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08/12/2015 (Brève 536) Radio Africa1. Ce soir le grand débat (18-19H CET) traitera du 4ème mandat d’IOG et de la situation à Djibouti. (ARDHD)

Tous les internautes pourront suivre le grand débat d’Africa1, consacré à Djibouti, ce mardi de 18 à 19h, avec la participation annoncée de Maki Houmedgaba, Jean-Loup Schaal et un représentant de l’UMP, par téléphone depuis Djibouti.

05/02/10 (B536) Yémen Express (6 articles en Français)

______________________ 6 – Euro Investor avec Reuters

Le Pam contraint à réduire ses rations alimentaires au Yémen

Le Programme alimentaire mondial (Pam) a annoncé vendredi que, faute de fonds, il avait été contraint à réduire les rations de nourriture distribuées à un million d’habitants du Yémen, où l’insécurité alimentaire est croissante.

"Nous n’avons pas physiquement assez de nourriture pour donner à tout le monde une ration normale. Cela signifie que nous réduisons les rations pour les faire durer le plus longtemps possibile", a déclaré Emilia Casella, porte-parole de l’agence onusienne.

Parmi les bénéficiaires de l’aide du Pam figurent 250.000 personnes qui ont fui le conflit opposant depuis cinq ans les forces yéménites aux rebelles chiites de l’ethnie Houthi, dans le nord du pays, des réfugiés venus de Somalie voisine et des écoliers.

John Holmes, coordinateur de l’aide humanitaire de l’Onu, a déclaré jeudi à Reuters que la situation empirait au Yémen car les pays donateurs boudaient le pays le plus pauvre du monde arabe, mettant en danger les programmes des agences onusiennes.

Pour 2010, les Nations unies ont fait appel à 177 millions de dollars d’aide pour ce pays, dont seuls 0,4% sont assurés. "Si nous n’obtenons pas l’argent, les canaux d’aide vont se tarir", a-t-il averti.

Selon Emilia Casella, un Yéménite sur trois, soit 7,5 millions d’individus, souffre d’insuffisance alimentaire.

(Stéphanie Nebehay,
version française Marc Delteil)

______________________ 5 – Le Figaro avec AFP

14 tués dans des raids aériens au Yémen

La rébellion zaïdite chiite yéménite a annoncé aujourd’hui la mort de 14 personnes dans des raids aériens de l’armée saoudienne qui, selon elle, poursuivait ses attaques à la frontière saoudo-yéménite.

Dans un communiqué mis en ligne sur son site internet, la rébellion affirme que "des femmes et des enfants" figurent parmi les personnes tuées dans les raids, menés dans plusieurs secteurs du nord du Yémen, faisant au total 14 "martyrs". L’armée saoudienne a tiré mercredi 620 obus contre ces secteurs, a dit le communiqué.

Le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, avait annoncé le 25 janvier le retrait de ses combattants du territoire saoudien après près de trois mois d’affrontements avec l’armée saoudienne. L’Arabie saoudite s’était engagée dans les combats entre les rebelles zaïdites et l’armée yéménite après la mort le 3 novembre d’un garde-frontière saoudien tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.

Par ailleurs, le ministère yéménite de l’Intérieur a fait état de la mort d’un rebelle chiite, tué dans un accrochage avec des hommes armés d’une tribu dans la province d’Al-Jawf, frontalière de la province de Saada, fief de la rébellion.

_______________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Yémen: 24 rebelles tués

Vingt-quatre rebelles chiites ont été tués, dont un chef local dans des affrontements avec l’armée dans le nord du Yémen, a annoncé aujourd’hui le ministère yéménite de la Défense sur son site internet.

Ces affrontements se sont produits quelques heures après l’annonce par les rebelles zaïdites de leur disposition à accepter les conditions du pouvoir central pour arrêter les combats.

Selon des sources militaires, ils se sont déroulés la nuit dernière sur trois fronts autour de la ville de Saada (240 km au nord de Sanaa) alors que l’aviation poursuivait ses sorties au-dessus de la région. Le chef de la rébellion, Abdel Malek al-Houthi, avait annoncé dans un message audio mis en ligne hier soir qu’il acceptait les conditions du pouvoir central pour mettre un terme au conflit, dès que l’armée arrête son "agression".

Un responsable gouvernemental qui a requis l’anonymat a déclaré aujourd’hui que Sanaa "étudie l’initiative" du chef des rebelles.

