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14/12/2015 (Brève 544) Communiqué de l’ADD, à l’occasion de l’anniversaire du massacre d’Arhiba, pour inviter toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens à se retrouver devant l’Ambassade de Djibouti à Paris, le vendredi 18 décembre de 15h30 à 17h30, en mémoire de toutes les victimes du régime et pour demander une enquête indépendante afin d’identifier les coupables de ces actes et les traduire devant les justices pénales pour qu’ils soient jugés

ASSOCIATION POUR LA DEMOCRATIE
ET LE DEVELOPPEMENT (ADD)
ADD-Djibouti@hotmail.fr
COMMEMORATION DU MASSACRE DU 18 DECEMBRE 1991
24ème anniversaire du massacre d’Arhiba à Djibouti

A la mémoire des victimes du 18/12/1991 et de toutes les victimes de la dictature, en solidarité avec les prisonniers politiques, L’ADD, organise  comme chaque année depuis 24 ans la commémoration du  massacre d’Arhiba (quartier Afar de Djibouti), perpétré le 18 décembre 1991 par l’Etat djiboutien, en représailles  à une défaite militaire face au FRUD.


Mercredi 18 décembre 1991 restera à jamais gravé dans la triste mémoire de la République de Djibouti, où les représentants en uniforme de l’Etat (Armée Nationale Djiboutienne, Force Nationale de Sécurité et Gendarmerie Nationale), ont mené une opération militaire contre  les civils du quartier populaire d’Arhiba, (habité par les Afar), les exclus du champ de l’Etat; en représailles  à une défaite des troupes gouvernementales dans le Nord du pays, face au Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie.

Bilan connu : 59 personnes tuées et 88 blessées.

Il ne s’agit ni d’une bavure, ni d’un dérapage, ni d’un acte isolé de vengeance, mais d’une décision politique délibérée et assumée par les plus hautes autorités de l’Etat.

Depuis 24 ans, non seulement ce crime d’Etat qui a toutes les caractéristiques d’un crime de guerre, est resté impuni (les auteurs du forfait courent toujours), mais il n’y a eu même pas un début de reconnaissance.

Bien au contraire, cette année encore, cette commémoration se déroule dans un contexte marqué par l’escalade de la répression contre des civils, proches parents des membres du FRUD, des démocrates, des manifestants jeunes, des femmes et des défenseurs des droits Humains.

Aussi nous réclamons
 :

  • l’ouverture d’une enquête internationale sur le massacre d’Arhiba ;
  • la libération des prisonniers politiques ;
  • la reconnaissance officielle de massacre d’Arhiba et de tous les autres crimes commis par l’Etat djiboutien.

Nous dénonçons :

  • les violations permanentes des Droits Humains en République de Djibouti ;
  • les viols des femmes  ainsi que les tortures systématiques infligées aux personnes arrêtées arbitrairement ;

L’ADD vous convie< à participer au rassemblement public qui aura lieu vendredi  18 décembre 2015
de 15h30 à 17h30 
Devant l’Ambassade de Djibouti : 26 rue Emile Menier- Paris 16ème Métro Porte Dauphine

Avec le soutien de : L’Amicale Panafricaine, L’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), l’Association Françaises de Solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité (COFEDVI), La Maison Ouverte, L’Association des Femmes Djiboutiennes en France (l’AFDF),

Pour l’A.D.D
Ahmed Kassim Issé

02/04/10 (B544) Le Journal de la Flibuste (6 articles en Français)

___________________________ 6 – Radio Netherland (Hollande)

Somalie: la marine néerlandaise désarme 17 pirates

La marine néerlandaise a désarmé 17 pirates présumés, sept dimanche et dix lundi, au large des côtes somaliennes et à proximité des Seychelles, a annoncé lundi le ministère de la Défense.

"Il y en a d’abord eu sept dimanche soir et puis dix lundi vers midi, donc au total, 17 pirates ont été désarmés par la frégate Tromp", a indiqué à l’AFP Robin Middel, un porte-parole du ministère néerlandais de la Défense.

"Aussi bien dimanche que lundi, les pirates ont jeté volontairement leurs armes par dessus bord lorsque la frégate Tromp a voulu les arrêter", a expliqué M. Middel. "C’est pourquoi personne ne sait quelles armes ils avaient", a-t-il souligné.

Les pirates présumés ont été rassemblés sur deux de leurs bateaux et remis en liberté "car rien ne peut être prouvé contre eux", a précisé la même source, ajoutant que trois autres embarcations avaient été détruites.

"Avant de remettre les pirates en liberté pour qu’ils rejoignent la Somalie, l’équipage de la frégate a fouillé les bateaux pour s’assurer qu’il ne restait plus d’armes à bord", a indiqué le porte-parole.

