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14/02/10 (B538) Les finances japonnaises se portent au secours du pauvre Guelleh, pour lui apporter un peu d’argent de poche supplémentaire sur un plateau …. (ADI) Encore une aide internationale gaspillée, parce qu’elle sera probablement détournée au moins partiellement et que Djibouti laissera pourrir ensuite les bâtiments, comme il l’a fait tant de fois : exemple une maternité qui n’a jamais fonctionné et tant d’autres ???

Djibouti/Japon : aide financière nippone de 1,360 milliard de fdj destinée au secteur éducatif

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M. Mahmoud Ali Youssouf, et l’Ambassadeur du Japon à Djibouti, M. Masaki Noke, ont signé aujourd’hui un accord de coopération portant sur une aide financière nippone de 770 millions de yens, environ 1.360 milliard de fdj, pour la construction et l’équipement d’un centre de formation pour les enseignants de niveau 1 et 2 de l’enseignement de base.

Le Japon, à travers cette aide financière généreuse, entend appuyer le ministère de l’Education dans sa politique d’amélioration de la qualité de la formation prodiguée aux enseignants de l’école fondamentale qui officient à Djibouti-ville et dans les districts de l’intérieur.

Grâce à ce nouvel accord, l’aide non remboursable japonaise en faveur de notre pays pour l’année fiscale 2009, allant d’avril 2009 à mars 2010, atteint environ 24 millions de dollars US.

Le futur centre de formation financé par le Japon, sera construit en 18 mois sur un terrain situé prés de l’Université de Djibouti.

Il comprendra à terme plus 18 salles de classe, des laboratoires, un amphithéâtre, une bibliothèque et un bâtiment administratif. 325 nouveaux instituteurs, 85 de l’enseignement primaire et 240 de l’enseignement moyen, pourront y être formés chaque année.

Le complexe abritera également une résidence permettant de loger des enseignants en provenance des régions éloignées du pays.

13/02/10 (B538) Nouvelles de Somalie (4 articles en Français)

__________________________ 4 – Radio Vatican

En Somalie, les civils, premières victimes de la guerre

La guerre dure depuis près de vingt ans en Somalie et les combats se sont intensifiés depuis 2006. Le haut commissariat de l’ONU pour les déplacés parle aujourd’hui de plus d’1,5 million de déplacés et pour le seul mois de janvier, d’au moins 260 morts civils.

Les civils somaliens qui payent une guerre de pouvoir entre deux principales factions.

D’un côté, le gouvernement de transition mené par Sharif Cheik Ahmed, un ancien chef de guerre élu président en 2009 par des élus modérés, de l’autre deux milices dites plus radicales, celle du Hezb-al-Islam et celle de la jeunesse, Al Shebab.

Un conflit d’abord idéologique, comme l’explique Bénédicte Godrieaux, expert de la Somalie pour l’association de défense des droits de l’homme Amnesty International.

__________________________ 3 – Le Point avec AFP

Somalie: les insurgés promettent une « guerre totale » au gouvernement

Par Mustafa HAJI ABDINUR

Les insurgés islamistes radicaux shebab ont promis vendredi de mener une « guerre totale » en Somalie face à la menace d’une offensive imminente des forces pro-gouvernementales à Mogadiscio.

Les insurgés islamistes radicaux somaliens, emmenés par les shebab, ont galvanisé leurs partisans lors de la grande prière du vendredi et promis une « guerre totale » alors que le pays se prépare à une offensive gouvernementale d’envergure contre la rebellion.

Des centaines d’habitants de Mogadiscio ont anticipé depuis plusieurs jours cette offensive, fuyant la capitale où convergeaient simultanément de nombreux combattants islamistes déterminés à en découdre avec les troupes gouvernementales et leur allié de la force de l’Union africaine (Amisom).

En attendant cette offensive imminente, cinq civils ont encore été tués et 20 blessés dans un nouvel échange de tirs d’artillerie entre insurgés shebab et forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio.

Devant des centaines de fidèles réunis pour la grande prière du vendredi dans la mosquée Nasreddin, dans le sud de Mogadiscio, cheikh Muktar Robow Abu Mansur, l’un des principaux commandants de la milice islamiste, a promis au gouvernement une lutte sans merci.

