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16/12/2015 (Brève 545) VERITE : le portrait du fameux criminel et pervers Chef de la Police : Abdillahi Abdi Farah. (correspondant)

Abdillahi Abdi Farah  dit « les grandes oreilles » est né à Djibouti. Dans l’enfance, il a fréquenté l’école du quartier 6,  puis l’école primaire arabique (Nijahiya située au Q 1).  Comme c’était un gamin perturbé, il rodait autour des marchés  avant d’aller suivre les cours car il n’aimait pas étudier. C’est son père âgé, qui exerçait le métier de boucher au marcher central, qui  l’a encouragé à suivre ses études. Le petit Abdillahi, manquant de volonté,  a rejoint ensuite le lycée de Djibouti pour y continuer son éducation dans le secondaire.

>Mais il a quitté l’établissement sans obtenir le diplôme attendu. Alors il lui restait la rue où il fréquentait délinquants et les cancres et il  commença à brouter le mauvais Khat (KARABA). Toujours mal habillé en fouta avec une paire de samara abimée, il rodait autour des majliss pour mendier quelques branches à des amis plus aisés.

Le jeune Abdillahi n’a jamais eu  une vie aisée, car ses parents avaient des revenus modestes et donc peu de moyens pour satisfaire leurs progénitures.  Le  jeune garçon se tourna vers la famille de sa mère où il a trouvé aide et assistance. Vu la maladie de son père qui l’avait laissé sans emploi, ce garçon  solitaire et naïf n’avait ni le sens  ni le savoir-faire pour  trouver un petit travail afin d’aider la famille. Il était lent, timide et paresseux, et il aimait particulièrement assister aux matchs de football  entre les grands  dans un terrain vague.

Si  Abdillahi est aujourd’hui à la tête  de la  police, c’est grâce à un officier de police qui était, à l’époque le chef du cabinet et qui l’a recommandé au Général Y.YABEH, l’ami d’enfance du fils de l’oued dont vous connaissez l’histoire, ou plutôt la triste fin.

Devenu lieutenant il a commandé une compagnie d’intervention stationnée à l’état-major, mais manquant totalement d’expérience dans l’encadrement des hommes, il a préféré continuer de brouter nuit et jour en imaginant le moyen d’approcher le chef. Langue de vipère, il se faufila pour écouter et rapporter ce que disaient les vieux officiers expérimentés.

Durant 10 années consécutives, il resta le chouchou du général. Prenant du galon il a exercé différentes responsabilités telles que la direction du Détachement de la Sécurité publique, le Corps urbain, la Sécurité du quartier commerçant. Pendant cette période il a commencé à apprivoiser les riches Arabes et les commerçants somaliens de la place,  ce qui marque le début de sa richesse car il rendait des services payants, des dons, des Hakoulas destinés à la Caisse des contraventions. Il fournit à chaque commerçant un garde du corps et un chauffeur policier.

Peu après, il est devenu un petit patron et son compte bancaire se garnissait de jour en jour (achat de bus, de terrains, de propriétés de luxe, sans compter de nombreux voyages à travers le monde payés avec de l’argent sale).

 Mais  grandes oreilles reste un naïf. Bénéficiant sans précaution, des moyens considérables que procurent l’argent facile il essaya de se rapprocher de la cour du clan, plus particulièrement de la famille du tyran car son objectif était de déboulonner le général. Mais en sa qualité d’ingrat ,il a été bien puni.

Son double jeu aussitôt découvert, la matraque lui est tombée sur la tête et le général lui a retiré toute responsabilité durant une année, l’assignant à son domicile pour le punir de sa trahison.

 Abdillahi, n’a pas ménagé ses efforts pour atteindre le sommet de  l’institution mais cela demande une personne compétente, mure et consciente des tâche qui lui sont confiées (servir le peuple et non le régime).

Mais selon la coutume en vigueur au pays du tyran, celui qui dispose du soutien de la dame de fer, même sans compétence, ni expérience, ni intelligence peut accéder à la tête d’un service à la seule condition d’accomplir, sans aucun état d’âme et avec zèle toutes les actions même lâches ou inhumaines qui lui sont demandées.

Dans notre coutume, l’homme sage disait souvent aux enfants que le bien être personnel était essentiel non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour la société dans laquelle ils entreraient un jour, et voilà l’ingratitude.

 

Notre futur Chef de la Police a pris conscience au fur et à mesure du fait qu’il était rongé par la précarité qui l’avait accompagnée durant toute son enfance.

Etant le chouchou, l’assidu, le nettoyeur, l’informateur, le profiteur, de la  dame de fer, Abdillahi n’a jamais assisté à mettre les mains dans le sang.
–          il a participé à des réunions de la famille royale
–          il a assumé sans discuter  les missions qui lui étaient imposées
–          il a concocté des plans pour détruire les opposants
–          il  a été le coordinateur de nombreux « coups tordus » commis dans le  pays
–          il a collaboré ou assisté de près et de loin à des assassinats et à des complots mortels
–          il a pris une grosse part dans les opérations de destruction du peuple Afar
–          il a même  équipé, organisé et commandé une milice composée de jeunes délinquants dont les missions n’étaient autres que des violences, des menaces, des intimidations envers les leaders de l’USN, ce qui est très grave.

Les casernes de la police sont devenues  des centres de gardiennage où les nouvelles recrues sans formation en provenance des pays voisins grouillent dans les cours d’honneurs en attendant leur affection dans les milices de répression.

Abdillahi a outrepassé la loi et les règlements qui régissent le  rôle et la mission  du responsable de l’institution policière et  il a commis des actes contre  l’existence de la nation :

–          C’est l’homme  qui a vendu 500.000 passeports Djiboutiens aux étrangers résidants (Hargeisa- Jijiga)
–          C’est l’homme qui a délivré  100.000 cartes d’identités Djiboutiens aux proches du clan au pouvoir, il a falsifié  et créer de nouveaux dossiers pour les étrangers dans le fichier de la police, qui est hébergé à l’état-major de la police. (Sur ordre de la Qabyo)
–          Il a détourné le budget de fonctionnement de la police

Abdillahi est un élément du clan, corrompu, éloigné  du peuple ; il échappe à la réalité, il agit avec violence, n’ayant pas grandi dans le respect d’autrui et le souci de la bienfaisance. C’est aujourd’hui un homme solitaire et endurci  sans aucune cuLieutenanture ni ouverture d’esprit et n’ayant aucun bon sens ni de moralité

Il est même rejeté par les personnels du corps qu’il commande car jamais il n’ a apporté la moindre aide ou la moindre assistance aux policiers et leurs familles :

–          Révocation ethniques en masse ( Fourlaba, Afars,Walaldon, Wardik, Horonee)
–          Licenciement abusif de policiers
–          Mise à la retraite anticipée d’officiers expérimentés
–          Eloignements, mutations dans l’intérieur sans motif
–          Expulsion de policiers habitant dans les casernes en détruisant leurs biens et en réaffectant les maisons ainsi libérées à des proches
–          Refus  aux policiers de leur droit légitime à bénéficier de leur pension
–          Mise à l’écart systématique de la police de tous les hommes compétents.

 

Comme je l’ai déjà dit, grandes oreilles a mis sur pied une milice composée de jeunes voyous et de délinquants ; ces  groupes sont encadrés par des officiers promus uniquement au choix tels que :

–          Commandant Elmi Jesse
–          Capitaine  Cher  Chee
–          Lieutenant Abdo
–          Capitaine mohamed Migu1l
–          sous-Lieutenant Hassan
–          Lieutenant ali
–          Adjudantt Guedi
–          Adjudant  Osman

 Ces mercenaires à la solde  du régime devront être inscrits à l’étranger sur la liste des personnes à poursuivre pour crimes contre l’humanité  et la liste n’est pas exhaustive (Officiers militaires, gendarmerie, police, garde républicaine).

