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21/12/2015 (Brève 556) RFI : Répression policière à Djibouti: au moins 25 morts, selon l’opposition

>Par RFI Publié le 21-12-2015 Modifié le 21-12-2015 à 20:36
lien avec l’article original : http://www.rfi.fr/afrique/20151221-djibouti-repression-police-morts-balbala-union-salut-national

A Djibouti, selon l’opposition, une manifestation culturelle aurait été réprimée dans la nuit de dimanche à lundi 21 décembre, à Balbala, en périphérie de la capitale. La police aurait tiré à balles réelles faisant au moins 25 morts, selon l’Union pour le Salut National (USN) et plus d’une centaine de blessés. Ce lundi après-midi, la police aurait également ouvert le feu lors d’une réunion de la coalition d’opposition de l’USN. Plusieurs de ses dirigeants auraient été arrêtés et d’autre grièvement blessés.

Le bilan est encore incertain mais pour maître Zakaria Abdillahi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains, la situation est d’une gravité exceptionnelle.

« Une communauté djiboutienne célébrait une fête, à la fois religieuse et tribale. Il paraît que ce matin, à 4h00 du matin, des éléments de la police sont intervenus pour les disperser alors qu’ils étaient en train d’organiser une fête pour manger et lire le Coran. Donc, cela n’avait rien à voir avec l’opposition politique. Ce que je viens d’apprendre c’est que l’USN dit qu’il y a eu au moins une vingtaine de morts ; d’autres sources disent une cinquantaine de morts et c’est tout un arsenal militaire qui a été utilisé, à savoir des chars, des blindés et autres », a déclaré à RFI le président de la Ligue djiboutienne des droits humains.

« Par ailleurs, cet après-midi, des éléments de la police, également, se sont rendus dans un logement privé où se trouvaient certains cadres de l’opposition djiboutienne. Dans les réseaux sociaux, on voit les photos de l’ancien ministre de la Culture et des Affaires musulmanes blessé ; un député de l’opposition a été gravement blessé ; un autre dirigeant de l’opposition a été arrêté et malmené. Donc, voilà à peu près la situation. Je crois que je n’ai pas tout dit mais une chose est sûre, c’est que la situation est d’une gravité extrême », a ajouté Maître Zakaria Abdillahi.

Le gouvernement de Djibouti a pris un décret, fin novembre, mettant en place des « mesures exceptionnelles de sécurité » en réaction aux attentats de Paris et de Bamako.

Ces derniers mois, la ligue djiboutienne des droits de l’homme a dénoncé, à plusieurs reprises, la multiplication des arrestations d’opposants à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour avril 2016. L’actuel président, Ismaïl Omar Guelleh, s’est déclaré, la semaine dernière, candidat pour un quatrième mandat.

18/06/10 (B556) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

_____________________ 3 – Jeune Afrique

Au port d’Eyl, la manne profite à tout le monde

Aujourd’hui, c’est la capitale mondiale de la piraterie – une ville inondée de dollars et d’armes, d’hôtels et de restaurants construits avec l’argent des rançons. À en croire le rapport du Groupe de contrôle sur la Somalie, remis le 10 mars au Conseil de sécurité des Nations unies, la répartition des rançons fait l’objet d’un véritable « business model ». Tout le monde « en croque », mais pas dans les mêmes proportions.

Les moins bien servis sont les villageois qui, sur terre, fournissent matériel, hébergement et nourriture ;: ils sont payés comme de simples prestataires de services. Viennent ensuite les miliciens qui attendent, sur la côte, l’arrivée du navire capturé pour en assurer la sécurité ;: ils perçoivent une rémunération fixe. Suivent les pirates (entre huit et douze à chaque équipée), recrutés seulement s’ils possèdent une arme ;: ils ont droit à un pourcentage de la future rançon – d’un montant moyen de 15 ;000 dollars. Les mieux lotis sont les investisseurs qui ont financé l’opération ;: ils touchent 30 % du butin plus le remboursement des frais.

Le mythe de Robin des Bois qui redistribuerait les gains a fait long feu. Cependant, la manne des rançons fait vivre bon nombre de Somaliens ;: les familles des pirates, mais aussi les commerçants, les vendeurs de voitures, les maçons…

De quoi faire rêver la jeunesse : « De nombreux étudiants arrêtent leur scolarité pour se rendre à Eyl car ils voient comment leurs amis se sont fait beaucoup d’argent », expliquait le ministre de la Pêche du Puntland, Abdulqaadir Muuse Yusuf, dans les colonnes du Guardian en 2008.

_____________________ 2 – Malango-actualités

L’opération Atalante étendue jusqu’à Mayotte

Par Eric Trannois

Les 27 ministres des Affaires étrangères ont, lors de leur réunion mensuelle lundi à Luxembourg, approuvé la prolongation de l’opération européenne anti-piraterie EUNAVFOR Atalanta pour deux ans de plus, « jusqu’à décembre 2012 ».

Ils ont également approuvé son « accord pour une extension de la zone d’opérations » à la fois vers l’est, jusqu’aux Maldives et plus très loin de l’Inde, et vers le sud, vers la Tanzanie, Mayotte et Madagascar, « afin de réagir à l’élargissement du champ d’action des pirates ». C’est la seconde extension depuis le début de l’opération, en décembre 2008.

Les 27 ont également adressé une piqûre de rappel, en guise d’avertissement en direction de la communauté maritime internationale pour qu’elle insiste « davantage pour que les transporteurs se conforment strictement aux bonnes pratiques ».

