Articles

26/01/10 (B535) Somaliland (JDD) Attentat dans une mosquée.

Une bombe a explosé dans une mosquée du Somaliland (une enclave sécessionniste de Somalie), tuant quatre policiers, a fait savoir lundi l’agence de presse Reuters.

L’attentat n’a pour l’heure pas été revendiqué.

L’enclave du Somaliland est en grande partie placée sous l’emprise des rebelles islamistes d’al Chabaab. Les policiers y sont souvent la cible d’attaques.

___________________________ Note de l’ARDHD

Nous ne partageons pas l’analyse du JDD, qui affirme que le Somaliland serait un repaire pour les forces d’Al Chabaab

26/01/10 (B535) Yémen Express (7 articles en Français)

__________________________ 7 _ Le Figaro

Au Yémen, l’afflux d’étudiants étrangers salafistes

Georges Malbrunot

Dans le quartier Charkaïne, une minuscule librairie, coincée entre deux échoppes, est le lieu de rendez-vous des étudiants salafistes français de Sanaa. Une demi-douzaine de jeunes, d’origine maghrébine ou Français de souche, venus renouer avec la vie ascétique du Prophète.

«Ici, tu vis pour le paradis, tu ne commets pas de péché en regardant des filles à moitié nues dans la rue», raconte l’un d’eux à son voisin. «Certes, au plan administratif, c’est un peu le désordre par rapport à la France, mais au moins on vit pour Allah et pour pas cher», ajoute ce jeune vêtu de la thobe traditionnelle et du keffieh tombant sur la poitrine. Méfiants, ils refusent de parler au journaliste, ce qui ne les empêche pas de consulter régulièrement les sites Internet des quotidiens français.

Leurs journées sont rythmées par les prières, et les cours d’arabe. Peu travaillent. Certains rentrent régulièrement en France pour amasser un peu d’argent, avant de revenir. D’autres, installés à Seyoun ou Maabar, en reçoivent de leurs familles. Ils côtoient des Américains, des Britanniques et des Malais, en rupture, eux aussi, avec leurs sociétés d’origine. La plupart sont venus seuls, et se sont mariés ensuite avec des filles de familles salafistes.

Après l’affaire Abdulmutallab – ce Nigérian passé par une école yéménite, qui a tenté de faire exploser un avion au-dessus des États-Unis -, les pays occidentaux s’inquiètent de la présence au Yémen de certains de leurs ressortissants qui pourraient représenter une menace pour leur sécurité. Trente-six anciens prisonniers américains, convertis à l’islam en détention, se sont rendus au Yémen l’an dernier, officiellement pour suivre des cours d’arabe, vient d’avertir une commission du Sénat américain. «Certains ont disparu et sont soupçonnés d’avoir rejoint des camps d’entraînement d’al-Qaida», prévient le rapport.

Il y a quelques semaines, trois Français ont été expulsés de Sanaa vers Paris, selon nos informations. Ces étudiants en religion avaient été arrêtés six mois plus tôt, en compagnie de deux Britanniques, alors qu’ils faisaient route vers l’école salafiste de Dammaj, au nord-ouest du Yémen, qui accueille chaque année des centaines d’étudiants étrangers.

Surveillance renforcée

En mars 2007, un Français converti d’origine malgache, Patrick Francoeur-Ravoavy, est «tombé sous les balles chiites lors de son séjour dans une madrasa salafiste très réputée» de Dammaj, peut-on encore lire sur un site.

Non loin de Dammaj, les autorités affrontent, depuis 2004, les rebelles houthistes d’inspiration chiite, et certains salafistes étrangers y ont été vraisemblablement enrôlés dans les combats contre les «hérétiques» chiites. Mais depuis l’attentat manqué de Noël à Detroit, la sécurité yéménite prend la menace au sérieux, en renforçant la surveillance de ces étudiants étrangers. «On se sent un peu menacés, reconnaît l’un des Français, si la situation vient à se détériorer, on rentrera.» Si la plupart ne sont pas des terroristes en herbe ; les plus zélés pourraient rejoindre l’Afghanistan, dernière terre du djihad depuis la défaite d’al-Qaida en Irak.

