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01/02/10 (B536) Les Al Shabab mettent Djibouti en garde contre l’envoi de troupes en Somalie // France 24 avec Reuters : Les Shebab font officiellement allégeance à Al-Qaïda (Info lecteur)

Le mouvement islamiste des Shebab annonce dans un communiqué s’être allié à un autre groupe rebelle appelé Kamboni. Ensemble, ils ont "décidé de rejoindre le djihad international d’Al-Qaïda", précisent les islamistes.

Le mouvement islamiste somalien Al Chabaab a conclu une alliance avec un autre groupe rebelle, Kamboni, implanté dans le sud du pays, et a prêté officiellement allégeance à la mouvance Al Qaïda dans sa “guerre sainte”.

La Somalie n’a plus de véritable gouvernement central depuis vingt ans et se trouve plongée dans une anarchie sanglante dont cherchent à profiter factions politiques rivales, extrémistes religieux, bandes criminelles, pirates de l’océan Indien et du golfe d’Aden.

Dans un communiqué daté de vendredi dernier et dont Reuters a obtenu lundi une copie, le groupe Al Chabaab (“La Jeunesse”, en arabe), annonce s’être allié avec la milice rebelle Kamboni, basée à Kismayo, un port du sud du pays.

“Nous avons décidé de rejoindre le Djihad nternational d’Al Qaïda (…) Nous avons également décidé d’unir les moudjahidine (combattants) d’Al Chabaab et de Kamboni pour libérer l’Est et la corne de l’Afrique actuellement sous le joug de chrétiens minoritaires”, précise ce communiqué.

“Nous nous sommes unis pour renforcer la force militaire, les ressources économiques et politiques de nos moudjahidine afin de mettre fin à la guerre voulue par les colonisateurs et de prévenir les attaques des chrétiens qui ont envahi notre pays.”

Le terme de “chrétiens” fait probablement référence aux troupes éthiopiennes qui sont intervenues en Somalie fin 2006 pour chasser de Mogadiscio le régime des “tribunaux islamiques”, ainsi qu’aux soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Amisom actuellement déployée à Mogadiscio.

Tirs d’artillerie à Mogadiscio

Ce communiqué est apparemment dû à plusieurs dirigeants rebelles comme Cheikh Hassan Turki, chef de la milice Kamboni, et le numéro un d’Al Chabaab, Ahmed Abdi Godane.

Selon les spécialistes de la région, les effectifs d’Al Chabaab s’élèvent à 5.000 hommes, ceux de la milice Kamboni à quelques centaines de combattants.

Dans la nuit de dimanche à lundi, au moins 16 personnes ont été tuées et 70 autres blessées dans la capitale Mogadiscio, où l’armée a riposté à des tirs de mortiers sur le palais présidentiel.

La violence politique et religieuse en Somalie a fait 21.000 morts et un million et demi de personnes déplaceés en trois ans.

Le ministre somalien des Affaires étrangères, Ali Jama Jangeli, a demandé vendredi lors d’un sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, le renforcement de la mission de l’UA en Somalie.

Ses homologues kényan et soudanais l’ont soutenu dans cet appel que Djibouti avait précédé en annonçant le déploiement de 450 soldats.

Dimanche, un porte-parole d’Al Chabaab, Cheikh Ali Mohamoud Rage, a invité Djibouti à revoir sa décision.

La force africaine de maintien de la paix en Somalie est constituée de 5.000 soldats ougandais et burundais sous-équipés, dont les moyens sont trop faibles pour assurer efficacement la sécurité.

01/02/10 (B536) Miguil, le sinistre de la Santé djiboutienne, recherche-t-il de nouvelles sources d’enrichissement personnel du côté de l’Algérie ??? Mais les dirigeants de cette dernière, qui ont peut-être des informations sur l’avidité maladive de cet homme, bottent en touche et lui opposent un refus diplomatique poli / Algérie Focus Le ministre djiboutien de la Santé demande l’aide de l’Algérie en matière de formation des ressources humaines

Le ministre djiboutien de la Santé, Abdallah Abdiallah Miguel, a demandé à son homologue algérien, Saïd Barkat, d’apporter un soutien à son pays en matière de formation de ressources humaines dans le domaine de la santé. Le responsable djiboutien, qui a coprésidé avec M. Barkat une réunion des experts de la santé des deux pays, a affirmé que son pays « compte sur l’aide de l’Algérie en matière de formation des cadres de la santé et des paramédicaux ». « Nous attendons de l’Algérie qui a de l’expérience dans ce domaine de former nos étudiants et de nous orienter pour relancer notre système de santé », a-t-il ajouté.

Après avoir donné un aperçu sur la situation du secteur de la santé dans son pays et les réformes engagées depuis 2005, le ministre a dit « je ne suis pas en Algérie pour demander une aide matérielle ou financière mais plutôt pour tirer profit de la grande expérience de l’Algérie en matière de formation ».

La République de Djibouti voudrait tirer profit de l’expérience algérienne dans le domaine de la formation à la faveur des investissements engagés dans le secteur de la santé notamment pour le développement de la faculté de médecine et la conversion de l’hôpital central de la capitale en un centre hospitalo-universitaire.

Par ailleurs, M. Abdallah Abdiallah qui a qualifié sa visite en Algérie d’ »importante » a exprimé le besoin de son pays de s’approvisionner en produits pharmaceutiques d’Algérie.

