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05/03/10 (B532) Les traits de l’Erythrée (3 articles en Français)

_______________________ 3 – AFP

L’Erythrée accuse l’Ethiopie d’avoir lancé une attaque à la frontière

L’Erythrée a accusé dimanche son voisin et rival éthiopien, qui a catégoriquement démenti, d’avoir lancé une attaque le long de leur frontière commune, dans un communiqué publié sur le site internet du ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Aux premières heures du 1er janvier 2010, des soldats du TPLF (Front de libération des peuples du Tigré – au pouvoir en Ethiopie) ont lancé des attaques successives sur le front de Zalambesa et ont été rapidement repoussés », affirme le ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Dix de leurs soldats ont été tués et deux capturés, abandonnant six fusils mitrailleurs AK-47, une mitrailleuse et des équipements de communication », a ajouté le ministère érythréen.

Le TPLF du Premier ministre Meles Zenawi est le principal parti de la coalition actuellement au pouvoir en Ethiopie, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

« Il n’y a jamais eu d’incursion de notre part. C’est une tactique de diversion de la part du régime érythréen pour détourner l’attention de ses problèmes intérieurs », a réagi à l’AFP le porte-parole du gouvernement éthiopien Shimelis Kemal.

Un groupe d’opposition érythréen a annoncé mardi à l’AFP qu’il se préparait à « lancer des attaques » contre les troupes gouvernementales, dans la foulée des sanctions imposées la semaine dernière par l’ONU à Asmara.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre des sanctions contre l’Erythrée, accusée de soutenir les islamistes en Somalie et de déstabiliser Djibouti.

« Les déclarations des rebelles indiquent un mécontentement croissant dans le pays », a estimé M. Kemal.

Une guerre frontalière a opposé l’Erythrée et l’Ethiopie de 1998 à 2000: 80.000 personnes sont mortes dans ce conflit sanglant, avec tranchées, vastes offensives d’engins blindés et vagues d’assauts de fantassins.

Malgré un accord de paix signé en 2000 à Alger, la tension reste grande entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique.

L’Ethiopie affirme reconnaître le tracé de la frontière établi depuis lors par la commission de La Haye, qui a attribué la région contestée de Badme à l’Erythrée.

Mais le gouvernement éthiopien demande des aménagements dans la mise en oeuvre de cette nouvelle démarcation, notamment des consultations auprès des populations locales concernées, avant de retirer ses troupes de Badme.

_______________________ 2 – JDD

L’Éthiopie aurait attaqué l’Erythrée

Le gouvernement érythréen a accusé son voisin éthiopien de l’avoir attaquée, le 1er janvier. « Aux premières lueurs du 1er janvier, l’armée éthiopienne a lancé des attaques successives sur le front de Zalam Besa dont elle a été prestement repoussée.

Elle a laissé derrière elle dix morts et deux prisonniers », indique le ministère érythréen de l’Information sur son site internet.

Une guerre avait opposé les deux pays entre 1998 et 2000.

_______________________ 1 – Le Figaro avec AFP

L’Erythrée accuse l’Ethiopie d’attaquer

L’Erythrée a accusé dimanche son voisin et rival Ethiopien d’avoir lancé une attaque le long de leur frontière commune, dans un communiqué publié sur le site internet du ministère érythréen des Affaires étrangères.

« Aux premières heures du 1er janvier 2010, des soldats du TPLF (Front de libération des peuples du Tigré – au pouvoir en Ethiopie) ont lancé des attaques successives sur le front de Zalambesa et ont été rapidement repoussés », affirme le ministère érythréen des Affaires étrangères.

Les autorités éthiopiennes n’avaient pas réagi dimanche à la mi-journée à cette accusation. « Dix de leurs soldats ont été tués et deux capturés, abandonnant six fusils mitrailleurs AK-47, une mitrailleuse et des équipements de communication », a ajouté le ministère érythréen.

Le TPLF du Premier ministre Meles Zenawi est le principal parti de la coalition actuellement au pouvoir en Ethiopie, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), et fut allié un temps à l’Erythrée pendant sa lutte contre le régime militaro-marxiste de Mengistu Hailé Mariam qu’il renversa en 1991.

Une guerre frontalière a ensuite opposé les deux pays entre 1998 et 2000: 80.000 personnes sont mortes dans ce conflit sanglant, avec tranchées, vastes offensives d’engins blindés et vagues d’assauts de fantassins.

05/01/10 (B532) FreeDjibouti -> La question du pouvoir et les limites de l’opposition démocratique à Djibouti

Par FreeDjibouti

Retrouvez l’intégralité des chroniques
de FreeDjibouti : lien

Djibouti est bloquée dans une phase pré-démocratique ou l’accès à la scène politique est réservé aux seuls thuriféraires du régime ; plus que jamais aujourd’hui l’exercice des droits citoyens est le privilège – l’exception – réservé aux clientèles du pouvoir.

La bureaucratie qui s’est installée depuis aux commandes de l’état, à Djibouti, limitée aux rares lettrés de l’époque a ensuite, et en permanence, reproduit les mêmes formes d’organisation et le même appareil d’état. Pour être menée à bien cette reproduction bégayante a eu besoin d’instruments idéologiques, d’instruments économiques et de règles de gestion de la société.

Les instruments économiques n’ont pas manqué : dans la période qui a suivi l’indépendance, avec les biens vacants et propriétés nationalisées.

Au plan idéologique, la bureaucratie a capté l’héritage du mouvement national et de la guerre d’indépendance en se présentant comme une classe politique de libérateurs, faisant valoir le danger extérieur représenté par l’ancienne puissance coloniale et les voisins immédiats du pays tout en développant un chauvinisme autour des appareils d’état. L’idée centrale étant de fabriquer l’image d’une citadelle assiégée en permanence dont la survie passe par la soumission unanime de la société à un ordre autoritaire.

Au plan des règles de gestion sociale, l’état d’urgence et les lois d’exception constituent la norme continue de régulation juridique de la société

La nature du pouvoir

Soumis à l’extérieur, corrompu à l’intérieur ; le système de pouvoir n’est rien d’autre qu’une sorte de féodalité prédatrice et inculte fondée sur le clanisme. La bureaucratie prélève des prébendes les distribue à ses obligés et asservit le corps social ; elle empêche les conditions d’autonomie des organisations comme des individus. De fait, l’action continue du pouvoir consiste dans l’émiettement du front social et la désintégration de toutes les institutions et organisations manifestant des velléités d’autonomie.

