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22/12/2015 (Brève 562) Alerte rouge pour la vie de Saïd Housein Robleh, dont l’état requiert une évacuation sanitaire urgente. Message d’Ali Awado, Président de la LDDH

SAID HOUSSEIN ROBLEH se trouve au centre medico-hospitalier de bouffard de l’armée française. Il a 25 ans, c’est un étudiant en 6 ème année de médecine et défenseur des droits de l’homme dès son jeune age. Il est également secrétaire général de la LDDH.

l agression ne date pas d’hier, depuis novembre 2015 son passeport et son billet d’avion sont bloqués par le ministre de l’enseignement supérieur.

le 10 décembre lors de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, il a été agressé, enlevé et séquestré plusieurs heures par le directeur général de la police Mr Abdillahi Abdi Farah.

Le 21 décembre 2015, il était parti assister à la réunion du haut conseil de l’USN et ce en vue de couvrir les événements de la matinée (carnage a bouldhougo, BALBALA) où il y a eu 37 morts. Des policiers cagoulés ont fait irruption dans la salle où se tenait la réunion.  

Lors de cette agression SAID HOUSSEIN ROBLEH a reçu deux balles réelles l’une à la carotide et l’autre à la clavicule, il a subi une opération chirurgicale a bouffard: l’une des balles a été extraite (celle de la clavicule) par contre celle de la
carotide est toujours logée dans son cou.

Selon le médecin traitant dont nous vous donnerons le nom demain matin avec le document établi par ce médecin.

Il faut une évacuation urgente pour extraire cette balle car cela représente un risque et nécessite une structure adaptée a cette opération chirurgicale.

Merci de nous soutenir et nous resterons en contact mais nous pouvons vous informer que sans cette évacuation sa vie est en danger et que la police qui l’a blessé est toujours a ces trousses et c’est grâce à l’armée française qu’il se trouve hospitalisé à BOUFFARD.

30/07/10 (B562) Radio Trottoir 1°) Avez-vous des nouvelles de la Première Dame ? (Lectrice) 2°) La disparition (?) de Grande Gueule au Somaliland 3°) En avant première, des informations sur la révolte des chômeurs et les tueries ethniques fomentées par le régime (Suite de la série)

_____ 1 – Avez-vous des nouvelles de la Première Dame ?

« Quand le bateau coule les rats
sont les premiers à se jeter dans la mer »

Histoires drôles à lire en sirotant une tasse de thé.

Nouvel épisode : « les secousses sismiques sèment la panique dans les alcôves de l’UMP »

« Quand la femme se fâche, il n’y a plus de secret »

Sweet summer holidays and happy day for long time to Kadra and Ato Assafa

Avez-vous des nouvelles de la Première Dame ?

Beaucoup de djiboutiennes sont inquiètes, elles se demandent en particulier :

  • Pourquoi elle aurait peur d’être confrontré au citoyen Boreh, de nationalité française, comme elle et
    riche comme elle ?
  • Pourquoi elle a peur d’aller à Paris ?

La différence entre elle et lui c’est qu’elle est bien conservée, en dépit de l’âge. Avec son sourire, elle aurait pu séduire tous les journalistes français et européens et les convaincre que le méchant c’est Boreh et pas elle !!!

Cette médiatisation bien orchestrée aurait pu la rendre presque aussi célèbre que la mannequin-chanteuse
Carla.

Mais elle a choisi d’aller se réfugier à Addis Abeba, ville parfois plongée
le soir dans l’obscurité, sans électricité … tout comme Djibouti.

Mais au moins, à Addis il fait toujours frais et en altitude on a de l’appétit, toutes sortes d’appétit !

Mais des ombres planent sur elles. Certaines Djiboutiennes de sa famille en arrivent même à se demander si elle ne va pas subir très prochainement le même sort que celui du Général Yassin Yabeh ou plus récemment, plus soft, celui de son compatriote Charles Boreh.

Tout le monde sait très bien qu’IOG au bout de trente ans de relations matrimoniales étroites avec des liens financiers importants, n’a plus que le reours de haïr ses proches collaborateurs et évidement don épouse et plus proche collaboratrice vit les mêmes passions, même, comme le disent certaines, s’ils n’ont plus vraiment envie de les partager.

Pour élucider le problème et tenter de déméler le vrai du faux, je me suis rendue à Addis Abeba.