Pour sa part, M. Barkat a réitéré la disponibilité de l’Algérie à apporter son aide à la République de Djibouti en raison des problèmes qu’elle rencontre dans le domaine de la Santé. Le ministère de la Santé, a-t-il ajouté, a apporté son aide à la partie djiboutienne à chaque fois que ce pays le demandait notamment pour la formation des cadres et paramédicaux. Des promotions d’étudiants djiboutiens sortent chaque année de l’université algérienne dans différentes spécialités médicales et paramédicales, a rappelé le ministre, soulignant que 75 étudiants djiboutiens étaient en formation en Algérie.

La demande de Djibouti en matière de formation est « en nette progression, toutefois l’Algérie ne peut répondre à ce besoin cette année car les étudiants djiboutiens n’ont rejoint l’Algérie qu’après le début de l’année universitaire », a-t-il fait noter.

Le ministre djiboutien qui se rendra dans les hôpitaux de Beni Messous et Ben Aknoun et l’Institut national de la santé publique (INSP) devra clore sa visite par la signature d’un accord de coopération entre les deux pays dans le domaine de la santé.

01/02/10 (B536) Colloque de Bruxelles organisé à l’appel de 4 personnalités, le 30 janvier. Un compte-rendu synthétique qui devrait être suivi par un rapport complet.

Information sur le colloque de Bruxelles « Nous serons plus gouvernés par la force »

La réunion a rassemblé des djiboutiens qui résident en Belgique. Elle s’est tenue à Bruxelles le 30 janvier 2010, à l’appel deMM. Ismail Bouh Robleh, Mahamed Abdoulkadir Moussa (Med Lieutenant), Abdillahi Iftine (Zipo) et Mahamed Robleh Bouraleh .

Ce colloque avait pour but de faire prendre conscience à la diaspora djiboutienne des conséquences incalculables et des risques au cas où le régime s’engagerait dans le processus de viol de la constitution..

A tour de rôle, les organisateurs ont exposé l’état actuel du pays avant de laisser place un échange entre les participants.

Un compte rendu détaillé suivra cette réaction.

01/02/10 (B536) Conférence de l’UA à Addis Abeba (3 articles en Français)

____________________________ 3 – Challenges avec Reuters

Pas réélu à sa tête, Kadhafi s’en prend au train-train de l’UA

Le numéro un libyen, le colonel Kadhafi, a critiqué le fonctionnement de l’Union africaine (UA), après l’échec de ses efforts pour rester un an de plus à sa présidence.

Les dirigeants du continent noir, réunis à Addis-Abeba en Ethiopie, ont choisi le chef de l’Etat du Malawi, Bingu wa Mutharika, pour lui succéder.

La présidence étant attribuée sur une base régionale tournante -cette année l’Afrique australe-, Mouammar Kadhafi n’est pas parvenu à être reconduit, même si, selon certains diplomates, il aurait souhaité l’être.

Dans son discours d’adieu, il a critiqué les longues réunions de l’UA qui le "fatiguent" et reproché à l’organisation panafricaine, qui regroupe 53 pays, d’avoir pris des positions sans le consulter durant son année à sa tête.

"C’était comme si on était en train de fabr iquer une nouvelle bombe atomique", a-t-il ironisé à propos de ces réunions "vraiment inutiles".

Il a aussi exhorté les dirigeants africains à lancer un processus d’unification politique à travers leur continent.

"L’Union européenne devient un seul et unique pays et nous n’en avons pas conscience", a-t-il dit. "Nous devons nous unir et rester unis. Unissons-nous dès aujourd’hui!"

"Le monde tourne autour de sept à dix pays et on ne s’en rend pas compte", a-t-il ajouté.

Former un gouvernement panafricain est l’objectif inscrit dans la charte fondatrice de l’UA et Kadhafi est en faveur de ce projet depuis des années, comme certains homologues dont le président sénégalais Abdoulaye Wade.

Il estime que c’est le seul moyen pour l’Afrique de peser dans les grandes décisions du monde.

D’autres pays, comme l’Afrique du Sud et l’Ethiopie, jugent le projet utopique et attentatoire aux souverainetés nationales.

CONSENSUS SUR LA DIPLOMATIE

Le président du Malawi a souhaité porter la priorité sur la lutte contre la famine lors de son année de présidence.

"L’Afrique n’est pas un continent pauvre mais le peuple africain est pauvre. Si l’on parvenait, au niveau africain, à offrir la sécurité alimentaire, on pourrait faire face au problème", a dit Bingu wa Mutharika, dont le pays a bénéficié de meilleures récoltes ces dernières années grâce à l’amélioration des moyens des cultivateurs.

Des questions diplomatiques seront également au menu de l’UA en 2010.

Les chefs d’Etat africains sont tous d’accord pour soutenir les gouvernements de transition en Somalie, en Guinée et au Soudan, et pour prendre des mesures à l’encontre des responsables malgaches qui ignorent le compromis élaboré par l’UA.

Le secrétaire général de l’Onu a également souligné le problème persistant du Darfour, qui continue à faire des millions de réfugiés.

"Au Soudan, il faut faire vite. Les élections sont dans trois mois. Les deux référendums pour définir ce que sera le Soudan sont dans moins d’un an, a dit Ban Ki-Moon.

Enfin, l’Union africaine est convenue d’examiner une proposition d’Abdoulaye Wade visant à accueillir les Haïtiens sinistrés et d’envisager la création d’un Etat pour eux sur le continent.

Barry Malone et Duncan Miriri,
version française Eric Faye et Clément Guillou

_________________________________ 2 – EuroNews

Le Malawi prend les rênes de l’Union africaine pour un an

Le colonel Kadhafi semblait vouloir rester à la tête de l’Union africaine. Ses pairs ne l’ont pas suivi et ont appliqué la règle d’un changement chaque année.

C’est le président du Malawi qui a été désigné pour assurer la présidence tournante.

