Articles

13/12/2015 (Brève 541) AGORA VOX / Lune de miel entre la Chine et Djibouti : une bonne nouvelle ? (Par IH)

Lien avec l’article original.
Entre le géant asiatique et le petit pays de la Corne africaine, les relations n’ont jamais été aussi bonnes. Contrats mirifiques, confiance renouvelée et prochainement la construction d’une base militaire chinoise sur le sol djiboutien. La lune de miel se passe sans accroc et fait craindre aux partenaires historiques que sont la France et les Etats-Unis une mise sur la touche sans possible retour. Une éventualité qui ne fait pas peur au grand timonier djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh qui a prouvé par le passé que les moyens importent peu du moment que l’objectif est atteint.

L’information est confirmée officiellement depuis peu. La Chine va bientôt commencer les travaux de construction d’une base navale à Djibouti qui lui permettra de prendre véritablement pied dans la région de la Corne de l’Afrique. Engagé dans des opérations anti-piraterie depuis 2008, la Chine est obligée de se reposer sur le bon vouloir des puissances déjà implantées dans le secteur pour appareiller. Une dépendance dont la deuxième puissance mondiale ne peut se contenter. Et étant donné que les relations avec Djibouti sont au beau fixe, l’idée d’y construire sa propre base parait logique et devrait se faire à des conditions plus qu’amicales.

Contrairement à la France et aux Etats-Unis qui doivent payer une concession pour avoir le droit de bénéficier d’une présence sur le sol djiboutien, la Chine pourrait construire une base qui accueillera 10 000 hommes sans débourser le moindre yuan. Une exception qui s’explique par des relations très chaleureuses entre les deux pays et la promesse chinoise de verser une aide économique supérieure à 20 millions d’euros.

Le jeu en vaut la chandelle car en plus d’une présence militaire très visible dans la région, la Chine s’affirme comme le nouveau partenaire privilégié de Djibouti. Les chantiers se multiplient et sont raflés par des entreprises chinoises. Une zone franche de plusieurs hectares sortira de terre et devrait créer à terme 340 000 emplois selon les autorités. Un tour de force au regard d’une population active djiboutienne grande de 350 000 personnes…

Tributaire du commerce mondial pour son rayonnement économique, Djibouti possède un port extrêmement important, un poumon indispensable en somme. Et l’arrivée fin 2012 de la China Merchants Holdings International au capital du Port de Djibouti en acquérant 23,5 % des parts pour 185 millions de dollars était le signe d’un évident rapprochement entre les deux pays.

Si la lune de miel est aussi belle, c’est que les relations avec les pays occidentaux se sont refroidies ces dernières années. La France semble hors-jeu depuis quelque temps, malgré les liens historiques qui unissent Paris à Djibouti et les Etats-Unis sont peu à peu remplacés même si une entreprise américaine, Black Rhino, est en première ligne pour le projet d’environ 1,5 milliard de dollars d’un oléoduc long de 550 kilomètres entre Damerjog et la ville éthiopienne d’Awash. La raison de ce désamour parait logique : alors que les droits de l’homme ne semblent pas être la priorité du président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, des partenaires occidentaux comme la France ou les Etats-Unis, qui demandent le respect de certains critères démocratiques à leurs partenaires ne semblent plus vraiment idéaux pour le pays d’Afrique.

Au milieu des années 2000, c’est Dubaï qui tenait la corde avant que les investissements du micro-Etat ne se tarissent en raison de la crise et des différends commerciaux venus envenimer la relation entre les deux pays. Le président Ismaïl Omar Guelleh qui tient d’une main de fer Djibouti a alors déroulé le tapis rouge à une Chine avide de s’engouffrer dans la brèche. Et si tous les engagements sont respectés, il sera difficile pour les autres pays d’exister au milieu d’un quasi-mariage qui ne dit pas son nom.

12/03/10 (B541) Nouvelles de Somalie. Violents combats à Mogadiscio. Des milliers de civils fuient la zone. (12 articles en Français)

__________________________ 12 – TV5 avec AFP

Combats en Somalie: plus de 100.000 personnes déplacées en deux mois et demi

Plus de 100.000 Somaliens ont été jetés sur les routes depuis le début de l’année par les combats « incessants et indiscriminés » entre forces gouvernementales et rebelles islamistes, a indiqué vendredi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Plus de 100.000 Somaliens ont été jetés sur les routes depuis le début de l’année par les combats « incessants et indiscriminés » entre forces gouvernementales et rebelles islamistes, a indiqué vendredi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

AFP – Adirashid Abdulle Abikar

Plus de 100.000 Somaliens ont été jetés sur les routes depuis le début de l’année par les combats « incessants et indiscriminés » entre forces gouvernementales et rebelles islamistes, a indiqué vendredi le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Des milliers de personnes pourraient venir grossir au Kenya voisin le camp surpeuplé de Dabaab qui accueille déjà 270.000 réfugiés, a prévenu le HCR.

« Le HCR est extrêmement inquiet en raison de la situation qui s’aggrave en Somalie pour la population civile qui est, une fois encore, en butte à des combats incessants et indiscriminés à Mogadiscio et ailleurs dans le pays », a déclaré devant la presse Andrej Mahecic, porte-parole de l’agence onusienne.

« Nous estimons que depuis le début de l’année, plus de 100.000 civils somaliens de tout le pays ont été forcés de quitter leurs foyers », a-t-il ajouté.

Les combats à Mogadiscio entre les forces gouvernementales et les milices Shebab liées à Al-Qaida ont fait fuir environ 33.000 personnes depuis février et quelque 8.300 déplacés sont pris au piège dans la capitale somalienne, selon le HCR.

« Tant que les combats font rage, les agences humanitaires ne peuvent pas avoir accès à ces personnes déplacées extrêmement vulnérables et leur venir en aide », a relevé M. Mahecic.

Au moins 10.000 Somaliens ont fui vers le Kenya où ils ont été enregistrés à leur arrivée au camp de Dadaab camp au cours des neuf premières semaines de l’année, a indiqué le HCR.

« Avec l’intensité des combats à Mogadiscio, je crains qu’il n’y en ait encore qui arrivent », a déclaré le porte-parole de l’organisation.

Des centaines d’habitants de Mogadiscio fuyaient encore vendredi la capitale somalienne, ont rapporté des témoins au troisième jour d’affrontements entre forces gouvernementales et rebelles islamistes qui ont déjà fait plus de quarante morts dans la population.

Les violences et les combats en Somalie ont fait environ 1,4 million de déplacés tandis que plus de 560.000 personnes ont cherché refuge dans des pays voisins, selon les estimations du HCR.

__________________________ 11 – Le Monde avec AFP

Somalie: des centaines d’habitants fuient les combats à Mogadiscio

Des centaines d’habitants de Mogadiscio fuyaient vendredi la capitale somalienne, ont rapporté des témoins au troisième jour d’affrontements entre forces gouvernementales et rebelles islamistes qui ont déjà fait plus de quarante morts dans la population.

Ce nouvel exode a été provoqué par des échanges de tirs d’artillerie entre les islamistes insurgés shebab et la force de paix de l’Union Africaine (Amisom), qui soutient les soldats pro-gouvernementaux, vendredi matin dans un quartier du sud de Mogadiscio.

« Nous avons accueilli 19 civils blessés dans les bombardements de ce (vendredi) matin, dont trois grièvement et un enfant », a indiqué à l’AFP un responsable de l’hôpital de Daynile.

« Des centaines de familles fuient la ville aujourd’hui (vendredi) au troisièmejour des affrontements », a rapporté un habitant, Mohamed Moalim Kulow.

« J’ai vu plusieurs maisons totalement détruites par les bombardements dans mon quartier et plus personne ne s’y trouve encore », a ajouté M. Kulow, interrogé par l’AFP alors que lui-même montait à bord d’un minibus avec ses cinq enfants.

Les shebab, qui contrôlent la plus grande partie de Mogadiscio, ont lancé une offensive mercredi au nord de la ville, déclenchant des combats qui ont fait 23 morts civils.

Les blindés de l’Amisom ont contre-attaqué jeudi, parvenant à déloger les shebab de certaines de leurs positions, avant que ces derniers ne les regagnent apparemment plus tard dans la journée, a constaté un journaliste de l’AFP. Plus de 20 civils ont été tués jeudi, selon le chef des services d’ambulance de la ville.

« Nous avons endommagé plusieurs des véhicules blindés ennemis… Ils se sont retirés hier sur leurs positions avec de grosses pertes », a affirmé vendredi à la presse le porte-parole des shebab, Ali Mohamoud Rage. « La réponse (de la force de l’UA) consiste simplement à bombarder des quartiers peuplés de civils loin des zones de combat », a poursuivi le porte-parole.

Le gouvernement somalien, qui annonce depuis la fin de l’an dernier une offensive majeure contre les shebab qui contrôlent la plus grande partie du pays, notamment au centre et au sud, a assuré que cette opération était désormais imminente.

« Nous appelons les habitants à se tenir à l’écart des zones de combat car la grande offensive destinée à chasser les rebelles de toute la ville (de Mogadiscio) est imminente », a déclaré à la presse le maire de la capitale, Abdirizak Mohamed Nur.

_________________________ 10 – L’Express avec Reuters

Soixante morts en trois jours de combats à Mogadiscio

Les rebelles du mouvement islamiste Chabaab ont attaqué vendredi des positions des forces gouvernementales non loin du palais présidentiel de Mogadiscio, au troisième jour de violents combats entre les deux camps.