Cette extension vers le canal du Mozambique était attendue, après deux attaques avérées ayant eu lieu dans la région, une au nord des Comores et une autre, dernièrement, au banc du Geyser, entre Mayotte et Madagascar.

A l’élément de base navale de Mayotte, on n’a pas « été saisi officiellement », mais Thierry Avice nous confie que l’information peut arriver d’un moment à l’autre. En revanche, on n’a aucune information sur les détails du mécanisme. « Qui va être dedans?, quels seront les moyens? ». En effet, l’agrandissement de la zone d’action d’Atalante ne peut être efficace que si les moyens mis à sa disposition augmentent.

Une chose est certaine, les forces françaises dans l’océan Indien vont être impressionnantes alors que la France va prendre la tête de l’opération Atalante, pour la première fois, à la fin de l’été. Nicolas Sarkozy a indiqué que le porte-avions français « Charles de Gaulle » serait déployé dans les prochains mois dans l’océan Indien. Le président de la République a, ainsi, confirmé que le groupe aéronaval de la Marine nationale partirait « avant la fin de l’année en océan Indien et dans le golfe Persique ». En dehors du porte-avions et de son groupe aérien embarqué, le groupe aéronaval compte des frégates de lutte antiaérienne et anti-sous-marine, un sous-marin nucléaire d’attaque et un bâtiment de ravitaillement.

Même si la mission principale du Charles de Gaulle sera orientée vers l’Afghanistan en appui aux troupes engagées en Afghanistan contre les talibans, cette présence imposante ne peut que modifier la donne dans ce lourd dossier de la piraterie. Le Charles de Gaulle peut atteindre 27 nœuds et parcourir plus de 1000 km en une journée et peut emporter jusqu’à 40 appareils qui ont un rayon d’action de plus de 1500 km.

______________________ 1 – AFP

Cinq ans de prison pour les premiers pirates somaliens jugés en Europe

De Nicolas DELAUNAY

Les cinq premiers pirates somaliens jugés en Europe ont été condamnés jeudi aux Pays-Bas à cinq ans de prison par le tribunal de Rotterdam (ouest) pour avoir attaqué un cargo dans le golfe d’Aden le 2 janvier 2009.

"La cour condamne les prévenus à une peine de prison pour une durée de cinq ans", a déclaré le président du tribunal Jan Willem Klein Wolterink, soulignant que "la piraterie est un fait punissable".

"Les prévenus sont allés en mer dans le but de détourner un bateau", a indiqué le président en lisant le jugement. "Ils ont attaqué le Samanyolu", a-t-il dit, ajoutant : "c’est une chance que personne n’ait été tué ou blessé".

Au prononcé de la peine, l’un des pirates, Sayid Ala Garaar, 39 ans, s’est exclamé : "les Pays-Bas n’aiment pas les musulmans, on le sait". "Ce n’est pas légal", s’est-il emporté, comentant le jugement.

"C’est très dur, c’est trop dur. Ils ne faisaient même pas partie d’une grande bande organisée", a commenté l’un des avocats de la défense, Reinier Feiner, en annonçant à l’AFP qu’il allait faire appel pour avoir "un procès juste".

"Le tribunal a tenu compte de certaines circonstances, comme le fait que la Somalie est très pauvre et qu’ils ont attaqué pour subvenir aux besoins de leurs familles mais c’est encore trop lourd", a estimé un autre avocat de la défense, Willem Jan Ausma.

Les Somaliens, âgés de 25 à 45 ans, étaient poursuivis pour piraterie pour avoir attaqué un cargo turc enregistré aux Antilles néerlandaises, le Samanyolu, à bord d’une embarcation rapide et munis d’armes à feu.

"Lors de l’attaque, ils ont tiré en direction du Samanyolu et de son équipage avec des armes à feu et un lance-roquette", a assuré le président du tribunal.

"La piraterie est une menace sérieuse au droit international de libre passage dans les eaux internationales", a-t-il estimé, soulignant que le manque de sécurité dans le golfe d’Aden avait des "conséquences économiques mondiales".

Une peine de sept ans de prison avait été requise le 26 mai par le parquet contre les cinq prévenus qui encouraient jusqu’à douze ans de prison. Leur procès s’était ouvert le 25 mai.

Interpellés par la marine danoise, ils avaient été remis aux autorités néerlandaises à Bahreïn. Transférés aux Pays-Bas le 10 février 2009, ils étaient depuis en détention provisoire.

Lors de la première journée d’audience, les cinq hommes avaient affirmé être innocents. Ils avaient assuré être des pêcheurs, victimes d’une panne de moteur, et avoir voulu demander de l’aide au cargo turc. Deux d’entre eux avaient toutefois reconnu avoir été en mer pour "détourner un bateau".

Deux cent quinze attaques ont été menées par des pirates somaliens contre des navires de la marine marchande en 2009 au large des côtes somaliennes, sur un total de 409 dans le monde, selon le Bureau maritime international (BMI).

Plus de 110 pirates ont été déjà été jugés au Kenya.

Six pirates somaliens ont été condamnés à mort le 18 mai au Yémen pour une tentative de détournement, qui avait fait deux morts, d’un pétrolier yéménite.

18/06/10 (B556) Nouvelles de Somalie (3 articles en Français)

__________________ 3 – MSF

Somalie – MSF reprend ses activités à Hawa Abdi après les incidents de sécurité

MSF constate que la situation sécuritaire à Hawa Abdi s’est améliorée, ce qui lui permet de reprendre ses activités médicales.

Somalie : Des combats contraignent MSF à suspendre ses activités à Hawa Abdi "Les groupes armés qui avaient occupé la clinique sont partis et notre équipe médicale peut à nouveau soigner les patients," explique le chef de mission David Querol.

