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10/12/2015 (Brève 538) Après la journée nationale contre la corruption, célébrée par des carabistouilles éhontées qui resteront célèbres, nous proposons solennellement au Président Guelleh de célébrer la journée de l’hypocrisie et de la langue de bois. Il y sera encore meilleur ! (Extrait de Fraench.china.org)

Lien avec l’article original French.China.org

Toute l’équipe de l’ARDHD s’est réunie pour éclater de rire en lisant les propos de Guelleh contre la corruption, tels qu’ils ont été rapportés (fidèlement) par French China…. !!!!

Les voleurs dénoncent les voleurs !!! C’est Vidocq qui rentre dans la Police après
avoir servi dans la pègre.

Si ce n’était pas aussi affligeant parce que tout un Peuple souffre de l’accaparement de toutes les richesses de son pays, par la famille Guelleh, ses proches et ses obligés. Qui pourrait ignorer que tous les appels d’offre sont truqués, que les embauches sont décidées le plus souvent sur des mérites « tribaux », etc… ?

Le sentiment d’impunité, l’arrogance et la bêtise sont au rendez-vous de l’illusion verbale d’un dictateur vieillissant qui refuse de quitter son trône et qui sait que cela va mal se terminer pour lui et ses proches, car la coupe déborde. …

19/02/10 (B538) Coup d’Etat au Niger contre un Président qui avait fait modifier "en force" la Constitution (dissolution du Parlement et de la Cour constitutionnelle), pour se maintenir au pouvoir une troisième fois. Un avertissement pour Guelleh ??? (Info lecteur)

_______________________ 1 – Yahoo News avec AP

Coup d’Etat au Niger

Tentative de coup d’Etat au Niger. Des soldats en armes ont investi le palais présidentiel à Niamey jeudi, et on était depuis sans nouvelle du président Mamadou Tanjda, selon des témoins et un journaliste local qui se trouvaient au palais. Lire la suite l’article

D’après Moussa Mounkaila, chauffeur de la présidence, les commandos ont fait irruption alors qu’une réunion avec les ministres du gouvernement était en cours.

"Des véhicules blindés sont arrivés au palais et ont commencé à tirer sur le bâtiment", a-t-il déclaré, ajoutant que les mutins venaient d’un camp militaire à Tondibia, à une douzaine de kilomètres de la capitale.

Des tirs ont été entendus pendant une vingtaine de minutes et de la fumée s’est ensuite échappée du palais présidentiel. Des soldats ont bloqué les rues menant au bâtiment. Et, selon Amadou Traoré, journaliste qui travaillait sur place, on est sans nouvelle de Mamadou Tandja depuis.

Aucun responsable du gouvernement n’était joignable, et la radio nationale n’a pas mentionné les événements en cours dans l’après-midi. Dans la soirée, la radio a diffusé de la musique militaire, comme elle l’avait fait lors de deux coups d’Etat précédents au Niger à la fin des années 1990.

La France a demandé à ses ressortissants à Niamey de rester chez eux, selon le ministère des Affaires étrangères. Un diplomate ayant requis l’anonymat s’est refusé à tout commentaire, indiquant seulement que Paris tentait de faire la lumière sur des événements encore confus.

Air France a annoncé avoir "décidé de suspendre ses vols à destination de Niamey jusqu’à nouvel avis en raison de la situation politique", a fait savoir une porte-parole de la compagnie jointe par l’Associated Press. Le vol Paris-Niamey-Ouagadougou (Burkina Faso) de jeudi n’a pas fait escale à Niamey jeudi. Des solutions d’hébergement sont proposées aux passagers, a précisé la porte-parole. Air France opère quatre vols Paris-Niamey par semaine en temps normal.

Cette tentative de coup d’Etat intervient après plusieurs mois de tensions au Niger entre le président Tandja et l’opposition, qui l’accuse de dérives totalitaires.

En mai 2009, le chef de l’Etat a dissout le Parlement, opposé à l’organisation d’un référendum en août lui permettant de prolonger son second mandat au-delà de son terme officiel, en décembre dernier.

La décision était légale mais, en juin, Mamadou Tanjda a invoqué des pouvoirs extraordinaires pour gouverner par décret. Or, la Constitution du Niger n’autorise le président à agir ainsi qu’en cas de menace grave sur le pays, et avec un Parlement en place pour empêcher d’éventuels abus de pouvoir.

Quelques jours plus tard, la Cour constitutionnelle a jugé illégal ce référendum. Mamadou Tanjda a réagi par décret en dissolvant la Cour et en la remplaçant par une autre dont il avait choisi les membres.

L’opposition protestent depuis contre l’acharnement à rester au pouvoir de Tandja, jusque là élu puis réélu lors d’élections jugées équitables.

Pays du sud du Sahara, frappé par la sécheresse et la désertification, le Niger a connu trois coups d’Etat entre 1974 et 1999. Le pays, qui figure parmi les moins développés selon l’index des Nations unies, a un taux de 70% d’illettrisme parmi sa population, et le plus fort taux de natalité au monde.

19/02/10 (B538) Point de vue (Lecteur) IOG devrait-il être poursuivi pour favoritisme outrancier ?

__________________________ Note de l’ARDHD

Il nous a semblé important de rappeler en préambule, à toutes les lectrices et lecteurs du site, les termes de l’encart qui figurent la colonne de gauche de cette page. « La publication d’un article? s’il n’est pas signé par l’ARDHD, n’implique pas qu’il reflète obligatoirement les positions de l’Association. »

Tribalisme et favoritisme.
L’ARDHD est opposée à toutes les formes de racisme et de tribalisme. Elle estime que la politique de favoritisme tribale et d’encouragement à la haine entre les communautés sont un poison pour Djibouti et qu’elle ruine tous les espoirs de démocratie et de retour à l’égalité, à la Justice et au développement économique..

