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24/01/10 (B535) Point de vue : Round Trip / Toronto /Sarkozy à Djibouti…

Revenant de La Réunion ce mardi, le président français Nicolas Sarkozy, a effectué une escale à Djibouti. Mais, ce qui est étrange, c’est que les Forces Françaises stationnées à Djibouti, plus connues sous l’acronyme FFDJ, ont monopolisé l’accueil, ce qui a privé son homologue djiboutien Ismaïl Omar Guelleh (IOG) des toutes premières étreintes.

Raison de sécurité pour les uns (IOG n’aurait su qu’une fois Sarkozy à Djibouti-Ville, donc trop tard pour l’accueillir à l’aéroport et comme il se doit !); message vibrant pour les autres, celui selon lequel : « je suis plutôt venu rendre visite au peuple djiboutien » aurait murmuré Sakozy tout bas.

Chronomètre à la main, le président français ne pouvait se permettre d’accorder à son homologue djiboutien plus que 45 minutes : 7 minutes pour les premières poignées de mains et accolades; 30 minutes d’entretien; et 8 minutes pour s’en défaire. Pas question pour IOG, qui a tenu à mettre son hôte dans l’avion ! Et oui, chez les gaulois, les minutes sont précieuses…

Résultat, pas moyen de boire avec IOG, ni manger ! Soit parce que l’Affaire Borrel remonte en surface et continue par le fait même, à hanter la vie des français (y compris leur président), soit parce que le temps presse…Pour les analystes, c’est plutôt la première hypothèse qu’il faudra retenir.

Selon l’Elysée, Sarkozy aurait profité de l’occasion pour élaguer le terrain eu égard au projet du nouvel accord de partenariat de défense, destiné à remplacer celui de 1977. Pour rassurer IOG, un autre communiqué indique que « Le président de la République a réaffirmé l’attachement de la France à la sécurité et à la souveraineté de Djibouti ».

Il lui aurait rappelé que la France a voté POUR des sanctions contre l’Erythrée. Est arrivé ensuite, le tour des dossiers de la Somalie, du Yémen et de l’Afghanistan.

Voter POUR c’est bien, mais donner l’ordre à l’Erythrée de se retirer serait mieux ! N’est-ce pas ce qu’à fait la France avec le FRUD en 1994 ? N’est-ce pas la substance même de ce fameux accord entre la France et la France ? Oh pardon ! Je voulais dire entre la France et Djibouti.

Enfin, on a l’impression que cette fois-ci, la France a intentionnellement voulu garder l’épine dans la cheville de son ami IOG…Alors de la patience Adéro !

24/01/10 (B535) AFP / Somalie et Erythrée, pays les « plus hostiles » envers les journalistes

La Somalie et l’Erythrée ont été les pays « les plus hostiles » pour les journalistes en 2009, a estimé le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qualifiant cette année comme étant l’une des plus dures pour la presse en Afrique.

« L’Eythrée et la Somalie ont été identifiées comme les endroits les plus hostiles pour les journalistes », a déclaré à l’AFP à Addis Abeba le président de la FIJ, Jim Boumelha.

Treize journalistes ont été tués et 32 emprisonnés sur le continent africain en 2009, a indiqué la FIJ, dont le siège est basé à Bruxelles.

En 2009, neuf journalistes ont été tués par des milices armées en Somalie -pays ravagé par la guerre depuis plus de deux décennies – et 19 sont emprisonnés en Erythrée, a précisé M. Boumelha.

« L’année 2009 a été l’une des plus difficiles pour la liberté de la presse sur le continent africain », a estimé la FIJ dans un rapport intitulé « La Liberté de la presse en Afrique en 2009 ».

Quatre journalistes, dont deux Erythréens capturés par les troupes éthiopiennes lors de leur invasion de la Somalie en 2006, sont toujours emprisonnés en Ethiopie, a ajouté le président de la FIJ.

M. Boumelha, qui se trouve à Addis Abeba pour des entretiens avec des responsables de l’Union Africaine et des responsables éthiopiens, leur a demandé de ratifier une résolution de l’ONU appelant les belligérants à empêcher les mauvais traitements contre des journalistes.

24/01/10 (B535) Le Journal de la Flibuste : échec pour récupérer des otages britanniques (2 articles en Français)

___________________________ 2 – CyberPress (Canada)

Somalie: la libération des otages britanniques échoue

Des forces spéciales qui devaient libérer un couple de Britanniques pris en otage par des pirates somaliens dans l’océan Indien n’ont pu intervenir à temps à cause d’un ratage dans le processus de décision, affirme la BBC, vendredi, en citant une source gouvernementale.