Les activités médicales à Hawa Abdi ont repris progressivement depuis la fin du mois de mai avec, tout d’abord, la réouverture des programmes nutritionnels. Les équipes médicales de MSF ont déjà traité 907 enfants dans le programme nutritionnel thérapeutique ambulatoire et 131 dans le programme nutritionnel hospitalier. Le weekend dernier, les activités de pédiatrie ont repris à l’hôpital et 35 enfants ont été hospitalisés depuis. MSF continue d’évaluer la situation sécuritaire et espère pouvoir reprendre ses consultations externes d’ici peu.

Le 5 mai 2010, une altercation de nature privée avait dégénéré en affrontements violents à proximité de la clinique d’Hawa Abdi, en Somalie, conduisant à l’occupation des locaux médicaux par un groupe armé. MSF avait été obligée d’évacuer ses patients et de suspendre ses activités, laissant des milliers de Somaliens vivant dans le corridor d’Afgooye sans accès aux soins.

MSF en appelle à toutes les factions armées en Somalie à respecter la neutralité des établissements et personnel médicaux afin que l’organisation puisse poursuivre ses activités.

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MSF est présente en Somalie depuis 1991 et offre actuellement des soins médicaux gratuits dans les régions de Banadir, Bay, Hiraan, Middle Juba, Middle Shabelle, Lower Shabelle, Galgaduud et Mudug. Plus de 1 300 personnels somaliens, soutenus par quelques 100 personnes à Nairobi, offrent des soins primaires et secondaires, des interventions chirurgicales, soignent la malnutrition, aident les personnes déplacées et assurent la distribution d’eau et d’aide.

__________________ 2 – Europe 1

Somalie: 11 morts dans des combats

Des combats opposant les insurgés islamistes radicaux shebab aux forces gouvernementales ont fait au moins 11 morts vendredi matin à Mogadiscio, ont indiqué des sources officielles.

Les shebab ont lancé vers 06H00 (03H00 GMT) une offensive contre les forces somaliennes stationnées dans le quartier de Hosh, dans le sud de la capitale, déclenchant de violents combats à l’arme lourde.

"Les insurgés, soutenus par des éléments terroristes étrangers, ont attaqué nos positions à Hosh tôt ce matin et il y a eu des combats violents qui ont fait beaucoup de morts. Leurs cadavres (des insurgés) jonchent les rues de la zone", a affirmé à l’AFP un responsable militaire gouvernemental, le colonel Ahmed Warsame.

__________________ 1 – Afrique en Ligne avec Pana

Appel à un sommet d’urgence pour sauver le gouvernement

Une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays de la Corne de l’Afrique a lancé un appel pour un sommet régional d’urgence en vue d’aborder la question de la tension galopante en Somalie et pour éviter la chute du gouvernement de coalition dans le pays.

Le conseil des ministres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) a déclaré dans un communiqué publié à la fin de la rencontre tenue à Addis-Abeba, en Ethiopie, qu’il est nécessaire de tenir un sommet d’urgence des leaders de la région pour résoudre l’impasse politique persistante en Somalie.

Le sommet devrait aborder la "sérieuse situation sécuritaire en Somalie" et proposer des solutions.

Le président somalien, Sheikh Sharif Ahmed, est confronté à une crise politique interne, suite à la démission récente de son ministre de la Défense.

Le très influent président de l’Assemblée nationale somalienne, Sheikh Aden Madobe, a démissionné en mai, laissant derrière lui un gouvernement chancelant. Sa démission a été suivie par celle de personnalités importantes du gouvernement de transition.

L’émissaire des Nations unies, Ahmed Ould Abdallah, en fin de mission, a déclaré qu’il espérait que le président de l’Assemblée allait revenir sur sa décision.

Les ministres de l’IGAD ont insisté sur la nécessité d’une refonte totale du processus de paix en Somalie.

"Le conseil a souligné que les efforts pour stabiliser la situation actuelle en Somalie requiert une contribution. Il est donc recommandé à l’assemblée des chefs d’Etat et de gouvernement de l’IGAD de convoquer le plus rapidement possible un sommet extraordinaire pour faire la revue de la situation politique et sécuritaire en Somalie et dans la région avec l’objectif de repenser le processus dans sa globalité", ajoute le communiqué.

Les ministres ont exhorté l’ONU à ordonner immédiatement le passage de témoin entre son opération de maintien de la paix en Somalie et la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Les ministres ont également sollicité une intervention urgente des leaders politiques de la région et ont déclaré que la crise politique dans ce pays de la Corne de l’Afrique est en train de s’aggraver.

Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Seyoum Mesfin, assurait la présidence de la rencontre ministérielle de l’IGAD.

Les pays membres de l’IGAD sont l’Ethiopie, Djibouti, le Kenya, le Soudan, l’Ouganda et la Somalie, l’Erythrée s’étant retirée du regroupement régional en 2007.

18/06/10 (B556) Yémen Express (3 articles en Français)

____________________ 3 – L’Express

Cinq Français détenus au Yémen

Par Eric Pelletier, Jérémie Lanche,

Les autorités locales soupçonnent plusieurs d’entre eux de liens avec Al-Qaeda.

Cinq Français – et non trois comme annoncé dans un premier temps – étaient toujours détenus au Yémen en début de semaine, après plusieurs vastes opérations antiterroristes lancées ces derniers mois.

La plupart, venus apprendre l’arabe littéral, sont soupçonnés par les autorités locales de liens avec Al-Qaeda. Pour autant, les services de renseignement français se montrent sceptiques sur leur activisme, leur parcours n’ayant jamais éveillé de soupçons.