Dès l’ouverture dimanche du 14e sommet de l’Union africaine à Addis Abeba, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a salué les efforts de l’Afrique pour venir en aide aux sinistrés haïtiens. Il a également réaffirmé sa réticence à l’envoi de Casques bleus en Somalie, pays qui reste plongé dans la guerre civile depuis presque vingt ans.

Pas de soldats de maintien de la paix sur le terrain, justifie Ban Ki-Moon, tant que la paix justement ne sera pas rétablie. La force de l’Union africaine déployée dans le pays a du mal à contrôler la situation. Le Programme alimentaire mondial de l’ONU a d’ailleurs décidé de retirer son personnel du sud de la Somalie en raison de l’insécurité permanente.

_________________________________ 1 – Afrique en ligne

Présidence Union Africaine: Ping souhaite un compromis

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a exprimé le souhait d’arriver à un compromis dans la désignation du président en exercice de l’organisation panafricaine lors de son 14ème sommet qui s’ouvre dimanche à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

«Je souhaite très vivement que la sagesse prévale sur cette question et qu’on arrive rapidement à un compromis. En tout état de cause, nous ne pourrons en sortir que par le compromis. Nous n’avons pas d’autres choix», a-t-il déclaré dans un entretien exclusif accordé à la PANA.

Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères, préparatoire du sommet de l’UA, les débats ont été très vifs entre les partisans d’un second mandat pour le guide Mouammar Kadhafi et ceux favorables à sa succession par le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, au nom du principe de la rotation géographique.

Selon des sources proches de la réunion, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC, en anglais) n’entend faire aucune concession sur le «droit légitime» de l’Afrique de l’Est à exercer la présidence de l’UA pour un an.

Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernements devraient prendre part au 14ème sommet qui se déroulera du dimanche au mardi dans la capitale éthiopienne avec pour thème «Les technologies des sciences de l’information et de la communication en Afrique : défis et perspectives».

Parmi les grands absents du sommet figure le président nigérian, Umaru Yar’Adua, hospitalisé en Arabie Saoudite, et ses homologues égyptien, Hosni Moubarak, et tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali.

Le sommet portera également sur le différend frontalier entre Djibouti et l’Erythrée, la crise au Darfour, les situations politiques en Guinée, au Madagascar, en Côte d’Ivoire, entres autres.

Les chefs d’Etat et de gouvernement procèderont au renouvellement des 15 sièges du Conseil de paix et de sécurité (CPS) dont 10 pour un mandat de deux ans et cinq pour un mandat de trois ans.

01/02/10 (B536) Nouvelles de Somalie – Reprise des combats. Les islamistes d’Al Shabbab menaçent le Gouvernement de Guelleh au cas où il enverrait des troupes djiboutiennes sur place. (6 articles en Français)

____________________________ 6 – Blog / Libération

Somalie : l’otage français, membre de la DGSE, est vivant

Le coordonnateur national du renseignement vient, pour la première fois, de donner des nouvelles rassurantes sur le sort du fonctionnaire de la DGSE, retenu en otage par un groupe somalien depuis le 14 juillet 2009.

Lors de son audition par les députés de la commission de la défense, le 27 janvier, Bernard Bajolet a été interrogé sur les huits otages français actuellement détenus de par le monde : "Il y a de bonnes raisons de penser que les huits sont vivants" a-t-il indiqué. Sonc amarade, qui était détenu par un autre groupe, est parvenu à s’enfuir fin aout.

Outre le fonctionnaire de la DGSE détenu en Somalie, on compte un otage au Mali, quatre au Soudan et deux (journalistes) en Afghanistan. "Ces huit otages mobilisent des moyens conséquents, notamment de la DGSE. Leur gestion simultanée représente un énorme effort" a indiqué Bernard Bajolet.

____________________________ 5 – L’Express avec Reuters

Des échanges de tirs d’obus font 16 morts à Mogadiscio

Au moins 16 personnes ont été tuées dans la nuit de dimanche à lundi à Mogadiscio, où l’armée somalienne a répliqué à des tirs de mortiers d’insurgés islamistes sur le palais présidentiel, rapportent des habitants et des responsables médicaux.

TIRS D’OBUS À MOGADISCIO

Les rebelles d’Al Chabaab, tenus par les Etats-Unis comme un allié d’Al Qaïda dans la Corne de l’Afrique, lancent fréquemment des attaques sur le palais Villa Somali, auxquelles les troupes somaliennes répondent également par des pilonnages.

Plusieurs bombes se sont abattues dans la nuit sur Suqa Holaha, le quartier du marché de bétail, dans le nord de la capitale somalienne, ont dit des habitants.

"Au moins 16 personnes sont mortes et 71 autres ont été blessées dans quatre quartiers de Mogadiscio", a déclaré à Reuters Ali Yacine Gedi, vice-président de l’Organisation Elman pour la paix et les droits de l’homme.

La Somalie n’a pas de gouvernement central opérationnel depuis près de vingt ans, situation qui la livre aux milices, aux chefs de guerre ou aux pirates qui agissent au large.

Elle est en outre confrontée depuis début 2007 à une insurrection islamiste menée par Al Chabaab, un mouvement qui contrôle une grande partie du pays et de la capitale. Ces violences ont fait quelque 21.000 morts et un million et demi de déplacés en trois ans.

Le ministre somalien des Affaires étrangères, Ali Jama Jangeli, a demandé vendredi lors du sommet de l’Union africaine tenu à Addis Abeba, en Ethiopie, le renforcement de la mission de l’UA en Somalie (Amisom).

Cette force de maintien de la paix est constituée de 5.000 hommes ougandais et burundais sous-équipés, des moyens trop faibles pour assurer la sécurité.

