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30/06/10 (B558) Somaliland – Elections (1 article)

________________ 1 – GoodMorningAfrica

Le pays qui n’existe pas vote

Samedi les Somalilandais (ex Somalie Britannique) votaient à l’occasion de la deuxième élection présidentielle de la république autoproclamée (1 tour scrutin par liste).

Seulement 3 partis sont autorisés, les trois candidats en lice :

– le président sortant Dahir Riyale Kahin (Issak mais d’un sous clan minoritaire : Gadabourssi) soutenu par le voisin djiboutien mais donné perdant (photo).
– Ahmed Mohamud Silanyo
– Feysal Ali Warabe

Enjeu de l’élection :

-Tous les candidats se retrouvent derrière la lutte pour la reconnaissance de ce quasi Etat.
-Risque de déstabilisation si l’un des 2 autres candidats est élu car l’actuel président était issu d’un sous clan minoritaire ce qui permettait de calmer les velléités des 2 autres clans qui eux sont majoritaires.

Les résultats de l’élection, suivie par des dizaines d’observateurs internationaux, sont attendus dans une semaine.

Le Somaliland a fait sécession en 1991, proclamant son indépendance et offrant une paix relative à ses habitants dans le nord-ouest du territoire somalien alors que le sud de la Somalie sombrait dans le chaos et l’anarchie.

Un Quasi Etat dynamique : Le pays dispose de ses propres forces de sécurité et de sa police, d’un système judiciaire et d’une monnaie, d’un drapeau, de timbre (édités en Grande Bretagne), de gardes côtes formés par les Britanniques mais n’a été reconnue par aucun autre Etat. Le secteur privé est très dynamique (7 opérateurs de téléphone presque autant de journaux).

C’est aussi la seule économie au monde où plus de la moitié de la population dépend du pastoralisme nomade pour vivre. Dans « un pays plein de promesses » Oblik Carton Dibeth note : « le Somaliland possède une classe entrepreneurs connue pour avoir su mettre sur pied, à la suite de la guerre civile, un système de télécommunication, de liaisons aériennes et de sociétés de transfert d’argent et cela malgré l’absence de banques commerciales, d’institutions de crédit et de services d’assurances »

Des ressources : 850 km de côtes, en 1988 lorsque l’extension de la guerre dans le Nord les a obligé à fuir, au moins deux compagnies pétrolières (Conoco et Sunoil) avaient trouvé de l’huile.

Les permis sont aujourd’hui caducs. Ce brut est une extension du gisement yéménite et il est probablement très riche.

Au nom du principe de l’intangibilité des frontières aucun Etat ne reconnait ce pays. Peu avant sa mort le Président Mohamed Ibrahim Egal avait suggéré qu’on traite le Somaliland comme « entité de facto » à la manière de l’entité palestinienne. Le but est essentiellement de permettre des relations bancaires et la possibilité d’établir des contrats d’assurance.

Qui fera le premier pas ?

Quelles conséquences de l’indépendance du Sud Soudan l’année prochaine ?

L’indépendance est elle souhaitable dans une région déjà Balkanisée ?

30/06/10 (B558) Communiqué pour confirmer que la demande d’intégration, formulée officiellement par les dirigeants d’Uguta-Toosa, avait été accueillie très favorablement par les instances politiques de l’ARD. Après des discussions en marge de la table ronde de Bruxelles, les deux formations ont officialisé l’intération et vont définir un programme de travail commun et complémentaire. (Article complété avec deux photos vers 22h00 – Paris)

Communiqué du 26 juin 2010

Après contact téléphonique avec notre président Ahmed Youssouf, puis par voie du courrier du 26 juin 2009 adressé au vice-président Aden Mohamed Abdou, le Président d’Uguta -Toosa Ali Coubba et les membres du bureau politique ont formulé le souhait de voir leur organisation intégrer les structures de l’ARD afin de rassembler nos forces.

En réponse, le délégué plénipotentiaire de l’ARD, Cassim Ahmed Dini s’en est félicité et a assuré le Président d’Uguta-Toosa qu’il allait transmettre ce vœu au reste de la direction à Djibouti.

Lors des dernières assises l’ARD, une recommandation ad hoc a été adoptée en ce sens, invitant les responsables des deux formations à concrétiser ce rapprochement dans les plus brefs délais.

Ainsi, en marge de la table ronde de l’UAD tenue à Bruxelles le 26 juin 2010, les responsables de ces deux formations se sont retrouvés pour donner un contenu formel à ce projet. Il en est sorti une officialisation de l’intégration d’Uguta-Toosa au sein de l’ARD.