____________________ 2 – Artclair.com

Yémen : une association de défense des droits de l’homme dénonce des abus sur un site protégé par l’Unesco

La Hood Organization, une association de défense des droits de l’homme et des libertés, accuse les autorités locales de la ville de Zabid, ancienne capitale historique, d’extorsion de fonds, de confiscation de propriété et de violence envers les habitants de la ville. L’association en appelle à l’Unesco.

L’association Hood Organization, une des associations de défense des droits de l’homme et des libertés au Yémen – fondée en 1998 – accuse les autorités locales de la ville historique de Zabid, d’extorsion de fonds et de confiscation de maisons sous prétexte de protection du site, a-t-on appris du Yémen Observer.

La ville de Zabid est une des plus anciennes cités du Yémen dont elle fut la capitale du XIIIe au XVe siècle. Plaque tournante du commerce entre l’Afrique orientale et l’Asie, la ville avec son architecture civile et militaire est un site d’une grande importance archéologique et historique. Zabid fut connu pendant des siècles dans le monde arabe et musulman pour son université islamique. D’abord inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, la ville est depuis 2000, sur celle du patrimoine mondial en péril de l’Unesco.

Les autorités de la ville ont décidé d’appliquer les mesures de protection des monuments et du patrimoine à l’ensemble de la ville dépassant les limites fixées par l’Unesco. Ainsi, des centaines d’habitants – souvent pauvres – ont vu leurs maisons confisquées et même détruites et cela sans aucune compensation, leurs propriétés étant pourtant situées en dehors des limites établies par l’organisation mondiale.

L’affaire tourne également à l’extorsion de fonds, les autorités faisant payer des redevances à ceux qui veulent construire dans la ville, pour, selon eux, leur faire éviter les réprimandes du bureau archéologiques. Le 8 juin dernier, une manifestation organisée pour dénoncer ces abus a tourné au drame. Des tirs des autorités de police visant à disperser la foule ont coûté la vie à une personne et blessé une autre. L’association demande à l’Unesco de réagir au plus vite pour que la protection du patrimoine ne se fasse pas aux dépens des vies humaines.

____________________ 1 – Le Figaro avec AFP

2 membres présumés d’al-Qaida jugés

Deux membres présumés d’Al-Qaïda au Yémen ont comparu aujourd’hui (15/06) devant un tribunal de Sanaa spécialisé dans les affaires de "terrorisme", sous l’accusation d’implication dans des attentats meurtriers.

Mansour Saleh Dalil et Moubarak Hédi al-Chabwani, arrêtés le 11 décembre dans la province de Marib (est), un des fiefs d’Al-Qaïda, sont accusés de "participation à une bande armée pour mener des actions criminelles contre des responsables militaires et de sécurité" et de "résistance à une force armée chargée de leur traque".

Selon l’acte d’accusation, ils sont également poursuivis pour deux attaques armées contre des militaires à l’origine de la mort de deux soldats et d’un civil fin juillet 2009 dans la province de Marib, et dans une troisième attaque qui s’était soldée par la mort de trois officiers de police et de deux soldats le 3 novembre 2009 dans le Hadramout (sud).

Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié récemment sa lutte contre Al-Qaïda, qui a revendiqué par le passé des attaques contre des missions diplomatiques occidentales, des installations pétrolières et des touristes.

18/06/10 (B556) Nous relayons l’appel à manifester contre le soutien français aux dictateurs. Il nous a été transmis par l’Association SURVIE.

Appel à la manifestation du
13 Juillet 2010
18H Place de la République (angle bd Magenta)
50 ans de Françafrique, ça suffit !

Arrêtons le soutien aux dictateurs !
Soutenons les peuples africains !

Le 14 juillet à Paris, des unités militaires de 14 pays africains défileront sur les Champs – Elysées, au côté des troupes françaises. Convoqués par Nicolas Sarkozy, les chefs d’État, amis de toujours de la France et des réseaux de la Françafrique : les Gnassingbé (Togo), Bongo (Gabon), Compaoré (Burkina Faso), Déby (Tchad), Sassou Nguesso (Congo Brazzaville), Biya (Cameroun) seront présents dans la tribune présidentielle.

Ceux-là, ainsi que d’autres dictateurs et putschistes, responsables pour certains du massacre d’une partie de leur population et du maintien de celle-ci dans la pauvreté, viendront s’assurer du soutien politique, économique et militaire et de leur enrichissement personnel auprès de leur ancienne puissance coloniale.

La France qui, durant la colonisation, avait abondamment pillé les ressources et utilisé les peuples comme réservoir de main d’œuvre, poursuit depuis 50 ans sa politique par tous les moyens, au détriment du développement des pays concernés, ce qui amène de nombreux africains à migrer pour nourrir leurs familles.

Dans la plupart des pays concernés, les gouvernements de la France ont éliminé ou se sont rendus complices des assassinats de leaders qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays comme Patrice Lumumba, Medhi Ben Barka, Félix Moumié, Ruben Um Nyobé, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Farhat Hached…

Les autorités françaises ont mis en place des dictateurs, intégrés dans les réseaux de la Françafrique où ils côtoient l’Etat major de l’Armée, l’Elysée et des grandes entreprises comme Total, Bouygues, Bolloré, ou Areva. De l’Afrique de l’Ouest au Maghreb où Ben Ali et Mohamed VI prospèrent sur le dos de leurs peuples, l’héritage du colonialisme est toujours présent.