A ce titre l’ARDHD se refuse fondamentalement à désigner à la vindicte populaire, une ethnie ou un clan comme étant responsable des dérapages commis par le Gouvernement (Dérapage : le mot est certainement trop faible).

Nous avons accepté de publier cette contribution au seul motif qu’elle reflète une réalité et qu’elle ne fait que rappeler le favoritisme fondé sur l’appartenance à une communauté.

Mais attention, au risque de schématiser ! Si notre lecteur peut dire sans crainte de se tromper, qu’une majorité de favorisés sont issus du même clan, les lecteurs doivent conserver en permanence à l’esprit que l’on ne peut pas inverser le propos en disant que toute une ethnie est favorisée par le régime actuel. Ce serait commettre une grossière erreur et même risquer d’être complice d’opération visant à diviser le pays, ce qui serait catastrophique !

Tous les membres et toutes les familles issus de ce même clan ne sont (et loin de là), ni les favorisés du régime, ni les bénéficiares du pillage économique du pays et de l’asservissement de la population. Bien au contraire la grande majorité des populations qui appartiennent à ce clan, subissent les mêmes privations que les autres familles.

Il nous a paru important de rappeler ce point, afin que les lecteurs n’imaginent pas que c’est tout un clan qui se serait uni pour faire souffrir et appauvrir les autres. La réalité est différente, même s’il est exact que la majorité des grands prédateurs se reconnaissent dans cette origine tribale et que les autres familles, non privilégiées, ne se sont jamais élevées à notre connaissance pour émettre des critiques légitimes contre ce système de clientélisme tribal.

_______________ Contribution d’un lecteur sous sa responsabilité

Ça y est. IOG joue la carte tribale à l’approche de l’élection présidentielle de 2011.

Son slogan présidentiel pourrait-il se résumer ainsi  ?

« Tout pour les élus de mon clan qui me servent fidèlement et rien pour les autres »

Dans un pays démocratique, une telle vision ferait immédiatement non seulement perdre les éleections à son auteur, mais elle pourrait conduire devant une cour pénale pour s’expliquer sur son attitude et ses propos racistes et haineux.

Mais, partiellement avec le soutien des occidentaux : américains et surtout français, IOG semble ne craindre personne et pouvoir tout se permettre, même le plus ignoble.

Les occidentaux sont favorables, disent-ils à un retour à une situation normale et équilibrée. Qu’entendent-ils par cela ? Le retour à la situation qu’ils ont choisie et dont ils ont été les artisans et les soutiens ? Une situation qui a causé tant d’exilés de guerre civile et des milliers de morts ?

Pour les occidentaux, la notion de prévention des conflits si elle existe dans leur vocabulaire, est totalement absente de leurs décisions politiques et stratégiques.

Et pourtant ils affirment être les ardents défenseurs et les champions de l’Etat de droit, de la justice et de la démocratie.

Sous les yeux de ces occidentaux, Guelleh multiplie les provocations dont le but ultime est mettre le pays à feu et à sang, afin de pouvoir se positionner en seul garant de l’équilibre, de la paix et de l’intégrité du pays.

  • Confiscation du pouvoir au bénéfice des seuls membres de son clan,
  • Musèlement de l’opposition,
  • Suspension des droits les plus élémentaires,
  • Refus de signer la résolution d’UA qui vise à interdire le changement les Constitutions pour des motivations et des ambitions personnelles,
  • Accaprement et détournement du patrimoine national,
  • Création d’une milice parallèle et armée ayant des pouvoirs absolus (Garde Républicaine)

Ses courtisans comme Jean-Marie soi-disant président d’un FRUD bis a été battu par un membre de la tribu de Guelleh Seké Touré lors des élections régionales. Le neveu de l’ancien président se démène pour être parmi les premiers à chanter l’hymne à la Gloire de Guelleh. (Oh majesté! Vous qui avez sorti le pays du chao dans lequel il était plongé avant votre arrivée au pouvoir, nous sommes tous derrière toi pour que tu accomplisses un troisième mandat).

Ce qu a oublié Jean-Marie c’est qu’IOG s’est moqué de lui, quand il a permis à la liste de son cousin Séké Touré de prendre la deuxième place derrière le RPP !

Le fait d’avoir toujours des projets inachevés en cours ne saurait justifier qu’un homme politique se maintienne au pouvoir contre la volonté du peuple. Sinon il n’y aurait jamais d’alternance démocratique !!!

Pauvre Jean-Marie, encore une fois tu es passé à côté de l’histoire !

Pour ce qui est du favoritisme clanique du pouvoir, je vous adresse la liste des dignitaires ayant des postes à responsabilité,

Présidence de la République :

  • IOG proche du niveau « inculte », Président de la République, 
  • Ismael Tani, même niveau d’éductation, Secrétaire général de la Présidence,
  • Osman dit Zéni, même niveau, Directeur des Ressources humaines,
  • Said Awad, bon niveau d’éducation, Adjoint du secrétaire général du Gouvernement
  • Une analphabète est Conseillère du Président

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Sécurité

  • Hassan Saïd, aucune formation, Chef de la Sécurité intérieure et extérieure,
  • Mohamed Djama, même niveau, Chef de Garde républicaine, la milice armée,
  • Général Zakaria, même niveau, Chef d’Etat-major adjoint de l’Armée nationale,

