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17/12/2015 (Brève 546) Afrik.com / Djibouti : interdiction de manifester, on casse de l’opposant 

Lien avec l’article : http://www.afrik.com/djibouti-interdiction-de-manifester-on-casse-de-l-opposant

Depuis novembre, au lendemain des attentats de Paris, toute manifestation est interdite à Djibouti pour des raisons de sécurité, étant donné que la France a ses principales bases militaires dans le pays et qu’elle est visée par le terrorisme. En attendant, 38 membres de l’opposition sont toujours emprisonnés et tous ceux qui tentent de contourner la mesure sont violemment réprimés.

La répression contre l’opposition prend de l’ampleur à Djibouti, surtout depuis que toute manifestation est interdite pour deux mois pour des raisons de sécurité. Une mesure prise le 25 novembre, au lendemain des attentats de Paris du 13 novembre. Le pouvoir a estimé qu’étant donné que la France avait ses bases militaires dans le pays, et qu’elle est visée par le terrorisme, il est trop dangereux de permettre rassemblements dans la rue.

Seulement, la répression est croissante contre les membres et dirigeants de la coalition USN, regroupant la majorité des opposant du pays, soupçonnés de vouloir organiser des rassemblements. Selon le représentant de la coalition en France, Maki Houmed-Gaba, qui s’est confié à Afrik.com, « au moins 38 militants de l’USN et simples sympathisants sont détenus entre les prisons de Gabode et Nagad à Djibouti-ville depuis le décret du 25 novembre 2015 interdisant tout rassemblement pendant deux mois pour mesure de sécurité, de nouvelles arrestations ont lieu ».

« Le pouvoir joue avec l’opposition »

« Le pouvoir est en train de jouer avec l’opposition pour gagner du temps par rapport à l’élection présidentielle de 2016 », estime Maki Houmed-Gaba, qui dénonce une dérive du pouvoir qui « prétend appliquer cette nouvelle mesure pour en réalité réprimer les opposants et laminer l’opposition ». Selon lui, « le jeudi 10 décembre 2015, en matinée, des agents de police accompagnés par le colonel Abdilalhi Abdi Farah, directeur général de la police djiboutienne, ont attaqué violemment et molesté les députés USN Ismael Assowé et Said Houssein Robleh à l’intérieur du restaurant-café L’Historil, à la place Ménélik. Motif ? L’intention qui leur est prêtée, celle d’une rencontre prévue avec des militants de l’USN en fin de matinée ! »

Durement frappés sur la tête, « ils ont été d’abord détenus au centre de Nagad puis dépêchés à l’hôpital militaire Bouffard pour recevoir des soins urgents, notamment des bandages sur le crâne », explique le représentant de la coalition en France. « Le même jour, 10 décembre, explique-t-il, les forces de police ont investi la région de Tadjourah dans le nord de Djibouti et effectué une fouille sur de dizaines de citoyens afin d’empêcher les préparatifs d’une tournée de l’USN programmée dans cette ville et intimider les éventuels participants. Sans compter que dimanche matin 13 décembre, une nouvelle vague d’arrestations anti-USN s’est abattue sur les opposants, menée conjointement par la police et la gendarmerie ».

Série d’arrestations

Le responsable déplore aussi que « le Secrétaire général de l’USN, Abdourahman Mohamed Guelleh, ait été arrêté à son domicile par des agents de la police nationale et détenu une heure au commissariat du 2ème arrondissement de la capitale. Il a été libéré après la visite au commissariat d’une délégation du Haut-Conseil de l’USN conduite par le vice-président de l’USN, Omar Elmi Khaireh venu s’enquérir des raisons de cette interpellation. Le motif évoqué est l’enquête sur sa participation aux meetings interdits ». D’après lui, « après ces arrestations, la police a de nouveau interpelé, à son domicile, le même dimanche 13 décembre, au matin, le Cheik Guirreh Maidal Guelleh, président du MODEL et membre du Haut Conseil de l’USN, dont on ignore toujours le lieu de détention. De plus, la police assiège, depuis lors, le domicile de Cheik Abdourahman Barkat God, également membre du parti MODEL », un parti d’opposition.