Le ministère de la Défense avait annoncé dimanche le désarmement par la marine néerlandaise de douze autres pirates présumés à la suite d’une attaque avortée contre la frégate Tromp que ces derniers avaient pris pour un navire marchand.

La marine néerlandaise, qui agit dans le cadre de la mission européenne Atalante contre la piraterie au large des côtes somaliennes, "a désarmé 61 pirates depuis la mi-mars", selon la même source.

___________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Somalie: 9 pirates présumés arrêtés

Une frégate turque a intercepté un canot dans le golfe d’Aden et arrêté neuf pirates présumés somaliens, a annoncé jeudi l’armée turque.La frégate Gelibolu, qui opère avec les forces de l’Otan dans la région, a repéré l’embarcation mercredi, alors qu’elle se trouvait dans le couloir de navigation conseillé aux cargos pour éviter les attaques.

Les neuf occupants du canot ont été arrêtés et du matériel pouvant servir à des actes de piraterie a été saisi, a précisé l’armée turque sur son site internet, qui montre une photo des suspects, les mains en l’air.

Depuis janvier, les pirates somaliens ont attaqué 32 navires, dont sept ont été détournés, a indiqué jeudi le Bureau maritime international.
Huit navires sont actuellement détenus par les pirates, selon la même source.

___________________________ 4 – Nouvel Obs

L’armée américaine arrête cinq pirates près des Seychelles

La marine américaine a annoncé avoir capturé cinq pirates qui avaient ouvert le feu contre elle. La frégate USS Nicholas a coulé leur embarcation et confisqué leur bateau principal après avoir essuyé des coups de feu jeudi matin à l’ouest des Seychelles.

Les cinq pirates interpellés resteront emprisonnés à bord de la frégate pour l’instant, a préicsé le lieutenant Patrick Foughty.

Plusieurs marines internationales naviguent dans les eaux au large de la Somalie et de l’Afrique de l’Est pour lutter contre les actes de piraterie en pleine expansion.

___________________________ 3 – Le Monde

Le "business model" des pirates somaliens, par Yves Mamou

Les Frères de la côte somaliens sont aussi bien organisés que les raiders de Wall Street. Si l’on en croit le rapport du Groupe de contrôle sur la Somalie qui a été remis le 10 mars au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, la répartition des rançons entre les pirates fait l’objet d’un authentique "business model".

Tout d’abord, n’est pas pirate qui veut. Ne participe à un abordage contre un tanker ou l’un de ces porte-conteneurs qui croisent au large de la corne de l’Afrique que les personnes disposant d’un certain capital, en l’occurrence une arme à feu. Chaque propriétaire d’une Kalachnikov ou d’un pistolet se voit octroyer une "action de classe A", laquelle, comme à la Bourse, ouvre droit à un pourcentage de la rançon future. Un lance-roquettes ou une mitrailleuse rend éligible à une deuxième action de classe A. L’audacieux qui prend pied le premier sur le navire attaqué se voit généralement gratifié d’une action A supplémentaire. La concurrence est rude !

Cette équipe d’abordage se compose de 8 à 12 actionnaires et doit se préparer à passer un certain temps en mer à guetter les proies qui voguent aujourd’hui très au large. Les vedettes rapides (deux au moins), le carburant, la nourriture… sont financés par des investisseurs, qui peuvent être des personnes restées à terre ou même des pirates participant à l’action et devenus riches au cours d’opérations antérieures.

30 % du butin plus les frais

Cette équipe d’abordage est complétée par une seconde équipe au sol. Ces miliciens (12 personnes au moins) ne deviennent opérationnels qu’une fois la proie arraisonnée et conduite au port. Ils montent à bord et ont pour fonction d’assurer la sécurité du navire et de l’équipage pris en otage. Il ne faudrait pas que des flibustiers sans vergogne viennent dépouiller les pirates du fruit de leurs efforts. La confiance entre les deux équipes est souvent tissée par des relations familiales.

L’équipe terrestre prenant moins de risques que l’équipe en mer, elle est rémunérée avec des actions de classe B. Ces titres de propriété sur la rançon future ne donnent pas droit à un pourcentage, mais à une rémunération fixe.

Les frais de bouche des miliciens au sol et de leurs otages (nourriture, boisson) mais aussi le blanchissage, certains déplacements… sont avancés par les investisseurs du raid.

Quand la rançon finit par être réglée par les armateurs – les valises de billets finissent toujours par arriver -, la clé de répartition est alors la suivante : les investisseurs qui ont financé le raid touchent 30 % du butin plus le remboursement des frais. Les "anciens" qui, au sol, fournissent un ancrage au navire détourné touchent entre 5 % et 10 % de la rançon. Les porteurs d’action B empochent en moyenne 15 000 dollars. Tout le reste est enfin réparti entre les porteurs d’actions A. Nombre de ces raiders sont aujourd’hui multimillionnaires.

