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08/12/2015 (Brève 536) Radio Africa1. Ce soir le grand débat (18-19H CET) traitera du 4ème mandat d’IOG et de la situation à Djibouti. (ARDHD)

Tous les internautes pourront suivre le grand débat d’Africa1, consacré à Djibouti, ce mardi de 18 à 19h, avec la participation annoncée de Maki Houmedgaba, Jean-Loup Schaal et un représentant de l’UMP, par téléphone depuis Djibouti.

05/02/10 (B536) France / Coalition française pour la Cour pénale internationale /Communiqué DIX ANS DE RETARD POUR LA « PATRIE DES DROITS DE L’HOMME » (FIDH) (Info lectrice)

Dans un avis adopté ce jour, la Commission Nationale Consultative des Droits des l’Homme (CNCDH) interpelle pour la quatrième fois le Premier Ministre afin qu’il saisisse rapidement l’Assemblée nationale du projet d’adaptation du droit français à l’institution de la Cour pénale internationale (CPI).

La Coalition française pour la CPI se félicite de cet avis mais manifeste son incompréhension et sa consternation face à l’attitude de la France, prise en défaut sur ses actes par la CNCDH : bien qu’ayant ratifié le Statut de Rome en 2000, 10 ans plus tard elle n’a toujours pas doté ses juges du pouvoir de juger les auteurs de crimes internationaux trouvés sur son territoire. En termes clairs, la France représente toujours une terre d’accueil pour les responsables des massacres les plus odieux, à l’abri de toutes poursuites devant les tribunaux français.

Le 31 mai prochain à Kampala (Ouganda), les 110 Etats parties au Statut de la Cour se réunissent pour dresser le bilan des premières années de fonctionnement de la justice pénale internationale. Celui de la France, qui pourtant se targue d’agir pour une justice internationale effective est affligeant et montre que ce n’est qu’à reculons qu’elle s’engage dans la construction du nouvel ordre juridique international apparu à la fin du XXème siècle, concourant à l’impunité des responsables de graves violations des droits humains.

Le mécanisme d’adaptation :

Il s’agit de permettre aux tribunaux français de participer enfin, à leur tour, au système de justice internationale créé par le Statut de Rome de la CPI :

d’un côté, la CPI a vocation à juger les cas les plus graves et les plus emblématiques de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide ;
de l’autre, les tribunaux nationaux du monde entier doivent pouvoir juger localement les suspects de tels crimes internationaux qui ne seraient pas déférés à la CPI, puisque celle-ci ne peut guère juger plus de trois ou quatre dossiers par an.

Le Statut de Rome crée une complémentarité entre la CPI et les tribunaux nationaux, qui suppose que les Etats adaptent leurs législations pour permettre à leurs tribunaux d’assumer ces responsabilités nouvelles.

05/02/10 (B536) ARD : Compte rendu de la réunion d’information de l’ARD à Paris le 30 janvier 2010

L’ARD a tenu une réunion d’information le samedi 30 janvier de 14 heures à 19 heures à la réception du Restaurant "Aux Oliviers" situé dans le dixième arrondissement de Paris. La conférence a été animée par cinq personnalités du mouvement :

  • le vice-président du parti Mahdi Ibrahim,
  • le délégué plénipotentiaire de l’ARD à l’étranger Cassim Ahmed,
  • le représentant en Europe Maki Houmedgaba, et
  • le représentant en France Hamad Daoud.

L’assistance nombreuse comptait une trentaine de participants et accueillait quatre invités d’honneur :

  • Madame Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris,
  • Madame Karera Hassan, réfugiée djiboutienne accueillie en France le 18 décembre dernier,
  • Ahmed Kassim, président de l’Association pour la démocratie et de développement (ADD), et
  • Jean-Loup Schaal,, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD), co-représentant en Europe des réfugiés et animateur du site ARDHD.org.

Après introduction de la réunion par le délégué plénipotentiaire Cassim Ahmed qui a présenté les différentes personnalités de l’ARD et les thèmes qui allaient être abordés par chacun, le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a évoqué l’histoire de la lutte politique à Djibouti entre 1992 et 2003. Cet intervalle charnière a marqué de fait des moments forts de la lutte pour la démocratie à Djibouti entre la fondation d’un idéal national avec la création du Front uni de l’opposition djiboutienne (FUOD) en juin 1992 et en janvier 2003 les élections législatives que l’UAD considère avoir gagnées.

Cette période a incarné le premier soulèvement djiboutien contre l’autocratie et le monopartisme et a vu la transformation en avril 1992 du Frud-armé en ARD un an après l’accord de réforme et de concorde civile signé en mai 2001 entre le Frud-armé et le gouvernement djiboutien. Le vice-président a rappelé la réalité selon laquelle la création de l’ARD a permis la création des autres partis, ce qui fait de l’ARD un parti précurseur du premier multipartisme à la djiboutienne.

Enfin, introduisant l’intervention du Délégué Plénipotentiaire, le Vice-Président Mahdi Ibrahim a insisté sur le fait que l’actuelle impasse politique est, selon l’ARD, d’ordre institutionnel et non constitutionnel. Pour proposer un véritable programme de société, il ne s’agit pas seulement de s’opposer à un troisième (4ème, 5ème, énième) mandat d’un Président mal élu. Qu’il ait été candidat solitaire en 2005 est la meilleure preuve d’un blocage institutionnel persistant qui ne peur être dépassé que par la restauration dans leurs droits les plus fondamentaux des citoyens, par l’octroi des pièces d’identité nationale à qui y a droit, et des électeurs, par la mise en place d’une CENI véritablement indépendante.