 Abdillahi n’est pas un officier supérieur capable véritable d’exercer un commandement ou une direction, car il ne peut pas accomplir un travail juste et honnête. Dans les faits, il l’a pas les compétences d’un responsable qui mesure ses actes et qui réfléchit sur sa façon d’agir. Pour lui, son Chef, c’est la Qabyo. Dès qu’elle émet une instruction il se déchaine, il perd le contrôle, il devient agressif et il commet les actes les plus graves envers le peuple.

Il y a longtemps que le peuple a constaté que cet officier zélé est une personne perverse et brutale, car il ne sait que donner des ordres ciblés pour museler les opposants.

Grandes oreilles, l’officier paranoïaque aurait fait état de plusieurs maladies dans son carnet de santé : diabète, cholestérol, trouble du sommeil, problèmes rénaux, problèmes de vision, problèmes de communication,
Mais au fond, ne cherchez pas plus loin ce sont la rancune qui le ronge, l’ingratitude qui le hante et son agressivité qui le rend faible.
  
Ses richesses son considérables

  • Il est un patron, il manipule des montagnes d’argent
  • Il est associé avec de grands commerçants de la place
  • Il dirige une grande société de construction
  • Il participe au partage de l’affectation de projets colossaux
  • Il convoque les directeurs des banques de la place pour leur imposer de signer des contrats de prêts en faveur de ses proches.
  • Il fait fabrique des parpaings et des briques  dans la caserne de police afin de les revendre sur le marché, à son profit…

 Le dossier pénal d’Abdillahi devrait contenir :
 des disparitions forcées
–          des assassinats ciblés
–          des exécutions extrajudiciaires
–          des manoeuvres de harcèlement de la presse
–          de nombreuses violations des défenseurs de droit de l’homme
–          des arrestations arbitraires
–          des détentions illégales
–          des violations et des destructions des domiciles des opposants

         pendant la nuit
–          des actes d’humiliation de citoyens modestes

 Voici le portrait du chef de la police, si proche idéologiquement du régime. C’est un homme qui adore le pouvoir et l’argent sale,  mais il oublie que la vie est courte et plus court encore le régime de faveur dont il bénéficie par la violence et la traitrise et qu’il devra rendre des comptes au peuple le jour venu……..

08/04/10 (B545) Déjà violée pratiquement tous les jours, une jeune et malheureuse djiboutienne se prépare au pire dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. Subir, subir sans relâche les derniers outrages … ! (Texte proposé par un lecteur et adapté par l’ARDHD)

Mais qui est cette malheureuse ?

La constitution djiboutienne !

Née en 1992, âgée d’à peine 18 ans, la malheureuse constitution a déjà tellement vu et subi tant d’affronts, de viols et d’abus, qu’elle ne peut plus en supporter davantage. Et pourtant ? Elle sait que les prochaines semaines et les prochains mois vont être terribles pour elle …

Pour ceux qui ne l’aurait jamais lue, vous pouvez télécharger sur notre site un exemplaire de 16 pages en format PDF : lien de téléchargement

Voici quelques exemples pris au hasard, qui confirment que les viols sont quotidiens et qu’aucun des articles n’est à l’abri des agressions commises par les pillards au pouvoir …
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Un extrait du préambule :
(Le Peuple) Il affirme sa détermination à établir un État de Droit et de Démocratie pluraliste garantissant le plein épanouissement des libertés et droits individuels et collectifs ainsi que le développement harmonieux de la
communauté nationale.

Le viol est manifeste : parti unique, pensée unique, information unique, privation des libertes d’expression ….
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Dès le premier article, cela commence mal :
(L’Etat de Djibouti) Il assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction de langue d’origine de race de sexe ou de religion…

Viol manifeste, par exemple (mais pas que) dans le nord et l’ouest où les populations d’origine Afar sont harcelées, brimées et parfois exécutées sans jugement ….

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Continuons : Article 3
Nul ne peut être arbitrairement privé de la qualité de membre de la communauté nationale.

Demandez par exemple à la famille de M. Alhoumekani, qui a été bannie pendant six mois, son interprétation personnelle ….

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Article 10 :
La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Tous les êtres humains sont égaux devant la loi.

Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne.

Nul ne peut être poursuivi, arrêté, inculpé ou condamné qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement aux faits qui lui sont reprochés.

Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par la juridiction compétente.

Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par l’avocat de son choix, est garanti à tous les stades de la procédure.

Toute personne faisant l’objet d’une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner par un médecin de son choix.

Nul ne peut être détenu dans un établissement pénitentiaire que sur mandat délivré par un magistrat de l’ordre judiciaire.

Les viols sont quasi quotidiens : incarcérations arbitraires, procès pénaux sans la présence d’un avocat pour la défense, …

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Article 12
Le droit de propriété est garanti par la présente constitution. Il ne peut y être porté atteinte que dans le cas de nécessité publique légalement constatée, sous réserve d’une juste et préalable indemnité.

Le domicile est inviolable. Il ne peut y être effectué de visites domiciliaires ou de perquisitions que dans les formes et conditions prévues par la loi. Des mesures portant atteinte à l’inviolabilité du domicile ou la restreignant ne peuvent être prises que pour parer à un danger collectif ou protéger des personnes en péril de mort.

Tous les décasés apprécieront …
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Article 13
Le secret de la correspondance et de tous autres moyens de communications est inviolable. Il ne peut être
ordonné de restriction à cette inviolabilité qu’en application de la loi.

Ecoutes téléphoniques, viol des correspondances privées, écoute des messages SMS et @-mail sont permanents et rarement couverts par des décisions de justice.
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Article 16
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des sévices ou traitements inhumains, cruels, dégradants ou humiliants.

Tout individu, tout agent de l’État, toute autorité publique qui se rendrait coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi.

Espérons que c’est uniquement par méconnaissance de cet article que les agents du SDS, ou les agents sous les ordres du désormais célèbre Abdillahi Abdi Farah, patron de la Police (entre autres ..), torturent les citoyens et en particulier les jeunes : sinon, il faudra ajouter la prémédition aux crimes qu’ils comettent en permanence dans leurs locaux professionnels et qui pourraient justifier des instructions pénales à leur encontre …
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Nous allons vous épargner l’énumération de tous les articles, car ils sont tous violés presque quotidiellement ….

Sachez simplement que les articles 23 et 24 vont probablement être violés dans les prochains jours, les prochaines semaines ou les prochains mois …

Le 23 est célèbre, c’est celui qui limite le mandat présidentiel à un seul renouvellement (soit deux mandats maximum).

Le 24 est moins connu, c’est celui qui précise que tout candidat à l’élection présidentielle doit être de nationalité djiboutienne à l’exclusion de tout autre. A l’heure, nous ne savons pas si IOG a la double nationalité franco-djiboutienne (des investigations seraient en cours), mais des candidats déclarés comme Ali Abdillahi Iftin ou Charles Boreh, qui s’insurgent contre la violation de l’article 23, ont déjà violé la malheureuse constitution (article 24) rien qu’en se déclarant candidats à l’élection présidentielle après avoir fait état publiquement de leurs doubles nationalités …

Faut-il qu’elle soit solide la constitution pour tenir encore debout, en dépit de tous les outrages quotidiens qu’elle subit … et qu’elle va subir prochainement !

Il est de notre devoir de mettre un terme à cette infamie en République de Djibouti et de mobiliser le peuple pour exiger de toutes et de tous, le respect absolu du texte le plus sacré de nos institutions communes.

