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12/12/2015 (Brève 540) Flash Special : Une nouvelle promotion dans le prestigieux Ordre des Bourreaux de la République de Djibouti. (ARDHD)

Abdillahi Abdi FarahNous avons appris, il y a quelques minutes, que M. Abdillahi Abdi Farah, Directeur général de la Police, avait été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre des Bourreaux de la République, par ses pairs réunis en Assemblée générale extraordinaire, sur convocation de la Présidence de la République.

Il s’agit d’une démarche rarissime, décidée uniquement pour récompenser l’impétrant, glorieux organisateur victorieux d’un fait d’arme remarquable.

C’est en personne qu’il a d’abord localisé, puis qu’il a, lourdement armé, réussi à maîtriser le Secrétaire Général de la LDDH, Said Houssein Robleh qui a pourtant résisté farouchement à mains nues. Ce dangereux personnage était recherché depuis qu’un juge irresponsable avait prononcé à son encontre une peine de 8 mois de prison avec sursis en décembre 2013 et qu’il avait profité de l’occasion pour échapper aux forces de Police qu’il narguait depuis régulièrement dans ses communiqués de presse.

Ce même forcené qui participe aux destinées d’une organisation jugée terroriste par le Président Guelleh en personne, prétend agir au nom d’une cause interdite par la nouvelle constitution de la République : les Droits humains ! C’est tout dire.

Non satisfait par ce succès sans précédent, le Directeur de la Police a réussi aussi à mettre hors d’état de nuire M. Houssein Robleh Dabar, le père de Said ainsi que M. Faisal Mohamed Ibrahim, Contrôleur Général adjoint de la LDDH.

Rappelons que M Abdillahi Abdi Farah avait été coopté et intronisé dans l’ordre prestigieux des Bourrreaux de la République en avril 2010 au grade de Chevalier, pour récompenser des actes flagrants de torture commis sur un jeune citoyen djiboutien, extrêmement dangereux. (Lien).

Toute l’équipe de l’ARDHD tient à féliciter M. Abdillahi Abdi Farah, pour ces hauts faits d’arme et elle est persuadée que le Président de la République, en connaisseur et en personne tiendra à lui rendre un hommage appuyé, car il participe concrètement au sauvetage d’un régime en péril et en désarroi, qui n’a plus d’autres solutions que de développer et d’encourager ce type d’intervention et de les multiplier à travers tout le pays.

Nous espérons que toutes les associations internationales prendront connaissance de cette nouvelle promotion et qu’elles compléteront leurs dossiers concernant cette personne zélée et remarquable et tellement représentative de la terreur que le régime fait régner sur le peuple, afin de la traduire devant les juridictions pénales compétentes.

Ordre des Bourreaux

05/03/10 (B540) Dans une interview qu’il a accordée à l’ARDHD, au lendemain des assises nationales de l’ARD, qui se sont tenues à Djibouti en fin de semaine dernière, Cassim Ahmed Dini, membre du bureau politique et délégué plénipotentaire de l’ARD, répond aux questions de Jean-Loup Schaal et présente la situation de l’opposition à Djibouti, le projet politique et les choix stratégiques qui ont été adoptés lors des dernières assises. (A écouter et/ou à télécharger)

1 – Pour écouter en direct (durée ~16 minutes) :


2 – Pour télécharger (MP3)

Lien de téléchargement (~2,5 Mo)

04/03/10 (B540) Ethiopie … (2 articles en Français)

______________________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

Ethiopie: un candidat poignardé à mort, l’opposition accuse le parti au pouvoir

L’opposition éthiopienne a affirmé que l’un de ses candidats aux prochaines élections de mai 2010 a été assassiné mardi dans le nord de l’Ethiopie en raison de ses activités politiques, et a accusé le parti au pouvoir "d’intensifier" sa répression contre l’opposition.

Selon Siye Abraha, responsable des relations extérieures de la coalition d’opposition, le Forum pour le dialogue démocratique en Ethiopie (Medrek), un candidat de la coalition dans la province du Tigré (nord) a été poignardé à mort à cause de ses activités politiques.

Un autre a été passé à tabac par des hommes armés, toujours dans le Tigré, fief du Front révolutionnaire démocratique des peuples d’Ethiopie (EPRDF, au pouvoir).

"Six hommes ont attaqué Aregawi Gebrehannes dans son bar à Shire (nord) à environ trois heure du matin", a expliqué à l’AFP Gebru Asrat, un des chefs du Medrek, précisant que la victime, candidat au parlement, s’était plainte régulièrement de harcèlement.

