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10/12/2015 (Brève 538) Après la journée nationale contre la corruption, célébrée par des carabistouilles éhontées qui resteront célèbres, nous proposons solennellement au Président Guelleh de célébrer la journée de l’hypocrisie et de la langue de bois. Il y sera encore meilleur ! (Extrait de Fraench.china.org)

Lien avec l’article original French.China.org

Toute l’équipe de l’ARDHD s’est réunie pour éclater de rire en lisant les propos de Guelleh contre la corruption, tels qu’ils ont été rapportés (fidèlement) par French China…. !!!!

Les voleurs dénoncent les voleurs !!! C’est Vidocq qui rentre dans la Police après
avoir servi dans la pègre.

Si ce n’était pas aussi affligeant parce que tout un Peuple souffre de l’accaparement de toutes les richesses de son pays, par la famille Guelleh, ses proches et ses obligés. Qui pourrait ignorer que tous les appels d’offre sont truqués, que les embauches sont décidées le plus souvent sur des mérites « tribaux », etc… ?

Le sentiment d’impunité, l’arrogance et la bêtise sont au rendez-vous de l’illusion verbale d’un dictateur vieillissant qui refuse de quitter son trône et qui sait que cela va mal se terminer pour lui et ses proches, car la coupe déborde. …

19/02/10 (B538) Témoignage par un lecteur / Djibouti/Tadjourah. Chefferie traditionnelle : vacances de pouvoir ou usurpation de celui-ci.

Le 6 septembre 1983, Feu le Sultan de Tadjourah, Habib Ahmed Houmed, s’est éteint sur une table d’opération au centre hospitalier des armées, Bouffard, à Djibouti, au cours d’une banale intervention chirurgicale, dans le bloc du service de chirurgie viscérale.

Les djiboutiens, aujourd’hui quadragénaires, se souviennent encore de ce chef charismatique des Afars, à la forte personnalité, descendant directe de la lignée Haralmahis.

Le Sultan Habib, intronisé comme Sultan en 1964, alors qu’il n’avait que 30 ans à peine a toujours su prendre la mesure de l’immense responsabilité qui a pesé sur ses épaules durant les 19 années de son règne à la tête du Sultanat de Tajourah. Il a su gérer au mieux ses relations souvent tumultueuses avec l’administration coloniale et parvenait fréquemment à imposer son orientation politique pour la région – qui illustrait forcément la volonté de son peuple. Ses réactions n’étaient pas nécessairement du goût du représentant de l’État, pour une région qui n’était pas la mieux lotie des régions intérieurs du Territoire français des Afars et des Issas.

Contrairement à son Vizir, (l’actuel Sultan Abdoulkader Houmed), le Sultan Habib qui a incarné la force tranquille et le dialogue, quand besoin se faisait sentir, affichait ouvertement son attachement à l’indépendance du territoire. Ce qui lui valait l’inimité du président Aref, qui n’hésitait pas à récompenser en revanche le Vizir pour sa loyauté et son allégeance à l‘administration coloniale, en faisant de celui-ci, un heureux propriétaire immobilier au Héron, nouveau quartier résidentiel de Djibouti. Pour ce faire, il lui avait facilité bien des démarches auprès des banques de la place. Ainsi, le Vizir fut mis très tôt à l’abri des besoins. Du moins, il lui appartenait après coup de tirer profit durablement de cet investissement …

Le Sultan Habib quant à lui a opté pour un choix diamétralement opposé à son second : il refusait de brader sa dignité et son indépendance intellectuelle

Pour ce qui est de ses rapports avec les nouvelles autorités de la jeune République de Djibouti, indépendante depuis le 27 juin 1977, ils ont été dans un premier temps cordiaux et, furent basés sur la reconnaissance et le respect mutuels, jusqu’au jour où un certain Osman Robleh Daach fut nommé Commissaire de la République, chef du district de Tadjourah (préfet).

La cohabitation entre le commissaire Daach et le Sultan Habib a été très éphémère. En l’espace d’une année, désaccords et autres accrochages se multiplièrent entre les deux interlocuteurs. Loin de se laisser faire, le chef suprême des Afar de Tadjoura n’hésitait pas à redessiner pour ce «parachuté» éthnico-politique, le contour des prérogatives de l’un et de l’autre, en matière de gestion des affaires concernant le district de Tadjourah, qui a toujours été une poudrière politique, et foyer de tensions tout au long de l’histoire de ce petit pays.

Le Sultan Habib menait matériellement une existence modeste, mais politiquement et intellectuellement mûr, contrairement à son successeur qui était toujours en quête d’un «tuteur» depuis la disparition de son oncle protecteur, Ibrahim Mohamed Sultan, ministre des finances de différents gouvernements de Hassan Gouled. Ce dernier fut à l’origine de l’intronisation de Abdoulkader Houmed Sultan, en avril 1985.

Un quart de siècle ne suffit manifestement pas au Sultan Abdoulkader pour voler de ses propres ailes, car son défunt oncle Ibrahim Sultan, n’avait pas eu assez de temps (à peine 18 mois), pour le «couver» et le guider et conseiller du mieux qu’il le pouvait, dans la gestion des affaires concernant ses sujets. Ibrahim Sultan mourut le 26 septembre 1986.

«Orphelin» spirituel et politique, Abdoulkader Houmed fut livré à lui-même, pour le plus grand bonheur du régime djiboutien. D’ailleurs, il n’est jamais ou presque jamais consulté par les autorités djiboutiennes pour les décisions concernant son district.

Contrairement à son courageux prédécesseur, Abdoulkader Houmed a perdu toute crédibilité auprès de ces mêmes autorités, car son égoïsme et son désir flagrant de vouloir constamment se servir d’abord, ensuite ses enfants, suivi de ses neveux et nièces, au détriment des intérêts du peuple afar dont il est l’autorité suprême ternissent son image de chef … et le respect qui lui est dû l’on en a pris un coup.

Sa capacité de trancher les litiges tribaux est d’une inimaginable médiocrité.