08/04/10 (B545) LDDH : en direct d’EREVAN où il participe au 37ème congrès de la FIDH, le Président Jean-Paul Noël Abdi nous envoie la synthèse de son intervention devant les congressistes.



Le Président

37ème congrés de la FIDH à EREVAN

Présentation de la LDDH

  • Bilan des violations de la Constitution djiboutienne,
  • Aperçu d’un Peuple sous le joug d’une équipe mafieuse au pouvoir
    durant onze ans d’un règne sans partage du Dictateur IOG.
    .

Le rapport sur Djibouti (ci-dessous) vient d’être soumis aux Congressistes de la FIDH réunis à Erevan, pour témoigner de leur compassion envers le peuple arménien.
_____________________________ Le congrés de la FIDH à Erevan

Nous sommes allés pour témoigner de notre Détermination à combattre tous les Crimes de Génocide, les Crimes de Guerre, les Crimes contre l’Humanité et les Crimes Organisés.


Tous ensembles, nous nous sommes recueillis au Musée des Victimes du Génocide des Arméniens commis par l’Empire Ottoman.


____________________________ Le rapport sur Djibouti


Comme ce fut le cas dans les années 1990-2000, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est trés préoccupée par la prévention des conflits armés en République de Djibouti.


Pour prévenir soit une situation d’anarchie incontrôlable et dangereuse pour tous, soit un éventuel Coup d’Etat Militaire comme au Niger, soit un soulèvement populaire comme à Madagascar, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance des alertes. Elle est extrêmement inquiète des risques de dérapages qui pourraient être provoqués par les autorités.


Prévenir un coup d’état constitutionnel
La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande au Peuple djiboutien, dans le strict cadre d’une volonté de mobilisation populaire, de faire preuve d’une farouche détermination pour faire barrage à l’actuelle Tentative d’un Coup d’Etat constitutionnel programmé pour 2011 en République de Djibouti.


La tentative imaginée par le Chef de l’Etat pour instaurer une Monarchie (hérditaire) comme au Gabon ou au Congo « Démocratique », sous couvert d’un faux visage d’une République…



Pour cette raison la LDDH vous soumet les points suivants :

La violation de plusieurs articles fondamentaux de la Constitution.


Les faits :

La Constitution a été adoptée par voie référendaire le 4 septembre 1992. (Télécharger le texte de la Constitution)


En tant que Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale en 1992, j’ai été auditionné par la Commission chargée de l’élaboration et la rédaction du projet de Constitution, conformément au décret n° 92-0010/PRCAB du 21 janvier 1992 ;


J’ai appris récemment la création d’une Commission, qui d’ailleurs vient juste de clore ses travaux.


Le Décret de création de cette Commission n’a pas été publié au Journal Officiel, c’est à se demander, comme cela s’est produit à plusieurs reprises, si ce Décret est un Texte juridique secret et oral


Les clauses de l’élimination visent simplement le dernier alinéa de l’article 23 qui stipule :. «Le président de la République qui est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours


Il n’est rééligible qu’une SEULE FOIS ».


Nous rappelons que, l’alinéa 1 de l’article 4 stipule : « La légitimité populaire est le fondement de tout pouvoir ».


Ce point est très important : la légitimité populaire nécessite par dessu tout le strict respect et la stricte application de l’article 6 à savoir la liberté d’activité aux Partis politiques de l’Opposition.


Ce qui n’a jamais été le cas depuis 1992.


Rappelons que l’article 6 stipule :

« Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage.

Ils se forment et exercent leur activité librement dans le respect de la Constitution, et des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ».



Nous déplorons que ces deux premiers alinéas susmentionnés de l’article 6 de la Constitution ne soient pas respectés comme le sont bien d’autres articles qui seront cités ultérieurement, dès que nous aurons la possibilité de déposer des plaintes contre le Chef de l’Etat de la République de Djibouti.


Nous rappelons que l’article 8 de la Constitution est l’un des articles qui détermine avec clarté le point fondamental pour la Crédibilité et l’Existence même de notre République.


Toute modification directe ou indirecte de l’article 8 mettrait en danger la Survie de la République de Djibouti.


L’article 8 stipule : « Les institutions de la République doivent permettre l’exercice normal et régulier de la souveraineté populaire et garantir le plein épanouissement des droits et libertés publiques » ;


Nous déplorons que les dispositions, du Titre I de l’Etat et de la Souveraineté, comme celle Titre II des Droits et Devoirs de la Personne Humaine sont régulièrement foulées aux pieds et violées sans aucune pudeur, ni respect par le Premier Magistrat, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Premier Argentier, Chef des Armées, Chef de la Sécurité intérieure et Extérieure.


Tous ces actes de violations flagrantes de la Constitution nationale à des fins personnels comme le projet pour effectuer un troisième mandat imposé, illégal et anticonstitutionnel sont considérés comme des actes de haute Trahison.


Pour les croyants, il s’agit de l’œuvre d’un Impie, qui avait pourtant juré sur le Saint Coran de respecter la Constitution et les valeurs républicaines.


Ismaël Omar Guelleh veut prolonger son mandat en se maintenaaint illégalement au Pouvoir; Est-ce pour continuer à bénéficier de l’immunité pénale ?



Onze ans de répression des populations civiles par les Forces Armées


– Rappelons que, le Peuple Djiboutien a arraché et déclaré son Indépendance le 27 juin 1977, avec le soutien de nombreux pays amis en particulier celui de la République sœur de la Somalie ;


– Rappelons qu’à l’aube de notre Indépendance, la République de Djibouti a accueilli une vague de Réfugiés Somalis, qui fuyaient les bombardements aveugles paerprétrés par les forces armées de l’URSS renforcées par des éléments Cubains pour maintenir la colonisation éthiopienne et pour contrer la guerre de l’indépendance de la Somalie Occidentale.


– Cette Guerre de l’Ogaden avait pris de l’ampleur, depuis les accords de Yalta, et depuis l’octroi par les Anglais à l’Empire d’Abyssinie (Ethiopie) des régions connues sous le nom de Haud.


– La Somalie Occidentale est d’une superficie de 360 000 km carré et elle regorge de ressources pétrolières et minières ;


– Rappelons qu’en 1977, la Caritas ou secours catholique a immédiatement acheminé des tentes, des vivres et des couvertures aux dizaines de Réfugiés Somalis.


– Le HCR est rapidement venu pour prendre en main les Réfugiés,


– Médecins Sans Frontières était présent dès les premiers jours pour apporter un soutien médical indispensable. Quelques années après, en guise de remerciements, cette organisation a été expulsée par les Autorités djiboutiennes;


– Rappelons qu’immédiatement après l’Indépendance de Djibouti, les méthodes de répressions coloniales ont continué et elles se sont même amplifiées avec l’appartion d’une « économie souterraine » ;


– cette économie souterraine est artificiellement entretenue pour servir des intérêts géostratégiques,


– cette économie occulte est ignorée par 75% de la population, qui n’en tire aucun bénéfice. Quatre Djiboutiens sur 10 ne font plus qu’un seul repas par jour ;


– cette économie ne profite quà 13 % de la population. Les 87% subissent sans rien dire,


– cette économie est sous le contrôle de la Mafia locale, qui est spécialisée dans le blanchiment d’argent et d’autres spécialités occultes. Il suffit de constater la frénésie avec laquelle de nouvelles Banques en majorité islamique ouvrent des antennes sur place, alors que plus de 78% de la population en état de travailler est au chômage.


– Rappelons que le niveau de la répression a atteint un certain stade pire que celui que nous avions connu durant la période coloniale, avec l’emploi de techniques nouvelles apportés par les Américains, les Israéliens et les Chinois.