Soldat des forces gouvernementales somaliennes à un point de contrôle dans la capitale Mogadiscio. Les rebelles du mouvement islamiste Chabaab ont attaqué vendredi des positions gouvernementales non loin du palais présidentiel de Mogadiscio, au troisième jour de violents combats entre les deux camps qui ont fait au moins 60 morts en trois jours. (Reuters/Feisal Omar)

Selon des habitants de la capitale somalienne, six personnes ont été tuées par la riposte des gouvernementaux appuyés par les troupes de l’Union africaine, portant à au moins 60 morts le bilan des affrontements à l’arme lourde depuis mercredi.

« Les combattants d’Al Chabaab sont arrivés ce matin au carrefour d’Aden Ade, près du palais, et ont ouvert le feu sur le bâtiment, déclenchant des tirs d’armes plus lourdes encore », raconte un habitant de la capitale.

Selon l’ONG locale Elman, les échanges de tirs se sont ensuite déplacés vers le grand marché de Bakara, d’où les rebelles avaient lancé leur assaut, faisant au total six morts et 23 blessés parmi la population civile.

Mercredi et jeudi, les combats entre les deux camps avaient fait 54 morts et 140 blessés, entraînant un exode de centaines de civils qui se poursuivait vendredi.

Le maire de la capitale somalienne, Abdirissak Mohamed Nour, a prévenu jeudi que les forces gouvernementales allaient passer à l’offensive. Il avait lui-même encouragé les civils à fuir la zone des combats.

100.000 CIVILS PIÉGÉS PAR LES COMBATS

Le ministre de la Défense, le cheikh Youssouf Mohamed Siad, a affirmé à Reuters que ses forces avaient pris la plupart des bastions islamistes dans le nord de la capitale, mais ses forces ne tiennent qu’une poignée d’artères de Mogadiscio.

Le mouvement Chabaab, milice qui passe pour être liée à Al Qaïda, contrôle en outre la majeure partie du sud et du centre du pays.

L’administration du cheikh Ahmed Charif, ancien islamiste devenu chef de l’Etat, s’en remet aux organisations humanitaires pour distribuer l’aide et les denrées nécessaires à des millions d’habitants de Mogadiscio.

Le gouvernement a réclamé jeudi soir une enquête sur toutes les ONG travaillant dans le pays à la suite d’un rapport du groupe d’observation de l’Onu sur la Somalie faisant état du détournement de leur aide vers les insurgés.

« Toutes les ONG doivent faire l’objet d’une enquête. Nous voulons que les agences s’enregistrent auprès du gouvernement afin de savoir ce qu’elles font et où elles opèrent », a déclaré aux journalistes le ministre de l’Intérieure Abdirashid Mohamed.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 100.000 civils ont été déplacés depuis le début de l’année. Des milliers d’autres sont piégés par les combats dans la capitale.

Marc Delteil pour le service français

_________________________ 9 – L’Express avec Reuters

Une cinquantaine de morts en 48 heures de combats à Mogadiscio

Les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles islamistes du mouvement Chabaab ont fait 54 morts et 140 blessés en 48 heures à Mogadiscio, apprend-on jeudi de source médicale.

COMBATS À MOGADISCIO

Selon Ali Yassine Ged, vice-président de l’ONG Elman, ce bilan pourrait s’alourdir au vu de l’intensité des échanges de tirs à l’arme lourde, qui ont entraîné l’exode de centaines de civils.

Le maire de la capitale somalienne, Abdirissak Mohamed Nour, a assuré que les forces gouvernementales s’étaient bornées jusque-là à résister aux rebelles mais qu’elles allaient passer à l’offensive et il a invité les civils des zones concernées à les fuir.

Le ministre somalien de la Défense, le cheikh Youssouf Mohamed Siad, a déclaré à Reuters que les forces gouvernementales avaient capturé la plupart des bastions des islamistes dans le nord de la capitale.

Le mouvement Chabaab, milice qui passe pour être liée à Al Qaïda, contrôle la majeure partie du sud et du centre du pays.

_________________________ 8 – AFP

Somalie: les insurgés promettent une « guerre totale » au gouvernement

De Mustafa HAJI ABDINUR

Les insurgés islamistes radicaux somaliens, emmenés par les shebab, ont galvanisé leurs partisans lors de la grande prière du vendredi et promis une « guerre totale » alors que le pays se prépare à une offensive gouvernementale d’envergure contre la rebellion.

Des centaines d’habitants de Mogadiscio ont anticipé depuis plusieurs jours cette offensive, fuyant la capitale où convergeaient simultanément de nombreux combattants islamistes déterminés à en découdre avec les troupes gouvernementales et leur allié de la force de l’Union africaine (Amisom).

En attendant cette offensive imminente, cinq civils ont encore été tués et 20 blessés dans un nouvel échange de tirs d’artillerie entre insurgés shebab et forces gouvernementales dans le nord de Mogadiscio.

Devant des centaines de fidèles réunis pour la grande prière du vendredi dans la mosquée Nasreddin, dans le sud de Mogadiscio, cheikh Muktar Robow Abu Mansur, l’un des principaux commandants de la milice islamiste, a promis au gouvernement une lutte sans merci.

« Vous êtes au courant des derniers bombardements à l’aveugle de l’ennemi sur notre peuple. Au nom de l’islam, nous avons l’obligation de combattre cet ennemi », a-t-il lancé.

« Les guerriers d’Allah sont parfaitement préparés à lancer des attaques pour chasser l’ennemi » de la capitale, a affirmé Abu Mansur, appelant « tous les moujahidines du pays « à s’unifier pour vaincre ».

Les shebab contrôlent environ 80% du sud et du centre de la Somalie tandis que le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, élu il y a un an, n’a d’autorité que sur quelques quartiers de la capitale dont plusieurs points stratégiques tels que le port ou l’aéroport.

« Notre promesse est d’engager une guerre totale contre eux. Etes-vous avec nous? », a lancé Abu Mansur, suscitant un « oui » massif de ses partisans.

« Cette guerre ne concernera pas seulement la Somalie. Tous les guerriers saints de l’islam iront aider nos frères à combattre au Yémen, en Afghanistan et en Tchétchénie », a également promis le chef shebab.

Au cri de « Allahu Akbar », plusieurs centaines de partisans des shebab se sont également rassemblés vendredi matin dans l’ancien stade de la capitale, où des chefs de la milice islamiste ont appelé là aussi à la guerre contre le gouvernement et l’Amisom.

« Nous sommes rassemblés ici pour montrer au pays notre détermination. Les ennemis d’Allah se sont alliés pour nous combattre, mais nous aussi sommes unis pour les vaincre », a déclaré cheikh Ibrahim Ali, chef shebab de Baïdoa (sud de la Somalie).

Le chef du mouvement islamiste allié Hezb al-Islam, cheikh Hassan Dahir Aweys a tenu une réunion similaire dans le village d’Elashabiyaha, qui abrite de nombreux déplacés en périphérie de Mogadiscio.

Dans la matinée, de nouveaux échanges d’artillerie ont emporté leur lot quasi-quotidien de victimes civiles: les combats ont débuté lorsque les shebab ont ouvert le feu contre des positions gouvernementales d’un quartier nord de la capitale, Bondere, entraînant une riposte.

« Les tirs croisés et les obus de mortiers ont touché des zones d’habitations dans le nord de Mogadiscio et nos ambulances ont collecté cinq corps et 20 autres civils blessés », a indiqué à l’AFP Ali Muse, le chef du service des ambulances de la capitale somalienne.

De son côté, le chef de la commission de l’UA, Jean Ping a appelé vendredi les Etats membres de l’organisation continentale à envoyer plus de troupes en Somalie et la communauté internationale à respecter ses engagements financiers pris lors d’une conférence à Bruxelles en avril 2009.

_________________________ 7 – BBC – Afrique

Somalie : soutien militaire de Washington

Les Etats Unis s’engagent à soutenir le gouvernement somalien pour contrôler la capitale Mogadiscio dans sa totalité.

Le général William Ward, le chef d’Africom, le commandement américain en Afrique, a précisé qu’une opération pour reprendre les quartiers de Mogadiscio aux mains des insurgés avait débuté mais il n’a pas précisé quelle assistance les Américains fournissaient.

Les Américains sont déjà impliqués dans l’entraînement des forces gouvernementales somaliennes.

L’idée d’une offensive majeure du gouvernement contre les insurgés islamistes est en discussion depuis des semaines.

L’objectif est peut être, comme dans le cas de l’opération lancée contre les Talibans en Afghanistan, de forcer les insurgés à se retirer des quartiers qu’ils contrôlent plutôt que d’affronter les troupes gouvernementales soutenues par les Etats-Unis.

Les forces gouvernementales, avec l’appui des soldats de maintien de la paix de l’Union Africaine, pourraient alors occuper toute la capitale et, plus difficile, tenter d’asseoir leur autorité.

Le président somalien, Sheikh Sharif Ahmed, a déclaré qu’il considérait l’aide américaine comme bienvenue.

Quelle forme va prendre cette assistance? Cela n’est pas encore clair.

Les Etats Unis effectuent des raids aériens sur des positions des insurgés depuis plus de 3 ans.

Al Shebab et Al-Qaïda

Le New York Times cite des sources anonymes à Washington annonçant l’implication de forces spéciales sur le terrain, une information démentie par le responsable en charge de l’Afrique au département d’Etat américain, Johnnie Carson.

L’intervention des Etats Unis en Somalie ne jouit pas d’une bonne réputation.

En 2006 Washington a soutenu une invasion éthiopienne qui a entrainé la chute d’une administration islamiste mais a contribué à encourager une insurrection plus radicale.

