Articles

26/01/10 (B535) Un lecteur rend hommage à Roger Picon, l’illustrateur attitré, bénévole et imaginatif de notre site. VERITE : UN BIJOU RARE

Roger Picon est un bijou rare, ses couleurs et ses pinceaux se côtoient au milieu d ’un panorama multiculturel. (Dans les plaines du grand et du petit Bara, de Gagadee et de Hunlee)

Ayant le bon sens d’un peintre chevronné, ses caricatures sont reconnues au-delà de nos frontières.

Sa manière de dessiner avec méthode et professionnalisme et surtout avec finesse, est particulièrement appréciée par le peuple Djiboutiens. Ses images parlent et elles racontent l’histoire d’un pays au bord d’un gouffre, la violence quotidienne, l’arnaque, la dictature et l’agissement inhumain d’un régime despotique.

Ces flashs touchent de plein fouet le régime et ses collaborateurs qui soutiennent aveuglément IOG l’étranger qui gouverne notre pays.

Roger Picon est un démocrate qui aime la liberté, le respect des citoyens et la bonne gestion dans un Etat de droit. Il aime également la réussite du peuple.

Roger, votre lutte est connue et reconnue par tous les Djiboutiens et ils sont tres reconnaissants de votre précieuse aide.

Un grand merci !

26/01/10 (B535) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Portail des sous-marins

Une frégate lance-missiles chinoise effectue une escale à Djibouti

Par Rédacteur en chef.

Une frégate lance-missiles chinoise a effectué une escale à Djibouti pour se ravitailler après des missions d’escorte dans le golfe d’Aden et dans les eaux internationales au large de la Somalie.

C’était la première fois qu’un batiment chinois effectuait une escale dans ce pays.

La frégate, le Ma’anshan, est l’un des bâtiments envoyés pour escorter les navires de commerce chinois et d’autres pays, naviguant dans les eaux où les pirates somaliens constituent une grave menace pour le commerce international.

La Chine a pris en 2008 la décision sans précédent d’envoyer des navires dans le golfe d’Aden, la première mission d’escorte à l’étranger.

A ce jour, la marine chinoise a escorté plus de 1.300 navires de commerce chinois et d’autres pays.

______________________________ 1 – Ouest France

Piraterie : quand les pauvres s’enrichissent

Les pirates somaliens s’attaquent maintenant aux thoniers français et espagnols opérant dans l’océan Indien depuis les Seychelles. Quand ils mouillent leur immense filet, ces navires ultramodernes s’immobilisent. Ils deviennent alors une proie de choix pour les preneurs d’otages.

Désormais, les marins travaillent avec la peur au ventre. Trois navires militaires européens tentent de dissuader les pirates. Mais pour espérer les arrêter, il faut réussir le flagrant délit. Dans l’immensité de l’océan Indien, c’est mission quasi impossible.

Le journaliste Olivier Joulie a rencontré ces pirates dans leur repaire du Puntland. On comprend vite les raisons de leur détermination. Dans l’un des pays les plus pauvres du monde, la piraterie offre une possibilité d’enrichissement rapide sans prendre finalement beaucoup de risques.

Les pirates se justifient en expliquant que des navires de pêche étrangers sont venus piller les eaux somaliennes. Que les côtes ont servi de décharge pour les déchets des pays riches. Malheureusement, ce n’est pas faux.

26/01/10 (B535) Nouvelles de Somalie (10 articles en Français)

_______________________ 10 – Le Monde

Somalie: les shebab revendiquent l’attaque de lundi contre l’Amisom

Les insurgés islamistes radicaux shebab ont revendiqué mardi le tir de mortier de lundi contre la base de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) qui a fait plusieurs morts dont un soldat ougandais.

"L’attaque dans la base des infidèles africains a été menée par nos Moujahidines.

C’est une attaque réussie qui a fait de nombreux morts parmi les médecins ennemis", a déclaré à la presse le porte-parole des shebab Cheikh Ali Mohamoud Rage.

Selon des sources concordantes interrogées par l’AFP, un obus de mortier a frappé lundi une entrée annexe de la base, à l’endroit où des dizaines de malades, des civils somaliens, attendent habituellement pour consulter des médecins de l’Amisom.

"Nous avons ciblé les ennemis d’Allah (l’Amisom) qui se singularisent par le bombardement de quartiers densément peuplés à Mogadiscio", a ajouté le porte-parole.

Un soldat ougandais a été tué dans l’attaque. Selon une source travaillant sur la base, l’attaque a fait également quatre morts somaliens. Interrogé mardi matin, le porte-parole de l’Amisom, le major Ba-Hoku Barigye, a affirmé ne pas avoir de bilan précis de l’attaque.

Presque simultanément, un tir de mortier a visé lundi le détachement burundais de l’Amisom, déployé à l’Université de Mogadiscio (dans le sud-ouest de la ville). Un soldat burundais a été tué dans l’attaque, toujours selon la même source travaillant sur la base.

Les corps des deux soldats ont été évacués mardi matin par avion, à l’issue d’une brève cérémonie d’hommage militaire organisée à l’aube près du quartier général de l’Amisom, a constaté l’AFP.

Des chars et des véhicules blindés blancs marqués du sigle de l’UA ont défilé devant les deux cercueils d’aluminium, recouverts d’un drapeau burundais et ougandais.

Au son de la sonnerie aux morts, les deux dépouilles ont été ensuites portées par des militaires des deux contingents et déposées dans deux véhicules pour être amenées vers un avion.

Comptant près de 5.300 soldats ougandais et burundais, l’Amisom intervient en soutien au gouvernement de transition (TFG), dont l’autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio, face aux insurgés islamistes shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

Les insurgés islamistes shebab se réclament d’al-Qaïda et comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de jihadistes étrangers. Ils considèrent l’Amisom comme une "force d’occupation", contre laquelle ils ont mené plusieurs sanglants attentats-suicide.

Ils tirent régulièrement des obus de mortiers sur la base de l’Amisom et leurs détachement déployés sur les points stratégiques de Mogadiscio.

L’Amisom réplique tout aussi régulièrement, et ces échanges de tirs font de nombreuses victimes civiles, même si la force de paix affirme tout faire pour minimiser les victimes colatérales.