« Vous êtes au courant des derniers bombardements à l’aveugle de l’ennemi sur notre peuple. Au nom de l’islam, nous avons l’obligation de combattre cet ennemi », a-t-il lancé.

« Les guerriers d’Allah sont parfaitement préparés à lancer des attaques pour chasser l’ennemi » de la capitale, a affirmé Abu Mansur, appelant « tous les moujahidines du pays « à s’unifier pour vaincre ».

Les shebab contrôlent environ 80% du sud et du centre de la Somalie tandis que le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, élu il y a un an, n’a d’autorité que sur quelques quartiers de la capitale dont plusieurs points stratégiques tels que le port ou l’aéroport.

« Notre promesse est d’engager une guerre totale contre eux. Etes-vous avec nous? », a lancé Abu Mansur, suscitant un « oui » massif de ses partisans.

« Cette guerre ne concernera pas seulement la Somalie. Tous les guerriers saints de l’islam iront aider nos frères à combattre au Yémen, en Afghanistan et en Tchétchénie », a également promis le chef shebab.

Au cri de « Allahu Akbar », plusieurs centaines de partisans des shebab se sont également rassemblés vendredi matin dans l’ancien stade de la capitale, où des chefs de la milice islamiste ont appelé là aussi à la guerre contre le gouvernement et l’Amisom.

« Nous sommes rassemblés ici pour montrer au pays notre détermination. Les ennemis d’Allah se sont alliés pour nous combattre, mais nous aussi sommes unis pour les vaincre », a déclaré cheikh Ibrahim Ali, chef shebab de Baïdoa (sud de la Somalie).

Le chef du mouvement islamiste allié Hezb al-Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys a tenu une réunion similaire dans le village d’Elashabiyaha, qui abrite de nombreux déplacés en périphérie de Mogadiscio.

Dans la matinée, de nouveaux échanges d’artillerie ont emporté leur lot quasi-quotidien de victimes civiles: les combats ont débuté lorsque les shebab ont ouvert le feu contre des positions gouvernementales d’un quartier nord de la capitale, Bondere, entraînant une riposte.

« Les tirs croisés et les obus de mortiers ont touché des zones d’habitations dans le nord de Mogadiscio et nos ambulances ont collecté cinq corps et 20 autres civils blessés », a indiqué à l’AFP Ali Muse, le chef du service des ambulances de la capitale somalienne.

De son côté, le chef de la commission de l’UA, Jean Ping a appelé vendredi les Etats membres de l’organisation continentale à envoyer plus de troupes en Somalie et la communauté internationale à respecter ses engagements financiers pris lors d’une conférence à Bruxelles en avril 2009.

__________________________ 2 – Le Devoir avec AFP

Somalie – Les shebab rejoignent al-Qaïda

Les insurgés islamistes radicaux somaliens shebab ont officiellement proclamé leur allégeance à al-Qaïda lors d’une réunion des principaux cadres du mouvement à Baïdoa.

«Nos décisions incluent [celle] de porter le djihad dans les régions de la Corne de la Afrique et d’Afrique de l’Est afin de libérer les communautés islamiques et de lier notre djihad à celui, global, dirigé par al-Qaïda et son chef Oussama Ben Laden», a déclaré Cheikh Fouad Mohamed Shangole, un haut dirigeant shebab.

Fin 2009, le chef des shebab Mohamed Abdi Godane, présent à la réunion de Baïdoa, avait proclamé son allégeance à Ben Laden dans un enregistrement vidéo.Mais les shebab demeuraient divisés sur ce point, une faction demeurant attachée au seul agenda politique somalien tandis qu’une frange plus radicale refusait tout compromis politique et se rangeait sous la bannière d’al-Qaïda.

__________________________ 1 – Libération

Somalie : une armée en loque face aux jihadistes (Article complet)

Avec des réfugiés enrôlés au Kenya et de maigres troupes formées par la communauté internationale, Mogadiscio s’apprête à lancer l’offensive contre les Shebab.