Au début des années 90 l’intervention des troupes américaines qui devait à l’origine être une intervention humanitaire a très mal tourné avec les corps de 18 soldats trainés dans les rues de Mogadiscio.

Il est possible que le soutien américain à l’offensive gouvernementale somalienne renforce la détermination de la milice islamiste Al Shebab qui considère les Etats Unis comme leur ennemi numéro un.

De la même façon Washington est inquiet des liens revendiqués par les Al Shebab avec le réseau Al-Qaïda.

En outre des combattants étrangers ont rejoint le mouvement qui affirme être en relation avec des militants au Yémen.

____________________________ 6 – Ouest France

Somalie: 23 civils tués dans d’intenses combats à Mogadiscio

Vingt-trois civils ont été tués mercredi dans d’intenses combats entre forces gouvernementales et insurgés islamiques à Mogadiscio, a-t-on appris de source médicale et auprès de témoins dans la capitale somalienne.

Selon une source gouvernementale, les militants shebab, liés à Al-Qaïda, ont attaqué en matinée à l’artillerie lourde les positions des forces régulières dans le nord de la ville. Les forces gouvernementales ont contre-attaqué plus tard dans la journée, soutenus par des blindés de la force de paix de l’Union Africaine.Le gouvernement et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) se préparent à lancer une offensive majeure pour reprendre le contrôle de Mogadiscio et d’autres régions du centre et du sud de la Somalie, et en déloger les insurgés islamistes.

Depuis fin 2009, le gouvernement de transition somalien (TFG), très affaibli et qui ne contrôle qu’une petite partie de la capitale, promet d’en finir avec les insurgés islamistes shebab et de «libérer» la ville.

Le mouvement shebab contrôle également la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, un pays ravagé par la guerre civile depuis 1991.

_____________________________ 5 – Nouvel Obs avec AP

Au moins 17 morts dans des affrontements à Mogadiscio

D’intenses affrontements entre insurgés islamistes radicaux et forces gouvernementales ont fait au moins 17 morts mercredi à Mogadiscio, selon le responsable des services ambulanciers de la capitale somalienne.

Ali Muse a déclaré que 65 personnes avaient également été blessées dans les combats. La plupart des victimes sont des civils.

D’après un habitant Ahmed Ali, les insurgés d’Al-Chahab ont attaqué des positions gouvernementales dans le nord de la ville mais ont été repoussés.

Un regain des combats est enregistré en Somalie depuis que le gouvernement somalien a annoncé en début d’année un projet d’offensive visant à ravir le contrôle de la capitale aux islamistes radicaux. Les affrontements de mercredi seraient les plus violents de ces dernières semaines.

_____________________________ 4 – AmericanNews

Somalie pourrait devenir le prochain US pour l’Irak et l’Afghanistan

Aujourd’hui, le journal “Kommersant” en référence à The New York Times a rapporté que l’armée des États-Unis peuvent prendre part à la lutte du Gouvernement somalien avec le groupe Al-Shabab. L’un des livres les plus influents américain de ce haut fonctionnaire dans l’administration de la Maison Blanche. Selon lui, une intervention au sol serait une “exploitation rapide” qui respectera les Forces spéciales de l’armée.

Raids de l’armée américaine contre les militants feront partie d’une importante opération visant à briser le groupe Al-Shabab “et de contrôler le gouvernement, qui a soutenu les pays occidentaux sur l’ensemble du pays. D’ici que le gouvernement somalien a été la préparation des six derniers mois. Pendant ce temps, dans des camps de formation dans les pays voisins, ont été préparés par 6 mille recrues. Armée de la Somalie sont prêts à fournir une assistance à près de 7 mille soldats de la paix originaires de pays appartenant à l’Union africaine.

______________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Intenses combats à Mogadiscio

D’intenses combats ont éclaté tôt ce matin entre forces gouvernementales et insurgés islamiques à Mogadiscio, selon un responsable des services de sécurité et des témoins dans la capitale somalienne.

Selon Abdi Mohamed, les militants shebab, liés à Al-Qaïda, ont attaqué les positions des forces régulières dans le nord de la ville, avec de l’artillerie lourde.
« Les combats sont en cours et nous n’avons aucune information sur le nombre de victimes », a indiqué à l’AFP ce responsable.

Des témoins ont précisé que des batteries anti-aériennes étaient également entrées en action.

Le gouvernement et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) se préparent à lancer une offensive majeure pour reprendre le contrôle de Mogadiscio et d’autres régions du centre et du sud de la Somalie, et en déloger les insurgés islamistes.

Depuis fin 2009, le très affaibli gouvernement de transition somalien (TFG), qui ne contrôle qu’une petite partie de la capitale, promet d’en finir avec les insurgés islamistes Shebab et de « libérer » la ville.

Le mouvement shebab contrôle également la plus grande partie du centre et du sud de la Somalie, un pays ravagé par la guerre civile depuis 1991 et confronté à sa pire crise humanitaire depuis la famine de 1991-1992, avec 3,64 millions de personnes, soit la moitié de la population, ayant besoin d’une aide extérieure, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

______________________________ 3 – Radio Chine

Les États-Unis soutiennent le gouvernement somalien pour reprendre Mogadiscio : commandant de l’Africom

Un commandant haut gradé américain a déclaré mardi que les États-Unis soutiendraient le gouvernement de transition somalien pour reprendre Mogadiscio, la capitale du pays.

William Ward, qui dirige l’U.S. Africa Command (Africom, commandement des opérations américaines en Afrique), a déclaré lors d’une audience devant le Sénat que les efforts du gouvernement somalien pour reprendre Mogadiscio étaient « quelque chose que nous devions envisager en soutien ». 

L’armée interviendra « dans la mesure où le gouvernement fédéral de transition peut effectivement réaffirmer son contrôle sur Mogadiscio, avec l’aide de l’AMISOM et d’autres ». L’AMISOM est la Mission de l’Union africaine en Somalie.

Mogadiscio est le théâtre d’attaques quotidiennes contre les forces gouvernementales somaliennes et les forces de maintien de la paix de l’Union africaine qui y sont basées. Le gouvernement somalien, reconnu par la communauté internationale et soutenu par quelques milliers d’hommes d’une force de maintien de la paix de l’ Union africaine, est aux prises contre une insurrection islamiste qui tente de s’emparer de parties de la ville.

Les affrontements se sont intensifiés récemment à Mogadiscio, et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré que 26 000 personnes avaient été forcées de fuir la capitale en proie à la violence depuis le 1er février.

Le New York Times a rapporté vendredi que les États-Unis aidaient le gouvernement de ce pays de la Corne de l’Afrique à préparer une offensive majeure pour reprendre la capitale, en offrant formation et appui. Ce journal à grand tirage a également déclaré, citant des responsables américains sans les nommer, que le Pentagone pourrait envoyer en renfort des forces spéciales et fournir un appui aérien.

Les États-Unis soutiennent le gouvernement de transition, qui « a jusqu’à présent le meilleur potentiel pour contribuer à changer la situation en mettant partiellement fin à l’instabilité et à l’absence de gouvernance », a indiqué M. Ward.

Mogadicio est un lieu de sinistre mémoire pour les États-Unis, qui y ont perdu 18 hommes dans une opération en 1993. Les corps de certains soldats ont été traînés dans les rues, et ces images ont mis fin à cette intervention. Cette bataille a été adaptée à l’ écran dans un film baptisé la Chute du faucon noir (titre original Black Hawk Down).

_______________________________ 2 – L’Express ave Reuters

Un chef rebelle somalien tué en plein Mogadiscio

MOGADISCIO – Des inconnus ont abattu mardi un dirigeant du mouvement rebelle somalien Hizbul Islam sur le grand marché de Mogadiscio, ont annoncé responsables et témoins.

UN CHEF REBELLE SOMALIEN ABATTU À MOGADISCIO

Le Hizbul Islam combat souvent les forces gouvernementales aux côtés des rebelles radicaux du groupe Al Chabaab dans le but de renverser le gouvernement soutenu par les pays occidentaux.

Mais les deux groupes se sont retournés l’un contre l’autre en se disputant le contrôle du port méridional de Kismayo.

« Un de nos responsables, Bare Ali Bare, a été assassiné aujourd’hui (au marché de) Bakara », a déclaré aux journalistes Cheikh Mohamed, porte-parole du Hizbul Islam. « Il a tenté de se défendre mais il a été à court de balles de pistolet et a été tué sur le coup. Nous ne savons pas vraiment qui l’a tué. »

Un témoin, Zakarie Hussein, a dit avoir vu deux hommes masqués ouvrir le feu sur Bare. « Seuls Al Chabaab et le Hizbul Islam peuvent tuer des gens au marché de Bakara », a-t-il dit.

Par ailleurs, trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées lorsque des islamistes ont attaqué des soldats qui se battaient entre eux de chaque côté d’une rue proche du palais présidentiel, selon Ali Yasin Gedi, vice-président du groupe de défense des droits de l’homme Elman.

Abdi Sheikh et Abdi Guled,
Philippe Bas-Rabérin pour le service français

________________________________ 1 – APA News

Un haut responsable islamiste somalien abattu à Mogadiscio

Des personnes armées non identifiés ont tué mardi le vice-président du groupe islamique ‘Hezb Al-Islam’, Barre Ali Barre, aux abords du marché Bakaro, une zone sous contrôle des rebelles somaliens, ont confié des témoins à APA

M. Ali Barre a été assassiné par trois hommes armés de pistolets qui ont ensuite pris la fuite.



“Il a été tué sur le coup par les tirs des assaillants”, a expliqué à APA, Salim Hassan, un habitant de la zone du marché de Bakaro, dans un entretien téléphonique.