Loin d’être impartial pour départager les protagonistes éventuels qui se présentent à son miglis (Conseil), le Sultan Abdoulkader fait appel aux sentiments d’une ou deux personnes, sans scrupule, ni état d’âme, qui ne sont à ses cotés que pour tirer profit des affaires en tous genres qui atterrissent dans ses bras.

Ou plutôt dans les leurs… Si bien qu’on peut dire sans exagérer que ce sont ces individus sans scrupule qui font fonctionner le système à leur goût, donc aux antipodes des agissements qu’on attend d’un sultan et de son miglis.

Pour ce qui est du Vizir actuel, Chehem Ahmed Houmed, qui est le petit frère du Sultan Habib, il a tout bonnement déménagé en France. Ancien militaire français, le franco-djiboutien a décidé de s’installer dans le Finistère (Bretagne), où il perçoit sa pension militaire.

Il s’affranchit totalement des affaires du miglis.

Envisage t-il…. ou plutôt médite-t-il sur la remise en place d’un duché de Bretagne ? Tâche qui risque de lui être on ne peut plus lourde que celle que lui ont confiée les Afars.

Dans ces conditions, peut-on évoquer, vacances du pouvoir ou usurpation de celui-ci ?

Aux lecteurs d’en juger.

Témoignage de Djibouti

19/02/10 (B538) Le Journal de la Flibuste (2 articles)

___________________________ 2 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: la Russie envoie de nouveaux navires dans le golfe d’Aden

Un nouveau détachement de navires de la Flotte russe du Pacifique mettra le cap sur la région du golfe d’Aden le 24 février pour prendre part à la lutte contre la piraterie, a fait savoir à RIA Novosti vendredi le service de presse de la Flotte.

"Le détachement comprend le grand bâtiment anti-sous-marin Marchal Chapochnikov avec deux hélicoptères embarqués, un remorqueur de haute mer et le pétrolier Pechenga. Des unités de l’infanterie de marine seront présentes sur chaque navire", a précisé l’interlocuteur de l’agence.

___________________________ 1 – Portail des sous-marins

Les pirates somaliens auraient tiré sur un bâtiment militaire, peut-être américain

Par Rédacteur en chef.

Selon des observateurs locaux, un bâtiment de guerre, peut-être de l’US Navy, se serait trop approché de navires de commerce retenus en otage par les pirates somaliens. Ces derniers auraient ouvert le feu sur ce bâtiment.

Devant le port de Garacad, au nord-est de la Somalie, entre lundi et mardi, un bâtiment de guerre serait passé entre 2 navires de commerce, dont le MV St. JAMES PARK, tous 2 retenus en otage par les pirates somaliens.

Les pirates auraient ouvert le feu depuis les 2 navires sur le bâtiment de guerre, qui serait américain.

Selon Ecoterra, près de 70 tirs de gros calibre auraient été tirés depuis les 2 navires retenus.

Le bâtiment de guerre n’aurait pas riposté avant de se retirer.

A cause de cet incident, les pirates auraient déplacé le MV St. JAMES PARK dans les heures qui ont suivi. Il serait désormais mouillé au large de Kulub, un endroit d’accès plus difficile.

19/02/10 (B538) Nouvelles de Somalie (10 articles)

__________________________ 10 – AFP

Somalie: les victimes civiles, un des enjeux de la bataille de Mogadiscio

Hervé BAR

Dans leur offensive annoncée contre les insurgés shebab à Mogadiscio, les soldats pro-gouvernementaux et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) seront aussi jugés sur leur capacité à épargner les civils, aujourd’hui les premières victimes du conflit.

Chaque jour dans la capitale somalienne en guerre, les belligérants s’affrontent dans de meurtriers duels d’artillerie, selon un scénario écrit à l’avance.

Depuis leur bastion densément peuplé de Bakara ou "African village", les shebab lancent une volée d’obus de mortiers visant des positions de l’Amisom ou du TFG (gouvernement).

La riposte –également au mortier– est généralement immédiate, qui s’abat en direction de l’origine présumée des tirs sur les quartiers insurgés, fauchant inévitablement des civils.

Après des mois de relative indifférence, les critiques internationales sont montées d’un cran ces dernières semaines contre ces "bombardements indiscriminés qui ont un impact disproportionné sur les civils", selon le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Somalie, Mark Bowden.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a récemment dénoncé le "manque total de considération" pour la vie des civils de la part de "toutes les parties".

Amnesty International s’est alarmée "des attaques indiscriminées et disproportionnées (des insurgés), auxquelles les forces pro-TFG ont souvent répondu de la même manière".

"La nature urbaine du conflit et l’échec fréquent de toutes les parties à limiter les violences à des cibles militaires identifiées placent inévitablement les civils dans une situation très risquée", s’inquiétait en janvier le Conseil de sécurité de l’ONU.

La majorité de ces incidents ont lieu en zone shebab, jetant immédiatement, aux yeux de la population locale, le discrédit sur les forces du TFG et de l’Amisom.

"L’Amisom et le gouvernement ne font preuve d’aucune retenue dans leurs représailles", accuse ainsi un militant local des droits de l’homme, sous couvert d’anonymat.

En l’absence de tout observateur indépendant, et dans un contexte d’intense propagande, les responsabilités exactes sont cependant difficiles à établir.

Attentats aveugles, justice expéditive, atrocités en tout genre: "le mépris des shebab pour les civils n’est plus à démontrer", estime une source occidentale dans la capitale.

"Ils n’ont aucun scrupule à bombarder à proximité d’hopitaux, ou en usant de mortiers mobiles montés sur des véhicules, dans l’intention délibérée d’attirer une riposte meurtrière", accuse cette source.

Pour autant, "cela ne justifie en rien la violence des ripostes systématiques du TFG et de l’Amisom", selon le même observateur.

Face à ces accusations, le gouvernement assure essayer de minimiser les dommages. L’Amisom affirme de son côté tout faire pour épargner les civils.