«Dans ces foyers radicaux, le risque de mauvaises fréquentations est élevé», souligne un observateur occidental.

Leur «dé-radicalisation» figure au menu de la conférence internationale, aujourd’hui à Londres, consacrée au Yémen. Une vingtaine de Britanniques sont également soupçonnés d’avoir rejoint al-Qaida au Yémen. Les salafistes français de Sanaa récusent toute dérive djihadiste : «Des gens comme Abdulmutallab ne sont pas bien du tout, car ils visent des civils, on a eu des problèmes à cause d’eux», regrette l’un d’eux.

__________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Al-Qaida : 7 condamnations au Yémen

Un tribunal a condamné aujourd’hui sept Yéménites membres présumés d’al-Qaida à des peines allant de cinq à dix ans de prison pour avoir fomenté des attaques contre des touristes et des intérêts étrangers.

Les sept hommes avaient été arrêtés en octobre 2009 alors qu’ils préparaient des explosifs et surveillaient des cars de touristes qu’ils comptaient attaquer, selon la police.

Leur procès devant le tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme s’était ouvert le 17 octobre.

Les sept personnes ont été reconnues coupables d’avoir "comploté pour la formation d’une bande armée visant à perpétrer des actes criminels contre des touristes et des intérêts étrangers ainsi que des installations gouvernementales", selon le verdict.

Trois d’entre eux ont été condamnés à dix ans de prison, trois autres à sept ans de prison et le dernier à cinq ans.

Les jeunes gens, tous barbus, étaient détendus au cours du procès et répétaient des chants à la gloire du chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden. A l’énoncé du verdict, ils ont crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) et affirmé qu’ils ne reconnaissaient pas la légalité du tribunal.

__________________________ 5 – Europe 1

Yémen: Trève entre rebelles chiites et Ryad

Les rebelles chiites du nord du Yémen ont conclu un cessez-le-feu avec l’Arabie saoudite et se sont engagés à se retirer du sol saoudien, rapporte lundi la chaîne de télévision Al Arabia.

La chaîne saoudite a diffusé la nouvelle dans un flash spécial d’information sans fournir d’autre précision. Le site des rebelles zaïdis rapporte pour sa part que leur chef, Abdel-Malik al Houthi, fera prochainement une déclaration importante, mais il ne mentionne pas une trêve.

__________________________ 4 – TF1

Sur les traces d’Al-Qaïda au Yémen

Par Denis BRUNETTI,

Reportage – Denis Brunetti, le correspondant de TF1 au Proche-Orient, s’est rendu à Sanaa, la capitale du Yémen, placé sous le feu de l’actualité depuis la tentative d’attentat contre le vol Amsterdam-Detroit.

Car en cette fin décembre 2009, tout s’est conjugué pour focaliser l’intérêt international : une vidéo au Yémen de membres d’Al Qaïda-Péninsule Arabique, la tentative d’attentat du Nigérian passé par le Yémen, une menace assez précise d’attaques contres des ambassades occidentales qui a poussé aussi bien les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France à fermer quelques jours leurs représentations diplomatiques à Sanaa… Sans compter le scénario évoqué d’une intervention de troupes américaines pour y chasser le terrorisme.

Foule de journalistes

A Sanaa, il y a donc eu foule de journalistes et d’équipes de télévision qui ont tout de même beaucoup piétiné dans la capitale. Car interdit d’aller au Nord où le gouvernement tente de vaincre la rébellion des tribus houtis, dangereux d’aller dans de nombreuses zones du pays et surtout bien difficile de "montrer" la présence d’Al-Qaïda. Certes, les autorités yéménites ont bien organisé quelques conférences de presse, diffusé des communiqués d’arrestation de tel ou tel chef local d’Al-Qaïda et laissé filmer l »entraînement des "unités anti-terroristes". Mais bien difficile de mesurer réellement les actions entreprises.

