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22/12/2015 (Brève 561) Deutsche Welle / Interview de Jean-Loup Schaal par frejus Quenum.

Lien avec l’article original et le son : http://www.dw.com/fr/djibouti-de-nouveau-dans-la-tourmente/a-18934562

Djibouti de nouveau dans la tourmente

Les bilans divergent au lendemain des échauffourées qui ont agité Djibouti lundi. D’après l’opposition, plusieurs de ses membres ont été blessés et le bilan officiel est d’au moins sept morts.

Lors de sa réunion, l’opposition devait discuter d’une autre intervention de la police survenue plus tôt dans la journée. Là, une vingtaine de personnes auraient été tuées selon l’opposition tandis que les autorités parlent d’au moins sept civils tués et vingt-trois blessés.

Quoi qu’il en soit, le petit pays de la corne de l’Afrique connaît une nouvelle vague de tensions. Alors qu’une élection présidentielle est prévue l’année prochaine en avril. Le président Ismaël Omar Guelleh devrait se présenter pour briguer un quatrième mandat.

La Constitution, amendée en 2010, ne limite plus le nombre de mandats présidentiels. Que cachent toutes ces violences et pourquoi cette réaction toujours musclée de la police ?

23/07/10 (B561) Yémen Express – libération de 163 prisonniers politiques – Al-Qaïda revendique la double attaque ayant tué 3 policiers à Abyan – le bilan des affrontements dans le nord s’élève à 51 morts – des suspects d’Al-Qaïda attaquent une patrouille de l’armée, 5 morts – Au Yémen, de violents affrontements entre tribus et rebelles – 19 morts dans des combats (6 articles)

_________ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : libération de 163 prisonniers politiques

Cent soixante-trois prisonniers politiques yéménites, accusés d’avoir participé à des activités antigouvernementales ou contre l’union nationale, ont été libérés dans le cadre d’un effort gouvernemental visant à cimenter un accord avec l’opposition, a annoncé jeudi le parti au pouvoir sur son site Internet.

D’après le site Internet, citant un responsable anonyme du ministère de l’Intérieur, ces 163 prisonniers politiques ont été libérés dans plusieurs provinces du sud du pays.

"Cette libération massive intervient suite aux directives promulguées récemment par le président Ali Abdullah Saleh", a fait remarquer le responsable.

Selon lui, parmi les 163 prisonniers, 14 ont été libérés juste après que le parti au pouvoir, le Congrès général du peuple (CGP), et la coalition d’opposition (Joint Meeting Parties, JMP), eurent signé samedi dernier l’accord global sur la réforme politique et électorale.

En vertu de cet accord, les deux parties se sont mises d’accord pour donner une chance à tous les partis politiques et toutes les organisations non gouvernementales pour qu’ils puissent discuter des amendements constitutionnels nécessaires au développement et à l’amélioration du système politique et électoral, a rapporté la presse officielle.

"C’est une avancée vers la résolution de la tension politique", a déclaré le président Ali Abdullah Saleh, cité par l’agence de presse Saba, ajoutant que "cela ouvre une nouvelle phase politique car le pays appartient à tous et non pas uniquement au parti au pouvoir ou à l’opposition".

A la veille du 22 mai dernier, 20e anniversaire de la Journée de l’Unité nationale, M. Saleh a donné ordre de libérer tous les prisonniers anti-union nationale ou de l’opposition dans le sud et le nord du pays, a indiqué l’agence Saba.

______________ 5 – AFP

Yémen: Al-Qaïda revendique la double attaque ayant tué 3 policiers à Abyan

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa) a revendiqué la double attaque qui a coûté la vie à trois policiers le 14 juillet dans la province d’Abyan, dans le sud Yémen, dans un communiqué mis en ligne vendredi sur des sites islamistes.

Dans son communiqué, l’Aqpa précise que ses combattants ont lancé deux attaques simultanées "contre les repaires de l’injustice et de l’agression: les locaux de la sûreté de l’Etat et de la sécurité (…), faisant des dizaines de tués et de blessés" parmi les policiers, et un mort et deux blessés dans les rangs du groupe.

L’opération a été lancée pour venger "le meurtre de l’émir des moudjahidines dans la province d’Abyan, Jamil Al-Anbari, et son compagnon Fawaz al-Sanaani", ajoute l’Aqpa, soulignant sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’à la chute du régime du président yéménite Ali Abdallah Saleh.

S’adressant aux "dirigeants arabes traîtres et aux tyrans d’Amérique ainsi qu’à tous les chefs des Croisades en terre d’islam", l’Aqpa avertit que leurs "tentatives désespérées de maintenir le régime d’Ali Saleh (…) sont vaines".

"Ce régime corrompu, injuste et faible est sur le point de tomber. Et les moudjahidines vont poursuivre leurs attaques jusqu’à la victoire", poursuit le communiqué dont l’authenticité ne peut être établie.

Le groupe exhorte en outre les forces de sécurité yéménites, servant de "boucliers humains" pour leur régime, à se démarquer de ce régime "avant qu’il ne soit trop tard", selon le communiqué.

Le 14 juillet, une vingtaine de motocyclistes cagoulés ont attaqué avec des aux bombes, des lance-roquettes RPG et des fusils mitrailleurs les sièges des renseignements et de la sécurité à Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyan, tuant trois policiers, dont un membre des renseignements, selon des sources des services de sécurité, qui avaient fait état de deux morts parmi les assaillants.