"Nos soldats font preuve du maximum de retenue pour riposter quand ils sont en danger imminent", explique, irritée, une source militaire haut placée au sein de la force. "Ils ne tirent jamais les premiers (…), mais se réservent le droit à l’auto-défense".

"Notre mission est de protéger et d’assister les populations. Pas d’aggraver leur situation déjà très précaire", commente le même officier supérieur, qui cite "les nombreux incidents où nos adversaires ont ciblé directement des civils".

"En cas d’erreur ou d’accidents, nous mènerons une enquête et les responsables seront punis ou réprimandés", affirme-t-il.

L’UA est parfaitement consciente des effets désastreux de ces dommages collatéraux –sur la scène internationale comme dans les rues de Mogadiscio–, et de la propagande shebab sur le sujet, selon l’un de ces responsables.

"Désormais si par malheur nous tuons des civils, nous le dirons", promet-il.

Pourrait dès lors se poser un autre problème: les compensations aux proches des victimes, alors que l’UA peine déjà à payer ses propres soldats.

__________________________ 9 – Les Afriques

Somalie : Des troupes éthiopiennes à Bakool et Hiiraan

Des troupes éthiopiennes se sont positionnées dans certaines parties de Bakool et Hiiraan, accompagnées de centaines de militaires somaliens formés en Ethiopie, selon des témoignages de la région.

Des maisons ont été perquisitionnées et des arrestations de suspects ont été signalées dans ces villes.

Le porte-parole du gouvernement somalien dans la région, Mohamed Nur, a nié la présence de soldats éthiopiens sur le sol somalien.

« Les troupes qui ont commencé à perquisitionner les lieux tôt le matin, dimanche, font partie des forces gouvernementales somaliennes qui ont été formées en Ethiopie, je vous assure qu’il n’y a pas un seul soldat éthiopien dans la ville », a-t-il déclaré.

L’Ethiopie a retiré ses troupes de Somalie depuis le début de l’année dernière.

_____________________ 8 – AFP

Somalie: avant la bataille, les bonnes affaires du marché noir des armes

Ali MUSA ABDI

A Mogadiscio, tandis que les forces gouvernementales et les insurgés islamistes s’apprêtent à se livrer une bataille d’envergure, des combattants achètent pistolets et fusils d’assaut en toute tranquillité sur le principal marché de la ville.

Devant les rumeurs persistantes d’offensive imminente des forces gouvernementales contre les insurgés, des milliers de civils ont fui ces derniers jours la capitale somalienne et la plupart des échoppes ont fermé.

Mais pour le commerce au détail d’armes neuves ou d’occasion, les affaires sont florissantes.

Abdi Hirsi, l’un de ces vendeurs, explique ainsi que son produit phare, un pistolet chinois, se vend 25% plus cher depuis plusieurs jours.

"Le pistolet chinois, qui partait avant pour 560 dollars, se négocie à présent autour de 700 dollars", a-t-il expliqué à l’AFP. "Je vous parle d’un modèle neuf, dans son emballage".

"Si vous voulez en acheter plus, on peut baisser le prix un petit peu ou proposer une sérieuse ristourne sur les munitions", explique-t-il.

Quelque peu désolé, le jeune vendeur explique être à court de lance-roquettes RPG depuis la semaine dernière. "Mais je peux m’en procurer auprès d’autres marchands si j’ai affaire à un acheteur sérieux".

Le marché est situé à Bakara, principal centre de négoce de Mogadiscio, situé dans le nord de la ville.

Dans cet entrelacs de ruelles étroites et resserrées souvent utilisé par les groupes armés pour mener leur guerre de guérilla, les étals de nourriture côtoient ceux de vêtements et de tissus. On y trouve également de l’or, du carburant et une grande variété de biens pillés.

L’un des secteurs de Bakara, "Irtoogte", abrite le marché aux armes, un endroit bien connu des résidents en raison des tirs en l’air réguliers qui en émanent, les acheteurs voulant tester la marchandise sur place.

"Le fait de tester est essentiel pour vérifier que le produit est opérationnel. Nous ne pouvons pas vendre de fausses armes", explique un autre détaillant, Ahmed Mohamed, 34 ans.

Irtoogte avait été officiellement fermé en 2007 par le gouvernement de transition, puis par les shebab en 2008 lorsqu’ils avaient pris contrôle de ce quartier.

Les vendeurs d’armes se sont fait depuis plus discrets, mais pour quiconque en a les moyens, acheter un fusil d’assaut demeure à peine plus compliqué que de se procurer un téléphone portable.

"On ne peut plus exposer notre marchandise dans la rue comme avant mais il est important de continuer et de chercher des clients", selon Mohamed.

"Les shebab et le gouvernement sont susceptibles de confisquer nos biens s’ils les voient. Du coup, on les entrepose dans des endroits sûrs et on les livre directement à l’acheteur", précise-t-il.

Mohamoud Abdi, un milicien shebab de 23 ans, désespère de trouver des obus de 106 mm pour son canon portatif M40 de fabrication américaine.

"Les armes sont là, mais pas les munitions. Si nous pouvions utiliser ces armes, les troupes de l’Union africaine (UA) déguerpiraient chez elles comme celles des Nations unies en 1995", assure-t-il.

Dans un rapport publié l’année dernière, le groupe de travail l’ONU chargé de surveiller l’embargo sur les armes en Somalie relevait que "80% des investissements internationaux destinés à restructurer les forces de sécurité gouvernementales avaient été détournés de leur objet premier".

Amnesty International s’est fait également l’écho de cet inquiétant constat dans un rapport récent: "le TFG n’a pas la capacité d’empêcher le détournement de quantités substantielles de son propre armement et équipement militaire vers d’autres groupes armés et vers le marché noir".

_____________________ 7 – La Tribune (Algérie)

Des responsables du gouvernement de transition somalien ont échappé à un attentat

Synthèse de Lyes Menacer

Plusieurs responsables du gouvernement de transition somalien ont échappé de justesse à une tentative d’assassinat lundi dernier à Mogadiscio, ont indiqué hier des sources proches du palais présidentiel, citées par les agences de presse.