Ses homologues kényan et soudanais l’ont soutenu dans cet appel que Djibouti a précédé en annonçant la semaine dernière le déploiement de 450 soldats.

Dimanche, un porte-parole d’Al Chabaab, Cheikh Ali Mohamoud Rage, a invité Djibouti à revoir sa décision.

"Nous mettons le gouvernement de Djibouti en garde et lui recommandons fermement de ne pas envoyer de troupes ici, sans quoi il y aura pour lui des conséquences négatives", a-t-il dit à la presse à Mogadiscio.

____________________________ 4 – Ria Novosti (Russie)

La crise en Somalie, une menace sérieuse pour l’humanité (UA)

L’absence de soutien international au gouvernement transitoire somalien et l’inefficacité de la lutte contre les terroristes d’Al-Qaïda risquent de transformer la Somalie en centre de destruction de l’humanité, ont annoncé les chefs des pays africains réunis lundi au Caire où se déroule le sommet de l’Union africaine (UA).

"A l’instar de l’Afghanistan, la Somalie représente une menace pour la sécurité internationale. Fermer les yeux sur les problèmes de ce pays serait un crime, car un jour la crise que traverse actuellement la Somalie prendra de l’ampleur et se transformera en une menace internationale", ont estimé les chefs des pays africains cités par les médias arabes.

Les chefs d’Etat africains ont en outre exhorté le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, présent au sommet, à envoyer en Somalie un contingent renforcé de casques bleus et à orienter la diplomatie internationale sur le règlement de la situation dans ce pays.

M.Ki-moon a pour sa part confirmé que la situation dans cet Etat africain se dégradait progressivement depuis plusieurs mois, mais a indiqué que l’envoi de soldats de la paix des Nations unies dans cette région nécessitait une étude plus profonde.

L’État somalien, divisé entre différentes factions hostiles depuis 1991, est incapable de régler le problème de la piraterie et du terrorisme. Les groupements islamistes radicaux, dont le mouvement Al-Shabaab qui entretient des contacts avec Al-Qaïda, y jouissent de plus en plus de l’influence. Les voisins africains s’alarment.

____________________________ 3 – Le Parisien Libéré avec AFP

Somalie: au moins 12 civils tués dans des combats à Mogadiscio

Douze habitants de Mogadiscio tués, des dizaines d’autres blessés: les civils ont une nouvelle fois payé un lourd tribut à des combats à l’artillerie lourde opposant insurgés islamistes radicaux à la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Selon une source gouvernementale, les insurgés ont tiré dimanche soir plusieurs obus de mortier depuis le nord de la ville vers la présidence somalienne, entraînant une riposte de l’Amisom qui protège le gouvernement somalien, un scénario devenu hebdomadaire à Mogadiscio, et toujours aussi meurtrier.

"Douze civils innocents ont été tués, à notre connaissance, dans ces bombardements. Nous sommes encore sous le choc de ces tirs aveugles", a déclaré lundi à l’AFP un chef coutumier, Mohamed Adan Ilbir.

"Notre équipe a récupéré huit civils tués dans les échanges d’artillerie et 55 autres blessés, dont certains grièvement", a rapporté le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse, ajoutant que le bilan pourrait s’alourdir.

"Les combats à l’artillerie ont été les pires enregistrés récemment à Huriwa et Yaqshid", deux quartiers du nord de la ville, a ajouté Ali Muse.

Par ailleurs, un témoin a dénombré quatre autres victimes civiles dans le quartier voisin d’Elturaye.

"Quatre personnes ont été tuées à Elturaye, leurs corps étaient déchiquetés par un tir d’artillerie. C’était horrible", a décrit Abdulahi Nure.

"Il y a eu environ 20 obus de mortier qui ont atterri près de Suqaholaha (un quartier voisin), la plupart sur des zones densément peuplées", a-t-il précisé.
Les combats avaient cessé lundi matin.

Les insurgés islamistes des groupes shebab et Hezb al-Islam, qui ont juré la perte du gouvernement de transition, prennent régulièrement pour cible la présidence somalienne, Villa Somalia, ou la base principale de l’Amisom, qui jouxte l’aéroport.

L’Amisom réplique tout aussi régulièrement, et ces échanges de tirs font de nombreuses victimes civiles, même si la force de paix affirme tout faire pour éviter les victimes collatérales.

Vendredi, les insurgés avaient ciblé la Villa Somalia pendant les cérémonies marquant le premier anniversaire de l’élection de Sharif Cheikh Ahmed, soutenu par la communauté internationale.

Partie intégrante du quotidien d’un président assiégé, dont le gouvernement ne contrôle que quelques quartiers de la capitale, les explosions résonnant à l’extérieur de la salle de spectacle l’avaient laissé de marbre.

Les shebab, qui se réclament d’al-Qaïda, comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de jihadistes étrangers. Ils considèrent l’Amisom comme une "force d’occupation", contre laquelle ils ont mené plusieurs attentats-suicide sanglants.

Samedi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a réaffirmé à Addis Abeba qu’il n’y aurait pas de déploiement de Casques bleus en Somalie tant que la paix ne serait pas rétablie dans ce pays en guerre civile depuis 1991.

"Pratiquement et de façon réaliste, il n’est pas possible en ce moment de déployer une force de maintien de la paix en Somalie. Nous avons besoin d’avoir une paix à maintenir et pour l’instant il n’y a pas de paix", a-t-il déclaré à l’AFP à la veille de l’ouverture d’un sommet de l’UA.

L’UA a demandé à plusieurs reprises à l’ONU de prendre le relais de l’Amisom, déployée en Somalie depuis mars 2007 et forte de 5.300 soldats burundais et ougandais.