Il dénonce aussi l’arrestation, le 14 décembre, de Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN et président du MRD, près de son domicile, alors qu’il se rendait au palais de justice pour soutenir de jeunes démocrates arrêtés aussi . « Nous condamnons les arrestations des dirigeants et militants USN qui démontrent combien le Président djiboutien est décidé à passer son 4e mandat à sa succession par la répression de l’opposition et de l’ensemble des citoyens, fustige Maki Houmed-Gaba. Nous appelons la communauté internationale à soutenir le peuple djiboutien dans sa lutte difficile pour la démocratie à Djibouti ».

16/04/10 (B546) Le Journal de la Flibuste (2 articles en Français)

__________________________ 2 – Le Portail des sous-marins

La marine nationale remet des pirates présumés au Puntland

Par Rédacteur en chef.

La marine nationale, qui participe à l’opération européenne de lutte contre la piraterie au large de la Somalie et en océan Indien, a remis 6 pirates présumés à la région semi-autonome du Puntland, a annoncé le ministre régional de la sécurité.

Les pirates, qui avaient été capturés la semaine dernière par un bâtiment français dans les eaux somaliennes, ont été remis aux autorités du Puntland au cours d’une cérémonie dans le port de Bosasso.

Le ministre régional de la sécurité a indiqué que, bien que son gouvernement ait annoncé le mois dernier qu’il n’accepterait plus de recevoir de nouveaux pirates, cette décision a été changée en raison de la coopération croissante avec les forces navales étrangères participant à la lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

“Ils ont exigé d’être transférés au gouvernement du Puntland au lieu d’être emmenés au Yémen, au Kenya ou aux Seychelles. Et nous avons accepté qu’ils soient arrêtés et jugés ici,” a ajouté le ministre au cours d’une conférence de presse.

Actuellement, il y a plus de 200 pirates dans les prisons du Puntland. Tous ont été arrêtés par les marines étrangères au large de la Somalie ou dans le golfe d’Aden alors qu’ils essayaient de capturer des navires.

Le Puntland est relativement calme, en comparaison du centre et du sud de la Somalie. Mais cette région est la place forte de pirates, de trafiquants de drogue et d’autres criminels notoires.

L’analyse de la rédaction :

Selon d’autres informations, le nombre de pirates remis au Puntland s’élève à 7. Il pourrait s’agir des pirates présumés interceptés le 4 avril par le Nivôse.

____________________________ 1 – Casafree (Sénégal)

Dix pirates somaliens seront jugés en Allemagne

Dix pirates somaliens présumés, capturés par la marine hollandaise, sont en cours de transfert aux Pays-Bas puis en Allemagne où ils seront jugés, a annoncé mercredi le ministère hollandais de la Défense.

Les dix pirates doivent arriver par avion à Eindhoven, dans le sud de la Hollande. Un tribunal d’Amsterdam doit ensuite décider des modalités de leur transfert en Allemagne, indique le ministère dans un communiqué.

Une unité de la marine hollandaise avait capturé les dix pirates présumés la semaine dernière à bord d’un cargo allemand dont ils venaient de prendre le contrôle, a ajouté le ministère.

Selon la même source, la marine hollandaise a capturés en mars dernier, au larges des côtes somaliennes, 42 pirates présumés mais les captifs ont été désarmés et relâchés, aucun pays n’ayant engagé de poursuites contre eux.

16/04/10 (B546) Nouvelles de Somalie (2 articles en Français)

_______________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

La Somalie salue les sanctions américaines contre les combattants islamistes

Le gouvernement somalien a salué jeudi la décision de l’administration américaine d’imposer des sanctions sur les leaders insurgés islamistes en Somalie soupçonnés d’avoir des liens avec Al-Qaïda, selon des médias locaux.

Le président américain Barack Obama a signé un ordre exécutoire au début de cette semaine, gelant les avoirs des personnalités insurgées islamistes soupçonnées d’être liées au mouvement somalien des Shebab qui est accusé d’être une branche d’Al-Qaïda dans le pays de la Corne de l’Afrique.