"Ils l’ont massacré jusqu’à le tuer, son corps a été trouvé en morceaux", a-t-il ajouté, accusant les agresseurs d’être "des mercenaires" liés au parti au pouvoir.

Pour M. Siye, ancien ministre de la Défense et co-fondateur de l’EPRDF, les responsables au pouvoir "intensifient leur stratégies de répression avant les élections, en arrêtant, en intimidant, en frappant et même en tuant les candidats de l’opposition".

M. Siye a souligné que son mouvement ne se retirera pas de la course électorale.

Pour le gouvernement, cet assassinat n’est pas le résultat d’un harcèlement politique, mais d’une simple dispute.

"Nous avons essayé de vérifier les deux incidents, et trouvé que la personne décédée était impliquée dans une bagarre dans son bar avec un client (…). Un suspect a été arrêté et placé en détention", a affirmé à l’AFP le secrétaire d’Etat à la communication, Shimeles Kemal.

M. Shimeles a déploré ces deux "incidents isolés", soulignant qu’ils n’avaient "rien à voir avec le gouvernement".

Des élections générales sont prévues le 23 mai prochain, les premières au niveau national depuis le scrutin de 2005 qui avait vu l’opposition enregistrer les meilleurs scores de son histoire, mais avait été marqué par une sanglante répression au cours de manifestations de l’opposition qui dénonçait le résultat du scrutin.

L’opposition accuse régulièrement le gouvernement de harceler ses candidats, ce que le gouvernement réfute, affirmant vouloir organiser des élections libres et transparentes.

La présidente du principal parti d’opposition, Birtukan Mideksa, est emprisonnée depuis 17 mois.

________________________ 1 – L’Express avec Reuters

L’aide à l’Ethiopie détournée pour acheter des armes

La famine de 1984 a tué un million de personnes. 25 ans après, la population souffre toujours de malnutrition. Ici, dans un campement aménagé par Médecins sans frontières, en mai 2008. A cette époque, 4,5 millions d’Ethiopiens n’avait pas encore accès à l’eau potable et à la nourriture.

Près de 95% de l’aide envoyée en Ethiopie lors de la famine de 1984-1985 ont été détournés par les rebelles. Ils ont préféré s’acheter des armes.

Sur les 100 millions de dollars envoyés en Ethiopie pour conjurer la famine, 95 ont servi à l’achat d’armes par les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui fait maintenant partie de la coalition au pouvoir. Le reste a permis de renforcer le parti radical relié au Front. Tels sont les propos de Aregawi Berhe, un ex-rebelle éthiopien, sur la BBC (voir vidéo).

La chaîne britannique a également reproduit le témoignage d’un ancien membre du TPLF. Gebremedhin Araya, qui dit s’être fait passer pour un marchand de céréales, et aurait réussi à duper l’organisation Christian Aid. Derrière quelques sacs contenant effectivement des céréales, se trouvaient des sacs de sable, a-t-il déclaré. "On m’a donné des vêtements pour me déguiser en marchand musulman. C’était un piège pour les ONG", précise Gebremedhin Araya, ajoutant avoir remis l’argent reçu de l’agence à des responsables du TPLF.

Pour sa défense, Max Peberdy, un travailleur humanitaire de Christian Aid, a confirmé à la BBC avoir acheté pour 500 000 dollars de céréales en 1984 à différents marchands mais assuré que, "en 25 ans, c’est la première fois que quelqu’un fait ce genre d’allégations". Peberdy dit croire que la totalité de l’aide est allée à destination.

Parmi les leaders du TPLF, nommés par Gebremedhin Araya comme ayant reçu les fonds détournés, figure l’actuel Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi. Ses bureaux ont refusé tout commentaire à la BBC.

La famine, qui a fait environ un million de morts au milieu des années 1980, avait déclenché un mouvement d’aide internationale, lancé par le chanteur irlandais et militant des droits de l’homme Bob Geldof, qui avait organisé une série de concerts pour les sinistrés.

En 1985, un rapport de la CIA avait déjà conclu que "des fonds" étaient "presque certainement détournés à des fins militaires"

04/03/10 (B540) Le Journal de la Flibuste. Une période de tentative de reconstitution des stocks, après les récentes libérations de navires et de marins. (4 articles en Français)

____________________________ 4 – TF1

Un bateau espagnol victime de pirates

Un bateau de pêche espagnol a repoussé jeudi matin une attaque de pirates somaliens en plein Océan indien, a annoncé la force navale européenne anti-piraterie, indiquant que personne n’avait été blessé.

