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22/12/2015 (Brève 560) REUTERS / L’opposition parle de 19 morts dans des heurts à Djibouti

DJIBOUTI, 22 décembre (Reuters) – Un parti d’opposition a affirmé mardi qu’au moins 19 personnes avaient été tuées lundi à Djibouti dans des affrontements avec la police, le gouvernement ne parlant de son côté que de neuf blessés.

Les heurts ont éclaté lundi matin dans le petit pays de la corne de l’Afrique qui héberge notamment des bases militaires française et américaine. Kadar Abdi Ibrahim, porte-parole de l’Union pour le salut national, a déclaré à Reuters que la police avait attaqué les participants à une cérémonie religieuse puis une maison dans laquelle étaient réunis des opposants.

Il a avancé un bilan d’au moins 19 morts.

Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministre de l’Intérieur, Hassan Omar Mohamed, affirme que « des dizaines d’individus armés » ont attaqué les forces de l’ordre dans la région de Buldhoqo et que neuf personnes ont été blessées, dont un policier.

Il ajoute que les violences ont été commanditées par des « personnes à l’étranger » et que la situation est désormais sous contrôle. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces informations contradictoires de source indépendante.

Djibouti est régulièrement le théâtre de violences entre forces de sécurité et manifestants qui réclament le départ du président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.

15/07/10 (B560) – M. Nayaleh Robleh nous adresse un démenti formel des propos qui lui avaient été prêtés par M Awalleh.

_________________________ Texte du démenti

Je comprends absolument le fait que vous ne vouliez pas retirer l’article mais il est évident et Mr Awaleh le reconnait lui-même (lui ayant demande des explications) que cet article est absolument erronée car la seule chose que je lui avait dite est que je ne peux pas faire de commentaires car le projet est en cours et que celui-ci appartenait maintenant a la société civile Djiboutienne.

C’est pour cela que je vous avais demande de retirer cet article car il n’est absolument pas déontologique

Il n’y a absolument aucun problème personnel entre ce monsieur et moi-même d’où mon incompréhension.

Mr Awaleh m’a expliqué qu’il s’était « enflammé » et que mon nom faisait « vendre ».

Je vous envoie donc un démenti formel sur la totalité de l’article et les paroles qu’on m’a prêté.

Merci sincerement pour votre diligence

Cordialement

Naleye Robleh

___________________ Note de l’ARDHD

Compte-tenu de l’insistance de M Awalleh, nous avions publié, au titre uniquement de la courtoisie, le texte qu’il nous avait envoyé. Quelques heures plus tard, il nous a demandé de le retirer, ce que nous avons refusé, car l’ARDHD ne retire jamais ses articles, sauf si la vie ou la liberté d’une personne sont menacées. Ce qui n’est pas le cas.

Son contradicteur nous a envoyé ce démenti que nous publions in extenso.

L’ARDHD remercie ces personnes de ne pas confondre à l’avenir notre association humanitaire qui oeuvre pour le retour à la démocratie avec une officine chargée d’exercer des pressions commerciales privées.

Nous ne publierons plus aucun message ni de M Awalleh, ni de M Nayleh Robleh. Qu’ils règlent leurs différends entre eux !

16/07/10 (B560) Radio-Trottoir (Notre correspondant à Addis). Qu’a fait l’Ambassadeur de Djibouti aux USA pour fuir le pays et s’installer depuis deux mois à Djibouti, dans une suite luxueuse ?

Etonnant, étonnant, l’Ambassadeur de Djibouti à Washington réside depuis plus de deux mois dans une suite présidentielle au Sheraton Hôtel de Djibouti.

Mais qu’a-t-il fait pour fuir les Etats-Unis ?

On sait que c’est un pauvre coureur de jupons… on savait qu’à plusieurs reprises
des remarques du Foreign Office of the USA ont été faite sur les comportements
qui frisent souvent l’insolence à l’égard du personnel féminin qui résident aux
Etats-Unis.

Des avertissement sérieux ont été adressés aux Affaires Etrangères de Djibouti (Quai de bois) sans aucune réaction des Ministres des Affaires Etrangères qui se sont succédés à Djibouti depuis une vingtaine d’années

Mais cette fois-ci, on a l’impression qu’il s’agit d’une affaire beaucoup plus grave.

Avec son âge avancé, est-il tombé au rang de la pédophilie ?

Est-il poursuivi comme le grand chanteur Somali, le lieutenant Colonel de la Gendarmerie SANGUB qui avait fui les plaintes déposées aux Etats-Unis pour viol de jeunes filles ?

