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21/12/2015 (Brève 555) ARD Communiqué sous la signature de Maki Houmed-Gaba : Carnage à Djibouti. 19 morts !!!

Carnage à Djibouti où la police a abattu 19 civils réunis ce lundi 21/12 dans la matinée pour une cérémonie traditionnelle dans la localité de Buldhuqo, près de Balbala en périphérie de Djibouti-ville.

L’USN, Union pour le salut national, coalition de l’opposition djiboutienne, a alors tenu une réunion de crise dans l’après-midi pour examiner la situation en cours.

La réunion s’est tenue à 17 heures locales au domicile de Me Djama Amareh Meidal, secrétaire aux relations extérieures de l’USN, a fait l’objet d’une attaque à balles réelles et de lacrymogène par la police qui a défoncé la porte d’entrée du domicile et on dénombre depuis de nombreux blessés graves parmi les dirigeants de l’USN.

Le président de l’USN Ahmed Youssouf a été touché par les projectiles des balles et est tombé lourdement sur sa hanche dans la bousculade et est actuellement admis au service des urgences de l’hôpital Bouffard.
Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre qui était présent à la réunion en tant que conseil a été à son tour très durement tabassé, il est couvert de sang sur de nombreuses blessures béantes sur le haut de son corps et son épaule.

Said Houssein Robleh, le plus jeune député de l’USN, a été également battu et transféré au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est entre la vie et la mort ayant été touché à la veine jugulaire.

Abdourhaman Mohamed Guelleh dit Tx, secrétaire général de l’USN, a lui également été sauvagement battu sur  le lieu de la réunion USN puis emmené couvert de sang mais manu militant par la police vers une destination inconnue.

Me Djama Amareh Meidal a été également battu dans son domicile où se tenait la réunion mais empêché de sortir pour chercher des soins. Il est assigné physiquement dans son domicile entouré par une meute de policiers en armes.

Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN et président du MRD est détenu depuis hier matin 8 h au commissariat du 3e arrondissement de Djibouti où il subit

un interrogatoire permanent. La famille est sans nouvelle de sa situation réelle.
Des centaines de citoyens djiboutiens sont descendus dans la rue suite à cette agression par la police et des courses poursuite émaillées de lancer de projectile s’est engagé entre manifestants et policiers sur l’ensemble de la vile de Djibouti.

Une fin de règne moins violente aurait eu la préférence de l’USN, attaché à la paix et à une transition pacifique vers la démocratie. Mais à l’heure qu’il est la rue est proprement laissée à elle-même et devient le théâtre d’une insurrection en train de naître.

Maki HOUMED-GABA
Représentant de l’USN en France
Fait à Paris, le 21/12/2015
Tél. 06.25.52.08.85

 

11/06/10 (B555) A lire sur LOI cette semaine …

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1287 – 12/06/2010

Djibouti

A son retour du sommet Afrique-France à Nice, le président Ismaïl Omar Guelleh n’a pas pu attendre d’être seul avec son ministre de la défense, Ougouré Kiflé, et avec le chef d’état-major général des armées, le général Fathi Ahmed Houssein, pour leur exprimer son mécontent. (…).

Note de l’ARDHD : la lettre de LOI précise que la colère de Guelleh serait la conséquence des déboires de l’AND face à la résistance du FRUD qui a entrainé la mort de plusieurs soldats.

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1287 – 12/06/2010
IOG veut la peau de Boreh à tout prix
Le conflit qui oppose le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) et son épouse à l’homme d’affaires franco-djiboutien Abdourahman Mahamoud Boreh, qui fut longtemps leur ami, va connaître un nouveau rebondissement. (…).

Note de l’ARDHD : cet article confirme les informations qui nous avaient été transmises par un correspondant et qui ont été publiées le 7 juin. Lien avec l’article

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1287 – 12/06/2010
Seyoum Mesfin a été pris de court
L’interposition du Qatar dans le conflit frontalier entre Djibouti et l’Erythrée n’a pas été du goût du ministre éthiopien des affaires étrangères, Seyoum Mesfin, qui aurait demandé des explications à ce sujet à l’ambassadeur djiboutien à Addis-Abeba. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1287 – 12/06/2010
De nouveaux ennuis pour Wissam Cassim
Après avoir rencontré de graves problèmes en Ethiopie il y a plusieurs années, Wissam Abdallah Cassim avait travaillé à Djibouti pour le compte d’Abdourahman Boreh, dont il est un parent par alliance. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1287 – 12/06/2010
Des concessions minières en zone afar
Dans le prolongement géographique des permis d’exploration de l’or qu’elle détient déjà en Ethiopie, la compagnie britannique Stratex International Plc, cotée sur l’AIM de Londres, a obtenu six licences à Djibouti . (…).

10/06/10 (B555) Appel de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, en faveur du peuple somalien, pour une réconciliation de toutes les forces en présence, sous l’égide du nouvel émissaire nommé par l’ONU.


Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 JUIN 2010

APPEL A TOUS LES PATRIOTES SOMALIS
A SE SERRER LES COUDES.

– En ces moments difficiles et dangereux pour les populations de Mogadiscio ;

– En ce moment d’effritement et de la décadence des membres du Gouvernement nominés dans un Hôtel de la République de Djibouti sous le patronage du couple OULD-IOG aux tendances mafieuses ;

– En ce moment d’échec total pour les Forces du Burundi et de l’Ouganda qui amplifient, comme font les Armées en déroute, les Crimes de Guerre et Crimes de Génocide contre les populations civiles, à deux pas de la victoire finale ;

Tous les Patriotes Somalis doivent amplifier leur mobilisation pour libérer leur pays et leur Peuple, tous les Patriotes doivent redoubler de vigilance.

L’Histoire a toujours montré que les régimes coloniaux ou les régimes soutenus par les Forces d’occupation Etrangères, lorsqu’ils affrontent les derniers soubresauts, n’hésitent pas à commettre les Crimes les plus atroces.