Les pirates, qui ont mené l’attaque à bord de deux esquifs ont tiré au lance grenade un projectile qui a touché le pont du navire espagnol, provoquant un incendie "maintenant maîtrisé", a expliqué la force européenne anti-piraterie.

Un avion de patrouille maritime de la force européenne, basé aux Seychelles, a décollé pour inspecter la zone de l’attaque.

"Tous les bateaux de pêche présents dans le secteur ont été prévenus contre ce groupe de pirates", a ajouté Atalante dans son communiqué.

____________________________ 3 – JDD

Un navire saoudien investi par des pirates

Des pirates somaliens ont pris lundi dernier le contrôle d’un navire de commerce saoudien avec 14 membres d’équipage dans le golfe d’Aden, a-t-on appris mercredi de source maritime dans la région.

Le bateau, dont le nom n’est pas précisé, se trouve actuellement au large de la Somalie, a déclaré Andrew Mwangura, du Programme d’assistance aux marins en Afrique de l’Est.

____________________________ 2 – Le Parisien

Somalie: des pirates s’emparent d’un pétrolier saoudien

Des pirates somaliens ont capturé lundi un petit pétrolier saoudien et ses 14 membres d’équipage dans le golfe d’Aden, a indiqué mercredi à l’AFP le responsable d’un programme d’assistance aux marins basé au Kenya, Andrew Mwangura.

Le MT Al Nisr Al Saudi, tanker de 5.136 tonnes (à vide), a été intercepté par des pirates, avec à son bord 13 marins sri-lankais et un capitaine grec, a indiqué M. Mwangura.

"Le navire revenait du Japon vers Jeddah", en Arabie Saoudite. Les pirates l’ont immédiatement redirigé vers la côte est de la Somalie, dans les eaux de l’océan Indien, toujours selon M. Mwangura.

Interrogé au téléphone depuis Bruxelles, le porte-parole de l’opération européenne anti-piraterie Atalante, le capitaine de frégate John Harbour, a confirmé l’incident.

"Le bateau a été ramené face à la localité de Garacad", un repaire de pirates dans le centre de la Somalie, a précisé le porte-parole. "La force navale Atalante suit la situation".

En novembre 2008, des pirates somaliens s’étaient emparés du super tanker saoudien Sirius Star, qu’ils avaient libéré début janvier 2009 contre une rançon de près de huit millions de dollars.

Fin novembre 2009, un autre superpétrolier, grec cette fois, le Maran Centaurus avait été capturé avec dans ses cales deux millions de barils de brut.

Le navire et son équipage avaient été libérés mi-janvier contre une rançon comprise entre 5,5 et 7 millions de dollars, l’une des plus importantes jamais versées aux pirates somaliens.

Le MT Al Nisr Al Saudi, capturé ce lundi, est cependant de taille beaucoup plus modeste et a été capturé à vide.

_______________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Des marins philippins libérés par des pirates somaliens

Dix-huit marins philippins d’un navire grec ont été libérés par des pirates somaliens après deux mois de captivité, a déclaré lundi la force navale de l’Union européenne (EU NAVFOR).

Avec cette libération, le nombre total de marins philippins retenus en otage par les pirates qui sévissent sur la côte somalienne pour obtenir des rançons a diminué à cinq.Le MV Navios Apollon, un navire grec de 52.073 tonnes battant pavillon panaméen, avait été détourné le 28 décembre et a été relâché le 28 février. Il se dirige actuellement vers Oman.Les principales tâches de l’EU NAVFOR en Somalie consistent à escorter les navires commerciaux transportant l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial (PAM) et les navires de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), protéger les bateaux vulnérables naviguant au large du Golfe d’Aden et dans l’océan Indien et lutter contre la piraterie. L’EU NAVFOR est également chargée de surveiller les activités de pêche sur le littoral somalien.

Les Philippines sont le premier fournisseur mondial de personnel pour les équipages de bateaux, avec plus de 350.000 marins, soit environ un cinquième du personnel navigant dans le monde. Depuis 2008, plus de 200 marins philippins ont été enlevés par des pirates dans les eaux somaliennes.

04/03/10 (B540) Nouvelles de Somalie. (7 articles en Français)


______________________ 7 – Nouvel Obs avec AP

Affrontements à Mogadiscio: au moins 14 morts

Au moins 10 civils et quatre activistes ont été tués dans des échanges de tirs entre islamistes et forces gouvernementales à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, rapportent des témoins mercredi.