La situation en Somalie doit être discutée lundi par les chefs d’Etat et de gouvernement des 53 pays membres de l’UA, au deuxième jour de leur sommet à Addis Abeba.


____________________________ 2 – Europe 1

Somalie: Pas de Casques bleus, dit Ban

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon a affirmé samedi en marge du sommet de l’Union africaine qu’il n’y aurait pas d’envoi de Casques bleus en Somalie avant que le pays ne retrouve la paix.

"Pratiquement et de façon réaliste, il n’est pas possible en ce moment de déployer une force de maintien de la paix en Somalie. Nous avons besoin d’avoir une paix à maintenir et pour l’instant il n’y a pas de paix", a-t-il dit.

L’Union africaine a demandé à plusieurs reprises à l’ONU de prendre le relais en Somalie de l’Amisom, la force de paix onusienne déployée en Somalie depuis mars 2007 et forte de 5300 soldats burundais et ougandais.

____________________________ 1 – CCTV (Chine)

Somalie : Attaque des insurgés contre des cibles gouvernementales

En Somalie, les insurgés sont à l’origine de la plus intense journée de combats depuis des mois.Tôt dans la matinée vendredi, ils ont lancé des attaques simultanées contre les forces gouvernementales et des gardiens de la paix. On fait état d’au moins 15 morts.

Un porte-parole des insurgés islamistes a indiqué que cette attaque avait été organisée en réponse au plan des casques bleus et du gouvernement de reprendre le contrôle de Mogadiscio.

Les attaquants ont pris pour cible des bases du gouvernement et des gardiens de la paix de l’Union africaine. La police a indiqué que les forces somaliennes avaient repoussé les insurgés et que les attaques n’étaient pas particulièrement sérieuses.

Les habitants ont toutefois indiqué que c’était la plus intense journée de combat depuis le mois d’août.

01/02/10 (B536) Yémen Express (8 articles en Français)

_________________________ 8 – Le Figaro avec AFP

Yémen : nouveaux combats

De nouveaux affrontements ont éclaté aujourd’hui dans le nord du Yémen entre les forces de sécurité et les rebelles chiites, deux jours après l’évocation d’une possible trêve entre les deux parties, ont rapporté des sources militaires.

"Les forces de l’armée ont été en mesure de détruire des repaires rebelles dans le district de Saada", ont affirmé ces sources. L’une des frappes effectuées à Saada a entraîné la mort de "plusieurs rebelles" et la destruction de véhicule et d’armes de la rébellion, ont-ils ajouté. Saada, dans le nord du Yémen, est le bastion de la rébellion chiite.

D’après les mêmes sources, des combats ont également eu lieu dans la zone frontalière de Malahiz et à Sufyan, dans la province d’Omrane.

Samedi, dans un message audio, le chef de la rébellion zaïdite Abdel Malek al-Houthi avait annoncé qu’il acceptait les "cinq conditions" du pouvoir central pour mettre un terme au conflit, à condition que l’armée arrête son "agression". Le lendemain, le Yémen avait demandé que les rebelles s’engagent à respecter une sixième condition, celle de renoncer à toute agression contre l’Arabie saoudite. Cette condition a été ajoutée à la suite de l’entrée de l’armée saoudienne dans les combats, le 3 novembre, après la mort d’un garde-frontière tué par des rebelles infiltrés.

Le pouvoir central yéménite a lancé une offensive le 11 août dernier contre la rébellion chiite du nord, dans le cadre d’un conflit qui dure depuis 2004. Outre les milliers de morts, les guerres successives entre l’armée et les rebelles ont fait quelque 250.000 déplacés en près de six ans, selon le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

_________________________ 7 – Le Point avec Reuters

Le Yémen refuse le cessez-le-feu, les combats continuent

Le Yémen a rejeté dimanche le cessez-le-feu annoncé la veille par les rebelles chiites du nord du pays, où de nouveaux combats ont fait une vingtaine de morts.

Des combats sporadiques ont toujours lieu en Arabie Saoudite, quatre jours après la trêve annoncée par les rebelles et leur retrait supposé du territoire.

Parallèlement, le coordinateur de la lutte antiterroriste au département d’Etat américain, Daniel Benjamin, a été reçu dimanche au Yémen par le président Ali Abdoullah Saleh, son ministre des Affaires étrangères et d’autres hauts responsables, ont rapporté les médias yéménites.

"Ils ont parlé de la lutte antiterroriste et des moyens de développer la coopération yéméno-américaine, notamment dans les domaines militaire, de la sécurité et du développement", a dit à Reuters un haut responsable yéménite.

Le nord du Yémen, à la frontière avec l’Arabie Saoudite, est depuis 2004 le théâtre d’une insurrection de la confrérie chiite des Zaïdis, qui dénonce une politique de marginalisation sociale, économique et religieuse menée par le gouvernement central de Sanaa.

Le chef des rebelles chiites yéménites, Abdoul-Malik al-Houthi, a proposé samedi un cessez-le-feu avec les forces gouvernementales sur la base des propositions de Sanaa.

"L’offre d’Houthi est rejetée car elle n’inclut pas la promesse de mettre fin aux attaques en Arabie Saoudite et car elle pose comme condition l’arrêt préalable de (nos) opérations militaires", a dit une source gouvernementale à Reuters.

TIRS QUOTIDIENS

Les rebelles ont accepté cinq points de la proposition de cessez-le-feu mais pas le sixième qui consiste à mettre fin aux attaques sur l’Arabie Saoudite. Cette clause a été ajoutée par Sanaa après que Ryad a lancé sa propre offensive contre les rebelles en novembre 2009.