Le maintien du statu-quo étant sa seule perspective, elle n’a d’issue constante que dans la gestion des fausses contradictions et l’exacerbation des fractures sociales, linguistiques, culturelles et régionales. Ce pouvoir ne se situe pas dans les cadres institutionnels, il est aux commandes de structures policières qui instrumentalisent les institutions en dévoyant leurs statuts à celui de simples appareils. Cet état de fait se vérifie de manière caricaturale dans le fonctionnement de la justice à Djibouti, réduite selon moi à un appareil servile.

Cette organisation a pour effet d’étouffer les initiatives et de surreprésenter les dimensions les plus conservatrices de la société. Le débat interdit a pour conséquence de stériliser toute avancée et toute remise en cause du statu-quo, ceci dans tous les domaines. C’est ainsi qu’au plan économique, l’ouverture en trompe l’œil profite d’abord aux affairistes improductifs installés dans les groupes d’intérêts dirigés par les maîtres effectifs du pouvoir et au plan politique les seules voix habilitées à s’exprimer sont celles qui couvrent les revendications populaires.

En bout de course, la bureaucratie se réduit à sa seule dimension de police clanique chargée de gérer le désordre structurel pour maintenir son hégémonie sur la société.

Comment une opposition peut elle se manifester ?

Comment influencer ce pouvoir, leitmotiv de l’action politique autonome ?

L’opposition à Djibouti, démocratique ou non, (il faut s’entendre sur les mots), ne connaît des conditions favorables d’émergence qu’à condition que l’un ou l’autre des instruments cités vienne à faire défaut.

L’opposition réelle, celle qui agit sur le contrôle démocratique des trois instruments, ne peut émerger sans être éliminée. Le pouvoir utilise pour cela, les techniques éprouvées des systèmes totalitaires :

  • le refus d’autorisation d’existence (en agissant par la politique sécuritaire et de terreur, les moyens financiers, les lois d’exception)
  • la dénaturation systématique du message de l’opposition réelle (contrat de Rome) en créant de pseudo-mouvements d’opposition et une fausse presse indépendante, en utilisant l’infiltration policière et la corruption sur une large échelle, en décrédibilisant, y compris par l’élimination physique les militants sincères …
  • l’enfermement du débat politique autour de la seule question de dénigrement

Il réussit ainsi à affaiblir et isoler les oppositions à l’intérieur et à l’extérieur et à récupérer graduellement ceux et celles qui ne s’opposent pas sur le fond, c’est à dire sur la nature du régime.

L’action politique autonome est donc très difficile, à la pleine satisfaction d’un système obnubilé par l’idée de refermer la parenthèse ouverte en 1992.

L’expression des malaises sociaux ne s’exprime plus que par des faibles émeutes.

Quelles perspectives ?

Dans ce contexte peu enthousiasmant, le pouvoir djiboutien bénéficie d’un soutien international déterminé par les intérêts bien compris et la confusion autour de l’anti-terrorisme : la scène politique est strictement verrouillée.

Il est donc nécessaire aujourd’hui pour tous ceux qui pensent qu’un avenir démocratique est possible à Djibouti de maintenir la veille critique et la construction intellectuelle d’alternative sociale et politique crédibles.

L’irrésistible effondrement de l’Etat augure de lendemains très complexes, loin d’être résolue par des artifices sans prise sur la réalité, la crise politique Djiboutienne s’aggrave chaque jour. Il importe à ce stade d’envisager la formation de réseaux d’animation du débat politique sur les questions concrètes, l’analyse et l’information de l’opinion sur les conditions et opportunités de modification des équilibres politiques .

En effet, les déséquilibres structurels de la société Djiboutienne ne peuvent en rien être améliorés par un système d’un autre âge se situant à contre-courant de l’évolution historique mondiale.

Djiboutiennement

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

http://afraissas.over-blog.com

04/01/10 (B532) Par Freedjibouti -> quand l’hôpital se moque de la charité ! Freedjibouti a recopié un article publié dans La Nation, mais il s’est trompé volontairement : découvrez toutes les erreurs (Soyez vigilant, car il n’y en a que très peu !)

_____________________________ Note de l’ARDHD

Cette semaine Freedjibouti nous propose une caricature qui concerne un article publié par le périodique confidentiel : « La Nation » sous la signature d’Abdourazak.

Ce journaliste – qui vit, selon ses propos, dans un pays libre
et dont le régime susciterait (toujours selon lui) l’admiration sans bornes de ses voisins et même de l’ensemble de la communauté internationale, unanime sur ce point – se permet de lancer des critiques et plus encore, une véritable attaque contre les dirigeants de l’Erythrée.

Même si sur le fond, il y a des points qui sont véridiques, ce journaliste oublie qu’il subit la Loi d’un dictateur de la même veine que celui qui préside aux destinées de l’Erythrée.

Pour nous en convaincre Freedjibouti a plagié l’article à sa façon … (A lire avec délectation …)

________________________ 1 – Article revu par Freedjibouti

Ismaël Omar Guelleh

Un despote aux abois  

Mégalomane et tyrannique, Guelleh l’est assurément. Depuis le début de son mandat à la tête de Djibouti, le Dictateur d’Haramous qui a instauré un régime avec parti unique(L’UMP est un parti unique aussi puisque seul Guelleh décide de tous même leurs assemblées générales) et sans élections (avec des élections qui valent pas mieux), tue, torture et terrifie son peuple.

Maître d’une économie centralisée, le dictateur Djiboutien mène une politique à tendance impérialiste. Et les djiboutiens forment un peuple sans liberté, sans sécurité et sans droit. Un peuple qui va mal. Très mal.

En 2009, au sein même de son parti, l’UMP, des voix se sont élevées pour demander au  » Dictateur de la Mer Rouge  » l’application de la Constitution approuvée en 1992 et une plus grande ouverture politique et sociale. Mais sa réponse a été radicale. Il malmène les contestataires (parce que nos journalistes le caressent dans le sens des poils) qui s’étaient fait l’écho de ces critiques, exemple a famille Aden Robleh .

Coutumier d’un tel libre arbitre qui foule au sol les libertés fondamentales de ceux qui osent s’opposer à ses prétentions hégémoniques vis à vis de ses voisins de la sous région, cet homme pervers est considéré comme un être dangereux pour la sécurité de la Corne.

Il a fait de son pays une caserne policière et une prison à ciel ouvert dont peu en échappe. Depuis 1999, au moins des centaines de milliers de réfugiés de l’ancienne colonie française ont fui dans le monde entier, en fuyant la dictature de Guelleh.

La situation à Djibouti est toujours critique selon Amnesty International qui dénonce les harcèlement et arrestations des opposants et des défenseurs de Droits de l’Homme du régime en place. Djibouti se trouve dans les mains d’un homme qui n’a ni foi ni loi.