Pouvez-vous faire des recherches Outre Atlantique afin de connaître la vérité. ?

Merci car nous voulons savoir la vérité.

Notre Ambassadeur de Djibouti à Addis a été rappelé de son Poste, car il ne se serait pas bien occupé de l’énorme champ de fleurs en Ethiopie de la Première Dame.

Kadra et son gros IOG sont partis en congé à Addis Abeba à défaut de Paris, mais cette fois pour bien s’occuper de «ses fleurs qui commencent à faner ».

Hersi
votre représentant à Addis.

16/07/10 (B560) Nouvelles de Somalie (2) – L’Afrique de l’Est rattrapée par la Somalie, après les attentats de Kampala – Kenya : la police arrête une centaine de Somaliens en situation irrégulière – L’Ouganda prêt à renforcer son contingent en Somalie malgré les attentats – (3 articles en Français)

______________ 3 – AFP

L’Afrique de l’Est rattrapée par la Somalie, après les attentats de Kampala

Mustapha HAJI ABDINUR

Les attentats meurtriers de Kampala ont propulsé cette semaine la bataille de Mogadiscio au rang de priorité absolue pour l’Afrique de l’Est, l’Ouganda réclamant plus de soutien de ses voisins pour combattre les shebab somaliens qui ont promis de nouvelles attaques.

Le double attentat de Kampala, qui a fait au moins 73 morts dans deux bars-restaurants qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football dimanche soir, est le plus meurtrier en Afrique de l’Est depuis les attaques, en 1998, des ambassades des Etats-Unis à Nairobi et Dar es-Salaam.

Les explosions de Kampala marquent surtout la première action d’envergure des islamistes radicaux somaliens shebab en dehors de leurs frontières, dans la droite ligne de leur adhésion revendiquée à l’idéologie du jihad mondial et de leur voeu d’allégeance à Al-Qaïda.

En frappant Kampala, les shebab ont mis à exécution leurs récentes menaces de représailles à la participation de l’armée ougandaise à la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Leur chef, Mohamed Abdi Godane, a menacé jeudi de lancer de nouvelles attaques: "ce qui s’est passé à Kampala est juste un début", a-t-il déclaré dans un message audio.

L’Amisom, composée de plus de 6.000 soldats ougandais et burundais, constitue le dernier obstacle au renversement par les shebab du gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier 2009 et soutenu par la communauté internationale.

Son gouvernement ne contrôle que quelque quartiers stratégiques de la capitale et ne doit sa survie qu’à l’appui militaire de l’Amisom qui protège notamment la présidence, le port et l’aéroport de Mogadiscio.

Les shebab, qui ont fait main-basse sur la quasi-totalité du centre et du sud du pays, accusent régulièrement l’Amisom de la mort de plusieurs milliers de civils à la faveur de tirs d’artillerie "aveugles", le plus souvent en riposte aux attaques des insurgés.

Si l’objectif des shebab était de pousser l’Ouganda à retirer ses soldats de l’Amisom, les autorités ougandaises, chef de l’Etat en tête, ont adopté ces derniers jours une attitude martiale, promettant au contraire de renforcer leur contingent.

Début juillet, les six pays est-africains membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) avaient annoncé leur intention de renforcer l’Amisom de 2.000 hommes.

L’Ouganda s’est dit prêt à fournir l’intégralité de ces troupes, tout en appelant ses voisins à plus de soutien.

"Nous sommes capables de fournir la force demandée, si les autres pays ne le peuvent pas", a déclaré jeudi à l’AFP le porte-parole de l’armée ougandaise le lieutenant colonel Felix Kulayigye, tout en estimant "qu’il serait approprié que d’autres pays contribuent" au renforcement de l’Amisom.

Mais l’Ethiopie, dont le Premier ministre Meles Zenawi a appelé jeudi à l’"anéantissement total" des shebab, a déjà indiqué qu’elle ne comptait pas redéployer ses militaires sur le sol somalien tandis que le Kenya, séparé des shebab par une frontière réputée poreuse, n’a jamais évoqué de contribution à l’Amisom.

La situation en Somalie et la menace régionale désormais incarnée par les shebab devraient être au coeur des débats du sommet des chefs d’Etat des 53 pays membres de l’UA, prévu de longue date du 25 au 27 juillet à Kampala.

Le sommet devrait être l’occasion pour le président Museveni de réclamer une nouvelle fois un mandat plus offensif pour l’Amisom.

