.

L’armée, peu disciplinée, se méfie en outre de ses soldats issus du Sud, raison pour laquelle elle privilégie, dans la lutte contre les «houthistes» l’aviation et le recours à des tribus armées. Des méthodes à double tranchant : les rebelles, qui possèdent des missiles sol-air, ont déjà revendiqué la destruction de deux appareils. Quant à l’emploi de tribus, composées de sunnites, il creuse le fossé entre sunnites et zaïdites, ces derniers représentant un tiers des habitants, parmi lesquels le président Saleh lui-même.

_________________________________ 2 – Medi Arabe

L’Arabie saoudite poursuit la guerre contre les rebelles au Yémen : une guerre par procuration contre l’Iran

L’Arabie saoudite a revu à la hausse le bilan des opérations engagées depuis près de deux mois contre la rébellion Al-Houthi, à la frontière avec le Yémen. Selon Riyad, 73 militaires ont été tués et 470 autres ont été blessés, dont 60 sont toujours hospitalisés. Le commandement de l’armée saoudienne reconnait en outre que 26 militaires sont toujours portés disparus.

L’adjoint au ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled Bin Sultan, a reconnu, ce 22 décembre, le bilan officiel des opérations menées contre les « insurgés » qui tentent de s’infiltrer en territoire saoudien. Aux rebelles qui occupent la localité frontalière d’Al-Jabiri, Khaled Bin Sultan a lancé un avertissement leur accordant 48 heures pour se rendre aux forces saoudiennes. Notons que le village Al-Jabiri est une avancée saoudienne (enclave) encerclée aux trois quarts par le Yémen, ce qui en fait une position militairement indéfendable. Les rebelles l’ont occupée depuis plusieurs jours.

Par ailleurs, le prince Khaled Bin Sultan a affirmé que les forces saoudiennes ont sécurisé l’ensemble de la frontière sud avec le Yémen, dans la province de Jazane. Mais il n’a pas évoqué la partie nord de la frontière. Pourtant, les rebelles, alliés à Al-Qaïda et soutenus par l’Iran, multiplient les tentatives d’ouvrir de nouveaux fronts avec l’Arabie saoudite. A cet égard, Al-Qaïda dans la Péninsule arabique est de plus en plus présente dans le Hadramouth, à l’est du Yémen, une province désertique où les tribus se convertissent au chiisme. La particularité de ce territoire est sa vaste étendue et sa proximité avec le « Roubeh Al-Khali » (le quart vide), qui fut longtemps disputé par l’Arabie et le Yémen. En outre, les autorités de Sanaa ont annoncé, ce mardi, la saisie de 37 voitures chargées d’armes et de munitions, destinées aux rebelles. Ce qui prouve que ces derniers ne s’avouent pas vaincus. Leur détermination à harceler l’Arabie est proportionnelle aux divergences politiques et idéologiques qui alimentent la crise saoudo-iranienne tant en Irak qu’au Liban.

Le président égyptien Hosni Moubarak a entamé une tournée dans les monarchies du Golfe, immédiatement après avoir reçu au Caire le président du Parlement iranien, Ali Larijani. Plusieurs observateurs estiment que l’Egypte serait sur le point de tenter une médiation entre la République islamique d’Iran et ses voisins sunnites du Golfe. Mais avant d’en arriver là, il faudrait que le Caire et Téhéran parviennent à normaliser leurs relations. A l’heure actuelle, la tournée de Moubarak serait davantage un signe de tension (revue des troupes) qu’un signe d’apaisement (médiation).

Khaled Asmar

_________________________________ 1 – AFP

Arabie: 73 soldats saoudiens tués dans les combats à la frontière yéménite

Soixante-treize soldats saoudiens ont été tués et 26 sont portés disparus depuis le début des combats avec les rebelles zaïdites yéménites début novembre, a annoncé mardi un haut responsable saoudien de la Défense.

"Le nombre de martyrs est de 73 et celui des disparus est de 26. Nous pensons que parmi ces derniers, 12 ont trouvé la mort. Le sort des 14 autres reste inconnu", a déclaré le ministre adjoint de la Défense, le prince Khaled Ben Sultan Ben Abdel Aziz, dans une conférence de presse à Al-Khoba sur la frontière yéménite.

"Le nombre de blessés a atteint 470, dont la majorité ont été soignés et ont quitté les hôpitaux, et il n’en reste que 60 hospitalisés", a-t-il ajouté.

Tout en affirmant que le gros des opérations avait pris fin, le responsable militaire a reconnu qu’un petit village saoudien, Al-Jabiria, restait sous le contrôle de rebelles yéménites auxquels un ultimatum a été lancé.

"Ils ont 24 heures pour se rendre ou ils seront écrasés", a-t-il dit.

C’est le premier bilan officiel saoudien depuis le lancement par l’armée saoudienne d’opérations militaires à la frontière avec le Yémen, après la mort le 3 novembre d’un de ses garde-frontières tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.

L’entrée en guerre de l’armée saoudienne est intervenue après des semaines de combats entre l’armée yéménite et les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, dans le nord du Yémen, qui conteste l’autorité du régime du président Ali Abdallah Saleh.

Ce sixième round des combats depuis 2004 entre l’armée yéménite et les rebelles zaïdites avait commencé le 11 août.

Depuis le début du conflit, les combats récurrents ont fait des milliers de morts et plus 150.000 déplacés, selon des organisations internationales.

23/12/09 (B530) Jeune Afrique : Les Japonais débarquent à Djibouti (Une force étrangère de plus à Djibouti – Note de l’ARDHD)

Dans le cadre des opérations de lutte contre la piraterie, le Japon a déployé une force interarmes de 650 militaires à Djibouti et dans le golfe d’Aden. Pour l’instant hébergé par la base américaine de la Force militaire combinée pour la Corne d’Afrique (Africom), un détachement terrestre japonais de 150 hommes prépare la construction d’une base « en dur » dès 2010.

Elle sera située près du Camp Lemonier, l’ancien camp légionnaire français repris par les Américains en 2003.

« La lutte contre la piraterie est une mission de longue haleine », explique le capitaine de corvette Keizo Kitagawa, chargé de la coordination du projet de base militaire. « La marine a besoin d’un appui au sol. »

La mer Rouge est le point de passage d’une grande partie des échanges commerciaux du Japon avec l’Europe : 10 % des navires en transit viennent du pays du Soleil-Levant. Mais ce déploiement de l’« armée d’autodéfense » japonaise hors du territoire national n’en constitue pas moins une rupture avec la « grande stratégie » japonaise, marquée par le pacifisme et la non-intervention extérieure des troupes.

La contribution du Japon aux opérations internationales en matière de sécurité et de défense était jusqu’à présent cantonnée au carnet de chèques – à l’exception de troupes non combattantes.

Grâce à cette opération de police du golfe d’Aden, l’opinion japonaise se familiarise avec l’idée que son armée peut être projetée hors du territoire. Et dans un contexte de réduction des budgets de défense analogue à celui que l’on connaît en Europe, il s’agit aussi de démontrer qu’une marine puissante peut être utile…