Aujourd’hui encore, la plupart des élections dans ces pays sont truquées, les opposants souvent emprisonnés, parfois torturés ou assassinés, par ceux là même qui défileront le 14 juillet , avec la complicité des autorités françaises.

A cette politique françafricaine s’ajoute une agriculture exportatrice européenne et la recolonisation des terres qui détruisent les productions locales, accélèrent le réchauffement climatique et contraignent les paysans africains à fuir les campagnes ou à migrer vers l’Europe. Cette « Europe Forteresse » qui fabrique des sans papiers, les exploite et les expulse sous couvert d’accords de réadmission codifiés dans la Directive Européenne de la Honte, au mépris de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

CONTRE :
• Le soutien de la France aux dictateurs qui vivent impunément des rapports néocoloniaux au détriment du développement de leurs pays et du bien-être des populations ;
• La torture, les massacres, les assassinats politiques, les trafics d’armes, et l’impunité de leurs auteurs et de leurs complices ;
• La vie chère et la hausse des produits de première nécessité ;
• Le pillage du continent par les pays riches par le biais de leurs multinationales, de la Banque Mondiale et du FMI ;
• L’impunité, la criminalité financière et les paradis fiscaux et judiciaires ;
• La politique africaine de la France menée par Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs.

POUR :
• La démocratie et des élections libres et transparentes ;
• Le respect des droits humains ;
• L’annulation de la dette illégitime payée par les peuples africains ;
• L’accès de tous à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à l’habitat, et à la justice ;
• Une vraie mobilisation contre le Sida et le paludisme ;
• La régularisation de tous les Sans Papiers : Grévistes en lutte depuis 8 mois et Marcheurs partis de Paris le 1er Mai pour aller interpeller les dictateurs africains réunis à Nice le 31 mai, tous ensemble unis et déterminés dans un combat commun ;
• La fermeture des bases militaires françaises en Afrique et l’arrêt de l’aide militaire et policière française aux dictateurs sous couvert d’Aide Publique au développement.

Nous, organisations françaises et africaines, exigeons un partenariat entre l’Europe et l’Afrique pour le développement et l’émancipation de l’Afrique hors de la tutelle du gouvernement français.

Manifestons contre la Françafrique ! Place de la République, Paris, le 13 juillet, à 18 h.

Bal anticolonial, 20h30, au Ministère de la régularisation de Tous les Sans papiers, 14 rue Baudelique, 18ème, Métro Simplon, (ligne 4).

Premiers signataires :

  • Union des Populations du Cameroun, CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise),
  • CNR-MUN (Conseil National pour la Résistance – Mouvement Umnyobiste Cameroun/Allemagne),
  • Mouvement panafricaniste de Munich ( AK Panafrikanismus München),
  • Fédération Congolaise de la Diaspora,
  • CAAC Comores,
  • Attac Gabon,
  • FTCR (Tunisie),
  • La Voie Démocratique ( Maroc)
  • Sortir du Colonialisme,
  • Survie,
  • AFASPA,
  • MRAP,
  • Droits Devant,
  • CEDETIM,
  • IPAM,
  • Afriques en lutte,
  • Respaix Conscience Musulmane (RCM),
  • Réveil des Consciences, « 93 au cœur de la République » (Aubervilliers)
  • L’Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT),
  • Ministère de la Régularisation de Tous les Sans papiers,
  • CNT,
  • Union Syndicale Solidaires,
  • Les Alternatifs,
  • NPA,
  • la FASE,
  • PCF,
  • Les Verts

18/06/10 (B556) Radio-Trottoir. Scrutin électoral anticipé … ??? (Lecteur)

I) Une nouvelle méthode pour frauder les élections ?

Un pseudo 3ème mandat.

Depuis une semaine une nouvelle méthode est en test.

Cette méthode consiste à faire voter prématurément et en toute discrétion suivant un calendrier établi à l’avance. Les électeurs sont convoqués par groupe. On commence par les femmes du secteur informel après les avoir bien sélectionnées.

En premier donc, les petites commerçantes qui ont obtenu des prêts sous forme de microcrédits et qui doivent surmonter actuellement de grosses difficultés de remboursement.

Depuis le clash de Doumeira qui avait décimé pour une cause inutile, un nombre impressionnant de nos soldats, l’ADDS fait des opérations de microcrédits non pas pour des raisons caritatives comme la Caritas du Secours Catholique du vivant de feu Robert Carton, mais pour des raisons bassement politiques, sous les recommandations de l’UNFD.

Pour plus de discrétion ces opérations de « récupération politique» sont supervisées par Madame Degmo, Secrétaire Générale de l’UNFD et par son mari Kadar Directeur de l’ADDS.

Ces opérations électorales « échelonnées » et anticipées ont débuté cette semaine, d’abord au Mocambo ancien Bar-Dancing du Parrain Barkat Gourad durant la belle période post indépendance quand le vieux Barkat dansait en Equipe le « Madison » avec le jeune Idriss Arnaoud très sautillant.

Actuellement le Mocambo est le siège du RPP présidé par le mafieux IOG.

C’est lors de l’un des premiers scrutins de « ces votes par anticipation » que le premier scandale est arrivé. Il nous a permis de pendre connaissance de cette nouvelle méthode électorale qui sera certainement déployée à une zone plus large et qui sera déclarée comme la 1ère expérience mondiale par les Observateurs de l’UA et de la Ligue Arabe lors des élections mascarades qui seront imposées (avec les « Houra, Houra de la marine Française ? »).