Le ministre somalien des Finances Abdurrahman Omar Osman, dont les propos ont été cités par la radio Shabelle, a indiqué que le gouvernement somalien saluait fermement la mesure américaine et a invité les autres membres de la communauté internationale à faire de même.

Les sanctions américaines visent les personnes accusées d’ingérance dans la livraison de l’aide humanitaire et qui violent l’embargo onusien sur les armes ainsi que celles jugées comme une menace à la paix et à la sécurité dans cette nation chaotique africaine.

Le Cheikh Hassan Dahir Aweys, leader du groupe Hezbul Islam, fait partie des personnes ciblées par les sanctions.

D’autres combattants islamistes majeurs figurent aussi sur la liste des sanctions américaines, qui ciblent essentiellement les avoirs personnels dans des institutions financières internationales.

Les Shebabs, qui contrôlent la grande partie du centre et du sud de la Somalie, combattent le gouvernement somalien qui n’a d’emprise que sur certaines parties de Mogadiscio, la capitale du pays.

Le groupe islamiste des Shebabs est considéré comme une entité terroriste par de nombreux pays étrangers, notamment les Etats- Unis, le Canada et l’Australie.

___________________________ 1 – La Croix

Somalie: des islamistes interdisent les cloches des écoles à Jowhar

Un groupe d’islamistes radicaux somaliens, les shebab, a interdit aux écoles de la ville de Jowhar, à 90 km au nord de Mogadiscio, de sonner les cloches marquant le début des cours, au motif qu’elles rappelaient le son des églises.

"La cloche qu’ils sonnent pour rassembler les élèves en cours est contraire à l’Islam. Nous savons que sonner les cloches est l’apanage des églises chrétiennes", a déclaré à la presse à Jowhar Cheikh Farah Kalr, un responsable des shebab qui contrôlent la ville.

"Toutes les écoles doivent cesser d’utiliser les cloches pour rassembler les élèves, faute de quoi elle s’exposent à des sanctions", a-t-il mis en garde.

Des directeurs d’écoles ont déploré cette nouvelle directive.

"Nous sommes complètement abasourdis par cette interdiction… Les directeurs d’écoles se sont rencontrés pour discuter de cette question et de fait, nous obéissons à leurs ordres car nous n’avons pas d’autre alternative", a déclaré à l’AFP l’un d’entre eux sous couvert de l’anonymat.

"C’est une mesure tout à fait ridicule", a-t-il ajouté.

Cette mesure, localisée, intervient deux jours après l’expiration d’un ultimatum lancé par un autre groupe d’insurgés islamistes, Hezb al-Islam, interdisant sur les radios de Mogadiscio toute forme de musique, jugée "maléfique".

Ces deux groupes, qui contrôlent la quasi-totalité du centre et du sud de la Somalie et ont promis de renverser le gouvernement du président Cheikh Sharif Ahmed, entendent instaurer un Etat islamique en Somalie sur les bases d’une interprétation très rigoriste de la loi islamique, la Charia.

Ces derniers mois, en divers endroits du pays, des habitants surpris en train de danser sur des musiques traditionnelles ont été fouettés, des hommes arrêtés pour avoir taillé leur barbe et des jeunes réprimandés pour avoir joué au football en short.

La télévision par satellite est proscrite dans de nombreuses régions tandis que les cinémas ont été fermés dans le centre et le sud de la Somalie.

16/04/10 (B546) Yémen Express (3 articles en Français)

__________________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Tirs rebelles contre un avion au Yémen

Des rebelles chiites ont tiré hier en direction d’un avion militaire dans le nord du Yémen sans l’atteindre, en violation du cessez-le-feu, a affirmé aujourd’hui un porte-parole officiel yéménite.