Souvenez-vous des crimes odieux perpétrés avant leur départ par les Forces coloniales éthiopiennes notamment les massacres impardonnables des professeurs en Théologie ainsi que de nombre de leurs élèves dans une célèbre Mosquée de Mogadiscio.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme, je tiens à exprimer tout mon espoir dans le nouveau Diplomate onusien qui vient d’être désigné pour la Somalie. Ce Diplomate Ambassadeur de Tanzanie au siège des Nations Unies est un humaniste qui a longtemps travaillé avec le HCR pour les secours aux Réfugiés.

Mon espoir est de voir ce Diplomate humaniste entamer des discussions avec tous les Patriotes Somalis et de trouver une solution politique avec toutes les Forces combattantes sans aucune exclusion pour la Libération de la Somalie occupée encore par les Forces tueuses de l’Ouganda et du Burundi.

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme mon espoir est celui de voir aussi une unité d’actions entre les deux Forces de Libération à savoir El Schaabab et Xisbi Al Islam tout en se préparant avec les autres forces Patriotiques à la formation d’un Gouvernement de Salut National dont les tâches seront multiples et fondamentales pour l’avenir.

NOEL ABDI Jean-Paul

10/06/10 (B555) Le colonel de la DGSE qui avait été pris en otage par les forces islamiques en Somalie lance un appel à la France. (4 articles en Français)

____________________ 4 – Nouvel Obs avec Reuters

Une vidéo d’un otage français en Somalie diffusée sur internet

Un enregistrement vidéo montrant un otage français retenu en otage par le mouvement islamiste somalien Al Chabaab a été diffusé sur internet.

Le document, mis en ligne sur un site utilisé par différents groupes armés, est présenté comme un "message au peuple français" adressé par l’otage, nommé Denis Allex.

La copie reprise par le SITE, organisation américaine qui surveille l’activité des mouvements terroristes sur internet, le montre en tenue orange entouré d’hommes armés, s’adressant à la caméra en français pour demander au gouvernement de se conformer aux exigences de ses ravisseurs et de tout faire pour sa libération.

Deux agents français en mission d’assistance auprès du gouvernement somalien selon Paris ont été enlevés le 14 juillet 2009 à l’hôtel Sahafi de Mogadiscio. L’un d’entre eux, nommé Marc Aubrière, est parvenu à s’enfuir le 26 août.

En septembre, les miliciens islamistes ont réclamé le retrait des 5.000 casques verts de l’Union africaine et celui des navires français qui participent au dispositif antipiraterie dans le golfe d’Aden.

"Vous pouvez imaginer mon état d’esprit (…) Ma famille me manque beaucoup et j’espère les revoir le plus vite possible", poursuit-il, répétant les exigences des miliciens islamistes.

Il note en outre que la défaite de l’UMP aux dernières régionales montre que les Français son hostiles à la politique de Nicolas Sarkozy.

Andrew Hammond,
Jean-Philippe Lefief pour le service français

____________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Somalie: un otage français appelle Paris

Le Français retenu en otage depuis près d’un an en Somalie a lancé un appel à l’aide pour sa libération, dans une vidéo mise en ligne sur des sites islamistes et diffusée mercredi par le centre de surveillance américain SITE.

"Je demande au peuple français de tout mettre en oeuvre pour ma libération", lance l’otage, un agent des services de renseignement, qui apparaît sur la courte vidéo assis, lisant un texte écrit sur une feuille de papier et entouré de quatre hommes cagoulés et en armes. En tenue orange, similaire à celle des prisonniers américains de Guantanamo, où sont détenus les suspects d’al-Qaida, l’otage français semble lire son texte sous la contrainte.

L’authenticité de la vidéo n’a pu être confirmée de source indépendante.

Il énumère les revendications des insurgés islamistes somaliens Shebab, qui sont, selon le message, la cessation immédiate de tout support politique ou militaire de la France au gouvernement somalien et le retrait de tous ses conseillers de Somalie.

Les ravisseurs réclament aussi la libération de "moujhahidines" prisonniers dans des pays, "dont les noms seront communiqués plus tard", selon le texte lu par l’otage.

L’otage évoque les résultats des élections régionales françaises du 21 mars, un signe que la vidéo a été tournée après cette date.

"Former des éléments de la police et la garde présidentielle"

Les dernières informations publiques au sujet de l’agent français émanant de ses ravisseurs remontent à septembre 2009, lorsque les insurgés islamistes somaliens Shebab avaient exigé que le gouvernement français cesse tout soutien au régime somalien et retire toute présence militaire avant de le libérer.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait à l’époque rejeté ces demandes et renouvelé le soutien de la France au fragile gouvernement somalien.

Deux agents des services de renseignement français avaient été enlevés le 14 juillet 2009 à Mogadiscio. L’un d’eux, détenu par un mouvement distinct mais allié des Shebab, le Hezb al-Islam, avait retrouvé la liberté fin août. Il avait affirmé à la presse avoir pu échapper à ses ravisseurs, alors que des représentants du groupe l’ayant détenu ont fait état du versement d’une rançon, démentie par la France.

Selon Paris, ces deux officiers avaient pour mission de former des éléments de la police et la garde présidentielle. Les Shebab affirment de leur côté que les deux officiers étaient censés réunir des renseignements pour le gouvernement français, au profit des "forces de la croisade" en Somalie. L’expression semble viser les troupes de l’Union africaine déployées dans le pays, soit quelque 5.000 soldats ougandais et burundais.

____________________ 2 – Blog SecretDéfense sur Libération

Des nouvelles de l’otage de la DGSE en Somalie

Le journal somalien Sunatimes a obtenu une vidéo de l’otage français, membre de la DGSE, détenu dans le pays depuis le 14 juillet dernier. Il s’agit de la première nouvelle publique du sort de cet agent des services français, prisonnier du goupe al-Shebab. En septembre 2009, ses ravisseurs avaient fait savoir aux autorités françaises qu’ils exigeaient l’arrêt du soutien de la France au gouvernement légal de Somalie.