– Les forces de répressions ont tout simplement changé de couleur de peau, le jour de l’indépendance. Au lieu d’être françaises, depuis le 27 juin 1977, elles sont devenues africaines …


– Néanmoins, il ne faut pas négliger le fait que la très grande majorité des Forces armées djiboutiennes censées protéger les populations Djiboutiennes et les frontières sont issues des Forces coloniales et qu’elles n’avaient eu d’autres formations que celles au service de la répression;


– Rappelons que dès le début de sa Présidence, feu Hassan Gouled Aptidon premier Chef d’Etat a fait appel à un ex-indicateur de la Police coloniale en nommant ce jeune cousin tribal au poste de Chef de Cabinet à la Présidence de la République.


– Très rapidement Ismaël Omar Guelleh a cumulé les responsabilités de la Sécurité intérieure et extérieure avec la création d’une police politique dans les faits, qui avait pour tâche principale de surveiller, en priorité, les autorités politiques et administratives qui critiquaient ouvertement la continuité des méthodes coloniales.


– Dès le début, la République a connu des disparitions forcées et des actes de tortures commis dans la Villa Christophe. C’est dans cette même Villa qu’avant l’indépendance, les Forces coloniales torturaient les indépendantistes favorables à la résistance armée. Leurs aspirations et leur combat pour la Liberté ont été souillés ;


– En ce jour de la Commémoration du Génocide du Peuple Arméniens, en tant que Défenseur Djiboutien des Droits Humains, il est de notre Devoir de rappeler à tous nos compatriotes, l’urgente nécessité d’unir tous nos efforts pour dénoncer, nominativement avec conviction et détermination toutes les victimes djiboutiennes, et de rappeler les noms de toutes les Djiboutiennes et et de tous les Djiboutiens, qui ont définitivement disparu, morts mystérieuses.

Citons la première victime recensée aussitôt après l’indépendance : le journaliste d’investigation, le regretté Iftin a perdu la vie. Et cela continue jusqu’à la froide exécution, le mois dernier, de deux jeunes Somalis exécutés par un Officier de la Police à Tadjoura.


– Reste à savoir, si cet Officier Supérieur ne va pas bénéficier d’une promotion et d’un décoration comme tant d’autres ont été récompensés avant lui pour avoir commis des actes criminels ?


A Djibouti l’IMPUNITE est au plus haut niveau !

– Nous restons à la disposition des familles des victimes pour les accompagner dans le dépot de plaintes, lors de leur témoignage et pour leur donner desconseils et des recommandations.


Dans notre combat contre l’Impunité, avec l’assistance d’avocats internationaux, je suis entièrement disposé en tant qu’ancien Parlementaire, pour témoigner activement sur les différentes violations commises tant au niveau r épublicain, que contre les articles de la Constitution (qui sont constamment et régulièrement bafoués surtout depuis 1999).


Je tiens à préciser que dès notre Indépendance, j’avais participé activement à la mise en place de structures r épublicaines. Dés le 8 mai 1977, le jour de l’adoption de notre souveraineté nationale par la voie de Référendum et des premières élections législatives, j’ai été aux côtés du regretté Ahmed Dini (père fondateur de notre Indépendance et premier Président de l’Assemblée nationale) en qualité de premier Secrétaire du Bureau de l’Assemblée nationale.

A ce titre,
j’ai participé à l’élaboration et à la vérification des principaux textes fondateurs et garants des institutions républicaines.

NOEL ABDI Jean-Paul

08/04/10 (B545) Le journal de la Flibuste. Toujours d’importantes variations de stocks, avec des sorties et des entrées de nouvelles unités dans les filets des pirates. (5 articles en Français)

_________________ 5 – Afrik.com

Somalie : un navire de guerre sud-coréen est arrivé à proximité du supertanker détourné

Suite à la prise d’otage d’un superpétrolier sud-coréen par des pirates somaliens dimanche, le ministère des affaires étrangères coréen a déclaré qu’un navire de guerre était arrivé à proximité du bateau, rapporte ce mardi la BBC.

Le supertanker "Samho Dream" transportait une cargaison estimée à 160 million de dollars entre l’Irak et les Etat-Unis lorsqu’il a été détourné. Les pirates n’ont jusqu’à présent fait aucune demande.

_________________ 4 – Angola Press

Les pirates ont contacté l’armateur du pétrolier coréen capturé

Les pirates somaliens, ayant capturé dimanche dans l’océan Indien le Samho Dream, un superpétrolier sud-coréen, ont pris contact avec l’armateur Samho Shipping, mais aucune demande de rançon n’a encore été formulée, a annoncé jeudi l’entreprise.

"Les négociations n’ont pas commencé, nous ne savons donc pas ce qu’ils veulent", a déclaré un porte-parole de Samho Shipping, propriétaire du navire, à l’AFP, ajoutant que les pirates avaient assuré que l’équipage, composé de cinq Coréens et 19 Philippins, était en bonne santé.

Le Samho Dream, jaugeant 300.000 tonnes et transportant une quantité de pétrole non précisée faisait route d’Irak vers l’Etat américain de Louisiane, lorsqu’il a été capturé dimanche. Samho Shipping n’a pas voulu révéler la quantité de pétrole dans les cales du navire. Le Samho Dream est actuellement ancré à environ 7 km des côtes de Somalie, a indiqué dans un communiqué le ministère sud-coréen des Affaires étrangères à Séoul.

Un destroyer sud-coréen, qui participe aux efforts de lutte antipiraterie de la communauté internationale, s’est mis dans le sillage du pétrolier, mais les pirates l’ont averti de rester à distance.

"Les pirates ont averti le bâtiment de la marine (sud-coréenne), via le capitaine du pétrolier, que l’ensemble de l’équipage était actuellement sain et sauf, mais que leurs vies seraient en danger si le navire de guerre tentait de s’approcher du Samho Dream", a fait savoir le ministère.

Le ministère a précisé que le gouvernement sud-coréen allait aider le propriétaire du bateau à obtenir la libération rapide du pétrolier et de son équipage. En dépit du déploiement d’une force navale multinationale pour lutter contre la piraterie dans le golfe d’Aden, les pirates somaliens restent très actifs dans l’océan Indien.

Mercredi, ils se sont rendus maître d’un cargo turc, avec 25 marins à bord, au large du Kenya.

_________________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec Xinhua

UA: le problème de la piraterie au large des côtes somaliennes doit être pris en charge par une réponse globale

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA-CPS) a déclaré mercredi qu’un effort global à tous les niveaux était indispensable pour faire face au problème de la piraterie au large des côtes de Somalie.

L’UA travaille conjointement avec le houvernement fédéral de transition (TFG) de Somalie et avec d’autres parties pour répondre aux problèmes liés à la piraterie dans l’océan Indien, a indiqué le conseil.

Les experts africains de la sécurité maritime se sont réunis les 6 et 7 avril au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba en Éthiopie pour mettre en commun les informations sur la sécurité maritime des membres de l’UA et de leurs partenaires afin d’ étudier une stratégie maritime intégrée africaine (stratégie MIA).

Les experts ont abordé les différentes menaces et risques tels que catastrophes naturelles et dégradation de l’environnement, les crimes environnementaux, la pêche interdite, le soutage d’ hydrocarbures, le blanchiment d’argent, le trafic d’armes et de drogue, la traite d’êtres humains, le terrorisme maritime ou encore la piraterie et le banditisme armé.

S’exprimant lors d’une conférence de presse commune mercredi avec le représentant somalien et le délégué de l’ONU en conclusion de cette réunion d’experts, le directeur en exercice du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine El Ghassim Wane a déclaré que cette réunion avait souligné la nécessité d’une coopération durable entre les membres de l’UA pour répondre aux problèmes de sécurité maritime.