Stéphanie Braquehais

La classique surenchère de déclarations belliqueuses pourrait bien, cette fois, déboucher sur une offensive majeure. Ces derniers jours, des centaines de civils ont fui Mogadiscio tandis que les insurgés islamistes affluent vers la capitale somalienne. Le fragile gouvernement de transition ne cesse, en effet, d’annoncer une contre-attaque de grande ampleur contre les milices extrémistes Shebab, qui ont, ces derniers jours, renforcé leurs positions à Mogadiscio.

Le gouvernement ne contrôle que quelques quartiers de sa propre capitale, essentiellement grâce l’aide de l’Amisom, la force de maintien de la paix de l’Union africaine, composée de 5 000 soldats. Car, en vingt ans de guerre civile, l’armée somalienne a cédé la place à des milices locales menées par des chefs de guerre obéissant à des logiques claniques et poursuivant des intérêts économiques.

Les – rares – soldats somaliens sont la plupart du temps sans uniforme, chaussés de sandales, et passent leur temps à piller et rançonner les civils pour pallier les salaires qu’ils touchent rarement. Une fois blessés, ils ne peuvent que s’en remettre à la chance pour survivre. «C’est difficile de savoir pourquoi on se bat, et on sait que personne ne viendra nous aider une fois qu’on est touché», nous a déclaré Abdi, un soldat blessé d’une vingtaine d’années, rencontré dans un hôpital de Mogadiscio.

«Peur de mourir».

Depuis des mois, les pays voisins de la Somalie, inquiets de la montée en puissance des Shebab, se mobilisent pour venir en aide à l’embryon de forces gouvernementales somaliennes. L’Ethiopie, qui s’est retirée de Somalie il y a un an, opère des incursions ponctuelles et continue à armer la milice progouvernementale Al-Sunna dans le centre du pays.

Nairobi, pour sa part, a mis en place des camps d’entraînement dans le district d’Isiolo, dans l’est du Kenya, pour former des milliers d’hommes recrutés sur son propre territoire. Ces enrôlements ont débuté de manière secrète, d’abord dans les camps de réfugiés somaliens, à Dadaab ou dans le quartier d’Eastleigh, à Nairobi. Puis, ils ont visé des localités frontalières comme Mandera, El-Wak ou Wajir. Selon plusieurs sources, des Kenyans ont aussi été recrutés pour renforcer… l’armée somalienne. «L’armée kenyane est venue un jour dans mon village et a dit à tous les jeunes qu’ils toucheraient 600 dollars [environ 439 euros, ndlr] par mois pour aller se battre contre les Shebab en Somalie.

J’ai appris à tirer, à fabriquer des grenades, à manier un fusil d’assaut G3», témoigne un Kenyan d’origine somalienne de 23 ans né à Sericho, dans le nord-est du Kenya. Lorsqu’il a été recruté par l’armée kenyane, en juillet, ses papiers d’identité lui ont été confisqués. Il y a deux semaines, il a fui le camp d’entraînement car le salaire promis n’était payé qu’au compte-gouttes. «Je ne suis jamais allé en Somalie, j’ai eu peur de mourir», explique-t-il.

A l’opposé de ces méthodes peu orthodoxes, la communauté internationale s’est engagée à former 2 000 soldats somaliens, avec pour objectif, à terme, d’atteindre 6 000 hommes. Cependant, mettre en place une armée digne de ce nom dans un pays qui n’a pas connu de véritable Etat depuis 1991 est une gageure. La France a effectué deux sessions de formation pour 150 et 350 soldats, pendant six semaines en 2009. L’armée djiboutienne s’est également attelée à la tâche, portant à un millier le nombre d’hommes ayant suivi un entraînement. Mais les recrues sont très hétérogènes : elles vont du vieil officier formé sous Siyad Barré, le dictateur chassé du pouvoir en 1991, au milicien tout juste sorti de l’adolescence et aguerri dans les rues. Certains, trop jeunes, ont d’ailleurs dû être rapatriés à Mogadiscio…

«Drapeau».

«On a aussi travaillé pour leur inculquer le sentiment d’appartenir à une nation, raconte un officier français. Tous les matins, et tous les soirs, ils saluaient leur drapeau.» Ce drapeau, étoile blanche sur fond bleu, que les islamistes extrémistes d’Al-Shebab ne veulent plus voir érigé nulle part, estimant qu’il est contraire à l’islam.