L’attaque de Zinjibar était intervenue cinq jours après celle contre le siège des Renseignements à Aden, principale ville du sud du Yémen. Onze personnes, dont sept membres des services de sécurité, ont été tuées dans l’attaque, revendiquée par Aqpa, qui aurait réussi à libérer des prisonniers soupçonnés d’appartenance au réseau d’Oussam ben Laden.

______________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Yémen : le bilan des affrontements dans le nord s’élève à 51 morts

Les affrontements intensifs opposant dans le nord du Yémen les rebelles chiites et les membres de tribu progouvernementaux, affrontements dans lesquels l’armée régulière est également impliquée, ont fait au moins 25 morts jeudi, portant à au moins 51 le nombre de victimes des violences des cinq derniers jours, a annoncé jeudi un responsable du ministère de l’Intérieur.

Les affrontements de la nuit passée ont coûté la vie à 15 soldats de la Garde républicaine yéménite et à une dizaine de membres de tribu progouvernementaux dans le district de Harf Sufian de la province d’Amran, à environ 60 km au nord de la capitale Sanaa, a indiqué la source, sous couvert de l’anonymat.

Mardi, un responsable de la sécurité provinciale a indiqué à l’agence Xinhua qu’au moins 18 membres de tribu et huit rebelles chiites nordistes ont été tués dans les affrontements.

Depuis 2004, le Yémen est le théâtre d’affrontements sporadiques entre l’armée gouvernementale et les rebelles chiites houthis, ces derniers étant accusés par les autorités centrales de chercher à rétablir le régime religieux renversé dans la révolution yéménite de 1962, qui a ouvert la voie à la fondation de la République yéménite.

Le 11 février dernier, le gouvernement et ces rebelles chiites ont conclu un accord de trêve pour mettre un terme à un conflit de six ans. Néanmoins, les deux parties continuent de s’accuser mutuellement de violer la trêve.

____________________ 3 – AFP

Yémen: des suspects d’Al-Qaïda attaquent une patrouille de l’armée, 5 morts

Hammoud MOUNASSAR

Des membre présumés d’Al-Qaïda ont tendu jeudi une embuscade à une patrouille de l’armée yéménite, tuant cinq militaires dans la province de Chabwa, bastion de la tribu de l’imam radical Anwar al-Aulaqi, considéré par Washington comme le chef d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Des hommes armés, embusqués dans une rue d’Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen, ont tiré vers 03H00 (minuit GMT) aux fusils mitrailleurs et aux roquettes RPG contre la patrouille qui effectuait sa ronde habituelle, a indiqué à l’AFP une source des services de sécurité à Ataq.

"Cinq soldats ont été tués et un sixième a été blessé" dans l’attaque, a annoncé un responsable des services de sécurité, ajoutant aussitôt qu’il soupçonnait les assaillants d’"appartenir à Al-Qaïda".

Mais le chef de la police de la province de Chabwa, Ahmed al-Maqdachi, a été plus catégorique, en attribuant l’attaque aux "terroristes d’Al-Qaïda, (agissant) avec l’aide de membres de Mouvement séparatiste" du sud Yémen.

Le responsable, qui s’exprimait dans une déclaration mise en ligne sur le site internet almoatamar.net du Congrès populaire général (CPG), le parti au pouvoir à Sanaa, faisait allusion au Mouvement sudiste, un groupe séparatiste actif dans les provinces du sud.

Les assaillants ont "réussi à prendre la fuite malgré la présence massive des forces de sécurité à Ataq et les barrages établis autour de la ville", a indiqué la source de sécurité, laissant entendre que l’attaque portait la marque d’Al-Qaïda.

La province de Chabwa est un fief d’Al-Qaïda comme elle est le bastion de la tribu des al-Awalaq, à laquelle appartient l’imam radical américano-yéménite Anwar al-Aulaqi. Ce dernier se cacherait dans cette province sous la protection de sa tribu, alors qu’il est activement recherché par Washington ainsi que par les autorités yéménites.

L’attaque de Chabwa est intervenue deux jours après l’annonce à New York que le nom d’Aulaqi avait été ajouté sur la liste des terroristes de l’ONU.

Anwar al-Aulaqi, accusé d’avoir aidé à préparer l’attentat manqué du Nigérian qui avait tenté de faire exploser en vol le 25 décembre un avion de ligne américain, est considéré comme "l’un des dirigeants-clés d’Aqpa" (Al-Qaïda dans la péninsule arabique) par les Etats-Unis, qui avaient annoncé vendredi dernier le gel de ses avoirs.

Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié sa lutte contre Al-Qaïda depuis la fin décembre, après la revendication par ce groupe de l’attentat manqué du 25 décembre. Mais cela n’a pas empêché le groupe extrémiste de poursuivre ses attaques.

Le 14 juillet, une vingtaine de motocyclistes armés et cagoulés avaient attaqué les sièges des renseignements et de la sécurité de la province d’Abyan (sud), tuant trois policiers. Les services de sécurité ont soupçonné Al-Qaïda d’être derrière l’attentat.

Le 19 juin, une attaque contre le siège des Renseignements à Aden, principale ville du sud du Yémen, qui a tué 11 personnes, dont sept membres des services de sécurité, avait été revendiquée par Aqpa, qui aurait réussi à libérer des prisonniers soupçonnés d’appartenance au réseau d’Oussam ben Laden.

En mai, Aqpa avait également revendiqué la responsabilité de l’attentat raté contre le convoi de l’ambassadeur britannique au Yémen le 26 avril.