_______________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

Yémen: le gouvernement approuve les résultats de la conférence de Londres

Le gouvernement yéménite a approuvé mardi les résultats de la récente conférence londonienne sur le Yémen, en constatant la volonté de ses participants d’aider la république à venir à bout de ses problèmes d’économie, de gestion, de sécurité et de lutte anticorruption, rapporte l’agence Saba.

Selon l’agence, le cabinet des ministres s’est particulièrement félicité "du respect (manifesté par les participants à la rencontre) pour la souveraineté du Yémen, ainsi que de leur attachement à la non-ingérence dans ses affaires intérieures et de l’attitude de la communauté internationale en faveur de l’unité, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité du Yémen".

Associant cinq organisation internationales et les délégations de 21 pays dont la Russie, cette conférence sur les problèmes de la stabilité et du développement économique du Yémen qui s’est tenue le 27 janvier dernier en marge de la réunion sur l’Afghanistan a débouché sur la création du programme "Les amis du Yémen" qui sera lancé dès mars prochain et sur l’annonce d’une réunion de pays donateurs sur le Yémen les 27 et 28 février à Ryad.

Auparavant, les résultats de la rencontre de Londres sur le Yémen ont été approuvés par le gouvernement de l’Arabie saoudite voisine.

Figurant parmi les nations les plus pauvres du monde, le Yémen est aujourd’hui secoué par une rébellion dans le nord et un mouvement sécessionniste dans le sud. Ce pays fait figure de sanctuaire pour les islamistes. Sa situation économique alimente également les extrémismes. De surcroît, le Yémen fait face au déclin de ses réserves pétrolières qui représentent 75% de ses revenus.

_______________________ 2 – Le Point avec Reuters

Combats entre l’armée et les rebelles au Yémen, 20 morts

Les forces gouvernementales du Yémen ont tué une vingtaine de rebelles chiites dimanche dans de nouveaux affrontements, au lendemain de l’annonce d’un accord de cessez-le-feu, rapporte la presse officielle.

Les combats ont eu lieu dans les provinces de Maladidh et Saada, dans le nord du pays. Un chef rebelle responsable de l’entraînement des activistes fait partie des victimes, écrit sur son site internet le quotidien du ministère de la Défense, 26-Septembre.

"Des informations font état de la mort du chef terroriste Abou Malik, chargé d’entraîner les éléments terroristes, ainsi que de vingt autres dans la province de Safia à Saada", peut-on lire sur le site.

Le quotidien officiel rapporte en outre que des insurgés du même mouvement zaïdiste ont ouvert le feu sur un camp de réfugiés, tuant un enfant et en blessant deux autres.

Le chef des rebelles chiites qui ont pris les armes en 2004, Aboul-Malik al Houthi, a dit samedi accepter une proposition de trêve gouvernementale. Les autorités n’ont pas réagi à ses déclarations.

La semaine dernière, les rebelles chiites avaient proposé une trêve à l’Arabie saoudite voisine et s’étaient retirés de leurs positions sur son territoire.

L’instabilité croissante au Yémen, où le gouvernement a lancé une guerre ouverte contre Al Qaïda et doit en outre affronter un insurrection séparatiste dans le Sud, préoccupe les puissances occidentales et Ryad.

Des discussions internationales se sont tenues à Londres cette semaine avec l’objectif d’empêcher les islamistes liés à Al Qaïda de s’implanter durablement et en sécurité au Yémen, pays par lequel est passé l’auteur de la tentative d’attentat sur un vol Amsterdam-Detroit du 25 décembre dernier.

Raissa Kasolowsky,
version française Grégory Blachier

_______________________ 1 – L’Express avec Reuters

Les rebelles du Yémen nient mener des attaques en Arabie

Les rebelles chiites zaïdis du nord du Yémen, qui ont proposé la semaine dernière une trêve à Ryad, démentent poursuivre leurs attaques en territoire saoudien et accusent l’aviation saoudienne de mener des raids à la frontière.

"Nous soulignons qu’il n’y a pas eu d’échanges de tirs avec l’armée saoudienne et qu’il n’y a pas non plus eu de tireurs isolés, que ce soit d’un côté ou de l’autre", affirment les insurgés yéménites dans un communiqué.

Selon une source militaire saoudienne, des tireurs isolés continuaient dimanche de sévir sur le territoire du royaume et visaient des soldats saoudiens.