Il a été convenu de mettre en place une structure commune du travail afin d’amplifier l’action que l’ARD mène pacification à l’intérieur du pays dans le cadre de l’UAD.

Bruxelles, le 26 juin 2010
Mahdi Ibrahim A. GOD
Vice-président de l’ARD

30/06/10 (B558) Yémen Express (2 articles en Français)

______________________ 2 – Ria Novosti (Russie)

Le Yémen ouvert à des investissements russes dans l’énergie

Le Yémen est ouvert aux investissements de la Russie dans l’énergie, notamment l’extraction d’hydrocarbures, a déclaré le président yéménite Ali Abdullah Saleh mercredi lors d’une rencontre avec le premier ministre russe Vladimir Poutine.

"Nous saluerions les investissements russes dans l’économie du Yémen. Il s’agit de l’énergie, ainsi que de l’extraction de pétrole et de gaz", a annoncé M. Saleh.

Il a rappelé que le Yémen avait conclu plusieurs accords avec l’Agence russe d’exportation d’armements Rosoboronexport. Avant les négociations, MM. Saleh et Poutine ont visité le premier forum international "Technologies de construction mécaniques" organisé dans le cadre de l’exposition Intermash-2010 à Joukovski, dans la région de Moscou.

Le premier ministre s’est dit heureux de présenter à la délégation yéménite la technique russe moderne. Selon lui, la Russie et le Yémen "coopèrent de façon satisfaisante sur la scène internationale".

______________________ 1 – TF1

Yémen : Total acquiert une participation dans le permis d’exploration Bloc 72

Total annonce l’acquisition d’une participation de 36% dans le permis d’exploration Bloc 72. Opéré par DNO Yemen AS (DNO), ce permis est situé dans la partie méridionale du Bassin de Masila et couvre une superficie de 1 821 kilomètres carrés. Cette acquisition est sujette à l’approbation du Ministère yéménite du pétrole.

Total participera avec les partenaires actuels sur le permis (DNO, TG Holdings Yemen Inc, Ansan Wikfs (Hadramaut) Limited et The Yemen Company (TYC)) à un forage d’exploration prévu pour le quatrième trimestre 2010.

Avec cette prise de participation, Total poursuit le développement de ses activités Exploration & Production au Yémen dans des bassins géologiques prometteurs où se situent déjà certains de ses projets.

Total Exploration & Production au Yémen

Total est présent au Yémen depuis 1987. La production opérée par le Groupe est actuellement de 60 000 barils équivalents pétrole par jour. Le Groupe détient des productions dans les deux principaux bassins pétroliers du pays ; il est opérateur du Bloc 10 (bassin de Masila, permis d’East Shabwa, 28,57%) et partenaire d’un autre bloc producteur, le Bloc 5 (bassin de Marib, permis de Jannah, 15%).

En outre, Total participe à plusieurs permis d’exploration à terre : les blocs 69 et 71 avec une participation de 40% acquise en 2007, et le bloc 70 avec une participation de 30,9% acquise en 2008. En 2010, Total est devenu opérateur du bloc 70 et a remonté sa participation à 50,1%.

Total est également l’actionnaire principal de Yemen LNG, dont il détient une participation de 39.62%. Yemen LNG opère une usine de liquéfaction de gaz entrée en production en 2009 et construite à Balhaf sur la côte Sud du pays. Cette usine est alimentée avec le gaz du bloc 18 situé dans la région de Marib au centre du Yémen, au moyen d’un gazoduc de 320 kilomètres. La capacité totale de production des deux trains de l’usine de liquéfaction est de 6,7 millions de tonnes par an de Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Au Yémen, comme dans tous les pays où Total opère, le Groupe s’engage à développer l’industrie pétrolière locale en recrutant des collaborateurs nationaux auxquels il propose des formations professionnelles. Total renforce ainsi l’économie locale. Par ailleurs, Total a fait de l’importance accordée à l’Hygiène, la Sécurité et l’Environnement une priorité absolue.

30/06/10 (B558) Message de remerciements de M. MAHDI IBRAHIM A. GOD au Comité d’organisation de la table ronde de Bruxelles et aux différents intervenants qui ont pris la parole.

La table ronde de l’UAD qui s’est tenue à Bruxelles le 26 juin a été un franc succès.

J’adresse mes plus vives félicitations au comité d’organisation et mes plus sincères remerciements à l’ensemble des participants, auditoire et intervenants.

La qualité des débats et la modération des propos ont démontré que nul, malgré l’éloignement de l’exil, ne perdait de vue l’essentiel : la diaspora doit assumer ses responsabilités en accompa- gnant concrètement la mobilisation populaire qui se déroule actuellement dans le pays.