_______________________ 9 – Centre Info ONU

Somalie : l’ONU condamne une attaque contre un hôpital à Mogadiscio

Le Représentant spécial des Nations Unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a condamné l’attaque hier par des extrémistes d’un hôpital proche de l’aéroport de Mogadiscio, en Somalie, où des patients innocents ont été tués.

« Cet acte lâche ne fera qu’ajouter à la souffrance de la population somalienne », a-t-il dénoncé dans un communiqué. « Ceux qui ont attaqué cet hôpital n’ont clairement aucune intention de contribuer au processus de paix ».

« Cet acte ne fera pas avancer une cause politique et n’est pas non plus acceptable pour tous ceux qui ont l’humanité dans le cœur. C’est un acte tout sauf héroïque », a-t-il ajouté.

Il s’agit de la deuxième attaque contre un centre de santé dédié aux civils somaliens et employant des docteurs africains. Ouvert quelques jours par semaine, cet hôpital, géré par la Mission de l’Union africaine dans le pays (AMISOM), traite 3.200 patients par mois, dont des femmes et des enfants. Comme les autres centres de santé, il est un refuge pour les civils blessés dans la violence aveugle qui sévit à Mogadiscio.

_______________________ 8 – IRIN (ONU)

SOMALIE: L’hôpital a désespérément besoin de spécialistes

Alors que le conflit se poursuit en Somalie, l’hôpital principal de Mogadiscio, la capitale, manque de spécialistes en orthopédie capables de traiter le nombre croissant de patients souffrant de fractures, a dit un médecin.

« Actuellement, la plupart des patients présentant les blessures les plus graves sont jeunes ; 30 d’entre eux ont besoin d’un traitement spécialisé qui n’est pas disponible dans le pays », a dit à IRIN Mohamed Yusuf, directeur général de l’hôpital Madina. « Depuis 2009, nous avons vu des centaines de patients ayant besoin d’un traitement orthopédique, mais très peu d’entre eux ont les moyens de payer un traitement spécialisé ; 98 pour cent des patients sont trop pauvres ».

Mogadiscio est la ville de Somalie la plus touchée par les combats, qui opposent un groupe d’opposition islamiste aux troupes du gouvernement. Le pays est en conflit depuis 1991, date à laquelle le président Siad Barre a été renversé. Bien qu’un gouvernement de transition ait été mis en place, les affrontements continuent à Mogadiscio, ainsi que dans des zones du sud et du centre du pays.

D’après M. Yusuf, 95 pour cent des patients traités à Madina ont été victimes de coups de feu ou de tirs d’artillerie. Parmi eux, 45 pour cent ont des membres blessés ; neuf pour cent sont blessés au niveau de la poitrine, huit pour cent à la tête et huit pour cent au niveau du ventre.

« Nous traitons et opérons parfois ceux qui sont blessés au ventre, mais les blessures au niveau des jambes sont difficiles à traiter ici car nous n’avons pas d’orthopédiste expérimenté capable de reconstruire les os fracturés », a dit M. Yusuf. « Les cas les plus difficiles sont ceux où une balle a atteint l’os, provoquant une fragmentation. Pour reconstruire, il faut alors utiliser un métal spécial, mais pour le moment, le pays ne compte aucun médecin spécialisé dans ce secteur ».

D’après M. Yusuf, le Comité international de la Croix-Rouge est la principale organisation soutenant Madina et fournissant des médicaments, mais les médecins spécialistes restent rares : « Les seuls médecins étrangers exerçant ici viennent du Qatar, et ils travaillent en maternité ».

Par ailleurs, M. Yusuf a dit que le nombre d’enfants blessés augmentait. Selon lui, la plupart d’entre eux ont été victimes de tirs de mortiers, et à cause de l’absence d’expertise orthopédique, beaucoup finissent par devenir handicapés.

Habiba Ahmed, 41 ans, mère d’un garçon de neuf ans souffrant de blessures rachidiennes, a dit à IRIN : « Mon enfant souffre depuis près de quatre mois maintenant, il lui manque des bouts d’os ; il a été blessé lorsqu’un tir de mortier a touché notre maison. Je suis venue à l’hôpital de Madina pour le faire soigner, mais on me dit qu’il a besoin d’un traitement à l’extérieur du pays, ce que je n’ai pas les moyens de payer. Mon fils reste handicapé ».

En 2009, d’après un rapport publié le 21 janvier par Amnesty International, des attaques indiscriminées menées par toutes les parties au conflit ont provoqué la mort de milliers de civils et le déplacement de centaines de milliers d’autres.

Les Nations Unies estiment qu’au moins 1,5 million de Somaliens sont déplacés, tandis que 3,7 millions ont besoin d’une aide humanitaire.

_______________________ 7 – France Diplomatie

Formation de soldats en Ouganda (25 janvier 2010)

La France salue l’adoption hier, lundi 25 janvier, des conclusions du Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne qui comportent l’engagement politique de lancer une mission de formation de soldats somaliens. Cette mission, que nous encourageons depuis plusieurs mois, devrait former, en partenariat avec les Ougandais, 2000 soldats des forces de sécurité somaliennes en Ouganda. Elle fait suite à l’initiative bilatérale de la France de formation de 500 soldats somaliens qui s’est déroulée à Djibouti, de juillet à novembre dernier.

L’ensemble de la communauté internationale soutient le Gouvernement fédéral de transition (GFT) et de son président Sheikh Sharif, dont la mission est de restaurer la paix et la stabilité en Somalie. Notre engagement doit se poursuivre sur le long terme, notamment à travers l’appui que nous apportons à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine, la mission des Nations unies en Somalie (AMISOM).

La mission de Politique de Sécurité et de Défense commune (PSDC) que l’Europe va engager en partenariat avec l’Ouganda, dont nous saluons le rôle constructif, s’inscrit dans le cadre de l’approche globale de l’Union européenne pour la Somalie. La sécurité est un aspect essentiel de la sortie de crise et conditionne largement l’efficacité de l’aide de l’Union européenne à la Somalie. La stabilisation de la capitale et des provinces du centre et du sud de la Somalie permettra d’améliorer l’accès des populations à l’aide humanitaire ainsi que le lancement de véritables stratégies de développement.