Yves Mamou

________________________________ 2 – EuroInvestor avec Reuters

Un bateau de commerce indien détourné au large de Mogadiscio

Des pirates somaliens ont pris le contrôle d’un petit bateau de commerce indien, le Al Barari, alors qu’il quittait le port de Mogadiscio, mais un autre navire, également attaqué, a réussi à prendre le large, ont rapporté mercredi des négociants et des responsables.

Le week-end dernier, des pirates somaliens avaient pris le contrôle de sept autres petits bateaux indiens, avec au total 100 membres d’équipage à leur bord. L’Inde a indiqué mardi qu’elle s’employait à retrouver trace de ces navires et leurs équipages.

(Ibrahim Mohamed et Abdi Gouled;
Eric Faye pour le service français)

________________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: bond des actes de piraterie

Les actes de piraterie au large de la Somalie ont fait un bond en mars, les pirates profitant de la fin de la mousson et de conditions climatiques plus clémentes pour revenir dans l’océan Indien et le golfe d’Aden, a indiqué mercredi la mission navale européenne Navfor. La force est entrée en contact avec 18 bandes de pirates pendant le seul mois de mars, soit le double par rapport aux mois de septembre, octobre et novembre cumulés, a précisé la Navfor.

Neuf enlèvements ont eu lieu, 17 attaques ont été avortées, 22 embarcations détruites et 131 pirates arrêtés, toujours lors du seul mois de mars, a-t-elle ajouté. Huit navires et 157 otages sont actuellement aux mains de pirates, a indiqué le commandant Andreas Kutsch, s’exprimant depuis les quartiers opérationnels de la force, situés à Northwood, dans la banlieue de Londres.

La Navfor conduit depuis décembre 2008 l’Opération Atalanta qui pour mission principale d’escorter les navires marchands transportant l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial, et de protéger les navires contre les actes de piraterie, dans le golfe d’Aden et dans l’océan Indien.

02/04/10 (B544) Nouvelles de Somalie (2 articles en Français et en Anglais)

_________________________ 2 – All Africa (En Anglais)

Somalia: Tension High in Somalia as 22 Are Killed // Forte tension en Somalie : des affrontements font plus de 22 morts dans le centre du pays

Abdulkadir Khalif

Clan elders and other peace advocates are trying to defuse tension at settlements in Mudug region in Central Somalia after a war broke out between two militias at Amara and Ba’adweyn villages, 660 km north of Mogadishu.

The clashes that took place early Wednesday and continued for most of the day left 22 persons dead and many more wounded.

Although most of the casualties were combatants from the clan militias, four unarmed civilians have also been affected, according to area residents.

The dispute originates from territorial and resource control in semi-arid area. Villagers and pastoralists told The Nation that the confrontations have so far left over 100 dead, scores of injuries and displaced many villagers and nomads.

Meanwhile, fighters and loyalists of al Shabaab, the radical Islamist movement opposing the TFG, continued destroying religious shrines and tombs containing remains of Sheiks in Mogadishu.

In a campaign that has entered in its second week, Al-Shabaab militants have destroyed over two dozen tombs in central and northern suburbs of Mogadishu.

According to Sheikh Ali Mohamed Hussein, al Shabaab’s boss in Mogadishu, the destruction of shrines will continue.

Moderate Islamists in the Somali capital staged a demonstration against al Shabaab, vowing to fight the radical group.

_________________________ 1 – Millka blog

Les Gouvernements de l’UE donnent le feu vert pour la mission de formation des forces somaliennes qui commencera le 7 avril.

Gouvernements de l’Union européenne a annoncé mercredi avoir reçu le feu vert à une mission militaire pour commencer le 7 avril pour former les forces somaliens qui combattent une insurrection islamiste. La mission sera dirigée par l’Espagne et concerner environ 100 soldats ainsi que plusieurs dizaines de personnel supplémentaire.

L’Allemagne a dit qu’il serait une contribution de 20 soldats pour la mission, qui auront lieu principalement en Ouganda, où des forces somaliennes sont déjà formés. La France a également engagé des troupes et la Grande-Bretagne est prévu d’y participer.

L’objectif de la mission est de renforcer l’Ouest-backed gouvernement de transition en Somalie.

Mais certains Etats membres de l’UE ont exprimé leur préoccupation que la formation de ses troupes et leur fournissant des armes à feu peut causer plus de problèmes qu’elle n’en résout, sans engagements à long terme au lieu de les payer et leur apporter un soutien institutionnel.