On ne connaît pas les raisons derrière cet assassinat et personne n’a revendiqué l’attaque. Les combattants islamistes lancent tous les jours des assauts contre le fragile gouvernement de Somalie, qu’ils cherchent à renverser par tous les moyens.

La Somalie est plongée dans l’anarchie depuis le renversement en 1991, de l’ex-président Mohamed Siad Barre par les seigneurs de guerre qui se sont ensuite retournés les uns contre les autres, faisant de ce pays un champ de bataille entre les différents groupes qui le composent, avec des milliers de morts et des millions de déplacés.

12/03/10 (B541) Yémen Express (5 articles en Français)

__________________________ 5 – Le Monde

Yémen: saisie du matériel de transmission d’Al-Jazira et d’Al-Arabiya

Les autorités yéménites ont annoncé dans un communiqué avoir saisi du matériel de transmission des chaînes satellitaires arabes d’informations en continu Al-Jazira et Al-Arabiya au moment où les manifestations antigouvernementales s’amplifient dans le sud.

"Les équipements de transmission satellitaire SNG, utilisées par les chaînes Al-Jazira et Al-Arabiya et non déclarés au ministère de l’Information, ont été saisis", a annoncé un porte-parole du ministère yéménite de l’Information dans un communiqué publié tard jeudi soir.

Il a ajouté, selon le communiqué publié par l’agence Saba, que ces équipements ont été saisis "d’une manière légale" et que les directeurs des bureaux des deux chaînes à Sanaa en ont été informés au préalable. Ils seront "renvoyés à leurs expéditeurs", a ajouté le texte.

L’introduction de tels équipements au Yémen "ne doit pas servir à provoquer des troubles et à amplifier des événements de façon à nuire à l’ordre public comme cela a été le cas pour Al-Jazira", a poursuivi le porte-parole.

"Al-Jazira a récemment diffusé des images d’archives en les présentant comme nouvelles, ce qui a constitué une tromperie et un encouragement aux éléments saboteurs et séparatistes", a-t-il conclu.

__________________________ 4 – Le Monde

Yémen-sud: 3 activistes tués lors d’accrochages avec la police (opposition)

Trois activistes ont été tués par balles et cinq blessés lors d’affrontements jeudi avec les forces de sécurité dans le sud du Yémen, théâtre depuis des mois de troubles à l’initiative d’un mouvement séparatiste, ont indiqué des responsables de ce mouvement.

Dans la ville de Daleh, des accrochages ont opposé des manifestants armés aux forces de sécurité, faisant deux morts et deux blessés dans les rangs des activistes sudistes, a-t-on précisé de même source.

Dans la ville de Tour al-Baha dans la province de Lahej, la police a ouvert le feu sur des activistes qui étaient retranchés dans une administration publique, tuant l’un d’eux et en blessant trois, selon des responsables du mouvement sudiste.

Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes du sud du Yémen comme tous les jeudis, décrété par l’opposition sudiste "Journée des prisonniers".

Le sud du Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu’en 1990, est agité depuis des mois par des manifestations et des actes de violences sur fond de mécontentement populaire, les habitants s’estimant l’objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

Le mouvement séparatiste appelle à la sécession du sud-Yémen.

__________________________ 3 – JDD

Yémen: Le président tend la main aux insurgés

Le président yéménite, Ali Abdoullah Saleh, a tendu la main aux insurgés séparatistes du sud du Yémen en leur proposant des pourparlers et leur assurant que l’État saurait entendre leurs doléances, ont rapporté mardi les médias nationaux yéménites. "Nous leur disons: venez parler à vos frères qui sont au pouvoir, et nous vous parlerons.

Nous tendons la main en signe de dialogue sans que vous ayez à recourir à la violence, à bloquer des routes ou à hisser le drapeau du séparatisme", a-t-il dit dans un discours devant une école militaire.


_____________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : le gouvernement envisage de négocier avec les séparatistes

Le gouvernement yéménite a l’intention de négocier avec les séparatistes, ont indiqué mardi des médias locaux.

"Venez parler avec vos frères dans l’autorité, et nous allons parler avec vous…Nous accueillons toute demande politique. Venez dialoguer", a déclaré le président Ali Abdullah Saleh dans un discours adressé à une académie militaire.

Ayant mis fin aux six ans de combats avec les rebelles chiites dans le nord du pays, le gouvernement cherche à trouver des solutions aux mécontentements des groupes séparatistes dans le sud.

Le 11 février, le gouvernement yéménite et les rebelles chiites sont parvenus à un accord de réconciliation après que les rebelles eurent accepté six conditions du gouvernement.

___________________ 1 – Croix Rouge internationale

Yémen : malgré le cessez-le-feu, les besoins sont toujours extrêmes dans le nord du pays

Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu conclu le 11 février, le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen peuvent aider des personnes qui étaient auparavant hors d’atteinte en raison des combats.

Depuis qu’un cessez-le-feu a été conclu entre le gouvernement du Yémen et les Houthis le 11 février, les personnes touchées par le conflit dans les gouvernorats de Saada et d’Amran essaient de reconstruire leur vie. Certaines rentrent chez elles, tandis que d’autres quittent les zones reculées pour se rendre par exemple dans la ville de Saada ou dans des camps pour déplacés internes, où elles trouveront des services essentiels et une aide humanitaire. Bien qu’il soit probable que de nombreuses personnes dépendent encore longtemps de l’aide humanitaire, leur situation devrait s’améliorer.

« Les camps pour déplacés internes que nous gérons avec le Croissant-Rouge du Yémen dans le gouvernorat de Saada sont actuellement surpeuplés et il ne reste pas beaucoup de place pour les nouveaux arrivants », déclare Annabelle Boettcher, chef adjointe de la délégation du CICR au Yémen. Plus de 22 500 personnes sont actuellement hébergées dans cinq camps gérés par le Croissant-Rouge du Yémen et le CICR.

« Nous essayons actuellement d’aider des personnes qui étaient jusqu’à présent hors d’atteinte en raison des combats, explique Mme Boettcher. Quelques jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, nous avons pu, pour la première fois, distribuer des vivres à près de 2 600 personnes à Damaj, dans le gouvernorat de Saada. » Ces dernières semaines, le CICR a en outre aidé le Croissant-Rouge du Yémen à apporter des secours aux personnes prises au piège par les affrontements dans le district d’Al-Qataber, dans l’ouest du gouvernorat de Saada, près de la frontière saoudienne. Plus de 5 600 personnes ont reçu des vivres, des tentes, du matériel médical et des médicaments essentiels, ainsi que d’autres produits de première nécessité.

Le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen continueront de faire tout le nécessaire pour aider les habitants des gouvernorats de Saada et d’Amran, qu’ils vivent dans des camps ou ailleurs, à faire face à cette situation.

Distribution de vivres et d’autres articles essentiels

Ces deux dernières semaines, le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen ont :

fourni des tentes, des bâches, des couvertures, des matelas, des jerrycans et des articles d’hygiène qui faisaient cruellement défaut, ainsi que des rations de blé, d’huile végétale, de haricots, de riz, de sel et de sucre pour un mois, à 4 200 personnes récemment déplacées et à plus de 1 600 habitants de la zone d’Aal-Thabet, dans le district d’Al-Qataber, dans l’ouest du gouvernorat de Saada ;

distribué des vivres fournis par le Programme alimentaire mondial à quelque 14 700 personnes déplacées dans le camp de Mandaba, dans le district de Baqem (à l’ouest de la ville de Saada, près de la frontière saoudienne) ;

distribué des vivres, pour la première fois, à près de 2 800 personnes déplacées dans la région de Damaj, gouvernorat de Saada ;

fourni des tentes permettant d’abriter plus de 20 500 personnes déplacées dans les camps d’Al-Jabbana, Sam, Al-Ehsa’ et Mandaba, et remplacé quelque 355 vieilles tentes pour les personnes vivant dans les camps d’Al-Ehsa’, Sam et Al-Buqa’, à l’intérieur et autour de la ville de Saada ;

distribué du blé, de l’huile végétale, des haricots, du riz, du sel et du sucre, ainsi que des couvertures, du savon pour les mains, de la lessive et des articles d’hygiène pour près de 10 500 personnes déplacées et habitants des environs de Hawazat dans le district de Harf Sufyan, dans le nord du gouvernorat d’Amran, lors de la deuxième distribution de ce type depuis octobre dernier.

Approvisionnement en eau potable

Le CICR a :

installé, en coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, 16 points d’eau supplémentaires d’une capacité de stockage de 2 000 litres chacun, afin d’approvisionner en eau potable plus de 5 500 personnes récemment déplacées dans la région d’Aal-Thabet, district d’Al-Qataber, dans l’ouest du gouvernorat de Saada ;

continué de veiller à ce que les 60 points d’eau de la ville de Saada soient pleinement opérationnels, en livrant de l’eau par camion et en fournissant le diesel nécessaire pour pomper l’eau des forages, afin que 42 000 déplacés internes et autres personnes touchées par le conflit aient accès à de l’eau potable ;

continué de gérer, avec la section de Saada du Croissant-Rouge du Yémen, des camps pour déplacés internes où il fournit 251 000 litres d’eau par jour, entretient 234 latrines déjà construites et gère les déchets solides ;

fourni 22 000 litres d’eau par jour pour plus de 1 900 personnes déplacées dans le camp d’Al-Buqa’ ;

satisfait les besoins en eau de 10 500 personnes déplacées et habitants à Wadi Khaiwan, Khamer, Al-Gubba et Houth, dans le gouvernorat d’Amran, en rénovant une citerne de 10 000 litres et en installant trois nouveaux points d’eau, en livrant de l’eau par camion et en fournissant le diesel nécessaire pour faire fonctionner les pompes.