L’attaque a eu lieu dans une région proche de la capitale où des ministres étaient en visite sur place. Mais les responsables de la sécurité ont réussi à déjouer cette attaque, attribuée aux rebelles islamistes des shebab qui luttent depuis un an pour renverser l’actuel président cheikh Ahmed Sharif, accusé d’être à la solde des Occidentaux.

«Nous avons déjoué un complot visant à tuer plusieurs personnes, après avoir annulé un faux séminaire», a dit le ministre somalien du Travail et de l’Emploi, Mohamed Abdi Hayir, à la station de radio Shabelle, basée à Mogadiscio.

Ce «faux séminaire» était l’initiative d’une organisation inconnue qui se présente comme le Centre pour la formation et la consultation (CTC), qui avait invité plusieurs membres du Parlement, des responsables de la sécurité ainsi que des directeurs généraux à participer à cette réunion qui devait coïncider avec un «attentat terroriste», a ajouté le ministre. Deux voitures piégées et un autre véhicule chargé d’explosifs ont explosé au passage du convoi du ministre somalien de la Défense, cheikh Yousouf Siyad Indha Add, sans l’atteindre.

L’attaque a, en outre, fait cinq morts et une quinzaine de blessés, des civils pour la plupart. M. Hayir a fait savoir que son «ministère a pris des mesures afin qu’aucun séminaire ne soit organisé sans notification du ministère».

«Le ministère n’était pas au courant du complot visant à causer d’importantes pertes en vies humaines au sein du gouvernement. Les forces de sécurité somaliennes recherchent les auteurs du complot», a fait savoir M. Hayir. Le gouvernement somalien a accusé les insurgés shebab d’être derrière ce complot.

Ces derniers contrôlent la majeure partie du pays. L’attaque avortée des rebelles intervient dans une période marquée par une inquiétante flambée de la violence dans la capitale somalienne Mogadiscio et ses environs. La recrudescence des actes de violence a causé l’exode d’au moins 13 600 personnes qui ont fui la capitale en deux semaines seulement, a affirmé mardi dernier le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Parmi ces personnes qui ont réussi à fuir les combats, «8 800 d’entre elles seulement» étaient parvenues à quitter Mogadiscio, alors que «4 800 autres se sont retrouvées dans des quartiers relativement plus sûrs» de la ville, a précisé la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse à Genève.
Lors des violents affrontements qui s’étaient déroulés la semaine dernière dans la capitale somalienne, notamment dans le nord de la ville, «au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées», a-t-elle ajouté.

_____________________ 6 – JDD

La Somalie se prépare à l’offensive

Les troupes gouvernementales somaliennes se sont massées mercredi à Mogadiscio afin de planifier une offensive contre les militants al Shabaab affiliés à al Qaida et qui entendent renverser le pouvoir en place, rapportait The Wall Street Journal.

Le gouvernement somalien a expliqué que le but de l’opération, soutenue par des forces de l’Union africaine entrainées par les États-Unis, était de regagner du terrain sur les insurgés et de rallier l’opinion publique de la capitale en proie à l’instabilité.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie américaine; car renforcer un gouvernement faible est désormais jugé primordial par la maison Blanche dans sa lutte contre les militants islamistes.

_____________________ 5 – La Tribune.fr avec AP

Somalie: le ministre adjoint de la Défense échappe à un attentat

Le ministre adjoint à la Défense a échappé à un attentat-suicide à la voiture piégée dans la capitale somalienne, a rapporté lundi un policier.

Deux gardes du corps de Yusuf Mohamed Siyad ont été blessés, a précisé le policier Hassan Farah. Le kamikaze a suivi la voiture du ministre, lui est rentré dedans et a explosé, a-t-il rapporté. Une seconde explosion a suivi.

L’attaque s’est produite alors que le gouvernement s’apprête à lancer une offensive contre les militants islamistes. La Somalie n’a pas de gouvernement stable depuis près de 19 ans.

_______________________________ 4 – JDD

Des soldats éthiopiens entrent en Somalie

Des troupes éthiopiennes ont pénétré samedi dans deux villes frontalières au centre de la Somalie et ont enlevé la famille d’un homme lié à la milice islamiste d’Al Chabaab, rapportent des habitants.

"Les soldats éthiopiens sont entrés à El Barde hier et ont arrêté plusieurs personnes. Ils étaient à bord de véhicules blindés et cherchaient un homme connu dans la région qui travaille aussi avec Al Chabaab", a expliqué un habitant de cette ville, Hussein Ronow.

"L’homme s’est enfui, mais ils ont emmené avec eux sa femme et trois enfants", a-t-il précisé, ajoutant que d’autres membres de la famille avaient été emmenés.

"Nos ennemis, les Ethiopiens, sont entrés dans nos villes et terrifié les habitants", a dit Cheikh Aden Yare, chef d’Al Chabaab dans la région de Bakool.

_______________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Des combats font 4 morts en Somalie

Au moins quatre personnes, dont deux civils, ont été tuées aujourd’hui dans des affrontements entre soldats pro-gouvernementaux qui ont éclaté au cours d’une vaste opération de sécurisation à Mogadiscio, a-t-on appris de sources concordantes.

"Quatre personnes, dont deux civils, ont été tuées dans des combats entre membres des forces de sécurité pour le contrôle d’un check-point", a indiqué un responsable des services de sécurité du gouvernement somalien, Abdurahman Hersi. "Nous sommes en train d’enquêter sur ce qui a pu déclencher cet incident", a ajouté ce responsable.

Selon des témoins, un groupe de soldats a installé un barrage sur le carrefour, déjà contrôlé par un autre groupe de militaires. "J’ai vu les corps de deux civils, dont une femme, tués au cours des échanges de tirs. Deux soldats sont également morts et la situation est revenue à la normale maintenant", a expliqué l’un de ces témoins.