L’homme répond aux questions qui lui sont posés par un islamiste francophone. Il demande à ses parents d’être patient et assure être en bonne condition physique.

Le journal somalien, qui mettra prochainement la vidéo en ligne, indique que l’otage français serait contraint d’entrainer les miliciens islamistes, dans la région de Shabele.

Il y a quelques jours, les islamistes avaient fait savoir qu’ils diffuseraient prochainement une vidéo de leur otage.

Son camarade, enlevé en même temps que lui, mais détenu par un autre groupe, est parvenu à s’échapper fin aout.

__________________________ 1 – AFP

Somalie: un message de l’otage français diffusé prochainement, selon un site de surveillance américain

Les insurgés islamistes en Somalie, les Shebab, s’apprêtent à diffuser un message de l’agent français enlevé dans le pays il y a près d’un an, a rapporté dimanche le centre de surveillance américain SITE qui assure le monitoring des sites islamistes sur internet.

Selon SITE, le Front médiatique global islamiste (GIMF) a fait savoir qu’il diffuserait pour le compte des Shebab un message de la part de l’agent destiné à la population française.

Le GIMF n’a pas précisé la date à laquelle serait diffusé le message.

Les dernières informations publiques au sujet de l’agent français émanant de ses ravisseurs remontent à septembre 2009, lorsque les Shebab avaient exigé que le gouvernement français cesse tout soutien au régime somalien et retire toute présence militaire avant de le libérer.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait à l’époque rejeté ces demandes et renouvelé le soutien de la France au fragile gouvernement somalien.

Deux agents des services de renseignement français avaient été enlevés le 14 juillet 2009 à Mogadiscio. L’un d’eux, détenu par un mouvement distinct mais allié des Shebab, le Hezb al-Islam, avait retrouvé la liberté fin août. Il avait affirmé à la presse avoir pu échapper à ses ravisseurs, alors que des représentants du groupe l’ayant détenu ont fait état du versement d’une rançon, démentie par la France.

Selon Paris, ces deux officiers avaient pour mission de former des éléments de la police et la garde présidentielle. Les Shebab affirment de leur côté que les deux officiers étaient censés réunir des renseignements pour le gouvernement français, au profit des "forces de la croisade" en Somalie.

L’expression semble viser les troupes de l’Union africaine déployées dans le pays, soit quelque 5.000 soldats ougandais et burundais.

10/06/10 (B555) Le journal de la Flibuste (1 article en Français)

___________________________ 1 – Ria Novosti (Russie)

Les pirates somaliens élargissent leurs actions à l’océan Indien (amiral)

Les pirates somaliens attaquent de plus en plus souvent des navires dans l’océan Indien, a annoncé mercredi le commandant en chef de la mission européenne antipirates Atalante, le contre-amiral Peter D. Hudson.

"A l’origine confiné à la Somalie, ce problème s’étend désormais à l’océan Indien", a-t-il déclaré aux journalistes à Bruxelles, soulignant que des pirates avaient été remarqués à 250 milles nautiques des côtes indiennes.

Selon le contre-amiral, si en 2008-2009, les pirates somaliens effectuaient jusqu’à 50 attaques par mois, cette année, ce nombre s’est réduit à quatre-cinq attaques grâce à l’opération internationale Atalante.

D’après le Bureau maritime international, en 2009, les pirates somaliens ont réalisé 217 tentatives d’attaques (soit deux fois plus qu’en 2008) et capturé 47 navires, obtenant près de 82 millions de dollars de rançon.

En décembre 2008, une mission internationale antipiraterie a été mise en place dans le golfe d’Aden. Menée sous mandat de l’ONU, cette opération dénommée Atalante regroupe 16 pays, dont la Russie.

Divisée entre différentes factions hostiles, la Somalie n’arrive pas à réprimer elle-même la piraterie au large de ses côtes. Reconnue par la communauté internationale comme l’unique organe de pouvoir légal, le Gouvernement fédéral de transition ne contrôle qu’une partie de Mogadiscio, le reste du pays étant administré par des entités autonomes refusant de se soumettre aux autorités centrales.

10/06/10 (B555) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

_______________________ 3 – Le Nouvel Obs avec AP

Cinq policiers tués par une mine antipersonnel à Mogadiscio

Cinq policiers ont été tués mercredi dans l’explosion d’une mine antipersonnel dans la capitale somalienne Mogadiscio, a-t-on appris de source policière.

Un autre policier a été blessé au cours de l’attaque, qui s’est produite dans le quartier d’Afisiyooni, a précisé un officier, Ali Gab. La mine a été déclenchée à proximité d’une station de police, alors que les forces de l’ordre patrouillaient à pied.

Les islamistes, qui contrôlent la majeure partie de Mogadiscio, tentent depuis trois ans de renverser le fragile gouvernement soutenu par les Nations unies. La Somalie est dépourvue de gouvernement central depuis 1991.

_______________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Somalie: 6 tués dans une explosion

Au moins six personnes, dont cinq membres des forces de sécurité gouvernementales, ont été tuées ce matin à Mogadiscio par l’explosion d’un engin piégé, a-t-on appris de sources concordantes.

L’engin était dissimulé au bord de la route sous un amas de détritus, dans le quartier d’Afasiyoni, dans le sud de la capitale, et a explosé au passage d’une patrouille de militaires gouvernementaux. "L’incident a eu lieu à Afasiyoni et a tué cinq de nos soldats, dont certains ont été littéralement pulvérisés en morceaux", a indiqué un responsable des forces de sécurité gouvernementales. Une passante a également été tuée dans l’explosion, selon des témoins.

Les forces de sécurité ont immédiatement bouclé la zone, tirant en l’air pour disperser les badauds qui tentaient de pénétrer à l’intérieur de ce périmètre de sécurité, selon une habitante. "Deux civils ont été blessés dans l’explosion", a-t-elle ajouté.

