Articles

10/02/10 (B537) Alerte en Somalie / (AFP) Somalie: les civils fuient Mogadiscio avant l’offensive annoncée. (note de l’ARDHD en introduction)

___________________________ Note de l’ARDHD

Beaucoup d’observateurs expriment leurs craintes et leur réprobation, face à cette offensive (annoncée) qui sera engagée par des forces « qualifiées d’étrangères » en Somalie. D’un côté l’AMISOM, constituée majoritairement de soldats du Ruanda et du Burundi et en face les militants extrêmistes.

Ne pas oublier non plus que l’Armée éthiopienne vient de se positionner au-delà de la frontière, certainement pour prendre les islamistes à revers, s’ils étaient contraints de décrocher de la capitale sous les assauts de l’AMISOM. (Il est vraissemblable que les moyens aériens d’investigation des forces américaines basées à Djibouti, participent discrètement à l’opération : satellites, drones, reconnaissances nocturnes, ….)

Un risque de déstabilisation généralisée dans la Corne de l’Afrique

Même victorieuse (ce qui n’est pas une certitude!), cette offensive de l’AMISOM a-t-elle une chance de résoudre le problème somalien ?

On peut penser que non ! Les instances internationales avaient déjà soulevé le couvercle de la boite de Pandore en couvrant l’invasion éthiopienne.

Aujourd’hui, elles risquent de l’ouvrir complètement. Si les islamistes perdent des forces significatives dans la bataille, ils ne seront pas décapités ni totalement affaiblis. Si l’on donne un certain crédit à leurs récentes déclarations, ils ne se laisseront pas anéantir par une bataille perdue et ils pourraient être tentés d’utiliser d’autres moyens que les forces conventionnelles de combat sur le terrain : attentats, massacres purraient se multiplier non seulement dans la région, mais aussi dans d’autres parties du monde.

De plus la population somalienne est usée par ces années de guerre et de survie au milieu des échanges de tir. Sera-t-elle tentée de soutenir les islamistes pour contrer un Gouvernement (même victorieux), qui n’a aucune légitimité autre, que celle que lui ont conférée l’ONU, l’Ethiopie et Guelleh en sponsorisant l’élection « mascarade » du Président somalien à Djibouti.

__________________________________ AFP

De Mustafa HAJI ABDINUR

Des centaines d’habitants de Mogadiscio ont commencé à fuir la ville en ruines dans la crainte d’une vaste offensive promise par le gouvernement, avec le soutien de la force de paix de l’Union africaine (Amisom), contre les insurgés islamistes.

« Le gouvernement clame qu’il va reprendre le contrôle de la ville, les rebelles renforcent leurs positions, et les civils seront encore les premiers à en payer le prix », s’inquiète avec amertume Mohamed, 39 ans, père de trois enfants.

Sa famille vit dans le quartier d’Huriwa (nord), une zone contrôlée par les insurgés. Avec les rumeurs d’attaque imminente, Mohamed a décidé d’installer temporairement ses proches dans le corridor d’Afgoye (périphérie sud-ouest), où s’entassent depuis des années des milliers de déplacés.

Le gouvernement de transition (TFG) a annoncé son intention de lancer prochainement, avec le soutien de l’Amisom, une offensive majeure contre les insurgés shebab, qui se réclament d’al-Qaïda, et leurs alliés du Hezb al-Islam.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le TFG ne contrôle qu’une petite partie de la capitale, essentiellement grâce aux 5.000 militaires burundais et ougandais de l’Amisom.

Les duels d’artillerie qui opposent forces pro-TFG et soldats de la paix aux shebab font régulièrement de nombreuses victimes parmi la population. Mais de l’avis de tous, l’affrontement qui se prépare annonce encore plus de violences. « Ce sera la bataille finale pour nettoyer la capitale de ses terroristes », assure un responsable militaire du TFG, Abdirasak Qeylow. « Nous avons confiance, nous allons les battre ».

Se disant informés des préparatifs en cours, les shebab se prépareraient « à contre-attaquer » et ont promis la défaite du « gouvernement apostat » et de ses « alliés chrétiens ».

Reconnaissables à leurs treillis neufs, des soldats du TFG, récemment formés à Djibouti (notamment par l’armée française), ont été déployés sur plusieurs lignes de front dans le centre de Mogadiscio.Les habituels affrontements ont sensiblement augmenté d’intensité depuis trois semaines, et le TFG aurait recruté de nombreux ex-miliciens.

La ville bruisse de toutes les rumeurs, poussant en particulier les habitants des quartiers islamistes à trouver temporairement refuge en périphérie. Des dizaines de familles ont ainsi pris la direction du camp de Hawa Abdi. « Beaucoup comme moi ont décidé de se mettre à l’abri avant le début des combats », explique Amino, mère de six enfants à Huriwa.

« Nous sommes revenus à Mogadiscio après le départ des troupes éthiopiennes (janvier 2009). Depuis lors, nous n’avons jamais connu la paix, ce ne sont que combats et bombardements », déplore-t-elle.

D’autres familles sont arrivées récemment dans les camps d’Elashabiyaha et de Lafole.

Selon le HCR, 18.000 personnes ont été déplacées en janvier à Mogadiscio par les violences. Beaucoup vivent aujourd’hui en dehors des limites de la ville, dans des conditions sanitaires déplorables et souvent dépendants de l’aide humanitaire.

« Cette fois, je crois bien qu’ils vont se battre pour le contrôle de toute la ville. Le TFG comme les shebab sont bien préparés, ils amassent des forces sur les lignes de front », observe Jamal, commerçant dans le bastion shebab de Bakara.

« La guerre n’a jamais apporté de solution aux problèmes de la Somalie », souligne Mohamed Gobe, dont la famille a fui le quartier de Suqbacad. « C’est la sixième fois que les miens doivent quitter la maison. Moi je reste pour garder notre petite épicerie »

10/02/10 (B537) Le Journal de la Flibuste (7 articles en Français)

_________________ 7 – Romandie News (CH) avec AFP

Somalie: des pirates disent avoir relâché un cargo panaméen contre rançon

Des pirates somaliens ont affirmé mardi à l’AFP avoir relâché le jour même un cargo battant pavillon panaméen, capturé en octobre dans l’océan Indien, en échange d’une rançon de 3,1 millions de dollars.