_______________________ 6 – Europe 1

Somalie: Explosion mortelle dans un hôpital

Plusieurs Somaliens sont morts lundi soir, suite à une explosion à la clinique de consultations externes de l’Union africaine, située à proximité de l’aéroport de Mogadiscio.

J’ai entendu une explosion.

Un certain nombre de Somaliens sont morts (au service des consultations externes) de notre base", a déclaré Barigye Ba-hoku, porte-parole des forces de maintien de la paix de l’UA en Somalie. "La cause de l’explosion et le bilan précis des morts ne m’ont pas été confirmés.

D’après mes informations, des Somaliens ont été tués à l’endroit où ils se rassemblent pour les médicaments", a-t-il précisé.

_______________________ 5 – Radio Netherlands avec Reuters

138 morts en Somalie en moins de quinze jours

Les violences en Somalie de ces deux dernières semaines ont causé au moins la mort de 138 personnes et le déplacement de 63.000 autres.

Hizbul Aslam et son rival, al-Chebab veulent imposer une version stricte de la charia islamque dans ce pays de la corne de l’Afrique qui n’a plus de gouvernement central fort depuis 1991.

Depuis début 2007, la violence est à l’origine du décès d’au moins 19.000 Somaliens et du déplacement au moins 1,5 millions de personnes ont fui le pays.

________________________ 4 – All Africa.com

Somalie: L’ONU appelle la communauté internationale à s’impliquer vraiment

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a appelé une nouvelle fois jeudi la communauté internationale à s’impliquer réellement aux côtés du gouvernement légitime au pouvoir à Mogadiscio sans attendre indéfiniment d’improbables conditions idéales pour le faire.

Dans un exposé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, M. Ould-Abdallah a également souligné les progrès accomplis par le gouvernement somalien malgré des tentatives répétées par des « extrémistes financés de l’extérieur » de le renverser. Il a rappelé que le gouvernement siégeait désormais dans la capitale, que l’Etat disposait d’un budget pour la première fois depuis des années et qu’une armée régulière avait été mise sur pied.

L’Etat somalien a ainsi assis sa « légitimité politique » et il est passé de la situation « d’Etat failli à celui d’Etat fragile », a-t-il observé. Dans le même temps, les atermoiements de la communauté internationale à son égard « encouragent les extrémistes tout en affaiblissant ce même gouvernement ».

Le second défi, selon le Représentant spécial, tient au fait que le soutien de la communauté internationale s’exprime dans les paroles plus que dans les actes. Ainsi, si plus de 200 millions de dollars ont été promis lors de la conférence des donateurs pour la Somalie en avril dernier, une infime partie de cette somme a effectivement été déboursée. Conséquence : l’Etat somalien n’a pas les moyens de payer ses fonctionnaires, ni même les salaires des forces de sécurité, voire même les indemnités des députés.

M. Ould-Abdallah a appelé le Conseil de sécurité à « envoyer un signal fort et clair aux extrémistes en renforçant l’Etat de manière concrète ». Il a aussi estimé souhaitable d’établir une meilleure concertation avec les organisations sous-régionales et nécessaire d’assurer le fonctionnement décent de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), ce qui permettrait notamment de remonter le moral des troupes. Les commanditaires, tout comme les exécutants au sein de la rébellion doivent aussi être avertis que l’impunité ne sera plus la règle et que tôt ou tard ils devront rendre des comptes.

Enfin, le Représentant spécial estime nécessaire que l’ONU et la communauté internationale démontrent véritablement leur implication en revenant à Mogadiscio, au lieu de tenter d’agir à distance. « Pour aider les Somaliens, particulièrement les victimes, nous devons être avec eux », a-t-il conclu.

_________________________ 3 – Bruxelles 2 – Europe de la Défense

Mission Eutra Somalie: les points essentiels

Par Nicolas Gros-Verheyde
Publié dans : Golfe d’Aden Pirates / Corne de l’Afrique

Le Conseil de l’UE a donc approuvé, lundi 25 janvier, le lancement de la mission de formation des militaires somaliens (EUTRA), comme annoncé sur ce blog. Le concept d’opération (CONOPS) et plan d’opération (OpPlan) doivent encore être écrits (définitivement) et approuvés. Mais certains éléments sont déjà connus.

– L’objectif de la mission est d’entraîner de façon adéquate les forces militaires, de protéger les civils en Somalie et de donner davantage de cohérence à une certain nombre d’initiatives qui ont déjà été entreprises par plusieurs pays (France et Italie notamment).

– La mission
sera militaire, comprendra 100 à 200 formateurs et personnels de soutien, et sera déployée en Ouganda. La génération de forces n’a pas encore été déclenchée mais avec les offres française et espagnole (au moins 30 hommes chacun) et celles de certains autres Etats membres (Finlande, Hongrie…), l’effectif pourrait être atteint sans problème.

– La formation de base sera assurée par les forces ougandaises. Ce sont notamment eux qui fourniront les interprètes nécessaires. Les Européens assurant des modules plus spécialisés, notamment : la protection et la guérilla en zone urbaine, le déminage et l’action sur les IED, les secours d’urgence et l’aide médicale.

– Le Quartier général
sera situé en Ouganda, une cellule de liaison à Nairobi, et une cellule de soutien à Bruxelles. Il n’y aura donc pas à proprement dit de structure type OHQ et FHQ, propres aux opérations militaires – on se rapproche ici d’une structure de gestion civile de crise.

– Le Chef de mission
n’est pas connu. Mais l’Espagne ayant accepté le rôle de Nation-Cadre et un officier espagnol, le Colonel Gonzalez Elul, assurant le rôle d’autorité de planification, il devrait appartenir à ce pays.
– La durée de la mission est prévue pour un an, à raison de deux périodes consécutives d’entraînement de six mois chacune.

Le défi de cette mission ne sera pas tant logistique ou militaire que pédagogique et éthique

Former, en quelques semaines, des soldats somaliens habitués à se battre, mais peut-être selon des méthodes " peu orthodoxes", et dont la majorité est illettrée, ne sera pas tâche facile, surtout pour des formateurs qui ne connaissent pas vraiment tous la réalité et la culture somaliennes. Veiller à ce que ces soldats, une fois de retour en Somalie, soient traités et payés convenablement, traitent aussi convenablement la population civile et ne retournent pas les armes contre le gouvernement transitoire somalien, n’est pas le moindre des défis.