_______________________ 1 – RTL

Soldats français et africains collaborent désormais sur un pied d’égalité

Les temps changent, lentement mais sûrement. Alors que plusieurs pays africains fêtent le 50ème anniversaire de leur indépendance, de nouvelles relations s’établissent progressivement entre la France et l’Afrique.

C’est le cas par exemple sur le plan militaire : les soldats français, présents sur le continent, en particulier au Gabon, au Sénégal ou à Djibouti étaient traditionnellement des supérieurs hiérarchiques, mais deviennent peu à peu de simples coopérants.

10/06/10 (B555) Yémen Express (10 articles en Français)

________________________ 10 – HNS Info

Les clichés de missiles et de bombes en grappe montrent du doigt le rôle des États-Unis dans une attaque meurtrière au Yémen

Amnesty International a diffusé des photographies d’un missile de croisière de fabrication américaine qui transportait des bombes à sous-munitions, prises semble-t-il à la suite d’une attaque contre un camp d’entraînement présumé d’Al Qaïda au Yémen qui a tué 41 civils, dont 14 femmes et 21 enfants.

L’attaque du 17 décembre 2009 contre le village d’al Maajala, dans le gouvernorat d’Abyan, dans le sud du Yémen, a fait 55 victimes, dont 14 membres présumés d’Al Qaïda.

« Une frappe militaire de cette nature contre des militants présumés, sans tenter de les arrêter, est pour le moins illégale. Au regard du grand nombre de femmes et d’enfants victimes de cette attaque, il est clair qu’elle était totalement irresponsable, notamment lorsque l’on sait que des bombes à sous-munitions ont probablement été employées », a indiqué Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

Le gouvernement du Yémen a revendiqué l’entière responsabilité de l’attaque contre al Maajala, dans le district d’al Mahfad, dans le gouvernorat d’Abyan, où Al Qaïda aurait installé un camp d’entraînement.

Peu après cette frappe, des médias américains ont relayé des déclarations qui émaneraient de sources anonymes au sein du gouvernement des États-Unis, selon lesquelles des missiles de croisière américains avaient été tirés sur ordre du président contre deux sites présumés d’Al Qaïda au Yémen.

« À la lumière des preuves fournies par ces photographies, le gouvernement américain doit dévoiler le rôle qu’il a joué dans l’attaque contre al Maajala et tous les gouvernements impliqués doivent indiquer quelles mesures ils ont prises pour éviter les victimes inutiles », a estimé Philip Luther.

Les photographies permettent d’identifier avec certitude les débris du missile, qui proviendraient de la charge, du milieu et de l’arrière du corps, ainsi que des sections de propulsion d’un missile de croisière terrestre BGM-109D Tomahawk.

Ce type de missile, tiré à partir d’un navire de guerre ou d’un sous-marin, est conçu pour porter une charge de 166 bombes à sous-munitions (petites bombes) qui explosent chacune en plus de 200 fragments d’acier tranchants pouvant causer des blessures dans un rayon de 150 mètres. Une substance incendiaire contenue dans la minibombe disperse également des fragments de zirconium destinés à mettre le feu aux objets inflammables se trouvant à proximité.

Une autre photographie, prise semble-t-il une demi-heure après les autres, montre une sous-munition – qui n’a pas explosé – de type BLU 97 A/B, que transportent les missiles BGM-109D. Il semble que seules les forces américaines détiennent ces missiles et il est peu probable que les forces armées du Yémen soient en mesure d’en utiliser.

Amnesty International a réclamé au Pentagone des informations sur l’implication des forces américaines dans l’attaque d’al Maajala et les précautions prises en vue de limiter les morts et les blessés. Elle n’a pas encore reçu de réponse.

« Amnesty International est vivement préoccupée par les éléments tendant à prouver que des bombes à sous-munitions ont été employées au Yémen, lors même que la plupart des États à travers le monde s’engagent à interdire complètement ces armes, a indiqué Mike Lewis, chercheur sur le contrôle des armes à Amnesty International.

« Les bombes à sous-munitions ont des effets non discriminants et les minibombes qui n’ont pas explosé sont une menace pendant des années pour la vie et les moyens de subsistance des populations. Tous les gouvernements qui en utilisent doivent de toute urgence fournir une aide afin de neutraliser les bombes n’ayant pas explosé. »

Ni les États-Unis ni le Yémen n’ont encore signé la Convention sur les armes à sous-munitions, traité visant à interdire totalement ces armes qui doit entrer en vigueur le 1er août 2010.

La commission parlementaire yéménite qui a enquêté sur l’attaque du 17 décembre 2009 a conclu en février que 41 personnes décrites comme des civils avaient trouvé la mort. Dans son rapport, elle a déclaré qu’à son arrivée sur les lieux à al Maajala, elle avait constaté que « toutes les maisons et ce qu’elles contenaient avaient brûlé ; il ne restait que des traces de meubles ».

Elle a « remarqué des traces de sang des victimes et plusieurs cratères dans le sol dus au bombardement […] ainsi que plusieurs bombes n’ayant pas explosé ». L’un des survivants a raconté à la commission que les membres de sa famille, tués alors qu’ils n’avaient commis aucun crime, dormaient lorsque les missiles ont frappé, dans la matinée du 17 décembre 2009.

Dans son rapport, la commission parlementaire a recommandé au gouvernement du Yémen d’ouvrir une information judiciaire sur cette attaque et de traduire en justice les responsables présumés de la mort des civils. À la connaissance d’Amnesty International, rien n’a été fait.

La commission a relayé des déclarations des autorités du gouvernorat d’Abyan, selon lesquelles 14 membres présumés d’Al Qaïda avaient péri lors de l’attaque, tout en ajoutant qu’elle n’était pas en mesure d’obtenir des informations le confirmant et que les autorités d’Abyan lui avaient fourni l’identité d’une seule de ces 14 personnes.

Tomahawk aurait transporté des bombes en grappe 166 BLU 97, conçues pour se disperser sur un large périmètre, frappant sans discrimination lorsqu’elles sont employées dans des zones civiles. En outre, beaucoup n’explosent pas lors de l’impact, comme le montre cette photographie, mais un mouvement risque de les déclencher par la suite, ce qui constitue un danger pour les populations pendant des mois voire des années après les attaques.