L’incident s’est déroulé le matin même lors d’une vaste opération de sécurisation menée par la police dans le sud de Mogadiscio, sous contrôle du gouvernement de transition somalien (TFG), a-t-on constaté. De nombreux mini-bus et véhicules ont été stoppés et fouillés, l’identité de leurs passagers vérifiée. Cette opération vise "à renforcer la sécurité dans les quartiers sous contrôle du TFG", a déclaré à la presse le porte-parole de la police somalienne, Abdulahi Hasan Barise. "L’opération se poursuivra jusqu’à ce que la sécurité des personnes soit assurée", a-t-il affirmé.

_______________________________ 2 – Centre Info ONU

Somalie : L’ONU préoccupée par la poursuite des combats à Mogadiscio

Le Coordonnateur de l’assistance humanitaire des Nations Unies en Somalie, Mark Bowden, a fait part de sa profonde préoccupation après une nouvelle flambée de violence à Mogadiscio, la capitale somalienne, qui a fait 80 morts et entraîné le déplacement de 8.000 personnes supplémentaires depuis le début du mois de février

« Les civils continuent de subir les conséquences du conflit et de l’insécurité dans le pays », a-t-il déploré lundi.

Le nord de Mogadiscio, en particulier les districts d’Heliwa, de Yaaqshiid et de Wardhiigleey, a été le théâtre de combats entre les forces gouvernementales et les milices al-Shabaab.

Un tiers des personnes déplacées a trouvé refuge dans d’autres quartiers de la capitale mais une majorité a rejoint le couloir Afgooye, une zone qui s’étend sur 30 kilomètres à l’ouest de la ville où 366.000 personnes habitent des abris de fortune.

M. Bowden a appelé les parties au conflit à minimiser les risques pour les civils en respectant le droit international humanitaire.

Mogadiscio est l’une des régions les plus touchées par la guerre en Somalie. Le pays compte 1,4 million de personnes déplacées et plusieurs millions de réfugiés dans les pays voisins, comme le Kenya.

_______________________________ 1 – AFP

Somalie: 13.600 personnes ont fui les combats à Mogadiscio en deux semaines

Les heurts entre forces somaliennes et insurgés islamistes, qui ont fait un nombre de victimes "alarmant", ont fait fuir de Mogadiscio 13.600 personnes en deux semaines, a indiqué mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Alors que le gouvernement de transition (TFG) annonce depuis plusieurs semaines une offensive dans la capitale contre les insurgés shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, et leurs alliés du Hezb al-Islam, "les violences ne cessent pas à Mogadiscio, poussant la population à fuir", a expliqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming.

"Quelque 13.600 personnes ont dû quitter leur maison en seulement deux semaines en raison des affrontements" entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition armés, a-t-elle précisé lors d’un point de presse.

"Parmi ces personnes, seules 8.800 sont parvenues à quitter la capitale" pour un camp proche, a-t-elle ajouté, soulignant que "4.800 autres se sont retrouvées dans des quartiers relativement plus sûrs" de la ville.

"Le nombre des victimes et des personnes blessées par les combats est alarmant", s’est par ailleurs inquiétée Mme Fleming.

"Selon les partenaires du HCR sur place, au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées depuis que le conflit s’est intensifié la semaine dernière", a-t-elle expliqué.

Les shebab ont affirmé se préparer "à contre-attaquer" à l’offensive du TFG et ont déployé en renfort des centaines de combattants sur les lignes de front de la capitale.

Les Somaliens, confrontés à une instabilité pratiquement devenue endémique et à une grande pauvreté, fuient en masse leur pays, notamment en Ethiopie voisine où ils sont, selon le HCR, 200 à arriver quotidiennement. Le pays compte actuellement, d’après l’agence onusienne, 67.000 réfugiés somaliens.

Le HCR a commencé le 12 février un programme de relogement de ces réfugiés dont 250 ont été déplacés du centre de transit de Dolo Ado (à la frontière) à un camp situé à 65 km à Melkadida, dans le sud-ouest de l’Ethiopie.

19/02/10 (B538) Yémen Express (7 articles)

_____________________ 7 – JDD

Yémen: 3 membres d’Al-Qaïda arrêtés

Les forces yéménites ont arrêté dans la province de Maarib, à l’est de la capitale Sanaa, trois militants présumés d’Al-Qaïda, rapporte jeudi la presse nationale. Ils circulaient à bord d’une voiture sans plaque d’immatriculation.

Le Yémen traque les terroristes sur son territoire depuis que la branche yéménite d’Al-Qaïda a appelé au début du mois les musulmans de la péninsule arabique à la guerre sainte contre les chrétiens et les juifs dans la région.

_____________________ 6 – Le Monde

Accalmie dans le nord du Yémen entre l’armée et la rébellion houthiste

La sixième phase de la guerre de Saada, dans le nord du Yémen, a-t-elle pris fin ? Depuis le 12 février, un cessez-le-feu semble tenir entre les forces yéménites et la rébellion dirigée par Abdel Malek Al-Houthi. Ce cessez-le-feu pourrait être consolidé par des libérations de prisonniers qui s’ajouteront aux réouvertures d’axes routiers coupés par les rebelles qui se sont également retirés de positions stratégiques.

L’intervention de l’Arabie saoudite aux côtés du président Ali Abdallah Saleh a été l’élément marquant de cette dernière phase d’un conflit dont l’origine remonte à 2004 et dont le coût humain dépasse sans doute les 10 000 morts, même si les autorités de Sanaa se sont toujours refusées de donner le moindre bilan des pertes civiles ou militaires. L’Arabie saoudite, inquiète de l’instabilité à sa frontière, aurait perdu plus de 130 soldats en trois mois d’affrontements.

La trêve entre les rebelles et les forces centrales devrait permettre dans l’immédiat un meilleur acheminement de l’aide humanitaire à destination des dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats (près des 250 000 selon les Nations unies). Leur situation est d’autant plus critique que le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé au début du mois de février qu’il avait été contraint, faute de moyens, de réduire ses rations alimentaires, qui concernent, au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, 1 million de personnes.