Le président américain Barack Obama avait loué la "détermination" du Yémen à lutter contre le terrorisme et "reconnu les sacrifices faits par les forces yéménites engagées dans cet effort", dans un entretien téléphonique le 15 juillet avec son homologue yéménite Ali Abdallah Saleh.

Par ailleurs, 20 personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi dans des affrontements qui opposent depuis dimanche des rebelles chiites et des tribus du nord du Yémen.

________________ 2 – Le Monde

Au Yémen, de violents affrontements entre tribus et rebelles

Vingt personnes ont été tuées dans des affrontements qui opposent depuis dimanche des rebelles chiites et des tribus du nord du Yémen. "De violents affrontements ont eu lieu dans la nuit [du mercredi au jeudi 22 juillet], faisant 20 morts" au total, a précisé une source tribale. Les forces yéménites déployées dans la région sont intervenues pour faire cesser les combats, selon cette même source.

Cinq soldats yéménites ont été tués et un a été blessé jeudi dans l’est du pays dans une embuscade qui porte la marque d’Al-Qaïda, selon un responsable des services de sécurité yéménites. Le Yémen, considéré comme un sanctuaire pour les groupes extrémistes, a intensifié sa lutte contre Al-Qaïda depuis la fin décembre, après la revendication par ce groupe de l’attentat manqué mené par un jeune Nigérian qui tentait de faire exploser en vol le 25 un avion de ligne américain.

Le 14 juillet, une vingtaine de motocyclistes armés et cagoulés avaient attaqué les sièges des renseignements et de la sécurité de la province d’Abyan (sud), tuant trois policiers. Les services de sécurité ont soupçonné Al-Qaïda d’être derrière l’attentat. Al-Qaïda a revendiqué ces dernières années des attaques contre des missions diplomatiques occidentales, des installations pétrolières et des touristes dans le pays.

Les rebelles ont "utilisé différents types d’armes" pour tenter de prendre le "contrôle de plusieurs endroits et renforcer le siège des villages (des tribus des) Ben Aziz", a ajouté la source tribale. Les affrontements armés dans le nord du Yémen, où une fragile trêve est en vigueur depuis février, se sont intensifiés entre les rebelles chiites et les tribus soutenues par l’armée, faisant plus de 60 morts depuis dimanche.

REGAIN DE TENSION

Les incidents armés, impliquant souvent les rebelles et des tribus, sont fréquents dans cette zone, où les autorités et la rébellion s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu, en vigueur depuis février après six mois de guerre entre les rebelles et l’armée. Ce cessez-le-feu a mis fin à la "sixième guerre" entre les rebelles, qui dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse, et l’armée, dans un conflit qui a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et 250 000 déplacés.

Mercredi, une source tribale avait fait état de la mort de 20 membres de tribus dans des combats en cours depuis dimanche "entre les Houthis et les partisans du chef tribal cheikh Saghir Aziz", un député membre du Congrès populaire général (au pouvoir).

Un porte-parole de la rébellion avait indiqué, lui, qu’elle avait perdu au moins 20 de ses membres dans les affrontements. Ce regain de tension laisse craindre le déclenchement d’une septième guerre dans cette région du nord du Yémen, pays également confronté à un mouvement séparatiste dans le Sud et à un renforcement de la présence d’Al-Qaida.

________________ 1 – JDD

Yémen: 19 morts dans des combats

Les forces gouvernementales du Yémen sont intervenues mercredi soir dans le nord du Yémen, où de violents combats entre les rebelles chiites et des tribus loyales aux autorités ont fait 19 morts, rapportent des responsables locaux. "Hier soir, il y a eu des affrontements très violents.

Neuf soldats et membres de tribus pro-gouvernementales ainsi que dix (rebelles) Houthis ont été tués", a indiqué jeudi un responsable de la région troublée de Harf Soufiane. Les deux camps se sont affrontés au mortier et à la mitrailleuse, a-t-il précisé.

23/07/10 (B561) A lire sur LOI cette semaine …

_________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1290 – 24/07/2010
L’USAID déçoit l’opposition à Djibouti
Le programme de l’United States Agency for International Development (USAID), censé appuyer le processus démocratique à Djibouti pour conduire des élections libres et crédibles en 2011 (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1290 – 24/07/2010
Le ministre de la santé est protégé
La dilapidation par le ministère de la santé d’une aide des Nations unies attribuée à Djibouti pour lutter contre le sida est l’objet d’une enquête, qui vise la gestion du ministre Abdallah Abdillahi Miguil et plusieurs de ses employés. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1290 – 24/07/2010
Thomas Cormier
Le Canadien Thomas Cormier va diriger l’équipe de consultants de la petite société américaine Democracy International, qui mettra en œuvre un programme de renforcement des processus politiques à l’occasion des élections de mars 2011 à Djibouti . (…).

LA LETTRE DU CONTINENT N°592 – 15/07/2010
Dans les cases africaines de Nicolas Sarkozy
Comme pour l’awalé, les règles de la politique française en Afrique sont simples, mais les stratégies redoutables. A chaque joueur, ses coups. A chaque case, sa logique. Sans goût pour le continent africain, ni connaissance particulière, le président Nicolas Sarkozy est surtout sensible aux responsables africains qui lui sont présentés comme francophiles, prêts à défendre les intérêts tricolores. (…).

______________ Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1290 – 24/07/2010 (Article gratuit)

Somalie: Le coup de gueule d’Ana Gomes
L’audition le 13 juillet, par la sous-commission de la défense du Parlement européen, du contre-amiral Thomas Ernst, commandant en chef adjoint de l’Atalante, la force navale de l’Union européenne (UE) chargée de protéger la circulation maritime au large des côtes somaliennes, a tourné au débat sur la politique européenne dans la région. (…).