Une équipe des services spéciaux devait intervenir avec une embarcation pour sauver Paul et Rachel Chandler dont le voilier avait été attaqué par des pirates le 23 octobre dernier alors qu’ils naviguaient entre les Seychelles et la Tanzanie.

Le 29 octobre, Paul Chandler, 59 ans, avait indiqué par téléphone à la chaîne ITV qu’ils étaient prisonniers dans un porte-conteneurs, dont il avait indiqué la position.

Selon la BBC, les forces spéciales étaient proches, à une date non précisée, du lieu de leur détention, mais il y a eu un «ratage» dans le processus de décision, affirme un officiel sous couvert de l’anonymat.

Dans une interview donnée à la chaîne privée ITV, jeudi, Paul Chandler a indiqué qu’ils étaient traités comme des «animaux en captivité» et que les pirates commençaient à perdre patience.

«Ils perdent patience. Ils ont fixé un ultimatum de trois ou quatre jours. S’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, ils nous laisserons mourir», a-t-il dit.

Les pirates ont demandé une rançon de sept millions de dollars (4,7 M EUR).

Le Foreign Office s’est toujours refusé à payer des rançons.

_______________________________ 1 – Ouest-France

Otages en Somalie : échec d’une tentative d’intervention des forces spéciales

Des forces spéciales qui devaient libérer, avec une embarcation, Paul et Rachel Chandler, un couple de Britanniques dont le voilier avait été attaqué par des pirates, le 23 octobre, dans l’océan Indien, n’ont pu intervenir à temps à cause d’un ratage dans le processus de décision, a affirmé la BBC, hier.

Le 29 octobre, Paul Chandler, 59 ans, avait indiqué par téléphone à la chaîne ITV qu’ils étaient prisonniers dans un porte-conteneurs, dont il avait indiqué la position. Les pirates ont demandé une rançon de sept millions de dollars (4,7 millions d’euros).

Le Foreign Office s’est toujours refusé à payer des rançons.

24/01/10 (B535) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

______________________ 1 – Zenit.org

Le card. Sandri invite les autorités internationales à aider l’Erythrée

Conclusion de l’Assemblée de la ROACO

Les autorités internationales doivent intervenir pour aider l’Erythrée à résoudre ses conflits et à sortir de la pauvreté, a affirmé le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.

Dans une interview accordée à Radio Vatican, le cardinal a évoqué l’un des thèmes abordés durant l’assemblée de la ROACO (18-20 janvier), organisme qui coordonne les agences soutenant les Eglises orientales catholiques.

Durant la rencontre, à laquelle les représentants d’une vingtaine d’agences catholiques venant de 10 pays occidentaux ont pris part, il a été question du soutien économique des prêtres des Eglises catholiques orientales en Europe centrale et de l’est et au Moyen-Orient, notamment sur la prévoyance sanitaire et de vieillesse.

Par ailleurs, une attention spéciale a été portée à la situation des Eglises catholiques orientales en Erythrée, en Ethiopie et en Irak.

Dans son intervention devant l’assemblée de la ROACO, le cardinal Sandri avait évoqué les difficultés vécues par la petite communauté catholique en Ethiopie, « un pays immense avec une population toujours plus importante, qui dépasse peut être déjà les 80 millions d’habitants ».

L’Erythrée, a-t-il expliqué sur les ondes de Radio Vatican, est « très éprouvée d’un point de vue économique, social ». Elle est dominée par une « très grande pauvreté, avec beaucoup de souffrances d’un point de vue politique et social ». « Il manque tout ce qui se réfère aux droits de l’homme, à la dignité humaine, aux libertés individuelles ».

Le pays, a-t-il ajouté, « est dominé par la perspective militaire d’une guerre et tous sont donc soumis aux conditionnements de la guerre ».

« Tout le conditionnement de la vie politique et sociale influe aussi sur la vie de l’Eglise », a-t-il ajouté. « Evidemment, il faut aussi une aide extérieure pour pouvoir faire avancer l’éducation, l’assistance sanitaire et toutes les œuvres de l’Eglise ».

C’est pourquoi le cardinal a lancé un appel pour que « les autorités internationales portent une attention spéciale à ce pays afin de l’aider à résoudre les conflits en cours qui pèsent sur ce pays, surtout celui avec l’Ethiopie, pour que la hantise de la guerre, qui domine toute l’activité interne du pays, disparaisse ».