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Administration Publique
  • Charmaké, a suivi des études, Directeur de l’INAP,
  • Charmaké Youssouf, bas niveau d’instruction ni diplôme, au rang d’Ingénieur Directeur de la Voirie,
  • Mohamed Abdillahi, a suivi des études Directeur de l’Office du tourisme,
  • Omar, bas niveau d’instruction, Directeur du Palais du peuple
  • Moussa, a suivi des études, Directeur de l’Agriculture,
  • Ali Yacoub, a suivi des études, Secrétaire général pour l‘emploi,
  • Omar Wahib, a suivi des études, Directeur des transports
  • Del Waiss, bas niveau d’instruction, Directeur administratif au Ministère de l’agriculture,
  • Abdourahman Ismaël, a suivi des études, Conseiller et auditeur interne de la Santé

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Finance

  • Gouled, instruit, Directeur des douanes
  • Hassan Moussa, instruit, Directeur du trésor
  • 80% des agents comptables sont issus du clan dominant ou des sous-clans rattachés,

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Etablissement publics

  • Djama Guelleh, bas niveau d’instruction, Directeur de l’EDD
  • Abdourahman, instruit, Directeur des Telecom
  • Le Directeur de Diwan et Zakat ont un niveau scolaire minimum,
  • Chamarré, instruit, Directeur de l’aéroport
  • Duale, bas niveau d’instruction, Directeur du port
  • Kadar, instruit, Directeur de l’ADDS
  • Amina, instruite, Directrice de la Caisse d’épargnes

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Les directeurs affiliés

Aboubaker, bas niveau d’instruction, Directeur de l’agence immobilière, son épouse est la fille de Djamaa Oudi, du même clan dominant,

Le Directeur du Fond routier, bas niveau d’instruction, et sa femme (même clan) est conseillère du Président de la république (fille de Djama Oudi)

Le Directeur de l’onde, contrôlé par le ministre de l’agriculture et sa femme (même clan)

Abdoulfatah, cultivé, Directeur de Il jano est un proche d’IOG

HIba Ahmed Hiba, cultivé, Directeur de FDED. Son frère est marié avec la fille de Djama oudi et bénéficie du soutien de sa belle-soeur, la Conseillère du président de la République,

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Cette liste qui est loin d’être exhaustive permet de mieux comprendre la domination du clan sur la gestion du pays. Il faudrait aussi dresser la liste des nombreux chefs de services, pour vérifier l’emprise clanique par une même famille qui contrôle tous les rouages

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Quelques familles issues du clan dominant tiennent le pays

  • Famille Guelleh : IOG président , DJama guelleh D, saad D..
  • Famille Douksieh : Abdi C , un frère capitaine de la gendarmerie, un frère conseiller d’un amabassade,
  • Famille Ismael : Charmaké D, abdourahman C, Kadar D
  • Famille Del Waiss Del D, un autre PDG d’une société de sécurité
  • Famille Yacoub : Ali Secrétaire général, un frère directeur des Ressources humaines de l’aéroport
  • Famille Djama Oudin : 4 filles sont directrices, leurs maris respectifs sont directeurs
  • Famille Hassan Saïd Hassan said D, un frère OMAR D est Directeur de sécurité de l’armée,
  • Famille de Doualeh du port : Doualeh D, deux frères sont gérants des sociétés fournisseurs du Port.
  • Famille de Doualeh : Ziad ambassadeur en suisse.

Là aussi la liste est loin d’être exhaustive.
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Sur la base de ces informations, IOG devrait-il être poursuivi pour abus du pouvoir, favoritisme clanique aux dépends de la population Djiboutienne, prise illégale d’intérêts et (pourquoi pas ? – association de malfaiteurs en bandes organisées) ?

Son clan serait-il entendu en justice pour complicité et non dénonciation de délits et de crimes ?

Il faut reconnaître que ce ne sont pas tous les membres de ce clan qui bénéficient du favoritisme et des faveurs présidentielles, mais à ma connaissance, aucun membre de ce clan ne s’est jamais élevé officiellement pour dénoncer ce système de clientélisme tribal.

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De toutes les façons, chaque chose a une fin …

A bon entendeur !!!!!

19/02/10 (B538) Radio-Trottoir. a) Suivi du dossier de la cession des biens immobiliers de l’Armée, dont les familles de militaires avaient été sauvagement expulsées. b) Une vingtaine de véhicules de grand luxe immobilisés dans le parking du Kempeski. (Correspondant)

a) Je vous confirme que les terrains militaires qui avaient été cédés à des "barbus" semblent avoir été repris par des "banquiers barbus associés à une branche des pirates de mer". L’alerte, diffusée sur votre site, aurait permis à la France de bien réagir. Mais le combat n’est pas terminé car Guelleh a détourné le problème.

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b) J’ai appris qu’une vingtaine de véhicule de luxes qui avaient été achetés par Borreh et loués sous contrat à l’Hôtel Kempeski, sont immobilisés dans le parking de l’Hôtel.

Compte tenu du vide juridique, concernant des procédures d’expropriation défendable devant le Tribunal, ces véhicules ne peuvent pas être saisis.

N’ayant pas trouvé d’autres astuces juridiques, le Colonel de la Police aux ordres d’IOG aurait donné des ordres verbaux à la Police Routière, afin d’arrêter ces véhicules au barrage de Sécurité à la sortie de l’Hôtel et de les contraindre à y retourner pour ne plus sortir de l’Hôtel sous peine d’être arrêtés.

Le tout assorti de moultes intimidations contre les chauffeurs. Il a été exigé qu’ils leurs clients à l’hôtel. Ces derniers ont pu prendre des taxis souvent conduits par des paramilitaires employés à la D écurité (SDS, Garde Républicaine, Police et autres démobilisés bien triés sur le volet).