Celui-ci se sert de la tension vivace avec l’Érythrée pour embrigader des centaines de milliers de Djiboutiens qui sont contraints d’effectuer un service militaire à durée indéterminée dans un pays qui compte 700.000 habitants.

Chaque année, des dizaines d’entre eux désertent l’armée et fuient leur pays.

Victimes d’une politique belliqueuse menée par un homme sans scrupule, ces hommes et ces femmes se retrouvent sous des tombes de réfugiés.

Jusqu’à quand ?

Car les manifestations et regroupement initiés par les partis de l’opposition mettent dans les pays occidentaux déjà le régime de Djibouti à genoux. Et le despote Guelleh aux abois.

____________________ 2 – Article original publié par La Nation

Source : http://www.lanation.dj/news/2009/ln207/national5.htm

Issayas Afeworki

Un despote aux abois

Mégalomane et tyrannique, Issayas Afeworki l’est assurément. Depuis le début de son mandat à la tête de l’Erythrée, le Duce d’Asmara qui a instauré un régime avec parti unique et sans élections, tue, torture et terrifie son peuple. Maître d’une économie centralisée, le dictateur érythréen mène une politique à tendance impérialiste. Et les érythréens forment un peuple sans liberté, sans sécurité et sans droit. Un peuple qui va mal. Très mal.

En 2001, au sein même de son parti, le FJD, des voix se sont élevées pour demander au  » Diable de la Mer Rouge  » l’application de la Constitution approuvée en 1997 et une plus grande ouverture politique et sociale. Mais sa réponse a été radicale. Il a emprisonné les contestataires et les journalistes qui s’étaient fait l’écho de ces critiques. Coutumier d’un tel libre arbitre qui foule au sol les libertés fondamentales de ceux qui osent s’opposer à ses prétentions hégémoniques vis à vis de ses voisins de la sous région, cet homme pervers est considéré comme un être dangereux pour la sécurité de la Corne.

Il a fait de son pays une caserne militaire et une prison à ciel ouvert dont peu en échappe. Depuis 2005, au moins 6.000 réfugiés de l’ancienne colonie italienne ont débarqué sur les côtes siciliennes, en fuyant la dictature d’Isayas Afeworki. La situation à Asmara est toujours critique selon Amnesty International qui dénonce les harcèlement et arrestations des opposants et des journalistes du régime en place. Asmara se trouve dans les mains d’un homme qui n’a ni foi ni loi.

Celui-ci se sert de la tension vivace avec l’Éthiopie pour embrigader des centaines de milliers d’Erythréens qui sont contraints d’effectuer un service militaire à durée indéterminée dans un pays qui compte 4,7 millions d’habitants.

Chaque année, des milliers d’entre eux désertent l’armée et fuient leur pays.

Victimes d’une politique belliqueuse menée par un homme sans scrupule, ces hommes et ces femmes se retrouvent sous des tombes de réfugiés.

Jusqu’à quand ?

Car les sanctions des Nations Unies mettent déjà le régime d’Asmara à genoux. Et le despote Afeworki aux abois.

Abdourazak

03/01/10 (B532) Le journal de la Flibuste (4 articles en Français)

_____________________ 4 – AFP

Somalie: un cargo britannique capturé avec 25 membres d’équipage

Un cargo battant pavillon britannique, Asian Glory, a été détourné vendredi soir à 620 milles nautiques au large de la Somalie avec à son bord 25 membres d’équipage dont huit Bulgares, a annoncé samedi le porte-parole du ministère bulgare des Affaires étrangères Dragovest Goranov.

Le cargo a été capturé « bien en dehors de la zone d’opération de la force navale de l’Union européenne », a indiqué un de ses porte-parole le commandant John Harbour.

Le bateau, le deuxième battant pavillon anglais capturé par des pirates cette semaine, transportait des automobiles de Singapour vers Jeddah en Arabie Saoudite.

L’équipage est composé de 8 Bulgares, 10 Ukrainiens, 5 Indiens et deux Roumains, a indiqué à Bruxelles la force navale anti-piraterie de l’UE, Atalante. « Tous seraient en bonne santé », selon Atalante.

A Londres, le Foreign Office a confirmé qu’il n’y avait pas de Britannique à bord du cargo. « Nous avons déjà pris contact avec la société propriétaire de l’Asian Glory. Nous allons rester en contact régulier et proposer notre soutien », a indiqué un porte-parole du Foreign Office.

Selon le site internet de la société Zodiac Maritime qui gère l’Asian Glory, le navire, construit en 1994, peut transporter plus de 4.000 voitures.

Un porte-parole de la compagnie basée à Londres a indiqué à l’AFP être en train de contacter les familles des membres de l’équipage.

« Nous n’avons eu aucun contact avec les pirates » mais « nous sommes en mesure de suivre le bateau et il se dirige vers la Somalie », a ajouté le porte-parole.

Le navire Asian Glory, un cargo de 13.445 tonnes, capturé à quelque 900 milles nautiques au nord des Seychelles et à 600 milles des côtes somaliennes, aurait dû entrer dans le corridor de transit surveillé par Atalante dimanche, selon le commandant Harbour.

Par ailleurs, cinq Bulgares se trouvent sur le chimiquier battant pavillon britannique St James Park détourné lundi par des pirates somaliens dans le Golfe d’Aden.

Ce bateau ayant accosté sur la côte somalienne, les marins ont joint au téléphone leurs familles. « Ils sont en bonne santé, ont de l’eau et de la nourriture », a indiqué M. Goranov sans préciser si une rançon avait été demandée.

Le chimiquier avait été abordé alors qu’il se trouvait dans le Corridor de transit international (IRTC) mis en place dans le golfe d’Aden pour améliorer la sécurité.

Les négociations avec les pirates pourraient commencer bientôt alors que le chimiquier a accosté sur la côte somalienne.

« Les pirates ont pour habitude de ramener le navire dans leur fief et ensuite de contacter le propriétaire », a souligné le commandant John Harbour.

Les attaques croissantes de pirates au large de la Somalie avaient poussé l’Union européenne à déployer une force anti-piraterie dans le golfe d’Aden, Atalante, et à mettre en place un corridor de transit recommandé.

_____________________ 3 – AFP

Somalie: un chimiquier capturé, première prise de l’année pour les pirates

Des pirates somaliens ont capturé vendredi un chimiquier indonésien avec 24 membres d’équipage, dans le golfe d’Aden, ont annoncé la force navale anti-piraterie de l’UE et un responsable de la branche kényane du Programme d’assistance aux marins.