Les participants ont également mis en avant le renforcement des capacités de l’Afrique et de la coopération entre ses membres, et ont identifié des solutions pour faire face aux problèmes de la région, a-t-il dit.

Au sujet de la piraterie au large des côtes somaliennes, M. Wane a indiqué que ce problème était une préoccupation majeure pour l’Union africaine et qu’il ne pourrait être résolu efficacement qu’avec une approche globale.

« Le rôle principal revient au TFG de Somalie, même si d’ autres parties devront également apporter leur contribution aux efforts pour mettre un terme à ce problème », a-t-il dit.

« Il y a un certain nombre de problèmes socio-économiques à résoudre pour mettre fin à la piraterie en Somalie », a ajouté le directeur en exercice.

_________________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec Xinhua

Les pirates somaliens capture un navire turc avec 25 membres d’équipage

Les pirates somaliens ont capturé un navire battant pavillon turc dans les eaux de l’océan Indien, près de la ville côtière kenyane de Mombasa, a-t-on appris auprès des officiels mercredi.

Le porte-parole de la marine de l’UE, le commandant John Harbour, a indiqué que le MV Yasin C a été saisi autour de la mi- journée à 250 miles nautiques au large de la côte est kenyane. "Le MV Yassin C, d’une charge en lourd de 36.318 tonnes, a quitté l’IRTC il y a environ une semaine et se dirigeait vers Mombasa," a indiqué Harbour. "Le MV Yassin C, propriété turque et fonctionnant en Turquie, avait à son bord un équipage de 25 membres et tous seraient de nationalité turque. Les premières informations autour de l’attaque sur le navire seraient venues du bâtiment de guerre turc de l’OTAN GELIBOLU qui a reçu des appels de détresse provenant du Yassin C," a-t-il déclaré.

Habour a indiqué que la Force maritime de l’UE, qui travaille étroitement avec l’OTAN et le CMF, continuera de surveiller la situation.

La piraterie est devenue endémique au large de la côte africaine, notamment dans les eaux proches de la Somalie. Les rançons ont débuté avec des dizaines de milliers de dollars et ont atteint depuis à des millions.

La Somalie se situe à l’entrée du Golfe d’Aden, qui mène à la mer Rouge et au Canal de Suez, un des plus importants canaux navigables du monde.

Le pays est miné par des combats de faction entre seigneurs de guerre et n’a pas connu de gouvernement central opérationnel depuis 1991, date à laquelle l’ancien dictateur Mohammed Siad Barre a été renversé.

Le golfe d’Aden, situé au large de la côte nord de la Somalie, représente le risque le plus élevé de piraterie dans le monde. Près de 25.000 navires utilisent le canal sud du Yémen, entre la mer Rouge et la mer d’Arabie.

__________________________ 1 – EuroInvestor avec Reuters

Des pirates somaliens relâchent trois bateaux indiens

Des pirates somaliens ont abandonné, faute de carburant, trois embarcations indiennes dont ils s’étaient emparés au large de la Somalie, ont annoncé mercredi des groupes de défense des marins.

Le Programme d’Assistance aux marins d’Afrique de l’Est a aussi rapporté que des pirates avaient attaqué mercredi un bateau turc,le Yasin C, qui se rendait à Mombasa.

Ces dernières années, des pirates se sont emparés de dizaines de bateaux, notamment de pétroliers, dans l’océan Indien et dans le golfe d’Aden. On s’attend à ce qu’avec le beau temps, ils tentent d’en capturer d’autres dans les prochains mois, en dépit de la présence de navires de guerre étrangers.

Ecoterra, un groupe d’assistance aux marins, a confirmé que trois dhows indiens (embarcations traditionnelles) – MSV Krishna Jyot, MSV Al Kadri et MV Safina al-Bayatiri – avaient été relâchés par les pirates, mais il a ajouté que les pirates en détenaient six autres.

Al Chabaab, groupe islamiste combattant le gouvernement somalien, a condamné les attaques de bateaux commerçant avec des hommes d’affaires somaliens.

L’Inde a fait savoir la semaine dernière qu’elle tentait d’obtenir des nouvelles d’une centaine de marins à bord de sept embarcations indiennes retenues par des pirates.

Jack Kimball,
Nicole Dupont pour le service français

08/04/10 (B545) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

__________________ 3 – CyberPress (Canada)

Somalie: des insurgés s’emparent d’une base désaffectée de l’ONU

Les shebab contrôlent depuis plusieurs mois une large partie de la capitale ainsi que du centre et sud du pays.

Des insurgés islamistes radicaux shebab se sont emparés d’une base désaffectée des Nations unies, à Wajid, dans le sud de la Somalie, ont annoncé jeudi des sources officielles et locales.

«Ils sont arrivés mercredi soir et ont demandé au responsable des services de sécurité de faire enregistrer leurs armes et alors qu’ils attendaient qu’on les leur rende, des combattants fortement armés ont pris d’assaut les locaux jeudi matin en ordonnant aux gardes chargés de la sécurité de quitter les lieux», a expliqué à l’AFP sous couvert d’anonymat, un responsable des Nations unies à Mogadiscio.

Un habitant, Ahmed Kofurow, a précisé que les insurgés avaient pris le contrôle d’une piste d’atterrissage qui était utilisée par les agences des Nations unies à Wajid, à 400 km au sud-ouest de Mogadiscio.

«Les shebab ont déployé jeudi deux véhicules ainsi que de nombreux combattants fortement armés sur la piste. Les gardes ont quitté les lieux après avoir été désarmés», a précisé cet habitant.

En lutte contre le gouvernement de transition somalien (TFG), les shebab et leurs alliés du Hezb al-Islam contrôlent une grande partie du sud et du centre de la Somalie, ainsi que la majorité des quartiers de Mogadiscio.

En février, les shebab ont interdit la présence en Somalie du Programme alimentaire mondial (PAM), un mois après la suspension par l’agence de ses activités dans les régions contrôlées par les insurgés islamistes en raison de la multiplication des «attaques et menaces» de ces groupes armés.

L’agence venait en aide à quelque 2,5 millions de personnes dans ce pays en guerre civile quasi-continue depuis 1991.

L’année dernière, les shebab qui contrôlent les régions du centre-sud de Bay et Bakool, ont remis aux associations humanitaires une liste de 11 règles à respecter, notamment la paiement deux fois par an d’une somme de 20.000 dollars.

Le PAM considère la Somalie comme étant «sans aucun doute l’opération la plus dangereuse et la plus complexe» dans le monde.

__________________ 2 – Monde Diplo (Blog)

Les Européens au secours du pouvoir intérimaire somalien

Déjà engagée dans la sécurisation des routes maritimes dans l’océan Indien et dans la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes – à travers l’opération Atalanta –, l’Europe s’engage sur le volet terrestre de la mise en sécurité de la région de la Corne de l’Afrique : elle a lancé le 7 avril « EUTM-Somalia » – sa vingt-quatrième « mission ». Cette contribution à la formation de l’armée « régulière » somalienne donne lieu à une série de premières : l’Espagne en est la « nation-cadre » et en a pris le commandement ; l’opération se déroule à partir d’un pays voisin (l’Ouganda) ; et le commandement militaire américain pour l’Afrique (Amisom) y participe, ainsi que les forces armées de Russie…

Le feu vert définitif pour ce soutien à la formation des forces de sécurité du Gouvernement fédéral de transition (GFT) vient d’être donné par les ambassadeurs des Vingt-Sept, qui ont adopté le « plan de mission ». Le Colonel Gonzalez Elul, désigné par l’armée espagnole pour prendre le commandement, est donc habilité à donner l’ordre d’activation de l’opération (Actord) qui pourrait être effective à partir de mai prochain.