Fourniture de soins de santé

Au cours des deux dernières semaines, le CICR a :

soutenu une campagne de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite du ministère de la Santé et de la Population dans le camp pour déplacés internes d’Al-Buqa’, dans le nord du gouvernorat de Saada, lors de laquelle près de 450 personnes ont été vaccinées ;

distribué suffisamment de médicaments à un centre local de soins de santé à Aal-Thabet, dans le district de Qataber, pour soigner 1 000 patients pendant trois mois ;

soutenu une campagne de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite du ministère de la Santé et de la Population à Khaiwan Al-Hamra et dans 15 villages des environs, dans le nord du gouvernorat d’Amran, lors de laquelle 842 enfants de moins de cinq ans ont été vaccinés contre la poliomyélite, tandis que 769 enfants ont été vaccinés contre la rougeole et ont reçu des doses de vitamine A.

Lors d’une précédente campagne de la section d’Amran du Croissant-Rouge du Yémen soutenue par le CICR, environ 60 enfants de moins de cinq ans ont été vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite et ont reçu de la vitamine A ;

continué de soutenir deux dispensaires de Wadi Khaiwan, qui assurent entre 400 et 600 consultations par semaine.

12/03/10 (B541) A lire sur LOI cette semaine

3 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Djibouti
La police djiboutienne vient de connaître une sorte de mini-purge. (…). [80 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Le fonds social d’un avocat français à Djibouti
Défenseur de Mohamed Hussein al-Amoudi et administrateur d’une de ses firmes, la Société djiboutienne du terminal vraquier (SDTV), l’avocat parisien François Meynot est à la tête d’un fonds social qui détient un petit magot. (…). [119 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Le niveau de sécurité vu par l’ONU
Selon les Nations unies, sur une échelle de cinq graduations, dont la dernière correspond à l’évacuation de ses personnels, le niveau de sécurité à Djibouti est classé en niveau 1 sur une bonne partie du pays. (…). [284 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Nouvelle crispation avec Kigali
Tout d’abord, il y a eu le passage à tabac par la police ougandaise de Joe Kabatsi, candidate indépendante pour les prochaines élections législatives dans le sud du pays. (…). [352 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
PAE Group
Depuis quelques semaines, le PAE Group (filiale de Lockheed Martin) travaille avec l’armée américaine et l’équipe de Students in Free Enterprise (SIFE) de la Syracuse University (SU) à un programme de formation pour des militaires américains et des membres du personnel administratif de la base US du camp Lemonnier à Djibouti . (…). [130 mots] [

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Une nouvelle société pour Al-Amoudi
Le président Ismaïl Omar Guelleh vient de signer un décret concédant une parcelle de terrain au PK12 à une société que doit créer le magnat Mohamed Hussein al-Amoudi. (…). [171 mots]

2 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010

Addis-Abeba
Plusieurs dirigeants de la coalition gouvernementale EPRDF ne se présenteront pas aux élections législatives de cette année et devraient donc quitter les fonctions officielles qu’ils occupent. (…). [163 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Les mises en garde de Seye Abraha
Seye Abraha semble vouloir tirer partie de la polémique internationale qui vient d’éclater à propos de l’aide alimentaire accordée dans les années 80 aux rebelles du Tigray People’s Liberation Front (TPLF, aujourd’hui au pouvoir à Addis-Abeba). (…). [167 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Sombre avenir pour Hailu Shawel
Rien ne va plus pour Hailu Shawel et son All Ethiopian Unity Party (AEUP), formation d’opposition ayant accepté de participer aux élections générales de cette année. (…). [213 mots]

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°222 – 10/03/2010
Nouvelle loi minière
Les dernières réglementations du secteur minier éthiopien seront approuvées courant 2010, selon la ministre Sinknesh Ejigu. (…). [70 mots]

1 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1281 – 13/03/2010
Africom va entraîner des troupes du TFG
Lors d’une visite à Bruxelles le 4 mars, le général Richard J. Sherlock, directeur de la stratégie, de la planification et des programmes de l’African Command (Africom), a informé ses interlocuteurs du Conseil de l’Union européenne (UE) et de la Commission européenne du projet de l’armée américaine d’entraîner des sous-officiers des forces du Transitional Federal Government (TFG) somalien. (…). [335 mots]

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1279 – 13/02/2010
Des privés français sur le pont
Enregistrée à l’étranger, mais disposant d’un bureau à Marseille, la société militaire privée française KAIS International a obtenu, l’an dernier, un contrat auprès d’un armateur pour protéger ses navires au large des côtes somaliennes. (…). [275 mots]

12/03/10 (B541) ALERTE ROUGE pour 50 familles qui ont été expulsées de leurs terres par les mercenaires à la solde du « pseudo » Président de la République de Djibouti (16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie)

Expulsées sous les ordres de Guelleh, 50 familles afar ont été contraintes par la force des armes et sous la torture, à se réfugier à Eli Daar et à Manda en Ethiopie (région 2 Afar).

Est-ce pour remercier Jean Marie (et son FRUD repenti) qui lui ont apporté un soutien honteux, pour le changement de la Constitution qui lui permettra de briguer un troisième mandat, qu’Ismael Omar Guelleh a lancé ses hordes de mercenaires « importés » d’Ethiopie et de Somalie à l’assaut des populations civiles désarmées et pacifiques du nord du pays ?

Il faut savoir que plusieurs centaines de personnes viennent d’être arrêtées, torturées, puis expulsées manu-militari. Bannies de leurs terres ancestrales, ces familles n’ont pas eu d’autre choix que de se réfugier en Ethiopie pour rejoindre les milliers de réfugiés djiboutiens qui « sur »vivent déjà là-bas sans statut ni assistance d’aucune sorte.

Ce nouveau crime a été commis sous les yeux de la communauté internationale et en particulier des pays présents militairement et diplomatiquement sur notre sol : la France et les USA. Jusqu’à cette minute où je vous écris, ces pays ne se sont fait remarquer que par le silence poli (« embarrassé ?) ».

Les diplomates français et américains, viendront-ils ensuite reprocher à ces populations installées depuis des siècles sur leurs terres, de prendre les armes contre un régime qui les dépossède par la force et qui les contraint à l’exil ?

La diplomatie française, en particulier, ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas !

Le jour venu, s’il y avait un déclenchement des hostilités entre une résistance légitime et les mercenaires incorporés dans l’AND, les haut-commandements français et américains apporteront-ils leur aide aux forces armées de Guelleh, sous forme de renseignements, d’utilisation de moyens d’intimidation (hélicoptères), d’assistance médicale, de transports militaires aériens, comme ils l’ont déjà fait dans le passé ?

Le harcèlement systématique des populations Afar du nord et du sud de la République de Djibouti n’est malheureusement pas un fait nouveau !

Mais c est la première fois que le régime agit sur une grande échelle. Tout comme l’ont fait dans le passé, certains régimes fascistes dont je me refuse à dire le nom, le régime de Guelleh est-il en train de passer au niveau industriel.

Jamais, il n’avait osé auparavant, s’attaque à
un nombre aussi important de citoyens et de les bannir au motif qu’ils ne pouvaient pas présenter de CNI et de preuve de leur nationalité. Guelleh se gardant bien de dire qu’il a toujours refusé de leur donner des papiers djiboutiens, alors que ces familles vivent paisiblement sur leurs terres depuis des siècles. Le droit du sol, cela existe ? Non ?

Je lance un appel pressant a la communauté internationale, au Gouvernement éthiopien, au HCR d’Addis et de Paris afin qu’ils se mobilisent, face à cette situation d’urgence, pour

– d’abord apporter une assistance urgente à ces familles en les installant dans des camps d’accueil,

– puis pour faire pression sur le régime dictatorial, afin de lui imposer, le retour de ces familles sous protection internationale et la fin de ces déplacements de population réalisés en toute illégalité.

Je lance un autre appel au HCR d’Addis, afin qu’il accélère l’instruction des dossiers d’enregistrement et de réinstallation de tous les réfugiés djiboutiens, afin de les présenter rapidement aux pays susceptibles de les accueillir.

Omar Gabasse
Co-representant des réfugies Djiboutiens en Europe.

__________________________________ Note de l’ARDHD

L’ARDHD adhère sans aucune réserve à cet appel et son Président Jean-Loup Schaal, co-représentant des réfugies djiboutiens le soutient totalement.

12/03/10 (B541) Bakchich / Ethiopie, ces aides humanitaires qui ont l’arme à l’oeil

La BBC a révélé que plusieurs millions de dollars d’aide caritative occidentale envoyés en Ethiopie dans les années 1980 ont été détournés pour acheter des armes. Une affaire qui fait scandale.

Entre 1984 et 1985, l’Ethiopie a souffert d’une famine qui mit en alerte les pays occidentaux. Ces derniers, via plusieurs associations humanitaires, sont venus en aides aux victimes de la sécheresse en dégageant pas moins de 100 millions de dollars.

Vingt cinq ans plus tard, Martin Plaut, journaliste à la BBC, révèle à la suite d’un an d’enquête que cet argent a été massivement détourné. D’après ce reporter spécialiste de l’Afrique, « $95 millions ont été utilisés par les chefs rebelles » de l’époque pour acheter des armes afin de renverser le gouvernement en place, soit « 95% de l’aide occidentale ».