Les affrontements ont commencé tard mardi soir lorsque les forces gouvernementales sont entrées dans un quartier de Mogadiscio aux mains des insurgés, rapporte un habitant, Sa’id Ahmed. Selon lui, les soldats somaliens ont tué quatre combattants al-Shabab avant que les rebelles ne reçoivent des renforts.

Ali Muse, du service d’ambulances de Mogadiscio, affirme que son service a récupéré les cadavres de 10 civils. Il ajoute que 39 blessés ont été conduits dans divers hôpitaux.

______________________ 6 – FoncierMobi avec VOA

La Cour suprême se penche sur le cas d’un ancien ministre somalien

La Cour suprême américaine se penche mercredi sur un cas impliquant Mohamed Ali Samantar, ancien ministre de la Défense mais aussi ancien Premier ministre somalien, installé en Virginie dans la banlieue de Washington. Il est poursuivi par des Somaliens naturalisés américains pour tortures et autres sévices du temps où il exerçait ses fonctions en Somalie.

Il y a environ 20 ans, le Congrès a adopté la Loi sur la Protection des Victimes de la Torture (« Torture Victim Protection Act ») qui permet aux victimes de ces sévices de poursuivre devant la justice américaine les individus qui auraient commis des actes de torture en dehors des États-Unis. Mais dans ce cas précis, les plaignants se heurtent à l’exception établie par la Loi sur l’immunité souveraine de l’État étranger, (« Foreign Sovereign Immunity Act »). Il reviendra donc à la Cour suprême de décider si Samantar, un ancien responsable d’un État souverain, peut quand même être poursuivi aux États-Unis.

Son cas est loin de faire l’unanimité. Si les défenseurs des droits humains disent qu’en aucun cas il ne devrait trouver asile aux États-Unis, d’autres juristes, dont certains appartenant à des organisations juives, disent que si Samantar ne conserve pas l’immunité, des poursuites pourraient alors être entamées en série contre des étrangers accusés d’avoir torturé, dont des Israéliens.

La Cour suprême devrait faire connaître sa décision dans les mois à venir.

______________________ 5 – Afrique en Ligne

Un soldat burundais de l’AMISOM tué à Mogadiscio

Le caporal Justin Sabushimike du contingent militaire burundais de la Mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) a été tué, dimanche dernier à Mogadiscio, dans un attentat à la bombe, a révelé mardi le porte-parole de la Force de défense nationale et des anciens combattants du Burundi, le colonel Gaspard Baratutuza.

Le Burundi a déjà perdu une trentaine d’hommes en deux ans de présence dans le bourbier somalien, suite aux attaques généralement attribuées à "Al Shabaab" (de jeunes combattants islamistes opposés à la présence de troupes étrangères aux côtés du pouvoir central à Mogadiscio).

Le porte-parole de la Force de défense nationale et des anciens combattants a par ailleurs confié à la PANA, qu’il "rentrait fraîchement d’une mission de service à Mogadiscio et que le moral des troupes burundaises était très bon".

"Les combattants islamistes somaliens ne pèseraient pas lourd face aux soldats de l’AMISOM s’ils ne lançaient pas aveuglément des bombes contre la population, le marché, le port, l’aéroport et nos campements avant de s’évanouïr dans la nature", a dénoncé le colonel Baratutuza.

______________________ 4 – Le Monde

Mogadiscio théâtre de nouveaux combats meurtriers

De violents combats ont éclaté, mardi 2 mars en fin d’après-midi, dans le sud de la capitale somalienne, Mogadiscio, le long de la ligne de front de Tarbunka, faisant au moins douze morts, dont huit civils, et quarante-neuf blessés dans des affrontements entre forces progouvernementales et insurgés islamistes shebab, selon plusieurs sources.

Selon des témoins, la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) est intervenue en soutien des forces du TFG, le gouvernement de transition, avec des mortiers, mais n’a pas été directement attaquée par les insurgés. Le TFG, qui ne contrôle qu’une petite partie de Mogadiscio, promet depuis plusieurs semaines de lancer une vaste offensive dans la capitale contre les insurgés shebab.

______________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Somalie: neuf tués dans des combats

Au moins neuf personnes, dont huit civils, ont été tuées hier soir à Mogadiscio dans des affrontements entre forces pro-gouvernementales et insurgés islamistes shebab, selon des sources concordantes. De violents combats ont éclaté en fin d’après-midi dans le sud de la capitale somalienne, le long de la ligne de front de Tarbunka, a rapporté un correspondant de l’AFP. L’avancée de soldats gouvernementaux a entraîné une violente riposte des insurgés shebab, qui ont fait usage de mortiers et mitrailleuses lourdes.