J’ai réussi à pénétrer dans la ferme des fleurs à 30 km d’Addis Abeba dans la direction de Hadamo ou Nazareth.

Ce champ de fleurs est impressionnant, des fleurs à perte de vue.

Avec Ato Assafa, un beau quadragénaire et ma cousine, nous avons parcouru ce champ à cheval. Assise derrière ma cousine sur une jument et à côté de nous, Ato Assafa très fier et heureux sur son cheval noir.

C’était le 25 juillet. J ’ai eu la chance de participer à un somptueux repas à la Amara (Amxara comme disent les somalis) en souvenir de l’anniversaire de Hailé Sélassié le denier des Négus des Négus (ou les Empereurs éthiopiens)

Nous n’étions pas nombreux mais il fallait voir avec quelle complicité Ato et elle, s’observaient. J’ai même noté que la façon dont ils se prenaient la main, pouvait évoquer une certaine tendresse.

Ils n’avaient de cesse de se provoquer par des petits gestes affectueux.

Certainement c’est la faute à l ’hydromel qui vous enivre tout doucement.

C’était le plus beau jour de ma vie.

A la place de la première dame, j’aurais décidé de plaquer IOG sur le champ, car il est plutôt devenu un vieux goujat vicieux. Il n’a pas la prestance de ce prince de sang impérial descendant de la famille des Négus, devenu fleuriste depuis que les nationalisations sauvages du dictateur Rouge Mengestu lui ont pris fortune et position.

Peu importe ses choix, j’étais heureuse qu’elle profite de ses vacances dans une atmosphère tendre.

Entre Degmo et Kadir rien ne va plus.

Mais pourquoi, Degmo a-t-elle laissé l’UNFD sans responsable.

Comment se fait-il que lorsque la Présidente est à Addis où elle roucoule avec Ato Assafa, la Secrétaire Générale soit aussi absente depuis plus d’un mois, pour un séjour en France.

Mais avec qui ?

Est-elle descendue pour aller se détendre sur des plages privées pour « l’été chaud » des artistes comme dans le temps, le rappeur Amber Rose avec Kaye West une belle plante bien cambrée un peu à l’image de notre Degmo.

Elle n’a pas à se soucier, ni à se culpabiliser, car son mari Kadir continue de débourser tous les week end 250.000 FD à partir de 14 heures dans des salles hyper climatisées favorables aux garage-Khat où l’on broute l’herbe béni, les pieds dans les pieds, en attendant d’aller danser dans des dancings privés jusqu’au petit matin.

Il semblerait qu’après le bal du 14 juillet, le mari aurait invité tous ses amis avec leurs relations éphémères à une fête dans une ambiance de rock, de blues et de lumières tamisées.

Degmo qui se serait plaint, en avril dernier, auprès d’IOG et de Kadra, de certaines incartades maritales, aurait finalement obtenu gain de cause.

En attendant que le divorce soit prononcé, c’est son Kadir qui serait contraint de
lui verser la somme de 300 000 FD par mois à compter du 1er juillet 2010.

D’autres scandales sont en cours, l’insécurité créée et entretenue par la SDS et
la Garde Républicaine ne peut qu’accélérer la fuite et la chute de ce régime
moribond et corrompu.

Combien de ménages de responsables de l’UMP seraient au bord de la rupture. Les secousses sismiques sèment-elles la panique dans les alcôves de l’UMP.

Madame Kaltoum,
cousine par alliance d’IOG

________ 2 – Les éloges d’Ali Abdi et la disparition de Grande Gueule ?

Nous venons d’apprendre qu’à la fin du discours d’Ali Abdi au Somaliland, au sujet duquele nous avions publié une information récente, le gros bouffon d’IOG n’a pas pu se retenir d’exprimer son mécontentement et son désaccord.

En effet, dans la salle même et en présence des Autorités de Hargheisa, Hachi Afweeneh (grande gueule) a menacé le Porte-parole du Gouvernement parce qu’il n’avait pas prononcé le discours qu’il lui avait préparé et remis en sa qualité de Conseiller spécial d’IOG. Un poste de conseiller spécial, cela rapporte au bas mot, neuf cent mille francs mensuels, plus des avantages en nature supérieurs aux rémunérations d’un Ministre.