"Nous étions à Mogadiscio pour seulement garder le port, l’aéroport et la présidence. Maintenant ils (les shebab) nous ont motivés pour aller les chercher", a-t-il commenté.

______________ 2 – AFP

Kenya : la police arrête une centaine de Somaliens en situation irrégulière

La police kényane a annoncé l’arrestation à Nairobi, dans la nuit de jeudi à vendredi, d’une centaine de Somaliens en situation irrégulière.

"Nous avons intensifié nos opérations sur tous les étrangers. Nous avons arrêtés 102 Somaliens la nuit dernière et l’opération se poursuit", a déclaré à l’AFP un des responsables de la police provinciale de Nairobi, Anthony Kibuchi.

"Ce coup de filet sera mené dans tous les lotissements et va se poursuivre", a-t-il ajouté, précisant que les personnes arrêtées seraient inculpées vendredi.

Le responsable policier a refusé d’établir un lien entre ce coup de filet et les attentats meurtriers de dimanche à Kampala, revendiqués par les insurgés somaliens shebab.

La police kényane est intervenue jeudi soir dans deux quartiers majoritairement somaliens. Mercredi soir, une opération similaire avait conduit à l’arrestation d’au moins 30 Ethiopiens, toujours à Nairobi.

L’armée kényane a indiqué en début de semaine avoir renforcé ses patrouilles le long de la frontière avec la Somalie, réputée pour sa porosité.

Les attentats de Kampala, qui ont fait au moins 73 victimes parmi les clients de deux restaurants qui regardaient la finale du Mondial, sont les plus meurtriers en Afrique de l’Est depuis ceux perpétrés contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi et Dar es-Salaam en 1998.

______________ 1 – AFP

L’Ouganda prêt à renforcer son contingent en Somalie malgré les attentats

Ben SIMON

L’Ouganda s’est dit prêt jeudi à renforcer son contingent de paix en Somalie, mais les islamistes radicaux dans ce pays, opposés à l’implication militaire de Kampala, ont promis de nouvelles représailles.

Les autorités de Kampala –où un double attentat a fait 73 morts le 11 juillet– ont annoncé qu’elles étaient disposées à envoyer 2.000 soldats supplémentaires au sein de la force de l’Union Africaine en Somalie.

Cette annonce est intervenue alors que Mohamed Abdi Godane, chef des insurgés somaliens, les shebab, qui ont revendiqué ces attentats, a assuré depuis Mogadiscio qu’ils ne constituaient "qu’un début".

Début juillet, les six pays est-africains membres de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) avaient annoncé leur intention d’envoyer 2.000 soldats supplémentaires renforcer l’Amisom, sans préciser alors comment cet effort serait réparti entre eux.

"Nous sommes capables de fournir la force demandée, si les autres pays ne le peuvent pas", a déclaré jeudi à l’AFP le porte-parole de l’armée ougandaise le lieutenant colonel Felix Kulayigye.

"Je dois dire, cependant, que j’estime qu’il serait approprié que d’autres pays contribuent" au renforcement de l’Amisom, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, qui a déjà indiqué que son pays ne renforcerait pas le contingent de l’Amisom, a appelé à "l’anéantissement total" des shebab.

"Il n’y a absolument aucun espoir d’entamer des négociations avec ce groupe. La seule option est de travailler à leur anéantissement total", a-t-il déclaré dans un entretien à l’agence de presse éthiopienne (ENA).

L’Ouganda est à ce jour le principal contributeur à la force de paix en Somalie, avec environ 3.500 soldats, le Burundi apportant pour sa part quelque 2.500 hommes.

L’Amisom constitue le dernier rempart à Mogadiscio du fragile gouvernement de transition somalien face aux assauts répétés des shebab, qui contrôlent la quasi-totalité du centre et du sud de la Somalie et ont juré la perte du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier 2009.

Jeudi, le chef du mouvement islamiste radical, Mohamed Abdi Godane, a une nouvelle fois menacé de lancer de nouvelles attaques: "ce qui s’est passé à Kampala est juste un début", a-t-il déclaré dans un message audio.

"Nous disons à tous les musulmans et en particulier à la population de Mogadiscio que ceux qui ont péri dans les bombardements de l’Amisom seront vengés", a-t-il poursuivi.