"Cinq civils, dont un enfant, ont été tués près du marché de Bakara (un bastion shebab). Trois d’entre eux sont morts fauchés par un obus de mortier, deux autres ont été pris dans les échanges de tirs", a indiqué un commerçant local, Husein Mohamed. Ce bilan a été confirmé par plusieurs témoins vivant dans la zone. "Une trentaine de blessés ont été admis à l’hôpital, et trois d’entre eux sont décédés peu après", a précisé à la presse le Dr Mohamed Yusuf, directeur de l’hôpital de Madina.

"Les forces du gouvernement somalien ont combattu avec acharnement les terroristes qui ont ouvert le feu sur leurs positions à Tarbunka. Ils ont repoussé l’ennemi", a affirmé un responsable des services de sécurité du TFG (gouvernement de transition), Abdulahi Mohamed Sanka. "Plusieurs (insurgés) ont été tués, un soldat gouvernemental a trouvé la mort et trois ont été blessés", a précisé ce responsable.

__________________________ 2 – APA News

La Russie augmente son aide humanitaire à la Somalie

La Russie a accepté de renforcer son personnel médical humanitaire en Somalie suite à la demande spéciale formulée par le Gouvernement fédéral de transition (TFG), a appris APA mardi de sources proches du ministère russe des Affaires étrangères.

Les sources ont indiqué que la Russie a récemment délivré 26 tonnes de fournitures médicales, de médicaments et des outils de premiers soins dans la capitale somalienne, Mogadiscio.

« La distribution a déjà commencé. Le deuxième lot de livraison humanitaire de la Russie arrivera à Mogadiscio dans une semaine. Toutefois, la situation en Somalie reste extrêmement complexe à cause des menaces du terrorisme international auquel s’ajoute l’opposition armée qui continue dans ce pays depuis près de 20 ans, »indique le communiqué.

La Somalie est en ruines, des millions de réfugiés et de personnes déplacées sont privées de soins médicaux élémentaires. L’aide humanitaire russe est très appréciée par le gouvernement somalien et il est plus que opportun, a indiqué le ministère dans son communiqué.

Le Premier ministre somalien, au nom du gouvernement et du peuple, a exprimé sa gratitude au gouvernement et au peuple russe pour l’aide fournie. Il a noté que la contribution de la Russie aux efforts déployés pour la normalisation de la situation en Somalie a un impact positif sur la réalisation de la paix, la sécurité et la stabilité.

L’an dernier, la Russie avait offert à la Somalie une assistance médicale et humanitaire estimée à 1 million de dollars américains.

La guerre civile que traverse la Somalie depuis 1991 a déstabilisé le pays et permis aux forces rebelles de contrôler la plupart des régions du pays.

____________________________ 1 – MediaCongo avec AFP

Somalie: des déplacés dénoncent l’interdiction de l’aide du PAM par les shebab

Des centaines de déplacés somaliens ont dénoncé mardi l’interdiction de la distribution d’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) prononcée dimanche par les islamistes shebab, alors que la famine menace des millions de personnes.

Le mouvement shebab, qui contrôle la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, a interdit au PAM d’opérer en Somalie, en reprochant notamment à l’aide apportée par l’agence onusienne de désavantager les agriculteurs locaux, d’être politiquement motivée et de distribuer de la nourriture dont la date de péremption a expiré.

"Nous avions l’habitude de recevoir de l’aide alimentaire par l’intermédiaire d’ONG locales qui travaillaient avec le PAM et cette déclaration des shebab nous inquiète beaucoup", a déclaré à l’AFP Ali Nur Ahmed, père de famille vivant dans un camp en dehors de Mogadiscio.

"Cette décision va seulement affecter des gens comme nous. Les parties combattantes ne dépendant pas de l’aide alimentaire", a-t-il souligné.

"Ceux qui tentent de mettre fin à l’aide alimentaire ne se rendent pas compte à quel point notre situation est mauvaise dans les camps", a renchéri Hassina Mohamed, mère de sept enfants.

Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées par les violences en Somalie et dépendent de l’aide humanitaire pour survivre, sans compter quelque trois millions de personnes nécessitant une aide d’urgence en raison d’une sécheresse prolongée l’année dernière.