Lui succédant, le Délégué Plénipotentiaire Cassim Ahmed a présenté la situation générale qui prévaut actuellement en république de Djibouti. L’accent a été mis sur le contexte particulier relatif à l’état de non droit qui y perdure depuis l’indépendance nationale en 1977. Le délégué a rappelé la tenue en février 2010 à Djibouti des Assises de l’ARD destinées à fixer le nouveau cap des actions prévues dans le cadre du renforcement des activités de l’opposition nationale. Parce que la constitution djiboutienne ne fait aucune place à la séparation effective des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, l’ARD appelle à une mobilisation populaire pour provoquer le changement de régime. Dans ce cadre, réunions d’information et meetings seront organisés à Djibouti à partir des Assises nationales du parti. Un hommage appuyé est rendu à l’action de Jean-Loup Schaal et de l’Ardhd aux côtés des Djiboutiens depuis le début du soulèvement à Djibouti dans les années 1990.

A sa suite a pris la parole le représentant de l’ARD en Europe Maki Houmedgaba qui a présenté les raisons pour lesquelles l’opposition djiboutienne et notamment l’ARD a été conduite à élire domicile aussi à l’étranger. Il a justifié les choix des pays comme la France, la Belgique et la Suisse pour installer les représentations de l’ARD en Europe. Alors que la France est le bailleur de fonds principal de la république de Djibouti avec 30 millions d’euros alloués annuellement depuis 2003, la Belgique est le siège de la Commission Européenne décisionnaire dans l’aide au développement mais aussi le siège des tribunaux belges à compétence universelle, tandis que la Suisse est la résidence de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies et du Bureau international du travail, toutes institutions qui seront assidument approchées par les différents représentants permanents installés localement. De même, l’ARD va développer les contacts avec les autorités politiques des pays concernés.

Le représentant de l’ARD en France Hamad Daoud a poursuivi l’exposé en évoquant l’organisation concrète de cellules locales que le mouvement va créer en France afin de mobiliser les Djiboutiens de la diaspora. Aussitôt que l’organisation sera opérationnelle, elle pourra servir de modèle pour d’autres pays. Le représentant en France a saisi l’occasion pour appeler à un travail de proximité avec les Djiboutiens restés dans le pays en développant un système de jumelage entre des écoles en France et à Djibouti. Organiser une entraide entre les Djiboutiens de l’exil et ceux vivant au pays permet de constituer un capital de militants concrets. Le représentant en France a tenu à demander à l’assistance de renouveler leur soutien à l’ARD afin de rendre possible les actions envisagées par le parti.

Le président de l’ADD, Ahmed Kassim, a pris la parole pour rappeler la présence de l’ADD dans la lutte pour les droits de l’homme et la démocratie à Djibouti. Il a rappelé que l’ADD a toujours organisé aux côtés des autres organisations la manifestation d’Arhiba tous les 18 décembre devant l’ambassade de Djibouti pour commémorer le massacre de 59 civils à Arhiba le 18 décembre 1991. Appelant les Djiboutiennes et les Djiboutiens à agir pour aller de l’avant, « aide-toi et le ciel t’aidera » a conclu le président de l’ADD.

Jean-Loup Schaal, le vice-président de l’ARDHD, a remercié l’ARD pour l’invitation reçue et a rappelé dans quelles circonstances l’ARDHD a commencé sa mobilisation aux côtés des Djiboutiens victimes de la dictature dans leur pays. L’ARDHD a joué un rôle dans la défense des droits de l’homme et privilégie le partenariat avec les militants.

Le site internet de l’ARDHD sert de vecteur à cette cause avec 3000 à 4000 connections par jour. M. Schaal rappelle que l’ARDHD a beaucoup œuvré pour la défense des demandeurs d’asile et des réfugiés djiboutiens en France. Un remerciement chaleureux a été adressé à Omar Ali Gabassé, qui a travaillé à la venue des réfugiés djiboutiens en France. M. Schaal a révélé que le site de l’ARDHD souvent coupé à Djibouti, restait consulté par des voies détournées.

Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris, a présenté la genèse de l’association Survie et son engagement dans la lutte contre le phénomène de la Françafrique. C’est dans ce cadre que Survie-Paris s’est impliqué dans l’affaire Borrel, du nom du magistrat français assassiné à Djibouti en 1995. C’est donc à partir de l’affaire Borrel, que la présidente de Survie-Paris s’est intéressé à Djibouti et à la Corne de l’Afrique, une région peu connue en France.

Lorsque le Medef s’était rendue à Djibouti, Survie-Paris a mené une campagne d’information sur Djibouti, a rappelé Mme Davidovitch.

L’association prépare actuellement un article de presse sur la visite surprise du président Sarkozy à Djibouti qui sera publié sur le site de l’ARDHD.

A la fin des interventions programmées, l’assistance a engagé une série de questions réponses. Le délégué plénipotentiaire de l’ARD a rappelé à cette occasion que la mobilisation de la diaspora aujourd’hui faisait écho à la décision de l’ARD de se mobiliser à Djibouti en 2010.

Le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a conclu la séance en rappelant que la réunion ne devait pas en rester là et qu’il appartenait à chacune et à chacun d’être l’ambassadeur de cette lutte, même si la responsabilité des acteurs politiques est la plus grande dans le rôle à jouer.