La France se montre discrète sur cette formation depuis l’enlèvement de deux agents de la DGSE, venus conseiller les forces de sécurité somaliennes, en juillet à Mogadiscio. L’un a été libéré en août, mais le deuxième est toujours aux mains des Shebab et, selon plusieurs sources somaliennes, les contacts restent encore extrêmement laborieux à ce jour.

Plusieurs pays de l’Union européenne ont pour projet d’envoyer entre 80 et 200 formateurs dans un pays africain – vraisemblablement l’Ouganda, qui s’est porté volontaire – pour accueillir ces formations. Ces bonnes intentions sont accompagnées de généreuses promesses financières, surtout motivées par le regain de la piraterie dans le golfe d’Aden, qui cause un énorme préjudice au commerce international. En réalité, ces soldats, une fois rentrés à Mogadiscio, touchent un salaire aussi modeste (100 dollars) qu’aléatoire.

Beaucoup sont donc tentés de passer à l’ennemi ou, tout simplement, de vendre armes et munitions pour arrondir leurs fins de mois.

13/02/10 (B538) Yémen Express : à peine annoncée par le président yéménite, la trêve serait-elle déjà violée ?? (4 articles en Français)

_________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

Yémen: les rebelles du Nord accusés de violer la trêve

Un haut responsable du Yémen a accusé vendredi les rebelles chiites du nord du pays d’avoir violé le cessez-le-feu moins d’une heure après sa conclusion la veille. Le gouvernement et la rébellion estiment que l’accord tient toujours malgré quelques incidents.

Le cessez-le-feu conclu sous forte pression internationale doit permettre à Sanaa de tourner la page de six ans de guerre civile dans cette région pour se consacrer à la lutte contre la branche locale d’Al-Qaïda qui a établi une base opérationnelle au Yémen il y a un an. La trêve a pris effet à minuit jeudi.

Le vice-ministre yéménite de l’Intérieur, le général Mohammed Abdullah al-Qaoussi, a accusé les rebelles zaïdis d’avoir attaqué un bureau de la sécurité et ouvert le feu sur son propre convoi dans la province de Saada, un fief de la rébellion dans le Nord.

De leur côté, les rebelles houthis nient sur leur site Web avoir violé la trêve. Leur chef Abdel-Malek al-Houthi « a donné des instructions à tous les fronts pour qu’ils cessent le feu à l’heure fixée par le gouvernement yéménite », selon leur communiqué.

Des responsables yéménites de la sécurité ayant requis l’anonymat ont déclaré qu’ils s’attendaient à des violations mineures de l’accord dans les premiers temps mais ont assuré que le cessez-le-feu tenait.

Plusieurs trêves par le passé n’ont pas duré longtemps, en général parce que les rebelles s’estimaient trahis, mais cette fois les deux parties semblent décidées à en finir avec la guerre et subissent une très forte pression internationale en ce sens.

Les Nations unies, qui estiment que 125.000 personnes ont été déplacées par les combats dans le Nord et craignaient une crise humanitaire, ont salué le cessez-le-feu. Les combats avaient été particulièrement violents en août.

L’accord prévoit notamment que les rebelles déposent les armes, relâchent les soldats capturés, quittent leurs repaires dans les montagnes, respectent la Constitution et s’engagent à ne pas attaquer l’Arabie saoudite voisine.

En novembre, des rebelles avaient franchi la frontière, tuant deux gardes saoudiens. Au moins 133 soldats saoudiens avaient péri dans les combats. Les Houthis ont déclaré un cessez-le-feu unilatéral avec l’Arabie saoudite fin janvier. Ryiad a réagi avec circonspection, exigeant leur retrait de la zone frontalière et la remise de cinq soldats portés disparus.

Les Zaïdis, considérés comme une secte hérétique par les radicaux sunnites, se disent victimes de discrimination de la part du gouvernement et accusent ce dernier de donner trop d’influence à des extrémistes sunnites ultraconservateurs.