Une affaire qui divise l’Angleterre

Pour étayer son investigation, la BBC a eu recours à des témoignages d’anciens membres du Front de Libération des Peuples du Tigré (FLPT), aujourd’hui exilés, tels que Aregawi Berge, ancien commandant du FLPT et Gebremedhin Araya. Ce dernier explique qu’on a « dupé les humanitaires » et rapporte des mises en scène destinées à cacher l’argent. A cela s’ajoute un rapport accablant de la CIA datant de 1985 appelé « Ethiopie : Impact politique et sécuritaire de la sécheresse ». On y lit ce qui suit : « Certains fonds que des organisations ont levé pour les opérations humanitaires(…) ont presque certainement été détournés à des fins militaires ».

Dès le lendemain de la diffusion du reportage le 3 mars, les protestations sont apparues en Angleterre. The Independent dénonce un sujet « incendiaire » qui « menace de saper les futures aides humanitaires ». En reprenant point par point les arguments de Martin Plaut, le journal estime que des « doutes raisonnables » ébranlent les accusations de la BBC et met en doute la « bonne foi » des anciens membres du FLPT, témoins de l’enquête.

En parallèle, la Croix-Rouge, l’Unicef, Christian Aid, Live Aid et Oxfam décident de porter plainte conjointement contre la BBC pour « allégation fausses et dangereuses » (The Independent du 5 mars ).

Phil Bloomer, directeur de l’Oxfam, raconte que les accusations de la BBC sont « incroyables ». Idem pour Bob Geldof, chanteur emblématique des concerts Live Aid de l’époque. Pour lui « ceci n’est jamais arrivé ». Pourtant, le 6 mars, l’artiste interrogé par « The Guardian » modère ses propos et estime qu’il est « probable qu’une partie de l’argent ait été détournée » mais dans les proportions moindre que celles avancés par la BBC. « Peut-être 10% des 100 millions » comme l’a déclaré Myles Wickstead, ancien ambassadeur britannique en Ethiopie.

En Ethiopie, on rit de ces salmigondis

Loin de ces querelles de nombres, l’Ethiopie se gausse de la naïveté britannique. Sur les forums de la Banque d’Information Ethiopienne « les réactions sont féroces : « Cette histoire est bien connue en Ethiopie », commente Mebré. « Pourquoi a-t-il fallu attendre un quart de siècle pour que la vérité soit révélée au public ? » ajoute Samuel Ketema. « (Certes) Les Éthiopiens sont reconnaissants de l’action de Bob Geldof (…), mais on se demande comment on peut être naïf à ce point ? ».

Sur des sites de relais d’informations tels que Ethioguardian et Cyberethiopia, le reportage de la BBC est relayé sans soulever de polémique.

De même, sur le forum de discussion Ethiopian Current Affairs Discussions ECAD, Andrey Whitehead, un journaliste de la BBC, soutient son confrère Martin Plaut. Il déboulonne, entre autre, Bob Geldof qui a « eu l’occasion de s’exprimer pendant l’enregistrement du reportage » mais aurait « refusé d’être interviewé ». Et, il souligne que l’actuel Secrétaire de la Défense Américaine de Barack Obama, Robert Gates affirme que « la CIA était au courant du détournement d’argent » et « a sans doute aidé à ce que cela se fasse ».

Sur la blogosphère, les révélations de la BBC n’apportent rien de « nouveau ». Pour le blog Ethiopian Recycler, on évoque sans détour « l’aval tacite des Etats-Unis et de l’Angleterre » pour les achats d’armes des rebelles via les aides humanitaires. Car à l’époque, « ces pays étaient en pleine Guerre Froide » et souhaitaient le « renversement du Gouvernement Ethiopien marxiste ». Finalement, le reportage de la chaîne anglaise ne fait que dévoiler un « secret de polichinelle » bien connu des Ethiopiens et des Britanniques. Le prix de la vérité.

12/03/10 (B541) La moitié de l’aide pour la Somalie serait détournée (2 articles en Français)

___________________________ 2 – Le Monde

L’aide alimentaire du PAM s’évapore en Somalie avant d’atteindre ses destinataires

Près de 50 % de l’aide alimentaire distribuée par l’ONU en Somalie est détournée, affirme un rapport du Groupe de contrôle (Monitoring group) de l’ONU sur la Somalie. « Le Programme alimentaire mondial (PAM) est le principal fournisseur de nourriture dans le pays, avec près de 60 % du budget annuel humanitaire de l’ONU pour ce pays, soit 485 millions de dollars sur 850 millions », rappelle le document en partie dévoilé par le New York Times.

D’intenses combats ont éclaté tôt mercredi entre forces gouvernementales et shebabs. Le gouvernement et la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) se préparent à lancer une offensive majeure pour reprendre le contrôle de Mogadiscio et d’autres régions du centre et du sud de la Somalie, et en déloger les insurgés islamistes. Depuis fin 2009, le gouvernement de transition somalien (TFG), qui ne contrôle qu’une petite partie de la capitale, promet d’en finir avec les insurgés islamistes shebabs et de « libérer » la ville.

Le transport et la distribution de cette aide, assurés localement par des partenaires somaliens, représentent environ 200 millions de dollars. Trois hommes d’affaires somaliens se partagent à eux seuls 80 % de ce juteux marché. Selon des transporteurs du PAM et plusieurs autres sources impliquées dans la distribution de l’aide, « le système offre de nombreuses possibilités de détournement tout au long de la chaîne de distribution », écrit le rapport.

« Les pourcentages varient, mais des sources estiment approximativement que 30 % de l’aide est détournée par des partenaires locaux du PAM et les personnels de l’agence onusienne, 10 % par les transporteurs routiers et 5 à 10 % par les groupes armés qui contrôlent la zone », estime le Groupe de contrôle. Le reste de la nourriture est effectivement distribué aux populations, ajoute le document. « Les détournements, organisés grâce à la collusion entre transporteurs routiers et partenaires locaux du PAM, sont une forme habituelle de fraude, en particulier quand ces transporteurs et organisations partenaires sont la propriété de mêmes personnes », poursuit-il.

« Le PAM exige de ses partenaires sur le terrain qu’ils vérifient que les transporteurs ont rempli leurs obligations. Ces organisations partenaires et les transporteurs en question, ainsi que d’autres parties impliquées, peuvent donc s’entendre pour détourner l’aide alimentaire et s’en partager les revenus », explique encore le rapport.

___________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

ONU/Somalie : 50% de l’aide détournée

Près de 50% de l’aide alimentaire distribuée par l’ONU en Somalie est détourné par des partenaires locaux corrompus, des employés onusiens et des miliciens islamistes, selon un rapport du Conseil de sécurité, dont l’AFP a eu connaissance aujourd’hui. « La grande majorité de l’assistance humanitaire en Somalie consiste en de l’aide alimentaire, particulièrement vulnérable aux détournements », explique ce rapport du Groupe de contrôle (Monitoring group) de l’ONU sur la Somalie.

« Le Programme alimentaire mondial (PAM) est le principal fournisseur de nourriture dans le pays, avec près de 60% du budget annuel humanitaire de l’ONU pour ce pays, soit 485 millions de dollars sur 850 millions », rappelle le document. Le texte a été révélé en partie hier par le quotidien américain New York Times.

Selon des transporteurs du PAM et plusieurs autres sources impliquées dans la distribution de l’aide, « le système offre de nombreuses possibilités de détournement tout le long de la chaîne de distribution », écrit le rapport.

« Les pourcentages varient, mais des sources estiment approximativement que 30% de l’aide est détournée par des partenaires locaux du PAM et les personnels de l’agence onusienne, 10% par les transporteurs routiers, et 5 à 10% par les groupes armés qui contrôlent la zone », estime le Groupe de contrôle. Le reste de la nourriture est effectivement distribué aux populations, ajoute le document

12/03/10 (B541) Le Journal de la Flibuste (11 articles en Français)

_______________________ 11 – 24 heures

L’UE neutralise deux embarcations de pirates au large de la Somalie
piraterie

La semaine dernière, une frégate française avait déjà coulé deux bateaux de présumés pirates.

Un bateau-mère avait été repéré à l’aube par une patrouille aéroportée luxembourgeoise, et le bâtiment allemand de guerre Emden s’est alors dirigé à sa rencontre.

A son arrivée, deux autres embarcations ont tenté de prendre la fuite, tandis que leurs équipages jetaient par dessus bord des crochets et des échelles traditionnellement utilisées par les pirates pour procéder à leurs abordages.

Encerclés par hélicoptère, tous les pirates présumés ont finalement rejoint le bateau-mère, une embarcation a été détruite et une autre saisie comme preuve, selon le communiqué.

______________________ 10 – Ria Novosti (Russie)

MondePiraterie: des navires russes font route vers la Somalie (Flotte du Pacifique)

"Le groupe est entré dans le détroit dans la nuit de jeudi à vendredi", a précisé le militaire.

Dans l’océan Indien, le groupe naval aura pour mission d’escorter des convois de navires marchands.

Le groupe placé sous le commandement du capitaine de vaisseau Ildar Akhmerov comprend le grand bâtiment anti-sous-marins Maréchal Chapochnikov, un remorqueur et un navire d’approvisionnement.

Le Maréchal Chapochnikov porte deux hélicoptères embarqué, chacun des bâtiments a à son bord une unité de fusiliers marins.

Trois groupes navals russes se sont déjà relayés au large des côtes somaliennes de janvier à octobre 2009. Ils ont escorté une centaine de navires commerciaux de 26 pays et repoussé plus de 20 attaques de pirates.