23/07/10 (B561) L’OMCT (Organisation mondiale contre la torture) lance un appel au Gouvernement djiboutien pour détention arbitraire et allégation de tortures commises à l’encontre de M Mohamed Ahmed, dit "Jabha", 39 ans, militant du FRUD, aujourd’hui détenu à Gabode, sans soin, en dépit des différents maux dont il souffre et qui sont la conséquence des nombreuses tortures subies depuis le 1er mai 2010. Il est demandé aux lecteurs d’écrire aux différentes autorités djiboutiennes.

_________ Voir aussi nos articles précédents sur ce cas
du 11/07/2010
du 11/07/2010 (signé par Uguta-Toosa)

__________ Appel de l’OMCT

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale
Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante à Djibouti.

__________ Description des faits
Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la détention arbitraire et des allégations de torture et d’autres mauvais traitements à l’encontre de M. Mohamed Ahmed dit Jabha, 39 ans, militant du Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie (FRUD), à la prison centrale dite « Gabode », dans la ville de Djibouti.

Selon les informations reçues, le 1er mai 2010, alors qu’il essayait de défendre une femme enceinte que des soldats tentaient de violer, près de Moussa Ali (Nord Ouest du district de Tadjourah), M. Mohamed Ahmed a été arrêté par des membres de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND), basés à la caserne d’Assagueïla.

Il a tout d’abord été porté disparu car ni sa famille, ni ses connaissances ne savaient où il se trouvait.

Ce n’est qu’ensuite qu’il a été possible de reconstituer les différents lieux dans lesquels il aurait été détenu depuis le 1er mai.

Conformément aux dernières informations reçues, il a été détenu, durant cinq jours, à la caserne d’Assagueïla puis dans les locaux des Services de Sécurité, situés sur le Plateau du Serpent.

Il a ensuite été transféré dans différents endroits tels que la caserne militaire de Gal Eila à Mabla, puis, du 18 au 30 juin 2010, à la brigade du Nord de la gendarmerie, lieu dans lequel il aurait été privé de nourriture durant 10 jours.

M. Mohamed Ahmed aurait subi de nombreux actes de torture, entre autres, des simulations d’exécution, dans les locaux des Services de Sécurité puis à la caserne militaire de Gal Eila.

Selon les mêmes informations reçues, depuis le 30 juin 2010, M. Mohamed Ahmed est détenu à la prison centrale dite « Gabode » où les conditions y sont déplorables.

Aucuns soins ne lui sont fournis alors que, d’après les informations, il crache du sang, a du mal à se déplacer, souffre de contusions, a le tympan éclaté et les côtes cassées.

M. Mohamed Ahmed n’aurait, par ailleurs, toujours pas eu accès à un avocat et sa famille n’a pu le rencontrer qu’une seule fois depuis sa détention.

L’OMCT est gravement préoccupée par la situation de M. Mohamed Ahmed dit Jabha et rappelle que la pratique de la disparition forcée et de la détention au secret est contraire aux normes internationales relatives aux droits de l’Homme.

L’OMCT prie les autorités de Djibouti de garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed, conformément au droit régional et international pertinent et notamment aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L’OMCT demande également aux autorités de Djibouti de faire en sorte que M. Mohamed Ahmed soit promptement présenté devant une autorité judiciaire compétente et qu’il ait immédiatement accès à un avocat de son choix, à des soins médicaux et puisse recevoir la visite de sa famille.

L’OMCT rappelle que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire.

Enfin, l’OMCT réitère sa plus vive inquiétude quant aux faits allégués ci-dessus et demande aux autorités compétentes à ce qu’une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur les allégations de torture et d’autres mauvais traitements subis par M. Mohamed Ahmed, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi. Les conclusions de cette enquête doivent être rendues publiques.

_____________ Actions requises

Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de:

  • Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de M. Mohamed Ahmed dit Jabha;
  • Garantir l’accès immédiat et inconditionnel à un avocat de son choix et aux membres de sa famille ainsi que garantir un examen médical immédiat par un médecin de son choix et un traitement médical approprié, conformément, entre autres, à l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations Unies;
  • Ordonner sa libération immédiate en l’absence de charges légales valables ou, le cas échéant, le traduire promptement devant un tribunal civil, impartial et compétent tout en garantissant ses droits procéduraux en tout temps;
  • Garantir une enquête immédiate, efficace, exhaustive, indépendante et impartiale sur ces évènements, en particulier sur les allégations de torture et de mauvais traitements à l’encontre de M. Mohamed Ahmed dit Jabha, dont les conclusions seront rendues publiques, et ce afin d’identifier les responsables, de les traduire devant un tribunal civil indépendant, compétent et impartial et d’appliquer les sanctions pénales, civiles et/ou administratives prévues par la loi;
  • Garantir un recours effectif et une réparation adéquate, y compris l’indemnisation et la réhabilitation, à la victime concernée;
  • Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’hommee.