Mais c’est une nécessité si l’on ne veut pas que la Somalie ne tombe davantage dans le chaos et si l’on ne souhaite pas – comme en Afghanistan – engager des troupes au sol. C’est aussi une contribution indirecte à la lutte contre la piraterie, dont tous les responsables ont dit que la bataille « ne se gagnerait pas sur mer mais à terre » et à l’espérance que l’auto-développement puisse un jour remplacer l’aide alimentaire dont plusieurs millions de Somaliens dépendent aujourd’hui.

____________________________________ 2 – Toulouse 7

Regain de tension en Somalie

Le conflit redoublant d’intensité en Somalie a un effet dévastateur sur la population civile et provoque un déplacement accru, s’est inquiété mardi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Plus de 150 personnes auraient été tuées ou blessées et quelque 7.000 personnes déplacées durant les tout derniers affrontements entre deux groupes de milices rivales, Al Shabaab and Ahlu Sunna Wal Jaama, à Dhusamareb dans la région de Galgaduud en Somalie centrale, le 2 janvier. Des informations sommaires indiquent que le nombre des personnes déplacées pourrait être plus important », a dit un porte-parole du HCR lors d’un point de presse à Genève.

Des ONG partenaires locales ont indiqué au HCR que les déplacés ont fui vers quelque 16 villages autour de Dhusamareb. La plupart d’entre eux vivraient en plein air sous des arbres et de nombreux enfants sont tombés malade du fait des baisses de température durant la nuit. Craignant un renouveau des combats, les déplacés ont indiqué n’avoir aucune intention de rentrer chez eux avant une stabilisation de la situation.

Alors que la situation sécuritaire ne permet pas d’intervenir dans l’immédiat, le HCR mène actuellement des discussions avec ses partenaires ONG locales pour trouver des moyens d’acheminer une assistance aux personnes déplacées par les tout derniers combats, et ce le plus rapidement possible.

3000 somaliens réfugiés en Ethiopie pour le seul mois de décembre

Selon le HCR, de nombreuses régions de la Somalie centrale sont confrontées à un regain de tensions, y compris dans certains quartiers de Mogadiscio, la capitale, et de Beled Weyne, la capitale régionale de la région de Hiraan. A cause du conflit continu, la population civile est extrêmement vulnérable, alors que les services et les moyens d’existence sont quasi interrompus et de plus en plus limités.

Parallèlement, le nombre des Somaliens se dirigeant vers les pays voisins a également augmenté. Quelque 3.000 Somaliens ont été enregistrés en tant que réfugiés en Ethiopie pour le seul mois de décembre 2009. Le nombre estimé des nouveaux arrivants a augmenté de 100 à 150 par jour.

Au Kenya, 4.175 Somaliens ont été enregistrés en tant que réfugiés au complexe de réfugiés de Dadaab depuis décembre.

Plus de 110.000 Somaliens ont trouvé asile au Kenya (55.000), au Yémen (32.000), en Ethiopie (22.000) et à Djibouti (3.000) en 2009, portant ainsi le nombre total des réfugiés somaliens dans la région à plus de 560.000.

Des agences humanitaires craignent que les effets conjugués de l’insécurité croissante, de la sécheresse et de la suspension de l’aide alimentaire dans les régions du sud et du centre aggravent la crise humanitaire de la Somalie et provoquent un afflux à grande échelle vers les pays voisins ou proches.

_________________ 1 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Les pays de l’UE approuvent la Mission de formation des troupes somaliennes

Les pays de l’Union européenne (UE) ont donné leur feu vert lundi à la mission militaire de l’UE de formation des forces de sécurité somaliennes, selon un communiqué publié à l’issue d’une session des ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE le même jour à Bruxelles.

L’opération doit commencer en mai en utilisant des installations en Ouganda.

Les ministres ont indiqué dans le communiqué que la mission sera effectuée en étroite coopération avec l’Union africaine (UA), les Nations Unies et les Etats-Unis, ainsi qu’avec le gouvernement ougandais, qui est un contributeur majeur à la mission de paix de l’UA en Somalie (AMISOM).

Ils ont souligné "la nécessité d’une telle formation dans le cadre d’un effort international plus vaste, comportant notamment la surveillance du personnel en formation, le suivi et l’encadrement des forces après leur retour à Mogadiscio, capitale de Somalie, ainsi que le financement et le paiement de la solde des soldats".

Dans le cadre de cette mission, une centaine d’experts de l’UE vont assurer la formation spécialisée d’un maximum de 2 000 soldats somaliens, en liaison avec la formation militaire de base assurée par les forces ougandaises.

La mission de l’UE a pour but de créer des unités qui peuvent renforcer le gouvernement somalien dans sa lutte avec les militants islamistes, consolider la sécurité dans le pays et aider à résoudre le problème de piraterie dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

26/01/10 (B535) Somaliland (JDD) Attentat dans une mosquée.

Une bombe a explosé dans une mosquée du Somaliland (une enclave sécessionniste de Somalie), tuant quatre policiers, a fait savoir lundi l’agence de presse Reuters.

L’attentat n’a pour l’heure pas été revendiqué.

L’enclave du Somaliland est en grande partie placée sous l’emprise des rebelles islamistes d’al Chabaab. Les policiers y sont souvent la cible d’attaques.

___________________________ Note de l’ARDHD

Nous ne partageons pas l’analyse du JDD, qui affirme que le Somaliland serait un repaire pour les forces d’Al Chabaab

26/01/10 (B535) Yémen Express (7 articles en Français)

__________________________ 7 _ Le Figaro

Au Yémen, l’afflux d’étudiants étrangers salafistes

Georges Malbrunot

Dans le quartier Charkaïne, une minuscule librairie, coincée entre deux échoppes, est le lieu de rendez-vous des étudiants salafistes français de Sanaa. Une demi-douzaine de jeunes, d’origine maghrébine ou Français de souche, venus renouer avec la vie ascétique du Prophète.