Il a par ailleurs souhaité que « toutes les agences catholiques internationales puissent apporter leur aide à nos frères qui vivent dans une pauvreté extrême et dans la souffrance ».

En effet, l’Erythrée subit une grave crise alimentaire qui a empiré en raison de nombreux abus contre les droits de l’homme, particulièrement contre des groupes religieux dissidents.

Le gouvernement empêche la population d’accéder aux ressources fondamentales. Les autorités bloquent le transfert de nourriture d’une région du pays à l’autre, mettent au ban les marchands qui vendent des céréales et passent l’inspection dans les maisons, à la recherche de produits « obtenus de manière illégale ».

« Nous aidons nos trois éparchies, nous cherchons à leur donner toute l’aide possible pour leurs œuvres d’éducation, d’assistance, pour les cliniques, pour les séminaires, pour la formation des jeunes… Mais je le répète, ce sont toujours des aides très conditionnées par cette situation ».

Marine Soreau

24/01/10 (B535) Nouvelles de Somalie : des groupes musulmans somaliens menacent de « marcher » sur Nairobi. (5 articles en Français)

_____________________ 5 – L’Orient / Le Jour (Liban)

La menace somalienne pèse sur le Yémen

Les réfugiés somaliens se trouvent soumis à une surveillance encore plus stricte depuis les menaces des jihadistes des shebab de rejoindre el-Qaëda au Yémen.

Début janvier, l’un des chefs des insurgés islamistes somaliens, les shebab, a annoncé « à nos frères musulmans au Yémen que nous allons traverser la mer (…) et arriver jusqu’à eux pour les aider à combattre les ennemis d’Allah ». Les autorités yéménites n’ont pour l’instant fait état d’aucun Somalien repéré, capturé ou tué dans les rangs d’el-Qaëda dans la péninsule Arabique (Aqpa), mais regardent désormais d’un autre œil les centaines de milliers de réfugiés somaliens installés, pour certains depuis longtemps, sur son sol.

« Nous prenons la menace au sérieux, nous avons pris des mesures, a confié à l’AFP Ali al-Anisi, président du Conseil de sécurité nationale. Le Yémen est le seul pays à avoir accepté tous les Somaliens. Aujourd’hui, ils sont plus de 800 000. Ils posent des problèmes économiques, sociaux et, maintenant, de sécurité. »

Après avoir pendant des années pratiqué une politique de porte ouverte aux Somaliens fuyant leur pays, qui sont présents dans tout le Yémen et survivent souvent de petits boulots, Sanaa leur a donné deux mois pour se faire enregistrer et exerce sur eux une surveillance chaque jour plus stricte.

Autour du camp de réfugiés de Kharaz, qui accueille quelque 25 000 Somaliens sur la côte, à l’est de Aden (Sud), des barrages de police ont été mis en place la semaine dernière. Il est désormais interdit aux Somaliens de passer d’un camp à l’autre, de s’installer dans une autre province ou de s’éloigner du camp.

À la sortie de Aden, les policiers font sortir des voitures tous les Somaliens, facilement reconnaissables grâce à leur physique différent de celui des Yéménites, pour des interrogatoires poussés, selon un journaliste de l’AFP sur place. Alors qu’ils ont souvent fui la Somalie pour échapper à l’enrôlement forcé dans les milices shebab, les adolescents et les jeunes hommes sont désormais soupçonnés d’avoir été envoyés en mission au Yémen.

« Les déclarations des chefs jihadistes somaliens constituent la preuve qu’ils ne se soucient pas du sort des gens, de leur propre peuple, a dit à l’AFP le général Yéhia Saleh, chef de l’unité antiterroriste yéménite. Aujourd’hui, chaque Yéménite va se méfier du Somalien qui lave sa voiture. Et cela va leur rendre la vie plus difficile. Mais ça, el-Qaëda s’en fiche ! »

Pour l’expert yéménite Saïd al-Jemhi, auteur d’un livre sur el-Qaëda dans son pays, il ne fait pas de doute que des shebab sont déjà là. « Ils ne vont pas prendre des bateaux, les remplir d’armes et traverser le détroit de Bab el-Mandeb au risque de se faire intercepter, dit-il. Ils disposent dans les camps d’immenses réservoirs de volontaires potentiels. Et plus leur vie sera difficile ici, plus ils seront faciles à radicaliser. »

En revanche, selon le journaliste Abdelilah Shaea, réputé être l’un des journalistes yéménites les mieux informés sur la mouvance jihadiste dans son pays, « cet envoi de renforts depuis la Somalie est avant tout de la rhétorique ».