______________ Adresses:
Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais Présidentiel,
BP 6, Djibouti Ville,
République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01 ;

Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme,
BP 12, Djibouti Ville,
République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 54 20 ;

Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com;

Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh,

Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant,
1202 Genève,
Suisse,
Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch;

Ambassade de Djibouti à Bruxelles,

204 avenue F.D. Roosevelt,
1050 Bruxelles, Belgique,
Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr
_____________________________

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Genève, le 20 juillet 2010


Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

23/07/10 (B561) AfriScoop avec Xinhua. Jean Ping : la paix et la sécurité s’améliorent mais restent fragiles en Afrique

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a déclaré jeudi aux ministres des Affaires étrangères des Etats-membres de l’UA à Kampala que la paix et la sécurité du continent s’améliorent, bien que toujours fragiles.

M. Ping a déclaré lors de la 17ème Session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA que plusieurs pays tentent de stabiliser la situation sur leur territoire.

Selon lui, en Somalie, la priorité de la force de maintien de la paix de l’Union africaine et de la communauté internationale est de soutenir la reconstruction des institutions de sécurité et la réconciliation ainsi que le dialogue entre les parties en conflit.

"Il est extrêmement important de prendre des mesures courageuses au niveau politique et juridique afin de renforcer considérablement les forces, les équipements et les moyens de l’ AMISOM (la Mission de l’Union africaine en Somalie)", a-t-il déclaré.

La normalisation des relations entre l’Ethiopie et l’Erythrée est vitale et aura un impact positif sur la situation en Somalie qui souffre de la guerre depuis des décennies, a-t-il poursuivi.

Il y a des progrès politiques et sécuritaires importants au Soudan, notamment depuis les élections générales d’avril 2010, a-t- il ajouté.

Les ministres africains des Affaires étrangères discuteront de la paix et de la sécurité ainsi que du développement économique et social du continent avant d’envoyer leurs recommandations aux leaders africains qui se réuniront du 25 au 27 juillet.

Les ministres discuteront également du principal programme de la réunion, à savoir de la santé maternelle, des nouveau-nés et des enfants, et du développement en Afrique.

23/07/10 (B561) Radio-Trottoir : Ruée vers le Sud … à la recherche des 500 millions US$ de Bolloré (Lectrice)

« Quand le bateau coule,
les rats sont les premiers à se jeter dans la mer »

Des « jokes" (histoires drôles) », à lire tout en sirotant une tasse de thé.

En particulier, celle des dégâts collatéraux causés par les 500 millions de US $ investis par Bolloré pour s’installer à Berbera et tenter de concurrencer IOG sur son terrain de prédilection : l’activité portuaire …


La première victime c’est Riyaleh, lui-même : bien fait pour lui, car il avait oublié le principe de « qui se frotte à IOG, même d’une manière câline, s’y pique ».

Bolloré, d’après des indiscréditions recueillies auprès de membres de l’équipe d’IOG, ne serait pas sorti de l’auberge, des surprises désagréables le guettent et la chute risque d’être financièrement douloureuse.

De toutes les façons,
IOG récupérer sa part du magot. Il va très rapidement envoyer Ismaël Tani, son homme de paille, pour convaincre le vieux Silanyo de l’urgente nécessité de revoir les accords signés entre Riyaleh et Bolloré.

L’arguement-clé sera de faire admettre à Silanyo que c’est IOG qui l’a soutenu sur tous les fronts pour son élection et qu’il serait normal de se partager équitablement les bénéfices en ne laissant à Bolloré qu’une part qui ne dépasserait pas les 40 %.

Il ne faut pas que Silanyo oublie que la zone côtière de Djibouti à Lughaya est un territoire Issa et non Issack.

IOG n’oublie pas que Boreh l’avait piégé, en lui recommandant d’accorder la totalité de la gestion financière au groupe de Dubaï Authority, ce qui limitait considérablement son droit de regard et de prévarication.

Pour IOG il est impératif que la gestion du Port de Berbera reste entre les mains de Silanyo, sous son oeil vigilant. Il est tout à fait disposé à envoyer ses meilleurs cadres (exclusivement d’origine Mamassan), comme les "intellectuels expérimentés" (avec bagage universitaire conséquent), avec Ismaël Tani et le Général Zakaria, en première ligne du défilé !!

Le premier perdant est donc l’ex Président Riyaleh, qui contrairement à IOG, avait signé le contrat de Bolloré, les yeux fermés, sans exiger des contreparties personnelles excessives.

Pour Riyaleh l’important était de rentrer dans l’Histoire du Somalilland et de faire oublier les propagandes largement relayées par l’Opposition sur son passé trouble.

Mais il avait sous estimé la réaction d’IOG !

C’est ce même IOG qui l’avait fait expulser de Djibouti, lorsqu’il n’était encore que le dynamique Attaché militaire de l’Ambassade de Somalie à Djibouti. C’était durant la période du grand Siad Barré. Que Dieu le désaltère au Paradis.

IOG a déjà oublié que Riyaleh l’avait soutenu en convaincant feu Egal de la nécessité de l’aider à usurper le pouvoir grâce à l’envoi de plusieurs milliers de votants venus en renforts, de la Somalie voisine. Ces votants de pacotilles avaient été transportés par camion et par avion à Djibouti juste une semaine avant l’élection de 1999.

C’est la signature du contrat entre Riyaleh et Bolloré qui a fait monter la tension d’IOG.

Le revers de la médaille ne se fait pas attendre.

Bien avant les élections du 26 juin 2010, des Djibouto-éthiopiens, dont certains avaient accompagné l’Ougas pour son intronisation, (cérémonie qui s’est déroulée, rappelons-le, un peu dans la débandade, à Zeila) ont été nourris et logés durant des semaines avec le renfort d’autres bédouins Issas à qui on avait promis la Terre Promise.