Un appel en ce sens a été lancé par l’ensemble des organisations djiboutiennes présentes à cette table ronde, ce qui témoigne d’une réelle volonté d’union.

Cette inéluctable unité est plus que nécessaire aujourd’hui lorsque sous la bannière de l’UAD notre peuple défie le régime répressif et assassin du Rpp qui tente encore se maintenir au pouvoir. Il en va de notre responsabilité à tout un chacun pour appuyer ce bras de fer entre un peuple meurtri mais courageux et déterminé et un régime dont tous les paramètres de sa gestion du pays sont une catastrophe et une calamité national.

Cette analyse de la situation nationale maintes fois évoquée par les participants à cette table ronde revêt un caractère d’urgence à laquelle la diaspora djiboutienne doit méditer en s’attelant à la mise en place d’un cadre unitaire en vue de soutenir, tant moralement que matériellement, nos compatriotes en lutte pacifique contre la dictature. Sur ce je lance un appel solennel à tous les Djiboutiennes et Djiboutiens vivant à l’étranger.

En remerciant encore une fois l’assistance aussi nombreuse que déterminée, je ne peux conclure ce message sans réitérer mes vives félicitations à :

– Madame Laurence DAWIDOWICZ de l’Association SURVIE ;

– Madame Samia YOUSSOUF, Présidente de l’Association LîDjibouti, dont l’intervention en faveur de la représentation et de la place en politique des femmes a été un point important dans ce débat. Nous lui souhaitons un grand courage et lui promettons de rester en contact ;

– Monsieur Jean-Loup SCHAAL, Président de l’ARDHD qui contribue fortement à la lutte du peuple djiboutien et continue d’apporter son aide aux réfugiés ;

– Mon grand frère et Président de la LDDH, Jean-Paul ABDI NOEL, dont le texte émouvant écrit spécialement pour cette table ronde et lu par Monsieur SCHAAL nous a tous réconfortés à cet instant où l’unité de l’opposition semble battre de l’aile ;

– Mon ami et bientôt compagnon de lutte et camarade de parti Ali Coubba, dont la patience et la détermination forcent notre respect ;

– Ali Iftin qui vient de s’engager résolument dans la voie d’une action unitaire ;

– Monsieur Ismail BOUH, Président du CDS, nouvelle association djiboutienne de droit belge. Je vous souhaite de tout mon cœur la réussite de votre association et surtout un grand courage pour impulser davantage nos compatriotes de Belgique vers un engagement infaillible aux côtés des manifestants pour la démocratie à Djibouti et contre le troisième mandat de l’usurpateur Guelleh ;

– Aux responsables de l’ARD en Europe qui ont su avec honneur et dévouement répondu au nom de l’UAD les questions des intervenants en expliquant clairement les tenants et les aboutissants d’une telle rencontre ;

– Enfin, je lance un grand Bravo au comité d’organisation de cette rencontre et félicite les nombreux autres compatriotes qui ont participé et contribuer à la réussite et au succès certain de cette table ronde du 26 Juin 2010 à Bruxelles.

Mahdi IBRAHIM A. GOD
Vice-Président de l’ARD
Membre du Bureau de l’UAD

30/06/10 (B558) Mise en ligne de tous les enregistrements sonores de la Conférence de l’UAD à Bruxelles, le 24 juin, indexés par intervenants.

Comme cela avait été annoncé, l’équipe de l’ARDHD a mis en ligne, non seulement la version intégrale (plus de 2 heures d’enregistrement), mais elle a détaché aussi les interventions des différents orateurs qui se sont succédés à la tribune.

Désormais, vous pouvez les écouter séparément : lien

En revanche, la qualité sonore n’est pas au rendez-vous, car nous n’avions pas l’équipement pour enregistrer le son en sortie des micros.

Vous noterez donc un effet d’écho, qui est lié aussi à l’ambiance, compte-tenu du nombre important de participants réunis dans la salle.

APPEL : nous lançons un appel aux internautes qui auraient une expertise dans le traitement des sons et qui penseraient pouvoir améliorer la restitution. Si c’est le cas, ils seraient fort aimables s’ils apportaient leur savoir-faire et leur contribution à la diffusion des idées et des prises de position.

Merci de prendre contact avec nous en nous indiquant votre disponibilité et le type de traitement qu’ils pourraient réaliser : equipe@ardhd.org.

Nous leur enverrons un lien pour télécharger les fichiers, dans le format qu’ils jugeront être le plus adapté (MP3, WAV ou WMA)

Un grand merci à l’avance.