« D’abord, dans l’idéologie du jihad, il faut aller aider ses frères menacés partout dans le monde, dit-il. Ensuite, dans la mythologie islamiste, le Yémen est un pays à part. Ils croient que c’est de là que doit partir un jour l’armée qui libèrera la Palestine et la grande mosquée de Jérusalem. »

Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, plus de 74 000 clandestins ont fait en 2009 la traversée entre les côtes somaliennes et le Yémen, soit 50 % de plus qu’en 2008, en empruntant la voie migratoire « la plus intensément utilisée et la plus meurtrière au monde ».

Michel MOUTOT

___________________________ 4 – JDD

Somalie: Des affrontements font 8 morts

Les rebelles islamistes somaliens ont pris vendredi la ville de Baladweyne, dans le centre du pays faisant au moins huit morts et 21 blessés dans des affrontements, rapportent des habitants et Elman, groupe local de défense des droits de l’homme. Selon le témoignage d’une habitante, les insurgés d’Al-Chabaab et du Hizbul al Islam ont pillé les locaux du Programme alimentaire mondial (Pam) et de l’ONG

Save the Children, emportant des ordinateurs et d’autres biens.

« Je les ai vus prendre aussi une voiture.

Les islamistes sont maintenant dans la ville mais la milice clanique (progouvernementale) pourrait revenir. La plupart des habitants se sont enfuis à l’exception des plus pauvres comme moi », a-t-elle raconté.

___________________________ 3 – AFP

Somalie: des insurgés islamistes pillent des locaux humanitaires

Des insurgés islamistes radicaux ont pillé vendredi les locaux d’agences humanitaires internationales dans la ville de Beledweyne (centre-ouest), a-t-on appris auprès d’un employé humanitaire et de témoins.

Les combattants ont investi les locaux et emporté des ordinateurs à la suite de violents combats avec les milices pro-gouvernementales pour le contrôle de cette ville située à 300 km au nord de Mogadiscio.

« Il y a eu des violents combats dans la ville ce (vendredi) matin et les islamistes ont pris le contrôle » de la localité, a rapporté à l’AFP un employé humanitaire sous couvert de l’anonymat.

« Certains des combattants ont attaqué les bureaux de deux agences humanitaires, confisquant les armes des gardes de sécurité et emportant des ordinateurs », a-t-il ajouté.

D’autres sources humanitaires et des témoins ont précisé que les locaux étaient utilisés par l’ONG Save The Children et par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Des dizaines de miliciens lourdement armés ont pénétré dans les bureaux et pris de l’équipement avec eux », a confirmé un témoin oculaire, Ali Hussein.

« Ils ont brièvement retenu captifs des employés pour ensuite les relâcher, leur ordonnant de ne pas quitter l’enceinte du bâtiment jusqu’à nouvel ordre », a-t-il déclaré.

« J’ai vu des employés, les yeux bandés, emmenés (par les miliciens) à l’extérieur du bureau de Save The Children », a précisé un autre témoin, Munir Adan.

Ces derniers mois, les shebab ont régulièrement mené des raids contre des bureaux d’organisations humanitaires dans les zones sous leur contrôle, accusant la plupart des ONG internationales de les espionner et de soutenir le gouvernement de transition qu’ils ont juré de renverser.

Dans plusieurs régions du centre et du sud de la Somalie, les shebab ont imposé des conditions drastiques aux agences humanitaires, conduisant le Programme alimentaire mondial (PAM) à suspendre début janvier ses opérations dans le sud du pays.

Beledweyne, une ville stratégique près de la frontière éthiopienne, a récemment changé plusieurs fois de mains à la faveur de combats impliquant les shebab, leurs alliés d’Hezb al-Islam, le groupe Ahlu Sunna Wal Jamaa, allié du gouvernement somalien, ainsi que divers chefs de guerre locaux.

___________________________ 2 – Radio Nederland (Hollande)

en Somalie: nombreux morts

L’intensification des affrontements entre insurgés islamistes shebab et un groupe pro-gouvernemental dans le centre de la Somalie a provoqué le déplacement de milliers de civils depuis début janvier, a indiqué mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Plus de 150 personnes ont été tuées ou blessées, selon des témoignages.
De violents combats ayant fait des dizaines de morts opposent depuis début janvier milices pro-gouvernementales et insurgés islamistes (qui contrôlent le centre-sud du pays) dans plusieurs localités du centre de la Somalie.