Votre Représentant.

19/02/10 (B538) LDDH / Coup d’Etat militaire contre le Coup d’Etat constitutionnel.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 19 FEVRIER 2010

Coup d’Etat militaire contre le Coup d’Etat constitutionnel.

Décidemment l’Afrique est dans la tourmente en ce début d’année.

En quelques mois deux Chefs d’Etat, qui ont violé la Démocratie, ont été mis hors jeu par des Gardes Présidentielles.

Le bourreau Guinéen Dadis Camara est convalescent à vie au Burkina Faso, tandis que Mamadou Tandja du Niger vient de prendre la tangente de manière peu glorieuse…

Jeudi 18 février 201 dans l’après-midi, des éléments de la Garde présidentielle pourtant choyées et bénéficiant de prébendes ont fait irruption au Palais présidentiel où se tenait un Conseil des ministres.

Le Président Tandja et quelques ministres ont été alors séquestrés, puis emmenés hors de Niamey, probablement dans une caserne.

Arrivé au pouvoir en 1999 par des urnes, comme certains de ses pairs, il avait en août dernier à 71 ans modifié la Constitution de son pays et prolongé son mandat de trois années supplémentaires pour terminer « son œuvre ».
On connaît désormais la suite.

Puissent les adeptes Africains de la présidence à vie tirer les leçons des Coups d’Etat institutionnels au conséquences imprévisibles…

NOEL ABDI Jean-Paul

19/02/10 (B538) Témoignage par un lecteur / Djibouti/Tadjourah. Chefferie traditionnelle : vacances de pouvoir ou usurpation de celui-ci.

Le 6 septembre 1983, Feu le Sultan de Tadjourah, Habib Ahmed Houmed, s’est éteint sur une table d’opération au centre hospitalier des armées, Bouffard, à Djibouti, au cours d’une banale intervention chirurgicale, dans le bloc du service de chirurgie viscérale.

Les djiboutiens, aujourd’hui quadragénaires, se souviennent encore de ce chef charismatique des Afars, à la forte personnalité, descendant directe de la lignée Haralmahis.

Le Sultan Habib, intronisé comme Sultan en 1964, alors qu’il n’avait que 30 ans à peine a toujours su prendre la mesure de l’immense responsabilité qui a pesé sur ses épaules durant les 19 années de son règne à la tête du Sultanat de Tajourah. Il a su gérer au mieux ses relations souvent tumultueuses avec l’administration coloniale et parvenait fréquemment à imposer son orientation politique pour la région – qui illustrait forcément la volonté de son peuple. Ses réactions n’étaient pas nécessairement du goût du représentant de l’État, pour une région qui n’était pas la mieux lotie des régions intérieurs du Territoire français des Afars et des Issas.

Contrairement à son Vizir, (l’actuel Sultan Abdoulkader Houmed), le Sultan Habib qui a incarné la force tranquille et le dialogue, quand besoin se faisait sentir, affichait ouvertement son attachement à l’indépendance du territoire. Ce qui lui valait l’inimité du président Aref, qui n’hésitait pas à récompenser en revanche le Vizir pour sa loyauté et son allégeance à l‘administration coloniale, en faisant de celui-ci, un heureux propriétaire immobilier au Héron, nouveau quartier résidentiel de Djibouti. Pour ce faire, il lui avait facilité bien des démarches auprès des banques de la place. Ainsi, le Vizir fut mis très tôt à l’abri des besoins. Du moins, il lui appartenait après coup de tirer profit durablement de cet investissement …

Le Sultan Habib quant à lui a opté pour un choix diamétralement opposé à son second : il refusait de brader sa dignité et son indépendance intellectuelle

Pour ce qui est de ses rapports avec les nouvelles autorités de la jeune République de Djibouti, indépendante depuis le 27 juin 1977, ils ont été dans un premier temps cordiaux et, furent basés sur la reconnaissance et le respect mutuels, jusqu’au jour où un certain Osman Robleh Daach fut nommé Commissaire de la République, chef du district de Tadjourah (préfet).

La cohabitation entre le commissaire Daach et le Sultan Habib a été très éphémère. En l’espace d’une année, désaccords et autres accrochages se multiplièrent entre les deux interlocuteurs. Loin de se laisser faire, le chef suprême des Afar de Tadjoura n’hésitait pas à redessiner pour ce «parachuté» éthnico-politique, le contour des prérogatives de l’un et de l’autre, en matière de gestion des affaires concernant le district de Tadjourah, qui a toujours été une poudrière politique, et foyer de tensions tout au long de l’histoire de ce petit pays.

Le Sultan Habib menait matériellement une existence modeste, mais politiquement et intellectuellement mûr, contrairement à son successeur qui était toujours en quête d’un «tuteur» depuis la disparition de son oncle protecteur, Ibrahim Mohamed Sultan, ministre des finances de différents gouvernements de Hassan Gouled. Ce dernier fut à l’origine de l’intronisation de Abdoulkader Houmed Sultan, en avril 1985.

Un quart de siècle ne suffit manifestement pas au Sultan Abdoulkader pour voler de ses propres ailes, car son défunt oncle Ibrahim Sultan, n’avait pas eu assez de temps (à peine 18 mois), pour le «couver» et le guider et conseiller du mieux qu’il le pouvait, dans la gestion des affaires concernant ses sujets. Ibrahim Sultan mourut le 26 septembre 1986.

«Orphelin» spirituel et politique, Abdoulkader Houmed fut livré à lui-même, pour le plus grand bonheur du régime djiboutien. D’ailleurs, il n’est jamais ou presque jamais consulté par les autorités djiboutiennes pour les décisions concernant son district.