L’European Union Training Mission Somalie (EUTM-Somalia) tire sa légitimité de plusieurs textes :

— une résolution du 26 mai 2009 du Conseil de sécurité de l’ONU recommande de « reconstituer, de former, d’équiper et d’entretenir les forces de sécurité somaliennes », et lance un appel aux bonnes volontés ;

— une nouvelle résolution du conseil, le 30 novembre 2009, rappelle son « attachement à la souveraineté, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance politique et à l’unité de la Somalie » ;

— une lettre du gouvernement somalien, le 18 novembre 2009, « salue les efforts entrepris par l’UE » ;

— le 30 novembre 2009, une lettre de l’Union africaine – qui déploie en Somalie la force de maintien de la paix « Amisom » – confirme son intérêt pour le lancement d’une opération de formation des militaires somaliens ;

— enfin, le 5 janvier dernier, le gouvernement de Kampala lance une invitation officielle à l’UE pour qu’elle organise des cycles de formation des forces de sécurité somaliennes à partir du territoire ougandais.

Hors de portée
Il ne s’agit donc pas d’une opération de maintien de la paix à proprement parler, considérée de toute façon par le ministre français de la Défense Hervé Morin comme « hors de portée ». L’objectif est de former 2 000 hommes dans un premier temps, voire d’aller jusqu’à un effectif total de 6 000 hommes en cas de renouvellement du mandat de la mission.

Pour la première fois, dans le sillage du nouveau traité européen de Lisbonne, l’opération est menée en étroite collaboration entre militaires et civils (ce qui est une des spécialités de l’Union européenne). Elle est sans risques, et à effectifs réduits (une centaine de formateurs, une quarantaine de personnels en soutien), dont plusieurs dizaines d’instructeurs espagnols, spécialistes de la lutte anti-guérilla en milieu urbain, et des militaires d’Allemagne, de Hongrie, Finlande, Italie, Portugal, Slovénie, et peut-être de Grèce, Suède, Roumanie ou Belgique [1].

Les militaires américains, sous la bannière de l’Amisom – leur nouveau commandement pour l’Afrique – se sont offerts à former aux techniques de lutte contre les explosifs improvisés (IED). Ils fourniront des armes et assureront le transport des soldats somaliens entre Mogadiscio et Entebbe, en Ouganda – ce qu’ils font déjà, de manière formelle [2] ou clandestine.

Le camp Lemonnier, à Djibouti – une ancienne implantation de la Légion étrangère française –, sert, entre autres, de base-arrière aux équipes militaires et civiles chargées d’intervenir à distance ou clandestinement en Somalie : aide aux nationalistes modérés ou anti-islamistes, surveillance à l’aide de drones, élimination – depuis les airs – d’éléments jugés hostiles aux intérêts américains [3].

Rôle moteur
Ne souhaitant pas rééditer une opération de type EUFOR-Tchad/RCA, où elle avait dû constituer avec ses hommes plus de la moitié des effectifs « européens », la France a limité sa participation à l’EUTM-Somalia à une trentaine d’instructeurs. Mais elle avait pris les devants en assurant – avec ses propres moyens déjà stationnés à Djibouti – l’entraînement en 2009 d’un bataillon de l’armée du président Cheikh Sharif Ahmed, soit 500 hommes. 150 d’entre eux étaient en formation en octobre dernier ; 350 autres devaient suivre.

Il s’agissait d’une formation basique, sur quelques semaines, axée sur l’obéissance, les réactions en groupe, et non pas d’une formation type « soldat d’élite » ou « force spéciale ». Les forces armées de la Fédération de Russie, qui ont déjà déployé une petite escadre en océan Indien, dans le cadre de l’opération anti-piraterie menée par l’Union européenne et par l’OTAN, avaient été sollicitées par les Français pour participer à la formation de ce bataillon somalien, à partir de Djibouti, et auraient donné leur accord.

Couplés avec les Espagnols, comme cela avait été le cas pour le lancement d’Atalanta, les Français ont une nouvelle fois joué un rôle moteur dans le montage en fait très laborieux de cette opération africaine, étalé sur près d’un an. En marge d’un conseil européen des ministres des Affaires étrangères et de la Défense, en novembre dernier, les ministres français présents avaient appuyé politiquement l’opération EUTM-Somalia :

— « Si on ne prend pas en main la reconstruction de l’Etat somalien, on pourra avoir l’opération Atalanta durant 20 ans, 30 ans, une éternité (…). Atalanta s’attaque aux conséquences ; il faut s’attaquer aux causes » (Hervé Morin) ;
« Ce que nous avons sur place, c’est Al-Qaida, avec les Shebab… » (Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux affaires européennes).

Espace sécurisé
Les militaires de l’Ugandan People’s Defense Force (qui participent déjà à l’Amisom) fourniront un soutien pour la formation de base des soldats somaliens ; des interprètes pourraient également être recrutés dans leurs rangs. Plusieurs arguments jouaient en faveur du choix du territoire ougandais comme cadre de cette opération :

— des militaires somaliens y sont déjà en formation ;

— la force de l’Union africaine à Mogadiscio (Amisom), composée pour partie de soldats ougandais, est commandée par un général de l’UPDF, Nathan Mughisa ;

— l’armée ougandaise, longtemps commandée par des officiers tutsis, a une solide réputation ;

— les instructeurs européens pourront s’appuyer sur les installations de l’armée ougandaise pour développer leurs modules de formation spécialisée (déminage et lutte contre les explosifs improvisés, sécurité et guérilla en zone urbaine, transmissions, action médicale d’urgence, etc.) ;

— et surtout, l’Ouganda – comparé à la Somalie – fait figure d’espace sécurisé…

Armes retournées
Des réflexions ont été engagées pour trouver des parades concernant :

— le recrutement et son filtrage (pour éviter que l’UE ne se retrouve à former des enfants-soldats) ;

— le financement et le paiement effectif de la solde des soldats, pour éviter les détournements ;

— la surveillance et la sécurisation, en Ouganda, du personnel en formation ;

— le suivi et l’encadrement des forces après leur retour à Mogadiscio , pour éviter qu’une fois formés, ces soldats ne désertent pour rejoindre leurs clans, voire des groupes extrémistes comme les Shebab ou le Hezb al-Islam [4]. Il ne s’agit pas d’une éventualité théorique : on vient de s’apercevoir que quelques combattants de la milice islamiste Al-Shebab, impliqués dans des attentats récents, avaient été formés au camp d’entraînement de l’armée ougandaise, à Bihanga, dans le cadre d’un programme – en principe secret – monté par l’UPDF.

— par ailleurs, la formation de l’armée somalienne – qui concerne des effectifs limités au service d’un pouvoir intérimaire circonscrit à une partie seulement de Mogadiscio – n’a pas une incidence directe, sinon partielle et à long terme, sur le phénomène de la piraterie, qui n’est traité actuellement que par la voie maritime. En octobre dernier, Paris avait appelé l’Union à « élargir son approche, pour former les garde-côtes et les policiers somaliens » – mais sans succès jusqu’ici.

Notes
[1] D’autres pays se sont montrés plus réservés : pays baltes, République tchèque, Royaume-Uni.

[2] Le gouvernement américain aide déjà les troupes ougandaises et burundaises de l’Amisom en matière de formation, transport, équipement…

[3] En juin 2007, un destroyer de l’US Navy avait bombardé une zone côtière du nord-est de la Somalie, après des accrochages entre de présumés combattants islamistes et des troupes de la région semi-autonome du Puntland.

[4] AFP, 25 janvier 2010.