Le porte-parole de la Haute commission de sécurité chargée de mettre en oeuvre la trêve, a précisé que les tirs avaient visé hier matin un avion de type Antonov au-dessus de la ville de Saada, à 240 km au nord de Sanaa, qui était le bastion des rebelles. L’appareil effectuait un vol de routine et transportait des officiers de l’armée et des responsables de la région nord, a ajouté le porte-parole cité par l’agence officielle Saba.

Il a mis en garde contre ce qu’il considère comme une "grave violation" du cessez-le-feu intervenu le 12 février après six mois de combats contre l’armée et les rebelles chiites, connus aussi sous le nom de Houthis. Les deux parties ont parlé ces dernières semaines de plusieurs violations de part et d’autre de la trêve qui tient malgré tout.

__________________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Yemen: manifestations de l’opposition

Des milliers de personnes ont manifesté aujourd’hui à l’appel de l’opposition yéménite à Sanaa et à Taez pour protester contre la politique économique du gouvernement et la répression dans le sud du pays.

Près de dix mille personnes se sont rassemblées dans un stade à Sanaa, scandant "non à la faim et à l’intimidation", au milieu de strictes mesures de sécurité, selon un correspondant de l’AFP sur place.

A Taez, à environ 200 km au sud de Sanaa, des milliers de personnes ont manifesté devant le siège du gouvernorat de la province, pour protester contre une récente décision des autorités de majorer de 15% les taxes sur 71 produits, dont des produits de base, ce qui a provoqué une flambée des prix.

Dans un communiqué, les partis de l’opposition regroupés au sein de la "Rencontre commune" ont dénoncé "les mesures économiques prises par le gouvernement, qui ont abouti à une dégradation effroyable des conditions de vie et laissent craindre une famine généralisée".

Ils ont demandé "l’arrêt des violations quotidiennes à l’encontre des partisans du mouvement sudiste" et appelé à mettre fin "aux mesures militaires et à la loi d’urgence imposée de facto dans le sud du pays", et à "lever le siège imposé aux localités des provinces de Daleh et Lahej".

Le Sud-Yémen, qui était un Etat indépendant jusqu’en 1990, est le théâtre d’actes de violences sur fond de mécontentement populaire, les habitants s’estimant l’objet de discriminations et disant ne pas bénéficier d’une aide économique suffisante du pouvoir central.

L’opposition demande par ailleurs aux autorités de "n’adopter aucun amendement de la Constitution qui porterait atteinte aux libertés, au système pluraliste et au principe d’alternance pacifique du pouvoir".

Le président Ali Abdallah Saleh a proposé un amendement constitutionnel qui renforcerait ses pouvoirs et modifierait le système électoral en vigueur, en introduisant la proportionnelle.

Par ailleurs, des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes du sud comme tous les jeudis, décrété "Journée du détenu" par le "Conseil de la révolution pacifique dans le sud du Yémen", coalition de mouvements sudistes dont certains appellent à la sécession et d’autres à une fédération nord-sud.
Selon une source hospitalière, deux personnes ont été blessées lorsque la police a dispersé des manifestants à Daleh, usant d’armes à feu et de bombes lacrymogènes.

Les manifestants ont riposté en lançant des pierres.

Quelque 400 militants sudistes seraient détenus, selon le mouvement.

____________________________ 1 – AFP

Yémen: les autorités réaffirment qu’elles traquent l’imam radical Aulaqi

Les autorités yéménites ont une nouvelle fois assuré jeudi dans un communiqué qu’elles traquaient l’imam radical yéménite Anwar al-Aulaqi, que les Etats-Unis cherchent à éliminer pour ses liens présumés avec Al-Qaïda.

"Les autorités yéménites traquent actuellement Anwar al-Aulaqi, qui est accusé d’être lié à Al-Qaïda et à des personnes impliquées dans des actes terroristes et d’avoir incité à des actes terroristes", a affirmé un communiqué mis en ligne sur le site internet du ministère de la Défense, 26sep.net.

"Si le Yémen reçoit des preuves des Etats-Unis sur la culpabilité de Aulaqi, il agira conformément à la Constitution et aux lois yéménites", a ajouté le communiqué.