La Somalie n’a pas de gouvernement central depuis 1991. Les gouvernements étrangers ont intensifié leurs efforts pour stabiliser le pays au cours des trois ou quatre dernières années, depuis qu’elle est devenue une source majeure de piratage, avec des dizaines de navires et des équipages pris en otage contre rançon.

Depuis le début de l’année 2007, le conflit en Somalie a tué 20.000 civils et déraciné plus de 1,5 million de leurs foyers. Le gouvernement se limite à quelques rues de la capitale des petites et exerce peu d’influence sur l’État.

Une force de l’Union africaine est sur le terrain de protéger les institutions clés du gouvernement, mais la Somalie a besoin d’un plus grand contingent de son propre pouvoir, les troupes fiables.

La mission de l’UE devrait former environ 2.000 soldats somaliens et à compléter d’autres missions, portant le total des mieux formés soldats somaliens à environ 6.000.

L’UE a déclaré dans un communiqué sa mission serait menée en coordination avec le gouvernement somalien de transition, l’Union africaine, les Nations Unies et les États-Unis.

02/04/10 (B544) Yémen Express (1 article en Français)

_____________________________ 1 – Le Point avec AFP

Sud-Yémen: explosion dans une prison, une trentaine de détenus s’évadent

Une trentaine de sympathisants du mouvement sudiste se sont évadés jeudi après l’explosion d’une bombe dans une prison du sud du Yémen, a annoncé la police.

Une trentaine de sympathisants du mouvement sudiste, arrêtés jeudi lors d’une manifestation, se sont évadés peu après d’une prison de Daleh, dans le sud du Yémen, après l’explosion d’une bombe, a annoncé la police.

Par ailleurs, un civil a été tué par la police lors de la dispersion de la manifestation dans la ville voisine de Radfan, selon le mouvement sudiste.

Une bagarre a éclaté dans le poste de police attenant à la prison de la ville de Daleh (280 km au sud de Sanaa) entre des policiers et des sympathisants du mouvement sudiste qui venaient d’être arrêtés à Radfan pour avoir participé à la manifestation, selon la police.

Deux policiers et trois manifestants ont été blessés, selon la même source qui a affirmé que la bombe avait été lancée par les sudistes arrêtés.

Interrogés par l’AFP, des responsables du mouvement sudiste ont affirmé en revanche que l’engin explosif avait été lancé par les policiers.

Une trentaine de sympathisants du mouvement sudiste qui venaient d’être arrêtés ont profité de la cohue pour s’évader de la prison, a ajouté la police.

A Radfan, un civil a été tué et cinq autres ont été blessés par les tirs de la police qui tentait de disperser la manifestation, selon des responsables du mouvement sudiste.

Les manifestants, dont certains étaient armés, brandissaient des drapeaux de l’ex-Yémen du sud, ont indiqué des témoins.

Des manifestations sont organisées tous les jeudi dans les différentes villes du Sud à l’appel du Mouvement sudiste, coalition de plusieurs groupes dont certains appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession.

Un militant du Mouvement sudiste avait été tué le 18 mars lors de tirs de la police qui avait dispersé une manifestation à Daleh.

Vingt-huit personnes ont été blessées une semaine plus tard lorsque la police a ouvert le feu sur les personnes participant à ses obsèques, selon le Mouvement sudiste.

Le Sud-Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu’en 1990, est le théâtre d’actes de violences sur fond de mécontentement populaire, les habitants s’estimant l’objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante.

01/04/10 (B544) Invité à l’Ambassade du Sénégal à Londres, pour la célébration des 50 ans de l’indépendance du pays, le Sergent Ariko tient à faire savoir qu’il représentera l’ensemble de l’opposition à IOG lors de la cérémonie et de la réception.

Je tiens à faire savoir à tous les Djiboutiens que je suis invité par l’Ambassadeur du Sénégal à Londres, ce dimanche 4 avril, pour participer à la commémoration du 50ème anniversaire de l’independance nationale de ce pays.

Je tiens ausi à faire savoir que je representerai l’opposition djiboutienne lors de cette reception qui aura lieu dans un grand hôtel de Londres.

Je tiens à remercier son excellence
Abdou SOURANG, Ambassadeur du Sénégal auprès du Royaume uni, pour son invitation que je considére comme un geste d’amitié envers toute la communaute djiboutienne et une marque d’attachement pour notre pays.

je tiens a rendre un grand hommage a son excellence maitre abdoulaye wade presdeint du senegal.

Sergent Ariko
Londres

31/03/10 (B544) Les chroniques du Sergent-chef Ariko qui raconte les faces occultées de l’actualité djiboutienne.