________________________ 9 – Le Figaro avec AFP

Yémen/combats : dix soldats blessés

Dix soldats yéménites ont été blessés aujourd’hui lors d’affrontements avec des partisans d’un activiste recherché d’al-Qaida près de Marib (est), ont indiqué des sources tribales et médicales.

Selon des sources tribales, l’armée a attaqué la maison de Hassan Abdallah Saleh al-Ouqaily, qui figure sur la liste des personnes les plus recherchées au Yémen pour ses liens avec al-Qaida, à al-Himma (190 km à l’est de Sanaa), mais l’activiste ne s’y trouvait pas. Des affrontements ont éclaté entre les soldats et des partisans d’Ouqaily, au cours desquels dix militaires ont été blessés, selon des sources médicales.

Ouqaily est accusé d’avoir tué le 5 juin un colonel de l’armée yéménite et deux soldats près de Marib (est) dans une attaque contre leur convoi qui était en route pour la zone pétrolifère de Safer, située dans la province de Marib, afin d’y inspecter les forces militaires chargées de la sécurité des installations pétrolières.

________________________ 8 – Le Figaro avec AFP

Yémen : 33 journalistes grâciés

Un tribunal yéménite spécialisé dans les délits de presse a abandonné les poursuites judiciaires contre 33 journalistes en vertu d’une grâce présidentielle, a annoncé aujourd’hui le ministre de la Justice.

Cette mesure concerne des journalistes jugés dans huit affaires pour "atteinte à l’unité nationale", "incitation au régionalisme, outrage à corps constitués, ou propagation de fausses nouvelles pour affaiblir les forces armées", a ajouté le ministre, Ghazi Chaif al-Agbari.

Cité par l’agence officielle Saba, il a précisé que des dispositions légales avaient été prises visant à "l’abandon des peines infligées" aux journalistes concernés "en application de la grâce présidentielle".

Le 22 mai, le chef de l’Etat Ali Abdallah Saleh avait décidé, à l’occasion du 20e anniversaire de l’unification du Yémen, de gracier les journalistes emprisonnés ou poursuivis par la justice dans ce pays de la Péninsule arabique.

________________________ 7 – Europe 1

Un jeune Français arrêté au Yémen

La mère de Jérémy Witter, soupçonné d’appartenir à Al-Qaïda, exprime sa détresse.

Jérémy Witter a quitté la France il y a quatre ans et demi, au départ pour apprendre l’arabe littéral en Egypte et devenir interprète. Mais c’est au Yémen que ce jeune homme de 23 ans a été arrêté fin mai. Officiellement, il lui est reproché un défaut de papiers. Mais il serait soupçonné, avec une cinquantaine d’étrangers dont deux autres Français, d’appartenir à Al-Qaïda.

"Il me disait qu’il apprenait"
Sa mère, Martine, n’y croit pas. Quand elle a appris la nouvelle, "ça m’a foutu un coup, ça fait mal. Je ne pensais pas qu’un jour je le verrais sur internet et qu’on m’apprendrait qu’il est en prison", a-t-elle témoigné sur Europe 1.

Au Yémen, où il se trouvait depuis la fin de l’année 2009, Jérémy Witter terminait des études d’arabe dans l’institution fréquentée par l’auteur de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Détroit. "Il me disait qu’il apprenait, tout ça, mais il me disait qu’il faisait attention parce qu’il y avait des attentats", raconte la mère du jeune Français.

"Reviens le plus vite possible", lance-t-elle :

Pour cette mère, son fils est un musulman modéré qui répétait "faut pas faire de mal aux gens, il faut faire toujours du bien et Allah te remerciera". "Je ne comprends plus, là", ajoute-t-elle.

________________________ 6 – AFP

Yémen: l’armée bombarde une ville sudiste, deux morts, des blessés

Deux civils ont été tués et des dizaines blessés lundi lors du bombardement par l’armée de la localité sudiste de Daleh, après des affrontements avec des militants séparatistes, selon des sources médicales et locales.

Selon des responsables locaux, des affrontements ont opposé dans le centre de Daleh, où une grève générale était observée, la police à des militants armés du Mouvement sudiste, et l’armée a par la suite bombardé le centre de la ville.

"Deux civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés", a affirmé à l’AFP une source médicale. Selon un responsable local, "l’armée a procédé à un bombardement aveugle du centre" de Daleh.

Daleh est le principal foyer de la contestation sudiste, animée par le "Mouvement sudiste", une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession du sud, qui était un Etat indépendant avant 1990.

________________________ 5 – AFP

Yémen: des bombes à fragmentation américaines utilisées lors d’une attaque

Un missile de croisière américain transportant des bombes à fragmentation a été utilisé dans une attaque qui a fait 55 morts en décembre au Yémen, pour la plupart des civils, a affirmé Amnesty International lundi.

L’organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres a publié des photos montrant, selon elle, des débris d’un missile Tomahawk de fabrication américaine et des bombes à fragmentation encore intactes ayant apparemment servi dans une attaque le 17 décembre 2009 à Al-Maajala (sud).

"Amnesty est extrêmement préoccupée par les preuves que des bombes à fragmentation semblent avoir été utilisées au Yémen", a dit Mike Lewis, un responsable de l’organisation.

Pour sa part, Philip Luther, directeur adjoint d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord, a estimé qu’un tel raid "contre des militants présumés sans tentative pour les arrêter est pour le moins illégal. Le fait que tant de victimes étaient des femmes et des enfants prouve que l’attaque était foncièrement arbitraire".

Le ministère yéménite de la Défense avait revendiqué la responsabilité de l’attaque contre un camp de formation présumé d’Al-Qaïda, sans mentionner de rôle américain, et annoncé la mort de 24 à 30 militants.

Mais un responsable local avait ensuite affirmé que 49 civils, dont 23 enfants et 17 femmes, y avaient également péri.