Plus de 110.000 Somaliens se sont réfugiés à l’étranger en 2009, dont 55.000 au Kenya, 32.000 au Yémen, 22.000 en Ethiopie et 3.000 à Djibouti, selon le HCR, qui estime que plus de 560.000 Somaliens ont déjà fui leur pays.

___________________________ 1 – Gabon – Libre expression

Le Kenya sous la menace des islamistes somaliens

Dans une chanson, les Shebab déclarent qu’ils veulent « marcher sur Nairobi »

Les Shebab, les insurgés somaliens, ont menacé le Kenya de « marcher sur Nairobi » pour riposter contre les violences commises vendredi dernier par la police kényane contre des immigrés somaliens. Dans une chanson diffusée mercredi sur internet, les Shebab se disent prêts à se « battre » et à « tuer ».

« Nous avons atteint la frontière, nous entrerons au Kenya, si Dieu le veut, nous entrerons au Kenya ». Ainsi commence la mélopée les islamistes somaliens, diffusée mercredi sur internet. Dans cette chanson ponctuée de rafales d’armes automatiques et de discours, les Shebab menacent de « marcher sur Nairobi » et d’y « tuer », pour riposter contre les attaques de la police kényane contre les immigrés somaliens. « Quand nous serons arrivés, nous nous battrons, nous tuerons, nous avons des armes, suffisamment d’armes. L’armée de la foi est en route, nous avançons doucement, si Dieu le veut, nous y parviendrons », poursuivent-ils.

Le 15 janvier dernier, des heurts avaient éclaté entre des manifestants – en majorité d’origine somalienne – et la police, faisant cinq morts. Les protestataires demandaient la libération d’un imam jamaïcain radical menacé d’expulsion, Abdullah al-Faisal, qui avait été arrêté au Kenya pour incitation à la haine raciale envers les Juifs, les hindous et les Occidentaux. Après avoir essayé par deux fois de l’expulser, les autorités kenyanes ont finalement réussi à le renvoyer jeudi en Jamaïque.

La riposte des autorités kényanes

Le gouvernement kenyan, dont le pays partage une longue frontière mal gardée au nord-est avec la Somalie, a mis en garde les Shebab qu’il accuse de vouloir fomenté des attentats au Kenya. Pour les mater, George Saitoti, le ministre kényan de l’Intérieur, a lancé en début de semaine une vaste opération policière à Eastleigh, le quartier somalien de la capitale. Plusieurs centaines de personnes (dont une dizaine de députés somaliens) ont été arrêtés et accusés de séjour illégal sur le territoire kenyan.

Selon un nouveau bilan communiqué mercredi, la police aurait procédé à quatre cents autres arrestations depuis le début de la semaine dans des provinces du centre, du nord et de l’est du Kenya. « Ces opérations doivent continuer, nous avons arrêté déjà 700 personnes environ soupçonnées de séjour illégal. Beaucoup ont déjà comparu en justice et vont être expulsés. D’autres sont interrogés par les officiers chargés de la lutte anti-terroriste, car nous enquêtons également sur la piste des Shebab », a indiqué à l’AFP un responsable policier sous couvert d’anonymat.

Un propos liminaire à la chanson évoque les violences de vendredi dernier : « la déportation d’un religieux de renom a provoqué la colère des moujahidines en Somalie ». « Après cet incident, les musulmans étaient mécontents et ont agi. Alors les non-musulmans ont massacré les musulmans en colère ». Cette chanson pourrait amener à un conflit armé entre les Shebab et les forces kenyanes qui, selon Cheikh Mohamoud Abu-Hamza, un commandant des insurgés somaliens, se sont déployées le long de la frontière avec la Somalie.

par Stéphanie Plasse

24/01/10 (B535) Nouvelles de Somalie : importations illégales d’armement. (3 articles en Français)

________________________ 3 – Momos Info avec XINHUA (Chine)

Le gouvernement somalien rejette le rapport d’Amnesty International

Le gouvernement somalien a rejeté vendredi comme « faux » et « infondé » un récent rapport d’ Amnesty International appelant à la suspension des livraisons d’ armes au gouvernement somalien dont les forces sont accusées de violation des droits de l’Homme.

Amnesty International a affirmé cette semaine que les armes livrées au gouvernement somalien étaient utilisées pour commettre des crimes à l’encontre de civils et que certaines de ces armes finissaient entre les mains d’insurgés armés opposés au gouvernement.

« Les affirmations d’Amnesty International sont fausses et ses accusations à l’encontre du gouvernement somalien sont infondées », indique un communiqué du bureau du Premier ministre.