Godane a précisé que les attaques de Kampala, première opération d’envergure des shebab en dehors de leurs frontières, avaient été menées par "la Brigade des martyrs Saleh Nabhan", du nom d’un ressortissant kényan affilié à Al-Qaïda et longtemps recherché pour son implication présumée dans les attentats contre des intérêts israéliens en 2002 à Mombasa (sud-est du Kenya).

Il a été tué en septembre 2009 dans le sud de la Somalie par une frappe aérienne attribuée aux Etats-Unis.

La situation en Somalie et la menace régionale désormais incarnée par les shebab devraient être au centre des débats du sommet des chefs d’Etat des 53 pays membres de l’UA, prévu de longue date du 25 au 27 juillet à Kampala.

Mercredi soir, le chef de l’Etat ougandais, Yoweri Museveni a donné le ton, en appelant de ses voeux au déploiement, à terme, de 20.000 hommes au sein de l’Amisom, reprenant une résolution du sommet de l’Igad début juillet.

Le chef d’Etat a également réitéré son intention de réclamer un mandat plus offensif pour l’Amisom. "Nous étions à Mogadiscio pour seulement garder le port, l’aéroport et la présidence. Maintenant ils (les shebab) nous ont motivés pour aller les chercher", a-t-il commenté.

16/07/10 (B560) Radin Rue : Des criminels ont-ils défilés sur les Champs Elysées ?

Plus de 80 associations des Droits de l’homme ont fait connaître leur surprise et leur colère alors que des unités de diverses armées d’Afrique défilaient pour le 14 juillet sur les Champs à Paris. Pour les associations es troupes qui ont défilé "ont du sang sur les mains en ayant participé aux massacres de leurs propres peuples". Elles critiquent l’accueil fait aux "dictateurs" de pays comme le Tchad, le Togo, le Centrafrique, le Congo, le Gabon, le Burkina Faso, Djibouti ou le Cameroun.

Paris sous l’orage et les averses, ce fut un défilé du 14 juillet sous l’eau pour accueillir les armées de divers pays africains, comme pour commémorer le cinquantième anniversaire de l’indépendance de ceux-ci.

Au total donc, ce sont treize pays africains qui étaient représentés, leurs soldats ont défilé sur les Champs-Elysées devant une foule massée sur les trottoirs et la tribune officielle où se trouvaient le président français Nicolas Sarkozy et les chefs d’Etat africains invités d’honneur de cette cérémonie.

M. Sarkozy était entouré des présidents camerounais et burkinabé, Paul Biya et Blaise Compaoré tandis que son épouse, Carla, avait à ses côtés, Chantal Compaoré et Chantal Biya. Ils ont assisté à des tableaux musicaux où tambours africains se sont notamment mêlés aux tambours français.

Le défilé aérien, conduit par les Alpha Jet de la Patrouille de France a ouvert la célébration officielle de la fête Nationale de France.

Face aux critiques d’ONG sur la présence des troupes militaires africaines, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a démenti sur France Info l’éventuelle présence de "criminels" dans les contingents africains du défilé du 14 juillet : "Qu’est-ce que c’est que ces histoires, ce sont des pays avec qui nous avons des relations, des partenariats, je ne vois pas quel est le sens du procès qu’on est en train de nous faire sur ces questions", s’est demandé Hervé Morin.

"Nous n’avons aucune indication de la sorte", que des criminels se trouveraient dans les contingents africains – ndlr , a démenti le ministre.

De son côté l’Elysée a publié un démenti similaire.

16/07/10 (B560) Somaliland – Le rêve d’une « Grande Somalie » a été enterré par le Somaliland en 1991 (1 article)

_____________________ 1 – Jeune Afrique

Le rêve d’une « Grande Somalie » a été enterré par le Somaliland en 1991.

Ancienne colonie britannique fédérée à la Somalie italienne en 1960 dans l’État de « Somalie », le Somaliland dénonce très tôt une union qui lui est défavorable. Siad Barré, le « Sudiste », ignore ses revendications; les Somalilandais se lancent dans une guérilla séparatiste dans les années 1980 et profitent de la chute du régime, en 1991, pour proclamer leur indépendance.

Malgré une évidente souveraineté (gouvernement, monnaie, armée…), aucun État au monde n’a reconnu le Somaliland. Alors même, rappellent les autorités, que leur démocratie fonctionne et que l’État somalien, lui, n’existe plus.

Les Somalilandais étaient appelés aux urnes, le 26 juin 2010, pour élire leur prochain président – le scrutin, prévu en avril 2008, avait été reporté plusieurs fois. La priorité du vainqueur sera la reconnaissance internationale. Chacun des trois candidats espère que le bon déroulement constaté du scrutin constituera un argument de poids.