__________________ 1 – Questions-Défense (Blog)

Lancement de la mission EUTM Somalie

Le 25 Janvier 2010, le Conseil a décidé de mettre en place une mission militaire pour contribuer à la formation des forces de sécurité somaliennes. Le 7 avril 2010, le commandant de la mission de EUTM en Somalie, le colonel Ricardo Gonzalez Elul, a été autorisé à donner l’ordre d’activation en vue d’effectuer le déploiement des forces et d’entamer l’exécution de la mission.

Cette mission aura lieu en Ouganda, où les forces somaliennes sont déjà formées, ce qui faciliterait également la coordination de l’action de l’UE avec la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM). La mission sera menée en étroite coordination avec les partenaires de l’UE, le gouvernement fédéral de transition de la Somalie (TFG), l’Ouganda, l’Union africaine (UA), l’ONU et les USA.

141 personnels de 13 pays européens participeront à cette opération et seront déployée progressivement au cours du mois d’avril. L’Espagne contribue à cette mission à hauteur de 38 personnels, les autres contributions sont les suivantes; France (26), Italie (18), Portugal (15) et l’Allemagne (13) .

L’instruction se déroulera au camp de Bihanga ou l’union européenne prépare l’arrivée des formateurs et des recrues en construisant des infrastructures.

08/04/10 (B545) A écouter une interview que Mahdi Ibrahim God a donné en Somali à Radio Kulunka. (Synthèse disponible à lire en Français) (Info ARD)

Mahdi Ibrahim God a donné une interview, le 4 avril à Radio Kulunka. Vous pouvez l’écouter en ligne sur notre site.
Lien avec le site Radio Kulunka : cliquez ici

___________ Pour écouter en ligne :


_________________ Synthèse en Français

Cette synthèse a été publiée par Djiboutii.net : lien avec le site

Dans une entrevue accordée à Kulanka.com, le vice président de l’ARD, Mahdi Ibrahim A. God a rappelé que sa visite officielle en Amérique du Nord (Canada et États Unis) répondait à une invitation reçue de la diaspora djiboutienne vivant en Amérique du Nord et l’Association djiboutienne pour le Changement, la promotion de la démocratie et le développement économique, dans le cadre de la commémoration du massacre du 19 mars 1967, qui s’est tenue à Gatineau-Hall.

Dans son voyage, Mahdi Ibrahim A. God est accompagné de Cassim Ahmed Dini, délégué plénipotentiaire
de l’ARD.

Lors de ses nombreuses rencontres avec les djiboutiens de la diaspora, Mahdi a abordé la situation politique qui prévaut à Djibouti. Il a souligné que son parti, l’ARD, est farouchement opposé à la modification de la constitution par Ismael Omar Guelleh, dans le seul but de briguer un troisième mandat à la tête du pays. Il a également mis l’accent sur le fait que son parti privilégie les moyens pacifiques pour épargner le pays d’une guerre civile.

07/04/10 (B545) Nouvelles de Somalie (6 articles en Français)

_______________________ 6 – CICR

Somalie : la difficile prise en charge des blessés qui affluent en masse dans les zones en conflit

Gérer un afflux massif de blessés de guerre est un défi pour n’importe quel hôpital au monde : le personnel médical doit faire des choix difficiles et décider quels sont les blessés qui vont bénéficier en priorité de ressources et de soins chirurgicaux si précieux. En Somalie, les conditions sont encore plus difficiles, car après dix ans de guerre civile, le système de santé s’est effondré et le pays ne compte que peu de médecins qualifiés et de structures de santé pouvant encore fonctionner.

« Dans un contexte tel que celui qui prévaut en Somalie, où règnent l’instabilité et l’insécurité, le personnel médical qui travaille dans les quelques hôpitaux restants est soumis à une pression énorme », explique Valery Sasin, coordonnateur des activités médicales du CICR en Somalie. « Lorsque des affrontements éclatent, il doit faire face à un afflux massif de patients, alors que les ressources sont très limitées. En tant que chirurgien, vous devez avoir une formation solide pour être capable de faire votre travail dans des conditions aussi dures, qui viennent s’ajouter au stress et au danger d’une zone de conflit. »

Les 21 et 22 mars, une équipe médicale du CICR a invité 25 médecins somaliens au centre médical de Galkayo afin qu’ils puissent discuter de leurs expériences et renforcer leurs compétences en matière de prise en charge des blessés et de gestion des situations d’afflux massifs de blessés de guerre, notamment pour le triage.

Les chirurgiens participants provenaient tous des régions déchirées par la guerre du centre et du sud de la Somalie, ainsi que du Puntland. La délégation du CICR en Somalie organise ces séminaires sur la chirurgie de guerre afin que les médecins opérant dans des circonstances aussi difficiles puissent améliorer leur prise en charge des patients souffrant de blessures traumatiques. Le séminaire a préparé les participants à la formation pratique en chirurgie de guerre que le CICR organisera dans les mois à venir.

« Le séminaire m’a été très utile pour rafraîchir mes connaissances en matière de prise en charge des blessés de guerre », déclare le Dr Taajir, chef du service de chirurgie de l’hôpital Keysaney à Mogadiscio, dirigé par le Croissant-Rouge de Somalie. « Mais il va aussi me permettre, à mon retour, de former mon personnel à l’hôpital, ce qui multipliera l’impact positif du séminaire, en particulier auprès des jeunes médecins et du personnel infirmier somaliens. »
Près de 1 000 blessés dans les hôpitaux de la région à la suite des récents combats à Mogadiscio

La Somalie est en proie à des affrontements depuis presque vingt ans.

L’insécurité et la violence contraignent toujours des millions de personnes à s’enfuir de chez elles. Lors de la récente recrudescence des confrontations armées à Mogadiscio, un nombre incalculable de civils a de nouveau payé un lourd tribut. Depuis le début de l’année 2010, les seuls hôpitaux de Mogadiscio ont traité près de 1 000 victimes du conflit, principalement des patients blessés par balle, par des éclats d’obus ou dans l’explosion d’une bombe. Presque un tiers d’entre eux sont des femmes ou des enfants de moins de 15 ans.
« En chirurgie de guerre, il est très important d’échanger ses expériences avec des collègues, et nous n’avons pas souvent l’occasion de le faire dans notre travail à Mogadiscio », ajoute le Dr Taajir.

Selon Valery Sasin, « la philosophie qui sous-tend l’approche du CICR repose sur le principe de l’adéquation ; ce qui est adéquat dans un contexte ne l’est pas forcément dans un autre, et la clé de la réussite est de trouver la réponse juste – adéquate – à une situation donnée ». « Ainsi, la réussite dépend également des échanges d’expériences en chirurgie, ainsi que des ressources humaines et de la technologie disponibles. »

Dans le cadre de son programme global de santé en Somalie, le CICR soutient 36 dispensaires gérés par le Croissant-Rouge de Somalie, ainsi que deux hôpitaux à Mogadiscio, dont l’un est géré par la Société nationale et l’autre est à base communautaire. Le CICR fournit à ces structures des équipements chirurgicaux et des médicaments, et il dispense des formations à l’intention des médecins et du personnel infirmier. Les dispensaires et les hôpitaux acceptent tous les patients, indépendamment du clan et de la religion auxquels ils appartiennent, ou de leurs activités politiques.

Le CICR fournit une assistance humanitaire à la population somalienne depuis 1978, travaillant en étroite coopération avec le Croissant-Rouge de Somalie.

_______________________ 5 – France Diplomatie

Lancement par l’Union européenne d’une mission de formation de soldats somaliens, "EUTM Somalie" (7 avril 2010)

La France salue le lancement par l’Union européenne, ce mercredi 7 avril, d’une mission de formation de soldats somaliens, "EUTM Somalie". Cette mission, que nous encourageons depuis plusieurs mois permettra de former 2000 soldats des forces de sécurité somaliennes, en Ouganda et en partenariat avec les Ougandais.