Les shebab ont imposé en novembre 2009 dans leur fief de Bay et Bakool, au nord-ouest de Mogadiscio, une nouvelle réglementation imposant des conditions drastiques aux ONG et agences de l’ONU.

Le PAM avait annoncé début janvier la suspension de ses activités dans le sud du pays en raison de la multiplication des "attaques et menaces" dont il était victime.

Insistant sur son rôle "impartial et non politique", le PAM avait alors ajouté qu’il continuait à fournir une assistance alimentaire à 1,8 million de personnes dans le reste du pays et notamment à Mogadiscio, soit deux-tiers des personnes visées par ses programmes.

04/03/10 (B540) Yémen Express (5 articles en Français)

_______________________ 5 – Mediarabe.info

Yémen : accrochage à Sanaa avec une cellule d’Al-Qaïda. Un mort et des arrestations

Selon les autorités yéménites citées ce jeudi matin par la télévision « Al Arabiya », un accrochage s’est produit hier mercredi au centre de la capitale Sanaa entre les forces de l’ordre et une cellule d’Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique. Un terroriste a été tué dans les échanges de tirs, et onze autres ont été arrêtés.

La cellule s’apprêtait à commettre des attentats visant notamment des responsables sécuritaires et des intérêts économiques. Le terroriste abattu a été identifié. Selon le correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Sanaa souligne qu’il s’agit d’un colonel de la police retraité, qui aurait rejoint Al-Qaïda. L’un de ses enfants figurerait parmi les membres arrêtés de la cellule terroriste.

L’insécurité règne par ailleurs dans le Sud du pays, au moment où l’ancien président du Sud, Ali Salem Al-Baydh, mettait en garde contre une explosion de violence sur fond de répression exercée par le Nord sur le Sud.

En outre, des sources arabes citées hier mercredi par le site « Elaph.com », font état des inquiétudes quant à une reprise de la guerre à Saada, en dépit de l’accord mettant fin à la cinquième guerre qui s’est récemment déroulée dans cette partie du nord du Yémen. Or, estiment ces sources, « les mêmes conditions conduiraient aux mêmes résultats. Rien n’est fait fondamentalement pour empêcher un nouveau conflit. Il ne s’agit que d’une trêve », préviennent es observateurs.

___________________________ 4 – Le Monde

Yémen: onze membres d’Al-Qaïda arrêtés à Sanaa (officiel)

Onze membres recherchés du réseau Al-Qaïda ont été arrêtés à Sanaa lors d’une opération des forces de sécurité qui a coûté la vie au père de l’un des suspects appréhendés, a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

Selon un communiqué mis en ligne sur le site internet du ministère, le père de l’un des hommes recherchés a ouvert le feu en direction des forces de sécurité qui avaient donné l’assaut mercredi à son domicile, où étaient réfugiés les personnes recherchées.

L’un des membres des forces de sécurité a été blessé et l’unité a riposté tuant le père du membre d’Al-Qaïda, a ajouté le ministère.

Les 11 membres de la cellule recherchée ont été arrêtés après un échange de coups de feu avec les forces de sécurité, selon le communiqué.

Les autorités yéménites sont passées à l’offensive depuis le mois de décembre contre les membres d’Al-Qaïda qui sont particulièrement actifs dans le sud-est du Yémen, menant des raids aériens sanglants contre leurs repaires présumés et multipliant les arrestations parmi leurs rangs.

_____________ 3 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : un membre présumé d’Al-Qaïda tué dans le sud

Un membre présumé d’Al-Qaïda, identifié comme Ali Saleh al-Yafee, ainsi qu’un autre homme recherché, ont été tués lundi dans la province d’Abyan, dans le sud du Yémen, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Les deux hommes ont été tués lors d’une opération de grande envergure lancée lundi matin visant à écraser les émeutiers séparatistes anti-gouvernementaux.

Al-Yafee, recherché par le gouvernement pour ses liens avec Al-Qaïda, était également marchand d’armes et le bras droit de Tariq al-Fadhli, un important chef du Mouvement autonomiste du sud, qui cherche à se séparer du nord du Yémen, a confirmé à l’agence Xinhua un responsable de la sécurité à Zunjubar, la capitale de la province d’Abyan.

L’opération constitue une réponse aux trois jours d’émeutes menées par des séparatistes qui réclament le rétablissement de leur ancien Etat indépendant.

Selon le responsable, qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat, il y a eu des échanges de coups de feu entre la police et les émeutiers séparatistes lors de l’opération.