Un journal local, qui a pu se rendre sur le lieu d’arrestations de présumés terroristes, a ainsi interviewé le frère de trois jeunes arrêtés qui expliquait en substance : "Un des membres de la famille a été tué en Irak. A l’époque, ils ont arrêté trois de mes frères, ils les ont interrogés, relâchés, à nouveau arrêtés plusieurs fois. Alors maintenant s’il y a vraiment quelque chose contre eux, qu’ils soient jugés, mais qu’on arrête de revenir tout le temps chez nous…".

La population opposée à Al-Qaïda

Alors, en attendant vainement le signal d’une intervention américaine, les journalistes ont analysé, tâté le pouls du pays, de ses politiques ou de la population. A Bab Al Yémen, l’entrée principale de la fabuleuse vieille ville de Sanaa, les équipes de télévision interrogeaient les passants ou les commerçants sur leur sentiment. Les Yéménites et leurs médias ne parlent que de cela. Ceux que nous avons rencontrés dans la capitale ou dans les montagnes seraient même choqués de cette affaire d’Al-Qaïda et de l’image sulfureuse que cela donne du Yémen.

On nous en a parlé jusque dans les villages de pierre reculés du Jebel Harraz. La présence de fanatiques ne les réjouit pas, tout comme l’idée de troubles, dont le Yémen n’a pas manqué depuis des dizaines d’années. Depuis plusieurs semaines, il n’y a pratiquement plus de touristes étrangers, qui représentent tout de même une vraie source de revenus. Il y avait déjà des checkpoints sur les routes, mais les soldats sont maintenant plus tatillons.

Enfin, la vie continue, souvent misérable, particulièrement dans les villages, les enfants travaillent, les femmes sont sous le niqab, les coupures d’électricité ont lieu plusieurs fois par jour à Sanaa tandis que l’eau n’est pas potable. Mais le pays mâchonne toujours le qat en rêvant de jours meilleurs tandis que les avions de chasse survolent tous les jours la capitale, partant vers la guerre du Nord ou pour des raids aériens contre des cibles d’Al-Qaïda.

Les Etats-Unis ont déclaré qu’ils n’enverraient pas d’hommes mais soutiendraient matériellement, techniquement, avec le Royaume-Uni, la lutte contre Al-Qaïda. Le 27 janvier prochain, Londres accueillera d’ailleurs une conférence internationale sur le Yémen et sa situation sécuritaire.

__________________________ 3 – Impact Campus

Le Yemen sous les feux de la rampe

Par : Jérémie Lebel

La présence d’Al-Qaïda au Yémen ne fait aucun doute.

L’attentat contre le navire USS Cole en 2000 a démontré la capacité du groupe terroriste de nuire avec éclat, tandis qu’une attaque suicide contre l’ambassade américaine, en septembre 2008, faisait 19 morts. Avec la coopération des États-Unis, et à la suite de l’attentat manqué de Noël, le gouvernement yéménite a amplifié ses efforts de lutte contre le mouvement.

L’amiral américain Michael Mullen a reconnu publiquement que son pays apportait «un certain soutien» au gouvernement du président Ali Abdullah Saleh, sans plus de détails. Un soutien qui remonte au moins à novembre 2002, avec l’assassinat ciblé de militants islamistes par un drone Predator, mais qui ne s’est pas arrêté là. Georges Malbrunot, reporter au Figaro, avance par exemple que les frappes des 17 et 24 décembre derniers contre des positions d’Al-Qaïda n’ont pu être réalisées que par des avions américains, malgré les démentis des autorités yéménites. Il précise également que des forces spéciales américaines sont déjà présentes sur le terrain avec pour mandat l’entraînement de l’armée locale.