Selon Amnesty, qui parle de 55 morts, une commission parlementaire yéménite a confirmé la mort de 41 habitants, dont des femmes et des enfants, et indiqué avoir constaté lors d’une visite du site que "toutes les maisons avaient été incendiées".

D’après le communiqué, les photos montrent des dégâts causés par le missile BGM-190D. "Ce type de missile tiré à partir d’un navire de guerre ou d’un sous-marin est conçu pour porter 166 charges à fragmentation, chacune explosant en 200 sous-munitions à fragments tranchants qui peuvent causer des blessures dans un rayon de 150 mètres".

Washington et Sanaa n’ont pas encore signé la Convention sur l’interdiction des bombes à fragmentation, devant entrer en vigueur le 1er août.

________________________ 4 – Le Figaro avec AFP

Al-Qaida: un membre présumé se rend

Un membre présumé d’al-Qaida au Yémen, Hamza Ali Saleh al-Dhabyani, s’est rendu hier aux autorités dans la province de Marib (est), a rapporté aujourd’hui le ministère de la Défense.

La reddition de Dhabyani a été rendue possible grâce à la coopération entre les autorités de sécurité, des dignitaires locaux et des habitants, a annoncé le gouverneur d’Erbil, cheikh Naji Ben Ali al-Zaïdi, cité par le ministère dans son journal en ligne 26sep.net.

"Il s’est rendu car les autorités ont resserré l’étau autour des activistes d’al-Qaida et leur ont porté récemment des coups douloureux" dans la province de Marib, a ajouté le gouverneur, indiquant "s’attendre à d’autres redditions" d’extrémistes. Il s’agit de la deuxième reddition de suspects d’al-Qaida en deux jours après celle, annoncée samedi, de Ghaleb al-Zaïdi.

La reddition de Zaïdi, annoncée samedi à l’AFP par une source des services de sécurité, a été confirmée hier par le ministère de l’Intérieur sur son site internet. habyani et Zaïdi figurent parmi les personnes les plus recherchées au Yémen pour des affaires de sécurité. Les forces de sécurité yéménites ont intensifié leur campagne contre les activistes extrémistes, notamment depuis l’attentat raté de Noël 2009 contre le vol Amsterdam-Detroit, revendiqué par al-Qaida au Yémen.

________________________ 3 – Nord Eclair

Deux Américains accusés de complot pour tuer leurs compatriotes à l’étranger

Deux jeunes hommes de nationalité américaine ont été accusés dimanche de complot pour tuer des Américains à l’étranger après avoir été arrêtés la veille à l’aéroport de New York d’où ils se préparaient apparemment à rejoindre un mouvement extrémiste en Somalie via l’Egypte.

Il s’agit de la dernière d’une série d’affaires dans lesquelles des citoyens américains sont accusés de planifier des actions violentes contre leurs compatriotes au nom de la guerre sainte, à peine plus d’un mois après l’arrestation de Faisal Shahzad, soupçonné d’être l’auteur de l’attentat raté à la voiture piégée du 1er mai à Times Square.

Mohamed Alessa, 20 ans, et Carlos Almonte, 24 ans, sont accusés d’avoir "comploté ensemble volontairement pour commettre en-dehors des Etats-Unis un acte tombant sous la qualification de meurtre, enlèvement et mutilation", indique la plainte déposée devant un tribunal fédéral du New Jersey (est), où résident les deux suspects.

Selon des documents de justice, ils se sont entraînés pendant des mois au jihad et "s’apprêtaient à embarquer sur deux vols différents à destination de l’Egypte, pour se rendre ensuite en Somalie et rejoindre l’organisation des shebab, considérée comme terroriste, et mener un jihad violent".

L’enquête qui a conduit à leur arrestation a été menée grâce à un agent du FBI sous couverture, Samuel Robinson, qui les a fréquentés assidûment depuis octobre 2006.

Ils se sont entraînés "à différentes tactiques de combats à mains nues" et ont pratiqué la simulation de combat armé. Ils ont été enregistrés à leur insu en train de faire des déclarations "prônant le jihad violent", écrit l’agent Robinson dans son témoignage.

Dans une retranscription partielle d’une de leurs conversations, Alessa dit à Almonte que "beaucoup de gens doivent être tués". "Mon âme n’aura pas de repos tant que je n’aurai pas versé le sang. Je veux être un terroriste connu du monde entier", dit-il encore.

Almonte est cité dans une autre conversation sur les soldats américains déployés à l’étranger, disant: "je veux qu’ils rentrent à la maison en toute sécurité et confortablement".

"Dans des housses, dans des cercueils", réplique Alessa.

"Dans des cercueils", confirme Almonte.

"Découpés en tranches, en mille morceaux, confortablement dans la tombe, en enfer", renchérit Alessa.

Selon le témoignage de l’agent du FBI, Alessa a également fait référence au commandant Nidal Hassan, ce psychiatre militaire accusé d’être l’auteur d’une fusillade qui a fait 13 morts en novembre dernier sur la base militaire de Fort Hood au Texas (sud). "Il n’est pas meilleur que moi, je ferai deux fois mieux que lui", aurait-il déclaré.

Le témoignage de l’agent du FBI précise qu’Almonte lui a remis 2.000 dollars le 7 avril et 2.000 autres à une date ultérieure pour qu’il les place sur un compte en banque accessible depuis la Somalie. Le 2 juin, il lui a encore remis 4.200 dollars.

Selon la même source, les deux hommes se sont rendus en février 2007 en Jordanie et la fouille de leurs bagages à l’aéroport a permis de découvrir des produits hydratants du type de ceux utilisés par les athlètes dans les épreuves d’endurance, des lampes torches et des vêtements de camouflage.

Les domiciles des deux hommes, qui ont effectué leur scolarité aux Etats-Unis, ont été perquisitionnés par des agents du FBI, selon le journal local Newark Star Ledger, qui indique que les agents en sont repartis portant des cartons d’indices.