30/06/10 (B558) Réunion de l’UAD à Bruxelles. Note de synthèse diffusée par l’ARD (Disponible aussi sur FaceBook)

Note de synthèse de la table ronde de l’U.A.D à Bruxelles le 26 juin 2010

La table ronde organisée par l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) à Bruxelles samedi 26 juin 2010 s’inscrivait dans un contexte particulier.

Alors que la mobilisation populaire s’amplifie dans le pays, sous l’impulsion d’une opposition plus unie que jamais, la capitale française avait été l’avant-veille le théâtre d’un événement pour le moins saugrenu : un avocat français annonçant la constitution d’une nouvelle coalition politique djiboutienne. Le thème de la table ronde (comment la diaspora peut-elle accompagner la mobilisation populaire en cours ?) revêtait une urgence particulière qu’intervenants et auditoire n’ont pas manqué de soulever.

La nouvelle configuration ainsi définie imposait un choix évident : soit soutenir la marche de notre Peuple vers son émancipation dans le combat unitaire mené par l’UAD, soit se couper du véritable terrain de lutte qu’est le pays et suivre l’aventurisme d’une opposition exilée ignorant les sacrifices de ses concitoyens au nom desquels elle prétend pourtant lutter. La réponse n’a pas été difficile à trouver : prétendre lutter de l’extérieur sans aucune coordination avec l’intérieur constitue une inacceptable usurpation.

C’est pourquoi les organisations qui ont répondu à notre invitation ont réaffirmé leur soutien à l’UAD et se sont engagées à le concrétiser au sein d’une structure unitaire travaillant depuis l’étranger mais totalement solidaire des mots d’ordre et des stratégies de lutte pacifique définis à Djibouti. Nombreux furent également les membres de notre diaspora qui, à titre personnel, ont adhéré à cette démarche de bon sens tout en souhaitant qu’un débat s’instaure afin de restaurer l’indispensable unité de l’opposition djiboutienne.

30/06/10 (B558) Le Journal de la Flibuste (3 articles en Français)

__________________ 3 – Radio Chine avec XINHUA

Départ de la sixième flottille d’escorte anti-piraterie chinoise pour le golfe d’Aden

La sixième flottille d’escorte anti-piraterie chinoise a quitté mercredi la ville de Zhanjiang dans la province du Guangdong (sud) pour le golfe d’Aden et les eaux de la Somalie.

La flottille d’escorte chinoise avec plus de mille personnes à son bord, dont une unité navale spéciale, a pour mission de prendre la relève de la cinquième flottille qui est au large de la Somalie depuis plus de trois mois.

Parmi les navires en mission au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden, figurent le navire de débarquement amphibie Kunlunshan, le croiseur Lanzhou et le navire d’approvisionnement Weishanhu qui appartient à la cinquière flottille.

Il s’agit du premier déploiement du bâtiment amphibie Kunlunshan de 18 500 tonnes de déplacement pour des missions d’escorte.

Les cinq premières flottilles chinoises en mission dans le golfe d’Aden ont escorté 2 248 bateaux chinois et étrangers dans la région qui est le théatre de nombreuses attaques de piraterie depuis décembre 2008.

__________________ 2 – Romandie News avec AFP

Un bateau singapourien capturé par des pirates dans le golfe d’Aden

Un bateau singapourien avec 19 marins chinois à bord a été capturé lundi par des pirates dans le golfe d’Aden, a annoncé le centre de secours maritimes chinois.

Le navire Golden Blessing, un vraquier immatriculé à Singapour, était parti d’Arabie saoudite et faisait route vers l’Inde, selon un communiqué publié sur le site du centre.

"L’opération de sauvetage a été lancée", selon le texte.

La Marine chinoise est présente depuis fin 2008 au large de la Somalie dans le cadre des efforts internationaux pour combattre la piraterie.


__________________ 1 – Ouest-France avec Reuters

En Somalie, porte-avions contre pirates

Le Charles de Gaulle va être engagé contre les pirates dans l’océan Indien.

Les marines occidentales déploient d’importants moyens au large de la Somalie. Skiffs de pirates contre gros navires !

Le porte-avions Charles de Gaulle, un avion type Awacs, plusieurs frégates, des avions de patrouille maritime et même un sous-marin. Les pirates ont intérêt à bien se tenir, cet automne. Quand la saison de mousson sera terminée et que celle de la piraterie commencera.

Les flottes européennes ont décidé de déployer dans l’océan Indien ce qu’elles ont de plus beau, de plus cher et de plus voyant. Les Français avaient déjà annoncé la venue du Charles de Gaulle équipé d’avions Hawkeye de guet aérien.