«Ici, tu vis pour le paradis, tu ne commets pas de péché en regardant des filles à moitié nues dans la rue», raconte l’un d’eux à son voisin. «Certes, au plan administratif, c’est un peu le désordre par rapport à la France, mais au moins on vit pour Allah et pour pas cher», ajoute ce jeune vêtu de la thobe traditionnelle et du keffieh tombant sur la poitrine. Méfiants, ils refusent de parler au journaliste, ce qui ne les empêche pas de consulter régulièrement les sites Internet des quotidiens français.

Leurs journées sont rythmées par les prières, et les cours d’arabe. Peu travaillent. Certains rentrent régulièrement en France pour amasser un peu d’argent, avant de revenir. D’autres, installés à Seyoun ou Maabar, en reçoivent de leurs familles. Ils côtoient des Américains, des Britanniques et des Malais, en rupture, eux aussi, avec leurs sociétés d’origine. La plupart sont venus seuls, et se sont mariés ensuite avec des filles de familles salafistes.

Après l’affaire Abdulmutallab – ce Nigérian passé par une école yéménite, qui a tenté de faire exploser un avion au-dessus des États-Unis -, les pays occidentaux s’inquiètent de la présence au Yémen de certains de leurs ressortissants qui pourraient représenter une menace pour leur sécurité. Trente-six anciens prisonniers américains, convertis à l’islam en détention, se sont rendus au Yémen l’an dernier, officiellement pour suivre des cours d’arabe, vient d’avertir une commission du Sénat américain. «Certains ont disparu et sont soupçonnés d’avoir rejoint des camps d’entraînement d’al-Qaida», prévient le rapport.

Il y a quelques semaines, trois Français ont été expulsés de Sanaa vers Paris, selon nos informations. Ces étudiants en religion avaient été arrêtés six mois plus tôt, en compagnie de deux Britanniques, alors qu’ils faisaient route vers l’école salafiste de Dammaj, au nord-ouest du Yémen, qui accueille chaque année des centaines d’étudiants étrangers.

Surveillance renforcée

En mars 2007, un Français converti d’origine malgache, Patrick Francoeur-Ravoavy, est «tombé sous les balles chiites lors de son séjour dans une madrasa salafiste très réputée» de Dammaj, peut-on encore lire sur un site.

Non loin de Dammaj, les autorités affrontent, depuis 2004, les rebelles houthistes d’inspiration chiite, et certains salafistes étrangers y ont été vraisemblablement enrôlés dans les combats contre les «hérétiques» chiites. Mais depuis l’attentat manqué de Noël à Detroit, la sécurité yéménite prend la menace au sérieux, en renforçant la surveillance de ces étudiants étrangers. «On se sent un peu menacés, reconnaît l’un des Français, si la situation vient à se détériorer, on rentrera.» Si la plupart ne sont pas des terroristes en herbe ; les plus zélés pourraient rejoindre l’Afghanistan, dernière terre du djihad depuis la défaite d’al-Qaida en Irak.

«Dans ces foyers radicaux, le risque de mauvaises fréquentations est élevé», souligne un observateur occidental.

Leur «dé-radicalisation» figure au menu de la conférence internationale, aujourd’hui à Londres, consacrée au Yémen. Une vingtaine de Britanniques sont également soupçonnés d’avoir rejoint al-Qaida au Yémen. Les salafistes français de Sanaa récusent toute dérive djihadiste : «Des gens comme Abdulmutallab ne sont pas bien du tout, car ils visent des civils, on a eu des problèmes à cause d’eux», regrette l’un d’eux.

__________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Al-Qaida : 7 condamnations au Yémen

Un tribunal a condamné aujourd’hui sept Yéménites membres présumés d’al-Qaida à des peines allant de cinq à dix ans de prison pour avoir fomenté des attaques contre des touristes et des intérêts étrangers.

Les sept hommes avaient été arrêtés en octobre 2009 alors qu’ils préparaient des explosifs et surveillaient des cars de touristes qu’ils comptaient attaquer, selon la police.

Leur procès devant le tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme s’était ouvert le 17 octobre.

Les sept personnes ont été reconnues coupables d’avoir "comploté pour la formation d’une bande armée visant à perpétrer des actes criminels contre des touristes et des intérêts étrangers ainsi que des installations gouvernementales", selon le verdict.

Trois d’entre eux ont été condamnés à dix ans de prison, trois autres à sept ans de prison et le dernier à cinq ans.

Les jeunes gens, tous barbus, étaient détendus au cours du procès et répétaient des chants à la gloire du chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden. A l’énoncé du verdict, ils ont crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) et affirmé qu’ils ne reconnaissaient pas la légalité du tribunal.

__________________________ 5 – Europe 1

Yémen: Trève entre rebelles chiites et Ryad

Les rebelles chiites du nord du Yémen ont conclu un cessez-le-feu avec l’Arabie saoudite et se sont engagés à se retirer du sol saoudien, rapporte lundi la chaîne de télévision Al Arabia.

La chaîne saoudite a diffusé la nouvelle dans un flash spécial d’information sans fournir d’autre précision. Le site des rebelles zaïdis rapporte pour sa part que leur chef, Abdel-Malik al Houthi, fera prochainement une déclaration importante, mais il ne mentionne pas une trêve.

__________________________ 4 – TF1

Sur les traces d’Al-Qaïda au Yémen

Par Denis BRUNETTI,

Reportage – Denis Brunetti, le correspondant de TF1 au Proche-Orient, s’est rendu à Sanaa, la capitale du Yémen, placé sous le feu de l’actualité depuis la tentative d’attentat contre le vol Amsterdam-Detroit.

Car en cette fin décembre 2009, tout s’est conjugué pour focaliser l’intérêt international : une vidéo au Yémen de membres d’Al Qaïda-Péninsule Arabique, la tentative d’attentat du Nigérian passé par le Yémen, une menace assez précise d’attaques contres des ambassades occidentales qui a poussé aussi bien les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France à fermer quelques jours leurs représentations diplomatiques à Sanaa… Sans compter le scénario évoqué d’une intervention de troupes américaines pour y chasser le terrorisme.