Contrairement à son courageux prédécesseur, Abdoulkader Houmed a perdu toute crédibilité auprès de ces mêmes autorités, car son égoïsme et son désir flagrant de vouloir constamment se servir d’abord, ensuite ses enfants, suivi de ses neveux et nièces, au détriment des intérêts du peuple afar dont il est l’autorité suprême ternissent son image de chef … et le respect qui lui est dû l’on en a pris un coup.

Sa capacité de trancher les litiges tribaux est d’une inimaginable médiocrité.

Loin d’être impartial pour départager les protagonistes éventuels qui se présentent à son miglis (Conseil), le Sultan Abdoulkader fait appel aux sentiments d’une ou deux personnes, sans scrupule, ni état d’âme, qui ne sont à ses cotés que pour tirer profit des affaires en tous genres qui atterrissent dans ses bras.

Ou plutôt dans les leurs… Si bien qu’on peut dire sans exagérer que ce sont ces individus sans scrupule qui font fonctionner le système à leur goût, donc aux antipodes des agissements qu’on attend d’un sultan et de son miglis.

Pour ce qui est du Vizir actuel, Chehem Ahmed Houmed, qui est le petit frère du Sultan Habib, il a tout bonnement déménagé en France. Ancien militaire français, le franco-djiboutien a décidé de s’installer dans le Finistère (Bretagne), où il perçoit sa pension militaire.

Il s’affranchit totalement des affaires du miglis.

Envisage t-il…. ou plutôt médite-t-il sur la remise en place d’un duché de Bretagne ? Tâche qui risque de lui être on ne peut plus lourde que celle que lui ont confiée les Afars.

Dans ces conditions, peut-on évoquer, vacances du pouvoir ou usurpation de celui-ci ?

Aux lecteurs d’en juger.

Témoignage de Djibouti

19/02/10 (B538) Le Journal de la Flibuste (2 articles)

___________________________ 2 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: la Russie envoie de nouveaux navires dans le golfe d’Aden

Un nouveau détachement de navires de la Flotte russe du Pacifique mettra le cap sur la région du golfe d’Aden le 24 février pour prendre part à la lutte contre la piraterie, a fait savoir à RIA Novosti vendredi le service de presse de la Flotte.

"Le détachement comprend le grand bâtiment anti-sous-marin Marchal Chapochnikov avec deux hélicoptères embarqués, un remorqueur de haute mer et le pétrolier Pechenga. Des unités de l’infanterie de marine seront présentes sur chaque navire", a précisé l’interlocuteur de l’agence.

___________________________ 1 – Portail des sous-marins

Les pirates somaliens auraient tiré sur un bâtiment militaire, peut-être américain

Par Rédacteur en chef.

Selon des observateurs locaux, un bâtiment de guerre, peut-être de l’US Navy, se serait trop approché de navires de commerce retenus en otage par les pirates somaliens. Ces derniers auraient ouvert le feu sur ce bâtiment.

Devant le port de Garacad, au nord-est de la Somalie, entre lundi et mardi, un bâtiment de guerre serait passé entre 2 navires de commerce, dont le MV St. JAMES PARK, tous 2 retenus en otage par les pirates somaliens.

Les pirates auraient ouvert le feu depuis les 2 navires sur le bâtiment de guerre, qui serait américain.

Selon Ecoterra, près de 70 tirs de gros calibre auraient été tirés depuis les 2 navires retenus.

Le bâtiment de guerre n’aurait pas riposté avant de se retirer.

A cause de cet incident, les pirates auraient déplacé le MV St. JAMES PARK dans les heures qui ont suivi. Il serait désormais mouillé au large de Kulub, un endroit d’accès plus difficile.

19/02/10 (B538) Nouvelles de Somalie (10 articles)

__________________________ 10 – AFP

Somalie: les victimes civiles, un des enjeux de la bataille de Mogadiscio

Hervé BAR

Dans leur offensive annoncée contre les insurgés shebab à Mogadiscio, les soldats pro-gouvernementaux et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) seront aussi jugés sur leur capacité à épargner les civils, aujourd’hui les premières victimes du conflit.

Chaque jour dans la capitale somalienne en guerre, les belligérants s’affrontent dans de meurtriers duels d’artillerie, selon un scénario écrit à l’avance.

Depuis leur bastion densément peuplé de Bakara ou "African village", les shebab lancent une volée d’obus de mortiers visant des positions de l’Amisom ou du TFG (gouvernement).

La riposte –également au mortier– est généralement immédiate, qui s’abat en direction de l’origine présumée des tirs sur les quartiers insurgés, fauchant inévitablement des civils.

Après des mois de relative indifférence, les critiques internationales sont montées d’un cran ces dernières semaines contre ces "bombardements indiscriminés qui ont un impact disproportionné sur les civils", selon le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Somalie, Mark Bowden.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a récemment dénoncé le "manque total de considération" pour la vie des civils de la part de "toutes les parties".

Amnesty International s’est alarmée "des attaques indiscriminées et disproportionnées (des insurgés), auxquelles les forces pro-TFG ont souvent répondu de la même manière".

"La nature urbaine du conflit et l’échec fréquent de toutes les parties à limiter les violences à des cibles militaires identifiées placent inévitablement les civils dans une situation très risquée", s’inquiétait en janvier le Conseil de sécurité de l’ONU.

La majorité de ces incidents ont lieu en zone shebab, jetant immédiatement, aux yeux de la population locale, le discrédit sur les forces du TFG et de l’Amisom.

"L’Amisom et le gouvernement ne font preuve d’aucune retenue dans leurs représailles", accuse ainsi un militant local des droits de l’homme, sous couvert d’anonymat.