Comme le hasard fait bien les choses, un opposant, marié à une femme respectable, qui se rendait au Ministère de l’Education ancien bâtiment de la Marine Française, non loin de la Poste de Djibouti, a vu son épouse pénétrer dans la cour du siège du RPP.

Hersi, cet Opposant de longue date, curieux de nature, n’a pas pu s’empêcher à pénétrer dans les locaux du Mocambo pour suivre discrètement son épouse.

Inquiet et se demandant avec qui elle avait rendez-vous, il a attendu quelques instants avant de rentrer dans la salle des réunions.

Ne voyant personne, il entendait pourtant des voix et il s’approcha discrètement pour ouvrir la porte.

Quel scandale !!

Sa Femme était en train d’apposer ses empreintes digitales et il entendit une jeune fille dire à haute voix : « Madame vous avez voté pour Ismaël Omar Guelleh vous pouvez retourner travailler sans inquiétude car votre crédit sera partiellement effacé par Kadar, le mari de Degmo ».

Il va s’en dire que ce scandale a semé la peur auprès des proches cousins d’IOG, surtout Degmo et consorts.

Si bien que le financier et superviseur de l’argent sale du RPP, ministre de la Justice et superviseur de la Prison de Gabode, a décidé de prendre les opérations en main.

Depuis jeudi matin 17 juin 2010 ces « opérations électorales» se déroulent en cachette dans les locaux du Centre Communautaire au Quartier V sur le Boulevard de Gaulle presque en face de la Gendarmerie et des Pompiers.

Décidemment ce régime, en chute libre, s’accroche à la « poussière du Khamsim ».

Plus personne ne croit à ces élections bidons. Seule la révolte populaire pourra chasser ce régime mafieux imposé par les Forces Extérieures.

II) La comédie des trois cousins d’IOG

Le Général Zakaria en fouta (boubou de la région) était dans une voiture banalisée presque en face du vaste Meeting de l’UAD le Vendredi après midi 11 juin 2010.

Le Colonel Hassan SAID de la SDS et Chef du Cabinet militaire d’IOG se trouvait lui aussi dans une autre voiture non loin du Général Zakaria, tandis que le Ministre de l’Intérieur, l’instable et insolent Yassim Elmi Bouh, a cru plus rentable et sécuritaire d’être aux côtés de Degmo et de Kadar dans une salle confortablement aménagée et climatisée avec une excellente vue sur la Manifestation Populaire de l’Opposition.

Questions de marquer leur solidarité à Ismaël Guedi Hared, ancien Patron avant 1995 (année de l’assassinat du Juge Borel) du Général Zakaria et de Yassin Elmi, mais en réalité pour d’autres raisons ?

Est-ce une méthode charme pour récupérer l’Opposition ?

Sur ce dernier point je pense qu’il est trop tard et que personne ne pourrait« hypothéquer son avenir pour un vieux boutre sur le point de couler ».

Tandis qu’au même moment à Ali Sabieh, le Gros IOG se faisait huer par les courageux jeunes Assajogs ?

En effet, ce déplacement éclair a suscité un soulèvement populaire spontané à Ali Sabieh car un cousin germain du Colonel BOGOREH (qui a certainement été assassiné sur ordre d’IOG) a été tabassé en plein public par la Garde républicaine.

Ce cousin germain du Colonel assassiné est un sergent Chef de la Gendarmerie nationale de la Brigade d’Ali Sabieh – Section Intervention Spéciale.

Il aurait été prié par le Colonel tueur de la Garde Républicaine Mohamed Djama de déposer son arme et de renter à la maison.

Ce dernier a refusé en disant qu’il n’avait pas reçu d’ordre de ses Supérieurs.

D’où le soulèvement populaire qui s’en est suivi contre IOG et sa Garde.

Un vieux Cheminot
qui a rejoint l’UAD
en claquant la porte de l’UMP

16/06/10 (B556) LDDH : un trou de plusieurs milliards !



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 15 JUIN 2010

Un trou de plusieurs milliards de francs Djibouti…
Le Corps de la Santé va très mal !

 

Questions préalables.

1) A combien se chiffre le trou financier au niveau de l’Hôpital Peltier : un (1) milliards de Francs Djibouti ou nettement plus ?

2) A combien se chiffre le trou financier au niveau de l’aide internationale octroyée au Ministère de la Santé pour lutter contre le SIDA : à cinq (5) milliards de Francs Djibouti ?

3) Qui a octroyé cette aide d’un tel montant alors que tout le monde même le HCR connait très bien les antécédents de l’actuel Ministre de la Santé ?

4) La Banque Mondiale et l’OMS vont-ils ou ont-ils déjà réagi ?

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Un fait récent qui prouve le ras-le-bol du Corps médical.

Depuis le 10 juin 2010 les personnels paramédicaux de l’Hôpital Peltier ont déclenché un mouvement de protestation.

Ce mouvement continue encore, alors que le silence gouvernemental montre clairement leur irresponsabilité ou leur inconscience.

Ci-après la teneur de leur lettre au Directeur de l’Hôpital.
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« Hôpital Général Peltier
AU Directeur de l’Hôpital
Objet
: Préavis de grève

Monsieur le Directeur,

Par la présente et conformément à l’article n° 13 de LOI ORGANIQUE n° 48/AN/83/Ière L du 26 juin 1983 portant statut général des fonctionnaires et suivants du Code du travail, les personnels paramédicaux vous notifient d’un préavis de grève.