Le MV Al Khaliq « a été relâché cet après-midi après le paiement d’une rançon de 3,1 millions de dollars », a indiqué Mohamed Ilkase, pirate basé à Harardere, localité de la côte somalienne au large de laquelle mouillait le navire.

« Le bateau est toujours près de Harardere, mais les pirates ont quitté le bord et sont revenus à terre avec l’argent », a précisé cette source, interrogée au téléphone depuis Mogadiscio.

Un notable de Harardere, Moalim Abdulahi Diriye, a confirmé la libération du navire.

« Les pirates ont relâché l’un des bateaux qu’ils détenaient près de Haradere. Ils ont récupéré une rançon de plus de 3 millions de dollars », selon ce dernier.

Le MV Al Khaliq, bateau de 180 mètres de long, géré par des intérêts indiens et britanniques, avait été capturé à environ 300 km de l’archipel des Seychelles le 22 octobre avec 26 membres d’équipage à bord, 24 Indiens et 2 Birmans.

_______________________ 6 – Afriscoop avec XINHUA

Les Seychelles cherchent à rapartier les pirates somaliens

Les Seychelles travaillent avec ses partenaires internationaux pour rapatrier les pirates somaliens à purger une partie de leur peine dans leur pays d’ origine.

Les Seychelles cherchent à conclure un accord en ce sens en collaboration avec le bureau du Commonwealth, le programme anti- piraterie de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et l’Université australienne d’Edith Cowan.

Selon le ministre seychellois de l’Environnement et des Transports, Joël Morgan, qui est chargé de la lutte anti-piraterie, la conclusion d’un tel accord arrangerait bien les Seychelles qui trouvent certains inconvénients que les flibustiers somaliens purgent la totalité de leur peine aux Seychelles.

Il y a actuellement une douzaine de pirates somaliens en détention à Mahé, l’île principale des Seychelles, et dont le procès pour terrorisme a été instruit à la Cour suprême de Victoria.

La garde-côte seychelloise participe activement à la piraterie dans l’océan Indien, alors que le pays y a consacré 4,5% de son budget en 2009.

Selon certains économistes locaux, la piraterie somalienne aurait un effet néfaste plus prononcé sur l’économie des Seychelles que la récession internationale.

_______________________ 5 – CategoryNet.com

Décembre 2009, au large de la Somalie, une Société Privée Française assure la protection armée des navires de commerce.

KAIS International s’implante dans les zones à risques, jusque là exploitées par les entreprises anglo-saxonnes. Depuis 2009, cette jeune société militaire privée Française fournie enfin de la sécurité armée « made in France »

Le renouveau de la piraterie maritime n’est pas exclusivement lié à la situation particulière de la Somalie. Il s’inscrit dans un contexte marqué par le développement des violences crapuleuses visant la navigation maritime sur l’ensemble du globe. Ces violences, longtemps limitées aux zones côtières, se déplacent vers le large, dans cet espace immense qu’est la haute mer. Les pirates ne craignent plus de s’aventurer très loin de leur base.

En raison de la persistance de risques liés à la situation dans le golfe d’Aden d’une part et du contexte international d’autre part, un Armateur à sollicité KAIS International pour que ses navires soient protégé des facteurs de risque qui peuvent peser sur les activités des lignes commerciales entre l’Europe, l’Asie, la mer rouge et l’océan indien.

« Nos prestations sont réalisées avec le sérieux et les compétences de nos collaborateurs, issus des unités spécialisées de l’armée Française, c’est exactement ce que demandent nos clients désireux d’être sous la protection de professionnels » déclare Stéphane Samarelli, un des responsables de KAIS International.

Embarquée en Afrique du Sud mi-décembre, une de nos équipes a escorté un navire de charge jusqu’à sa destination : le Golfe Persique.

Soucieux de la protection du navire ainsi que des conditions dans lesquelles l’équipage exerce ses activités pendant la traversée d’une quinzaine de jours, KAIS International a mis à la disposition de l’Armateur un dispositif humain de prévention permettant :
• d’évaluer le niveau de sûreté global du navire, notamment lors des phases d’approche de la zone critique (contrôles aux abords du navire, surveillance périmétrique et veille radar),
• de protéger les zones névralgiques du navire faisant route, et d’assister, le cas échéant, le Commandant pour toute question relative à la sûreté à bord,
• de mettre en œuvre une procédure d’alerte fiable à partir de procédures spécialement élaborées pour cette mission,
• de procéder à l’analyse continue de la situation à bord, afin, le cas échéant, de valider les processus décisionnels du groupe en matière de gestion des risques.
• de procéder à l’intervention en mer, lors de l’approche d’une embarcation suspecte.

KAIS International assure la protection et la mise en sûreté de votre personnel et de vos biens, à l’international. Dans cet objectif, nous portons l’accent sur notre aptitude à maîtriser la sûreté tout en offrant un niveau de compétence optimal. En effet, tous nos collaborateurs sont des professionnels de la sûreté et peuvent témoigner d’une expérience réelle acquise dans des conditions analogues aux besoins des entreprises travaillant dans les zones à risques.

Contact Presse:
KAIS International
Stéphane

_______________________ 4 – Afrik.com

Au moins dix morts dans un trafic de clandestins en Somalie

Dix personnes sont mortes et 30 autres portées disparues dans le Golfe d’Aden à la suite d’une avarie technique sur le bateau qui les transportaient clandestinement de la Somalie au Yémen.

Près de 70 Ethiopiens ont été sauvés par les garde-côtes du nord de la Somalie.

Les immigrés ont certainement passé plusieurs jours cachés dans une petite embarcation sans boire, ni même manger. Deux corps ont été retrouvés dans le bateau et huit autres se sont noyés en tentant de rejoindre la côte par la nage, rapporte Angola Press. Une enquête est en cours.

_______________________ 3 – Mer et Marine

Cargo piraté : L’OTAN donne l’assaut dans le golfe d’Aden

Des commandos de l’OTAN, appuyés par un avion de patrouille maritime français et un bâtiment danois, ont pris d’assaut, vendredi, l’Ariella.

Ce cargo avait été détourné quelques heures plus tôt, alors qu’il transitait dans le golfe d’Aden. Les 25 membres d’équipage (15 Philippins, 7 Ukrainiens, un Indien, un Bulgare et un Slovaque) étant parvenus à se réfugier à l’intérieur du cargo, le commandement de l’OTAN a décidé de reprendre le navire avant que l’équipage ne soit fait prisonnier.