16/07/10 (B560) Yémen Express – les rebelles chiites tuent six agents de police et 14 membres d’une tribu dans le nord du pays – Obama loue la « détermination » du Yémen à lutter contre le terrorisme – Le Yémen renforce la surveillance du transport maritime – 5 morts dans des attaques dans le sud, la piste d’Al-Qaïda évoquée – attaques contre les renseignements et la sécurité, un mort (5 articles en Français)

______ 5 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : les rebelles chiites tuent six agents de police et 14 membres d’une tribu dans le nord du pays

Le gouvernement yéménite a annoncé jeudi que les rebelles chiites ont tué 20 personnes, dont six agents de police, dans une embuscade tendue contre un convoi d’approvisionnement alimentaire destiné aux soldats de l’armée gouvernementale déployés dans le nord du pays.

"Quatorze des personnes tuées étaient des membres de la tribu pro-gouvernementale de la région d’El-Majaz, dans la province septentrionale de Saada, où ils aidaient les autorités gouvernementales à faire appliquer la loi et à stabiliser cette région en proie aux troubles", a indiqué le ministère de la Défense, dans un communiqué publié sur son site Internet.

Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a annoncé sur son site que cet acte terroriste criminel, qui s’est produit mercredi dernier, n’a aucun sens et que cela entravera les efforts déployés par le gouvernement pour ramener la paix dans la province de Saada.

Le ministère de l’Intérieur a accusé dans le communiqué les rebelles chiites d’avoir "violé le cessez-le-feu 635 fois depuis l’entrée en vigueur le 11 février 2010 de l’accord de trêve, en tuant des militaires et des agents de sécurité et en rétablissant des postes de contrôle dans la région".

Les rebelles chiites n’ont pas encore réagi aux accusations du gouvernement.

Cette violation de la trêve intervient deux jours après que le président yéménite et son homologue qatariote aient consenti de réactiver l’accord de paix de Doha entre le gouvernement yéménite et les rebelles chiites du nord du pays.

L’accord de paix, arbitré par le Qatar et signé en mai 2008 à Doha, demande aux deux parties de cesser leurs opérations militaires et aux rebelles de remettre leurs équipements militaires aux autorités, de respecter la souveraineté du gouvernement central sur l’ensemble du territoire yéménite et d’établir un parti politique pour remplacer le mouvement armé.

Le gouvernement yéménite a annoncé le 26 août 2009 la suspension de l’accord de paix, accusant les rebelles chiites de violation de l’accord. La sixième reprise de l’état de guerre entre les deux parties a eu lieu le même mois.

Le gouvernement du Yémen et les rebelles chiites ont signé un autre accord de cessez-le-feu pour mettre fin à leur conflit. Néanmoins, les deux parties se sont mutuellement accusées à plusieurs reprises de violer la trêve.

Le Yémen connaît depuis 2004 des guerres sporadiques entre les troupes gouvernementales et les rebelles chiites d’El-Houthi, lesquels sont accusés par le gouvernement de vouloir restaurer le régime clérical renversé par la révolution de 1962 suite à laquelle la République du Yémen a été créée.

___________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Obama loue la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme

Le président américain Barack Obama a loué jeudi la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme au cours d’une conversation téléphonique avec son homologue yéménite Ali Abdullah Saleh, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président Obama a loué la détermination du Yémen à faire face aux menaces terroristes contre le peuple yéménite et a reconnu les sacrifices faits par les forces yéménites engagées dans cet effort", selon un compte-rendu de la conversation diffusé jeudi par la Maison Blanche.

"Ils ont aussi évoqué la menace continue d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique et l’assistance internationale apportée au Yémen dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme", est-il écrit.

Dans son échange avec son homologue, le "président Obama a défendu l’idée d’un dialogue national au Yémen qui soit étendu et complet sur l’économie, la politique et la question des droits de l’homme", a indiqué la Maison Blanche.

En mai, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) avait revendiqué la responsabilité de l’attentat raté contre le convoi de l’ambassadeur britannique au Yémen le 26 avril.

Le gouvernement yéménite a intensifié sa lutte contre Al-Qaïda depuis l’attentat raté au slip explosif qu’un Nigérian a tenté de perpétrer dans un avion au-dessus des Etats-Unis à Noël après avoir été entraîné dans des camps au Yémen.