Si les rebelles ont accepté officiellement les conditions posées par le président Saleh pour un cessez-le-feu, la sixième phase de la guerre de Saada marque une pause sans modifications profondes des positions des deux camps. Par le passé, des trêves ont déjà fait long feu. En 2007, à la suite d’une médiation du Qatar, les deux camps avaient conclu un accord ratifié à Doha.

Même si elle a fait une nouvelle fois la preuve de sa capacité de résistance sur un théâtre d’opération propice à la guérilla, en dépit des bombardements massifs pratiqués par l’armée yéménite, la rébellion n’est toujours pas parvenue à exprimer clairement ses demandes politiques, alimentant les accusations d’instrumentalisation par l’Iran (les rebelles appartiennent au zaïdisme, une école particulière du chiisme). Le président Saleh, qui avait promis en novembre 2009 l’écrasement du mouvement houthiste, a, lui, été contraint de composer.

Alors qu’une conférence des pays donateurs est prévue en Arabie saoudite à la fin du mois, l’accalmie sur ce front devrait permettre au gouvernement yéménite de se concentrer sur l’agitation dans les provinces de l’ancien Yémen du Sud, où se multiplient les appels à la sécession. Sanaa pourrait disposer de plus de moyens pour lutter contre Al-Qaida pour la péninsule Arabique (AQPA) qui tente également de déstabiliser le pays.

Gilles Paris

_____________________ 5 – Radio Chine avec XINHUA

Le HCR se félicite du cessez-le-feu au Yémen

Le Haut Commissariat des Nations Unies poues les réfugiés (HCR) s’est félicité du cessez-le-feu conclu entre les troupes gouvernementales yémenites et le Mouvement rebelle Al-Houti dans le nord du Yémen, tout en espérant pouvoir accéder le plus possible à la région de Saada.

"Le conflit (au Nord du Yémen) a fait rage pendant six ans, et c’est le premier cessez-le-feu de son genre qui semble être tenu", a indiqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR, lors d’un point de presse à Genève.

Le HCR relance son appel pour l’accès la plus rapide à la province de Saada, de sorte que les organisations humanitaires puissent acheminer beaucoup plus d’aide à la population civile", a appelé Mme Fleming.

Après six mois de combats sanglants dans le nord du pays, les rebelles ont accepté les six conditions posées par le gouvernement yéménite en signant un accord de cessez-le-feu, ouvrant la voie à une trêve.

Si l’accalmie perdure comme maintenant, le HCR pourra organiser le retour des personnes déplacées à Saada et évaluer en partenariat avec les agences des Nations Unies les besoins humanitaires à l’intérieur de la Province de Saada, fief de la rébellion, située à 240 km au nord de Sanaa.

Selon le HCR, le nombre de civils déplacés dans le nord du Yémen par les combats entre rebelles zaïdites et forces gouvernementales a plus que doublé depuis le mois d’août pour atteindre 250.000 personnes.

_____________________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: des recettes pétrolières en baisse de 40% à 3,5 mds USD en 2009

Le Yémen, un pays pauvre de la Péninsule arabique non membre de l’Opep, a vu ses recettes pétrolières en 2009 fondre de 40% à 3,519 milliards de dollars par rapport à 2008, a annoncé mercredi sa Banque centrale.

Dans un rapport publié par l’agence officielle Saba, la Banque précise que les recettes pétrolières de l’an dernier ont baissé de 2,377 milliards de dollars par rapport à 2008 (5,896 milliards de dollars).

Selon elle, cette baisse était consécutive à la chute des cours de brut en 2009 par rapport à 2008 lorsque les cours du pétrole ont culminé à 147 dollars/baril avant de chuter brutalement à l’automne avec le début de la crise financière mondiale.

Le Yémen, le pays le plus pauvre du monde arabe, a produit moins de 300.000 barils de brut par jour en 2008. Sa production pétrolière est en baisse constante au fil des années et le gouvernement considère que les réserves seront épuisées d’ici à 2020.

_____________________ 3 – Romandie News (Ch) avec AFP

Le sud du Yémen va lancer une "révolte des pierres" le 20 février

Les habitants du sud du Yémen vont lancer à partir du 20 février une "révolte des pierres" (intifada) pour obtenir la sécession du sud, a déclaré mercredi à l’AFP un des dirigeants du mouvement.

"Le 20 février va marquer le début d’une nouvelle étape. Nous allons lancer à cette date une révolte des pierres, organiser des manifestations et appeler à la désobéissance civile (…) pour obtenir notre indépendance", a affirmé le dirigeant sudiste islamiste Tarek al-Fadhli, joint au téléphone depuis Dubaï.

L’ex-jhadiste, dont les partisans sont armés, a cependant assuré que cette "intifada" demeurerait "pacifique", ajoutant "nous ne voulons pas avoir recours à la violence".

Tarek al-Fadhli, fils de l’ancien sultan d’Abyane (450 km au sud de Sanaa) du temps du protectorat britannique, s’est rallié au mouvement séparatiste qui s’est développé ces derniers mois dans le sud du Yémen.

Interrogé au sujet de l’apparition de certains groupes prônant la lutte armée contre les forces nordistes déployées dans le sud du Yémen, M. Fadhli a affirmé qu’il n’était pas lié à ces activistes et qu’il dénonçait leur action "qui porte préjudice à notre cause".

Il a par ailleurs affirmé qu’il n’y avait "aucun lien entre le mouvement sudiste et Al-Qaïda, comme le régime de Sanaa veut le faire croire".

"Nous ne voulons pas d’action armée ou de recours à la violence. Nous sommes un mouvement pacifique et c’est un choix stratégique", a-t-il assuré.

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a violemment attaqué les séparatistes du sud, les qualifiant de "traîtres". "La honte est sur ces traîtres et ces agents qui, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, appellent à la sécession", a-t-il dit dans un discours mardi à l’Académie de la police à Sanaa.

"S’ils ont des demandes légales et constitutionnelles, qu’ils viennent les exposer au dialogue" national, proposé depuis fin 2009 par Sanaa à l’opposition, a-t-il ajouté.