L’opération s’est soldée par une réussite, l’Ariella étant libéré et l’équipage s’en sortant sain et sauf. Les pirates seraient, en revanche, parvenus à s’enfuir. «

Cette opération aujourd’hui démontre la détermination de l’Otan à s’en prendre aux actes de piraterie au large de la corne de l’Afrique », a affirmé le lieutenant-colonel Wolfgang Schmidt, de l’OTAN. Selon l’organisation, l’assaut a été mené avec le concours d’un avion de patrouille maritime français déployé dans le cadre de l’opération Atalante, ainsi que du bâtiment de projection danois Absalon, régulièrement intégré à la CTF 151, force multinationale dédiée à la lutte contre la piraterie en océan Indien.

_______________________ 2 – Bruxelles 2 / Europe de la Défense

Le navire libyen capturé par les pirates transportait-il des armes ?

C’est en tout cas l’assertion de l’ONG Ecoterra. « Selon des informations venait du terrain », affirme l’ONG, le navire libyen battant pavillon nord-coréen, MV RIM, capturé par les pirates, mardi, « transportait des armes d’Erythrée vers le Yemen, avec la connaissance et sous les yeux des opérations navales dans la zone. »

Le RIM, petit cargo de 4.800 T, « après un bref intermède avec les forces (du Somaliland) à l’est de LasKorey sur la côte somalienne, le cargo a mis le cap sur la Corne de l’Afrique et après une courte escale à Ga’an est arrivé dans le repère des pirates de Garacad » affirme l’ONG.

De fait, selon l’AFP, des échanges de coups de feux auraient eu lieu jeudi, près de Laskorey, entre les pirates et les gardes-côtes du Somaliland (région autonome de Somalie). Il aurait fait au moins un mort coté policier.

________________________ 1 – AFP

Trafic de clandestins: 10 morts et 30 disparus dans le golfe d’Aden

Au moins 10 personnes sont mortes et 30 ont disparu dans le golfe d’Aden après une avarie technique du bateau qui les transportaient clandestinement de Somalie au Yémen, ont annoncé dimanche des responsables somaliens.

Soixante-dix personnes, principalement des Ethiopiens, ont été secourus par des garde-côtes de Sanage dans la région autonome du Somaliland (nord de la Somalie), selon cette source.

« Les passagers qui ont été secourus nous ont dit que le bateau transportait au départ environ 110 immigrés », a déclaré Ige Mohamed, le chef du service de l’immigration dans la province de Sanage, joint au téléphone par l’AFP.

« Malheureusement, la mort de 10 personnes a été confirmée et 30 sont toujours portées disparues en mer », a-t-il déclaré.

Les immigrés ont vraisemblablement passé plusieurs jours cachés dans leur petite embarcation, sans boire ni manger, selon cette source.

Deux corps ont été découverts dans le bateau et huit migrants se sont noyés en tentant de rejoindre la côte à la nage, a ajouté M. Mohamed.

« Nous n’avons pas beaucoup de détails. Je ne sais pas combien de jours ils ont passé sur le bateau mais les survivants nous ont dit qu’ils se dirigeaient vers le Yémen et qu’ils étaient partis de Bosasso » dans les environs de la région semi-autonome du Puntland, a-t-il dit. « La plupart d’entre eux sont dans un état grave et risquent de ne pas survivre si ils ne sont pas soignés d’urgence », a-t-il souligné.

Abdullahi Awale, un responsable de la sécurité à Hargeysa – capitale de la région autonome du Somaliland – a déclaré qu’une enquête avait été ouverte.

Selon des chiffres de l’ONU, le nombre de personnes fuyant l’instabilité dans la Corne de l’Afrique en direction du Yemen a augmenté de 50% en 2009, atteignant le nombre record de 74.000.

Le nombre d’Ethiopiens qui tentent de traverser le golfe d’Aden ou la mer Rouge -un trajet considéré par l’ONU comme le « plus encombré et le plus meurtrier au monde »-, a doublé en 2009, tandis que le nombre de Somaliens est resté stable.

Plus de 300 personnes se sont noyées ou n’ont pas survécu à ce trajet en 2009

10/02/10 (B537) Nouvelles de Somalie (5 articles en Français)

____________________________________ 5 – AFP

Somalie: les insurgés menaçent contre une possible offensive gouvernementale

Les insurgés islamistes ont mis en garde le gouvernement de transition somalien et la force de paix de l’Union africaine dans ce pays (Amisom) contre une possible prochaine offensive de ces forces pro-gouvernementales à Mogadiscio.

« Nous avons des informations sur cette offensive planifiée par le gouvernement apostat contre nos positions à Mogadiscio et dans d’autres régions du pays », a affirmé mardi à l’AFP Mohamed Osman Arus, porte-parole du Hezb al-Islam, un des mouvements insurgés, allié aux islamistes radicaux shebab.

« Ils veulent nous attaquer de plusieurs directions (…). Nous sommes prêts à contre-attaquer (…), quelque soit leur préparation et leur soutien, et avec l’aide de Dieu nous vaincrons », a-t-il assuré.

Le porte-parole officiel des shebab, cheikh Ali Mohamoud Rage, avait déjà indiqué lundi à Mogadiscio devant la presse que son mouvement était « informé des préparatifs que mènent actuellement les apostats ». « Ils ont toujours voulu faire la guerre contre nous mais ils n’ont jamais gagné une seule bataille », a affirmé M. Rage.

Le gouvernement de transition (TFG) affirme depuis plusieurs semaines qu’il se prépare à lancer, avec le soutien de l’Amisom, une vaste offensive dans la capitale contre les shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam.

Soutenu à bout de bras par la communauté internationale, le très affaibli TFG, dont l’autorité se limite à quelques quartiers de la capitale, n’a survécu jusqu’à ce jour que grâce au soutien militaire de l’Amisom, forte de 5.300 hommes.

Il subit les assauts quasi-quotidiens des shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et comptent dans leurs rangs plusieurs centaines de jihadistes étrangers.

_____________________ 4 – OpexNews

Les troupes éthiopiennes sont entrées en Somalie MOGADISCIO, 7 février —

Les troupes éthiopiennes lourdement armées sont entrées en Somalie par le centre et le sud- ouest de la frontière commune entre les deux pays, ont déclaré dimanche des témoins.

Les troupes éthiopiennes se sont retirées de la Somalie début 2009 après deux ans de présence dans le pays pour soutenir le gouvernement somalien.