Les experts ont mis en garde que si ces armes n’étaient pas mises à la disposition du gouvernement somalien, les combattants islamistes qui contrôlent actuellement une grande partie du sud et du centre du pays pourraient facilement s’emparer du reste du pays.

Un embargo de 10 ans est imposé sur ce pays ravagé par les conflits, mais le gouvernement somalien, bénéficiant d’une reconnaissance internationale, bénéficie d’une exemption des Nations unies permettant à ses forces gouvernementales de se procurer armes et munitions.

Le communiqué du Premier ministre, dont Xinhua a obtenu copie, souligne la légitimité du gouvernement somalien, soutenant que le gouvernement somalien reconnu a « le droit légitime de se procurer et d’acheter des armes d’autres pays pour défendre la population somalienne contre les groupes terroristes ».

Les armes reçues par le gouvernement sont « utilisées de manière responsable » par les forces de sécurité du gouvernement, pour lutter contre les forces islamistes, ajoute-t-il.

Les armes obtenues par le gouvernement somalien n’ont jamais été détournées au profit de groupes radicaux islamistes, affirme le communiqué, soulignant également que ses soldats sont formés dans le respect des droits de l’Homme.

Le gouvernement somalien a indiqué que le mouvement islamiste Al-Shabab recevait ses armes de l’Érythrée et d’Al-Qaïda, mais Asmara a toujours démenti fournir des armes aux mouvements insurgés de Somalie.

La Somalie est dépourvue de gouvernement central fort et son gouvernement de transition, en grande difficulté, est réduit à lutter pour sa survie.

________________________ 2 – Le Temps (Suisse)

Armes américaines entre les mains des rebelles

Angélique Mounier-Kuhn

L’ONG Amnesty International a mené l’enquête. La politique internationale de soutien au gouvernement de transition de Somalie attise le conflit et mène à des violations des droits de l’homme et à des crimes de guerre. L’an passé, Washington a livré jusqu’à 40 tonnes d’armes à Mogadiscio

La stratégie internationale de soutien au gouvernement fédéral de transition de la Somalie (GFT) n’est pas seulement vaine. En attisant le conflit, elle mène à des violations des droits de l’homme et à des crimes de guerre, dénonce Amnesty International. Dans un rapport publié jeudi, l’ONG enjoint aux pays occidentaux de suspendre toute livraison d’armes au GFT tant que des garde-fous n’ont pas été mis en place.

«Le gouvernement de Somalie est très faible et attaqué par des groupes armés puissants. La communauté internationale pense que la seule solution est de l’armer. Mais cela ne doit pas être fait à n’importe quel prix. La priorité doit aller aux populations civiles», indique Bénédicte Goderiaux, chercheuse pour l’ONG à Londres.

En 1992, alors que la Somalie sombrait dans la guerre civile, les Nations unies ont imposé un embargo sur les armes. Toujours en vigueur, il n’a jamais cessé d’être violé, par l’Ethiopie, le Yémen et l’Ouganda notamment. Le trafic d’armes est un négoce florissant à Mogadiscio, dont se repaissent toutes les parties prenantes au conflit.

L’ONU avait aussi prévu la possibilité de dérogations à cet embargo.

Amnesty International a mis la main sur des documents montrant qu’en plusieurs occasions, au printemps et à l’été 2009, les Etats-Unis ont sollicité l’ONU, et auraient obtenu son feu vert, pour livrer jusqu’à 40 tonnes de matériel militaire au gouvernement du président Cheikh Sharif Ahmed.

A l’époque, ce dernier, menacé par une offensive islamiste de grande ampleur, avait appelé la communauté internationale à la rescousse. Washington l’a entendu et, sans délai, des caisses de munitions, des fusils d’assaut, des armes automatiques, des roquettes ou encore des mortiers sont parvenus dans le port de Mogadiscio.

Prix cassés sur les armes

«Au total, plus d’armes sont arrivées en Somalie que les forces de l’ordre ne comptent d’hommes. Certaines se sont retrouvées directement sur le marché de Bakara (ndlr: le marché principal de la capitale), où à la mi-juillet les prix s’étaient effondrés de 30 à 40%», explique Peter Pham, directeur Afrique du National Committee on American Foreign Policy, un groupe de réflexion new-yorkais. «Un fusil M16 ne valait plus que 95 dollars, un AK-47 195 dollars et les munitions étaient moins chères qu’aux Etats-Unis.