Foule de journalistes

A Sanaa, il y a donc eu foule de journalistes et d’équipes de télévision qui ont tout de même beaucoup piétiné dans la capitale. Car interdit d’aller au Nord où le gouvernement tente de vaincre la rébellion des tribus houtis, dangereux d’aller dans de nombreuses zones du pays et surtout bien difficile de "montrer" la présence d’Al-Qaïda. Certes, les autorités yéménites ont bien organisé quelques conférences de presse, diffusé des communiqués d’arrestation de tel ou tel chef local d’Al-Qaïda et laissé filmer l »entraînement des "unités anti-terroristes". Mais bien difficile de mesurer réellement les actions entreprises.

Un journal local, qui a pu se rendre sur le lieu d’arrestations de présumés terroristes, a ainsi interviewé le frère de trois jeunes arrêtés qui expliquait en substance : "Un des membres de la famille a été tué en Irak. A l’époque, ils ont arrêté trois de mes frères, ils les ont interrogés, relâchés, à nouveau arrêtés plusieurs fois. Alors maintenant s’il y a vraiment quelque chose contre eux, qu’ils soient jugés, mais qu’on arrête de revenir tout le temps chez nous…".

La population opposée à Al-Qaïda

Alors, en attendant vainement le signal d’une intervention américaine, les journalistes ont analysé, tâté le pouls du pays, de ses politiques ou de la population. A Bab Al Yémen, l’entrée principale de la fabuleuse vieille ville de Sanaa, les équipes de télévision interrogeaient les passants ou les commerçants sur leur sentiment. Les Yéménites et leurs médias ne parlent que de cela. Ceux que nous avons rencontrés dans la capitale ou dans les montagnes seraient même choqués de cette affaire d’Al-Qaïda et de l’image sulfureuse que cela donne du Yémen.

On nous en a parlé jusque dans les villages de pierre reculés du Jebel Harraz. La présence de fanatiques ne les réjouit pas, tout comme l’idée de troubles, dont le Yémen n’a pas manqué depuis des dizaines d’années. Depuis plusieurs semaines, il n’y a pratiquement plus de touristes étrangers, qui représentent tout de même une vraie source de revenus. Il y avait déjà des checkpoints sur les routes, mais les soldats sont maintenant plus tatillons.

Enfin, la vie continue, souvent misérable, particulièrement dans les villages, les enfants travaillent, les femmes sont sous le niqab, les coupures d’électricité ont lieu plusieurs fois par jour à Sanaa tandis que l’eau n’est pas potable. Mais le pays mâchonne toujours le qat en rêvant de jours meilleurs tandis que les avions de chasse survolent tous les jours la capitale, partant vers la guerre du Nord ou pour des raids aériens contre des cibles d’Al-Qaïda.

Les Etats-Unis ont déclaré qu’ils n’enverraient pas d’hommes mais soutiendraient matériellement, techniquement, avec le Royaume-Uni, la lutte contre Al-Qaïda. Le 27 janvier prochain, Londres accueillera d’ailleurs une conférence internationale sur le Yémen et sa situation sécuritaire.

__________________________ 3 – Impact Campus

Le Yemen sous les feux de la rampe

Par : Jérémie Lebel

La présence d’Al-Qaïda au Yémen ne fait aucun doute.

L’attentat contre le navire USS Cole en 2000 a démontré la capacité du groupe terroriste de nuire avec éclat, tandis qu’une attaque suicide contre l’ambassade américaine, en septembre 2008, faisait 19 morts. Avec la coopération des États-Unis, et à la suite de l’attentat manqué de Noël, le gouvernement yéménite a amplifié ses efforts de lutte contre le mouvement.

L’amiral américain Michael Mullen a reconnu publiquement que son pays apportait «un certain soutien» au gouvernement du président Ali Abdullah Saleh, sans plus de détails. Un soutien qui remonte au moins à novembre 2002, avec l’assassinat ciblé de militants islamistes par un drone Predator, mais qui ne s’est pas arrêté là. Georges Malbrunot, reporter au Figaro, avance par exemple que les frappes des 17 et 24 décembre derniers contre des positions d’Al-Qaïda n’ont pu être réalisées que par des avions américains, malgré les démentis des autorités yéménites. Il précise également que des forces spéciales américaines sont déjà présentes sur le terrain avec pour mandat l’entraînement de l’armée locale.

Néanmoins, le scénario d’une intervention américaine est écarté par Washington. Sans exclure totalement une telle possibilité, «dans [un] monde aussi complexe», Barack Obama a clairement affirmé n’avoir «aucune intention d’envoyer des troupes fouler le sol de ces régions».

Jean-Pierre Derriennic, professeur de sciences politiques à l’Université Laval, approuve cette décision, arguant qu’il est inutile de déstabiliser le pays. Dans la lutte contre le terrorisme, il est, selon lui, préférable de se concentrer sur la
sécurité aérienne que de menacer un gouvernement relativement fonctionnel.

Un équilibre relatif

Relativement fonctionnel est bien le mot. Le gouvernement yéménite doit en effet composer avec un large éventail de factions. Au nord du pays, la rébellion Houthi a enlevé plusieurs milliers de vies depuis 2004. Ce conflit fut déclenché lorsque le gouvernement élimina Hussein al-Houthi, un leader Zaidi influent; son frère mène aujourd’hui la guerre contre l’administration centrale, accusée d’être trop proche de l’Occident et de tolérer le sous-développement de leur province, Saada. Les tribus du sud du pays, quant à elles, entretiennent des velléités sécessionnistes.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 1978, doit donc négocier au quotidien un jeu dangereux aux règles peu orthodoxes. L’analyste yéménite Mourad Zafir explique que pour les leaders yéménites, Al-Qaïda n’est qu’une partie de l’équation dans un pays du reste très conservateur, où les notions de guerre sainte et de résistance face à l’étranger ont une résonance forte auprès des citoyens. Au-delà de la rhétorique anti-islamiste, il y a les réalités du pouvoir.

Le gouvernement français met effectivement ses citoyens en garde contre les enlèvements en soulignant que les groupes locaux s’en servent comme argument de négociation avec les autorités contre lesquelles ils luttent. De son côté, le gouvernement yéménite est prompt à associer tout groupe rebelle à Al-Qaïda ou à accuser la rébellion chiite d’être financée par l’Iran. Téhéran nie toute implication dans le financement de la rébellion Houthi, malgré les accusations répétées des autorités yéménites.