Le 12 avril, le vice-Premier ministre aux Affaires de la Défense et de la sécurité, Rached Mohammed al-Alimi, avait déjà affirmé, sur le même site, que Aulaqi était "pourchassé pour être arrêté".

Le Yémen n’est pas lié aux Etats-Unis par un accord d’extradition.

Un responsable antiterroriste américain avait confirmé à l’AFP le 7 avril que l’administration Obama avait donné son feu vert à l’élimination de l’imam Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen.

Le communiqué du ministère de la Défense a souligné que Aulaqi était visé par un raid mené par l’aviation yéménite le 24 décembre dernier contre un lieu abritant une réunion de membres d’Al-Qaïda à Chabwa (est du Yémen), qui avait fait 34 morts.

L’imam, soupçonné d’être lié à l’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), avait entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan qui a tiré en novembre 2009 sur des soldats à Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il avait par ailleurs affirmé en février dans une interview à Al-Jazira que le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, accusé d’avoir tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre, était son "disciple", mais qu’il n’avait pas lancé de fatwa (avis religieux) lui demandant de commettre cet attentat.

L’imam avait appelé le mois dernier dans un message audio les musulmans américains à se rebeller contre leur gouvernement.

Le père d’Anwar al-Aulaqi avait proposé le 12 avril à Washington de cesser de traquer son fils affirmant qu’en échange celui-ci cesserait ses déclarations anti-américaines.

"Que Washington cesse de traquer mon fils pour le capturer ou le tuer, et Anwar cessera de faire des déclarations ou des discours anti-américains", a affirmé Nasser al-Aulaqui dans des propos rapportés par la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira.

Nasser al-Aulaqi est un ancien ministre yéménite de l’Agriculture et ancien recteur de l’université de Sanaa.

16/04/10 (B546) 16ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. Le Minstre Eric Besson rencontre la première réfugiée djiboutienne d’Addis au cours d’une visite au Cada de Livry Gargan. (Info ARD)

_____________ 2 – Eric Besson, Ministre de l’immigration visite le Cada de Livry Gargan et rencontre Mme Karera, la première réfugiée djiboutienne à avoir été accueillie officiellement en France sous mandant UN HCR.

Le ministre français de l’immigration s’entretient avec une famille djiboutienne réfugiée à Paris

Monsieur Eric BESSON, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire s’est rendu mardi 13 avril 2010 au Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA) de LIVRY GARGAN en région parisienne, où il a annoncé l’ouverture de places nouvelles en CADA en 2010.

Eric BESSON a eu un échange direct avec la trentaine de familles majoritairement originaires d’Afghanistan accueillies au CADA et les a assurées de son soutien pour leur intégration en France.

L’entretien du ministre avec la Djiboutienne Madame Karera HASSAN ALI et ses deux filles a été plus approfondi. Monsieur BESSON s’est montré particulièrement curieux concernant la vie quotidienne de cette famille, seule famille originaire de Djibouti au CADA de LIVRY.

Madame HASSAN ALI a saisi l’occasion de cette rencontre pour remercier le gouvernement français au nom des quatre familles djiboutiennes admises en France depuis décembre 2009, et rappelé l’existence de 21 autres familles djiboutiennes réfugiées en Ethiopie en attente d’un pays d’accueil.

L’échange avec le ministre a porté aussi sur le parcours de combattant qu’ont connu ces familles depuis leur départ de RANDA en république de Djibouti en juillet 1993, avant de rester treize ans à Addis-Abeba en Ethiopie et d’arriver en France à partir de décembre 2009.

La représentante occasionnelle des réfugiés a insisté auprès du ministre français sur l’absence totale de démocratie dans son pays alors que celui-ci abrite la plus importante base militaire française dans le monde.

A la fin de leur entretien, Mme HASSAN ALI a pu remettre à Eric BESSON une lettre de remerciement, avec la liste des 21 familles djiboutiennes réfugiées en Ethiopie, accompagnée d’une doléance invitant le gouvernement français à s’impliquer davantage dans l’amélioration de l’état de droit et de la démocratie à Djibouti.