A peine 30 cents pour une cartouche d’AK-47», poursuit le spécialiste. Selon lui, outre le canal de la corruption, difficile à attester, c’est l’absence de loyauté envers le GFT qui est le principal pourvoyeur d’armes sur le marché noir. «Le GFT paie tellement mal ses hommes que certains s’enrôlent, récupèrent des armes et s’en vont aussitôt les vendre ou rejoignent les groupes islamistes qui paient mieux», indique Peter Pham.

________________________ 1 – Amnesty Int. (Belgique)

Aide militaire à la Somalie : il faut renforcer les contrôles

Amnesty International a demandé que les transferts d’armement à destination du gouvernement somalien soient suspendus jusqu’à ce que des garanties appropriées soient mises en place pour éviter que des armes soient utilisées pour commettre des crimes de guerre et des atteintes aux droits humains.

24/01/10 (B535) Communiqué d’Ali Abdillahi Iftin, membre du GED et candidat à la prochaine élection présidentielle, à propos de la visite du Président Sarkozy à Djibouti.

Nicolas Sarkozy, le président de la République française vient d’effectuer récemment une visite à Djibouti.

En tant que citoyen et membre du GED, je tiens à exprimer mon entière satisfaction. Même si la durée des entretiens a été très limitée, cette visite démontre l’intérêt de la France à l’égard de notre pays et de son peuple.

Dans notre région, où les tensions, les menaces et les rivalités sont multiples, il est rassurant pour tous les Djiboutiens de savoir que nous pouvons toujours compter sur l’amitié, l’aide et l’appui d’une grande puissance, comme la France.

Toutefois cette visite laisse planer des interrogations sérieuses dans un contexte où le Président Guelleh envisage de faire modifier la constitution pour briguer un troisième mandat, en dépit de l’opposition affirmée d’une grande majorité du Peuple. Même si ce n’était pas le but du Président Sarkozy, sa visite sera certainement interprétée par l’équipe au pouvoir, comme un soutien à son projet de viol de notre constitution.

L’amitié des Français est importante pour nous les Djiboutiens et nous l’apprécions.

Mais nous ne pouvons pas accepter que leur plus haut dirigeant apporte son soutien personnel à un Président qui a déjà volé à deux reprises le suffrage universel, qui a ruiné notre pays, son économie et l’espoir et les chances de notre jeunesse, qui a anéanti le bon fonctionnement des services publics (santé, éducation, emploi) et qui a réduit progressivement toutes les libertés (presse, expression, propriété privée), pour satisfaire des objectifs personnels d’enrichissement.

Cette visite du Président Sarkozy et ses déclarations à la sortie de son entretien, n’ont fait aucune référence aux aspirations légitimes du Peuple à vivre dans une démocratie.

Bien au contraire, la majorité de nos concitoyens ont vu dans cette visite, le soutien des dirigeants français à la pérennisation de la dictature et un coup d’arrêt aussi injuste que brutal aux espoirs que sa visite avaient suscités.

C’est l’image de la France qui a été ternie.

La population djiboutienne en pleine souffrance, privée de ses libertés les plus fondamentales, subissant la misère, vit quotidiennement sous la terreur qui est organisée par les dirigeants, avec le concours de certains organismes (SDS, …) depuis plus de 10 ans : elle ne comprend pas que la France puisse apporter, par la visite de son plus haut magistrat, son soutien à ce régime dictatorial.

Je le répète, dans son ensemble, la population djiboutienne aime la France : elle sait que son concours sera déterminant le jour où elle pourra se libérer de la dictature et retrouver les conditions démocratiques afin de renouer avec la Justice et le développement, mais elle ne peut pas accepter que ses plus haut-dirigeants apportent leur soutien personnel à ceux qui l’asservissent, l’appauvrissent et ruinent tous ses espoirs.

Tous les membres de l’opposition en exil (l’opposition intérieure étant pratiquement muselée et interdite de s’exprimer) et moi-même en tant que candidat à l’élection présidentielle de 2011 nous pensons qu’il aurait été indispensable que soient abordés, lors cette rencontre au sommet, des sujets ayant trait au fonctionnement démocratique, au respect des institutions et des libertés individuelles et aux droits de l’Homme, qui régissent le monde libre. Par exemple, en réservant un entretien à des personnalités de l’opposition et en particulier à M. Jean-Paul Noël Abdi, Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains, le Président Sarkozy aurait fait un geste fort.