Selon les habitants du village d’Elberder, dans la région de Bakool (sud), les troupes éthiopiennes, accompagnées de soldats somaliens nouvellement formés, se dirigent vers les zones du sud contrôlées par les insurgés.

« Il y a beaucoup de soldats dans le village, Somaliens et Ethiopiens, je pense qu’ils se dirigent vers les villes voisines de Baidao et de Hudur et même plus loin », a déclaré à l’agence Chine Nouvelle Marey Isse, un villageois.

Selon les informations en provenance de la province de Hiran ( centre), des troupes éthiopiennes bien armées transportés par des camions militaires ont pénétré dans cette région somalienne depuis l’autre côté de la frontière.

Beledweyn, le chef lieu de la province de Hiran, est tombée récemment aux mains des islamistes radicaux.

L’intervention des troupes éthiopiennes dans le territoire somalien survient au moment où les forces gouvernementales somaliennes et les islamistes radicaux préparent de nouveaux combats à Mogadiscio.

L’Ethiopie a démenti l’entrée de ses troupes en Somalie, mais a affirmé avoir le droit de « se défendre contre la tentative des rebelles somaliens de violer sa sécurité nationale ».

_____________________ 3 – L’Express avec Reuters

Les forces somaliennes bombardent Al Chabaab à Mogadiscio

Au moins neuf civils somaliens ont trouvé la mort ces dernières heures dans le nord de Mogadiscio au cours d’un échange de tirs de mortier entre les forces gouvernementales et les rebelles, a déclaré le groupe Elman pour la paix et les droits de l’homme.

LES FORCES SOMALIENNES BOMBARDENT LES REBELLES

Les affrontements ont débuté dimanche et se poursuivaient lundi matin. Il y a également 14 blessés, a ajouté l’organisation somalienne.

D’après des habitants, les forces gouvernementales ont bombardé des maisons occupées par des islamistes d’Al Chabaab.

« Nous avons vu les Chabaab transporter leurs morts et blessés dans un minibus », a déclaré un témoin, Hassan Nur, à Reuters. « Les obus gouvernementaux ont pratiquement rasé les maisons qui abritaient des combattants locaux et étrangers d’Al Chabaab », a-t-il ajouté.

La Somalie est privée de gouvernement central efficace depuis près de vingt ans et la communauté internationale s’inquiète de la menace posée par les insurgés d’Al Chabaab, qui ont récemment fait allégeance au réseau Al Qaïda.

Les combats dans le pays, quasi quotidiens, ont fait au moins 21.000 morts au cours des trois dernières années.

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement, qui ne contrôle guère que quelques quartiers de Mogadiscio, promet de lancer une vaste offensive contre Al Chabaab et un autre groupe rebelle, Hizbul Islam, qui entendent imposer au pays leur vision intransigeante de la loi islamique.

Un responsable du gouvernement, souhaitant rester anonyme, a fait état de discussions en cours entre son administration et la milice progouvernementale Ahlu Sunna Waljamaca à Addis-Abeba.

« Nous discutons de la meilleure manière de les intégrer sur un plan à la fois politique et militaire », a-t-il expliqué. « Si tout se passe bien dans cette première étape, nous nous concentrerons sur la réunion de nos forces en vue de la guerre. »

_____________________ 2 – JDD

Somalie: Neuf rebelles tués à Mogadiscio

Au moins neuf civils somaliens ont trouvé la mort ces dernières heures dans le nord de Mogadiscio, a déclaré le groupe Elman pour la paix et les droits de l’homme.

Les affrontements entre les forces gouvernementales et les rebelles, qui ont débuté dimanche, se sont poursuivis lundi matin. Quatorze blessés s’ajouteraient aux victimes. D’après des habitants, les autorités ont bombardé des maisons occupées par des islamistes d’Al-Chabaab.

_____________________ 1 – Afrique en Ligne

Somalie : L’Egypte réitère son soutien au gouvernement

L’Egypte se dit très préoccupée par la situation en Somalie et renouvelle son entier soutien au gouvernement de transition du président de Cheikh Sharif Ahmed.

Par la voix du ministre adjoint aux Affaires africaines, Mona Omar, Le Caire estime que la résolution du conflit fait partie de ses priorités, dans le cadre plus large de la stabilisation de la Corne de l’Afrique.

L’Egypte recevra, début février, le Premier ministre de la région semi-autonome de Puntland en Somalie, où plusieurs enseignants égyptiens travaillent dans les régions somaliennes de Puntland et Somaliland.

10/02/10 (B537) Radio-Trottoir (Lectrice) Un soutien financier de 12 millions de FD au FRUD / UMP qui a été versé par IOG

Flash info du 10 février 2010.

La campagne pour l’Ougas de Djibouti bat son plein.

Réunion Extraordinaire entre Jean-Marie (du FRUD – bis-) et le ministre de la Défense Ougoureh Kiflé, avec la participation active d’une forte délégation conduite par Dilleita, Président par procuration du RPP.

Les Fonds du PNUD sont bien au rendez-vous !

Merci pour les tricots attribués généreusement aux jeunes chômeurs et merci pour les banderoles (et les banderilles ?) avec des slogans publicitaires qui pavoisent et décorent les axes routiers du Centre ville.

Hier soir encore les sacs de Khat étaient distribués généreusement, afin d’attirer le maximum de badauds « applaudisseurs » pour écouter Jean-Marie quand il prononcerait des éloges encore plus flagorneurs que ceux de Gabayo pour le roitelet d’Haramous.

Sans oublier que le très jeune roitelet a toujours participé à l’extermination des Afar. Depuis dix ans bientôt, IOG poursuit sans trève, mais dans la discrétion, sa dangereuse politique d’extermination ethnique, physique, politique et linguistique des populations Afar en République de Djibouti. C’est vrai aussi dans les régions éthiopiennes frontalières de Djibouti.

A telle enseigne que plusieurs députés Afar, Maître Dini en tête, ont quitté le cercle et se sont révoltés, paraît-il, contre les décisions illégales du ministre de l’Intérieur qui a gonflé artificiellement le nombre d’électeurs d’origine Somali en vendant, favorisant et distribuant quelques milliers de Cartes d’Identité à des originaires du Somaliland.

Tandis que de nombreux Djiboutiens de souche, en particulier les Afar sont rabaissés au statut d’apatride et qu’on leur refuse même des papiers d’identité auxquels ils peuvent légitimement prétendre.