Les tensions internes déchirant le Yémen s’expliquent en partie par sa situation économique défavorable, laquelle contribue à alimenter un ressentiment face au pouvoir central. Les statistiques du gouvernement américain situent son Produit intérieur brut (PIB) par habitant à 2500$ par année, soit le 175e rang mondial. Le chômage, quant à lui, s’élève à 35%. Malgré des efforts de diversification, l’économie dépend encore largement de ressources pétrolières déclinantes.

Selon La Presse, ces réserves pourraient être épuisées d’ici une dizaine d’années. Si l’or noir peut venir à manquer, l’or bleu manque déjà. Les sécheresses affligent ce pays où même l’approvisionnement en eau de Sanaa, la capitale, est problématique.

__________________________ 2 – Radio Chine

Hillary Clinton participera aux conférences internationales à Londres sur le Yémen et sur l’Afghanistan

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Rodham Clinton se rendra à Londres mardi pour participer aux conférences internationales sur le Yémen et sur l’Afghanistan, a annoncé lundi le département d’Etat.

Mme Clinton prendra part mercredi à une réunion ministérielle sur le Yémen qui vise à "consolider un soutien international au Yémen (…) et à parvenir à un accord pour aider le Yémen à mener des réformes politiques et économiques", indique un communiqué du département.

Le lendemain, elle se présentera à une conférence internationale sur l’Afghanistan, dont l’objectif consiste à "montrer le soutien de la communauté internationale à l’avenir du pays et aux projets présentés par le président Karzaï".

"Les réunions devraient se concentrer sur la mise en application de notre stratégie d’aide à la sécurité, à la gouvernance et au développement de l’Afghanistan, et l’amélioration de la coordination civile internationale", selon la même source

Après Londres, Mme Clinton se rendra également à Paris vendredi, où elle prononcera un discours sur la sécurité européenne.

En outre, elle rencontrera le président Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner pour aborder une série de questions, dont les efforts d’aide internationaux en Haïti, ainsi que les dernières évolutions en Iran, au Yémen, en Afghanistan et au Pakistan.

__________________________ 1 – L’expression DZ.Com

«RÉUNION» INTERNATIONALE SUR LE YÉMEN
Washington cherche des soutiens pour sa stratégie

Si la stabilisation du Yémen est un enjeu prioritaire pour l’administration Obama, c’est aussi parce que c’est de ce pays que sont issus près de la moitié des détenus du camp de Guantanamo.

L’administration de Barack Obama cherchera, demain à Londres, à obtenir des soutiens pour sa stratégie au Yémen, l’un des fronts de la lutte des Etats-Unis contre l’extrémisme islamiste. Le président américain n’a pas attendu l’attentat manqué du 25 décembre contre un avion de ligne américain pour faire part de sa préoccupation.

Après l’Irak et l’Afghanistan, des Etats en quasi faillite tels que le Yémen ou la Somalie peuvent devenir des bases majeures pour le réseau Al Qaîda et ses composantes régionales, rappelle-t-il depuis des mois. Si la stabilisation du Yémen est un enjeu prioritaire pour l’administration, c’est aussi parce que c’est de ce pays que sont issus près de la moitié des détenus du camp de Guantanamo.

L’attaque manquée du jour de Noël, perpétrée par un jeune Nigérian qui aurait été formé et armé par la branche basée au Yémen «Al Qaîda dans la Péninsule arabique» (Aqpa), n’a fait que renforcer la détermination de Washington. Les Etats-Unis contribuent depuis 2006 à équiper l’armée du plus pauvre des pays arabes, qui est de surcroît en proie à une rébellion chiite au Nord et à une tentative de sécession au Sud. Les deux pays partagent des renseignements, et les Etats-Unis sont largement soupçonnés d’avoir aidé les forces yéménites à mener des frappes contre des cibles d’Al Qaîda ces dernières semaines.

Washington est satisfait de cette coopération militaire, mais doute assez ouvertement de la capacité du gouvernement yéménite à stabiliser la situation politique et économique. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton, qui devrait participer à la réunion convoquée par le Premier ministre britannique Gordon Brown, a reçu le 21 janvier son homologue yéménite, Abou Bakr Abdallah al-Kourbi. «Nous voyons l’effort antiterroriste produire des résultats, et nous voulons voir les mêmes résultats en matière de développement», a-t-elle déclaré lors de leur point de presse conjoint.

«Le Yémen a lancé des programmes de développement ces trois dernières années et entrepris des réformes plutôt courageuses», a répliqué le ministre yéménite: «l’absence de résultats tient à ce que le Yémen n’a pas les ressources nécessaires pour mettre en oeuvre ces réformes».

Pour la diplomatie américaine, le Yémen doit améliorer sa gouvernance pour convaincre les pays donateurs de distribuer l’ensemble des 4,7 milliards de dollars sur lesquels ils s’étaient engagés lors d’une précédente conférence en 2006, déjà à Londres. La réunion de demain à Londres «ne sera pas une conférence de donateurs en tant que telle», a indiqué Philip Crowley, le porte-parole du département d’Etat.

Washington veillera cependant cette fois à «faire en sorte que l’aide soit un peu accélérée dans les domaines les plus urgents». Selon Marisa Porges, une ancienne conseillère du gouvernement américain en antiterrorisme, l’objectif de la conférence sera à la fois «d’arriver à une vision commune» au sein de la communauté internationale sur ce qu’il faut faire pour stabiliser le Yémen, et de «faire pression sur les dirigeants yéménites pour qu’ils se montrent à la hauteur des attentes».

«Nous avons des attentes, et nous avons le droit de travailler avec le gouvernement du Yémen puisque nous apportons une aide, parce que nous voulons que cette aide bénéficie au peuple du Yémen», avait insisté le 21 janvier Hillary Clinton, sur un ton inhabituellement ferme dans une conférence de presse.

En amont de la rencontre londonienne, Washington a classé Aqpa le 19 janvier parmi les «organisations terroristes étrangères», ouvrant la voie à des mesures juridiques et financières contre ce groupe.

26/01/10 (B535) Alfred Borrel : un visionnaire, cent ans avant ??? (ARDHD)

Alfred BORREL (1836-1927). Sculpteur et médailleur. Élève de son père Maurice Borrel, de Joufroy et Merley.