Vite soigné à Riad, Zakaria revient en urgence au Pays

Malade, le général trois étoiles Zakaria Cheik Ibrahim, patron des forces armées djiboutiennes, a été évacué vers l’Arabie saoudite où il a été admis à l’hôpital Fayçal de Riad.

Bien soigné, il a récupéré très vite. En début de semaine, il est rentré à Djibouti où l’on dit, qu’il devrait bientôt être mis à la retraite. Le général Zakaria aurait-il beaucoup à se reprocher, pour être revenu si vite d’Arabie saoudite certainement en dépit des conseils des médecins qui le voulaient garder en observation pendant quelques jours ?

Le général Zakaria tient probablement à terminer sa vie dans son pays. Il semblait très fatigué à son retour.

Plus tard, le dictateur qui rentrait de Libye, est descendu de son avion, l’air d’un fou furieux. Il a vite salué les autorités civils et militaires ainsi que le Général Zakaria à qui il n’a même pas demandé des nouvelles de sa santé. Puis il s’est engouffré dans sa voiture et sans demander son reste, il est parti, escorté par le peloton motard de la Garde républicaine.

IOG revient furieux du sommet de Libye

Le dictateur revenait de ce sommet de Syrte où il n’avait pas obtenu ce qu’il voulait. De son côté, le guide Kadhafi n’a pas réussi à convaincre le président djiboutien de négocier avec son ennemi érythréen. L’affaire somalienne et le Darfour ont occupé tout le sommet et l’affaire djiboutienne de Doumera a été traitée « par-dessus la jambe ».

IOG n’a pas été capable de convaincre ses frères arabes d’adopter son point de vue. Il a ordonné au premier ministre Dileita de venir le retrouver via le Koweit. Le dictateur veut ouvrir une ambassade djiboutienne dans cet émirat, car son épouse la Gabayo a un projet et on soupçonne que ce soit dans le but de soutirer de l’argent à l’épouse de l’Emir, qui s’est engagée dans des œuvres sociales…

L’opposition devrait dénoncer l’ouverture de cette nouvelle ambassade qui ne va rien apporter au peuple djiboutien ni au pays, mais qui n’aurait d’autre utilité que d’enrichir la « Paulette », comme l’appelle l’ARDHD. Le Peuple, si on le questionnait, serait aussi certainement hostile à ce projet stérile pour le pays.

Au pays c’est la pédagogie par la terreur et par la dissuasion.

Même les sympathisants de l’opposition, qui ont été témoins des traitements réservés à leurs aînés, hésiteront beaucoup avant de s’engager dans une quelconque contestation du pouvoir.

Ils n ont fait que ce que l’autorité coloniale leur avait enseigné ! A savoir que quand l’autorité ne réussit pas à dominer les chefs politiques traditionnels et religieux par l’assimilation, la corruption et/ou la peur, elle n’a plus qu’un objectif : celui de les briser et de les humilier. On ne demande pas à un chauffeur-livreur de se soucier du sort des colis qu’il livre. IOG a tiré profit des stages qu’il a effectués aux États-Unis où il a pu observer sur le terrain les méthodes utilisées par les tortionnaires contre les oppositions et les centrales syndicales.

Il saura en tirer profit aussitôt sa propre prise du pouvoir (dès 1996) quand le vieux Gouled était trop malade pour régner. Il a utilisé ces méthodes contre l’UGTD et le Synge en installant le ver dans le fruit. C’est de l’intérieur, par la corruption des uns, l’intimidation des autres et l’emprisonnement des irréductibles qu’il a acquis la reddition sans condition de ces organisations.

Ce dictateur a une vision binaire : ceux qui ne lui font pas acte d’allégeance, qui refusent de se soumettre en déclarant publiquement qu’ils le soutiennent, sont contre lui.

On image volontiers que tous les opposants Djiboutiens ne sont pas à l’image de DAF, de Mahdi et de ceux qui font trembler ce régime bête et méchant. La classe politique occidentale qui a une forte influence sur l’opinion publique, devrait pourtant s’interroger sur les moyens les plus réalistes, les plus justes et les plus efficaces pour régler le problème.

Ceux qui croient que la solution viendra d’un soutien aux régimes les plus corrompus et les plus brutaux, ont la mémoire courte.

Prenons un exemple : pendant des décennies, l’Occident a fermé les yeux sur la répression et la corruption généralisées, en Iran, sous la dictature du Chah. Quand il les rouvrit, les Ayatollahs étaient déjà au pouvoir et bien installés.

L’ignorance progresse dans tous les secteurs, car d’un côté l’instruction, en pleine crise, ne remplit plus son rôle et de l’autre, que les méthodes de communication des dictateurs sont devenues des armes redoutables, élaborées et efficaces !