L’Arabie Saoudite a annoncé mercredi sa victoire totale sur les zaïdistes, après une offre de trêve et un retrait annoncé par les rebelles.

Mais des tireurs d’élite continuent à sévir sur son territoire et visent quotidiennement des soldats saoudiens, selon une source militaire saoudienne.

Des combats ont en outre eu lieu dimanche dans le nord du Yémen, dans les provinces de Maladidh et Saada, où les forces gouvernementales ont tué une vingtaine de rebelles, écrit sur son site internet le quotidien du ministère de la Défense. Un chef rebelle, responsable de l’entraînement des activistes fait partie des victimes, est-il écrit.

Le conflit a fait 250.000 déplacés, plongés dans une crise humanitaire, selon l’agence onusienne pour les réfugiés. Le nombre de réfugiés a doublé depuis août, lorsque les combats se sont intensifiés, a-t-elle ajouté vendredi.

Le Yémen est le pays le plus pauvre de la péninsule arabique. Les Occidentaux s’inquiètent de l’émergence d’Al Qaïda dans le pays et se sont concertés cette semaine à Londres pour convenir d’une stratégie de stabilisation du Yémen.

Version française Grégory Blachier,
Clément Guillou et Eric Faye

_________________________ 6 – Europe 1

Yémen: Un attentat empêché

Un activiste appartenant à Al-Qaïda a été arrêté samedi dans l’est du Yémen, alors qu’il s’apprêtait à commettre un attentat contre des "bâtiments économiques", indique un communiqué du ministère de l’intérieur. L’homme se déplaçait à moto, il a été arrêté en possession d’une ceinture d’explosifs.

L’activisme croissant d’Al Qaïda au Yémen préoccupe son voisin saoudien et les Etats occidentaux. Sanaa doit aussi faire face à des tensions séparatistes dans le Sud et à une rébellion chiite dans le Nord.

_________________________ 5 – Nouvel Obs avec AP

Yémen: le chef de la rébellion du nord se dit prêt à accepter le cessez-le-feu

Le chef de la rébellion chiite dans le nord du Yémen s’est dit prêt samedi à accepter les conditions posées par le gouvernement pour un cessez-le-feu, et notamment à abandonner le contrôle de positions stratégiques dans les montagnes.

Dans un message audio mis en ligne samedi sur des sites yéménites, Abdel-Malek al-Hawthi se dit prêt à mettre fin à plus de cinq ans d’hostilités qui s’étaient intensifiées en août dernier et avaient même vu une incursion de l’armée saoudienne.

Le gouvernement a proposé en septembre un cessez-le-feu, en posant plusieurs conditions préalables: les rebelles doivent déposer les armes, démanteler leurs barrages routiers, se retirer des positions stratégiques dans les montagnes, libérer les soldats capturés et obéir à la Constitution.

Dans son message publié samedi, Abdel-Malek al-Hawthi considère que la guerre "injuste" menée contre les rebelles n’a apporté que destruction au nord du pays et a débouché sur une ingérence dans les affaires intérieures yéménites.

"Parce que nous voulons arrêter le bain de sang, éviter une catastrophe et stopper l’extermination de civils, nous répétons pour la quatrième fois que nous acceptons les cinq conditions", déclare le chef rebelle. "La balle est maintenant dans le camp du gouvernement".

Les précédents cessez-le-feu ont rapidement été rompus car les rebelles estimaient que leurs revendications n’étaient pas écoutées.

Ils considèrent que les chiites du nord souffrent de discrimination et ils reprochent au gouvernement de donner trop de poids à des sunnites ultra-conservateurs.

Sanaa n’a pas commenté dans l’immédiat les déclarations d’Abdel-Malek al-Hawthi.

D’après des responsables des services de sécurité, les rebelles doivent maintenant cesser leurs attaques contre les forces saoudiennes et ont désormais 30 jours pour appliquer les conditions posées par le gouvernement.

Sanaa est sous forte pression internationale pour mettre un terme au conflit qui l’oppose aux rebelles chiites du nord. Le but est de libérer des ressources afin de mieux combattre Al-Qaïda au Yémen, qui s’est formée en janvier 2009. Cette branche de la nébuleuse terroriste a revendiqué l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit du jour de Noël.

_____________________________ 4 – Radio Canada

Les rebelles chiites sortent le drapeau blanc

Après plus de cinq ans de conflit armé avec le gouvernement yéménite, le chef de la rébellion chiite du nord du pays se dit prêt à baisser les armes.

Dans un enregistrement audio diffusé sur Internet, il affirme qu’il accepte les conditions du gouvernement pour mettre fin à la guerre, en échange d’un cessez-le-feu contre ses troupes.

« J’annonce que notre acception des cinq demandes du gouvernement, après la fin des agressions, a dit Abdel Malak al-Houthi. La balle est maintenant dans leur camp. »

Début janvier, le gouvernement avait proposé aux rebelles chiites un retour à la paix en échange, notamment, d’un arrêt des hostilités, de la fin de l’occupation des bâtiments administratifs et du respect de la loi. Sanaa avait aussi exigé la cessation des incursions en territoire saoudien.

Le gouvernement n’a pas encore réagi à l’offre des insurgés.

Mais ce n’est pas première fois que les deux partis tentent de mettre fin aux hostilités. Fin 2009, Sanaa avait annoncé deux fois une trêve, mais les combats avaient repris dans les heures suivantes. L’armée et les rebelles rejetaient chacun la faute sur l’autre.

Un conflit qui s’étire

Les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, affrontent l’armée yéménite depuis 2004. Retranchés dans le nord du pays, ils contestent le gouvernement du président Ali Abdullah Saleh. Les insurgés l’accusent de ne pas reconnaître leur identité de zaïdites.