Le nord du Yémen est depuis 2004 le théâtre d’une insurrection de la confrérie chiite des Zaïdis, qui dénonce une politique de marginalisation sociale, économique et religieuse menée par le gouvernement central de Sanaa.

Après avoir annoncé la semaine dernière une trêve avec Ryad et un retrait de ses forces d’Arabie saoudite, le chef des rebelles yéménites, Abdoul-Malik al-Houthi, a proposé samedi un cessez-le-feu au gouvernement yéménite sur la base des propositions de Sanaa. Cette offre a été rejetée.

Des combats ont eu lieu dimanche dans les provinces nordistes de Maladidh et Saada, où les forces gouvernementales ont tué une vingtaine de rebelles, selon le ministère de la Défense. Un chef rebelle, responsable de l’entraînement des activistes, faisait partie des victimes.

De nouveaux affrontements ont opposé l’armée à des rebelles lundi à Harf Soufian, dans le Nord, et un officier supérieur de l’armée a été blessé lors d’accrochages près de Saada, centre d’une région montagneuse où s’activent de nombreux insurgés, ont déclaré à Reuters des responsables yéménites.

Le conflit a fait 250.000 déplacés, plongés dans une crise humanitaire, indiquent les Nations unies. Le nombre des réfugiés a doublé depuis que les combats se sont intensifiés en août.

05/02/10 (B536) LDDH : LETTRE OUVERTE AU CHEF DE L’ETAT – REPUBLIQUE DE DJIBOUTI. (Jean-Paul Noël Abdi)

Djibouti, le 1er février 2010

Excellence,

Je tiens à vous rappeler qu’à la fin de l’année 1999 jusqu’au 7 janvier 2000 (un mois avant la signature de Paix à Paris), la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait à maintes reprises exhorter le nouveau pouvoir à ouvrir le dialogue avec l’opposition armée afin de mettre fin au conflit civil qui n’avait que trop duré.

Cet appel a été entendu puisque votre nouveau gouvernement de l’époque a signé deux Accords de Paix avec le FRUD-armé de feu regretté Ahmed Dini.

Cette paix que votre Gouvernement, avec le soutien de l’Union Européenne, des USA et de bon nombre de pays amis de la Communauté internationale, a signé avec le Frud-armé l’Accord de Paix du 12 mai 2001.

Il est déplorable d’avoir constaté que votre gouvernement ait violé cet Accord et qu’ensuite l’autre partie l’ait dénoncé !

Cela c’est du passé et c’est l’avenir de notre pays qui inquiète au point tous les Défenseurs des Droits de l’Homme en particulier la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH) au regard de la zone de très fortes turbulences que traverse notre Patrie, car le spectre de la guerre civile est là sur tout notre Territoire et frappe sourdement aux portes de la capitale…

C’est pourquoi, nous réitérons notre Appel d’urgence, une semaine avant le 7 février 2010, 10ème Anniversaire de la signature de Paix à Paris, pour :

  • le strict respect du dernier Accord de Paix signé le 12 mai 2001 ;
  • une rapide nouvelle orientation politique en vue des élections libres, équilibrées, équitables et concertées avec tous les dirigeants politiques, sans discrimination aucune ;
  • un dialogue ouvert à tous sans distinction aucune, car la situation et les priorités politiques l’exigent.

Dans le contexte actuel très sensible, il est urgent d’agir vite car vous êtes le premier Magistrat, garant du Respect de la Constitution et la première autorité habilitée d’initier un dialogue franc et sincère avec toutes les Forces de l’Opposition, qu’il serait condamnable d’ignorer, afin d’éviter à les pousser dans leurs derniers retranchements ce qui ouvrirait la voie dangereuse de la violence politique déjà latente et au chaos qui ne peuvent qu’engendrer des recours aux répressions violentes difficilement maîtrisables à long terme.

A nouveau en cette fin de mandat agité, l’Histoire et la Paix civile vous interpellent directement !

Il vous appartient de prendre à nouveau une Décision politique courageuse dans le cadre de la prévention d’un nouveau conflit imminent!

Cette initiative personnelle entre dans le cadre de nos missions de prévention et de résolution des conflits et n’a d’autre objectif que d’apporter la contribution de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) à la définitive restauration de la Paix civile et la concorde nationale aujourd’hui plus gravement menacées qu’hier!

Dans l’espoir qu’une oreille attentive sera cette fois encore prêtée à cet appel, je vous prie d’agréer, Excellence, l’expression de mes sentiments déférents !