Avec la misère qui se développe et qui concerne désormais la grande majorité du peuple, les frustrations s’installent et la population peut basculer dans un camp extrêmiste, qui saurait utiliser les rancoeurs à son profit.

Il faut sans cesse rappeler cette évidence : répression et corruption sont les deux mamelles de l’ignorance. Pour les organisations internationales et les puissances occidentales, continuer à soutenir IOG et son régime est plus qu’une grave erreur : c’est un crime !

Même ses pires adversaires reconnaissaient à Hassan Gouled une grande intelligence des situations, du courage et une vision politique notamment dans le domaine des relations avec la France.

Pour IOG, c’est différent ! Faudrait-il le classer dans même catégorie que le soi-disant Empereur Bokassa ?

Après Gouled qui fut un grand homme, avant que l’âge et l’ivresse du pouvoir absolu n’aient raison de ses facultés d’analyse et de responsabilité, quelle n’est pas la disgrâce pour ce peuple quand il est tombé sous la lourde patte d’un flic médiocre entraînant derrière lui une bande de profiteurs et de courtisans misérables.

Aucun peuple ne mérite cela ! Le peuple djiboutien encore moins que les autres, car il a toujours été dominé par son sens de la mesure, son attachement viscéral à la tolérance et à la paix, sa finesse d’esprit pour apporter des solutions réalistes à toutes les formes de litige ou de volonté de domination. En cela il est différent des autres et même exemplaire dans le concert des Nations.

Mais il faut reconnaître que le SDS a développé un art consommé dans le montage des scenarii de complots contre la sûreté de l’Etat et dans la diffusion d’enregistrements destinés à discréditer les hommes politiques et les autres gêneurs. Le cas de l’ex-ministre de l’éducation nationale, sous Hassan Gouled, Omar Chirdon Abass nous rappelle comment les actions du SDS peuvent être particulièrement dangereuses.

Le ministre avait été éjecté de l’éducation nationale à la suite de la diffusion d’une cassette audio où on découvre comment il avait insulté le futur dictateur IOG, qui n’était encore à l’époque que le petit chef de cabinet de Gouled. Qui peut prévoir les réactions d’un homme qui se retranche dans son bunker (palais de Haramous) après avoir perdu confiance dans tous ses amis et ses proches : l’exemple de Boreh illustre bien cela.

Pour le régime, DAF et Mahdi sont des refugiés politiques, mais ils sont étroitement surveillés (même en Belgique et en Angleterre). Surtout grâce à une discrète coopération entre les services de sécurité djiboutiens et français.

Bien qu’elle est tendance à être moins efficace qu’elle ne le fut. Depuis que le régime s’est (auto)ridiculisé aux yeux de l’opinion publique internationale, la France a cessé d’accorder ses faveurs au dictateur. Depuis la crise, avec le début d’un sévère programme d’ajustement structurel, l’administration djiboutienne, ultime refuge traditionnel des jeunes diplômés, a cessé de recruter.

Des promotions entières de médecins, d’ingénieurs, d’enseignants et autres techniciens sont alors venus grossir les rangs de la formidable armée de chômeurs.

A Djibouti, tout l’espoir des familles dans cette génération de jeunes, porteurs de l’avenir du pays en décollage économique, a été anéantie. Les familles qui espéraient dans une amélioration des conditions de vie, sont contraintes de subir au quotidien : le chômage, l’oisiveté et la lente marche vers l’abime (drogue, exemple= damahis faja , khat), (l’oisiveté exemple= jets de pierres, rivalités de bandes de jeunes livrés à eux, installation d’une paresse généralisée et probablement irréversible. Bref des générations sacrifiées sur l’autel de l’enrichissement de la classe dominante.

Le 9 février 2006 a été proclamée en grandes pompes << l'année de la jeunesse>>. En dehors de cette proclamation, aucune action, aucune initiative du gouvernement n’ont pu remédier à cette lente descente aux enfers de la jeunesse. Bien au contraire, ce ne fut qu’un supplément de misère et de désespoir.

Même le S.N.A. créé par le dictateur pour soulager nos jeunes de la détresse morale n’apportera au final que rancœur et enrollements forcés. Pourtant à sa création, la direction du S N A qui aurait pu être une excellente idée, avait été confiée au Lieutenant-Colonel Omar Bouh Goudahdeh. Malheureusement il fut très vite impliqué dans des scandales sexuelles a répétion.

L’une des filles du SNA a dénoncé les faits. Le dictateur a relevé Omar Bouh Goudadeh de ses fonctions et il a été muté dans la caserne « des morts » appellation de la Caserne Guedi Gab ou Bataillon du quartier général des forces armées.