Sanaa s’en défend et affirme avoir lancé sa dernière offensive, en août dernier, en réponse aux attaques rebelles.

L’Arabie saoudite a uni ses forces à celle du Yémen pour combattre les insurgés en novembre dernier, après qu’un garde-frontière saoudien eut été tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien.

Le 2 janvier, les rebelles s’étaient dit prêts à dialoguer avec le gouvernement si celui-ci cessait son offensive militaire.

En plus de cinq ans, le conflit a fait des milliers de morts et plus de 200 000 déplacés, selon les Nations unies.

La rébellion chiite n’est qu’un des problèmes graves auxquels le gouvernement du Yémen est confronté. Sanaa est aussi en lutte contre des indépendantistes dans le sud du pays et contre des militants d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique.

Le pays attire particulièrement l’attention de la communauté internationale depuis qu’un ressortissant nigérian a tenté de faire exploser en plein vol un avion de la Northwest Airlines assurant la liaison Amsterdam-Détroit le 25 décembre.

Le jeune homme de 23 ans aurait été entraîné par Al-Qaïda au Yémen.

_____________________________ 3 – Nouvel Obs avec AFP

La rebellion chiite prête à négocier avec le Yémen

Les rebelles chiites zaïdites dans le nord du pays pourraient accepter les conditions du pouvoir si ce dernier cessait ses attaques contre ses combattants.

Le chef de la rébellion chiite dans le nord du Yémen a annoncé, samedi 30 janvier sur internet, qu’il accepterait les conditions du pouvoir, en vue d’une fin du conflit si les forces gouvernementales cessaient leurs attaques contre ses combattants.

Affrontements avec l’armée saoudienne

Après que les rebelles avaient annoncé leur retrait d’Arabie saoudite, pays voisin du Yémen, Ryad avait affirmé mercredi qu’"ils ne se s’étaient pas retirés mais avaient été repoussés". "Ils n’avaient pas d’autre choix que de se retirer", avait alors assuré l’adjoint du ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Sultan.

Ce dernier répondait à une question sur la véracité du retrait des rebelles chiites d’Arabie saoudite, annoncé lundi par leur chef Abdel Malek al-Houthi après trois mois d’affrontements avec l’armée saoudienne. Le prince et responsable militaire saoudien avait alors mis en doute les intentions pacifiques des rebelles.

"Ils doivent retirer les franc-tireurs"

Le prince Khaled avait rappelé à cette occasion les différents épisodes du conflit depuis 2004 entre les rebelles et l’armée yéménite, disant que les rebelles zaïdites n’avaient pas respecté "plusieurs trêves et accords" avec Sanaa. "S’ils veulent prouver leurs bonnes intentions, ils doivent retirer les franc-tireurs", laisser l’armée yéménite se déployer à la frontière, et éclaircir le sort de six militaires saoudiens disparus, a ajouté le responsable, selon lequel 109 militaires saoudiens ont été tués depuis le début des affrontements entre l’Arabie saoudite et les rebelles le 3 novembre.

______________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie : Attaque des insurgés contre des cibles gouvernementales

En Somalie, les insurgés sont à l’origine de la plus intense journée de combats depuis des mois.Tôt dans la matinée vendredi, ils ont lancé des attaques simultanées contre les forces gouvernementales et des gardiens de la paix. On fait état d’au moins 15 morts.

Un porte-parole des insurgés islamistes a indiqué que cette attaque avait été organisée en réponse au plan des casques bleus et du gouvernement de reprendre le contrôle de Mogadiscio.

Les attaquants ont pris pour cible des bases du gouvernement et des gardiens de la paix de l’Union africaine. La police a indiqué que les forces somaliennes avaient repoussé les insurgés et que les attaques n’étaient pas particulièrement sérieuses. Les habitants ont toutefois indiqué que c’était la plus intense journée de combat depuis le mois d’août.

________________________________ 1 – CyberPress (Canada)

Le Yémen s’entend avec ses «amis»

À Londres, Sanaa promet des réformes économiques en échange de l’appui de la communauté internationale dans sa lutte contre Al-Qaeda.

«Ce qui se passe au Yémen nous touche tous de façon très directe.» Hillary Clinton a résumé ainsi l’importance du sommet sur le Yémen qui s’est tenu hier à Londres. Le pays arabe est devenu la nouvelle ligne de front du terrorisme depuis l’attentat raté contre un vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre dernier.

Une vingtaine de pays, dont le Canada, se sont rencontrés dans la capitale britannique pour préparer avec le Yémen un plan d’attaque contre la menace d’Al-Qaeda. La nébuleuse terroriste compterait jusqu’à 300 combattants dans ce pays.

Une approche globale des causes de l’effervescence extrémiste est la clé de la réussite, a constaté le ministre des Affaires étrangères britannique, David Miliband. L’instabilité sociale, économique et politique du pays le plus pauvre du Moyen-Orient en font une véritable poudrière.

«Les dirigeants d’Al-Qaeda cherchent à exploiter l’instabilité où ils le peuvent», a rappelé M. Miliband, en référence notamment à la guerre civile dans le nord du pays et au mouvement souverainiste du Sud.

«Nous reconnaissons que la voie militaire n’est pas la seule solution à tous ses problèmes, a dit de son côté Hillary Clinton. Les Yéménites doivent décider de leur propre avenir.»

Le Yémen a accepté de mettre en oeuvre des réformes économiques proposées par le Fonds monétaire international.