Le mouvement de protestation débutera le 10/06/2010 à 8 h et prendra fin qu’à l’obtention de tous nos honoraires, sans diminution de leurs valeurs actuelles. Par cette action, nous souhaitons attirer votre attention sur les faits suivants :

  • Un retard chronique de payement de nos heures supplémentaires
  • Une diminution de plus de 30% de leurs valeurs, sans négociation préalablement avec les personnels
  • Absence de communication sur la situation actuelle de votre part
  • Aucune prise de décisions pour rétablir la situation
  • Manque de transparence sur la situation de ces honoraires

A ce titre nous revendiquons les éléments ci-dessus :

1) Payement de nos honoraires depuis janvier 2010

2) Rétablir la valeur initiale de nos honoraires.

Recevez, Monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations les plus distinguées

Les personnels paramédicaux de l’HGP
Remis au Directeur de l’Hôpital Peltier
Et reçu par Yasimin le 31/5/1
0

Copie
– Au Ministre de la Santé
– Au Ministre de l’Intérieur
– A l’Inspection de travail
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Par ces motifs :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce d’une manière générale, tous les Détournements des Fonds Publics, des Biens Sociaux, pire encore les dons en médicament et autre assistance financière à divers échelon ministériel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage l’ouverture d’Enquête Indépendante et une Expertise Internationale sur les Détournements en particulier pour les Départements ministériels aux objectifs essentiellement sociaux tels que la Santé, l’Education, l’Intérieur dans la lutte contre la sécheresse et les calamités naturelles.

D’autres secteurs comme l’EDD qui endettent et hypothèquent à outrance l’avenir et à la viabilité de notre pays nécessite d’urgence un Audit International Indépendant et dont leur Rapport devra être public et médiatisé.

NOEL ABDI Jean-Paul

15/06/10 (B556) Nouvelles de Somalie …. Les enfants soldats / Les forces islamistes combattent les passionnés de Foot / Affrontements entre l’Armée et la Police (5 articles en Français)

______________ 5 – Le Monde

Les enfants-soldats du gouvernement somalien, allié des Etats-Unis

Seuls deux pays n’ont pas ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, qui fixe à 15 ans l’âge minimum d’enrôlement volontaire et à 18 ans l’âge de participation directe aux hostilités, il s’agit des Etats-Unis et de la Somalie.

S’il est connu que les rebelles islamistes somaliens enrôlent des enfants pour combattre dans leurs rangs, il l’est moins que des enfants-soldats travaillent pour le gouvernement fédéral de transition somalien, un des pivots de la stratégie antiterroriste américaine dans la Corne de l’Afrique, très critiquée.

Selon le New York Times de dimanche, qui s’appuie sur des associations des droits de l’homme somaliennes et des responsables des Nations unies, le gouvernement somalien, qui dépend de l’Ouest pour survivre, envoie des centaines d’enfants sur les lignes de front, pour certains âgés de seulement neuf ans.

Des responsables du gouvernement somalien ont révélé que l’administration américaine les aidait à payer ces soldats, un arrangement confirmé par des responsables américains, qui ont soulevé l’idée que les soldes de ces enfants-soldats ont pu être payées par les impôts du contribuable.

Selon l’ONU, le gouvernement somalien est l’un des contrevenants les plus constants à l’interdiction d’envoyer des enfants à la guerre, cité aux côtés du Liberia, du Burundi et de l’Angola sur une liste qui comprend également des groupes de rebelles comme l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda (Lord’s Resistance Army).

A ce jour, seuls deux pays n’ont pas ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, qui fixe à 15 ans l’âge minimum d’enrôlement volontaire et à 18 ans l’âge de participation directe aux hostilités, il s’agit des Etats-Unis et de la Somalie. Des règles qui s’appliquent aussi bien aux forces armées nationales qu’aux groupes armés non gouvernementaux. Une situation que Barack Obama avait lui-même dénoncée pendant sa campagne électorale.

______________ 4 – Bivouac

Somalie : Abattus pour avoir regardé la Coupe du monde de football.

Et dix autres arrêtés. Tout ceci au nom de l’inénarrable religion de paix, d’amour et de tolérance™, bien entendu.

En 2006, L’Union des tribunaux islamiques qui contrôlait la plupart de la Somalie avait déjà interdit la Coupe du monde, ainsi que d’autres compétitions de football, au motif que c’était un « acte satanique ».

Des militants islamistes membres du mouvement rebelle du Hezbal Islam ont tué deux fans de football et en ont arrêté dix autres samedi, après avoir pris d’assaut une maison du quartier de Huruwaa, au nord-est de Mogadiscio, où des fans de football regardaient le match de la Coupe du monde entre l’Argentine et le Nigéria.

Selon les riverains, des hommes lourdement armés ont fait irruption dans une maison où des adeptes du ballon rond regardaient en secret le match, chose interdite dans les régions somaliennes contrôlées par les islamistes.

« Deux jeunes hommes qui ont essayé de fuir en sautant par dessus le mur ont été abattus, les dix autres ont été envoyés en détention dans une prison des islamistes au village. Parmi eux, il y a mon mari et mon fils, un adolescent », explique ce dimanche matin au téléphone Halima Ahmed, mère de cinq enfants.

Le chef de la milice islamiste, le Cheikh Mohamed Abu Abdalla, a déclaré que les détenus ont enfreint la loi et seront jugés selon la loi islamique.

Avant l’ouverture de la Coupe du monde, les islamistes somaliens ont mis en garde le peuple contre le fait de regarder les matchs, les avertissant que ce n’était pas compatible avec la loi islamique, et que ceux pris en train de regarder le football seraient traînés devant les tribunaux islamiques.