Ali Abdi n’a pas répondu en public. Mais il a échangé un regard avec le Commandant des Forces de Sécurité du Président Silanyo.

Ce Commandant a compris et il lui a suffi de faire un geste discret au Colonel de la Police.

A la sortie de la salle, Grande gueule a été empêché de monter dans la
voiture d’Ali Abdi mais on l’a installé dans une autre voiture de luxe.

Depuis nous n’avons pas des nouvelles du bouffon d’IOG.

Seul point à craindre c’est que le chauffeur de la voiture de luxe, inconnu d’Afweeneh, serait, semble-t-il, un proche cousin de feu Waxarta, un ancien Adjudant chef de l’Armée ou plus exactement des blindés qui était placé directement sous le commandement du Général Zakaria.

Zakaria dont on connaît les manières aristocratiques (sic !) avait radié l’Adjudant Waxarta du Corps de l’Armée en son temps. Ce dernier, ayant compris qu’il risquait la vie, s’était réfugié à Borama. Malheureusement, c’est là qu’il aurait été assassiné par des tueurs choisis et payés par Afweeneh, agissant certainement sur ordre d’IOG et/ou à la demande du Général Zakaria.

On a dit à l’époque qu’il comptait monter des opérations communes avec Awaleh Guelleh.

A cette époque les actions de Waxarta, semble-t-il, visaient directement des opérations de commandos contre le Camp Cheick Osman.

Nous attendons la fin de l’histoire, mais il sera difficile à Ali Abdi de s’expliquer si on ne retrouverait pas le corps d’Afweeneh ?

Votre Correspondant à Berbera.

______________________ 3 – A lire prochainement

Des informations sur la révolte des chômeurs à Ali Sabieh et
les tueries entre Afars et Issas à Dikhil, certainement organisées par l’Armée et/ou le SDS

30/07/10 (B562) Nouvelles de Somalie – les shebab prônent l’attaque des ambassades d’Ouganda et du Burundi – Le sommet de Kampala : “un succès” – Berlin s’égare en Somalie – Onze personnes tuées lors d’une fusillade à Mogadiscio – La guerre en Somalie toujours plus meurtrière – les shebab prônent l’attaque des ambassades d’Ouganda et du Burundi (7 articles en Français)

___________ 7 – AFP

Somalie: les shebab prônent l’attaque des ambassades d’Ouganda et du Burundi

Les insurgés somaliens shebab liés à Al-Qaïda ont appelé à des attaques contre les ambassades de l’Ouganda et du Burundi, les deux seuls pays contributeurs à la Force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), rapporte vendredi un centre de surveillance des sites islamistes.

Dans une vidéo diffusée par la "chaîne d’informations" des militants islamistes, le porte-parole des shebab cheikh Mukhtar Robow appelle "à des attaques contre les ambassades de l’Ouganda et du Burundi dans le monde entier", rapporte le groupe américain IntelCenter.

Les insurgés radicaux ont promis jeudi de transformer la capitale somalienne Mogadiscio en cimetière pour les troupes de l’Union africaine (UA), alors que l’organisation panafricaine a annoncé cette semaine que 4.000 soldats supplémentaires allaient rejoindre l’Amisom.

Cheikh Mohamoud Rage, un autre porte-parole des shebab, a prévenu qu’un renforcement de l’Amisom, actuellement composée de 6.000 soldats ougandais et burundais, ne ferait qu’intensifier leur jihad.

Dans cette vidéo en langue anglaise, les shebabs réitèrent aussi leur revendication des attentats de Kampala, qui ont fait 76 morts le 11 juillet parmi les nombreux spectateurs venus regarder la finale du Mondial dans deux restaurants, indique IntelCenter.

Les attaques du 11 juillet sont les pires qu’ait connu l’Afrique de l’Est depuis les attentats de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es-Salaam, revendiquées par Al-Qaïda.

En 2007, l’Ouganda a été le premier pays à soutenir le déploiement de l’Amisom, qui reste le principal obstacle empêchant les shebab de prendre le contrôle de la capitale somalienne.

D’après IntelCenter, les shebab ont annoncé "le lancement de leur propre +chaîne d’informations+ le 27 juillet".