Le Yémen, un pays pauvre de la péninsule arabique, est confronté à un mouvement sudiste séparatiste et à un renforcement d’Al-Qaïda alors qu’il a été, d’août 2009 à février 2010, le théâtre d’une nouvelle guerre avec la rébellion chiite dans le nord du pays.

___________________ 3 – Casafree (Maroc)

Le Yémen renforce la surveillance du transport maritime

Le Yémen a ordonné mercredi à la garde côtière et à la marine de la mer Rouge de renforcer la surveillance des bateaux croisant au large des côtes du pays qui pourraient avoir des liens avec le terrorisme, la piraterie ou le trafic de drogue.

Le ministère de l’Intérieur yéménite a annoncé avoir ordonné à la garde côtière et à la marine d’intensifier la surveillance des côtes de l’île de Menion et du port de Makha dans la mer Rouge, afin de contrecarrer toute activité de contrebande le long des côtes de l’ouest, révèle communiqué de presse du ministère.

Cette décision intervient après que la branche d’Al-Qaïda basée au Yémen eut menacé en février dernier de bloquer le détroit de Bab al Mandab afin d’empêcher les présumés bateaux d’aide à Israël affrétés par les Etats-Unis d’arriver à destination, a rapporté la presse locale.

A noter que, le golfe d’Aden au large des côtes du nord de la Somalie est la zone maritime la plus exposée au monde au risque de piraterie.

_______________ 2 – AFP

Yémen: 5 morts dans des attaques dans le sud, la piste d’Al-Qaïda évoquée

De Hammoud MOUNASSAR

Des motocyclistes armés et cagoulés ont attaqué mercredi les sièges des renseignements et de la sécurité de la province d’Abyan dans le sud du Yémen faisant au moins cinq morts, trois semaines après la spectaculaire attaque d’Al-Qaïda contre le siège des renseignements à Aden.

Des motocyclistes cagoulés ont lancé leurs attaques contre le quartier général des services de renseignement et celui de la direction générale de la sécurité, situés dans des quartiers différents de Zinjibar, chef-lieu de la province, faisant usage de bombes, de lance-roquettes RPG et de fusils mitrailleurs, ont rapporté à l’AFP des témoins.

Trois policiers ont été tués, dont un membre des renseignements, et onze, dont deux femmes policières, blessés dans les deux attaques, a indiqué à l’AFP une source des services de sécurité dans la province d’Abyan.

En outre, deux assaillants ont été tués et un a été blessé dans les accrochages avec les forces de sécurité, a-t-on ajouté de même source, précisant que les assaillants avaient réussi à récupérer le corps de l’un des deux tués ainsi que le blessé.

Un porte-parole du ministère de l’Intérieur a confirmé la mort de deux assaillants et annoncé l’arrestation de sept autres, des "suspects d’Al-Qaïda", selon lui.

"Il semble qu’Al-Qaïda est responsable de l’attaque", a déclaré peu auparavant à l’AFP la source de sécurité, ajoutant qu’une vingtaine de motocyclistes armés avaient participé aux deux attaques, dont cinq contre le QG des services de renseignements.

Les forces de sécurité ont bouclé les lieux de l’assaut, survenu vers 08H00 (05H00 GMT), et fermé à la circulation les principales artères de la ville.

Certains assaillants ont pris la fuite en direction de Jaar, un village situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Zinjibar et considéré comme un fief des jihadistes dans le sud du Yémen, ont affirmé les témoins.

Les forces de sécurité se sont déployées en force dans la ville mais la situation était toujours tendue en milieu de journée, ont indiqué des habitants, contactés par téléphone depuis Sanaa.

C’est la deuxième fois en quelques jours que des motards armés mènent des attaques meurtrières à Zinjibar. Le 1er juillet, un motocycliste avait tiré sur un officier des services de renseignement, le commandant Saleh Amdheib, sur le marché de la ville, "le tuant sur le coup avant de prendre la fuite", avait indiqué le ministère de la Défense.

La province d’Abyan est limitrophe de celle d’Aden où 11 personnes, dont sept membres des services de sécurité, avaient été tuées le 19 juin dans une attaque contre le siège des Renseignements.

Dans un communiqué mis en ligne dimanche sur des sites islamistes, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) a revendiqué l’attaque d’Aden, qui aurait permis aux assaillants de libérer des prisonniers soupçonnés d’appartenance à cette antenne du réseau d’Oussam ben Laden.