Lundi matin, au moins deux policiers yéménites ont été tués et un autre blessé alors que les forces de sécurité ont lancé une attaque de grande ampleur contre les séparatistes à Zunjubar, a affirmé ce responsable à l’agence Xinhua dans un entretien téléphonique.

Le nord et le sud du Yémen ont été unifiés en 1990 en vertu d’un accord conclu entre le Congrès général populaire et le Parti socialiste du Yémen. Pourtant, certains dissidents dans le sud continuent de demander la séparation d’avec le nord du pays.

________________________ 2 – L’Expression (Algérie)

Le plus difficile reste à faire

Près de trois semaines après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu dans le nord du Yémen, le plus dur reste à faire avec le retour des quelque 250.000 déplacés, la libération des prisonniers de guerre et le désarmement des insurgés. Le retrait des rebelles de leur fief de Saada (240 km au nord de Sanaa) a permis un début de retour à la normale dans cette ville, a déclaré le gouverneur de la province, Taha Hajr, soulignant la nécessité d’accélérer le rétablissement de l’électricité et de l’eau pour faciliter le retour au foyer des déplacés.

Des dizaines d’habitations ont été détruites à Saada, chef-lieu de la province de même nom, ainsi que dans les villages environnants, ce qui complique leur retour, selon des témoins. Le gouverneur, cité par la presse, a annoncé que les écoles allaient «rouvrir leurs portes dès samedi» à Saada, ajoutant qu’il était nécessaire «d’inculquer aux élèves les principes d’allégeance à la patrie, de modération et du refus de l’extrémisme».

Selon le Haut commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR), le nombre de personnes déplacées par la guerre entre les rebelles et l’armée depuis 2004 s’élève à 254.767. «Le HCR oeuvre au retour volontaire et sécurisé des déplacés», a déclaré une porte-parole, Marie Marullaz, précisant que l’ONU n’encouragerait pas les civils à regagner leur foyer «avant la mise en place des infrastructures de base et le déminage des routes».

Elle a ajouté, citant une enquête rapide effectuée après le cessez-le-feu, que «61% des déplacés n’ont pas encore décidé s’ils rentreraient dans les circonstances actuelles».

Selon une source à la commission parlementaire chargée de superviser l’application de la trêve, «les préfets et les responsables de la sécurité et des services sociaux, dont l’éducation, n’ont pas pu prendre leurs fonctions en l’absence de forces pour leur protection» dans la plupart des 18 sous-préfectures de la province de Saada. Les rebelles s’opposent, en effet, au déploiement de l’armée dans ces sous-préfectures et veulent uniquement des forces de police, ce que le gouvernement refuse, a expliqué cette source.

Ces divergences n’ont cependant pas empêché la réouverture de la quasi-totalité des axes routiers dans la province et l’amorce des opérations de déminage. Mais les insurgés sont encore tenus de restituer les biens publics et les armes saisies et de libérer les prisonniers civils et les militaires, et ce conformément aux termes du cessez-le-feu entré en vigueur le 12 février.

Les rebelles ont en outre annoncé avoir libéré les prisonniers saoudiens qu’ils détenaient et assuré s’être retirés d’une zone frontalière avec l’Arabie Saoudite, entrée en guerre début novembre après l’infiltration d’insurgés qui ont tué un garde-frontière saoudien. «Le cessez-le-feu n’a pas été violé à la frontière, mais il y a une lenteur de la part des rebelles» à en appliquer les termes, a déclaré le président d’une commission chargée d’observer la trêve, Mohamed Yahi al-Hawiri.

Les autorités yéménites, disant riposter aux «agressions répétées» des rebelles, avaient lancé le 11 août 2009 une offensive contre les insurgés, la sixième du genre depuis 2004, dans un conflit qui a fait plusieurs milliers de morts.

Plusieurs accords de trêve conclus dans le passé avaient été rapidement violés.

Une médiation du Qatar avait notamment abouti en juin 2007 à un accord de paix entre les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, et le gouvernement, mais ces deux parties ne sont jamais entendues sur sa mise en oeuvre.

________________________ 1 – Le Point avec Reuters

Une explosion détruit un immeuble au Yémen, on craint 19 morts

Un Immeuble d’habitations détruit par une explosion dans la ville de Taiz, dans le sud du Yémen. La déflagration, apparemment provoquée par des bâtons de dynamite dans le sous-sol du bâtiment, a tué une vingtaine personnes mardi matin.

Une explosion apparemment provoquée par des bâtons de dynamite dans le sous-sol d’un immeuble d’habitations a tué environ 19 personnes mardi matin dans le sud du Yémen et détruit le bâtiment, annonce un responsable local.