Nous attendons une réaction urgente du camarade Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l’ARD et l’annonce que son parti engage des démarches de sensibilisation de l’Opinion internationale avec le soutien du lobby que constitue la diaspora Djiboutienne à l’étranger.

Nous avons bien compris que nous n’avions définitvement rien à attendre d’un FRUD acheté par IOG.

Par Anissa Abdoulkader Houmed

10/02/10 (B537) Yémen Express (7 articles en Français)

____________________ 7 – Romandie News (CH) avec ATS

Les Saoudiens intensifient leurs raids contre la guérilla

L’armée de l’air saoudienne a intensifié mardi ses raids dans le nord du Yémen contre les rebelles chiites yéménites, qui ont encerclé une unité de parachutistes, a annoncé la guérilla. Les avions saoudiens ont effectué mardi 33 frappes sur le nord du Yémen, contre neuf lundi.

Au total, les forces saoudiennes ont tiré 120 missiles, ont indiqué les rebelles sur leur site internet.

Deux des raids aériens ont été menés pour soutenir les parachutistes encerclés et les avions saoudiens ont également tenté de larguer des fournitures destinées à cette unité, peut-il être lu également sur le site internet de la guérilla.

Un médiateur, cité par la chaîne d’information panarabe Al-Jazeera, a laissé entendre que des progrès étaient possibles sur la voie d’une trêve entre l’armée yéménite et les rebelles.

Ce médiateur, qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat, a lui déclaré que le gouvernement de Sanaa avait accepté que des représentants de la guérilla chiite siège aux commissions qui seraient chargées de superviser l’application d’un cessez-le-feu.

____________________ 6 – Romandie News (CH) avec AFP

Yémen: Al-Qaïda incapable d’entraver le commerce mondial à Bab al-Mandeb

L’organisation terroriste Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), présente au Yémen, est incapable de mettre à exécution ses menaces de prendre le contrôle du détroit stratégique de Bab al-Mandeb, par où transite 30% du commerce mondial, ont estimé mardi des analystes.

« Je ne crois pas qu’ils soient capables de contrôler Bab al-Mandeb », avance l’analyste militaire Riad Kahwaji, commentant les menaces du numéro deux de l’Aqpa, le Saoudien Saïd al-Shihri, formulées dans un message sonore mis en ligne lundi sur un site islamiste.

La fermeture du détroit « nécessite des capacités qu’ils (les membres d’Al-Qaïda) n’ont pas », en terme aérien ou encore de missiles anti-navires, ajoute M. Kahwaji, directeur de l’Institute for Near East and Gulf Military Analysis (Inegma), basé à Dubaï.

Situé entre le Yémen d’une part, Djibouti et l’Erythrée de l’autre, le détroit commande l’entrée en mer Rouge à partir du Golfe d’Aden. C’est un lien stratégique entre l’océan Indien et la Méditerranée.

L’homme d’affaires saoudien Tarek ben Laden, un demi-frère d’Oussama ben Laden, avait annoncé en 2008 son ambition de construire un pont enjambant la mer Rouge par Bab al-Mandeb pour relier l’Afrique à la péninsule arabique, mais ce projet n’a pas été mis en oeuvre.

L’analyste saoudien Anouar Eshki, lui non plus, ne donne aucun crédit aux prétentions de l’Aqpa qui, pour contrôler Bab al-Mandeb, « doit au préalable contrôler Aden ».

« Les seules parties capables de contrôler Aden et Bab al-Mandeb sont les puissantes tribus yéménites », poursuit M. Eshki, chef de l’Institut du Moyen-Orient pour les Etudes stratégiques, basé à Djeddah, en Arabie saoudite.

Selon lui, « l’Aqpa n’est pas aussi puissante qu’on peut le croire », pas suffisamment « pour pouvoir prétendre contrôler Bab al-Mandeb, par où transite 30% du commerce international ».

L’Aqpa, née d’une fusion en janvier 2009 entre les branches yéménite et saoudienne d’Al-Qaïda et basée au Yémen après avoir subi des revers en Arabie saoudite, « n’a absolument aucune capacité à contrôler Bab al-Mandeb », renchérit Dhia Rachouane, un spécialiste égyptien des groupes extrémistes.

Pour cela, le groupe devrait « disposer de bases sur les deux rives du détroit, ce qui n’est pas le cas », ajoute-t-il, notant qu’Al-Qaïda n’a par ailleurs « aucune expérience dans les opérations maritimes ».

Dhia Rachouane se demande encore « comment un groupe peut prétendre pouvoir contrôler Bab al-Mandeb alors qu’il n’a pas mené une seule opération d’envergure depuis l’attaque ratée de 2008 contre l’ambassade des Etats-Unis à Sanaa », lors de laquelle les kamikazes n’avaient pu pénétrer dans l’enceinte.

En appelant ses partisans à attaquer « partout les intérêts américains et croisés », le numéro deux d’Aqpa ne fait que « donner des prétextes supplémentaires pour un renforcement de la présence américaine et occidentale dans la région », signale-t-il.

En outre, les flottes occidentales et d’autres pays, dont la Chine, déployées en force dans le Golfe d’Aden, dans l’Océan indien et en mer d’Arabie, sont de nature à dissuader toutes velléités d’action des partisans de l’Aqpa.

« S’ils parviennent à constituer une véritable menace pour la navigation mondiale, les flottes internationales qui croisent déjà dans la région vont intervenir », déclare Riad Kahwaji.

Quant à l’offre faite début janvier par les insurgés islamistes somaliens, les shebab, de prêter main forte à l’Aqpa, « c’est de la propagande », estime-t-il, ajoutant qu' »ils sont engagés dans une guerre civile dans leur pays et ne contrôlent pas entièrement le territoire somalien ».

____________________________ 5 – EuroNews

Al-Qaïda dans la péninsule arabique appelle à la guerre sainte

“Les intérêts américains et croisés se trouvent partout, et leurs agents se déplacent partout. Attaquez-les et éliminez autant d’ennemis que vous pouvez”. Cet appel à la guerre sainte est signé Al-Qaïda. Il a été lancé sous forme de message audio par Saïd al-Shihri. Ancien détenu de Guantanamo, le numéro deux d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique était donné pour mort par les autorités yéménites suite à un raid aérien en décembre dernier.