Maki Houmedgaba
Représentant de l’ARD en Europe
Paris, le 14 avril 2010


_____________ 1 – Lettre de Mme Karera Hassan à M. Eric Besson
Ministre français de l’immigration pour attirer son attention sur le sort des réfugiés djiboutiens en Ethiopie et lui communiquer la liste des vingt familles en attente d’une solution de réinstallation.

Karera HASSAN ALI

à Monsieur Eric BESSON
Ministre de l’immigration, de l’intégration,
de l’identité nationale
et du développement solidaire

Livry Gargan, le 13 avril 2010

Objet : Lettre de remerciement

Monsieur le Ministre,

Je m’appelle Karera HASSAN ALI, Djiboutienne réfugiée politique en France depuis décembre 2009.

Je voudrais remercier les autorités françaises pour l’accueil chaleureux qui nous a été fait en France pour quatre familles de réfugiés djiboutiens. En effet, ont été accueillies en décembre 2009 à Clamecy en Bourgogne la famille de Mohamed Hassan, celle de Mohamed Ali Merito, celle de Houmed Ali, ainsi que ma famille accueillie à Livry Gargan en région parisienne. Les membres des familles accueillies sont au nombre de douze.

Tous ces réfugiés avaient fui Djibouti pour l’Ethiopie en juillet 1993 lors des exactions contre les civils consécutives à la guerre civile entre le gouvernement d’Hassan Gouled Aption de Djibouti et les combattants du FRUD.

Nous avions tous obtenu une reconnaissance du statut de réfugié politique par le Haut Commissariat des Réfugiés à Addis-Abeba en Ethiopie en 2005.

La situation des droits de l’homme à Djibouti est aujourd’hui identique à celle que nous avons fuie en 1993. C’est pourquoi j’ai l’honneur de vous solliciter pour faire tout votre possible afin de contribuer à une amélioration de la situation des droits de l’homme à Djibouti.

Je voudrais aussi attirer votre attention sur la situation de vingt et une familles de réfugiés djiboutiens présents à Addis-Abeba en Ethiopie, où elles ont toutes obtenu la reconnaissance de leur statut de réfugié politique par le HCR. Ces familles djiboutiennes seraient honorées de pouvoir être accueillies en France, dont elles partagent la langue et la culture.

Je vous propose de trouver ci-joint la liste de ces réfugiés djiboutiens.

Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma plus haute considération.

Karera HASSAN ALI

Document joint : Liste des réfugiés djiboutiens présents en Ethiopie

16/04/10 (B546) Point de vue d’une lectrice. Notre constitution vient d’être violée et personne (sauf l’ARDHD) pour lancer l’alerte et dénoncer le crime. Que se passe-t-il dans l’opposition.

Je voudrais juste vous faire part de mes interrogations. En consultant l’ADI, puis le site de l’ARDHD, j’ai été informée très rapidement du fait que notre constitution avait subi les derniers outrages : le viol.

Et pourtant à ma connaissance, je n’ai pas enregistré à cette heure où je vous écris, la moindre réaction ni des partis d’opposition, ni des associations qui montent traditionnellement au front pour dénoncer les abus commis par le régime et les violations des D.H.

Que se passe-t-il ? Chers compatriotes, il serait temps de vous réveiller enfin, car sinon, on va en reprendre pour cinq ans …. Etes-vous anéantis ?

16/04/10 (B546) Vérité VERITE : RESPONSABILITE / DROIT DE LIBERTE

Depuis l’indépendance du pays, le régime dictatorial a déclenché à plusieurs reprises des hostilités dans le nord et il a commis des actes inhumains envers les populations nomades, pauvres et sans défense.

1 – Gouvernement contre les populations du nord ( Afar),
Années 79-80-81,

Des villages entières ont été rayés de la carte et de nombreux civils ont été éxécutés sur le champ par les mercenaires de l’AND.
Responsables : IOG et l’armée, avec l’accord de Gouled

2 – Gouvernement contre le FRUD et les populations Afar :
Années 92-93-94,
Le régime a mis les bouchées doubles en déclarant la guerre avec tout son arsenale de vieux hélicoptères, d’artilleries lourdes et d’engins blindés. Il a recruté en masse des éléments venux des pays limitrophes en leur faisant miroiter la possibilité d’acquérir à vil prix des terres exploitables en zone Afar. L’Etat a augmenté considérablement les budgets de l’Armée. Mais une grande partie a été détournée par les officiers supérieurs de l’AND.