______________________ 9 – AltaVista (Maroc) avec AFP

Kenya: casse-tête juridiques au procès des pirates somaliens

Un fusil-kalachnikov rouillé, une poignée de cartouches de 7.62 mm dans un sac plastique sont posées à même le sol de la salle d’audience d’un tribunal de Mombasa (sud-est du Kenya).

Aujourd’hui pourtant, pour le procès de sept pirates somaliens présumés, c’est l’accusation qui est dans le collimateur.

Pour Eliud Lagat, policier kényan et expert en balistique, ces armes sont en état de fonctionner. Son témoignage devant un tribunal de Mombasa (sud-est du Kenya) est immédiatement contesté par la défense.

"Avez-vous enregistré votre déposition auprès de la police?", lui lance l’avocat Francis Kadima. "Vous auriez dû le faire".

"Etes-vous au courant que ces pièces à conviction ont été examinées après le début du procès de l’accusé?", argue le juriste à lunettes. "Saviez-vous que votre rapport servirait à un procès?", martèle-t-il.

"Non", lui répond l’expert, visiblement irrité de cet interrogatoire inattendu.

Les sept suspects ont été arrêtés en février 2009 dans le golfe d’Aden par la marine américaine, peu après une attaque manquée contre un pétrolier, le Polaris.

Les suspects ont été interceptés par le croiseur USS Vella Gulf, et ramenés à terre en mars 2009 à Mombasa.

Ils figurent parmi la centaine de Somaliens, pirates arrêtés en mer et remis aux autorités kényanes par les navires de guerre des principales marines du monde qui luttent contre la piraterie dans le golfe d’Aden et l’océan Indien.

Le Kenya est le premier pays d’Afrique orientale à avoir accepté de juger des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales et il pourrait être bientôt rejoint en cela par les Seychelles.

Mais ces procès sont compliqués par de nombreux obstacles juridiques et les craintes que les droits de la défense pourraient ne pas être respectés.

Les critiques se concentrent sur la crédibilité des preuves, l’absence de témoins, la barrière de la langue et les différences de standards légaux entre les Etats impliqués.

Dans le cas du Polaris, les dépositions des militaires américains qui ont arrêté les sept suspects se résument à un bref exposé de leur arrestation. Selon la loi kényane, les témoignages doivent être circonstanciés au maximum.

La législation stipule également que les suspects doivent être présentés à un juge dans les 24 heures suivant leur arrestation: ce qui n’a été fait qu’un mois plus tard pour les sept Somaliens.

Pour leur défense, ceux-ci affirment être de simples pêcheurs, arrêtés par erreur. Les armes trouvées à bord de leur embarcation? "Tout le monde est armé en Somalie", assure Abshir Salat, qui s’exprime au nom de ses co-accusés.

"Nous ne sommes pas des pirates, juste des pêcheurs, nous n’avons commis aucun crime", affirme M. Salat, dans l’air humide et étouffant de la salle d’audience.

Le Kenya a accepté de juger les pirates somaliens sur la base de la Convention de l’ONU sur le droit de la Mer, d’accords bilatéraux avec l’Union européenne et les USA, et une nouvelle législation maritime, la Merchant Shipping Law.

Avi Singh, avocat et membre de l’association Avocats du monde, conteste cependant la légitimité de ce tribunal. Selon la convention de l’ONU, "la juridiction concernée est celle des pays dont les navires de guerre ont capturé les suspects", affirme M. Singh.

D’autres observateurs s’inquiètent également de l’équité du procès, mettant en avant la corruption notoire de la justice kényane.

"Il est étrange que l’UE et les USA critiquent sans cesse les tribunaux kényans (…) et s’en remettent pourtant si facilement à eux pour condamner des pirates présumés", estime Me Sing.

________________________ 8 – Portail des sous-marins

L’OTAN prolonge jusqu’en 2012 son opération de lutte contre la piraterie au large de la Somalie

Par Rédacteur en chef.

L’OTAN a prolongé jusqu’à la fin 2012 le mandant de sa mission de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a déclaré le porte-parole de l’Alliance, James Appathurai.

James Appathurai a déclaré mercredi à des journalistes que la décision était basée sur "l’évaluation que cette mission apporte une contribution vérifiable à l’augmentation de la sécurité pour les navires et une réduction du taux de réussite des pirates."

Les pirates somaliens ont mené un nombre record d’attaques en 2009. Selon le Centre du Bureau Maritime International, 217 navires ont été attaqués et 47 pris en otage l’an dernier.

En 2008, les pirates avaient lancé 111 attaques, capturant 42 navires.

Près de 20 pays, dont les principaux états-membres de l’OTAN, la Russie, l’Inde, la Chine et plusieurs pays arabes, ont envoyé des bâtiments de guerre dans le golfe d’Aden.

_______________________ 7 – Portail des sous-marins

L’état-major de l’opération Atalante accueille le président somalien

Par Rédacteur en chef.

Le 9 mars, le président, Sharif Sheikh Ahmed, et une délégation de Somalie ont été accueillis par le contre-amiral Peter Hudson, commandant opérationnel de l’opération Atalante.

La délégation a pu visiter les nouveaux bureaux du quartier-général opérationnel. Les détails de l’opération lui ont été présentés avant de visiter le centre opérationnel.

Le président somalien Sharif Sheikh Ahmed a pu rencontrer plusieurs membres de l’état-major.

Le président somalien a semblé impressionné par le quartier-général et le professionnalisme de l’équipe européenne. Il a salué les efforts de la communauté internationale au large de son pays. Il a poursuivi en indiquant qu’une “solution permanente devait être trouvée” pour résoudre le problème de la piraterie.

________________________ 6 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: navires russes et français coopèrent dans le golfe d’Aden

Les bâtiments de guerre russes et français participant à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie procèdent à un échange d’informations pour mieux coordonner leurs activités, a confié mercredi à RIA Novosti le chef d’état-major de la Marine française, l’amiral Pierre-François Forissier.

En novembre 2008, l’Union européenne a lancé une opération navale visant à neutraliser les pirates somaliens dans le golfe d’Aden. Cette opération – la première du genre dans l’histoire de l’Union européenne – a été baptisée Atalante. Outre des navires d’Etats membres de l’UE, elle réunit des bâtiments de guerre indiens, chinois et russes.

L’amiral estime que les principaux obstacles gênant la coopération russo-française aux larges des côtes somaliennes ne revêtent pas un caractère technique, mais juridique.

Selon M. Forissier les flottes russe et française figurent parmi les plus grandes du monde. Cependant, aussi importantes que soient les forces navales d’un pays, elles ne sont pas en mesure de garantir seules la sécurité de la navigation. D’où la nécessité de coopérer.

La Russie est actuellement représentée dans le golfe d’Aden par un groupe de navires, dont l’escorteur Neoustrachimy (Intrépide) rattaché à la Flotte de la Baltique. Il sera bientôt relayé par un groupe de navires de la Flotte du Pacifique, comprenant le grand bâtiment anti-sous-marin Marchal Chapochnikov, un remorqueur et un navire-ravitailleur. Un commando de fusiliers marins se trouve également à bord des navires.

__________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: 8 Somaliens condamnés

Huit Somaliens arrêtés en novembre 2008 par un bâtiment britannique dans le Golfe d’Aden ont été condamnés pour piraterie à 20 ans de réclusion par une juridiction de Mombasa, au Kenya. Le Kenya est le premier pays d’Afrique orientale à avoir accepté de juger des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales et il devrait être bientôt rejoint en cela par les Seychelles.

Le juge kényan Lilian Mutende a rappelé que la piraterie était passible de la prison à perpétuité, mais il a retenu une peine de 20 ans de détention contre les accusés, "parce qu’ils sont jeunes et qu’ils ont charge de famille". Les huit hommes avaient été arrêtés le 11 novembre 2008 par un bâtiment britannique des forces navales de l’Otan déployées dans le Golfe d’Aden, le HMS Cumberland, après un échange de tirs au cours duquel deux pirates présumés avaient été tués.

Les hommes, lourdement armés, se trouvaient à bord d’une embarcation soupçonnée d’avoir tenté d’aborder peu auparavant un bateau danois, le MV Powerful. L’avocat des accusés a annoncé son intention de se pourvoir en appel, arguant notamment du fait qu’une juridiction kényane n’était pas compétente pour juger des faits reprochés à ses clients.

__________________________ 4 – Clicanoo

Les pirates somaliens se rapprochent de Madagascar

Vendredi dernier, le UBT Ocean, un chimiquier norvégien battant pavillon des îles Marshall est attaqué par des pirates et détourné en direction de la Somalie alors qu’il naviguait à 740 km au nord de Madagascar.

"Le capitaine du navire nous a appelés tôt ce matin et nous a dit : Nous avons des pirates à bord. Très vite, ensuite, nous avons perdu tout contact avec le bateau", déclarait un directeur de Broevigtank, Svenn O. Pedersen. L’UBT Ocean faisait route de Fujairah, aux Émirats arabes unis, vers Dar es Salaam, en Tanzanie, avec 21 membres d’équipage lorsqu’il a été abordé. Le chimiquier avait choisi exprès une route très au sud de la zone où sévissent habituellement les pirates.

Depuis qu’il est entre les mains des pirates, le navire fait route vers le Nord en direction de la Somalie, mais sa position n’est plus connue. Cette attaque à proximité relative des côtes de la Grande Ile inquiéte les autorités malgaches.