Les manifestations réclamant la sécession du sud du Yémen, qui était avant 1990 un Etat indépendant, se sont multipliées au cours des derniers mois.

Les habitants du sud estiment faire l’objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

___________________________ 1 – Ria Novosti (Russie)

Yémen: la Russie envoie une aide humanitaire

Un avion russe d’aide humanitaire destinée aux personnes déplacées en raison des combats au nord du Yémen a atterri mardi à l’aéroport international de Sanaa, a fait savoir mercredi le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères.

"Le 16 février le Yémen a reçu un premier lot d’aide humanitaire russe pour les personnes déplacées, victimes du conflit armé au nord du pays", a indiqué le service de presse.

Cette opération humanitaire se déroule en vertu d’un arrêté du gouvernement russe dans le cadre de l’aide à Yémen visant à surmonter les problèmes sociaux et économiques.

Le conflit du Yémen entre les forces gouvernementales et la rébellion Al-Houtiste qui dure depuis cinq ans s’est aggravé en août 2009. Le 11 février 2010 le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé un cessez-le-feu dans les combats contre les rebelles chiites dans le nord du pays.

Les autorités de Sanaa accusent les rebelles de vouloir rétablir "l’imamat zaïdite". La rébellion dément ces accusations et reproche au gouvernement de ne pas reconnaître son identité religieuse.

Le nombre de déplacés par les combats au nord du pays a atteint 250.000 personnes.

19/02/10 (B538) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Messages de remerciements de MM.Mohamed Hassan et Mohamed Merito.

Tout d’abord nous tenons à remercier de tout notre coeur, l’ARDHD sa vice présidente Anne-Marie de Vaivre et son président Jean-Loup Schaal, les responsables de SURVIE et d’UGUTA, sans oublier notre frère Omar Ali Gabasse.

Sans eux et leurs mutliples interventions, nous n’aurions pas été accueillis en France. Nous tenons aussi à remercier toutes les Associations qui se sont mobilisées, lors de l’affaire d’Hasna et qui nous ont apporté leur précieux soutien en manifestant devant l’Ambassade éthiopienne à deux reprises.

Nos remerciements vont également à l’un de nos frères djiboutien qui est contraint de garder l’anonymat, mais qui se reconnaitra.

Sans oublier les multiples interventions de Madame Thirode du HCR qui a suivi notre dossier de bout en bout et qui n’a jamais pratiqué la langue de bois.

Nous émergeons .. !

Aprés avoir vécus sous les décombres durant 16 ans, comme dans les ruines qui auraient été causées par un tremblement de terre, nous avons l’impression d’avoir été sauvés par des pompiers généreux et efficaces.

Nous nous permettons cependant de rappeler que beaucoup de nos frères sont encore ensevelis sous ces décombres et qu’il faut poursuivre toutes les actions pour les sauver.

Depuis que les réfugiés djiboutiens ont mandaté Jean-Loup Schaal en qualité de co-représentant, la situation des réfugiés n’a cessé de s’améliorer.

Première victoire : Le HCR d’Addis n’imagine même plus qu’il soit possible de les renvoyer à Djibouti

Deuxième victoire : les personnels de l’ARRA et certains employés locaux du HCR ont changé d’attitude à l’égard des réfugiés.

Points urgents à améliorer :
a)
le traitement des dossiers de réinstallation traine encore trop longtemps dans les bureaux du HCR, alors qu’il pourrait être instruit dans de meilleurs délais ..

b) les réfugiés qui ont été récemment reconnus par le HCR (ce qui est important) ne bénéficient encore d’aucune assistance médicale ni sociale.

c) Les réfugiés djiboutiens sont toujours harcelés et victimes des abus de pouvoir de la Polices locale, qui utilise toujours le même prétexte : celui de continuer à entretenir des relations avec les résistants du FRUD .

Nous signalons aussi que des éléments appointés par le SDS (Service secret djiboutien) opèrent dans la région AFAR de l’Ethiopie, en parfaite coordination avec les autorités fédérales qui ne leur refusent rien.

Selon des sources fiables, ils auraient déjà établi la liste des réfugiés djiboutiens qu’ils voudraient rapatrier de force vers Djibouti. Et l’on peut craindre le pire !

En resumé, nous lançons un appel à l’ARDHD et au HCR pour qu’ils mettent en oeuvre tous les moyens propres à accélérer l’instruction des dossiers de réinstallation de nos frères restés en Ethiopie et leur présentation à des pays d’accueil potentiels.

Encore milles fois merci

Mohamed Hassan et Mohamed Merito
Clamecy (France)

19/02/10 (B538) Appel Urgent à l’ARDHD. Arnaoud se venge sur les signataires du Clan Yonis Moussa et ayant recours à des menaces non voilées, il leur impose de signer une pétition en sa faveur. (Lectrice)

Attention : à Djibouti, il ne faut jamais s’adresser à IOG. Les Odahgob en pâtissent et les signataires sont persécutés !

A Djibouti on ne sait plus sur qui on peut compter. Les députés non issus des Odahgob gardent le silence, les militaires non Odahgob rigolent en douce. On a l’impression que tous les autres Issas sont contre nous.

C’est pour ces raisons, car l’équipe de l’ARDHD est neutre et réagit avec objectivité pour donner la parole et défendre toutes les personnes qui sont persécutées pour leur libre expression, toutes les personnes persécutées pour des raisons raciales, ethniques ou tribales (ce qui est notre cas).

Le contexte
Moi je suis une Issack très proche de l’épouse d’Arnaoud et je m’appelle Degmo Idriss Moumin. Je suis mariée à un Will Moussa.

Je vous envoie cette lettre d’appel en tant que Défenseurs des Droits de l’Homme afin de dénoncer les agissements d’un régime en perte de vitesse, d’un régime dictatorial.