Les instructeurs européens assureront deux formations successives de 1000 militaires pour une période de 6 mois chacune. La mission fait suite à l’initiative de la France qui avait formé 500 soldats somaliens, à Djibouti, de juillet à novembre dernier.

La France et l’ensemble des Etats membres entendent ainsi soutenir le Gouvernement fédéral de transition (GFT), dans ses efforts contre les milices extrémistes. Notre engagement aux côtés du GFT doit se poursuivre sur le long terme, notamment à travers l’appui que nous apportons à la mission de maintien de la paix de l’Union africaine, l’AMISOM.

Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’approche globale de l’UE pour la Somalie. Dans un pays plongé dans le chaos depuis près de vingt ans, la sécurité est un aspect essentiel de la sortie de crise – et conditionne largement l’efficacité de l’aide de l’UE à la Somalie, l’accès des populations à l’aide humanitaire ainsi que le lancement de véritables stratégies de développement.

_______________________ 4 – Porte Ouvertes

Somalie : Les islamistes s’en prennent aux chrétiens

Madobe Ali était responsable d’une église souterraine. Le 15 mars, il a été tué par balles alors qu’il se trouvait dans son village de Mahoday situé à 50 kilomètres de Johwar dans le sud du pays. Après l’avoir abattu, ses assaillants ont ordonné que le cadavre soit laissé aux chiens afin que cela serve d’avertissement à ceux qui souhaiteraient se tourner vers Christ. L’église souterraine est durement mise à l’épreuve en Somalie. Le 1er janvier un autre de ses responsables avait lui aussi été abattu dans la banlieue de Mogadiscio.

Le groupe Al-Chabaab, responsable de ces violences, entend débarrasser la Somalie de tous les non-musulmans. Ces islamistes, qui luttent contre le gouvernement de transition du président Cheik Ahmad, contrôlent déjà la partie sud du pays.

En 2009, Al-Chabaab a tué au moins 15 chrétiens, dont des femmes et des enfants. Les chrétiens somaliens n’ont rien à espérer du pouvoir en place car bien que le président Ahmad se qualifie lui-même de modéré, il prône une version de la charia (loi islamique) qui punit de mort ceux qui renoncent à l’islam.

Mais les chrétiens tiennent bon, à l’image du propriétaire d’une maison pillée puis incendiée, parce qu’elle abritait de la littérature chrétienne. Il témoigne ainsi :
« Dans ce pays où ni l’ordre ni la loi ne sont plus respectés, nous, les chrétiens, n’avons personne vers qui nous tourner mais nous sommes confiants car nous savons que nous sommes couverts par le sang de Jésus-Christ.

_______________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Somalie: les milices Shehab réitèrent leurs conditions pour relâcher leur otage français

Les milices islamistes armées Shehab ont une nouvelle fois exigé mardi que la France retire son soutien au gouvernement somalien si elle veut récupérer son agent enlevé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio.

Le porte-parole des Shehab, cheikh Ali Mohamud Rageh, a déclaré lors d’une conférence de presse dans la capitale que Paris devait "cesser immédiatement tout soutien politique et militaire au gouvernement apostat de Somalie et retirer le personnel et les conseillers français du pays". Il a également exigé "le retrait des sociétés de sécurité françaises et celui des navires français des eaux côtières". "Si le gouvernement français accepte nos conditions, nous relâcherons facilement son homme."

Deux conseillers français en "mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien", selon Paris, avaient été enlevés par des hommes armés dans un hôtel de Mogadiscio le 14 juillet dernier. L’un des otages avait réussi à échapper ses gardiens le 26 août.

Les Shehab, qui tiennent la plus grande partie de Mogadiscio ainsi qu’une bonne partie du centre et du sud de la Somalie, tentent depuis trois ans de renverser le gouvernement soutenu par les Nations unies. Le pays est dépourvu de pouvoir central depuis 18 ans.

_______________________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

La Somalie demande de l’aide pour lutter contre les déchets toxiques

Le gouvernement somalien a demandé mardi l’aide de ses partenaires, notamment l’Union africaine (UA), pour lutter contre "le dépôt illégal de déchets toxiques" sur ses côtes, établissant un lien entre déchets toxiques et piraterie, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Si la communauté internationale veut limiter les actions de piraterie, elle doit aider les Somaliens à prévenir la pêche illégale par des étrangers et le dépôt de déchets toxiques sur leurs côtes", a déclaré un des Premiers ministres adjoints somaliens, Abdulrahman Adan Ibrahim Ibbi.

Ce dernier s’exprimait lors d’une rencontre d’experts sur la sécurité maritime en Afrique, organisée au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis Abeba.

Il a "lancé un appel" pour que soient éliminés des côtes d’Afrique "les containers de matériaux toxiques et de déchets nucléaires".

Selon lui, "certains sont remontés à la surface après le tsunami qui a frappé les pays bordant l’océan Indien" en 2004, sans préciser leur localisation.

Des rapports d’experts ont déjà fait état par le passé de dépôts illégaux de produits toxiques ou radioactifs sur les côtes de Somalie par des compagnies étrangères tirant profit de l’anarchie dans ce pays en guerre civile depuis 1991.

C’est l’un des arguments parfois mis en avant par les pirates somaliens, avec la pêche illégale, pour justifier leurs actions de plus en plus nombreuses dans l’océan Indien.

La réunion organisée par l’UA se tient jusque mercredi à Addis Abeba et vise à mettre en place une "Stratégie maritime africaine intégrée", selon les organisateurs.

"Récemment, la menace grandissante des activités illégales sur les eaux africaines, et l’augmentation rapide des actes de piraterie au large de la Somalie et dans le Golfe de Guinée (…) ont réveillé les dirigeants d’Afrique pour qu’ils prennent des mesures concrètes contre ces problèmes qui menacent l’activité économique et l’image du continent", a ainsi souligné la commissaire de l’UA pour les Infrastructures et l’énergie, Elham Ibrahim.

_______________________ 1 – Fenêtre sur l’Europe

Somalie : L’Union européenne va former les forces de sécurite somaliennes

Le Conseil a adopté le 2 avril la décision de lancer une mission militaire de l’UE visant à former les forces de sécurité somaliennes (EURM Somalie) en Ouganda, sous la direction du colonel espagnol Ricardo González Elul.

La mission contribuera considérablement à la stabilité du pays, car son objectif consiste à soutenir le gouvernement de transition mis en place en Somalie et à faciliter la création d’un corps de sécurité somalien, en contribuant spécifiquement à sa formation militaire et en lui apportant son soutien.

Cette décision s’ajoute aux efforts menés par l’UE en vue de stabiliser la région, comme l’opération aéronavale ATALANTA, lancée en décembre 2008 pour lutter contre la piraterie dans l’Océan indien et sur la côte somalienne.

07/04/10 (B545) Quotidien du Peuple (Chine) avec Xinhua. Un navire indien prend feu au large de la côte du Yémen.

Un navire battant pavillon indien a pris feu avec 13 membres d’équipage à bord, à quelque 190 miles nautiques au nord de l’île yéménite de Socotra, a rapporté lundi le ministère yéménite de l’Intérieur.

Selon le site internet du ministère, citant le garde-côte yéménite, les 13 marins de nationalité indienne à bord ont été secourus par un autre navire et ont été transportés au port de Socotra.

Le bateau "Firat" était en route venant du Pakistan et destiné en Somalie en transportant du riz, a précisé le ministère dans un communiqué.