A 19 heures la réunion touchait à sa fin, alors que les derniers mots portaient sur l’échange des coordonnées afin de consolider les liens et de rééditer la rencontre dans un délai de quatre à six semaines.

Maki Houmedgaba

05/02/10 (B536) Le Journal de la Flibuste (10 articles en Français)

__________________ 10 – AFP

Somalie: des soldats de l’Otan libèrent un cargo en le prenant d’assaut

Des forces spéciales de l’Otan ont réalisé vendredi une prise d’assaut sans précédent dans le golfe d’Aden pour libérer l’équipage d’un cargo slovène capturé par des pirates avec 25 membres d’équipage à bord, a annoncé la force anti-piraterie de l’UE.

"C’est la première fois qu’une prise d’assaut de ce genre a lieu après que des pirates se furent emparés d’un navire", a indiqué à l’AFP l’un de ses porte-parole, John Harbour.

Toutefois, "les pirates ont réussi à prendre la fuite", selon un porte-parole de l’Otan, Stefano Sbaccanti.

L’opération s’est déroulée vers 11H00 GMT. Des pirates somaliens se sont emparés dans la matinée de ce cargo slovène, battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda et baptisé Ariella. Mais l’équipage a réussi à envoyer un message de détresse qui a été intercepté par les forces de la coalition internationale patrouillant au large de la Somalie.

Un avion français de la force anti-piraterie de l’UE, Atalante, s’est rendu sur place et a demandé à un navire danois de l’Otan, l’Absalon, croisant dans les environs, d’intervenir avec des forces spéciales.

La décision a été prise après que les 25 membres de l’équipage eurent réussi à s’enfermer dans un pièce pour se mettre à l’abri, a indiqué le porte-parole.

Les 25 marins, parmi lesquels 15 Philippins, 7 Ukrainiens, un Indien, un Bulgare et un Slovaque, ont été libérés sains et saufs.

"Cette opération aujourd’hui démontre la détermination de l’Otan à s’en prendre aux actes de piraterie au large de la corne de l’Afrique", a indiqué dans un communiqué un responsable de l’Otan, le lieutenant-colonel Wolfgang Schmidt.

Pourtant l’activité des pirates somaliens se poursuit. Jeudi, des pirates détenant un cargo libyen battant pavillon nord-coréen avaient ouvert le feu sur des gardes-côtes de la région autonome du Somaliland (nord de la Somalie), faisant au moins un blessé. Le même jour, un navire marchand battant pavillon éthiopien a échappé à une tentative de piraterie au large du Yémen en appliquant les mesures de sécurité recommandées internationalement.

Profitant du retour à des conditions de navigation plus sereines avec la fin de la mousson, la nouvelle saison de piraterie qui a débuté en octobre s’est singularisée par la localisation des attaques, soit au sud-est des côtes de la Somalie, non loin des Seychelles, ou plein est, parfois à mi-chemin entre la façade est-africaine et l’Inde. Mais les pirates semblent à présent être de retour dans leur zone de prédilection, le golfe d’Aden.

Au moins 270 hommes d’équipage sont actuellement détenus par les pirates somaliens.

__________________ 9 – Marine Marchande avec AFP

Echanges de tirs avec des pirates somaliens ayant capturé un cargo libyen

Des pirates somaliens qui détiennent depuis mercredi un cargo libyen battant pavillon nord-coréen ont ouvert le feu sur des gardes-côtes de la région autonome du Somaliland (nord de la Somalie), faisant au moins un blessé, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Capturé dans le nord-ouest du Golfe d’Aden, au sud des côtes du Yémen, le M/V RIM, petit cargo d’une capacité de 4.800 tonnes, est actuellement à l’ancre au large de la localité de Lasqorey, avec à son bord une trentaine de pirates, selon des notables locaux.

"Les pirates ont ouvert le feu sur nos gardes-côtes près du district de Maydh, alors que le bateau se dirigeait vers Lasqorey", a indiqué à l’AFP Abdirisak Yusuf Aseyr, un responsable de la police du Somaliland pour la région de Sanag.

"Nous n’avons pas d’autres détails sur l’incident, et ne savons pas si les pirates ont subi des pertes. Le garde-côte blessé est actuellement hospitalisé", a expliqué ce responsable.

Des notables de Lasqorey, située dans la zone disputée entre le Somaliland et le Puntland, ont confirmé l’arrivée du navire au large de la localité.

"Le bateau est à environ 10 km de la côte, avec une trentaine de pirates à son bord", selon Mohamed Adan Dualeh. "Des jeunes du village veulent les rejoindre, mais nos anciens tentent de les en empêcher", a-t-il expliqué.

Le navire est arrivé en vue de Lasqorey vers la fin de la matinée, et aucun pirate n’a pour le moment accosté.

Le M/V RIM est le troisième navire capturé par des pirates somaliens depuis le début de l’année.

Propriété de la société libyenne White Sea Shipping, le cargo était parti de Roumanie. On ignore pour l’instant le nombre de personnes qui étaient à bord ni la nature de la cargaison ou la destination du navire.

Il n’avait pas été enregistré auprès des autorités chargées de surveiller cette zone de l’océan Indien.

___________________ 8 – Marine Marchande avec AFP

Un cargo éthiopien échappe à une tentative de piraterie au large du Yémen

Un navire marchand battant pavillon éthiopien a échappé à une tentative de piraterie au large du Yémen en appliquant les mesures de sécurité recommandées internationalement, a annoncé jeudi la Ve Flotte américaine.