NOEL ABDI Jean-Paul

05/02/10 (B536) Un peu de retard dans la mise à jour des informations régionales, qui devrait être rattrapé vendredi soir. (ARDHD)

L’équipe de l’ARDHD prie les internautes de l’excuser, car la mise à jour des nouvelles de la région a pris un peu de retard depuis deux jours. Cela est dû au fait que l’équipe s’est mobilisée pour accueillir les familles de réfugiés djiboutiens, afin qu’ils ne se sentent pas isolés pour leurs premiers pas sur le sol français.

Vendredi soir, le retard devrait être rattrapé.

Comme toujours, dans ces circonstances, nous privilégions les informations qui ont trait directement à Djibouti et qui sont mis en ligne sans retard.

Avec toutes nos excuses.

05/02/10 (B536) VERITE : DJIBOUTI AUX VRAIS DJIBOUTIENS

Notre est pays vidé et vendu à l’étranger. Il appartient plus aux citoyens nés sur cette terre brûlée dont les richesses et la valeur sont détournées par un groupe de mercenaires sans pitié, dirigé par IOG.

Ce petit pays est une merveille ! Entouré de plaines, de montagnes, de lacs et baigné par la mer qui recèle tant de richesses.

Dans les années 80, il y avait des politiciens, des leaders et des anciens cadres tous issus des différentes communautés. En ce temps là, le pays était en voie de développement et de progression.

A l’époque, il n y avait pas de détournement, de coups tordus, de clanisme, et les gens se respectaient réciproquement : ils se connaissaient entre eux,

Cette terre appartient aux Djiboutiens, à l’exception de ceux qui se mettent a l’écart et qui soutiennent aveuglément le dictateur, de ceux qui participent aux crimes et aux détournements des fonds, de ceux qui sèment la famine, la pauvreté au sein de chaque famille et qui rendent la vie difficile au peuple.

Ces derniers malades sont les suivants :

1 – les warabeys détourneurs
2 – les clans installés à toute les sphères de l’Etat
3 – les tueurs à la solde d’IOG, dont les noms sont connus du peuple,
4 – les Officiers supérieurs et subalternes, qui ont détruit les nomades Afar dans le nord du pays
5 – les responsables de la justice, qui ne statuent que sur les ordres d’IOG et qui mettent en prison les honnêtes gens.
6 – les membres du clan < M > qui avec la caution du Parrain au pouvoir, volent les terrain, les titres, les commerces appartenant à autrui ou à des familles sympathisantes des partis d’opposition .
7 – Et tout ceux qui ont participé aux fraudes électorales et qui font la promotion du changement de la constitution pour soutenir le dictateur.
8 – Et ceux qui ont commis des crimes contre le peuple pour s’approcher la famille royale.
9 – Les grandes oreilles, les informateurs réguliers du régime en service, au sein de la police et de la gendarmerie sont également connus ses services de renseignement étrangers.

Maintenant, c’est vous de juger et de me dire si ces gesn-là sont de bons Djiboutiens ????

La plus grande tristesse du Peuple est de contater qu’un petit groupe de délinquants dirigé par IOG :

– confisque le pouvoir
– entrave la liberté
– ne cesse pas de nous servir des mensonges infiniment répétés,
– supprime le prinicipe d’égalité
– favorise l’injustice,
– prive les familles du minimum vital.

Mes chers frères, vous connaissez aussi bien que moi, les qualités d’un bon Djiboutien. On le reconnaît immédiatement car même s’il commet une faute, il la regrettera aussitôt qu’il aura mesuré les conséquences.,

En plus il ne s’éloigne jamais de ses racines. Si tu ne le connaîs, tu pourras toujousr contacter sa famille ou des proches,

Un vrai Djiboutien ne tue pas, il n’écrase pas les œufs et il ne laisse pas mourir a petits feux toute une population. Il est humain, il aime le débat, il favorise la compétence. Juste, honnête, loyal, il adore la liberté et il respecte celle des autres.

Il a toujours un esprit de partage et un grand cœur pour pardonner.

Maintenant c’est toujours à vous de me dire si vous retrouvez ces qualités parmi les dirigeants actuels, les dignitaires de la tyrannie et leurs obligés alimentaires ????

IOG et son régime corrompu ont commis des actes criminels qui ont atteint directement la population

La population reste muette d’horreur er de dégout devant la réalité et la situation actuelle à Djibouti. Mais le temps du changement est venu pour l’ensemble de la communauté djiboutienne.