En l’absence de tout observateur indépendant, et dans un contexte d’intense propagande, les responsabilités exactes sont cependant difficiles à établir.

Attentats aveugles, justice expéditive, atrocités en tout genre: "le mépris des shebab pour les civils n’est plus à démontrer", estime une source occidentale dans la capitale.

"Ils n’ont aucun scrupule à bombarder à proximité d’hopitaux, ou en usant de mortiers mobiles montés sur des véhicules, dans l’intention délibérée d’attirer une riposte meurtrière", accuse cette source.

Pour autant, "cela ne justifie en rien la violence des ripostes systématiques du TFG et de l’Amisom", selon le même observateur.

Face à ces accusations, le gouvernement assure essayer de minimiser les dommages. L’Amisom affirme de son côté tout faire pour épargner les civils.

"Nos soldats font preuve du maximum de retenue pour riposter quand ils sont en danger imminent", explique, irritée, une source militaire haut placée au sein de la force. "Ils ne tirent jamais les premiers (…), mais se réservent le droit à l’auto-défense".

"Notre mission est de protéger et d’assister les populations. Pas d’aggraver leur situation déjà très précaire", commente le même officier supérieur, qui cite "les nombreux incidents où nos adversaires ont ciblé directement des civils".

"En cas d’erreur ou d’accidents, nous mènerons une enquête et les responsables seront punis ou réprimandés", affirme-t-il.

L’UA est parfaitement consciente des effets désastreux de ces dommages collatéraux –sur la scène internationale comme dans les rues de Mogadiscio–, et de la propagande shebab sur le sujet, selon l’un de ces responsables.

"Désormais si par malheur nous tuons des civils, nous le dirons", promet-il.

Pourrait dès lors se poser un autre problème: les compensations aux proches des victimes, alors que l’UA peine déjà à payer ses propres soldats.

__________________________ 9 – Les Afriques

Somalie : Des troupes éthiopiennes à Bakool et Hiiraan

Des troupes éthiopiennes se sont positionnées dans certaines parties de Bakool et Hiiraan, accompagnées de centaines de militaires somaliens formés en Ethiopie, selon des témoignages de la région.

Des maisons ont été perquisitionnées et des arrestations de suspects ont été signalées dans ces villes.

Le porte-parole du gouvernement somalien dans la région, Mohamed Nur, a nié la présence de soldats éthiopiens sur le sol somalien.

« Les troupes qui ont commencé à perquisitionner les lieux tôt le matin, dimanche, font partie des forces gouvernementales somaliennes qui ont été formées en Ethiopie, je vous assure qu’il n’y a pas un seul soldat éthiopien dans la ville », a-t-il déclaré.

L’Ethiopie a retiré ses troupes de Somalie depuis le début de l’année dernière.

_____________________ 8 – AFP

Somalie: avant la bataille, les bonnes affaires du marché noir des armes

Ali MUSA ABDI

A Mogadiscio, tandis que les forces gouvernementales et les insurgés islamistes s’apprêtent à se livrer une bataille d’envergure, des combattants achètent pistolets et fusils d’assaut en toute tranquillité sur le principal marché de la ville.

Devant les rumeurs persistantes d’offensive imminente des forces gouvernementales contre les insurgés, des milliers de civils ont fui ces derniers jours la capitale somalienne et la plupart des échoppes ont fermé.

Mais pour le commerce au détail d’armes neuves ou d’occasion, les affaires sont florissantes.

Abdi Hirsi, l’un de ces vendeurs, explique ainsi que son produit phare, un pistolet chinois, se vend 25% plus cher depuis plusieurs jours.

"Le pistolet chinois, qui partait avant pour 560 dollars, se négocie à présent autour de 700 dollars", a-t-il expliqué à l’AFP. "Je vous parle d’un modèle neuf, dans son emballage".

"Si vous voulez en acheter plus, on peut baisser le prix un petit peu ou proposer une sérieuse ristourne sur les munitions", explique-t-il.

Quelque peu désolé, le jeune vendeur explique être à court de lance-roquettes RPG depuis la semaine dernière. "Mais je peux m’en procurer auprès d’autres marchands si j’ai affaire à un acheteur sérieux".

Le marché est situé à Bakara, principal centre de négoce de Mogadiscio, situé dans le nord de la ville.

Dans cet entrelacs de ruelles étroites et resserrées souvent utilisé par les groupes armés pour mener leur guerre de guérilla, les étals de nourriture côtoient ceux de vêtements et de tissus. On y trouve également de l’or, du carburant et une grande variété de biens pillés.

L’un des secteurs de Bakara, "Irtoogte", abrite le marché aux armes, un endroit bien connu des résidents en raison des tirs en l’air réguliers qui en émanent, les acheteurs voulant tester la marchandise sur place.

"Le fait de tester est essentiel pour vérifier que le produit est opérationnel. Nous ne pouvons pas vendre de fausses armes", explique un autre détaillant, Ahmed Mohamed, 34 ans.

Irtoogte avait été officiellement fermé en 2007 par le gouvernement de transition, puis par les shebab en 2008 lorsqu’ils avaient pris contrôle de ce quartier.

Les vendeurs d’armes se sont fait depuis plus discrets, mais pour quiconque en a les moyens, acheter un fusil d’assaut demeure à peine plus compliqué que de se procurer un téléphone portable.

"On ne peut plus exposer notre marchandise dans la rue comme avant mais il est important de continuer et de chercher des clients", selon Mohamed.

"Les shebab et le gouvernement sont susceptibles de confisquer nos biens s’ils les voient. Du coup, on les entrepose dans des endroits sûrs et on les livre directement à l’acheteur", précise-t-il.