Les pays donateurs du Yémen se réuniront les 22 et 23 février dans le pays voisin, l’Arabie Saoudite. La communauté internationale avait promis plus de 4,7 milliards de dollars américains en 2006. La majeure partie de cette somme se fait toujours attendre.

Environ 45% des 22 millions de Yéménites vivent avec moins de 2$ par jour.

D’autre part, un nouveau groupe de travail baptisé Les Amis du Yémen aidera la république à appliquer ses réformes.

«Le Yémen doit faire plus, a prévenu Mme Clinton. Les États-Unis et les autres pays doivent aussi faire plus, par exemple en l’aidant à sécuriser ses frontières et à promouvoir son unité nationale.»

Le Washington Post a confirmé hier que des unités spéciales de l’armée américaine aident le gouvernement du Yémen à combattre Al-Qaeda. Six des 15 chefs de la cellule auraient été tués.

Clinton et Miliband ont tout de même indiqué hier qu’il n’y avait pas de solution à court terme. «La réunion a été un pas réussi dans ce qui devra être un long chemin», a écrit David Miliband dans son blogue en fin de journée.

31/01/10 (B536) Radio Trottoir suite à la réaction d’un justiciable : justice aux abonnés absents et cour suprême introuvable : les justiciables sont moralement et psychologiquement martyrisés … (Aricle modifié à 22h30 Paris)

Ce matin, la Cour suprême de Djibouti devait se réunir pour soit pour rendre un jugement soit pour prendre une décision de renvoi dans le pourvoi déposé par M Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH. On se souviendra que le jugement traîne et que la Cour donne l’impression de jouer à cache-cache avec le justiciable et ses défenseurs, surtout avec Me Tubiana, qui ne peut pas venir chaque jour de Paris pour participer à la défense de son Client …. et subir les aléas et les humeurs incompréhensibles ….

L’Observatoire mondial contre la torture et la FIDH avaient adressé une lettre ouverte à sa Présidente pour rappeler les règles et conditions nécessaires pour rendre des décisions de justice selon les normes internationales.

Mais la Présidente étant absente. C’est un Président par intérim qui la remplace. On sait peu de choses de lui et le commun des justiciables ignore jusqu’à son nom. Quelle importance ? Puisque la Justice devrait être rendue au nom du Peuple et non au nom des co-Présidents, à savoir celui de la Cour et celui de la République, qui prépare, dit-on, les jugements avec l’espoir d’une non interférence politique.

Mais où donc est passée la Cour suprême ?

Autrefois logée dans les locaux du Tribunal de Djibouti, elle avait été délocalisée au Palais du Peuple. L’incendie (involontaire ???) a détruit une partie du Palais du Peuple et peut-être pas la majorité des archives de la Cour.

Depuis cette date, la Cour suprême de Djibouti est ramenée au statut de SDF (Sans Domicile Fixe). Heureusement, la France généreuse et spécialement ses forces armées, a fait don à la Justice djiboutienne de la résidence de fonction du Colonel commandant la base aérienne française. Elle est située en face de l’Ambassade des USA.

Mais voilà, il ne se passe rien là-bas. C’est ainsi qu’un passant a remarqué à proximité un vieil homme assis par terre, l’air désespéré. Interrogé par ce passant, le vieillard a répondu qu’il avait quitté Balbala le matin même vers 6h00, pour une audition. Rejeté du Palais de Justice vers le Palais du Peuple, puis orienté sur l’ancienne résidence du Colonel français de l’Armée de l’Air, le malheureux n’a trouvé personne pour lui donner des renseignements précis sur son audience…. Que pouvait-il dire d’autres que « Djibouti est complètement désorganisée, plus rien ne fonctionne … »

31/01/10 (B536) Radio-Trottoir – Les infos de la semaine : Tour-Tour en mission pour semer la zizanie dans les rangs de l’opposition … (Lecteur)

Nous avons aperçu Mohamed Moussa Tour-Tour dans une station de métro à Paris qui était ivre comme d’habitude ! Rien à signaler de nouveau sur ce plan !

Sauf que … ! Ce Monsieur fréquente avec une assiduité remarquable, la résidence d’Haramous pour y recevoir son salaire mensuel en échange des informations qu’il rapporte sur l’opposition à Djibouti et en particulier sur celle qui est exilée à l’etranger.

Actuellement IOG doit faire face à d’énormes problèmes:

1°) Economique : la crise est totale dans le pays : taux record du nombre de chômeurs, de nombreux investisseurs quittent le pays etc…

2°) Militaire :

la troupe désobéit de plus en plus : le haut-commandement enregistre des désertions et la reprise de conflits localisés au nord et au sud.
– une partie du territoire national est toujours occupé par l’Erythrée malgré les déclarations de Sarkozy sur le soutien de la France, strictement limité au vote d’une résolution à l’ONU,

4°) Santé : le taux de mortalité à quadruplé en 10 ans

5°) Politique : le changement de la Constitution n’est pas un parcours tranquille : car l’opposition à l’étranger s’organise avec efficacité et cela constitue un frein sérieux, d’où les reports successifs de la décision d’IOG,

C’est là qu’ IOG fait appel à son caniche, le fameux « Tour-Tour » pour tenter de semer la zizanie entre les différents opposants afin de les détourner actuellement de leur objectif unique, qui est d’abord et avant toutes choses, de mettre fin au régime dictatorial.

MM. de l’opposition, soyez vigilants et ne vous laissez pas aller à « tirer » sur les autres opposants, sur la base des bobards qui seraient véhiculés par Tour-Tour : la cible pour tous, c’est le régime de Guelleh et non les autres partis d’opposition, même s’ils ont un programme différent du vôtre.

Abdi Khaireh
dit Chebelé