Un vrai concours de beauté

Les Espagnols ont confirmé la venue du TCD (transport de chalands de débarquement) Galicia, le navire emblématique de l’Armada espagnole. Le gouvernement néerlandais vient d’annoncer le déploiement d’un sous-marin pour l’opération « Ocean Shield » de l’Otan. Le sous-marin a un avantage certain : sa discrétion. Très utile pour la reconnaissance des ports pirates, le suivi des mouvements de navires suspects ou capturés par les pirates.

Ce déploiement de force ressemble à un vrai concours de beauté pour toutes les marines du monde, Russes et Chinois inclus. Sur le plan de l’utilité, il est plus discutable. Comme l’explique un haut gradé, une petite corvette est souvent plus utile qu’un gros navire, et un « bon avion de patrouille maritime » plus adapté qu’un Awacs.

Mais la présence dans le Golfe d’Aden et l’océan Indien est aussi une démonstration de savoir-faire et de capacités industrielles, notamment auprès du monde arabe voisin. Un salon Euro-naval grandeur nature, en quelque sorte. Avec le vent du large en plus.

Nicolas GROS-VERHEYDE.

30/06/10 (B558) Les traits de l’Erythrée (1 article en Français)

_______________ 1 – Centre Info de l’ONU

Erythrée : des progrès mais pas de levée des sanctions

L’Erythrée a fait des progrès depuis l’établissement d’un régime de sanctions en 2009, mais ce pays doit faire plus pour prouver qu’il se conforme aux résolutions de l’ONU, estime le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié lundi.

« Malgré les positions qu’il a adoptées de longue date sur la Somalie et Djibouti, le gouvernement érythréen a récemment pris un certain nombre d’initiatives pour engager un dialogue constructif avec ses voisins et la communauté internationale », relève ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Parmi ces initiatives, Ban Ki-moon cite la participation du gouvernement érythréen à la Conférence d’Istanbul sur la Somalie en mai dernier et son implication dans les pourparlers engagés par le Qatar pour résoudre le différend frontalier avec Djibouti.

« Je me félicite de l’approbation par l’Erythrée de la Déclaration d’Istanbul sur la Somalie, cela marque une rupture notable avec sa politique antérieure », salue le rapport. Le Secrétaire général rappelle en effet que « jusqu’à peu », le gouvernement érythréen contestait « la légalité et la légitimité du Gouvernement fédéral de transition somalien et exigeait l’expulsion des troupes de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) ».

Le Secrétaire général se dit aussi « encouragé » de voir l’Erythrée engagée sur la voie d’un règlement pacifique de son conflit frontalier et d’une normalisation de ses relations avec Djibouti. Ban Ki-moon se réfère à l’accord signé entre les deux pays en juin, grâce à la médiation du Qatar, et qui a débouché sur le retrait de troupes érythréennes du territoire djiboutien et le déploiement d’une force d’observation qatarienne à la frontière entre les deux pays.

Evoquant ensuite les sanctions imposées à l’Erythrée par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1907 en 2009, le Secrétaire général regrette que les capacités de vérification de l’ONU soient toujours « restreintes ». Dans cette résolution, le Conseil impose en effet un embargo sur les ventes d’armes au pays, interdit aussi à plusieurs hauts responsables érythréens de voyager et prévoit le gel de leurs avoirs, en raison de leur rôle dans la déstabilisation de la région de la Corne de l’Afrique. Ban Ki-moon dit toutefois espérer que le nouveau Groupe de contrôle sur la Somalie et l’Erythrée puisse contrôler l’application de la résolution 1907.

Le rapport du Secrétaire général salue ensuite les initiatives de l’Erythrée pour rétablir sa représentation au siège de l’Union africaine, à Addis Abeba, en Ethiopie. Il appelle le pays à en faire autant avec l’Autorité intergouvernementale de développement. Ban Ki-moon souligne en effet qu’en « renforçant sa participation aux activités des organisations régionales et ses liens avec la communauté internationale, l’Erythrée contribue au renforcement de la paix et de la stabilité de la Corne de l’Afrique ».

Pour conclure, le Secrétaire général estime que l’évolution récente de la situation est « un pas dans la bonne direction », mais exhorte le gouvernement érythréen à intensifier ses efforts « afin d’apporter la preuve qu’il se conforme à la résolution 1907 ». Il ajoute aussi que des progrès dans la mise en œuvre des décisions de la Commission du tracé de la frontière entre l’Erythrée et l’Ethiopie et dans la normalisation des relations entre ces deux Etats contribueraient à la stabilisation de la toute la région de la Corne de l’Afrique.