Dans un communiqué à son siège à Bahreïn, la Ve Flotte précise que le MV Andinet, qui appartient à la compagnie Ethiopian Shipping Line, a réussi le 1er février à repousser une attaque de pirates à 1.145 milles à l’est d’Aden.

Deux embarcations de pirates se sont rapprochées du MV Andinet et l’une d’elles a ouvert le feu pour obliger le navire à s’arrêter, mais l’équipage a appliqué les mesures anti-piraterie, obligeant les assaillants à prendre la fuite, ajoute communiqué.

Parmi ces mesures, le texte cite notamment l’usage de balles traçantes, des jets d’eaux et des manoeuvres évasives.

Mercredi matin, un cargo libyen battant pavillon nord-coréen, le M/V RIM, avait été capturé par des pirates dans le golfe d’Aden, avait annoncé la force navale anti-piraterie de l’UE, Atalante.

Le M/V RIM est le troisième navire capturé par des pirates somaliens depuis le début de l’année.

Profitant du retour à des conditions de navigation plus sereines avec la fin de la mousson, la nouvelle saison de piraterie débutée en octobre s’est singularisée par la localisation des attaques, soit au sud-est des côtes de la Somalie, non loin des Seychelles, ou plein est, parfois à mi-chemin entre la façade est-africaine et l’Inde. Mais les pirates semblent à présent être de retour dans leur zone de prédilection, le golfe d’Aden.

Au moins 270 hommes d’équipage sont actuellement détenus par les pirates somaliens.

___________________ 7 – Portail des sous-marins

L’idée d’une Cour régionale pour les pirates fait son chemin

Une Cour régionale pour juger les pirates ?

L’idée fait son chemin lentement, ont confirmé le Rear-Admiral Hudson, chef de la mission anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta) et Didier Lenoir, responsable des opérations à la CMPD, quand je leur ai posé la question, ce mardi, à la conférence de presse.

____________________ 6 – EuroInvestor avec Reuters

LEAD 1 Des pirates somaliens s’emparent d’un navire libyen

Des pirates somaliens se sont emparés d’un cargo libyen croisant dans le golfe d’Aden à bord duquel se trouveraient 17 membres d’équipage roumains et libyens, annonce jeudi l’organisation non gouvernementale Ecoterra.

Selon l’ONG établie au Kenya, qui veille sur le trafic maritime au large de la Somalie, le MV Rim a été détourné mardi au sud de la côte yéménite. Le navire bat pavillon nord-coréen, mais le siège de son propriétaire, la compagnie White Sea Shipping, se trouve à Tripoli, précise-t-elle.

"Son équipage est formé d’ordinaire de 17 marins et, sur la base de vieux livres de bord, on peut supposer qu’ils sont de nationalités libyenne et roumaine", indique Ecoterra, précisant que les pirates semblent venir du Puntland, région autonome du nord de la Somalie.

"On suppose que le bateau fait maintenant route vers un repaire de pirates du Puntland", ajoute-t-elle.

La Navfor, flotte européenne déployée pour assurer la sécurité du trafic maritime dans la région, a confirmé le détournement.

"Le MV Rim (…) a maintenant changé de cap et se dirige vers le bassin somalien. Les forces alliées vont maintenant surveiller la situation", dit-elle dans un communiqué.

(Daniel Wallis,
version française Jean-Philippe Lefief)

_________________________________ 5 – AFP

Un cargo libyen avec pavillon nord-coréen capturé dans le golfe d’Aden

Un cargo libyen battant pavillon nord-coréen a été capturé mercredi matin par des pirates dans le golfe d’Aden, a annoncé la force navale anti-piraterie de l’UE, Atalante, dans un communiqué.

Le navire, M/V RIM, d’une capacité de 4.800 tonnes, a été capturé dans le nord-ouest du Golfe d’Aden au sud des côtes du Yémen, a précisé Atalante.

Le cargo, propriété de la société libyenne White Sea Shipping, n’avait pas été enregistré auprès des autorités chargées de surveiller cette zone de l’océan Indien. Atalante ignore combien de membres d’équipage se trouvaient à bord et leur nationalité. On ignore également ce que transporte ce cargo.

Le bâtiment naviguait en dehors du couloir de transit recommandé internationalement (IRTC). La capture s’est produite près des côtes yéménites et a pu être confirmée par un hélicoptère américain de l’USS Farragut, le navire amiral de la coalition internationale qui patrouille dans cette zone, ainsi que par un autre navire de la coalition, l’USS Porter.

Les autorités libyennes ont elles aussi confirmé la capture du cargo précisant qu’il appartient à une "compagnie privée".

Interrogée par l’AFP, une source de la Compagnie nationale libyenne de transport maritime a précisé que "le propriétaire du navire a perdu le contact avec son équipage depuis 10H00" locales (8H00 GMT).

"Le cargo était parti de Roumanie", a ajouté la même source, affirmant ne pas être en mesure pour l’instant de préciser le nombre de personnes qui étaient à bord ni la nature de la cargaison ou la destination du navire.

Selon Atalante, le M/V RIM n’avait établi aucune communication avec les autorités maritimes avant sa capture.

La force navale européenne a indiqué que le navire capturé a pris la direction des côtes somaliennes.

Le M/V RIM est le troisième navire capturé par des pirates somaliens depuis le début de l’année.