Néanmoins, le scénario d’une intervention américaine est écarté par Washington. Sans exclure totalement une telle possibilité, «dans [un] monde aussi complexe», Barack Obama a clairement affirmé n’avoir «aucune intention d’envoyer des troupes fouler le sol de ces régions».

Jean-Pierre Derriennic, professeur de sciences politiques à l’Université Laval, approuve cette décision, arguant qu’il est inutile de déstabiliser le pays. Dans la lutte contre le terrorisme, il est, selon lui, préférable de se concentrer sur la
sécurité aérienne que de menacer un gouvernement relativement fonctionnel.

Un équilibre relatif

Relativement fonctionnel est bien le mot. Le gouvernement yéménite doit en effet composer avec un large éventail de factions. Au nord du pays, la rébellion Houthi a enlevé plusieurs milliers de vies depuis 2004. Ce conflit fut déclenché lorsque le gouvernement élimina Hussein al-Houthi, un leader Zaidi influent; son frère mène aujourd’hui la guerre contre l’administration centrale, accusée d’être trop proche de l’Occident et de tolérer le sous-développement de leur province, Saada. Les tribus du sud du pays, quant à elles, entretiennent des velléités sécessionnistes.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 1978, doit donc négocier au quotidien un jeu dangereux aux règles peu orthodoxes. L’analyste yéménite Mourad Zafir explique que pour les leaders yéménites, Al-Qaïda n’est qu’une partie de l’équation dans un pays du reste très conservateur, où les notions de guerre sainte et de résistance face à l’étranger ont une résonance forte auprès des citoyens. Au-delà de la rhétorique anti-islamiste, il y a les réalités du pouvoir.

Le gouvernement français met effectivement ses citoyens en garde contre les enlèvements en soulignant que les groupes locaux s’en servent comme argument de négociation avec les autorités contre lesquelles ils luttent. De son côté, le gouvernement yéménite est prompt à associer tout groupe rebelle à Al-Qaïda ou à accuser la rébellion chiite d’être financée par l’Iran. Téhéran nie toute implication dans le financement de la rébellion Houthi, malgré les accusations répétées des autorités yéménites.

Les tensions internes déchirant le Yémen s’expliquent en partie par sa situation économique défavorable, laquelle contribue à alimenter un ressentiment face au pouvoir central. Les statistiques du gouvernement américain situent son Produit intérieur brut (PIB) par habitant à 2500$ par année, soit le 175e rang mondial. Le chômage, quant à lui, s’élève à 35%. Malgré des efforts de diversification, l’économie dépend encore largement de ressources pétrolières déclinantes.

Selon La Presse, ces réserves pourraient être épuisées d’ici une dizaine d’années. Si l’or noir peut venir à manquer, l’or bleu manque déjà. Les sécheresses affligent ce pays où même l’approvisionnement en eau de Sanaa, la capitale, est problématique.

__________________________ 2 – Radio Chine

Hillary Clinton participera aux conférences internationales à Londres sur le Yémen et sur l’Afghanistan

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Rodham Clinton se rendra à Londres mardi pour participer aux conférences internationales sur le Yémen et sur l’Afghanistan, a annoncé lundi le département d’Etat.

Mme Clinton prendra part mercredi à une réunion ministérielle sur le Yémen qui vise à "consolider un soutien international au Yémen (…) et à parvenir à un accord pour aider le Yémen à mener des réformes politiques et économiques", indique un communiqué du département.

Le lendemain, elle se présentera à une conférence internationale sur l’Afghanistan, dont l’objectif consiste à "montrer le soutien de la communauté internationale à l’avenir du pays et aux projets présentés par le président Karzaï".