Saïd al-Shihri affirme également vouloir prendre le contrôle du détroit de Bab al-Manded. Situé à l’entrée de la mer Rouge, ce passage constitue un point stratégique des échanges commerciaux internationaux, notamment dans le secteur pétrolier.

Ces derniers mois, le Yémen a pris des allures de nouveau front de la lutte anti-terroriste. Sous la pression des puissances occidentales et de leurs alliés, Sanaa a engagé une opération militaire contre les militants d’Al-Qaïda qui se cachent sur son territoire. Offensive dont l’efficacité est aujourd’hui encore difficile à évaluer.

___________________ 4 – 20 minutes.fr

Al-Qaida au Yémen menace les Américains

Le numéro deux d’Al-Qaïda au Yémen (Aqpa) a appelé ses partisans à attaquer « partout les intérêts américains et croisés », un mot d’ordre enregistré dans un message audio mis en ligne hier sur un site islamiste. Saïd al-Shihri accuse « les croisés et les sionistes » de mener « une invasion haineuse du Yémen » et appelle les tribus, influentes et qui contrôlent de vastes régions, à « attaquer les agents qui complotent avec les croisés contre les musulmans ».

Le chef islamiste vise la tribu de l’imam radical yéménite Anwar al-Aulaqi, recherché par les Etats-Unis, et s’en prend à la famille régnante en Arabie saoudite pour sa participation à la lutte contre Al-Qaïda. Le responsable d’Aqpa, qui a revendiqué la tentative d’attentat du 25 décembre contre le vol Amsterdam-Detroit, proclame aussi pour la première fois l’ambition d’Al-Qaïda de prendre le contrôle d’un détroit stratégique commandant l’entrée de la mer Rouge, Bab al-Mandeb, où transitent de nombreux tankers pétroliers. W

__________________ 4 – Le Matin (CH) avec AFP

Yémen: Al-Qaïda veut prendre le contrôle de la sortie du golfe d’Aden

Al-Qaïda veut prendre le contrôle du détroit stratégique de Bab al-Mandeb séparant le Yémen de la Corne de l’Afrique, a affirmé le numéro deux du réseau au Yémen dans un message audio diffusé lundi sur un site islamiste.

Al-Qaïda veut prendre le contrôle du détroit stratégique de Bab al-Mandeb séparant le Yémen de la Corne de l’Afrique, a affirmé le numéro deux du réseau au Yémen dans un message audio diffusé lundi sur un site islamiste.

____________________________ 3 – AP

Le numéro deux d’Al-Qaïda au Yémen appelle à de nouveaux attentats

Un nouveau message audio attribué au numéro deux de l’antenne d’Al-Qaïda au Yémen Saïd al-Chihri appelle à commettre des attentats contre les intérêts américains et saoudiens dans la région.

L’enregistrement mis en ligne lundi sur Internet exhorte à « attaquer les intérêts de l’Amérique et les Croisés » ainsi que « leurs agents, particulièrement », les dirigeants « saoudiens » qui, selon l’auteur du message, mènent une guerre contre les musulmans au nom des Etats-Unis.

Le ministère yéménite de l’Intérieur a rejeté la menace, estimant qu’elle reflétait « le désespoir et l’isolement croissants » du groupe d’Al-Qaïda.

Il s’agit du premier message attribué à Al-Chihri depuis le raid aérien effectué le 24 décembre par les forces yéménites contre le dirigeant et d’autres membres d’Al-Qaïda. Dans cet enregistrement de 12 minutes, Al-Chihri cherche à rassurer la direction d’Al-Qaïda en Afghanistan sur le fait que les responsables yéménites n’ont pas été blessés.

L’auteur du message félicite également le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab pour sa tentative d’attentat à bord d’un avion de la Northwest Airlines qui assurait la liaison entre Amsterdam et Detroit le jour de Noël.

L’authenticité de l’enregistrement n’a pu être confirmée de source indépendante mais il a été mis en ligne sur un site web fréquemment utilisé pour la diffusion de messages militants.

____________________________ 2 – AFP

Al-Qaïda menace d’attaquer « partout » les intérêts « américains et croisés »

De Taïeb MAHJOUB

Le numéro deux d’Al-Qaïda au Yémen a appelé ses partisans à attaquer « partout les intérêts américains et croisés » et affirmé l’ambition du réseau de s’emparer d’un détroit stratégique commandant l’entrée de la mer Rouge.

Dans un message audio mis en ligne lundi sur un site islamiste, Saïd al-Shihri, recherché par les autorités yéménites, exhorte les musulmans à « proclamer le jihad ».

« Les intérêts américains et croisés se trouvent partout, et leurs agents se déplacent partout. Attaquez-les et éliminez autant d’ennemis que vous pouvez », lance le N.2 d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa).

Il accuse « les croisés et les sionistes » de mener « une invasion haineuse du Yémen » et appelle les tribus, qui contrôlent de vastes régions du pays, à « attaquer les agents qui complotent avec les croisés contre les musulmans ».

Il cite notamment la tribu de l’imam radical Anwar al-Aulaqi, recherché par les Etats-Unis.

S’adressant aux habitants du reste de la péninsule, il leur affirme que « les chiites, les juifs, les chrétiens ainsi que les gouvernants traîtres et apostats se sont ligués contre vous (…) vous n’avez d’autre choix que le jihad ».

Shihri s’en prend en particulier à la famille régnante en Arabie saoudite pour sa participation à la lutte contre Al-Qaïda.

« Ces criminels, les Al-Saoud, sont ceux qui mènent la guerre contre les musulmans, à la place des sionistes et des croisés », dit le dirigeant d’Aqpa, née de la fusion en janvier 2009 des branches saoudienne et yéménite du réseau extrémiste.

Par ailleurs, Shihri proclame pour la première fois l’ambition d’Al-Qaïda de prendre le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, par où transite une importante part du commerce international, notamment pétrolier.

Situé entre le Yémen d’une part, Djibouti et l’Erythrée de l’autre, le détroit commande l’entrée à la mer Rouge à partir du Golfe d’Aden. C’est un lien stratégique entre l’océan Indien et la Méditerranée.

« Si nous parvenons à prendre le contrôle de Bab al-Mandeb et le ramener dans le giron de l’islam, ce sera une victoire éclatante », affirme-t-il.

« A ce moment là, le détroit sera fermé et l’étau sera resserré autour des juifs car c’est à travers (Bab al-Mandeb) que l’Amérique leur apporte son soutien, via la mer Rouge », explique-t-il.