Profitant du retour à des conditions de navigation plus sereines avec la fin de la mousson, la nouvelle saison de piraterie débutée en octobre s’est singularisée par la localisation des attaques, soit au sud-est des côtes de la Somalie, non loin des Seychelles, ou plein est, parfois à mi-chemin entre la façade est-africaine et l’Inde. Mais les pirates semblent à présent être de retour dans leur zone de prédilection, le golfe d’Aden.

Au moins 270 hommes d’équipage sont actuellement détenus par les pirates somaliens.

La force de l’UE, lancée en décembre 2008, compte parmi les flottes internationales qui tentent d’enrayer la piraterie au large de la Somalie. Atalante dispose de sept navires et quatre avions de patrouille maritime pour une zone représentant dix fois la superficie de l’Allemagne.

___________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : sept pirates somaliens renvoyés devant la justice

Un procureur provincial yéménite a renvoyé lundi devant une cour pénale sept pirates somaliens arrêtés au large de la côte sud du pays, a rapporté le site Internet 26Sep.net.

Les sept pirates somaliens ont été saisis avec cinq mitrailleuses et des munitions le 15 octobre 2009 au large de la province côtière de Hadramout, alors qu’ils tentaient de "cibler" des bateaux français et américains.

Le site n’a donné aucun détail sur cet incident.

Selon les statistiques de la Garde-côte yéménite, 41 cargos avec 521 marins de différentes nationalités à bord ont été enlevés par des pirates en 2009.

___________________________ 3 – CRI (Chine)

Le Parlement turc prolonge le mandat de la mission de lutte contre la piraterie

Le Parlement turc a prolongé mardi le mandat pour les forces navales du pays dans l’optique de participer dans un effort international pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden, a rapporté l’agence de presse sémi- officielle Anatolie.

Le parlement a approuvé une motion déposée par le gouvernement pour la prorogation d’un an du mandat de la mission de lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

L’approbation du parlement turc survient un jour après après le départ d’un frégate turc de sa base dans le sud-ouest de la Turquie avec à son bord les Forces navales du pays.

Le frégate TCG Gemlik de classe Perry remplacera le TCG Gokova actuellement en service dans le cadre de la mission internationale CTF-151 contre la piraterie, selon le reportage.

Le frégate TCG Gemlik est la cinquième force opérationnelle dé ployée par la Turquie dans la région depuis février après le le TCG Giresun, le TCG Gaziantep, le TCG Gediz et le TCG Gokova.

Les frégates turques ont participé aux missions internationales sous la banière du Groupe maritime permanent N°2 de l’OTAN pour pourchasser les pirates somaliens dans la région.

___________________________ 2 – Ouest-France

Somalie : des pirates libèrent un cargo

Le cargo était ancré depuis deux mois près de la base des pirates, au nord de Mogadiscio.

Une rançon – on parle de deux à trois millions de dollars – a été larguée par les airs hier, sur le pont du MV Filitisa, un cargo grec capturé par des Somaliens, au nord des Seychelles, le 10 novembre. Il était depuis était depuis ancré près de la base des pirates de Hobyo, au nord de Mogadiscio. Le navire a repris la mer, escorté par des navires militaires.

L’équipage, trois officiers grecs et dix-neuf marins philippins, est sain et sauf.

___________________________ 1 – News Press

Un navire de l’OTAN empêche une attaque de pirates dans le golfe d’Aden

OTAN Organisation du Traité de l’Atlantique Nord – 01/02/2010 16:34:24

Un navire canadien, le Fredericton, a intercepté aujourd’hui une embarcation de présumés pirates alors qu’il patrouillait dans le cadre de l’opération OCEAN SHIELD menée par l’OTAN pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden.

À 7h44 heure locale (10h44 HNE), le NCSM Fredericton a reçu un avis de son hélicoptère qui patrouillait dans le couloir de transit recommandé sur le plan international (IRTC) signalant une petite embarcation qui voguait à proximité du couloir de navigation à environ 45 milles marins du navire. L’hélicoptère, dont l’indicatif d’appel est « Stalker », s’est approché de la position de l’embarcation. Se sachant détectée, l’embarcation a tenté de prendre la fuite, mais le Stalker l’en a empêchée en se plaçant en vol stationnaire en avant de celle-ci. Après plusieurs tentatives de fuite, les occupants de l’embarcation ont arrêté les moteurs et ils ont attendu.

Le Fredericton a fait route à grande vitesse vers l’endroit où se trouvait l’embarcation pour l’intercepter et faire monter des hommes à bord.

Bénéficiant d’un soutien supplémentaire apporté par un hélicoptère du navire américain Farragut, navire de combat attaché à la force opérationnelle multinationale 151, le Fredericton a envoyé à bord une équipe d’arraisonnement des navires chargée d’effectuer une fouille en règle. Cette équipe avait pour mission de vérifier qu’il n’y avait aucun matériel de piraterie à bord et, si c’était le cas, de le confisquer pour empêcher l’équipage d’organiser des attaques.

Ils n’ont trouvé ni armes ni munitions, mais l’équipage de l’hélicoptère du Farragut avait vu des objets ressemblant à des caisses jetés à la mer avant l’arrivée de l’équipe d’arraisonnement des navires.

« Lorsque nous sommes arrivés à leur hauteur, les six hommes qui étaient à bord ont immédiatement levé les mains et ils ont suivi nos instructions, » a déclaré le responsable de l’équipe d’arraisonnement des navires. « Ils étaient tous d’origine somalienne et n’avaient rien à bord prouvant qu’il s’agissait de commerçants ou de pêcheurs. »

« Cet incident montre bien que les pirates continuent de sévir dans cette zone et qu’il est difficile de localiser ces petites embarcations depuis un hélicoptère ou depuis un navire » a déclaré le commandant du NCSM Fredericton, Steve Waddell. « Dans ce cas particulier, même s’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour arrêter ces personnes, je pense que nous avons réussi à les empêcher de s’attaquer à un autre navire ».