Pendant un mois, des électeurs à la carte d’Identité Djiboutienne ont été entretenus et regroupés aux frais de la princesse, oh pardon aux frais des contribuables Djiboutiens, pour aller voter dans la zone côtière de la Somalie voisine riche en pétrole Offshore (Somaliland – Note de l’ARDHD).

Une semaine avant les élections dans la Somalie voisine (idem), des dizaines de milliers d’électeurs en provenance d’Ethiopie (de préférence issus de la tribu Issa), d’Ali Sabieh à Djibouti ville, ont été acheminés vers les zones côtières de Zeila à Lughaya afin de voter pour Silanyo. Tous frais payés !

Silanyo est
l’homme de l ’espoir pour IOG non seulement pour « les recettes» portuaires du port de Berbera, mais aussi pour les soutiens réciproques qu’ils s’échangent. En remerciement de l’aide d’IOG, Silanyo fournira des électeurs à Guelleh, 2012. Ces électeurs viendront de Berbera, de Zeila, sans oublier les populations de Burao.

L’agréable dénouent de ces élections pour IOG crée des remous à Djibouti.

Fin du premier épisode. A bientôt.

Madame Kaltoum,
cousine par alliance d’IOG

23/07/10 (B561) Nouvelles de Somalie – L’Ouganda veut riposter – la Guinée prête à envoyer un bataillon au sein de l’Amisom – le gouvernement somalien rejette un rapport d’Amnesty International – deux soldats ougandais tués mercredi par les insurgés – Kenya : les USA appellent à la prudence – Les insurgés d’Al Shabab une menace pour toute la région – Les insurgés assoient leur présence dans les montagnes du nord (7 articles en Français)

______________________ 7 – JDD

Attentats: L’Ouganda veut riposter

Le gouvernement ougandais veut une révision des règles d’engagement de la force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) pour attaquer les rebelles islamistes qui ont revendiqué le double attentat de Kampala, a indiqué jeudi l’agence Reuters.

L’Amisom est une force de 6.100 hommes, principalement des Ougandais. Des Burundais en font cependant partie.

Deux bombes avaient explosé simultanément dimanche soir dans un restaurant de la capitale ougandaise et dans un club de sport qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football, faisant au moins 73 morts.

______________________ 6 – Le Monde

Somalie: la Guinée prête à envoyer un bataillon au sein de l’Amisom

La Guinée est "prête" à envoyer un bataillon au sein de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), a annoncé vendredi à Kampala le président de la commission de l’UA, Jean Ping, lors d’une conférence de presse.

"La Guinée est prête à envoyer immédiatement un bataillon (environ 800 hommes)", a annoncé M. Ping.

L’Amisom est actuellement composée de quelque 6.000 soldats (3.500 ougandais et 2.500 Burundais) un effectif encore inférieur aux 8.000 militaires prévus lors de sa création début 2007.

"Nous allons très rapidement monter à plus de 8.000, qui est l’effectif maximum", a assuré Jean Ping, lors d’une conférence de presse organisée en marge des travaux préparatoires au 15e sommet de l’UA, à Kampala, du 25 au 27 juillet.

L’Amisom constitue le dernier rempart du très fragile gouvernement de transition somalien face aux attaques répétées des insurgés islamistes shebab à Mogadiscio.

Le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, élu début 2009, ne doit sa survie qu’à l’appui militaire de la force africaine qui protège notamment la présidence, le port et l’aéroport de Mogadiscio.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, ont revendiqué le double attentat qui a fait 76 morts le 11 juillet à Kampala, signant alors leur première action d’envergure à l’extérieur de la Somalie.

L’Ouganda s’est dit près, à la suite des attentats, à envoyer 2.000 soldats supplémentaires au sein de l’Amisom.

___________ 5 – AfriSccoop avec XINHUA

Le gouvernement somalien rejette un rapport d’Amnesty International

Le gouvernement somalien a rejeté vendredi le rapport publié par Amnesty International, selon lequel les forces gouvernementales réprimeraient la presse locale.

Amnesty International indique dans son rapport qu"’une campagne de harcèlement et d’intimidation" conduisant à une multiplication des arrestations et interrogatoires à l’encontre des journalistes a lieu depuis juin dernier, soulignant que les médias locaux sont empêchés de faire leur travail.

Intitulé "Hard News : Journalists’ lives in danger in Somalia", et rendu public jeudi dernier, le rapport d’Amnesty International appelle le gouvernement somalien et les groupes d’opposition à respecter la liberté de la presse.

Le ministre somalien de l’Information, Abdirahman Osman, a exprimé ses regrets sur le rapport, indiquant que le gouvernement somalien n’a pas eu "l’opportunité de répondre".

En outre, il a rejeté l’allégation selon laquelle le correspondant du New York Times aurait quitté la Somalie après avoir reçu des menaces de la part des forces de sécurité locales, suite à la publication d’un article affirmant que les forces gouvernementales recrutent des enfants soldats.

Selon Amnesty International, plusieurs journalistes ont été blessés le 29 juin dernier lors d’une attaque menée par le gouvernement somalien lors d’une conférence de presse tenue Mogadiscio.

Toujours selon le rapport, un journaliste, Mustafa Haji Abdinur, a été arrêté, tandis qu’un caméraman, Yusuf Jama Abdullahi, et un photographe, Farah Abdi Warsame, ont été blessés le 1er juin lors d’un échange de tirs dans la capitale.