"Les réunions devraient se concentrer sur la mise en application de notre stratégie d’aide à la sécurité, à la gouvernance et au développement de l’Afghanistan, et l’amélioration de la coordination civile internationale", selon la même source

Après Londres, Mme Clinton se rendra également à Paris vendredi, où elle prononcera un discours sur la sécurité européenne.

En outre, elle rencontrera le président Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner pour aborder une série de questions, dont les efforts d’aide internationaux en Haïti, ainsi que les dernières évolutions en Iran, au Yémen, en Afghanistan et au Pakistan.

__________________________ 1 – L’expression DZ.Com

«RÉUNION» INTERNATIONALE SUR LE YÉMEN
Washington cherche des soutiens pour sa stratégie

Si la stabilisation du Yémen est un enjeu prioritaire pour l’administration Obama, c’est aussi parce que c’est de ce pays que sont issus près de la moitié des détenus du camp de Guantanamo.

L’administration de Barack Obama cherchera, demain à Londres, à obtenir des soutiens pour sa stratégie au Yémen, l’un des fronts de la lutte des Etats-Unis contre l’extrémisme islamiste. Le président américain n’a pas attendu l’attentat manqué du 25 décembre contre un avion de ligne américain pour faire part de sa préoccupation.

Après l’Irak et l’Afghanistan, des Etats en quasi faillite tels que le Yémen ou la Somalie peuvent devenir des bases majeures pour le réseau Al Qaîda et ses composantes régionales, rappelle-t-il depuis des mois. Si la stabilisation du Yémen est un enjeu prioritaire pour l’administration, c’est aussi parce que c’est de ce pays que sont issus près de la moitié des détenus du camp de Guantanamo.

L’attaque manquée du jour de Noël, perpétrée par un jeune Nigérian qui aurait été formé et armé par la branche basée au Yémen «Al Qaîda dans la Péninsule arabique» (Aqpa), n’a fait que renforcer la détermination de Washington. Les Etats-Unis contribuent depuis 2006 à équiper l’armée du plus pauvre des pays arabes, qui est de surcroît en proie à une rébellion chiite au Nord et à une tentative de sécession au Sud. Les deux pays partagent des renseignements, et les Etats-Unis sont largement soupçonnés d’avoir aidé les forces yéménites à mener des frappes contre des cibles d’Al Qaîda ces dernières semaines.

Washington est satisfait de cette coopération militaire, mais doute assez ouvertement de la capacité du gouvernement yéménite à stabiliser la situation politique et économique. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton, qui devrait participer à la réunion convoquée par le Premier ministre britannique Gordon Brown, a reçu le 21 janvier son homologue yéménite, Abou Bakr Abdallah al-Kourbi. «Nous voyons l’effort antiterroriste produire des résultats, et nous voulons voir les mêmes résultats en matière de développement», a-t-elle déclaré lors de leur point de presse conjoint.

«Le Yémen a lancé des programmes de développement ces trois dernières années et entrepris des réformes plutôt courageuses», a répliqué le ministre yéménite: «l’absence de résultats tient à ce que le Yémen n’a pas les ressources nécessaires pour mettre en oeuvre ces réformes».

Pour la diplomatie américaine, le Yémen doit améliorer sa gouvernance pour convaincre les pays donateurs de distribuer l’ensemble des 4,7 milliards de dollars sur lesquels ils s’étaient engagés lors d’une précédente conférence en 2006, déjà à Londres. La réunion de demain à Londres «ne sera pas une conférence de donateurs en tant que telle», a indiqué Philip Crowley, le porte-parole du département d’Etat.

Washington veillera cependant cette fois à «faire en sorte que l’aide soit un peu accélérée dans les domaines les plus urgents». Selon Marisa Porges, une ancienne conseillère du gouvernement américain en antiterrorisme, l’objectif de la conférence sera à la fois «d’arriver à une vision commune» au sein de la communauté internationale sur ce qu’il faut faire pour stabiliser le Yémen, et de «faire pression sur les dirigeants yéménites pour qu’ils se montrent à la hauteur des attentes».