Cette prise est la première de l’année 2010.

Le navire d’un capacité de 20.000 tonnes a été capturé dans la matinée alors qu’il faisait route vers le port de Kandla en Inde et a été détourné en direction de la Somalie, selon un communiqué de la force de l’UE, Atalante, confirmant des informations données préalablement par le responsable de la branche kényane du Programme d’assistance aux marins, Andrew Mwangura.

Le capitaine du chimiquier a fait état de l’acte de piraterie dans un message radio, précisant que l’équipage était en bonne santé, selon le communiqué. Il est composé, selon Atalante, de 24 personnes, 17 Indonésiens, 5 Chinois, un Nigérian et un Vietnamien.

Selon la force de l’UE, le navire répond au nom de Pramoni (bien Pramoni) et bat pavillon de Singapour.

Il s’agit du troisième navire capturé par les pirates depuis août dans une zone où patrouillent les marines étrangères, a précisé Andrew Mwangura.

Lundi, c’est un chimiquier battant pavillon britannique, le St James Park, qui avait fait les frais du retour des pirates dans le golfe d’Aden. Le navire et ses 26 membres d’équipage de différentes nationalités, ont été attaqués alors qu’ils faisaient route depuis l’Espagne, vers la Thaïlande.

Un second navire, yéménite, le Al-Mahmoudia2 et ses 15 marins à bord ont également été capturés dans le golfe d’Aden, après le 18 décembre, date de leur appareillage du port d’Aden, selon le ministère de l’Intérieur yéménite.

Profitant du retour à des conditions de navigation plus sereines avec la fin de la mousson, la nouvelle saison débutée en octobre s’est singularisée par la localisation des attaques, soit au sud-est de leurs côtes, non loin des Seychelles, ou plein Est, parfois à mi-chemin entre la façade est-africaine et l’Inde. Mais les pirates semblent à présent être de retour à leur zone de prédilection, le golfe d’Aden.

Cette dernière capture porte à au moins 12 navires, avec environ 270 hommes d’équipage, le nombre de bâtiments détenus à présent par les pirates somaliens.

_____________________ 2 – JDD

Golfe d’Aden: Un chimiquier capturé

Un chimiquier battant pavillon singapourien a été pris par des pirates vendredi dans le golfe d’Aden et détourné vers la Somalie, d’après la mission européenne de lutte contre la piraterie, Navfor.

Le M/V Pramoni a été attaqué alors qu’il faisait route vers l’Inde, a indiqué l’organisation, basée à Northwood près de Londres, dans un communiqué. Il s’agit de la première prise de l’année pour les pirates, qui ont actuellement entre leurs mains une douzaine de navires détournés.

_____________________ 1 – Portail des sous-marins

Les attaques de pirates au large de la Somalie doublent malgré les forces navales

Par Rédacteur en chef.

Un hélicoptère tire des coups de semonce vers un présumé skiff de pirates. A bord, 6 somaliens sont assis au milieu de fusils d’assaut, de grappins et d’une échelle en aluminium. Mais avant que les marins d’un bâtiment de guerre puissent l’aborder, les pirates présumés jettent tout leur matériel par dessus le bord.

Avec si peu de preuves pour les arrêter, les supposés pirates sont laissés en liberté, à bord de leur embarcation et avec suffisamment de carburant pour rejoindre la Somalie. Rien n’est fait pour les empêcher de se réarmer et de faire de nouvelles tentatives.

Ces récentes rencontres en haute mer illustrent comment les forces multi-nationales déployées il y a un an pour lutter contre la piraterie, ont obtenu un succès limité. Selon des spécialistes, les attaques ne s’arrêteront pas, à moins que les repaires des pirates en Somalie ne soient supprimés.

Mais cet objectif reste illusoire. Le gouvernement somalien soutenu par les Nations Unies peut à peine contrôler une partie de sa capitale, laissé seul pour s’attaquer à terre contre les repaires des pirates. Les gouvernements étrangers sont, c’est le moins qu’on puisse dire, très réticents pour déployer des forces terrestres.

Les attaques de pirates ont pratiquement doublées en 2009 par rapport à l’année précédente, malgré le déploiement en décembre 2008 de la force navale de l’Union Européenne — la première force internationale spécifiquement montée pour lutter contre les pirates somaliens.

Elle a été suivie en janvier par la CTF (Combined Task Force) 151, composée de bâtiments de l’US Navy et de plusieurs autres nations alliées.

A ce jour, les pirates somaliens retiennent 12 navires et plus de 260 membres d’équipage.

Pourtant, les tenants de ces forces internationales soulignent que le taux de réussite des attaques de pirates a été divisé en gros par 2 depuis que les patrouilles ont commencé.

“Beaucoup plus de navires auraient été pris en otage si nous n’avions pas été là,” explique le Cmdr. John Harbour, le porte-parole de la force européenne. Il indique que les pirates n’ont pas capturé de navires dans le golfe d’Aden depuis juillet dernier, ce qui pour lui est la preuve de l’impact de la force. Mais lundi dernier, les pirates somaliens ont capturé à cet endroit un chimiquier britannique.

Cette année, les pirates somaliens ont essayé d’aborder au moins 214 navires, en en capturant, a indiqué mardi le Bureau Maritime International. A comparer avec les 42 attaques réussies sur les 111 tentatives effectuées en 2008, avant que les forces européennes et CTF-151 ne soient déployées. Et les 111 tentatives représentaient déjà une augmentation de 200% par rapport à 2007.

Les pirates ont répondu à la présence des bâtiments de guerre en portant leur attention vers des eaux moins protégées. Pour effectuer des raids au-delà des corridors maritimes très protégés, les pirates ont commencé à utiliser des navires capturés comme « bateaux-mères », leur permettant d’attaquer des navires jusqu’à 1.000 nautiques au large des côtes somaliennes, expliquent Harbour.

“Nous ne pouvons pas dire que quelqu’un a remporté la guerre contre la piraterie. Ca se poursuit encore,” a expliqué Cyrus Mody du BMI. “Il y a encore de nombreux actes de piraterie. Elle ne s’est pas réduite depuis l’an dernier.”

Même avec l’augmentation des attaques de pirates, seule une petite fraction des dizaines de milliers de navires qui naviguent chaque année par le golfe d’Aden et l’ouest de l’océan Indien sont visés. Cela explique pourquoi les gouvernements sont peu empressés pour déployer des forces terrestres pour neutraliser les repaires de pirates en Somalie.