________________________ 2 – Le Point avec AFP

YÉMEN – Trente étrangers, dont trois Français, arrêtés

Les autorités yéménites ont arrêté au cours des deux derniers mois plus de 30 étrangers, dont trois Français, un Américain et un Britannique, dans le cadre de leur lutte contre Al-Qaeda, a indiqué, dimanche, une source au sein des services de sécurité. Ces étrangers, dont deux Malaisiens, cing Bangladais et cinq Nigérians, étaient venus apprendre l’arabe au Yémen, à l’instar du Nigérian auteur de l’attentat raté contre un avion de ligne américain le jour de Noël 2009, a ajouté cette source à l’AFP.

Les arrestations ont été opérées en avril et en mai à Sanaa et dans sa proche banlieue dans le cadre d’une campagne lancée par les autorités contre des suspects d’Al-Qaeda, a ajouté la même source. "Certains ont été arrêtés sous le soupçon d’appartenance à Al-Qaeda et les autres sur la base d’une liste fournie par les services de renseignements américains aux autorités yéménites", a-t-elle poursuivi. Elle a précisé que "la plupart des personnes arrêtées étaient venues au Yémen pour suivre des cours à l’institut de Sanaa de langue arabe, où était inscrit le Nigérian, Umar Farouk Abdulmutallab", auteur de l’attentat manqué de Noël.

Trois étudiants arrêtés en mai

La même source a identifié l’un des trois Français arrêtés comme étant Jeremy Johnny Witter, précisant qu’il avait été interpellé fin mai à Sanaa où il était inscrit à l’Institut de Sanaa de langue arabe. Jeremy Johnny Witter est né en 1986 à Orsay, au sud de Paris, selon une copie de son passeport, émis par le consulat de France au Caire, et dont l’AFP a pu voir une photocopie. Il était arrivé en novembre 2009 au Yémen "avec l’intention d’apprendre l’arabe, alors qu’il maîtrise parfaitement cette langue" pour avoir séjourné pendant sept ans en Égypte, a-t-on indiqué de même source. "Trois étudiants ont été arrêtés en mai dans l’enceinte de notre établissement", a confirmé à l’AFP un responsable de l’institut de Sanaa, Abdel Rabb al-Jaradi, sans préciser leur nationalité.

Une Australienne, Shyloh Jayne Giddins, est également détenue depuis le 15 mai, avait indiqué mercredi à l’AFP son avocat à Sanaa, Abderrahman Barman, un militant de l’organisation non gouvernementale Hood. Des milliers d’étrangers, dont des Occidentaux, viennent étudier l’arabe ou l’islam au Yémen, dans des universités ou écoles religieuses échappant au contrôle des autorités et certains d’entre eux se radicalisent.

Les étudiants étrangers désertent Sanaa

Mais après l’attentat de Noël, revendiqué par Al-Qaeda dans la péninsule arabique (Aqpa), ces établissements, dont l’Institut de Sanaa, ont perdu une partie de leurs étudiants, a indiqué Abdel Rabb al-Jaradi. "Nous ne comptons plus que sept étudiants étrangers, dont une Australienne, qui se préparent à partir, alors que notre établissement comptait auparavant des dizaines d’étudiants", a-t-il expliqué, ajoutant avoir réduit le personnel de dix à trois employés. "Depuis l’incident de Umar Farouk, nous n’avons reçu aucune nouvelle demande d’inscription", a-t-il déploré.

En janvier, les autorités avaient suspendu l’octroi des visas d’entrée aux étrangers dans les aéroports du Yémen, une mesure destinée selon elles à empêcher l’infiltration de "terroristes" dans le pays. Les forces de sécurité yéménites ont intensifié leur campagne contre les activistes extrémistes, notamment depuis l’attentat raté de Noël.

________________________ 1 – Le Point avec Reuters

Des étudiants français et américains interpellés au Yémen

Des étudiants américains et français ont été arrêtés pour des raisons de sécurité au Yémen, où a également été interpellée récemment une Australienne soupçonnée de liens avec des activistes.

Un responsable gouvernemental yéménite a déclaré que les étudiants avaient été placés en détention à Sanaa, la capitale, mais n’a pas fourni de précisions sur les circonstances de leur arrestation.

"Des étudiants américains et français ont été arrêtés la semaine dernière à la demande de leurs gouvernements", a-t-il indiqué en demandant à conserver l’anonymat.

De source proche du gouvernement yéménite, on a rapporté que les étudiants arrêtés comprenaient deux Américains et un ressortissant français mais le responsable gouvernemental n’a pu confirmer cette information.

Contactés par téléphone, des représentants des ambassades de France et des Etats-Unis à Sanaa se sont abstenus de tout commentaire.

Le Yémen, voisin de l’Arabie saoudite, inspire des craintes en matière de sécurité aux pays occidentaux depuis que la branche régionale d’Al Qaïda a revendiqué une tentative d’attentat sur un avion à destination des Etats-Unis en décembre dernier.

Les alliés occidentaux de Sanaa et le royaume saoudien redoutent qu’Al Qaïda n’exploite l’instabilité du Yémen pour en faire une base arrière pour des attaques dans la région et au-delà.

La nouvelle de l’arrestation des étudiants survient quelques jours après l’interpellation à Sanaa d’une Australienne convertie à l’islam et installée au Yémen. Selon son avocat, Shyloh Giddens a été arrêtée en raison de ses contacts avec une Bangladaise placée en détention en mai pour liens présumés avec des groupes islamistes radicaux.

Sans la désigner nommément, le département australien des Affaires étrangères a fait savoir que sa ressortissante avait été interpellée le 16 mai après deux jours d’assignation à résidence avec ses enfants, âgés de cinq et sept ans.

Mohamed Soudam, Philippe Bas-Rabérin
pour le service français

09/06/10 (B555) Accords Djibouto-érythréen sous l’égide du Qatar …. ? (5 articles en Français)

_______________________ 5 – ONU (Centre informations)

Signature d’un accord entre l’Erythrée et Djibouti sur leur conflit frontalier

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a salué l’accord signé entre L’Erythrée et Djibouti sur le conflit frontalier qui opposait les deux pays depuis plus de deux ans.