«Nous avons des attentes, et nous avons le droit de travailler avec le gouvernement du Yémen puisque nous apportons une aide, parce que nous voulons que cette aide bénéficie au peuple du Yémen», avait insisté le 21 janvier Hillary Clinton, sur un ton inhabituellement ferme dans une conférence de presse.

En amont de la rencontre londonienne, Washington a classé Aqpa le 19 janvier parmi les «organisations terroristes étrangères», ouvrant la voie à des mesures juridiques et financières contre ce groupe.

26/01/10 (B535) Alfred Borrel : un visionnaire, cent ans avant ??? (ARDHD)

Alfred BORREL (1836-1927). Sculpteur et médailleur. Élève de son père Maurice Borrel, de Joufroy et Merley.

Il
obtient le Premier Deuxième Grand Prix de Rome de gravure en médailles en 1860 (Premier Grand prix remporté par Lagrange).

Médaille de troisième classe du Salon des Artistes Français en 1880, seconde classe au salon de 1890 et première classe en 1893.

Chevalier de la Légion d’Honneur in 1906.

Pour quelles raisons, le considérons-nous comme un visionnaire ?

Parce qu’à la fin du 19ème siècle, pratiquement 100 ans avant, ce graveur qui portait le même nom que celui du Juge Bernard Borrel, assassiné en octobre 1995 à Djibouti, gravait une médaille à la Gloire de la Justice. Nous ignorons si le Juge Borrel avait des liens familiaux avec ce graveur, mais la coïncidence méritait d’être soulignée.

26/01/10 (B535) Nouvels Obs avec AFP : L’Etat est condamné dans l’affaire Borrel

Le Conseil d’Etat a annulé une décision du ministre de la Justice refusant la protection statutaire à la veuve du juge Borrel pour « pression sur la justice ».

Selon une source judiciaire, le Conseil d’Etat a annulé une décision du ministre de la Justice refusant la protection statutaire à la veuve du juge Borrel, mort à Djibouti en 1995, pour « pression sur la justice », a-t-on appris mardi 26 janvier.

L’instruction vise l’ex-monsieur Afrique de l’Elysée, Michel de Bonnecorse. Le 28 décembre dernier, le Conseil a estimé que l’Etat, à travers la Garde des Sceaux Rachida Dati, avait une « obligation de protection ».

« Je présume, moi, qu’il s’est suicidé »

Ainsi l’Etat devait prendre à sa charge les frais de justice d’Elizabeth Borrel, dans la plainte qui l’oppose à Michel de Bonnecorse, ancien patron de la cellule Afrique de l’Elysée sous la présidence de Jacques Chirac. Le Conseil d’Etat accorde par ailleurs 3.000 euros à Elizabeth Borrel.

Cette dernière avait déposé plainte et obtenu, contre l’avis du parquet, l’ouverture d’une information judiciaire au sujet des déclarations de Michel de Bonnecorse. Il avait expliqué dans une interview à Jeune Afrique en 2007 que « contrairement à ceux qui préjugent de l’assassinat de Bernard Borrel sur ordre des autorités Djiboutiennes, je présume, moi, qu’il s’est suicidé ».

Au début de l’enquête sur la mort du juge Borrel, la thèse du suicide avait été privilégiée avant que de nouvelles expertises prouvent qu’il s’agissait d’un meurtre. Le procureur de la République de Paris avait officiellement retenu le 19 juin 2007 l’origine criminelle.

« Liberté de ton » du Conseil d’Etat

Dans ses conclusions devant le Conseil d’Etat, le rapporteur public a estimé qu’il est « manifeste » que Michel de Bonnecorse avait conscience d’exercer une pression par ses déclarations, et que « sa position donn(ait) un poids important à ses propos, et aurait dû l’inciter à porter particulière attention à l’obligation de mesure et de discrétion qui s’impose à tous les serviteurs de l’Etat, y compris les plus éminents ».