Durant cette guerre, orchestrée par l’homme fort du régime "IOG" qui ne pensait qu’à succéder à son oncle dont la santé était déjà très précaire, une grande partie de la population a été touchée directement :

des personnes âgés, des femmes, des enfants ont perdu la vie,
– des nomades et des ruraux ont perdu leurs biens,

les maisons,les troupeaux, les puits, les maigres sources de revenus ont été saccagées par la force aveugle dirigée par des officiers de l’AND aussi irresponsables que délinquants.

Les renforts constitués en majorité de bédouins, de somaliens ont reçu une Carte d’identité Djiboutienne pour toute récompense.

Responsables : IOG et l’armée, avec l’accord de Gouled et la caution des membres du gouvernement

3 – Gouvernement contre les populations du nord (Afra)
Année 2006,
Les nomades qui habitent les zones les plus reculées, qui sont sans ressource ni aide, ont été de nouveau la cible du dictateur IOG. Des familles entières ont été éliminées. Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers l’Ethiopie. Les citoyens loyaux ont été violentés, persécutés, et mis en prison sans motifs valables.

Responsables : IOG (le fils de l’Oued) et l’armée dirigée par des généraux irresponsables et dénués du moindre sens humain, avec l’accord de Gouled et la caution des membres du gouvernement

4 – Gouvernement contre les populations du nord et du sud-ouest
Année 2009-2010.
IOG a continué de patauger dans le sang de la communauté AFAR en exerçant les méthodes les plus monstrueuses, utilisant au gré de sa "fantaisie" la violence, les viols, les exécutions sommaires, les exterminations en masse, les destructions de points d’eau, les arrestations illégales et les incarcérations de citoyens honnêtes.

Responsables : IOG et l’armée, avec la caution des membres du gouvernement
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Le monde civilisé insiste sur la nécessité de juger les responsables, qu’ils soient civils ou militaires pour les actes graves qu’ils ont commis en violation des droits de l’homme, pour les crimes perpertrés envers des populations pauvres et sans défense et ni soutien.

Une mission spéciale Onusienne est indispensable pour enquêter sur le respect (ou plutôt le non-respect) des droits de l’homme à Djibouti.

Il faut que cette mission ouvre les dossiers et demandent des informations précises pour élucider le sort des personnes disparues dans des conditions mystérieuses.

Elle devra obliger au final, le dictateur, ses obligés et ses mercenaires à dévoiler les atrocités et les injustices commises sous leur autorité par les forces armées placées sous leur autorité.

L’homme qui se dit l’homme fort du régime est-il un fou paranoïaque pour croire que les exactions à l’encontre les faibles ne sont pas punissables et qu’il peut continuer à se baigner dans le sang en commettant ou en faisant commettre des crimes, des sévices corporels, des actes répressifs non fondés et en privant des citoyens de leur liberté sans motifs valables et sans jugement "contradictoire", permettant aux accusés éventuels et à leurs conseils d’assurer leur défense ?

Ce système est dépassé parcequ’il est injuste. Le pouvoir essaye de se raccrocher aux dernières branches encore valides pour tenter de s’incruster a la tète du pays. Mais il oublie que le virus a infecté tous les rouages de l’appareil de l’Etat et qu’aucun service de l’Administration ne fonctionne plus parce que les responsables sont gangrenés par la cupidité.

Heureusement les pays donateurs et l’opinion internationale ont placé ce régime sous surveillance et ils suivent de près la régression des libertés dans ce petit pays qu’ils ont transformé progressivement en pays maudit.