Les forces navales qui interceptent les pirates emploient généralement une stratégie de “perturber et dissuader”. Les forces confisquent les armes et les autres équipements, puis relâchent les suspects avec assez de carburant pour regagner la Somalie, évitant ainsi les longs et couteux procès à terre. Généralement, seuls ceux qui sont pris la main dans le sac sont arrêtés.

Une fois que les pirates sont montés à bord d’un navire, les forces n’essaient pas d’intervenir, par crainte que des otages ne soient tués ou blessés.

Pourtant, même s’il y avait plus d’arrestations, la population somalienne touchée par la pauvreté fournit suffisamment d’hommes volontaires pour devenir pirates et toucher une part des rançons de plusieurs millions $. Ce n’est qu’en prenant le contrôle des côtes que la piraterie pourra être limitée, indiquent les experts.

“Cela ne pourra pas être résolu en parcourant l’océan Indien avec des bâtiments de guerre et en capturant quelques pirates,” a récemment déclaré le contre-amiral Peter Hudson, le commandant de la force européenne. “La solution à long-terme se trouve évidemment à terre, en Somalie.”

La Somalie du Nord montre comment des actions à terre peuvent se traduire en résultats concrets.

Les résultats commencent à être obtenus dans la région semi-autonome du Puntland, qui veut une part des 250 millions $ promis en avril dernier par une conférence de donateurs pour aider à stabiliser le pays et soutenir les actions humanitaires.

Jay Bahadur, qui a séjourné au Puntland pour effectuer des recherches pour un livre sur la piraterie, rapporte que, en janvier dernier, il n’y avait qu’un seul point de contrôle de la police aux environs de la capitale régionale, Garowe, pendant longtemps un repaire de pirates. En juin et en juillet, il y en avait beaucoup plus et les autorités locales avaient commencé à lancer des raids contre des pirates présumés, indique-t-il.

Il y a eu aussi un rejet local contre les pirates, souligne-t-il, parce qu’ils adoptent un comportement non-islamique, comme la boisson et les prostituées. Les rançons ont aussi provoqué une inflation galopante.

“A terre, l’atmosphère est de plus en plus anti-pirates,” remarque Bahadur.

La sécurité accrue à terre et en mer a repoussé les pirates plus au sud, loin de leur précédente base de Eyl au Puntland, dans les points forts de Haradhere et Hobyo, selon Bahadur et Harbour.

Mais il n’y a pas une telle présence de sécurité dans le sud, dont de larges pans sont contrôlés par les rebelles d’al-Shabab. Contrôler la piraterie n’est pas une priorité pour le faible gouvernement ou les rebelles, alors qu’ils combattent pour le contrôle de la capitale ravagée par la guerre civile, Mogadiscio.

La Somalie n’a pas les ressources pour lutter contre la piraterie. Sa marine a seulement 3 bâtiments opérationnels. Le chef de la petite marine de Somalie, l’amiral Farah Ahmed, a indiqué que plusieurs pays avaient promis de l’aide mais que rien ne s’était concrétisé.

Compte-tenu de l’absence d’état de droit en Somalie, les ressources limitées et la difficulté de poursuivre tous les pirates dans un vaste océan, les attaques de pirates vont rester un problème pour les années à venir, expliquent les experts.

Pourtant, Harbour a déclaré que la force navale européenne était persuadée qu’elle empêchait le problème d’empirer.

“Nous protégeons les océans contre les criminels,” a-t-il déclaré. “Aucune force de police ne peut parvenir à ce qu’une région soit complètement épargnée par le crime, mais notre action donne un résultat visible.”

L’analyse de la rédaction :

Outre la force européenne Atalante (CTF-465) et celle des Forces Maritimes Combinées (CTF-151), on trouve aussi une force de l’OTAN (opération Ocean Shield, CTF-508) et des forces envoyées par des pays (Chine, Russie, Japon, Malaisie, Inde, …). Des réunions mensuelles du groupe SHADE (Shared Awareness and De-confliction) sont le cadre privilégié d’une coordination tactique. La plupart des bâtiments déployés, ainsi que des représentants de la communauté maritime, participent à ces réunions. Seul l’Iran ne participe pour l’instant pas à ces réunions.

03/01/10 (B532) Le Monde : Al-Qaida et ses leurres, par Jean-Pierre Filiu

Oussama Ben Laden et ses partisans peuvent se féliciter d’avoir, depuis Noël 2008, déchaîné une tempête médiatique et réveillé les angoisses sécuritaires. Pour une organisation en perte de vitesse, le succès n’est pas mince et il aurait encore été amplifié si, par malheur, l’attentat contre le vol Amsterdam-Detroit n’avait pas été déjoué.

Mais Al-Qaida en a été réduite à revendiquer une attaque avortée et à avouer la défaillance de son explosif artisanal, car elle joue déjà le coup suivant, dans une dialectique éprouvée entre « l’ennemi proche », faussement musulman à ses yeux, et « l’ennemi lointain », l’Amérique et ses alliés « croisés ».

Il ne faut jamais perdre de vue le but ultime d’Al-Qaida, soit l’établissement d’un califat révolutionnaire à La Mecque et à Médine. Selon les affidés de Ben Laden, le milliard et demi de musulmans du monde sont plongés dans les ténèbres de l’impiété, l’islam doit être régénéré par une avant-garde auto-proclamée aux accents totalitaires, les régimes « apostats » doivent être renversés et les populations musulmanes rééduquées.

Le combat contre cet « ennemi proche » est stratégique, mais son ampleur dépasse les capacités propres d’Al-Qaida, qui s’acharne dès lors à provoquer « l’ennemi lointain » par la terreur globale. L’intervention occidentale en terre d’islam est censée y déstabiliser « l’ennemi proche », tout en libérant contre les « croisés » modernes des énergies militantes qu’Al-Qaida tente de récupérer à son profit.

Les attentats du 11-Septembre ont été programmés par Ben Laden et ses adjoints pour déclencher une offensive américaine contre l’Afghanistan du mollah Omar, tandis que quinze des dix-neuf kamikazes ont été choisis pour leur nationalité saoudienne afin de saper la crédibilité du régime de Riyad. Le pari d’Al-Qaida a cependant échoué face à l’effondrement rapide du pouvoir taliban et à la résilience de la relation américano-saoudienne.

Ben Laden, ulcéré de l’absence d’écho de son mouvement dans son pays natal, ordonna la planification clandestine d’une campagne terroriste de longue haleine, qui fut lancée à Riyad en mai 2003 au nom d’Al-Qaida pour la péninsule Arabique (AQPA). Cette vague d’attentats put profiter des vocations pour le djihad contre « l’ennemi lointain », éveillées par l’invasion américaine de l’Irak, mais « l’ennemi proche » et saoudien reprit l’initiative sur tous les fronts, contraignant les rescapés de l’AQPA à se replier dans le Yémen voisin.