L’avocat d’Elisabeth Borrel, Me Olivier Morice, « le procureur de la République de Paris devrait s’inspirer de la liberté de ton et de l’indépendance du rapporteur public du Conseil d’Etat qui n’a pas craint de fustiger les pressions politiques du chef de la cellule africaine de l’Elysée dans l’affaire Borrel. »

Le rapporteur public constate également que « les progrès de l’instruction (sur la mort du juge Borrel, ndlr) sont tributaires de la coopération entre les autorités judiciaires française et djiboutienne, et plus généralement de la volonté et de la capacité de certains témoins à apporter leur concours à l’enquête.

Tentative de perquisition à l’Elysée

« Dans le contexte des informations judiciaires en cours, les déclarations de M. de Bonnecorse, réitérant avec force, depuis la présidence de la République, une version des faits qui est véhiculée depuis l’origine sans fondement sérieux, présentent le risque d’entraver cette coopération, et on ne peut exclure qu’elle soit interprétée comme un encouragement par ceux qui seraient tentés d’y faire obstacle ou de s’y dérober », juge-t-il.

Quelques jours après les déclarations de l’ancien patron de la cellule Afrique de l’Elysée, deux juges chargées d’une autre information judiciaire pour pression sur la justice en marge de l’affaire Borrel avaient tenté sans succès de perquisitionner à l’Elysée. En juillet 2007, elles avaient perquisitionné les domiciles parisien et provençal de Michel de Bonnecorse.

26/01/10 (B535) Un lecteur rend hommage à Roger Picon, l’illustrateur attitré, bénévole et imaginatif de notre site. VERITE : UN BIJOU RARE

Roger Picon est un bijou rare, ses couleurs et ses pinceaux se côtoient au milieu d ’un panorama multiculturel. (Dans les plaines du grand et du petit Bara, de Gagadee et de Hunlee)

Ayant le bon sens d’un peintre chevronné, ses caricatures sont reconnues au-delà de nos frontières.

Sa manière de dessiner avec méthode et professionnalisme et surtout avec finesse, est particulièrement appréciée par le peuple Djiboutiens. Ses images parlent et elles racontent l’histoire d’un pays au bord d’un gouffre, la violence quotidienne, l’arnaque, la dictature et l’agissement inhumain d’un régime despotique.

Ces flashs touchent de plein fouet le régime et ses collaborateurs qui soutiennent aveuglément IOG l’étranger qui gouverne notre pays.

Roger Picon est un démocrate qui aime la liberté, le respect des citoyens et la bonne gestion dans un Etat de droit. Il aime également la réussite du peuple.

Roger, votre lutte est connue et reconnue par tous les Djiboutiens et ils sont tres reconnaissants de votre précieuse aide.

Un grand merci !

26/01/10 (B535) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Portail des sous-marins

Une frégate lance-missiles chinoise effectue une escale à Djibouti

Par Rédacteur en chef.

Une frégate lance-missiles chinoise a effectué une escale à Djibouti pour se ravitailler après des missions d’escorte dans le golfe d’Aden et dans les eaux internationales au large de la Somalie.

C’était la première fois qu’un batiment chinois effectuait une escale dans ce pays.

La frégate, le Ma’anshan, est l’un des bâtiments envoyés pour escorter les navires de commerce chinois et d’autres pays, naviguant dans les eaux où les pirates somaliens constituent une grave menace pour le commerce international.

La Chine a pris en 2008 la décision sans précédent d’envoyer des navires dans le golfe d’Aden, la première mission d’escorte à l’étranger.

A ce jour, la marine chinoise a escorté plus de 1.300 navires de commerce chinois et d’autres pays.