Le gouvernement somalien a souligné qu’il prend très au sérieux ses responsabilités en matière de liberté de la presse et envers la société civile, affirmant que les incidents cités par Amnesty International étaient "isolés et regrettables", tout en indiquant que les forces gouvernementales font "un travail exceptionnel dans des conditions extrêmement dangereuses et difficiles".

_________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: deux soldats ougandais tués mercredi par les insurgés

Deux soldats ougandais de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom) ont été tués mercredi par des insurgés islamistes shebab à Mogadiscio, a annoncé vendredi le porte-parole de l’Amisom.

"Deux de nos soldats ougandais ont été tués dans des combats mercredi et trois autres blessés", a déclaré Ba-Hoku Barigye à l’AFP à Mogadiscio.

"Les trois blessés ont été transférés à Nairobi pour y être soignés", a-t-il précisé.

_________________ 3 – Le Figaro avec Reuters

Kenya : les USA appellent à la prudence

Le département d’Etat américain a émis hier une alerte à l’intention des ressortissants américains au Kenya, invoquant des menaces croissantes dans la foulée du double attentat de Kampala, capitale de l’Ouganda voisin. L’ambassade américaine de Nairobi demande à ses ressortissants de se montrer prudents en public et d’éviter les rassemblements et manifestations.

"Depuis les attentats du 11 juillet en Ouganda, que le groupe terroriste al Chabaab a revendiqués, des menaces croissantes sont apparues dans les espaces publics d’Afrique orientale", indique le département d’Etat.

L’avertissement des autorités américaines survient peu après des affrontements entre les forces de sécurité kényanes et des rebelles somaliens le long de la frontière entre les deux pays.

Suite à ces accrochages, qui ne sont pas les premiers du genre, des rapports ont indiqué que les deux camps envoyaient des renforts sur place. Les islamistes radicaux des Al Chabaab, liés à Al Qaïda, contrôlent l’essentiel du Sud de la Somalie, frontalier du Nord-Est du Kenya. Les attentats du 11 juillet en Ouganda marquaient la première action de ce groupe hors de Somalie.

____________________ 2 – AuFait (Maroc)

Les insurgés d’Al Shabab une menace pour toute la région

Le groupe d’insurgés islamistes somaliens d’Al Shabab est "une menace pour toute la région et non seulement pour la Somalie", a déclaré à Nairobi le vice-premier ministre Haji Adan.

Le double attentat revendiqué par ce groupe et ayant visé la capitale ougandaise Kampala et l’attaque contre les forces de sécurité kenyane à Liboi (18 km des frontières avec la Somalie) sont "des indications claires de l’urgence d’intervention de la communauté internationale" en Somalie, a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Nairobi appelant cette communauté à assister le gouvernement fédéral de transition (TFG) à consolider les forces somaliennes par l’envoi de plus de troupes de maintien de la paix "Notre priorité est de rétablir graduellement les forces de sécurité afin qu’elles puissent combattre et défaire les insurgés mais nous avons besoin, pour cela, de plus de ressources ", a-t-il ajouté.

Le double attentat de Kampala a fait 74 tués et une centaine de blessés parmi les fans qui suivaient la finale de la coupe du monde dans un restaurant éthiopien et un club de rugby de la capitale ougandaise.

Sept présumés membres d’Al Shabab ont fait une incursion au Kenya, mardi dernier, et ont blessé un membre de la police paramilitaire à Liboi, selon le porte-parole du gouvernement kenyan Alfred Mutua alors que de premières informations faisaient état d’un tué et d’un blessé parmi cette unité.

En avril dernier, des membres d’Al Shabab avaient attaqué une patrouille kenyane avant de mener un raid deux semaines plus tard dans un hôtel à Liboi.

Al shabab avait menacé, l’année dernière, de perpétrer des attaques au Kenya si ce pays n’arrête pas de former les forces de police du TFG et d’entraîner des soldats dans les camps du Kenya pour combattre les groupes islamistes.

__________________ 1 – Angola Press

Les insurgés assoient leur présence dans les montagnes du nord

Un chef de milice et trafiquant d’armes entraîne des insurgés islamistes shebab dans le nord de la Somalie, mettant à profit le terrain accidenté et les grottes de cette zone montagneuse qui pourrait devenir un nouveau Tora Bora, selon les autorités locales.

Mohamed Said Atom, qui fait l’objet de sanctions des Nations unies pour avoir violé l’embargo sur les armes en Somalie, a établi plusieurs camps dans la chaîne montagneuse de la région de Sanaag, frontière naturelle entre les deux régions autonomes du nord du pays, le Puntland et le Somaliland.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, sont surtout implantés dans le centre et le sud du pays où ils tentent de renverser le gouvernement de transition à Mogadiscio.

Mais leur première action d’envergure à l’extérieur de Somalie – le double attentat de Kampala du 11 juillet (76 morts) – et le regain d’activité d’Atom et de ses hommes dans les montagnes de Sanaag ont ravivé les craintes de déstabilisation du Somaliland et du Puntland

22/07/10 (B561) Conflit érythréo-djiboutien / Accord Erythrée-Djibouti sur le litige frontalier – Conseil de sécurité : la Somalie, l’Erythrée et Djibouti au cœur du débat (3 articles)

_____________ 3 – Afrique en Ligne

Accord Erythrée-Djibouti sur le litige frontalier

L’ONU salue l’accord entre l’Erythrée et Djibouti sur le litige frontalier – Les Nations unies ont salué ce mardi les mesures prises par l’Erythrée et Djibouti en vue de résoudre leur différend frontalier, à la suite de la médiation du Qatar.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a exprimé sa disponibilité à fournir une assistance technique pour faciliter le règlement définitif du litige.