Ce service fait office de bureau de liquidations (des droits ?) de tous les militaires, qu’ils soient officiers ou hommes du rang à partir du moment où ils sont devenus indésirables au sein de l’Armée.

Les Djiboutiens, qui étaient pourtant bien côtés sur le marché local de l’emploi, ne sont plus recherchés aujourd’hui et même on les éviterait dans les recrutements.

Le résultat est là : les jeunes veulent fuir le pays par tous les moyens. Combien de Djiboutiens émigrent vers la Suède, le Canada ou la Norvège, par exemple.

Pendant ce temps Djibouti s’endette et met la charge du remboursement sur le dos des enfants, des petits-enfants et des arrières-petits-enfants. Les nouveaux « warabeh » issus du 9 avril 1999 entendent de ne rien se refuser. Pressés de gouter aux plaisirs de la vie et d’exhiber au plus vite et avec ostentation les symboles d’une richesse accumulée en peu de temps et les attributs de leur nouveau pouvoir, ces nouveaux warabeys (hyène en langue somali) s’attribuent des trains de vie scandaleux. C’est le feuilleton « Dallas » à la sauce djiboutienne.

Tout est bon ! A coup de licences d’importation juteuse, de pots de vins (appelés « acho » ou « adkaga ») de rachats à crédit et au prix de la casse, d’entreprises privatisées, de rackets sur les gros commerçants comme Al Gamil ou Nougaprix.

Après tant d’années d’attente, les Djiboutiens sont fatigués des mensonges, des tergiversations et des diversions (rivalité entre les clans, tribalisation forcée contre le gré et les aspirations de la population). Ils ont préféré se détourner de la chose politique, tant ils sont déçus par le comportement scandaleux des hommes qui étaient censés organiser et établir la jeune démocratie djiboutienne.

Sergent Ariko
Londres

31/03/10 (B544) Petites nouvelles du front (Correspondant) Votre article (*) du 28 mars 2010 a fait boule de neige !

Hier soir le responsable du syndicat maison est intervenu à la télé ainsi qu’un responsable venu spécialement d’Ethiopie pour connaître les véritables raisons du refus de la partie Djiboutienne à ne payer les trois mois de salaires.

D’après ce responsable Ethiopien le gouvernement Djibouti ne s’est pas acquitter de ses obligations en payant les salaires de janvier, février et mars 2010, alors que le gouvernement Ethiopien s’acquitte tous les mois de tous les salaires à tous les cheminots qui sont nombreux et dont aucun n’a été licencié (il faut comprendre par là que le Gouvernement Djiboutien non seulement licencie mais comme vous le savez, Ie candidat à la Monarchie Djiboutienne, se sert certainement de l’argent des cheminots mais aussi utilise les bénéfices des logements appartenant à la société de Chemin de Fer Ethiopie-Djibouti.

Aux dernières nouvelles ce responsable Ethiopien s’est vu son passeport retiré et gardé en otage sans aucune Décision Judiciaire.

Meles qui avait soutenu pour ne pas dire, qui l’avait placé en mai 1999 l’Usurpateur IOG comme Premier Magistrat afin d’échapper aux griffes de la Justice Ethiopienne qui poursuivait Ismaël Omar Guelleh ancien Chef de la Sécurité Djiboutienne, son épouse Madame Kadra M. Haïd et son associé Boreh, le motif d’inculpation de la Justice Ethiopienne était trafic illégal de mercure durant la chute de Mengistu, transfert illégal et sans autorisation toujours durant cette même période d’une quantité faramineuse de plusieurs centaine de tonnes du café Ethiopien, ainsi que l’écoulement et blanchiment de l’or de la Banque d’Ethiopie et toujours à la même période.

Ce que IOG sait parfaitement c’est que le Président Meles est beaucoup plus dangereux que ses amis de 40 ans comme Yasin Yabeh qu’il avait assassiné ou comme Charles Borreh qu’il a spolié et tué deux de ses proches.

S’il ne relâche ce Responsable du Chemin de Fer côté Ethiopien, alors la Justice Ethiopienne risque de se mettre, elle aussi, en branle.

Décidemment, il est Wanted de partout.

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Encore une attestation de complaisance organisée par un avocat de la place ?

A titre confidentiel un avocat français très proche d’IOG et qui déteste la Veuve du Juge Borel assassiné, aurait gracieusement payé l’épouse de Mahdi afin qu’elle rédige une attestation destinée à démentir et à contrecarrer la plainte de Charles Boreh.

Cette Déclaration aurait été rédigée avec Maître Corbeau (*) dans le style des deux « grands Maîtres ».

Reste à savoir s’ils auront le courage de transmettre à la Justice Française en bien spécifiant leur propre nom ce témoignage acheté.