DIEU EST GRAND

05/02/10 (B536) LDDH : Premier Chef d’Etat Africain à la Haye pour Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité et certainement aussi pour Crimes de Génocide.



Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 4 FEVRIER 2010

Premier Chef d’Etat Africain à la Haye pour
Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité
et certainement aussi
pour Crimes de Génocide.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) se félicite de la Décision de la Chambre d’Appel de la Cour Pénale Internationale de la Haye.

En effet, il ne reste plus qu’un seul Espoir à nos Peuples de la Corne d’Afrique, Espoir d’être entendu par la Justice Internationale, Espoir de voir la fin de l’Impunité parfois même avec l’aval des Nations Unies de New York, Espoir d’apprendre les condamnations de tous les Responsables des Terrorismes d’Etat, des Crimes d’Exterminations ciblées, des Crimes de Guerre, Crimes contre l’Humanité, Crimes de Génocide, mais aussi les auteurs de Coup d’Etat comme en Mauritanie, de Coup d’Etat Constitutionnel comme au Niger et peut-être demain pour Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul
Vice-président de l’UIDH chargé de la Corne d’Afrique

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Chers amis,

Le 3 février 2010, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a annulé, à l’unanimité, la décision, rendue en mars 2009 par la Chambre préliminaire I, qui excluait le crime de génocide du mandat d’arrêt émis contre le Président soudanais el-Béchir. La Chambre d’appel a demandé à la Chambre préliminaire de statuer à nouveau sur la question de savoir si le mandat d’arrêt devait être élargi de façon à couvrir le génocide en s’appuyant sur la bonne norme d’administration de la preuve…

Le Secrétariat de la CCPI
www.coalitionfortheicc.org

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La CPI renverse la décision d’exclure les charges de génocide du mandat d’arrêt d’El-Béchir

Malgré un arrêt d’appel historique, El-Béchir reste en fuite

QUOI :
Le 3 février 2010, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé l’appel interjeté par le Procureur contre la décision de la Chambre préliminaire I d’exclure le crime de génocide du mandat d’arrêt émis contre le Président soudanais el-Béchir au motif d’une erreur de droit.
La Chambre d’appel a annulé, à l’unanimité, la décision rendue en mars 2009 par la Chambre préliminaire I arguant que la Cour avait appliqué une mauvaise norme d’administration de la preuve.

La Chambre d’appel a demandé à la Chambre préliminaire de statuer à nouveau sur la question de savoir si le mandat d’arrêt devait être élargi de façon à couvrir le génocide en s’appuyant sur la bonne norme d’administration de la preuve.
Les juges ont insisté sur le fait que la décision reposait sur des considérations procédurales et qu’ils ne se prononçaient donc en aucun cas sur la responsabilité d’El-Béchir dans un génocide.

POURQUOI :
Le 14 juillet 2008, le Procureur de la CPI a demandé à la Cour d’émettre un mandat d’arrêt portant sur les trois charges, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.

Le 4 mars 2009, la Cour a accepté de délivrer un mandat d’arrêt incluant les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité mais a refusé d’ajouter le génocide car la majorité de la Chambre a considéré que les éléments de preuve produits par le Procureur ne constituaient pas une base raisonnable permettant de croire à l’existence d’une intention génocidaire de la part du Président El-Béchir.

Le Procureur a interjeté appel de cette décision le 6 juillet 2009 arguant que la Chambre préliminaire avait appliqué la mauvaise norme d’administration de la preuve en estimant que la SEULE conclusion raisonnable pouvant être tirée des éléments de preuve devait être la présence de motifs raisonnables de croire à l’existence d’une intention génocidaire.

QUI :
Hassan Ahmad El-Béchir est Président du Soudan depuis 1993. Il est soupçonné des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis au Darfour depuis cinq ans. Le mandat d’arrêt contre El-Béchir est le premier jamais émis par la CPI à l’encontre d’un chef d’État en exercice.

COMMENTAIRES :
« La décision d’aujourd’hui est extrêmement importante puisqu’elle pourrait mener à les juges de la CPI à accuser de génocide un chef d’État en exercice ce qui serait une première dans l’histoire de la Cour », a expliqué William R. Pace, coordinateur de la Coalition pour la CPI – un réseau de la société civile présent dans 150 pays et œuvrant pour que la CPI soit juste, efficace et indépendante et pour faciliter l’accès à la justice pour les victimes de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

« Néanmoins, à l’heure où nous parlons, le Président El-Béchir est toujours en fuite, malgré les charges qui pèsent sur lui et l’obligation qu’a le Soudan de l’arrêter et de le livrer », a ajouté M. Pace. « Nous exhortons le gouvernement soudanais, les États parties de la CPI, les autres gouvernements et les organisations internationales à faire tout leur possible pour qu’El-Béchir soit traduit en justice le plus rapidement possible ».