Plus le chamelier perdure sur le trône, plus il agit sans vision, ni analyse, ni dialogue. Il s’est enfermer au centre de son cercle des mafiosi qui l’entourent. Il est devenu sourd et il n’entend plus ni les appels à la modération de l’étranger, ni les avertissements que lui lance le Peuple.

Vraiment, il est temps qu‘IOG quitte le pouvoir, qu’il abandonne son rêve de troisième mandat et qu’il regarde la réalité en face. La situation a beaucoup changé depuis sa première trahison électorale. Il faut aussi qu’il sache que l’ensemble des Djiboutien et Djiboutiennes ne le supporte plus.

Combien seraient prêt à lui accorder encore une place au pays pour y finir ses jours ?

Monsieur Guelleh, sachez que nous avons toutes et tous, développé une haine irréversible à l’endroit de votre personne, parce que
vous n’êtes pas estimables et que vous vous êtes conduit comme un infâme prédateur à l’égard de ce Peuple pacifique qui vous avait pourtant bien accueilli, vous l’étranger, vous l’ancien gardien de chameaux en Ethiopie.

16/04/10 (B546) Culture …. (2 articles en Français)

_______________ 2 – Radio Aligre

L’écrivain somalien Nourreddine Farah et le représentant de l’ARD en Europe étaient les invités de l’émission Résonance africaine sur les ondes de radio Aligre-Fm à Paris, samedi 10 avril dernier de 16 h 00 à 17 h 00.

Nourreddine Farah a présenté son dernier roman, « l’Exil », traduit de l’anglais « Liens », où il conte le vécu du peuple somalien en butte avec un destin toujours en construction.

Parce qu’il n’y a pas de culture sans liberté, Nourreddine Farah vit et écrit en exil loin de sa terre natale. Les personnages de « l’Exil » exorcisent ce vécu pour le déconstruire et le penser. L’écrivain a pointé aussi l’existence d’influences extérieures en Somalie qui tirent les Somaliens dans des directions contradictoires.

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Maki Houmedgaba représentant l’ARD a proposé une vision de la situation en Somalie comme s’inscrivant dans le contexte d’une Corne de l’Afrique elle-même en quête d’un modèle d’organisation sociale.

C’est une région d’Afrique où des identités culturelles millénaires ont préexisté aux colonisations et continuent de prévaloir sur le moule d’un Etat central parfois imposé, mais qui n’a jamais réussi à imprégner les esprits localement.


_______________ 1 – 7sur7 (Belgique) avec Belga

Une photo inédite de Rimbaud découverte par des libraires

Une photo prise à Aden (Yemen) d’Arthur Rimbaud, âgé d’une trentaine d’années, la seule de bonne qualité du poète français adulte, a été découverte par deux libraires parisiens, a déclaré jeudi l’un d’eux.

La photo, qui date du début des années 1880, faisait partie d’un lot qui en contient une trentaine d’autres prises à Aden, port du Yémen et à l’époque d’Abyssinie, découvertes lors d’une brocante par deux libraires passionnés d’histoire des livres, Jacques Desse et Alban Caussé.

"On voyait ce visage, ce type à l’oeil clair qui a l’air d’un extraterrestre au milieu des autres, un peu comme s’il était là et en même temps ailleurs", a raconté Jacques Desse."L’endroit où nous l’avons acquise et son prix importent peu. L’extraordinaire c’est que c’est un peu le chaînon manquant entre la célèbre photo du poète de 17 ans d’Etienne Carjat et quatre autoportraits réalisés dans des conditions très mauvaises avant sa mort en 1891", ajoute-t-il.

Pour authentifier le cliché, les deux libraires ont fait appel à Jean-Jacques Lefrère, spécialiste de Rimbaud et auteur d’un livre "Sur Arthur Rimbaud, Correspondance Posthume". Après de nombreux recoupements avec d’autres photos, des lettres et un travail minutieux de deux années, le cliché a été jugé authentique.

Rimbaud, né en 1854, a été un poète précoce dans son adolescence mais a cessé d’écrire à 20 ans. Il a ensuite mené une vie d’aventurier pour mourir à 37 ans en 1891. (belga)