Faisant suite aux précédentes missions de l’OTAN de lutte contre la piraterie (l’opération Allied Provider et l’opération Allied Protector), l’opération Ocean Shield est la contribution renforcée de l’Alliance à l’action que mène la communauté internationale contre la piraterie et le vol à main armée au large des côtes somaliennes.

L’opération Ocean Shield a pour objectif de décourager et de déjouer les actes de piraterie dans le golfe d’Aden, la Corne de l’Afrique et le bassin de Somalie.

05/02/10 (B536) Déclaration collective envoyée à Guelleh, par la tribu Yonis Moussa – Clan Odhogob – et signée par 150 personnes. (Info lecteur)

_________________________________ Note de l’ARDHD
Pour faciliter la compréhension du texte, nous avons effectué certaines corrections de forme et non de sens, quand elles nous paraissaient judicieuses !

Cependant, pour garantir la transparence et l’exactitude de cette communication importante, nous remercions les lecteurs de télécharger l’original de la déclaration telle que nous l’avons reçue et qui est disponible en format Pdf (Lui seul fait foi, comme on dit en langage juridique) :
lien de téléchargement.

Par ailleurs, la liste nominative des 150
signataires est aussi téléchargeable en Pdf : lien de téléchargement
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Djibouti, le 24/01/2010

Pour le Président de la République
à son Excellence
Ismaël Omar Guelleh

Donné par la Tribu Yonis Moussa
Clan Odhogob

A son excellence, Monsieur le Président de la République de Djibouti.

Nous, membres de la tribu YONIS MOUSSA (Clan Odohgob), nous vous informons que nous sommes en priorité des hommes citoyens du pays.

Et comme tout le monde le sait, vous-même aussi, les citoyens, vrais patrotes sont toujours disponibles pour la défense de notre pays à la condition que la justice soit parfaite.

Nous, les notables de la famille YONIS MOUSSA et les intellectuels déclaront à partir d’aujourd’hui que nous ne donnerons jamais notre soutien sans faille et indéfectible aux hommes qui nous représentent dans le gouvernement actuel : en particulier à Monsieur IDRISS ARNAOUD ni aux autres hommes qui représentent notre famille au sein de l’Etat.

Le Président de l’Assemblée M. ARNAOUD constitue aujourd’hui un danger pour la démarche politique actuelle circulant dans notre pays et vers notre tribu Odohgob.

Voici le compte-rendu de la réunion à laquelle ont assisté les notables de la famille Odohgob. En annexe, nous vous adressons les noms et les signatures collectives pour la famille Odohgoh.

La fami1le YONIS MOUSSA envoie de belles salutations parfumées à son excellence le Président de la République de Djibouti.

Vive le Président de la République de Djibouti M. Ismaël Omar Guelleh.

Enfin, vive le Président du PND M. Aden Robleh Awalleh.

Liste des 150 signataires
(document téléchargeable)

05/02/10 (B536) Yémen Express (6 articles en Français)

______________________ 6 – Euro Investor avec Reuters

Le Pam contraint à réduire ses rations alimentaires au Yémen

Le Programme alimentaire mondial (Pam) a annoncé vendredi que, faute de fonds, il avait été contraint à réduire les rations de nourriture distribuées à un million d’habitants du Yémen, où l’insécurité alimentaire est croissante.

"Nous n’avons pas physiquement assez de nourriture pour donner à tout le monde une ration normale. Cela signifie que nous réduisons les rations pour les faire durer le plus longtemps possibile", a déclaré Emilia Casella, porte-parole de l’agence onusienne.

Parmi les bénéficiaires de l’aide du Pam figurent 250.000 personnes qui ont fui le conflit opposant depuis cinq ans les forces yéménites aux rebelles chiites de l’ethnie Houthi, dans le nord du pays, des réfugiés venus de Somalie voisine et des écoliers.

John Holmes, coordinateur de l’aide humanitaire de l’Onu, a déclaré jeudi à Reuters que la situation empirait au Yémen car les pays donateurs boudaient le pays le plus pauvre du monde arabe, mettant en danger les programmes des agences onusiennes.

Pour 2010, les Nations unies ont fait appel à 177 millions de dollars d’aide pour ce pays, dont seuls 0,4% sont assurés. "Si nous n’obtenons pas l’argent, les canaux d’aide vont se tarir", a-t-il averti.

Selon Emilia Casella, un Yéménite sur trois, soit 7,5 millions d’individus, souffre d’insuffisance alimentaire.

(Stéphanie Nebehay,
version française Marc Delteil)

______________________ 5 – Le Figaro avec AFP

14 tués dans des raids aériens au Yémen

La rébellion zaïdite chiite yéménite a annoncé aujourd’hui la mort de 14 personnes dans des raids aériens de l’armée saoudienne qui, selon elle, poursuivait ses attaques à la frontière saoudo-yéménite.

Dans un communiqué mis en ligne sur son site internet, la rébellion affirme que "des femmes et des enfants" figurent parmi les personnes tuées dans les raids, menés dans plusieurs secteurs du nord du Yémen, faisant au total 14 "martyrs". L’armée saoudienne a tiré mercredi 620 obus contre ces secteurs, a dit le communiqué.