« La quête de justice est cruciale pour que le peuple darfouri garde espoir », a déclaré Niemat Ahmadi, officier de liaison à la Coalition Save Darfur. « Je suis atterrée de voir que de nombreux chefs d’État de la communauté internationale répètent « plus jamais » mais ne respectent pas leurs engagements pour autant puisqu’ils ont permis au premier génocide du 21e siècle de durer depuis plus de six ans », a-t-elle ajouté. « L’annonce d’aujourd’hui me donne l’espoir que la CPI contribuera à respecter la promesse. L’engagement de la CPI dans la justice montre l’exemple au reste de la communauté internationale ».

CONTEXTE :
L’enquête sur la situation au Darfour (Soudan) a été officiellement ouverte par le Procureur de la CPI le 6 juin 2005 après le renvoi de la situation à la Cour par la Résolution 1593 du Conseil de sécurité de l’ONU, le 31 mars 2005. Depuis le renvoi, trois mandats d’arrêt publics ont été délivrés, respectivement contre Ahmad Muhammad Harun, Ali Kushayb et Omar Hassan Ahmad El-Béchir.

Aucun de ces trois mandats d’arrêt n’a été exécuté puisque le gouvernement soudanais défie ouvertement et refuse constamment de coopérer avec la Cour et la communauté internationale. Une citation à comparaître a également été émise à l’encontre de Bahr Idriss Abu Garda, qui a comparu pour la première fois le 18 mai 2009.

La décision sur la question de savoir si son affaire sera ou non renvoyée en procès devrait être rendue prochainement.

La CPI est la première cour internationale permanente compétente pour juger les individus accusés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide. À ce jour, elle a publiquement émis douze mandats d’arrêt et une citation à comparaître dans le cadre d’enquêtes sur quatre situations : la République centrafricaine, le Darfour (Soudan), l’Ouganda et la République démocratique du Congo. Quatre suspects sont actuellement en détention. Le Bureau du Procureur de la CPI serait en train d’analyser au moins neuf autres situations sur quatre continents.

05/02/10 (B536) France / Coalition française pour la Cour pénale internationale /Communiqué DIX ANS DE RETARD POUR LA « PATRIE DES DROITS DE L’HOMME » (FIDH) (Info lectrice)

Dans un avis adopté ce jour, la Commission Nationale Consultative des Droits des l’Homme (CNCDH) interpelle pour la quatrième fois le Premier Ministre afin qu’il saisisse rapidement l’Assemblée nationale du projet d’adaptation du droit français à l’institution de la Cour pénale internationale (CPI).

La Coalition française pour la CPI se félicite de cet avis mais manifeste son incompréhension et sa consternation face à l’attitude de la France, prise en défaut sur ses actes par la CNCDH : bien qu’ayant ratifié le Statut de Rome en 2000, 10 ans plus tard elle n’a toujours pas doté ses juges du pouvoir de juger les auteurs de crimes internationaux trouvés sur son territoire. En termes clairs, la France représente toujours une terre d’accueil pour les responsables des massacres les plus odieux, à l’abri de toutes poursuites devant les tribunaux français.

Le 31 mai prochain à Kampala (Ouganda), les 110 Etats parties au Statut de la Cour se réunissent pour dresser le bilan des premières années de fonctionnement de la justice pénale internationale. Celui de la France, qui pourtant se targue d’agir pour une justice internationale effective est affligeant et montre que ce n’est qu’à reculons qu’elle s’engage dans la construction du nouvel ordre juridique international apparu à la fin du XXème siècle, concourant à l’impunité des responsables de graves violations des droits humains.

Le mécanisme d’adaptation :

Il s’agit de permettre aux tribunaux français de participer enfin, à leur tour, au système de justice internationale créé par le Statut de Rome de la CPI :

d’un côté, la CPI a vocation à juger les cas les plus graves et les plus emblématiques de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide ;
de l’autre, les tribunaux nationaux du monde entier doivent pouvoir juger localement les suspects de tels crimes internationaux qui ne seraient pas déférés à la CPI, puisque celle-ci ne peut guère juger plus de trois ou quatre dossiers par an.