Pour Ben Laden, très attentif à tous ces développements depuis son sanctuaire pakistanais, c’est une forme de retour aux sources d’Al-Qaida, qui a perpétré son premier attentat à Aden en décembre 1992, contre un navire américain en octobre 2000 et a ciblé l’ambassade des Etats-Unis à Sanaa en septembre 2008.

La revendication détaillée par AQPA de la tentative d’attentat de Noël 2009 vise à susciter une intervention majeure de « l’ennemi lointain » au Yémen, afin d’y soulever des houles de ressentiment nationaliste et de miner le régime de Sanaa, voire son allié saoudien. Les fragilités internes du Yémen, confronté à une sédition confessionnelle dans le Nord comme à des velléités séparatistes dans le Sud, alimentent cette politique du pire.

Le communiqué d’AQPA exalte la figure d' »Omar Farouk le Nigérian », mais aussi celle de Nidal Hassan, l’officier musulman qui a récemment massacré treize autres militaires américains sur une base du Texas. Al-Qaida, non contente d’encourager les représailles de « l’ennemi lointain » contre le Yémen en 2009 comme contre l’Afghanistan en 2001, s’efforce également de prendre en otages les populations musulmanes de pays occidentaux.

Elle pariait déjà sur un cycle de violence raciste après les attentats de Madrid en mars 2004, puis ceux de Londres en juillet 2005. Elle en a été frustrée par le sens des responsabilités des dirigeants et des sociétés concernés. Souhaitons que le même sang-froid prévale face aux provocations de Noël.

Jean-Pierre Filiu,
professeur à Sciences Po.

03/01/10 (B532) Les Traits de l’Eythrée (1 article)

_________________________ 1 – JDD

Assaut rebelle meurtrier en Érythrée

Deux groupes insurgés érythréens alliés ont déclaré vendredi avoir tué 25 soldats gouvernementaux et en avoir blessé au moins 38 autres lors de l’attaque surprise de deux camps militaires.

Les attaques ont été lancées en représailles à la répression de la minorité des Afars par le gouvernement érythréen, a déclaré le porte-parole rebelle Yasin Mohamed.

Le gouvernement d’Asmara n’a pas réagi pour l’instant à ces informations, qui n’ont pas été confirmées de source indépendante.

01/03/10 (B532) Nouvelles de Somalie (5 articles en Français)

___________________ 5 – AFP

Somalie: plus de 10 morts dans des combats pour le contrôle d’une ville

Au moins 10 personnes sont mortes samedi dans des affrontements à l’arme lourde opposant insurgés islamistes shebab à un groupe islamiste allié au gouvernement pour le contrôle d’une ville du centre de la Somalie, a-t-on appris de sources concordantes.

Les combats se sont déroulés dans la ville de Dhusamareb, que les deux parties se sont déjà disputée fin 2008-début 2009. Selon des habitants joints au téléphone par l’AFP, les shebab auraient repris le contrôle de la ville aux combattants d’Ahlu Sunna wal Jamaa.

« Nous avons pris le contrôle de la ville après de brefs combats et nous avons tué nombre d’entre eux dans la ville », a assuré à Mogadiscio le porte-parole des shebab, Cheikh Ali Mohamoud Rage lors d’une conférence de presse.

Un porte-parole d’Ahlu Sunna wal Jamaa a pour sa part affirmé que son mouvement tenait toujours la ville.

« Les milices shebab ont lancé une attaque depuis une position inattendue et ils ont perdu la bataille et nos forces contrôlent toujours la ville », a déclaré Cheikh Abdurahman Abou Yussuf, précisant que plus de 10 personnes avaient tuées dans les combats.

Des habitants de la ville ont rapporté à l’AFP que les shebab contrôlaient leur cité mais que des tirs sporadiques étaient encore entendus à sa périphérie.

« J’ai vu les cadavres de 13 personnes, en majorité des combattants à l’intérieur de la ville et les shebab contrôlent à présent complètement la zone. Je les vois chanter +Allah Akbar+ (Dieu est grand) », a indiqué à l’AFP un habitant, Abdullahi Mohamed Shekeye.

« Plus de dix personnes ont été tuées et 18 autres blessées. Il y a des tirs sporadiques et la situation n’est pas revenue au calme », a expliqué un autre habitant, Moalim Hassan.

Fondé en 1991 pour promouvoir la branche soufie –et modérée– de l’islam somalien contre le wahhabisme des pays du Golfe, le groupe Ahlu Sunna wal Jamaa qui a récemment pris les armes contre les islamistes shebab a renoncé début 2009 à sa posture non-violente pour s’engager dans la lutte armée contre les insurgés shebab et leurs alliés du Hezb al-islam.

Alliés aux forces pro-gouvernementales opérant dans plusieurs régions du centre et du sud de la Somalie, les combattants d’Ahlu Sunna ont infligé de sévères défaites aux shebab, démontrant leur crédibilité militaire.

Si leurs dirigeants affirment ne pas se reconnaître totalement dans le gouvernement de transition (TFG) du président Sharif Cheikh Ahmed, Ahlu Sunna et TFG partagent un objectif commun: chasser les shebab et leur idéologie directement inspirée d’Al-Qaïda.

_________________ 4 – L’Express avec Reuters

Dix morts dans des combats dans le centre de la Somalie

Une dizaine de personnes ont été tuées dans des combats entre un groupe proche du gouvernement somalien, Ahlu Sunna Waljamaca, et les miliciens islamistes d’Al Chabaab, rapportent des témoins et les deux camps.

COMBATS DANS LE CENTRE DE LA SOMALIE

Ces combats dans le centre de la Somalie sont les premiers depuis plus d’un an entre les deux mouvements, qui se sont jadis affrontés pour contrôler la région.

Des combattants d’Al Chabaab ont attaqué au petit matin Dousamareb, située à 560 km de la capitale Mogadiscio, pilonnant l’est de la ville au mortier, ont rapporté des habitants. Des membres d’Ahlu Sunna ont répliqué par des tirs d’artillerie.

« La plupart des habitants ont fui dans la jungle. Ces combats vont évidemment s’étendre aux autres villes du centre du pays », a dit un doyen, Osman Aden, à Reuters. « J’ai vu dix personnes étendues dans les villages lorsque j’ai fui. »

Un porte-parole d’Ahlu Sunna a affirmé que son groupe avait repoussé les miliciens d’Al Chabaab et tué plusieurs d’entre eux. Un membre du mouvement islamiste a démenti, assurant que les victimes se comptaient dans les rangs d’Ahlu Sunna.