Les faits.
Le 24 janvier 2010, cent cinquante (150) notables de la famille YONIS MOUSSA, dont les intellectuels avaient dénoncé, par lettre « avec des belles salutations parfumées », auprès d’IOG la politique actuelle de répresion qui circule et qui sème la peur et la terreur parmi tous les Will Moussa (ODAGOB et les Saad Moussa dont je suis proche, étant une nièce d’Ismaël Guedi Hared)

Cette politique est dangereuse. Elle se propage depuis qu’Aden Robleh a dénoncé les tentatives d’un Coup d’Etat Constitutionnel. Afin de ne pas tomber sur le chemin du Niger, je précise que tous les signaux avant-coureur d’un possible onflit armé sans précédent à Djibouti sont perceptibles.

Cette politique risque de nous entraîner dans la spirale infernale « violence–répression ». Cette politique néfaste est soutenue activement par le Président de l’Assemblée nationale qui cumule cette fonction avec la charge de Secrétaire général du RPP., mais dans les faits c’est aussi le Secrétaire général de l’UMP.

Cela explique ses interventions musclées lors des Congrès et/ou Conventions des applaudisseurs Gabayo, Jean-Maire et consorts.

« L’Handicapé » du 4 mars 2009 (lire notre article de l’époque -NDLR), non seulement continue à intimider le Président Aden Robleh Awaleh en disant à qui veut bien l’entendre qu’il « jettera Aden Robleh à Gabode, s’il continue à refuser de se mettre sous les bottes d’IOG et de son épouse Khadra M. Haïd ».

Pire encore avec ses amis du SDS qu’il avait rejoint (qui l’avaient « récupérés ») après de brillantes études de kinésithérapeute aux doigts magiques, l’énergumène menace à domicile tous les signataires de la missive « Yonis Moussa » adressée au Chef de l’Etat. Il n’est pas rare que l’on procède parfois à des coupures ciblées d’électricité et d’eau à leurs domiciles respectifs. Certains enfants et leurs mères sont constamment harcelés.

Face à cette situation dramatique et aux pressions et harcèlements exercés sous les ordres d’Arnaoud, certains parmi les 150 signataires, par peur de représailles encore plus violentes, ont du se résoudre à apposer leur signature sur une pétition qui va être publiée la semaine prochaine dans la feuille de choux d’Arnaoud « Le Progrès » et dans laquelle les signataires affirment leur confiance et leur allégeance au Président de l’A.N. … !!!

Madame Degmo Idriss Moumin

19/02/10 (B538) Coup d’Etat au Niger contre un Président qui avait fait modifier "en force" la Constitution (dissolution du Parlement et de la Cour constitutionnelle), pour se maintenir au pouvoir une troisième fois. Un avertissement pour Guelleh ??? (Info lecteur)

_______________________ 1 – Yahoo News avec AP

Coup d’Etat au Niger

Tentative de coup d’Etat au Niger. Des soldats en armes ont investi le palais présidentiel à Niamey jeudi, et on était depuis sans nouvelle du président Mamadou Tanjda, selon des témoins et un journaliste local qui se trouvaient au palais. Lire la suite l’article

D’après Moussa Mounkaila, chauffeur de la présidence, les commandos ont fait irruption alors qu’une réunion avec les ministres du gouvernement était en cours.

"Des véhicules blindés sont arrivés au palais et ont commencé à tirer sur le bâtiment", a-t-il déclaré, ajoutant que les mutins venaient d’un camp militaire à Tondibia, à une douzaine de kilomètres de la capitale.

Des tirs ont été entendus pendant une vingtaine de minutes et de la fumée s’est ensuite échappée du palais présidentiel. Des soldats ont bloqué les rues menant au bâtiment. Et, selon Amadou Traoré, journaliste qui travaillait sur place, on est sans nouvelle de Mamadou Tandja depuis.

Aucun responsable du gouvernement n’était joignable, et la radio nationale n’a pas mentionné les événements en cours dans l’après-midi. Dans la soirée, la radio a diffusé de la musique militaire, comme elle l’avait fait lors de deux coups d’Etat précédents au Niger à la fin des années 1990.

La France a demandé à ses ressortissants à Niamey de rester chez eux, selon le ministère des Affaires étrangères. Un diplomate ayant requis l’anonymat s’est refusé à tout commentaire, indiquant seulement que Paris tentait de faire la lumière sur des événements encore confus.

Air France a annoncé avoir "décidé de suspendre ses vols à destination de Niamey jusqu’à nouvel avis en raison de la situation politique", a fait savoir une porte-parole de la compagnie jointe par l’Associated Press. Le vol Paris-Niamey-Ouagadougou (Burkina Faso) de jeudi n’a pas fait escale à Niamey jeudi. Des solutions d’hébergement sont proposées aux passagers, a précisé la porte-parole. Air France opère quatre vols Paris-Niamey par semaine en temps normal.

Cette tentative de coup d’Etat intervient après plusieurs mois de tensions au Niger entre le président Tandja et l’opposition, qui l’accuse de dérives totalitaires.

En mai 2009, le chef de l’Etat a dissout le Parlement, opposé à l’organisation d’un référendum en août lui permettant de prolonger son second mandat au-delà de son terme officiel, en décembre dernier.

La décision était légale mais, en juin, Mamadou Tanjda a invoqué des pouvoirs extraordinaires pour gouverner par décret. Or, la Constitution du Niger n’autorise le président à agir ainsi qu’en cas de menace grave sur le pays, et avec un Parlement en place pour empêcher d’éventuels abus de pouvoir.

Quelques jours plus tard, la Cour constitutionnelle a jugé illégal ce référendum. Mamadou Tanjda a réagi par décret en dissolvant la Cour et en la remplaçant par une autre dont il avait choisi les membres.

L’opposition protestent depuis contre l’acharnement à rester au pouvoir de Tandja, jusque là élu puis réélu lors d’élections jugées équitables.

Pays du sud du Sahara, frappé par la sécheresse et la désertification, le Niger a connu trois coups d’Etat entre 1974 et 1999. Le pays, qui figure parmi les moins développés selon l’index des Nations unies, a un taux de 70% d’illettrisme parmi sa population, et le plus fort taux de natalité au monde.