S’adressant à ses « frères » shebab somaliens (insurgés islamistes radicaux), il leur rend hommage pour « avoir proposé de nous envoyer des troupes ».

« Coopérons, chacun sur son front de guerre, dans notre prochaine bataille contre l’Amérique », leur dit-il.

Les shebab somaliens, qui se réclament ouvertement d’Al-Qaïda, avaient annoncé le 1er janvier qu’ils étaient prêts à envoyer des combattants au Yémen pour aider leurs « frères » à combattre les « ennemis d’Allah ».

Le responsable de l’Aqpa, qui a revendiqué la tentative d’attentat du 25 décembre contre le vol Amsterdam-Detroit, a salué à nouveau son auteur, « le héros » Umar Farouk Abdulmutallab.

S’adressant aux Etats-Unis, il leur « répète ce que vous a dit cheikh Oussama ben Laden: vous ne pourrez rêver de sécurité tant que la sécurité ne sera pas une réalité vécue en Palestine ».

Saïd al-Shihri tient également à assurer les « cheikhs et émirs du commandement général » d’Al-Qaïda « dans le Khorasan », région incluant le Pakistan et l’Afghanistan, où se cacherait Oussama ben Laden, que son organisation « exécute ce qu’ils ont ordonné », pour signifier l’existence de liens organisationnels entre les branches du réseau.

Enfin, il affirme que la direction d’Aqpa « n’a pas été touchée » dans les raids militaires de décembre, qui avaient tué selon l’armée plus de 60 membres présumés du réseau.

____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Dix soldats tués au Yemen

Au moins dix soldats yéménites ont été tués et 18 blessés dans des accrochages entre l’armée et les rebelles chiites dans le nord du Yémen, a indiqué aujourd’hui une source militaire.

Ces accrochages interviennent alors que les rebelles n’ont pas encore fait connaître leur réponse à l’initiative du gouvernement annoncée samedi, qui établit un calendrier pour la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu.

Des affrontements se sont déroulés autour de la ville de Saada (240 km au nord de Sanaa) et sur les fronts de Harf Soufyane et Malahidh, a indiqué la source, précisant que la plupart des soldats avaient été tués par des balles de francs-tireurs. Par ailleurs, l’armée yéménite a pu aujourd’hui, au terme de violents combats, briser l’encerlement d’une unité de plusieurs centaines de soldats retranchés dans une montagne au sud-est de Saada.

Les rebelles avaient creusé des tranchées et miné les alentours de Jabal al-Samah, où les soldats sont restés encerclés pendant 10 jours, a indiqué la source selon laquelle les combats « ont fait des victimes », sans préciser s’il s’agissait de morts ou de blessés.
Le gouvernement yéménite avait annoncé samedi qu’après l’acceptation par les rebelles des six conditions gouvernementales pour un cessez-le-feu, une commission de sécurité avait élaboré un calendrier pour arrêter les combats.

Le calendrier a été transmis à la rébellion dirigée par Abdel Malek al-Houthi par un intermédiaire, selon les autorités qui avaient précisé que la guerre s’arrêterait immédiatement si les rebelles l’acceptaient.

09/02/10 (B537) NPA (Nouveau Parti anticapiliste) Djibouti – Ambiance de fin de règne

Début 2009 encore, Ismail Omar Guelleh (IOG), président autoritaire de Djibouti, devait s’imaginer son avenir politique tel un long fleuve tranquille. Comme d’autres pairs en Afrique, il s’est échafaudé un projet de prolongation de mandat, antichambre d’une présidence à vie.

La répression fait partie du projet: citons celle de trois étudiants arrêtés puis emprisonnés à la suite de manifestations et celle d’une artiste placée en détention à la prison de Gabode pour une chanson se moquant de Kadra Mahmoud Haïd, l’influente épouse d’IOG. Pendant ce temps, le schéma d’un appel à un plébiscite préélectoral vers une adaptation constitutionnelle est apprêté: les «militants» du parti d’IOG (le RPP/Rassemblement populaire pour le progrès) tentent de démontrer que le pays entier exige un nouveau mandat du président alors qu’il en est à son second et n’est rééligible qu’une fois selon l’article23 de la Constitution.

Des candidatures à cette présidentielle sont alors opportunément annoncées… Ambitions personnelles? Connivences avec le «système IOG»? On se perd en conjecture…

À Djibouti, les partis d’opposition et la société civile sont muselés voire (pour beaucoup) interdits. Les leaders politiques sont spoliés de leurs biens et/ou exilés, les syndicalistes privés d’emploi, la presse indépendante inexistante… Si les précédentes élections ont donné lieu à un appel au boycott de l’opposition, celle-ci semble ne pas accepter un nouveau mandat pour IOG. Une résistance multiforme a grandi dès lors qu’IOG a susurré ses intentions de se maintenir à tout prix !

Acculé, le régime recourt à la provocation tribale afin d’augmenter les tensions au sein de la population et de terroriser les habitants : jets de grenades explosives, incendies de maisons et d’édifices publics, inimitiés organisées volontairement entre les habitants de différentes ethnies et de différents quartiers, pour déclencher des réactions de groupe, tirs à balles réelles, arrestations, incarcérations et tortures de centaines de citoyens, rumeurs sur l’ordre du Palais par les agents des polices politiques.

IOG est d’ailleurs obnubilé par les questions de sécurité : gros déploiement des services de la sécurité, de la Garde présidentielle voire de la Force d’action rapide, comme quand il réunit des fois chez lui à Day dans le Nord, par exemple, l’ensemble de son conseil des ministres.

Consignes : surveiller la région, interroger tout nouvel arrivant et surtout signaler à l’armée et aux éléments de la Garde présidentielle les personnes étrangères à la région, ainsi que tous les comportements suspects. Les résistants aguerris, eux, gagnent du terrain tandis que l’entourage présidentiel se fissure de plus en plus. Depuis juin, les combattants du FRUD (Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie) dament le pion dans le Nord et le Sud-Ouest à l’armée djiboutienne pourtant dotée en armes et matériels (dont des hélicoptères MI8) nouveaux, la font reculer et recrutent massivement dans la jeunesse.