Le Statut de Rome crée une complémentarité entre la CPI et les tribunaux nationaux, qui suppose que les Etats adaptent leurs législations pour permettre à leurs tribunaux d’assumer ces responsabilités nouvelles.

05/02/10 (B536) ARD : Compte rendu de la réunion d’information de l’ARD à Paris le 30 janvier 2010

L’ARD a tenu une réunion d’information le samedi 30 janvier de 14 heures à 19 heures à la réception du Restaurant "Aux Oliviers" situé dans le dixième arrondissement de Paris. La conférence a été animée par cinq personnalités du mouvement :

  • le vice-président du parti Mahdi Ibrahim,
  • le délégué plénipotentiaire de l’ARD à l’étranger Cassim Ahmed,
  • le représentant en Europe Maki Houmedgaba, et
  • le représentant en France Hamad Daoud.

L’assistance nombreuse comptait une trentaine de participants et accueillait quatre invités d’honneur :

  • Madame Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris,
  • Madame Karera Hassan, réfugiée djiboutienne accueillie en France le 18 décembre dernier,
  • Ahmed Kassim, président de l’Association pour la démocratie et de développement (ADD), et
  • Jean-Loup Schaal,, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD), co-représentant en Europe des réfugiés et animateur du site ARDHD.org.

Après introduction de la réunion par le délégué plénipotentiaire Cassim Ahmed qui a présenté les différentes personnalités de l’ARD et les thèmes qui allaient être abordés par chacun, le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a évoqué l’histoire de la lutte politique à Djibouti entre 1992 et 2003. Cet intervalle charnière a marqué de fait des moments forts de la lutte pour la démocratie à Djibouti entre la fondation d’un idéal national avec la création du Front uni de l’opposition djiboutienne (FUOD) en juin 1992 et en janvier 2003 les élections législatives que l’UAD considère avoir gagnées.

Cette période a incarné le premier soulèvement djiboutien contre l’autocratie et le monopartisme et a vu la transformation en avril 1992 du Frud-armé en ARD un an après l’accord de réforme et de concorde civile signé en mai 2001 entre le Frud-armé et le gouvernement djiboutien. Le vice-président a rappelé la réalité selon laquelle la création de l’ARD a permis la création des autres partis, ce qui fait de l’ARD un parti précurseur du premier multipartisme à la djiboutienne.

Enfin, introduisant l’intervention du Délégué Plénipotentiaire, le Vice-Président Mahdi Ibrahim a insisté sur le fait que l’actuelle impasse politique est, selon l’ARD, d’ordre institutionnel et non constitutionnel. Pour proposer un véritable programme de société, il ne s’agit pas seulement de s’opposer à un troisième (4ème, 5ème, énième) mandat d’un Président mal élu. Qu’il ait été candidat solitaire en 2005 est la meilleure preuve d’un blocage institutionnel persistant qui ne peur être dépassé que par la restauration dans leurs droits les plus fondamentaux des citoyens, par l’octroi des pièces d’identité nationale à qui y a droit, et des électeurs, par la mise en place d’une CENI véritablement indépendante.

Lui succédant, le Délégué Plénipotentiaire Cassim Ahmed a présenté la situation générale qui prévaut actuellement en république de Djibouti. L’accent a été mis sur le contexte particulier relatif à l’état de non droit qui y perdure depuis l’indépendance nationale en 1977. Le délégué a rappelé la tenue en février 2010 à Djibouti des Assises de l’ARD destinées à fixer le nouveau cap des actions prévues dans le cadre du renforcement des activités de l’opposition nationale. Parce que la constitution djiboutienne ne fait aucune place à la séparation effective des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, l’ARD appelle à une mobilisation populaire pour provoquer le changement de régime. Dans ce cadre, réunions d’information et meetings seront organisés à Djibouti à partir des Assises nationales du parti. Un hommage appuyé est rendu à l’action de Jean-Loup Schaal et de l’Ardhd aux côtés des Djiboutiens depuis le début du soulèvement à Djibouti dans les années 1990.