A notre avis, ils savent que la Justice Française ne badine pas avec ce genre de témoignage et que l’avocat Français risque au minimum de perte tous ses biens d’avocat en France, car il ne faut pas oublier qu’il est Djiboutien actuellement.

Est-ce que Djama Souleiman va prendre en son compte cette Attestation ?

______________________________ Le soutien du Koweit

Hier soir, 29 mars 2010 la télé Djiboutienne nous a informés du départ d’une importante Délégation.

C’est pour trouver des acquéreurs Koweitiens des Biens de l’Etat bradés par le Mafieux IOG, qu’une importante Délégation conduite par l’ancien ministre Fahmi El Hag beau-frère d’Ismaël Tani (spécialiste des détournements des dons des pays amis comme récemment le riz Japonais).

Cette importante Délégation est composée du Premier Ministre Dilleita M. Dilleita, du gendre d’Odette M. Haïd le Ministre des Transports Ali Hassan Bahdon (spécialiste des détournements des deniers publics, à qui il faut demander où sont passés les 2 milliards de Francs Djibouti du Fonds Routier « évaporé » en 2009 ; ce Fonds Routier est souvent alimenté par les contribuables Européens, d’autres personnalités politiques et des hauts fonctionnaires les accompagnent.

Faut-il rappeler que le Koweit après avoir spolié les vrais autochtones de Doralé se sont appropriés un vaste terrain en délogeant au compte de Fahmi El Hag qui a fait intervenir la brigade Spéciale de la FNP.

Le soutien des princes Koweitien au dictateur IOG qui a une Garde Républicaine et des vedettes et matériels de répression gracieusement octroyés par Saddam Hussein d’Irak que DIEU GARDE SON AME EN PAIX.

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6 blindés de l’armée française autour d’Haramous

Au dernières nouvelles 6 blindés de la 3ème RIAOM et 4 véhicules blindés de reconanissance de la 13ème DBLE (Légion étrangère) auraient encerclé le Palais d’Haramous le samedi soir 27 mars 2010 pour effectuer, parait-il, une opération simulée de protection.

Vive affolement : l’Etat-Major de l’AND a été fortement secoué…

Fathya Moumin
proche cousine d’un cheminot.

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(*) Maître Corbeau repenti désigne en général Aref !

(**) 28/03/10 (B544) Radio-Trottoir. Un bras de fer franco-djiboutien, que Guelleh a perdu (encore une bataille perdue … les échecs s’accumulent) (Info lecteur non vérifiée au moment de la mise en ligne) (Lire la suite)

31/03/10 (B544) Point de vue (Lecteur) De la constitution de Djibouti

Si j’avais à soutenir le devoir de changer la constitution à Djibouti, voici ce que je dirais :

Les peuples autochtones de Bouh et de Houmed, ayant chassé les minorités du pays, ils ont dû faire appel à un enfant de Dire Dawa, pour sévir et se servir des maigres ressources de notre terre.

La paix serait impossible, si l’on ne confiait la gestion du pays à un policier qui sait manier le bâillon et la baïonnette.

Celui dont il s’agit est corpulent depuis les pieds jusqu’à la tête ; et il a les bras si grassouillets qu’il est presque impossible de lui arracher le fauteuil de président démocratiquement.

On ne peut se mettre dans l’esprit que Dieu, qui est un être très sage, ait mis une âme, surtout méchante et corrompue, dans un corps tout replet

Il est si naturel de penser que c’est l’opulence et la cupidité qui constituent l’essence de l’humanité, que les dirigeants d’Afrique, qui sont les plus nantis, privent toujours les pauvres de sortir de leurs prisons grâce à des juges monnayables et corvéables à merci.

On peut juger du degré d’intelligence par la grosseur du ventre, qui, chez les Rois d’Éthiopie, les meilleurs despotes éclairés du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes, les femmes et les enfants chétifs qui leur demandaient un peu d’eau et de pain sec.

Une preuve que les autochtones de Djibouti n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un sac de khat que de riz, qui, chez les nations policées, est d’une si grande conséquence.

Il est impossible que nous, puissances occidentales installées à Djibouti, supposions que ces gens-là méritent des élections libres et une bonne gouvernance ; parce que, si nous le supposions vraiment, alors on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes démocrates.

De petits esprits de l’opposition exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Djiboutiens. Car, si elle était telle, qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête de leur prince classé 5 e fortune d’Afrique, qui fait tant d’actes généreux et philanthropiques pour ses voisins (Somalie, Ougass d’Éthiopie…), de faire un petit geste en faveur de la miséricorde et de la pitié des siens ?

Mentadieu, Du danger des lois, Livre X, chapitre CL.