_________________ 3 – La Tribune de Genève avec AFP

Yémen: calme sur tous les fronts avec les rebelles chiites (sources militaires)

Un calme total régnait vendredi matin sur tous les fronts entre l’armée et la rébellion chiite dans le nord du Yémen, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu, ont indiqué des sources militaires à l’AFP.

Un calme total régnait vendredi matin sur tous les fronts entre l’armée et la rébellion chiite dans le nord du Yémen, au lendemain de l’annonce d’un cessez-le-feu, ont indiqué des sources militaires à l’AFP.

______________________ 2 – Le Matin (Ch) avec AFP

Yémen: les rebelles ont tenté de tuer un chef militaire (responsable)

Un haut responsable militaire yéménite a affirmé avoir échappé vendredi à une tentative d’assassinat menée par les rebelles chiites dans le nord du Yémen, et a fait état de soldats tués dans des attaques de rebelles, en violation du cessez-le-feu.

Un haut responsable militaire yéménite a affirmé avoir échappé vendredi à une tentative d’assassinat menée par les rebelles chiites dans le nord du Yémen, et a fait état de soldats tués dans des attaques de rebelles, en violation du cessez-le-feu.

______________________ 1 – AFP

Yémen: les autorités accusent les rebelles chiites de violer la trêve

Hammoud MOUNASSAR

Les autorités au Yémen ont accusé les rebelles chiites d’avoir violé vendredi la trêve quelques heures après son entrée en vigueur, en lançant des attaques meurtrières contre l’armée dans le nord du pays.

Le général Mohammad Abdallah Al-Qoussi, qui dirige les opérations de l’armée dans la province de Saada, a affirmé avoir lui-même échappé à une tentative d’assassinat menée par les rebelles chiites.

« J’ai échappé à une tentative d’assassinat menée par des rebelles Houthis qui ont ouvert le feu sur mon véhicule » à Saada, fief des rebelles à 240 km au

nord de Sanaa et limitrophe de l’Arabie saoudite, a-t-il déclaré à l’AFP.

« Les rebelles ont violé le cessez-le-feu en lançant également des attaques contre des postes de l’armée dans la région d’Al-Iqab (dans la province de Saada) faisant des morts et des blessés parmi les soldats », a-t-il ajouté.

Selon une source militaire, quatre soldats yéménites ont été tués dans les attaques, trois à Al-Iqab et un quatrième à Al-Aïn, dans le sud de Saada. Plusieurs ont été blessés, a-t-il ajouté.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès des rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme minoritaire dans l?ensemble du Yémen mais majoritaire dans le nord-ouest du pays.

Leur chef, Abdel Malek al-Houthi, a ordonné jeudi soir à ses hommes de respecter le cessez-le-feu annoncé par le président Ali Abdallah Saleh.

Le cessez-le-feu est entré en vigueur jeudi à minuit (21H00 GMT), après six mois de combats sanglants dans le nord du Yémen, limitrophe de l’Arabie saoudite.

Les autorités, disant riposter aux « agressions répétées » des rebelles, lancé le 11 août 2009 une offensive contre les insurgés, la sixième du genre depuis 2004, dans un conflit qui a fait des milliers de morts et 250.000 déplacés.

Plusieurs accords de trêve conclus dans le passé entre les deux parties avaient été aussi rapidement violés.

Pourtant vendredi matin, une source militaire sur le terrain avait affirmé que le calme régnait sur « tous les fronts », et une autre source a assuré à l’AFP que l’aviation yéménite avait cessé ses sorties au-dessus des zones du nord.

« Nous demeurons dans nos positions et nous avons le doigt sur la gâchette », a cependant affirmé à l’AFP l’un des militaires basés dans le nord du pays, traduisant la méfiance de la troupe à l’égard des rebelles.

Le cessez-le-feu avait été proclamé après l’acceptation par les rebelles des six conditions du gouvernement pour l’arrêt des hostilités; « observer un cessez-le-feu, ouvrir les routes, déminer et évacuer les hauteurs », « se retirer des bâtiments publics », « restituer les biens publics et les armes saisies », « libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens », « respecter la loi et la Constitution » et « ne plus agresser » l’Arabie saoudite.