"Nous pensons qu’il s’agissait de dynamite", a déclaré à Reuters ce responsable de la ville de Taiz, ajoutant qu’elle semblait appartenir à un entrepreneur utilisant de la dynamite pour niveler des terrains.

L’explosion, survenue avant l’aube, a provoqué l’effondrement d’un immeuble de trois étages comprenant six appartements et a en partie détruit deux logements mitoyens, a dit le responsable. Neuf corps ont été dégagés des décombres et les secouristes en recherchent dix autres.

Mohamed Soudam,
version française Philippe Bas-Rabérin

04/03/10 (B540) ADD – Communiqué pour appeler à manifester le 6 mars devant l’Ambassade de Djibouti à Paris

APPEL DE L’ASSOCIATION POUR LA DEMOCRATIE ET LE DEVELOPPEMENT ADD

A un rassemblement pour protester contre le troisième mandat du Chef de l’Etat Djiboutien en violation de la Constitution

Devant l’Ambassade de la République de Djibouti
26, rue Emile MENIER à Paris (Métro Porte Dauphine)
le 6 mars 2010 de 14h30 à 16h30

Avec les soutiens des organisations Djiboutiennes, Françaises et Africaines :
MRD, PDD, UDJ, FRUD, FDP, AFASPA, PCF, les Vert, Afriques en Lutte, Amicale Panafricaine, Femmes Solidaires, ORDHD, Comité des Femmes Djiboutiennes contre les
Viols et l’Impunité. 32 ans d’une dictature implacable ont engendré :

  • que la misère sociale (plus de la moitié de la population a besoin d’être secourue d’urgence sur le plan alimentaire),
  • que la négation des libertés fondamentales : harcèlements systématiques des partis d’opposition et des syndicats indépendants (arrestation des dirigeants et des cadres) ;
  • que les violations quotidiennes des Droits Humains : exécutions extrajudiciaires, arrestations, tortures des civils innocents et viols de femmes par l’Armée ;
  • que des élections mascarades où l’ensemble de l’opposition n’a eu d’autres choix que de boycotter (parce que le régime n’accepte sous aucun prétexte le verdict des urnes, parce que les listes électorales sont fantaisistes et manipulées, parce que la Commission Nationale Indépendante CENI reste un appendice du pouvoir) ;

    – que des conflits armés que le pouvoir n’a pas pu ou n’a pas voulu résoudre.

    C’est dans ce contexte de misère sociale, de l’impossible alternance par les urnes et d’un conflit armé plus ou moins larvé qu’Ismael Omar Guelleh qui a hérité la présidence de son tonton Gouled a l’intention de briguer un 3ème mandat en Avril 2011 en violation de la Constitution Djiboutienne. Ce qui suscite une réaction de rejet de la part de toutes les catégories sociales du pays.

    C’est aussi l’ensemble de l’opposition : UAD, PPD, FRUD et des associations
    Djiboutiennes de la diaspora et le PND (ancien allié, du pouvoir) qui s’opposent au
    troisième mandat du chef de l’Etat, refusant ainsi toute possibilité menant à une
    présidence à vie.

  • Dire non au 3ème mandat d’IOG c’est refuser une présidence à vie
  • Dire non au 3ème mandat, c’est donner une chance à un règlement pacifique et juste du conflit armé qui perdure depuis plus de 17 ans.
  • Refuser un 3ème mandat, c’est la possibilité d’une alternance démocratique.

Fait à Paris, le 25 Février 2010

04/03/10 (B540) Petites nouvelles du front et des inconstances politiques. Le PND, retour en fanfare dans l’opposition manifestante contre Guelleh ? (ARDHD)

Enfin un député de l’opposition à l’A.N. ?

Selon le communiqué qui nous a été envoyé par l’ADD, que nous avons publié et qui est diffusé sur plusieurs sites, le PND serait partie prenante de l’appel à manifester le 6 Mars devant l’Ambassade de Djibouti contre le régime de Guelleh, les violations des Droits de l’homme et le projet de 3ème mandat.

Au sein de l’équipe de l’ARDHD, nous ne pouvons que nous réjouir de ce nouveau coup de barre à 180° d’Aden Robleh qui le raméne au sein de l’opposition.

Il est probable que ses représentants pour la France et pour l’Europe devront effectuer le même virage et s’interdire désormais de vanter, en public, les mérites du régime et de ses réussites économiques « de façade » … !

La route tourne !