En le faisant, il aurait apporté son soutien aux Populations et non aux projets du dictateur de Djibouti de finaliser le coup d’Etat constitutionnel qu’il prépare pour s’auto-attribuer un troisième mandat, en contravention avec la Constitution à la rédaction de laquelle il a contribué en 1992.

Même si ce n’était pas dans les intentions de M. Sarkozy qui a montré, en limitant le temps de sa visite à quelques minutes, qu’il n’entendait pas être pris otage par Guelleh, il ne fait aucun doute que les services de propagande du pays, gérés sans aucune exception, depuis le Palais de l’Escale, vont travestir et transformer l’évènement en un soutien ferme de la France à la politique du dictateur en place.

En conclusion, j’espère que le Président français aura le souci de clarifier les motivations de sa visite et qu’il n’oubliera pas d’évoquer très prochainement la situation des populations et la nécessité de retrouver un fonctionnement démocratique en dénonçant fermement le projet de violation de notre constitution et en refusant tout soutien à l’équipe dirigeante actuelle.

22/01/10 (B535) Première à l’Ordre des Brosses à Reluire. Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée rejette un candidat : Gabayo ne sera pas coopté dans l’ordre le plus prestigieux de la dictature djiboutienne. (Photo de l’impétrant ajoutée le 24/01 à 10h00 – Paris)

Selon les procédures habituelles, Dileita, en sa qualité de Président de l’Ordre des Brosses à Reluire, avait fait convoquer tous les membres pour discuter de la demande de cooptation qui avait été déposée par un certain Bulaleh Barreh, plus connu sous le nom de « Gabayo » et Président actuel du PSD, poste qu’il assume depuis la disparition de Moumin Bahdon.

En sa qualité de Président de l’ordre prestigieux, Dileita a ouvert l’Assemblée en présentant ses voeux à chacun des membres présents et absents (parce que désormais il a du mal à faire la différence entre le réel et le virtuel – selon des experts médicaux, il souffrirait de la maladie du dédoublement) et surtout en adressant des voeux appuyés au Maître incontesté de Djibouti, le sieur Guelleh.

Ensuite, Djama Ali Guelleh, qui avait accepté de présenter la nouvelle candidature, a rappelé brièvement le parcours insolite et tortueux de l’impétrant. Il a tenu à souligner son engagement sans faille, depuis plusieurs années aux côtés de Moumin Bahdon et son engagement personnel en faveur d’une dictature qui respecte ses intérêts personnels et qui lui permet une existence confortable, sans souci ni état d’âme, vis à vis de la souffrance des populations.

Pour conclure, il a rappelé, qu’en dépit des oppositions majoritaires au sein de son propre parti le PSD, Gabayo avait eu le courage et la clairvoyance d’appeler à soutenir le projet de 3ème mandat en faveur du Génie de la Corne.

Selon les usages c’est Yacin Elmi Bouh qui a mis aux voix, la cooptation de Gabayo.

Décompte fait et décompte des voix refait, Gabayo n’a obtenu qu’un tiers des voix ! Une grande première dans l’Ordre qui n’avait jamais blackboulé un impétrant depuis son origine.

Demandant le calme, le Président Dileita, qui pour une fois, ne s’etait pas absenté pour aller sucrer ses fraises préférées et qui ne s’était même pas endormi, a pris note du scrutin défavorable à Gabayo et il a levé la séance.

A la sortie, les commentaires allaient bon train. Par exemple, on aurait entendu

Ali Farah Assoweh dire : « Gabayo est un clown, il n’avait rien à faire chez nous ! ».

Aden Robleh Awalleh qui aurait dit « Gabayo est terriblement fatigué depuis quelque temps, il est sur la pente descendante et il n’a rien compris au film »,

Djama Ali Guelleh, le mafieux de l’énergie électrique « Un homme qui ne sait même pas frauder un scrutin, ne peut pas espérer rejoindre l’élite qui entoure notre Maître vénéré, mon Cousin IOG. ».

Djama Souleiman, le procureur abusif qui aurait affirmé, qui s’y connaît en matière de Justice soumise « Ce n’est que Justice, voilà un homme qui a trompé tout le monde pendant des années, vraiment on ne peut pas penser à un engagement sincère de sa part ».

Nous interrompons l’émission pour conclure en vous disant chers lecteurs :

« Après ce camouflet qui lui a été infligé par ceux qu’il sert avec servilité, l’avenir de Gabayo est bien sombre et compromis, mais ce qui est intéressant, c’est de constater comment les hyènes continuent à se battre entre elles … tandis que leur avenir est bien bouché et leurs chances de survie extrêmement restreintes ! »