Le président Erythréen, Isaias Afewerki, et le président Djiboutien, Ismail Omar Guelleh, ont signé l’accord dimanche grâce à la médiation de l’Emir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa al-Thani.

« Le Secrétaire général de l’ONU est encouragé par ce développement positif, qui, selon lui, contribuera à instaurer une paix et une stabilité durable dans la région de la Corne de l’Afrique », a fait savoir mardi le porte-parole de Ban Ki-moon.

L’accord doit mettre un terme au différend qui opposait les deux pays depuis 2008 sur une zone frontalière non délimitée. Des affrontements militaires avaient éclatés dans la zone de Ras Doumeira et dans l »île de Doumeira, située en Mer Rouge. Ces violences avaient causé la mort de 35 personnes et fait des dizaines de blessés.

En janvier 2009, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adoptée une résolution (1862) qui exhortait l’Erythrée à retirer ses forces sur les positions du « statu quo ante », et à reprendre des relations diplomatiques avec Djibouti « en vue d »aboutir à un règlement mutuellement acceptable de la question de la frontière ».

En septembre 2008, une mission d’enquête diligentée par l’ONU avait appelé l’Erythrée à retirer ses troupes militaires de la frontière, Djibouti ayant démilitarisé la zone.

_______________________ 4 – Les Echos

Djibouti : la France soutient la médiation qatarie

L’Elysée s’est déclarée, hier, « prête à apporter tout son soutien » au Qatar pour son rôle de médiateur entre l’Erythrée et Djibouti -qui abrite une importante base militaire française. Le Qatar avait affirmé lundi mener une médiation dans un conflit territorial entre les deux pays, dont les relations sont tendues depuis une incursion de troupes érythréennes dans la zone frontalière de Ras Doumeira, à 120 km de Djibouti, en avril 2008. Selon le Premier ministre qatari, L’Erythrée a déjà procédé à « un retrait des zones frontalières en litige ».

Une force d’observation qatarie sera chargée de contrôler la frontière entre les deux voisins jusqu’à la conclusion d’un accord définitif sur un règlement du conflit.

Le Qatar a offert sa médiation dans plusieurs conflits régionaux, notamment dans la corne de l’Afrique.

_______________________ 3 – InfoPlus (Gabon)

Gabon-Afrique : Jean Ping salue la signature d’un accord entre l’Erythrée et Djibouti

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a salué mardi à Addis-Abeba, en Ethiopie, la signature d’un accord entre l’Erythrée et Djibouti, estimant qu’il pourrait contribuer à la stabilité de la Corne de l’Afrique, notamment en Somalie.

Cet accord a été signé dimanche par le président érythréen, Isaias Aferwerki, et son homologue djiboutien, Ismael Omar Guelleh, pour mettre un terme à un vieux litige frontalier opposant leurs pays.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’émir du Qatar, Sheikh Hamid Bin Khalifa Al Thani, dont le pays a servi de médiateur.

L’Erythrée a accepté de retirer ses troupes d’une zone que Djibouti considère comme faisant partie de son territoire.

______________________ 2 – Reuters

Djibouti et l’Erythrée acceptent une médiation du Qatar

L’Union africaine a apporté mardi son soutien à un accord conclu entre l’Erythrée et Djibouti pour une médiation du Qatar dans leur conflit frontalier qui menace de déstabiliser la Corne de l’Afrique.

Ces deux pays de la mer Rouge se sont affrontrés à plusieurs reprises en 2008 autour de leur frontière et s’accusent mutuellement d’attaques.

Jean Ping, qui préside la commission de l’Union africaine, a annoncé la signature d’un accord confiant la médiation à l’émir du Qatar, le cheikh Hamad ibn Khalifa al Thani.

"(Jean Ping) espère que cet effort aura un impact positif sur la situation générale de la Corne de l’Afrique, y compris sur le réglement d’autres contentieux bilatéraux dans la région", indique l’UA dans un communiqué publié au siège de l’UA dans la capitale éthiopienne. "Ping est confiant et pense que l’offre (de médiation) ouvrira la voie à une normalisation complète des relations entre Djibouti et l’Erythrée. "

Les Nations unies ont imposé l’an dernier des sanctions à l’encontre de l’Eythrée pour son refus d’opter pour une solution pacifique à son différend frontalier avec Djibouti et pour son soutien présumé à des groupes rebelles en Somalie voisine.

Djibouti, coincée entre l’Erythrée et la Somalie, a soutenu les sanctions onusiennes et accuse l’Erythrée d’occuper une partie de son territoire.

(Barry Malone; Marine Pennetier
pour le service français)

______________________ 1 – Aufait (Maroc)

Médiation du Qatar dans un différend frontalier entre l’Erythrée et Djibouti

Le Qatar a annoncé lundi avoir entamé une médiation entre les gouvernements d’Erythrée et de Djibouti pour résoudre, à leur demande, un contentieux frontalier qui les oppose.

Cité par l’agence qatarie QNA, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, a indiqué que les présidents des deux pays ont signé un accord prévoyant cette médiation et habilitant l’émir du Qatar à proposer un protocole à cet effet.

Un groupe d’observateurs qataris "s’est déjà assuré" sur place du retrait de troupes érythréennes des zones litigieuses, a ajouté le Premier ministre, précisant que les ministres des Affaires étrangères des deux pays procéderont incessamment à un échange des accords à Doha.

Il a également indiqué que le protocole élaboré par le Qatar prévoit la désignation, en commun accord, d’une société internationale spécialisée qui procédera au traçage des frontières entre les deux pays selon les normes en vigueur dans le monde et conformément aux instruments internationaux qui régissent ce domaine.

Parmi les autres dispositions du document cité par le responsable qatari, il y a notamment une prévision sur un échange de prisonniers entre les deux parties.