« Le football descend des vieilles cultures chrétiennes, notre administration musulmane n’autorisera jamais qu’on le regarde. C’est notre dernier avertissement aux gens » a déclaré le Cheikh Abu Yahya Al Iraqien s’adressant à la foule dans le village de Suqa Holaha au nord de Mogadiscio, quelques heures avant le coup d’envoi de la Coupe du monde vendredi.

Parallèlement, dans les régions méridionales qui bordent le Jubba, des habitants ont envoyé une lettre de doléances au mouvement islamiste Al Shabab qui contrôle la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, ainsi qu’une grande partie de la capitale, pour demander la permission de suivre le plus grand événement sportif du monde.

Mais lors de leur passage samedi au bureau administratif du mouvement Al Shabab dans le port méridional de Kismayo, les anciens qui représentaient les habitants se sont vu dire qu’ils se feraient arrêter s’ils revenaient soumettre une requête similaire.

______________ 3 – L’Express avec Reuters

Des affrontements entre armée et police font 13 morts en Somalie

Des affrontements entre soldats et policiers ont fait au moins 13 morts dans la capitale somalienne Mogadiscio, rapporte la police.

VIOLENTS AFFRONTEMENTS À MOGADISCIO

Quatorze personnes ont également été blessées lors de l’accrochage survenu dans le district d’Hamarjajab, dans le sud de la ville.

"Les affrontements ont éclaté alors que la police voulait empêcher les soldats gouvernementaux de voler une voiture", a dit à Reuters un responsable de la police, Abdullahi Mo’alim Kerow.

Neuf soldats et quatre civils ont été tués lors de l’échange de coups de feu. "Les blessés ont été transportés à l’hôpital et les combats ont cessé", a précisé Kerow.

Mohamed Ahmed
Marine Pennetier pour le service français

______________ 2 – Radio Chine avec Xinhua

Somalie : six morts dans des bombardements à Mogadiscio

Au moins six personnes ont été tuées et une vingtaine d’autres blessées mercredi après de violents combats ponctués par des bombardements entre les combattants islamistes et les forces du gouvernement somalien soutenues par les soldats de l’Union africaine (UA) à Mogadiscio, ont rapporté des sources médicales et des témoins.

"Nous avons transporté 20 blessés à l’hôpital, et notre personnel a remarqué six cadavres dans différents coins de la capitale somalienne, Mogadiscio", a déclaré Ami Muse, directeur du service des urgences locales, à Xinhua.

Les violents combats pour le contrôle de la capitale somalienne interviennent après des jours de calme relatif dans la ville qui est le théâtre d’affrontements quasi-quotidiens entre les parties en conflit.

Par ailleurs, le groupe islamiste les Shebab a revendiqué une attaque à la bombe qui s’est produite tôt dans la matinée contre les forces de sécurité du gouvernement somalien à Mogadiscio.

Le bilan des victimes de l’explosion est passé de quatre à sept morts après la mort de trois autres officiers de police dans l’ explosion.

Les combattants islamistes lancent presque tous les jours des attaques contre les cibles du gouvernement somalien et les soldats de l’UA dans la capitale.

Les groupes, considérés comme entités terroristes, veulent établir un Etat islamique dans le pays ravagé par les conflits depuis pratiquement deux décennies.

______________________ 1 – CyberPress (Ca) avec AFP

Somalie: affrontements entre soldats et policiers, 7 morts

Le affrontements ne sont pas rares entre groupes rivaux des très hétérogènes forces de sécurité du TFG, policiers et militaires étant pour la plupart issus des rangs d’anciennes milices de chefs de guerre. Sur la photo, des résidants de Mogadiscio observent les cadavres de soldats morts durant un affrontement avec des milices le 3 juin dernier.

Des affrontements entre soldats et policiers à Mogadiscio ont fait sept morts, dont trois civils, a-t-on appris de sources concordantes.

Les combats à l’arme automatique ont éclaté à la suite d’une dispute entre un groupe de policiers et des soldats du gouvernement de transition (TFG), nouvelles recrues entraînées en Ouganda et récemment déployées à Mogadiscio.

Ils se sont déroulés dans le district d’Hamarjajab, dans le sud de la capitale somalienne.

«Aujourd’hui (samedi) il y a eu des affrontements fratricides entre policiers et militaires à Hamarjajab», a indiqué à l’AFP un responsable administratif local, Abdi Basid Mohamoud.

«Au moins sept personnes ont été tuées, quatre sont des membres des forces de sécurité du TFG, policiers et militaires», et les autres victimes sont des civils, a précisé M. Mohamoud.

«Selon nos informations, une simple querelle est la cause de ces violences, une enquête est en cours sur l’incident», a-t-il simplement ajouté.

«J’ai vu plusieurs cadavres dans la zone, quatre portaient des uniformes, les autres sont des civils tués dans les échanges de tirs», a indiqué un témoin et habitant du quartier, Ahmed Dige.

«Plus d’une dizaine de civils ont été blessés sur un marché près de mon magasin, à l’endroit même où les combats ont éclaté», a ajouté un autre témoin, Ali Daoud, commerçant local.

Le très fragile gouvernement de transition somalien (TFG) ne contrôle qu’une petite partie de Mogadiscio, ville tenue en majorité par les insurgés islamistes shebab.

Le affrontements ne sont pas rares entre groupes rivaux des très hétérogènes forces de sécurité du TFG, policiers et militaires étant pour la plupart issus des rangs d’anciennes milices de chefs de guerre.

Pour tenter de mettre en place une nouvelle armée gouvernementale solide et restructurée, plusieurs centaines de nouvelles recrues ont été entraînées en Ouganda avec le soutien de la communauté internationale, dont certaines ont été déployées dans Mogadiscio.