A sa suite a pris la parole le représentant de l’ARD en Europe Maki Houmedgaba qui a présenté les raisons pour lesquelles l’opposition djiboutienne et notamment l’ARD a été conduite à élire domicile aussi à l’étranger. Il a justifié les choix des pays comme la France, la Belgique et la Suisse pour installer les représentations de l’ARD en Europe. Alors que la France est le bailleur de fonds principal de la république de Djibouti avec 30 millions d’euros alloués annuellement depuis 2003, la Belgique est le siège de la Commission Européenne décisionnaire dans l’aide au développement mais aussi le siège des tribunaux belges à compétence universelle, tandis que la Suisse est la résidence de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies et du Bureau international du travail, toutes institutions qui seront assidument approchées par les différents représentants permanents installés localement. De même, l’ARD va développer les contacts avec les autorités politiques des pays concernés.

Le représentant de l’ARD en France Hamad Daoud a poursuivi l’exposé en évoquant l’organisation concrète de cellules locales que le mouvement va créer en France afin de mobiliser les Djiboutiens de la diaspora. Aussitôt que l’organisation sera opérationnelle, elle pourra servir de modèle pour d’autres pays. Le représentant en France a saisi l’occasion pour appeler à un travail de proximité avec les Djiboutiens restés dans le pays en développant un système de jumelage entre des écoles en France et à Djibouti. Organiser une entraide entre les Djiboutiens de l’exil et ceux vivant au pays permet de constituer un capital de militants concrets. Le représentant en France a tenu à demander à l’assistance de renouveler leur soutien à l’ARD afin de rendre possible les actions envisagées par le parti.

Le président de l’ADD, Ahmed Kassim, a pris la parole pour rappeler la présence de l’ADD dans la lutte pour les droits de l’homme et la démocratie à Djibouti. Il a rappelé que l’ADD a toujours organisé aux côtés des autres organisations la manifestation d’Arhiba tous les 18 décembre devant l’ambassade de Djibouti pour commémorer le massacre de 59 civils à Arhiba le 18 décembre 1991. Appelant les Djiboutiennes et les Djiboutiens à agir pour aller de l’avant, « aide-toi et le ciel t’aidera » a conclu le président de l’ADD.

Jean-Loup Schaal, le vice-président de l’ARDHD, a remercié l’ARD pour l’invitation reçue et a rappelé dans quelles circonstances l’ARDHD a commencé sa mobilisation aux côtés des Djiboutiens victimes de la dictature dans leur pays. L’ARDHD a joué un rôle dans la défense des droits de l’homme et privilégie le partenariat avec les militants.

Le site internet de l’ARDHD sert de vecteur à cette cause avec 3000 à 4000 connections par jour. M. Schaal rappelle que l’ARDHD a beaucoup œuvré pour la défense des demandeurs d’asile et des réfugiés djiboutiens en France. Un remerciement chaleureux a été adressé à Omar Ali Gabassé, qui a travaillé à la venue des réfugiés djiboutiens en France. M. Schaal a révélé que le site de l’ARDHD souvent coupé à Djibouti, restait consulté par des voies détournées.

Laurence Davidovitch, présidente de Survie-Paris, a présenté la genèse de l’association Survie et son engagement dans la lutte contre le phénomène de la Françafrique. C’est dans ce cadre que Survie-Paris s’est impliqué dans l’affaire Borrel, du nom du magistrat français assassiné à Djibouti en 1995. C’est donc à partir de l’affaire Borrel, que la présidente de Survie-Paris s’est intéressé à Djibouti et à la Corne de l’Afrique, une région peu connue en France.

Lorsque le Medef s’était rendue à Djibouti, Survie-Paris a mené une campagne d’information sur Djibouti, a rappelé Mme Davidovitch.

L’association prépare actuellement un article de presse sur la visite surprise du président Sarkozy à Djibouti qui sera publié sur le site de l’ARDHD.

A la fin des interventions programmées, l’assistance a engagé une série de questions réponses. Le délégué plénipotentiaire de l’ARD a rappelé à cette occasion que la mobilisation de la diaspora aujourd’hui faisait écho à la décision de l’ARD de se mobiliser à Djibouti en 2010.

Le vice-président de l’ARD Mahdi Ibrahim a conclu la séance en rappelant que la réunion ne devait pas en rester là et qu’il appartenait à chacune et à chacun d’être l’ambassadeur de cette lutte, même si la responsabilité des acteurs politiques est la plus grande dans le rôle à jouer.

A 19 heures la réunion touchait à sa fin, alors que les derniers mots portaient sur l’échange des coordonnées afin de consolider les liens et de rééditer la rencontre dans un délai de quatre à six semaines.

Maki Houmedgaba