“Le navire a été attaqué dans une zone internationale, précise un haut responsable du Centre d’information et d’opérations maritimes dans les colonnes de l’Express de Madagascar. Il faut cependant noter que c’est la première fois que les pirates sévissent aussi près de nos côtes. Les forces navales malgaches risquent d’être impuissantes face aux menaces des pirates somaliens.

Elles ne comptent en tout et pour tout que six vedettes rapides, un patrouilleur et 350 hommes. Depuis l’adoption par Le Conseil de l’Union Européenne en novembre 2008 d’une action commune concernant la mise en place d’une opération militaire, Atalante visant à la protection des navires vulnérables naviguant dans le golfe d’Aden et au large des côtes de Somalie, ainsi qu’à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie et des vols à main armée au large de ces côtes, les pirates n’ont cessé de s’éloigner de leurs bases arrières.

Des actions non confirmées auraient eu lieu au large des Comores. Dans ses conseils aux navigateurs, la Marine nationale met en garde : "Il n’y a plus de route ’’sûre’’ pour un transit ou une activité de pêche dans le bassin est somalien borné : à l’Ouest par les côtes africaines de Tanzanie / Kenya / Somalie ; à l’Est par un axe nord-Madagascar / les Seychelles / Bombay ; au Sud par la latitude 13°00S et au Nord par la latitude 15°00N."

__________________________ 3 – Radio-Chine

Des pirates somaliens détourne un navire de pêche kényan

Des pirates somaliens ont détourné un navire de pêche kényan comptant à son bord 16 membres d’é quipage dans l’océan Indien au large de la Somalie, a annoncé mardi un officiel de la marine régionale.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’assistance aux marins en Afrique de l’est (SAP), a indiqué que le Sakhoba a été d étourné la semaine dernière mais que les informations concernant cette attaque n’ont été reçues que mardi.

"Le navire de pêche a été détourné la semaine dernière mais nous avons reçu l’information mardi. On ne sait pas encore quand le navire a été détourné, mais il semblerait que c’était dans les eaux kényanes", a déclaré M. Mwangura à Xinhua par téléphone de Mombasa.

Cependant, l’Union européenne a indiqué dans un communiqué que le navire de pêche battant pavillon kényan a été détourné à 400 milles nautiques (740 km) à l’est de Dar es Salaam.

"Le Sakhoba se dirige vers (le village côtier somalien de) Haradere et l’EU Navfor continue de surveiller la situation", a indiqué le communiqué.

D’après M. Mwangura, le navire compte 10 Kényans, un capitaine espagnol, un ingénieur polonais, deux Sénégalais, un Namibien et un Cap-verdien. D’après les informations obtenues, le navire a été enregistré pour la dernière fois en Espagne il y a trois ans.

Environ 25.000 navires traversent chaque année le Golfe d’Aden, au large de la côte nord de la Somalie.

__________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Piraterie/Somalie: un navire capturé

Des pirates somaliens présumés ont capturé un bateau de pêche battant pavillon kényan avec 16 membres d’équipage à bord et qui pourrait être utilisé comme "bateau-mère" pour lancer de nouvelles attaques dans l’océan Indien, apprend-on mardi de sources maritimes.

Andrew Mwangura, le responsable de la branche kényane d’un programme d’assistance aux marins, a indiqué que le MV Sakoba était commandé par un capitaine espagnol et que les 15 autres marins à bord étaient originaires du Kenya, de Pologne, du Sénégal, du Cap-Vert et de Namibie. "Le navire a été capturé dans les eaux au large du Kenya et des Seychelles la semaine dernière", a-t-il expliqué.

L’opération européenne de lutte antipiraterie Atalante a confirmé dans un communiqué que le navire était actuellement aux mains des pirates et faisait route mardi vers Harardhere, un de leurs repaires sur la côte est de la Somalie.

Le porte-parole d’Atalante John Harbour a expliqué que l’identité et la nationalité du propriétaire du bateau étaient incertaines et a averti qu’il pourrait être utilisé comme "bateau-mère", ces navires qui permettent aux pirates de mettre à l’eau en plein milieu de l’océan leurs embarcations rapides pour partir à l’assaut de nouvelles cibles.

"Nous ne savons pas qui est le propriétaire du navire. Nous savons qu’en 2007, il était propriété (d’une société) espagnole", a expliqué M. Harbour. "En fait, ce navire a pu être utilisé par les pirates comme bateau-mère".

La Confédération patronale espagnole de la pêche (Cepesca) a pour sa part indiqué dans un communiqué que l’armateur du navire était un Kényan tandis que le ministère des Affaires étrangères espagnol soulignait que "le seul point de connexion avec l’Espagne est que le capitaine est espagnol".

__________________________ 1 – Ouest-France

À la chasse aux pirates dans le golfe d’Aden

Depuis le début du mois, malgré le plan de lutte européen, la piraterie a repris au large de la Somalie. Les commandos de la Marine nationale viennent d’intercepter trente-cinq pirates somaliens en deux jours. Embarquement à bord de la frégate Germinal, qui patrouillait dans le golfe d’Aden, juste avant la reprise des attaques.

Golfe d’Aden. Correspondance

La chaleur sur le pont est écrasante. Les jumelles à la main, François Majouffre, le commandant de la frégate de surveillance Germinal, gagne l’aileron de la passerelle. « Il n’y a pas beaucoup de houle, la mousson est finie. Un vrai temps de pirates. » Mais pour l’instant, aucune embarcation suspecte sur le radar des veilleurs.

Ce bâtiment de la Marine nationale, avec ses 90 hommes d’équipage, a appareillé de Djibouti pour une semaine de patrouille dans le rail de navigation sécurisé, entre la Somalie et le Yémen, mis en place en 2008. « Nous allons patrouiller dans la zone attribuée par l’État-major d’Atalante, la force européenne de lutte anti-piraterie. » Un endroit ultra-stratégique : une grosse partie du trafic à destination des ports européens, conteneurs en provenance de Chine ou hydrocarbures de la péninsule arabique, transite par le golfe d’Aden.

« Depuis 2005, il y a une nette recrudescence des attaques pirates, explique le commandant Majouffre. Ils partent des ports du nord de la Somalie, à bord de petites embarcations, souvent d’anciens bateaux de pêche ou des skiffs (embarcations bricolées). » Ils sont armés de grappins, d’échelles et d’armes automatiques. Les navires attaqués sont contraints de se dérouter vers des mouillages devant la côte somalienne. La négociation pour la rançon commence. Elle peut durer des mois et les montants exigés se chiffrent en millions de dollars. La communauté internationale a réagi pour contrer cette menace. Une vingtaine de pays assurent une présence militaire et échangent leurs informations. La France fait tourner, à tour de rôle, ses bâtiments de guerre.

La radio de la passerelle crépite. Un peu plus à l’est, la frégate néerlandaise Evertsen signale une petite embarcation qui dérive en direction du Germinal. L’hélicoptère du bord, Panther, part en éclaireur. Les veilleurs s’équipent en gilets pare-balles, les mitrailleuses sont armées. L’équipe d’intervention se réunit autour de Jean-Michel Bédouret, le capitaine d’armes. Cet ancien commando marine donne les instructions aux hommes chargés d’inspecter le bateau suspect. « Nous ne savons pas sur quoi nous allons tomber. Ici, les embarcations pirates se fondent parmi la flottille traditionnelle de pêche et de petits cargos. Il faut pouvoir parer à toutes les éventualités. »

À bord de la barque, un radeau de fortune, pas de pirates, mais une quarantaine de migrants entassés. Ils ont quitté la Somalie pour le Yémen. Le commandant Majouffre secoue tristement la tête. « Il y en a des centaines comme ça. Combien arriveront à traverser le bras de mer ? On ne sait pas… » Les hommes du Germinal vont passer huit heures à les aider à réparer leur petit moteur.

Prochaine mission, l’escorte d’un navire de commerce qui pourrait attirer la convoitise des pirates. « Nous faisons notre maximum pour être vigilant, confie le commandant Majouffre, mais c’est difficile d’être partout : la zone du bassin somalien est vaste. Nous sommes surtout inquiets pour la zone à l’ouest de la Somalie, vers les Seychelles. »

Des équipes de protection embarquées à bord des thoniers français ont déjà tiré plusieurs coups de semonce. Pétrolier-ravitailleur de la Marine française, Somme, à bord duquel se trouvait l’amiral commandant la zone de l’océan indien, a même été attaqué une nuit. Les pirates avaient confondu le bâtiment militaire avec un pétrolier civil, une de leurs cibles privilégiées. Appréhendés par les commandos marine, ils ont été remis quelques jours plus tard aux autorités du Puntland, région à peu près stable, qui forme la pointe de la Somalie.

L’Europe a décidé de renforcer les moyens de l’opération Atalante. Mais le coeur du problème est à terre. La misère et le chaos régnant en Somalie depuis près de vingt ans favorisent la piraterie. « Comme tout le monde, nous souhaitons qu’une solution pérenne soit trouvée à terre », conclut le commandant Majouffre.

En attendant, en mer, la situation reste tendue. L’impressionnant quadrillage militaire du golfe d’Aden n’effraie pas certains pirates. Depuis quelques semaines, la météo est plus clémente. Les attaques ont repris dans le golfe d’Aden et au large des Seychelles toujours selon la même méthode. Depuis le 5 mars, la frégate française Nivôse a intercepté trente-cinq pirates. Avec l’aide combinée du navire amiral italien Etna et d’un avion espagnol, quatre bateaux-mères de pirates ainsi que six petites embarcations ont été capturés.

Caroline BRITZ