______________________________ 1 – Ouest France

Piraterie : quand les pauvres s’enrichissent

Les pirates somaliens s’attaquent maintenant aux thoniers français et espagnols opérant dans l’océan Indien depuis les Seychelles. Quand ils mouillent leur immense filet, ces navires ultramodernes s’immobilisent. Ils deviennent alors une proie de choix pour les preneurs d’otages.

Désormais, les marins travaillent avec la peur au ventre. Trois navires militaires européens tentent de dissuader les pirates. Mais pour espérer les arrêter, il faut réussir le flagrant délit. Dans l’immensité de l’océan Indien, c’est mission quasi impossible.

Le journaliste Olivier Joulie a rencontré ces pirates dans leur repaire du Puntland. On comprend vite les raisons de leur détermination. Dans l’un des pays les plus pauvres du monde, la piraterie offre une possibilité d’enrichissement rapide sans prendre finalement beaucoup de risques.

Les pirates se justifient en expliquant que des navires de pêche étrangers sont venus piller les eaux somaliennes. Que les côtes ont servi de décharge pour les déchets des pays riches. Malheureusement, ce n’est pas faux.

25/01/10 (B535) Crash d’un avion Ethiopian Airlines au départ de Beyrouth (2 articles)

______________________________ 2 – Le Monde

Liban: un avion éthiopien s’écrase au large du Liban


Un avion d’Ethiopian Airlines avec 59 personnes à bord s’est écrasé lundi matin en mer au large du Liban peu après son décollage de Beyrouth, a annoncé une chaîne de télévision libanaise locale, citant une source aéroportuaire.

L’avion s’est abîmé vers 0H430 locales (02H30 GMT) à environ 5 km du littoral, a-t-on précisé de même source.

Il y avait 50 passagers et neuf membres d’équipage à bord.

______________________________ 1 – RTL

Crash: L’ambassadrice était dans l’avion

L’épouse de l’ambassadeur de France à Beyrouth, Marla Pietton, figurait parmi les passagers de l’avion d’Ethiopian Airlines qui s’est abîmé lundi au large de Beyrouth, a déclaré l’ambassade.

Denis Pietto était en poste au Liban depuis le mois d’octobre.

L’avion, un Boeing 737-800 à destination d’Addis Abeba en Ethiopie, qui transportait 90 personnes, s’est écrasé peu après son décollage de Beyrouth vers 2 heures du matin (heure locale).

25/01/10 (B535) Les nouvelles diplomatiques / France- Djibouti :Les Présidents Guelleh et Sarkozy pour un nouvel accord de partenariat de défense.

Les chefs d’Etat de Djibouti et de la France se sont rencontrés, ce mardi, au cours d’une brève escale que Nicolas Sarkozy a effectué chez son homologue djiboutien, Ismaël Omar Guelleh. Ils ont mis à profit cette rencontre pour revisiter leur coopération bilatérale.

C’est ainsi que « J’ai exprimé au président Ismail Omar Guelleh la volonté de la France de rester le meilleur ami de Djibouti »a laissé entendre le Président Sarkozy, dans un communiqué sorti par l’Élysée. Au cours de cet entretien de 45 minutes plusieurs points de la coopération entre ces deux pays ont été évoqués.

Mais le point sur lequel se sont appesantis ces deux dirigeants, c’est l’accord de défense signé en 1977. « Nous sommes en train de renégocier nos accords de défense », a affirmé M. Sarkozy. »La France est engagée dans la sécurité et le développement de Djibouti » a ajouté le chef d’Etat français. Il faut signaler que Djibouti abrite la plus importante base militaire de la France à l’étranger, avec prés de 3.000 hommes.

De même, on prend dans ce communiqué que la France soutient Djibouti et dénonce « l’agression et l’occupation illégale de l’Erythrée d’une partie du territoire djiboutien ».

Toutefois ,ces dernières années les relations entre les pays se sont refroidies à cause de l’affaire Bernard Borel, du nom de ce magistrat français détaché à Djibouti et qui a été retrouvé mort en 1995.