Le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, avait annoncé le 25 janvier le retrait de ses combattants du territoire saoudien après près de trois mois d’affrontements avec l’armée saoudienne. L’Arabie saoudite s’était engagée dans les combats entre les rebelles zaïdites et l’armée yéménite après la mort le 3 novembre d’un garde-frontière saoudien tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.

Par ailleurs, le ministère yéménite de l’Intérieur a fait état de la mort d’un rebelle chiite, tué dans un accrochage avec des hommes armés d’une tribu dans la province d’Al-Jawf, frontalière de la province de Saada, fief de la rébellion.

_______________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Yémen: 24 rebelles tués

Vingt-quatre rebelles chiites ont été tués, dont un chef local dans des affrontements avec l’armée dans le nord du Yémen, a annoncé aujourd’hui le ministère yéménite de la Défense sur son site internet.

Ces affrontements se sont produits quelques heures après l’annonce par les rebelles zaïdites de leur disposition à accepter les conditions du pouvoir central pour arrêter les combats.

Selon des sources militaires, ils se sont déroulés la nuit dernière sur trois fronts autour de la ville de Saada (240 km au nord de Sanaa) alors que l’aviation poursuivait ses sorties au-dessus de la région. Le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, avait annoncé dans un message audio mis en ligne hier soir qu’il acceptait les conditions du pouvoir central pour mettre un terme au conflit, dès que l’armée arrête son "agression".

Un responsable gouvernemental qui a requis l’anonymat a déclaré aujourd’hui que Sanaa "étudie l’initiative" du chef des rebelles.

_______________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

Yémen: le gouvernement approuve les résultats de la conférence de Londres

Le gouvernement yéménite a approuvé mardi les résultats de la récente conférence londonienne sur le Yémen, en constatant la volonté de ses participants d’aider la république à venir à bout de ses problèmes d’économie, de gestion, de sécurité et de lutte anticorruption, rapporte l’agence Saba.

Selon l’agence, le cabinet des ministres s’est particulièrement félicité "du respect (manifesté par les participants à la rencontre) pour la souveraineté du Yémen, ainsi que de leur attachement à la non-ingérence dans ses affaires intérieures et de l’attitude de la communauté internationale en faveur de l’unité, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité du Yémen".

Associant cinq organisation internationales et les délégations de 21 pays dont la Russie, cette conférence sur les problèmes de la stabilité et du développement économique du Yémen qui s’est tenue le 27 janvier dernier en marge de la réunion sur l’Afghanistan a débouché sur la création du programme "Les amis du Yémen" qui sera lancé dès mars prochain et sur l’annonce d’une réunion de pays donateurs sur le Yémen les 27 et 28 février à Ryad.

Auparavant, les résultats de la rencontre de Londres sur le Yémen ont été approuvés par le gouvernement de l’Arabie saoudite voisine.

Figurant parmi les nations les plus pauvres du monde, le Yémen est aujourd’hui secoué par une rébellion dans le nord et un mouvement sécessionniste dans le sud. Ce pays fait figure de sanctuaire pour les islamistes. Sa situation économique alimente également les extrémismes. De surcroît, le Yémen fait face au déclin de ses réserves pétrolières qui représentent 75% de ses revenus.

_______________________ 2 – Le Point avec Reuters

Combats entre l’armée et les rebelles au Yémen, 20 morts

Les forces gouvernementales du Yémen ont tué une vingtaine de rebelles chiites dimanche dans de nouveaux affrontements, au lendemain de l’annonce d’un accord de cessez-le-feu, rapporte la presse officielle.

Les combats ont eu lieu dans les provinces de Maladidh et Saada, dans le nord du pays. Un chef rebelle responsable de l’entraînement des activistes fait partie des victimes, écrit sur son site internet le quotidien du ministère de la Défense, 26-Septembre.

"Des informations font état de la mort du chef terroriste Abou Malik, chargé d’entraîner les éléments terroristes, ainsi que de vingt autres dans la province de Safia à Saada", peut-on lire sur le site.

Le quotidien officiel rapporte en outre que des insurgés du même mouvement zaïdiste ont ouvert le feu sur un camp de réfugiés, tuant un enfant et en blessant deux autres.

Le chef des rebelles chiites qui ont pris les armes en 2004, Aboul-Malik al Houthi, a dit samedi accepter une proposition de trêve gouvernementale. Les autorités n’ont pas réagi à ses déclarations.

La semaine dernière, les rebelles chiites avaient proposé une trêve à l’Arabie saoudite voisine et s’étaient retirés de leurs positions sur son territoire.

L’instabilité croissante au Yémen, où le gouvernement a lancé une guerre ouverte contre Al Qaïda et doit en outre affronter un insurrection séparatiste dans le Sud, préoccupe les puissances occidentales et Ryad.

Des discussions internationales se sont tenues à Londres cette semaine avec l’objectif d’empêcher les islamistes liés à Al Qaïda de s’implanter durablement et en sécurité au Yémen, pays par lequel est passé l’auteur de la tentative d’attentat sur un vol Amsterdam-Detroit du 25 décembre dernier.

Raissa Kasolowsky,
version française Grégory Blachier

_______________________ 1 – L’Express avec Reuters

Les rebelles du Yémen nient mener des attaques en Arabie

Les rebelles chiites zaïdis du nord du Yémen, qui ont proposé la semaine dernière une trêve à Ryad, démentent poursuivre leurs attaques en territoire saoudien et accusent l’aviation saoudienne de mener des raids à la frontière.