Le groupe a aussi menacé dans son communiqué d’apporter une réponse "dévastatrice" à un raid du gouvernement dans une région montagneuse isolée, en décembre, au cours duquel 34 membres d’Al-Qaïda avaient été tués selon des sources de sécurité.

La situation est tendue dans le sud du Yémen où s’est accentuée la contestation, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

Mais les dirigeants sudistes se défendent de tout lien avec al-Qaïda, comme l’en accuse le pouvoir.

Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié au cours des derniers mois sa lutte contre Al-Qaïda, qui a revendiqué par le passé des attaques contre des missions diplomatiques occidentales, des installations pétrolières et des touristes.

_______________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen/sud: attaques contre les renseignements et la sécurité, un mort

Des hommes armés ont attaqué simultanément mercredi les quartiers généraux des services de renseignement et de la sécurité de la province d’Abyan, dans le sud du Yémen, faisant au moins un mort et cinq blessés, ont indiqué à l’AFP des témoins.

Des motocyclistes cagoulés ont lancé leurs attaques contre les deux bâtiments, situés dans des quartiers différents de Zinjibar, chef-lieu de la province, faisant usage de bombes, de lance-roquettes RPG et de fusils mitrailleurs, ont ajouté les mêmes sources.

Au moins quatre policiers blessés ont été évacués des bâtiments, selon les mêmes sources qui ont affirmé qu’au moins un assaillant a été tué et un autre blessé dans les accrochages qui ont suivi avec les forces de sécurité.

Les forces de sécurité ont ensuite bouclé les lieux de l’attaque et fermé les principales artères de la ville à la circulation.

Certains assaillants ont pris la fuite en direction de Jaar, un village situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Zinjibar et considéré comme un fief des jihadistes dans le sud du Yémen, ont indiqué les témoins.

La situation était confuse dans la ville plus d’une heure après le lancement des deux attaques vers 08H00 locales (05H00 GMT), a-t-on ajouté.

La province d’Abyan est limitrophe de celle d’Aden où 11 personnes, dont sept membres des services de sécurité, avaient été tuées le 19 juin dans une attaque revendiquée par Al-Qaïda menée contre le siège des Renseignements.

La situation est tendue dans le sud du Yémen où s’est accentuée la contestation, animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession du sud qui était un Etat indépendant avant 1990.

15/07/10 (B560) Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, nous envoie ses commentaires à propos du jugement, rendu par contumace, qui a condamné Charles Abdourhaman Boreh à 15 ans de prison.

AFFAIRE CHARLES-ABDOURAHMAN Med. BOREH et consorts :
Dénégation de Justice en faveur d’Ismaël O. Guelleh.

La Cour d’Appel, Cour Criminelle de Djibouti, en son audience du 23 juin 2010, avait déclaré Charles M. Boreh ou Abdourahman Med Boreh coupable d’instigation
des actes terroristes. Il a été condamné par contumace à la réclusion criminelle de 15 ans années d’emprisonnement ferme et d’une amende ferme de 5 000 000 FD.

Faits prévus et réprimés par les articles 25, 167, 168, 169, 170, 171 du code pénal.

Toutefois la Cour a rejeté la confiscation de tous ses biens mobiliers et
immobiliers comme l’avait exigé le Procureur Général.

Quant à Mohamed Ahmed Abdilalhi dit Boss (cousin de Charles Boreh) il a été condamné pour crime d’association des malfaiteurs et d’actes
terroristes à 5 ans de réclusion criminelle et d’une amende ferme de 1 000 000
FD.

Faits prévus et réprimés par les articles 192, 167, 168, 169, 171.

___________ COMMENTAIRES

Dans ma communication du 25 juin 2010, j’ai fait le constat suivant :

Ce procès est un procès inique.

Il s’agissait dans les faits d’un règlement de compte (par parquet interposé ?)
entre deux mafieux, entre deux vieux amis milliardaires l’un et l’autre, qui après avoir affamé la majorité des populations Djiboutiennes viennent s’entre-bouffer en étalant devant la justice leurs affaires et les crimes organisés dont ils sont directement ou indirectement responsables.

J’espère que Maître Ali Abdi avocat de M. Mohamed Ahmed Abdilalhi (Boss), ne manquera pas de faire Appel de ce jugement car les vices de procédures et les vices de formes sont nombreux.