_________________ 3 – Le Point avec AFP

Les shebab somaliens annoncent l’envoi de leurs « combattants » au Yémen

Par Mustafa HAJI ABDINUR

Des insurgés islamistes somaliens, les shebab, ont annoncé vendredi à Mogadiscio qu’ils enverraient leurs « combattants » au Yémen pour aider les adeptes d’Al-Qaïda dans leur lutte contre les forces gouvernementales, dans le sillage de l’attentat manqué de Détroit.

Des insurgés islamistes somaliens, les shebab, ont annoncé vendredi à Mogadiscio qu’ils enverraient leurs « combattants » au Yémen pour aider les adeptes d’Al-Qaïda dans leur lutte contre les forces gouvernementales, dans le sillage de l’attentat manqué de Détroit.

Cheikh Mukhtar Robow Abou Mansour, un haut responsable des shebab qui se réclament d’Al-Qaïda a fait cette annonce dans le nord de Mogadiscio, où il a présenté des centaines de jeunes combattants.

« Ces jeunes combattants ont achevé avec succès plusieurs mois d’entraînement intense et ils sont prêts désormais à rejoindre leurs frères dans la guerre sainte contre les ennemis d’Allah à travers le monde », a-t-il lancé.

« Nous avons dit à nos frères musulmans au Yémen que nous allons traverser la mer (…) et arriver jusqu’à eux pour les aider à combattre les ennemis d’Allah », a déclaré Mukhtar Robow.

« Aujourd’hui, vous voyez ce qui se passe au Yémen, les ennemis d’Allah détruisent nos frères musulmans », et « j’appelle les jeunes hommes dans les pays arabes à se joindre au combat » au Yémen, a-t-il ajouté sous les cris des combattants scandant « Allah Akbar ».

Les autorités yéménites affirment que leurs forces ont tué plus de 60 militants islamistes soupçonnés d’appartenance à Al-Qaïda dans des raids menés les 17 et 24 décembre dans le centre du pays et la région de Sanaa.

Ces affrontements surviennent alors que le Yémen a demandé l’aide de l’Occident pour lutter contre la présence de « centaines » de militants d’Al-Qaïda dans le pays.

Le 24 décembre, la Maison Blanche a réitéré son soutien aux autorités yéménites. Le New York Times avait alors affirmé que le président Obama avait donné son feu vert à des raids de l’armée yéménite contre Al-Qaïda. La veille, la chaîne américaine ABC avait indiqué que deux missiles de croisière américains avaient été tirés contre des bases de la nébuleuse islamiste radicale.

Le 30 décembre, le ministre yéménite des Affaires étrangères Abou Bakr al-Kourbi, avait déclaré que les activistes d’Al-Qaïda au Yémen sont « peut-être des centaines, de l’ordre de 200 à 300 » et qu’ils « peuvent vraiment planifier des attaques comparables à celle qui vient d’avoir lieu à Detroit ».

Le jeune Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, inculpé aux Etats-Unis pour sa tentative le 25 décembre de faire exploser un avion de ligne américain, a dit aux enquêteurs appartenir à Al-Qaïda et avoir subi un entraînement au Yémen, selon les médias américains. Le réseau, qui a revendiqué l’opération, a également assuré lui avoir fourni l’explosif.

Le 6 novembre, un Somalien a été arrêté à l’aéroport de Mogadiscio en possession de substances chimiques suspectes alors qu’il s’apprêtait à embarquer dans un avion, avant d’être relaxé par un tribunal en décembre faute de preuves, a annoncé jeudi le chef de la police .

Ce dernier, Ali Mohamed Loyan, a ajouté que des « investigations complémentaires » étaient en cours car cet incident « ressemble à celui de l’avion américain ».

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Les shebab (« les jeunes » en arabe) se réclament ouvertement de l’idéologie du jihad (guerre sainte) mondial prôné par Al-Qaïda et contrôlent une large partie de la capitale Mogadiscio, ainsi que le centre et le sud du pays.

L’actuel gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, ne contrôle qu’avec l’aide des troupes de l’Union africaine que quelques points stratégiques de la capitale, dont l’aéroport.

_________________ 1 – Yahoo actualités avec AP

Somalie: un tribunal acquitte un homme interpellé dans un aéroport en possession de produits dangereux

Mohamed Olad Hassan et Malkhadir Muhumed Buzzer ! Imprimer Un tribunal a acquitté un Somalien qui avait tenté le mois dernier d’embarquer à bord d’un avion en possession d’une seringue et de produits chimiques à l’aéroport de Mogadiscio, a annoncé jeudi le chef de la police.

Les faits remontent au 13 novembre et l’acquittement au 12 décembre, soit moins de deux semaines avant l’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit au cours duquel un ressortissant nigérian avait tenté de déclencher un mélange explosif similaire.

Le tribunal somalien a estimé que les autorités n’avaient pas apporté la preuve que le suspect avait l’intention de commettre un crime, a précisé le général Ali Hassan Loyan, chef de la police somalienne. L’homme, dont l’identité n’a pas été communiquée, a expliqué que les produits chimiques qu’il transportait devaient servir à développer des films photographiques.

Un expert mandaté par le gouvernement somalien a conclu que les substances et le matériel transportés par l’homme étaient dangereux, mais n’auraient pas pu faire exploser l’avion, a ajouté le général Loyan.

L’homme avait été arrêté le 13 novembre par des soldats de l’Union africaine, alors qu’il tentait de monter à bord d’un avion à destination de Djibouti et Dubaï. Il avait sur lui une seringue remplie de liquide et des produits chimiques en poudre, matériel susceptible d’être utilisé pour déclencher une explosion, comme dans l’attentat avorté du vol Amsterdam-Detroit, selon un diplomate.

L’incident n’avait pas attiré l’attention avant l’épisode du 25 décembre. Mais cette tentative ratée a relancé l’enquête, et les produits que le Somalien avait en sa possession font l’objet de nouvelles analyses à Londres.

Depuis l’annonce mercredi de l’incident somalien, les autorités américaines cherchaient à savoir si l’événement n’était pas lié à l’attentat manqué de Detroit. L’acquittement et la libération du Somalien interpellé à Mogadiscio risquent de compliquer le travail des enquêteurs américains.

L’interrogatoire de cet homme aurait pu apporter des informations précieuses pour l’enquête américaine, estimaient des spécialistes des questions de terrorisme.