Le royaume saoudien est intervenu dans le conflit début novembre après la mort d’un de ses gardes-frontières, tué par des rebelles infiltrés sur son territoire.

Le ministère de la Défense avait indiqué après la proclamation de la trêve la mise en place d’un « comité national » formé de parlementaires pour « superviser l’application des six points et ramener la paix à Saada ».

Le pouvoir central à Sanaa accuse les rebelles d’être soutenus par « des parties » en Iran et de vouloir rétablir « l’imamat zaïdite », renversé en 1962 par un coup d’Etat militaire.

La rébellion, qui dément de telles accusations, se plaint d’une marginalisation politique et sociale et reproche au gouvernement de ne pas lui reconnaître son identité religieuse.

12/02/10 (B538) A lire sur LOI cette semaine ….

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 13/02/2010
DJIBOUTI – Djibouti
Le président du comité Afrique du Medef international et PDG de Gras Savoye , Patrick Lucas , n’a pas à regretter de s’être intéressé à Djibouti ces dernières années. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 13/02/2010
DJIBOUTI – Safintra
La société spécialisée dans les toitures et les structures de construction en acier, Safintra Building Solutions , vient de créer une filiale à Djibouti qui sera cogérée par Geoff Gnana Antony et Balasubramaniam Suresh . (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 13/02/2010
DJIBOUTI – De nouvelles banques débarquent
Deux des nouvelles banques en cours de création à Djibouti, la Dahabshil Bank International SA et la Shoura Bank, effectueront des opérations répondant aux normes islamiques, tandis que la troisième, la Warka Bank of Investment & Finance (Djibouti) , sera une banque commerciale conventionnelle. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 13/02/2010
DJIBOUTI – L’opposition se remobilise à Djibouti
L’Alliance républicaine pour le développement (ARD, formation du défunt Ahmed Dini ) va réunir des assises à Djibouti les 25 et 26 février pour essayer de redynamiser l’opposition en vue des élections de 2011. (…)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN – 13/02/2010
DJIBOUTI – Alessi Group
Le groupe yéménite présidé par Ahmed Saleh Al-Essi va construire à Djibouti des entrepôts de stockage de produits pétroliers ainsi qu’un quai pour l’avitaillement des navires. (…)

12/02/10 (B538) Communiqué de l’ARD appelant les adhérents à participer aux Assises nationales des 25 et 26 février 2010 à Balbala.

Djibouti le 10 février 2010

COMMUNIQUE
de l’ARD
Alliance Républicaine pour le Développement

 

Décidées le 22 décembre 2009 lors de la réunion du Bureau Politique du Parti, des Assises Nationales se dérouleront à Balbala du jeudi 25 février 2010 à 14 heures au vendredi 26 février 2010 à 17 heures.

L’ordre du jour est le suivant :

1) Compte rendu des activités du Parti dans le pays, à l’étranger et sur le plan diplomatique
2) Analyse de la situation aux niveaux national, régional et international
3) Perspectives d’action
a) Renforcement du Parti
b) Dynamisation de l’opposition
c) Démarches diplomatiques
4) Recommandations et mots d’ordre
5) Questions diverses
6) Adoption du procès verbal et clôture

Le contexte présidant à leur tenue donne à ces Assises une portée toute particulière :

1) la détérioration croissante des conditions de vie de nos concitoyens, malgré l’augmentation des recettes publiques générées par celle des différentes présences militaires étrangères ;

2) la glose et le donquichottisme autour d’un énième mandat présidentiel, alors que toute alternance démocratique est institutionnellement impossible et que persiste gravement une citoyenneté à plusieurs vitesses ;

3) l’aggravation des injustices à l’origine du conflit armé et de sa reprise actuelle.
Enfin, dix ans après l’accord-cadre du 7 février 2000, intervenu à Paris entre le gouvernement et l’organisation politico-militaire FRUD, dont l’ARD est l’émanation historique, il reviendra à ces Assises de rappeler que le boycott des consultations électorales, pour légitime qu’il soit, ne peut durablement contribuer au renforcement de la paix. Et d’y remédier…

Le Secrétaire Général de l’ARD
Kassim Ali Dini