"Nous soulignons qu’il n’y a pas eu d’échanges de tirs avec l’armée saoudienne et qu’il n’y a pas non plus eu de tireurs isolés, que ce soit d’un côté ou de l’autre", affirment les insurgés yéménites dans un communiqué.

Selon une source militaire saoudienne, des tireurs isolés continuaient dimanche de sévir sur le territoire du royaume et visaient des soldats saoudiens.

Le nord du Yémen est depuis 2004 le théâtre d’une insurrection de la confrérie chiite des Zaïdis, qui dénonce une politique de marginalisation sociale, économique et religieuse menée par le gouvernement central de Sanaa.

Après avoir annoncé la semaine dernière une trêve avec Ryad et un retrait de ses forces d’Arabie saoudite, le chef des rebelles yéménites, Abdoul-Malik al-Houthi, a proposé samedi un cessez-le-feu au gouvernement yéménite sur la base des propositions de Sanaa. Cette offre a été rejetée.

Des combats ont eu lieu dimanche dans les provinces nordistes de Maladidh et Saada, où les forces gouvernementales ont tué une vingtaine de rebelles, selon le ministère de la Défense. Un chef rebelle, responsable de l’entraînement des activistes, faisait partie des victimes.

De nouveaux affrontements ont opposé l’armée à des rebelles lundi à Harf Soufian, dans le Nord, et un officier supérieur de l’armée a été blessé lors d’accrochages près de Saada, centre d’une région montagneuse où s’activent de nombreux insurgés, ont déclaré à Reuters des responsables yéménites.

Le conflit a fait 250.000 déplacés, plongés dans une crise humanitaire, indiquent les Nations unies. Le nombre des réfugiés a doublé depuis que les combats se sont intensifiés en août.

05/02/10 (B536) LDDH : LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L’ETAT – REPUBLIQUE DE DJIBOUTI. (Jean-Paul Noël Abdi)

Djibouti, le 1er février 2010

Excellence,

Je tiens à vous rappeler qu’à la fin de l’année 1999 jusqu’au 7 janvier 2000 (un mois avant la signature de Paix à Paris), la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait à maintes reprises exhorter le nouveau pouvoir à ouvrir le dialogue avec l’opposition armée afin de mettre fin au conflit civil qui n’avait que trop duré.

Cet appel a été entendu puisque votre nouveau gouvernement de l’époque a signé deux Accords de Paix avec le FRUD-armé de feu regretté Ahmed Dini.

Cette paix que votre Gouvernement, avec le soutien de l’Union Européenne, des USA et de bon nombre de pays amis de la Communauté internationale, a signé avec le Frud-armé l’Accord de Paix du 12 mai 2001.

Il est déplorable d’avoir constaté que votre gouvernement ait violé cet Accord et qu’ensuite l’autre partie l’ait dénoncé !

Cela c’est du passé et c’est l’avenir de notre pays qui inquiète au point tous les Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) au regard de la zone de très fortes turbulences que traverse notre Patrie, car le spectre de la guerre civile est là sur tout notre Territoire et frappe sourdement aux portes de la capitale…

C’est pourquoi, nous réitérons notre Appel d’urgence, une semaine avant le 7 février 2010, 10ème Anniversaire de la signature de Paix à Paris, pour :

  • le strict respect du dernier Accord de Paix signé le 12 mai 2001 ;
  • une rapide nouvelle orientation politique en vue des élections libres, équilibrées, équitables et concertées avec tous les dirigeants politiques, sans discrimination aucune ;
  • un dialogue ouvert à tous sans distinction aucune, car la situation et les priorités politiques l’exigent.

Dans le contexte actuel très sensible, il est urgent d’agir vite car vous êtes le premier Magistrat, garant du Respect de la Constitution et la première autorité habilitée d’initier un dialogue franc et sincère avec toutes les Forces de l’Opposition, qu’il serait condamnable d’ignorer, afin d’éviter à les pousser dans leurs derniers retranchements ce qui ouvrirait la voie dangereuse de la violence politique déjà latente et au chaos qui ne peuvent qu’engendrer des recours aux répressions violentes difficilement maîtrisables à long terme.

A nouveau en cette fin de mandat agité, l’Histoire et la Paix civile vous interpellent directement !

Il vous appartient de prendre à nouveau une Décision politique courageuse dans le cadre de la prévention d’un nouveau conflit imminent!

Cette initiative personnelle entre dans le cadre de nos missions de prévention et de résolution des conflits et n’a d’autre objectif que d’apporter la contribution de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) à la définitive restauration de la Paix civile et la concorde nationale aujourd’hui plus gravement menacées qu’hier!

Dans l’espoir qu’une oreille attentive sera cette fois encore prêtée à cet appel, je vous prie d’agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments déférents !

NOEL ABDI Jean-Paul

05/02/10 (B536) Un peu de retard dans la mise à jour des informations régionales, qui devrait être rattrapé vendredi soir. (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD prie les internautes de l’excuser, car la mise à jour des nouvelles de la région a pris un peu de retard depuis deux jours. Cela est dû au fait que l’équipe s’est mobilisée pour accueillir les familles de réfugiés djiboutiens, afin qu’ils ne se sentent pas isolés pour leurs premiers pas sur le sol français.

Vendredi soir, le retard devrait être rattrapé.

Comme toujours, dans ces circonstances, nous privilégions les informations qui ont trait directement à Djibouti et qui sont mis en ligne sans retard.

Avec toutes nos excuses.