02/01/10 (B532) FreeDjibouti -> LA PROBLEMATIQUE DE LA PRESIDENTIELLE DE 2011

Par FreeDjibouti

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Trois fois déjà, depuis la nouvelle mode qu’est une plus grande démocratisation des états africains qui fait l’écho du fameux discours de la Baule, il a été organisé des élections présidentielles à Djibouti. Autant de fois déjà, les attentes des uns et des autres sont restées inassouvies.

L’un des paris majeurs de l’élection présidentielle de 2011 est sans nul doute celui de contrer l’initiative de Guelleh de changer la constitution pour un 3eme mandat mais aussi et surtout celui de résorber la fracture systémique de plus en plus béante, que Djibouti, à l’instar de presque tous les états africains, n’a cessé de connaître durant tant d’années de micmac politicien.

Ce pari a pour enjeu de clarifier le « système » politique qui pourrait être la nôtre, en ne perdant jamais de vue les moyens authentiques qui aideraient dans son application. Le constat actuel est de loin en défaveur de cet état de fait.

Il n’y a aucun intérêt ici à revenir sur les événements qui ont jalonné l’histoire récente ou lointaine de ce pays, des plus douloureux aux plus incompréhensibles, en passant par les ambigus et encore les plus inadmissibles… !

L’élection présidentielle de 2011 doit donc servir de nouveau départ pour une nouvelle ère républicaine à Djibouti. Elle doit permettre à ce pays qui aura ainsi vécu trente deux ans d’indépendance sans jamais avoir pu décider du sort qui devrait être le sien, de s’afficher en tant que nation définitivement tournée vers l’avenir.

C’est du moins, ce qui pourra permettre d’éviter le chaos tant annoncé. Il y va de l’engagement des uns et des autres. Il y va surtout de celui du pouvoir, afin qu’il ne soit plus entaché de cette espèce de peste vénielle qui est la résultante de plusieurs années de gestion du pouvoir dans laquelle nombre de Djiboutiens ne se retrouvent aucunement.

L’état chronique de frustration et la condition d’éternel désabusé que l’on peut remarquer chez les populations Djiboutiens aujourd’hui, répondent à la déclinaison qui est faite du paradigme « changement » auquel elles ne sont pas arrivées à attribuer, tout au moins pas encore, une orientation répondant à leurs attentes légitimes. La crainte étant de faire du surplace encore et toujours en se demandant jusqu’à quand cela durerait.

Ces populations méritent donc en effet qu’un changement visible, dont la traçabilité est dénuée de toute équivoque dans leur quotidien soit enfin advenu réalité.

Qu’est-ce donc que ce changement ?

L’objet même du changement est invariablement celui de toute nation, c’est-à-dire celui de vouloir vivre ensemble autour d’un projet commun qui requiert l’adhésion d’une majorité dans le souci de susciter chez les plus réticents, le désir d’appartenir aussi audit projet.

Loin d’une utopie, c’est bien ainsi que se définit une nation afin de se donner les moyens de s’affirmer en tant que telle. Les exemples sont légions dans l’histoire des hommes. Que de fois la nation n’a-t-elle été au prix du sang et de rêves non assouvis ! Elle reste cependant le socle sur lequel se dressent les peuples pour se réclamer d’un processus sociétal ambitieux.
La nation djiboutienne ne saurait être privée de cette vision.

C’est donc justement parce que la perspective d’une telle vision ne semble pas s’inscrire dans le système que le pouvoir a toujours incarné, que le changement devient la condition pour que naisse enfin une nation djiboutienne.
Tous les Djiboutiens veulent le changement, dit-on !

Il y a ceux qui veulent un changement parce que le régime en place est népotique ; nous ne sommes quand même pas dans une dynastie, mais plutôt dans une république, aussi bananière fusse-t-elle !

Il y a aussi une minorité épris par une haine tribale veulent changer Guelleh par un autre despote de leur clan !

Viennent ensuite ceux qui estiment que c’est le bilan économique qui laisse à désirer et que l’espoir de tout homme moderne d’être au fait de l’avancé des sociétés du monde contemporain n’est point permis aux Djiboutiens. Au détriment du bien-être des jeunes populations, la gabegie a été établie comme méthode de gouvernance.

On peut aussi relever ceux pour qui le changement est synonyme de cessation de l’arbitraire et de l’impunité pour que ces incongruités ne soient plus érigées en privilège. Il en va du nécessaire besoin de toutes les forces vives pour jeter les bases d’une véritable nation djiboutienne.

Autrement, on s’évertuera à perpétuer des pratiques qui ne cesseront d’éloigner les générations entre elles et d’entretenir un inconfort qui viendrait à bout de toute volonté de cohésion. Le déshonneur serait de participer, d’une manière ou d’une autre, à cet échec !

Le changement peut être entendu par certains comme étant tout simplement le besoin que les mêmes choses soient faites par d’autres, même à compétences égales, pour peu que le style des uns ne convient pas à une majorité. Le choix des peuples ne se fait toujours suivant des critères prévisibles.

Il ne saurait y avoir aucune autre considération si ce n’est seulement une observance en toute objectivité de l’inadaptabilité des compétences indéniables reconnues, au demeurant aux détenteurs du pouvoir.

Enfin, le changement peut se décliner vers une radicale rupture entre ce qui est illégitimement établi pour nettoyer de fond en comble la classe politique, quelle qu’elle soit, parce que ne répondant en rien aux aspirations des différentes générations qui sont le capital garanti de Djibouti d’aujourd’hui et de demain.

Cette radicalité doit être envisageable dans la mesure où l’élection annoncée de 2011 viendrait à laisser comme un arrière-goût de réchauffé, une espèce de déjà-vu dans l’opinion nationale ; où les mêmes recettes sont resservies, malgré les brillants essais de justification ça et là pour adoucir l’onde de choc. Les générations djiboutiennes ne font pas du surplace. Elles aimeraient certainement que les politiques suivent, afin de combler le décalage qui s’installe au fil des ans.

Tout ceci devient lassant !

Au regard de ce qui précède, le changement nous oblige donc en tant qu’enjeu unique et irréversible de l’échéance prochaine à Djibouti. Il est non seulement souhaitable qu’il en soit ainsi, mais il est surtout important que ce soit à la régulière, devrait-on dire.

Pour ce faire, trois préalables s’imposent : l’intelligence des acteurs politiques, l’adhésion à une pratique collective et l’égoïsme d’un particularisme retrouvé.

La classe politique djiboutienne offre un spectacle des moins plaisants depuis que le peuple lui a souverainement confié de garantir un lendemain meilleur après plusieurs décennies d’immobilisme outrageant. Il est encore de se ressaisir. Bon courage…..

Djiboutiennement.

FreeDjibouti

freedjibouti@windowslive.com

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