Mohamoud Abdi, un milicien shebab de 23 ans, désespère de trouver des obus de 106 mm pour son canon portatif M40 de fabrication américaine.

"Les armes sont là, mais pas les munitions. Si nous pouvions utiliser ces armes, les troupes de l’Union africaine (UA) déguerpiraient chez elles comme celles des Nations unies en 1995", assure-t-il.

Dans un rapport publié l’année dernière, le groupe de travail l’ONU chargé de surveiller l’embargo sur les armes en Somalie relevait que "80% des investissements internationaux destinés à restructurer les forces de sécurité gouvernementales avaient été détournés de leur objet premier".

Amnesty International s’est fait également l’écho de cet inquiétant constat dans un rapport récent: "le TFG n’a pas la capacité d’empêcher le détournement de quantités substantielles de son propre armement et équipement militaire vers d’autres groupes armés et vers le marché noir".

_____________________ 7 – La Tribune (Algérie)

Des responsables du gouvernement de transition somalien ont échappé à un attentat

Synthèse de Lyes Menacer

Plusieurs responsables du gouvernement de transition somalien ont échappé de justesse à une tentative d’assassinat lundi dernier à Mogadiscio, ont indiqué hier des sources proches du palais présidentiel, citées par les agences de presse.

L’attaque a eu lieu dans une région proche de la capitale où des ministres étaient en visite sur place. Mais les responsables de la sécurité ont réussi à déjouer cette attaque, attribuée aux rebelles islamistes des shebab qui luttent depuis un an pour renverser l’actuel président cheikh Ahmed Sharif, accusé d’être à la solde des Occidentaux.

«Nous avons déjoué un complot visant à tuer plusieurs personnes, après avoir annulé un faux séminaire», a dit le ministre somalien du Travail et de l’Emploi, Mohamed Abdi Hayir, à la station de radio Shabelle, basée à Mogadiscio.

Ce «faux séminaire» était l’initiative d’une organisation inconnue qui se présente comme le Centre pour la formation et la consultation (CTC), qui avait invité plusieurs membres du Parlement, des responsables de la sécurité ainsi que des directeurs généraux à participer à cette réunion qui devait coïncider avec un «attentat terroriste», a ajouté le ministre. Deux voitures piégées et un autre véhicule chargé d’explosifs ont explosé au passage du convoi du ministre somalien de la Défense, cheikh Yousouf Siyad Indha Add, sans l’atteindre.

L’attaque a, en outre, fait cinq morts et une quinzaine de blessés, des civils pour la plupart. M. Hayir a fait savoir que son «ministère a pris des mesures afin qu’aucun séminaire ne soit organisé sans notification du ministère».

«Le ministère n’était pas au courant du complot visant à causer d’importantes pertes en vies humaines au sein du gouvernement. Les forces de sécurité somaliennes recherchent les auteurs du complot», a fait savoir M. Hayir. Le gouvernement somalien a accusé les insurgés shebab d’être derrière ce complot.

Ces derniers contrôlent la majeure partie du pays. L’attaque avortée des rebelles intervient dans une période marquée par une inquiétante flambée de la violence dans la capitale somalienne Mogadiscio et ses environs. La recrudescence des actes de violence a causé l’exode d’au moins 13 600 personnes qui ont fui la capitale en deux semaines seulement, a affirmé mardi dernier le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Parmi ces personnes qui ont réussi à fuir les combats, «8 800 d’entre elles seulement» étaient parvenues à quitter Mogadiscio, alors que «4 800 autres se sont retrouvées dans des quartiers relativement plus sûrs» de la ville, a précisé la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse à Genève.
Lors des violents affrontements qui s’étaient déroulés la semaine dernière dans la capitale somalienne, notamment dans le nord de la ville, «au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées», a-t-elle ajouté.

_____________________ 6 – JDD

La Somalie se prépare à l’offensive

Les troupes gouvernementales somaliennes se sont massées mercredi à Mogadiscio afin de planifier une offensive contre les militants al Shabaab affiliés à al Qaida et qui entendent renverser le pouvoir en place, rapportait The Wall Street Journal.

Le gouvernement somalien a expliqué que le but de l’opération, soutenue par des forces de l’Union africaine entrainées par les États-Unis, était de regagner du terrain sur les insurgés et de rallier l’opinion publique de la capitale en proie à l’instabilité.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie américaine; car renforcer un gouvernement faible est désormais jugé primordial par la maison Blanche dans sa lutte contre les militants islamistes.

_____________________ 5 – La Tribune.fr avec AP

Somalie: le ministre adjoint de la Défense échappe à un attentat

Le ministre adjoint à la Défense a échappé à un attentat-suicide à la voiture piégée dans la capitale somalienne, a rapporté lundi un policier.

Deux gardes du corps de Yusuf Mohamed Siyad ont été blessés, a précisé le policier Hassan Farah. Le kamikaze a suivi la voiture du ministre, lui est rentré dedans et a explosé, a-t-il rapporté. Une seconde explosion a suivi.

L’attaque s’est produite alors que le gouvernement s’apprête à lancer une offensive contre les militants islamistes. La Somalie n’a pas de gouvernement stable depuis près de 19 ans.

_______________________________ 4 – JDD

Des soldats éthiopiens entrent en Somalie

Des troupes éthiopiennes ont pénétré samedi dans deux villes frontalières au centre de la Somalie et ont enlevé la famille d’un homme lié à la milice islamiste d’Al Chabaab, rapportent des habitants.