Dans les sphères dirigeantes, les défections se multiplient, à l’image de la disgrâce de l’homme d’affaires Abdourahman Boreh (cigarettes et béton), désormais traqué par le fisc mais qui se trouve être un Issa-Odahgob, du sous-clan concurrent des Issa-Mamassan d’IOG. Dans ce mic-mac politico-affairiste, les protégés (civils et militaires) de la première dame s’activent à virer tout ce qui les gêne.

D’un autre côté, des démarcations politiques de ténors ont lieu, pour ne citer que celle du député Aden Robleh Awaleh, membre par ailleurs du parlement panafricain: le congrès de son parti (PND/parti national démocratique) vient d’affirmer son opposition à un troisième mandat d’IOG. Dans cette ambiance de fin de règne, l’espoir de libération pour la population réside fortement dans une fusion entre les forces politiques civiles progressistes représentatives et la fraction armée du FRUD.

À suivre de près les urgences françafricano-djiboutiennes évoquées lors de la rencontre Sarkozy-IOG du 19 janvier: apaisement du contentieux inhérent à l’Affaire Borel, nouveau partenariat de défense pour remplacer l’accord de 1977, soutien à la transition somalienne mais aussi aux offensives anti-pirateries (Corne de l’Afrique) et anti-terroristes (Yémen). Djibouti reste un bastion fort pour la Françafrique malgré les nouvelles installations françaises à Abu Dhabi. Pour autant, celle-ci abondera-t-elle pour le «Troisième mandat» qui serait hors-sujet, malgré tout, pour des USA soutenant déjà fortement des défections politiques locales?

Pierre Sidy

09/02/10 (B537) RBC Radio (Raxanreeb). A lire et à écouter en Somali, une intervention d’Ahmed Reyale, qui nous a proposé aussi une synthèse en Français, que nous présentons en premier.

Lien avec la page de RBC : http://www.raxanreeb.com/?p=36681

__________ 1 – Synthèse en Français (Texte fourni par l’auteur)

Dans son intervention, Ahmed Reyale nous informe de la situation actuelle en République Djibouti. Selon ses affirmations, des éclatements seraient à craindre à l’interieur du pays. Ceux-ci causeraient beaucoup de dommages à la population. Il poursuit en précisant que ces éclatements sont la conséquence d’un phenoméne qu’il désigne comme la réaction à  »la maltraitance et la tyrannie envers le peuple  ».

Une question se pose concernant l’accord du Gouvernement djiboutien pour ouvrir le dialogue avec l’Opposition djiboutienne. Sachant que l’Opposition djiboutienne semble ouverte à toutes les formes de discussion aux conditions :
– qu’elles aient pour objectif la réconcialiation nationale et la restauration de l’unité dans la paix,
– que le Gouvernement djiboutien s’engage à ce que les négociations soient conduites sur des bases franches et directes et que les promesses faites soient tenues.

Enfin, pour M. Reyale, c’est possible, si le Peuple et les membres du Gouvernement refusent la manière dont le régime dirige actuellement le pays et que ce dernier accepte la participation de l’opposition et qu’il reononce à la politique d’ingérance de l’Etat dans la direction des partis d’opposition.

____________________________ 2 – Texte en Somali

Mucaaradka Djibouti oo Sheegay inay Ku Dayanayaan Jabhada FRUD (Dhageyso Wareysi)

Kiev, Ukraine (RBC Radio) Hogaamiyaasha isbahaysiga mucaaradka ee dalka Djibouti ayaa shaaca ka qaaday in ay raaci doonaan wadada ay ku socoto jabhada FRUD ee ka dagaalanta waqoyiga dalka Djibouti halkaasi oo ay ciidamada dowlada kula dagaalamaan.

Hadaba, hadalkaasi iyo kulamo ay xubnaha mucaaradka Djibouti ay dhowaanahan ku yeelanayeen wadanka Belgium ayaan wareysi ku saabsan waxaan kala yeelanay Axmed Reyaale oo ka mid ah xubnaha mucaaradka ee dalka Djibouti. Waxaana aan wareysigan la yeelanay isagoo ku sugan magaalada Kiev ee xarunta dalka Ukraine.

Axmed Reyaale ayaa wareysigan ku sheegay in dhamaan ururada mucaaradka ay isku raacsan yihiin sidii looga mira dhalin lahaa dagaalka looga soo horjeedo dowlada Djibouti, taasi oo ay ku raacsan yihiin hadal ka soo yeeray xubin ka mid ah xubnaha mucaaradka oo dalka dibadiisa jooga.

Mar aan wax ka weydiinay haddii mucaaradku leeyahay dallad ama qorshe guud oo ay ku midoobeen ayaa wuxuu sheegay in guud ahaan mucaaradka Djibouti ee diidan dowlada Ismaaciil Cumar Geelle hogaamiyo ay yeesheen hal dallad oo ay ku mideysan yihiin.

Axmed Reyaale oo ka hadlay xaalada hadda ka jirta dalka Djibouti gudihiisa waxaa uu sheegay inay jiraan dagaalo laga soo sheegayo qeybo ka mid ah dalka kuwaasi oo dad ay ku waxyeeloobeen, isagoo ku tilmaamay inay qeyb ka tahay wax uu ku micneeyey ‘dhibaateyn iyo madax garraac lagu hayo shacabka.

Su’aal ku saabsaneyd in mucaaradku aqbalayo baaq nabadeed oo dhowaan ka soo yeeray dowlada Djibouti ayuu kaga jawaabay in mucaaradku aysan diideyn wada hadal kasta oo dalka xalkiisu ku jiro laakiin ay tahay in dowladu soo marto wadada wada xaajoodka ku haboon.

Ugu dambeyntii waxaa uu dadweynaha iyo xitaa xubnaha dowlada kujira ee diidan qaabka dowladu wax u wado ugu baaqay inay ka dhabeeyaan taageeradooda mucaaradka iyo inay iska diidaan siyaasada dowlada ee mucaaradku u arkaan inay yihiin kuwo dhibaato iyo burbur u horseedaya shacabka.

09/02/10 (B537) A lire sur le site du GED, un article sur les ouvertures diplomatiques avec la Libye et l’UA (Information publiée à la demande du porte-parole du GED)

Lien : http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courG180_jls.htm

Dans ce communiqué, le GED présente les avancées de sa politique d’ouverture internationale, dans le cadre de la candidature de M Ali Iftin à la future élection présidentielle djiboutienne. Il cite l’ouverture de relations avec la Libye et prochainement avec l’Union africaine (UA).