Je ne soulèverais que deux cas à savoir :
– Procès politique sans aucune preuve matérielle ni témoin indépendant
d’autant plus que l’officier de la Police Judiciaire qui avait enquêté sur
l’explosion de Nougad Prix (actuellement, ce supermarché serait-il en litige
entre la Première Dame et son propriétaire initial El Gamil avec compensation
ou non à Arta ?) cet officier ne devait pas en principe être traduit à la Barre
du Tribunal en tenue avec képi pour témoigner (sur quoi ?), alors que son
rapport devrait être soumis aux membres de la Cour Criminelle et son rapportécrit devrait servir de base de débat.

– Tous les débats ont tourné sur la personnalité d’Abdourahman Charles
BOREH et non sur les faits.

– Le Procureur Général a fait sortir de sa « manchette » un enregistrement des écoutes téléphoniques entre paraît-il Boreh et son proche cousin Boss, des écoutes dont on est en droit de douter de leur crédibilité car
ces écoutes n’avaient fait l’objet d’aucune vérification sous le contrôle d’un magistrat à remettre au moins à l’avocat de Med Ahmed Abdillahi dit Boss et dont son frère est décédé en prison très probablement par manque de soins puis enterré sans aucune autopsie que le Parquet devrait au moins exigé dans le strict intérêt pour plus de clarté et pour élucider si ce prisonnier politique n’avait pas fait l’objet de sévices en prison.

– Pire encore, dans le Réquisitoire aucune référence n’a été établie prouvant que ces écoutes téléphoniques avaient au préalable fait l’objet d’une quelconque Ordonnance Judiciaire autorisant ces écoutes téléphoniques.

– Ces écoutes nous donnent l’impression que des commerçants Djiboutiens sont sous écoutes, car depuis des années certains commerçants ne comprennent pas qui informe leurs commandes ou leurs démarches auprès de leurs fournisseurs.

Ces Informations de premières mains permettent à des concurrents déloyaux et peu scrupuleux de les "doubler". Les bénéficiaires
souvent liés à/proches es Autorités politiques, administratives ou des forces armées
directement ou par épouses interposées. Il est temps au Ministère
Public, face à la frilosité des commerçants Djiboutiens totalement désarmés, de se
saisir et d’enquêter sur ses écoutes téléphoniques qui portent préjudices au
principe de la Libre concurrence tant nécessaire pour un réel développement du
marché de notre Pays.

L’ex-ami d’Ismaël O. Guelleh le milliardaire Charles Mahamoud BOREH n’a pas eu
droit à un avocat de son choix et Maître Morice a été interdit de venir à Djibouti afin de plaider en faveur de son client BORREH.

Toutefois un passage du jugement réconforte et nous encourage à continuer, à dénoncer les abus et les bradages effectués par des Autorités au plus niveau de l’Etat.

En effet, dans son jugement le Président de la Cour Criminelle M. Yacin Omar au nom de la Cour : « rejette la demande de confiscation de ses biens mobiliers et immobiliers ».

Faut-il rappeler que le Procureur Général avait proposé la confiscation de tous les biens mobiliers et immobiliers d’Abdourahman-Charles BOREH.

A mon avis, le Procureur Général aurait proposé cette confiscation pour probablement régulariser une décision de vulgaire bradage illégal pris à la hâte sous le prétexte fallacieux de non paiement des impôts, tandis que pour la majorité des commerçants non membres du l’UMP le paiement des Impôts ne se fait pas attendre.

En refusant, en quelque sorte, de conforter une décision déjà prise par le Palais de l’Escale et déjà appliquée, la Cour n’est pas tombée dans le piège. Actuellement tous les biens de BORREH
ont déjà été bradés et il ne reste rien.

En réalité tous les biens mobiliers, immobiliers, parc automobile etc de BOREH
ont été saisis au mépris des procédures des saisis immobilières et mobilières ainsi que tous ses biens et que dès que ces d écisions purement Politiques ont été prises, il s’en est suivi d’une vente aux enchères qui s’est effectuée dans l’illégalité la plus flagrante et paradoxalement, les prétendues ventes aux enchères ont eu lieu dans une caserne de la Police nationale exactement à Nagad.

Or juridiquement les ventes aux enchères immobilières et mobilières se passent devant le Tribunal des criées.

NOEL ABDI Jean-Paul
Ancien Parlementaire étonné
de l’inertie populaire face aux bradages
inacceptables

___________________ Annexes

L’Article en anglais d’Addis Fortune du 11 juillet 2010. lien

D’autres articles ont été publiés dans l’ARDHD, en particulier ceux du 21/06/10 (B557), du 23/06/10 (B557), du 24/06/10 (557), du 25/06/10 (B557).