"Les soldats éthiopiens sont entrés à El Barde hier et ont arrêté plusieurs personnes. Ils étaient à bord de véhicules blindés et cherchaient un homme connu dans la région qui travaille aussi avec Al Chabaab", a expliqué un habitant de cette ville, Hussein Ronow.

"L’homme s’est enfui, mais ils ont emmené avec eux sa femme et trois enfants", a-t-il précisé, ajoutant que d’autres membres de la famille avaient été emmenés.

"Nos ennemis, les Ethiopiens, sont entrés dans nos villes et terrifié les habitants", a dit Cheikh Aden Yare, chef d’Al Chabaab dans la région de Bakool.

_______________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Des combats font 4 morts en Somalie

Au moins quatre personnes, dont deux civils, ont été tuées aujourd’hui dans des affrontements entre soldats pro-gouvernementaux qui ont éclaté au cours d’une vaste opération de sécurisation à Mogadiscio, a-t-on appris de sources concordantes.

"Quatre personnes, dont deux civils, ont été tuées dans des combats entre membres des forces de sécurité pour le contrôle d’un check-point", a indiqué un responsable des services de sécurité du gouvernement somalien, Abdurahman Hersi. "Nous sommes en train d’enquêter sur ce qui a pu déclencher cet incident", a ajouté ce responsable.

Selon des témoins, un groupe de soldats a installé un barrage sur le carrefour, déjà contrôlé par un autre groupe de militaires. "J’ai vu les corps de deux civils, dont une femme, tués au cours des échanges de tirs. Deux soldats sont également morts et la situation est revenue à la normale maintenant", a expliqué l’un de ces témoins.

L’incident s’est déroulé le matin même lors d’une vaste opération de sécurisation menée par la police dans le sud de Mogadiscio, sous contrôle du gouvernement de transition somalien (TFG), a-t-on constaté. De nombreux mini-bus et véhicules ont été stoppés et fouillés, l’identité de leurs passagers vérifiée. Cette opération vise "à renforcer la sécurité dans les quartiers sous contrôle du TFG", a déclaré à la presse le porte-parole de la police somalienne, Abdulahi Hasan Barise. "L’opération se poursuivra jusqu’à ce que la sécurité des personnes soit assurée", a-t-il affirmé.

_______________________________ 2 – Centre Info ONU

Somalie : L’ONU préoccupée par la poursuite des combats à Mogadiscio

Le Coordonnateur de l’assistance humanitaire des Nations Unies en Somalie, Mark Bowden, a fait part de sa profonde préoccupation après une nouvelle flambée de violence à Mogadiscio, la capitale somalienne, qui a fait 80 morts et entraîné le déplacement de 8.000 personnes supplémentaires depuis le début du mois de février

« Les civils continuent de subir les conséquences du conflit et de l’insécurité dans le pays », a-t-il déploré lundi.

Le nord de Mogadiscio, en particulier les districts d’Heliwa, de Yaaqshiid et de Wardhiigleey, a été le théâtre de combats entre les forces gouvernementales et les milices al-Shabaab.

Un tiers des personnes déplacées a trouvé refuge dans d’autres quartiers de la capitale mais une majorité a rejoint le couloir Afgooye, une zone qui s’étend sur 30 kilomètres à l’ouest de la ville où 366.000 personnes habitent des abris de fortune.

M. Bowden a appelé les parties au conflit à minimiser les risques pour les civils en respectant le droit international humanitaire.

Mogadiscio est l’une des régions les plus touchées par la guerre en Somalie. Le pays compte 1,4 million de personnes déplacées et plusieurs millions de réfugiés dans les pays voisins, comme le Kenya.

_______________________________ 1 – AFP

Somalie: 13.600 personnes ont fui les combats à Mogadiscio en deux semaines

Les heurts entre forces somaliennes et insurgés islamistes, qui ont fait un nombre de victimes "alarmant", ont fait fuir de Mogadiscio 13.600 personnes en deux semaines, a indiqué mardi le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Alors que le gouvernement de transition (TFG) annonce depuis plusieurs semaines une offensive dans la capitale contre les insurgés shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, et leurs alliés du Hezb al-Islam, "les violences ne cessent pas à Mogadiscio, poussant la population à fuir", a expliqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming.

"Quelque 13.600 personnes ont dû quitter leur maison en seulement deux semaines en raison des affrontements" entre les forces gouvernementales et les groupes d’opposition armés, a-t-elle précisé lors d’un point de presse.

"Parmi ces personnes, seules 8.800 sont parvenues à quitter la capitale" pour un camp proche, a-t-elle ajouté, soulignant que "4.800 autres se sont retrouvées dans des quartiers relativement plus sûrs" de la ville.

"Le nombre des victimes et des personnes blessées par les combats est alarmant", s’est par ailleurs inquiétée Mme Fleming.

"Selon les partenaires du HCR sur place, au moins 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées depuis que le conflit s’est intensifié la semaine dernière", a-t-elle expliqué.

Les shebab ont affirmé se préparer "à contre-attaquer" à l’offensive du TFG et ont déployé en renfort des centaines de combattants sur les lignes de front de la capitale.

Les Somaliens, confrontés à une instabilité pratiquement devenue endémique et à une grande pauvreté, fuient en masse leur pays, notamment en Ethiopie voisine où ils sont, selon le HCR, 200 à arriver quotidiennement. Le pays compte actuellement, d’après l’agence onusienne, 67.000 réfugiés somaliens.

Le HCR a commencé le 12 février un programme de relogement de ces réfugiés dont 250 ont été déplacés du centre de transit de Dolo Ado (à la frontière) à un camp situé à 65 km à Melkadida, dans le sud-ouest de l’Ethiopie.