Il
obtient le Premier Deuxième Grand Prix de Rome de gravure en médailles en 1860 (Premier Grand prix remporté par Lagrange).

Médaille de troisième classe du Salon des Artistes Français en 1880, seconde classe au salon de 1890 et première classe en 1893.

Chevalier de la Légion d’Honneur in 1906.

Pour quelles raisons, le considérons-nous comme un visionnaire ?

Parce qu’à la fin du 19ème siècle, pratiquement 100 ans avant, ce graveur qui portait le même nom que celui du Juge Bernard Borrel, assassiné en octobre 1995 à Djibouti, gravait une médaille à la Gloire de la Justice. Nous ignorons si le Juge Borrel avait des liens familiaux avec ce graveur, mais la coïncidence méritait d’être soulignée.

25/01/10 (B535) RSF lance une pétition pour la libération de trois journalistes enlevés en Afghanistan. Merci à celles et à ceux qui le souhaitent de la signer.

Lien pour signer – cliquez ici

_________________ Texte de RSF

Appel de soutien à nos confrères de France 3 enlevés en Afghanistan

Nous, amis et soutiens des deux journalistes et de leurs accompagnateurs afghans comprenons et respectons les consignes de silence et de discrétion autour de leur enlèvement afin de ne pas gêner les négociations qui s’engageraient avec les ravisseurs. Pour autant, nous ne pouvons pas admettre que des responsables politiques mettent en cause la probité professionnelle de nos confrères et amis.

Les journalistes de France Télévision enlevés sont tous deux très expérimentés, avec chacun plus de vingt ans d’expérience professionnelle sur de nombreux théâtres d’opération. Afghanistan, Proche Orient, conflit de l’ex-Yougoslavie, Rwanda, guérillas du Cambodge, ex-URSS, ils ont effectué de nombreux reportages dans des pays en guerre. C’est à ce titre que la rédaction de France 3 leur a confié cette mission d’information en Afghanistan.

Journalistes et amis, nous n’accepterons pas que la réputation de nos confrères soit salie et diminuée alors même qu’ils sont encore aux mains de leurs ravisseurs et qu’ils n’ont pas encore livré le récit de leur enlèvement. Les propos tenus sont outrageants au regard du parcours professionnel de nos confrères, des risques qu’ils ont encourus avec certains d’entre nous pour informer le public lors d’autres conflits et des motivations profondes qui les guident dans l’accomplissement de leur métier. Le dénigrement de nos confrères est en outre très blessant pour les familles. Et puisque la recommandation est à la discrétion, nous aurions souhaité que les responsables politiques soient les premiers à faire preuve de retenue. Loin des contre-vérités et des polémiques.

L’Etat doit assistance à tout citoyen français, fût-il journaliste.

Tous les confrères et amis des deux journalistes

25/01/10 (B535) Le représentant de l’Etat, incapable de soutenir les observations du défenseur du MRD, confirme la piétre opinion, concernant la façon dont les décisions sont prises au Palais de l’Escale. (ci-dessous, communiqué de la LDDH)



Le Président

LDDH : COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 23 JANVIER 2010.

Référendum programmé d’une élection d’un Chef d’Etat : « Voter OUI ou NON aux nombreux et dangereux. Barrages du Dictateur Djiboutien Sournois et Avide du Pouvoir» ?

La Justice Djiboutienne et la Liberté auront le dernier mot !!!

« Nin Daar ku Jira Daruur iyo Dhawsarasho ma Carko »(Une personne dans une maison ne voit ni les nuages, pire les scandales)

Le Procès MRD contre l’Etat de Djibouti auprès du Tribunal de Djibouti de la Cour du Contentieux Administratif, après plusieurs absences du Représentant de l’Etat, vient d’être mis en Délibéré par la Présidente de la Cour d’Appel.

Rappelant que le dernier renvoi de la Présidente de la Cour était celui qui devait permettre au Commissaire du Gouvernement d’apporter ses Observations écrites.

Maître Zakaria Défenseur du MRD (Parti de l’Opposition Djiboutienne constamment harcelé en raison de ses engagements politiques en faveur de la bonne Gouvernance), après avoir pris connaissance des Observations de la Commissaire du Gouvernement a immédiatement demandé à Madame la Présidente de la Cour de présenter ses observations en tant que Défenseur.

C’est avec brio, que Maître Zakaria a balayé toutes les orchestrations politico médiatiques tendant à paralyser ce Mouvement d’Opposition politique membre de l’UAD, mais aussi un Mouvement Populaire en République de Djibouti

Maître Zakaria est pour mettre en exergue, au moyen de brefs rappels choisis, le contextes et les interrogations politiques sous-jacentes, qui ont motivé une décision ultra rapide, prise uniquement sur la base de faux documents sans aucune signature, sans aucune signification et sans aucune base juridique.

Le manque flagrant de preuve aurait du permettre d’éclairer au moins la décision (en toute sérénité) du Chef de l’Etat, Premier Magistrat et garant des Lois en vigueur et de lui conseiller une mesure digne, conforme, et juridiquement incontestable.

Complètement déstabilisé, le représentant de l’Etat n’a rien trouvé de mieux que de reprocher à Madame la Présidente d’avoir accordé à Maître Zakaria de répondre aux Observations, ce qui est conforme à la procédure pénale, pour garantir un débat contradictoire.

Madame la Présidente a immédiatement répondu, en lui faisant remarquer que c’est le Droit le plus légitime accordé à la Défense pour intervenir et émettre toutes ses Observations.

Très brièvement, le Représentant de l’Etat timidement a demandé à la Cour : pourquoi « l’Etat aurait-il pris alors une telle Décision alors que ce Parti politique (MRD) de long existe depuis très longtemps et qu’il n’avait jamais été inquiété ??? »

Sans commentaire.

Toutefois, faut-il encore rappeler tous les faits et gestes d’un Régime usurpateur imposé depuis plus de dix ans grâce aux Forces Etrangères pré-positionnées en République de Djibouti, avec toute leur Puissance en aval et en amont afin d’étouffer les Crimes contre l’Humanité, les Crimes de Guerre, les Crimes de génocide sans oublier les Crimes organisés, notamment dans la Corne d’Afrique

NOEL ABDI Jean-Paul