Le sous-secrétaire général des Nations unies chargé des Affaires politiques, Lynn Pascoe, a déclaré au Conseil de sécurité des Nations unies que le Premier ministre qatari, Sheikh Hamad bin Jassim bin Jabr Al-Thani a adressé une correspondance à Ban Ki-Moon pour porter à sa connaissance que les troupes de l’Erythrée s’étaient retirées des zones controversées de Ras Doumiera et de l’île de Doumiera.

Il a également indiqué que les observateurs militaires qataris ont été déployés en attendant un règlement définitif de la crise.

Ce déploiement intervient après la signature d’un accord, le 6 juin dernier, entre l’Erythrée et Djibouti, sous l’égide du Qatar, dans lequel les pays voisins ont décidé de régler leur différend frontalier par le biais de négociations.

L’Erythrée avait déployé en mars 2008 des troupes et un dispositif militaire dans ces deux zones proches de sa frontière avec Djibouti.

‘Le gouvernement du Qatar nous a confirmé de la bonne coopération entre les deux pays et les forces qatari et ces dernières seront déployées jusqu’au règlement du différend’, a indiqué M. Pascoe.

Dans son dernier rapport conformément à la résolution du Conseil de sécurité qui a imposé des sanctions contre l’Erythrée pour ses opérations à Djibouti et en Somalie, le secrétaire général des Nations unies avait souligné que l’Erythrée mérite d’être félicitée pour son récent engagement constructif avec ses voisins et avec la communauté internationale.

Toutefois, M. Pascoe a déclaré que les autres aspects de la résolution du Conseil de sécurité relatifs à la Somalie seront réglés par un groupe de surveillance sur la Somalie et l’Erythrée, dont les membres ont été désignés le 1er juillet dernier.

‘Nous attendons avec impatience le rapport indépendant du groupe de surveillance sur l’Erythrée conformément aux dispositions des résolutions concernées’, a-t-il ajouté.

_______________ 2 – Radio des Nations unies

Conseil de sécurité : la Somalie, l’Erythrée et Djibouti au cœur du débat

La question de la Somalie et de Djibouti et de leur conflit avec l’Erythrée a été débattue ce matin au Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans un rapport de Ban Ki-moon, le patron de l’ONU note que malgré les positions qu’il a adoptées de longue date sur la Somalie et Djibouti, le gouvernement érythréen a récemment pris un certain nombre d’initiatives pour engager un dialogue constructif avec ses voisins et la communauté internationale au sens large.

Le Conseil de sécurité

Il a ainsi reçu des représentants du Comité des sanctions à Asmara, participé à la Conférence d’Istanbul sur la Somalie et pris part aux efforts de médiation régionaux dirigés par le Qatar concernant le conflit frontalier l’opposant à Djibouti – autant d’événements dont il y a lieu de se réjouir.

Dans son plus récent rapport sur la question, Ban Ki moon s’est félicite de l’approbation de la Déclaration d’Istanbul sur la Somalie par l’Érythrée, qui marque une rupture notable avec sa politique antérieure, qui consistait à contester la légalité et la légitimité du Gouvernement fédéral de transition et à exiger l’expulsion des forces de la Mission de l’Union africaine en Somalie.

Dans ce contexte, il s’est dit encouragé de voir que l’Érythrée est désormais engagée dans un effort tendant à trouver un règlement pacifique du conflit frontalier et à normaliser ses relations avec Djibouti. Ban Ki-moon espère néanmoins que le nouveau Groupe de contrôle sur la Somalie et l’Érythrée, pourra, en toute indépendance, surveiller la mise en œuvre des mesures imposées par la résolution 1907. Aussi la représentante de Djibouti à l’ONU a estimé que beaucoup de choses restent en suspend et qu’il est temps de régler une fois pour toutes le conflit frontalier

Pour rappel, c’est l’Erythrée qui avait agressé il y a deux ans Djibouti, mais récemment grâce aux positions fermes du Conseil de sécurité, les choses ont bien évolué… D’ailleurs Djibouti compte beaucoup sur la médiation du Conseil et celle de l’émirat du Qatar pour résoudre ce contentieux de façon pacifique.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

______________________ 1 – ONU – Conseil de sécurité

POINT DE PRESSE QUOTIDIEN DU BUREAU DU PORTE-PAROLE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: 20 JUILLET 2010

Le Conseil de sécurité a entendu ce matin un exposé du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations Unies, M. B. Lynn Pascoe,sur le récent rapport du Secrétaire général concernant l’Érythrée et son différend frontalier avec Djibouti. M. Pascoe a indiqué au Conseil que les deux États avaient décidé de régler leur différend frontalier par la voie de négociation, conformément à l’accord qu’ils ont signé le mois dernier au Qatar. Depuis lors, a-t-il dit, le Premier Ministre du Qatar a annoncé que les troupes érythréennes s’étaient retirées des zones de Ras Doumeira et de l’île de Doumeira.

Le Secrétaire général adjointa salué les récentes mesures prises par l’Érythrée et Djibouti sur la question frontalière, et a ajouté que si la demande en est faite, le Secrétaire général met à leur disposition l’appui technique des Nations Unies.

Cette séance a été suivie par des consultations officieuses, portant notamment sur les travaux du Groupe de contrôle sur la Somalie et l’Érythrée. À l’issue de ces consultations, la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, Mme Joy Ogwu (Nigéria), a lu une déclaration à la presse.