___________ 6 – Blog de Patrick Le Berrigaud

Union africaine, Le sommet de Kampala : “un succès”

Les pays de l’UA s’engagent à envoyer 4.000 soldats supplémentaires en Somalie Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a qualifié de fructueux les résultats auxquels est parvenu le 15e sommet de l’Union africaine abrité par la capitale ougandaise, dans un message adressé à son homologue ougandais, le Président Musuveni.

Un fait, Kampala fera assurément date dans la mesure où cette unité africaine s’est retrouvée davantage raffermie, les pays africains unifiant leur position et parlant désormais d’une seule et même voix, à savoir défendre les intérêts du continent en pesant de tout leur poids pour en faire valoir autant la légitimité que les dividendes mutuellement profitables.

Un fait, le continent africain tend la main, mais pour établir des relations de partenariat, se positionnant désormais comme un partenaire solide et fiable, sur de ses potentialités, tenant ses destinées en main, ne se présentant plus en victime expiatoire, car conscient qu’il représente tout simplement l’avenir. Les travaux qui se sont déroulés durant ce sommet et les résultats et les décisions prises qui en ont découlés révèlent le cheminement accompli en ce sens et les voies qui ont été ouvertes. Ainsi autant durant les travaux de la réunion au sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement, que ceux des conférences du NEPAD, du MAEP, du Comité des Chefs d’Etat pour la question des changements climatiques, et du Comité des dix pour la réforme du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, les décisions qui ont été prises ont été à la hauteur de ces espérances-là.

La contribution de l’Algérie à la réussite de ce sommet est incontestable. La participation du Président de la République à l’ensemble des rencontres dénote le rôle majeur que joue l’Algérie sur le plan continental et son plein engagement dans ce vaste combat contre le sous-développement sous toutes ses formes dont souffre le continent, et la recherche des voies et moyens pour y faire face.

Transposée à l’échelle africaine, l’expérience algérienne en matière de développement économique et humain, traduit en fait cette dimension africaine de la politique de l’Algérie et la sincérité de cet engagement. La présence de l’Algérie au niveau de toutes les conférences, Comités et instances africaines attestent de ce rôle prépondérant que joue le Président de la République et de la crédibilité de l’Algérie sur la scène africaine.

Avec l’intégration définitive du secrétariat du Nepad aux structures de l’Union africaine et le lancement opérationnel de l’Agence de planification et de coordination du Nepad, c’est l’aboutissement d’un brainstorming ayant réuni cinq Chefs d’Etat à Alger en 2007, et l’occasion d’une meilleure articulation entre les objectifs du Nepad et ceux de l’UA.

Une agence qui va permettre d’optimiser au maximum les projets d’intégration régionale et continentale. Sur le plan international, tant au niveau des rencontres avec le G8 que le G20, que concernant la question sécuritaire, ou la réforme du Conseil de sécurité, c’est une position commune qui s’est dégagée, et l’Algérie se trouve mandatée pour parler au nom de l’Afrique notamment pour ce qui est des négociations sur la question des changements climatiques.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement pour lesquels l’Algérie s’était engagée, en ayant réalisé déjà les objectifs 4 et 5 concernant la santé maternelle, néonatale et infantile, et compte les atteindre complètement a l’horizon 2015, sont ceux-là même qu’elle milite et s’investit pour que les autres pays africains les atteignent.

En matière de développement et d’élargissement de la base infrastructurelle dans l’optique d’une intégration et d’une complémentarité régionale, l’autoroute Est-Ouest, la Transsaharienne, le gazoduc et le câble de fibre optique entre Alger et Lagos ou encore le renforcement du réseau ferroviaire sont autant de concrétisations que le Président de la République a étayé devant ses pairs à Kampala allant dans le sens du développement commun.

A. M. A.

_________________ 5 – TagesZeitung (Allemagne)

Berlin s’égare en Somalie

"Débâcle allemande dans la corne de l’Afrique", titre la Tageszeitung, après la disparition de 1.000 policiers somaliens fraichement formés par la Bundeswehr en Ethiopie.

"Que personne ne sache ce que [les policiers] sont en train de faire ou pour qui ils se battent" est pire qu’un scandale, juge le quotidien qui reproche à Berlin d’avoir manqué à sa responsabilité en agissant sans concertation avec les Nations unies et en n’assurant pas le retour des policiers en Somalie.

La TAZ se demande si la formation des forces armées, spécialité de la coopération civile européenne et allemande en Afrique comme en Afghanistan, contribue vraiment à la paix.

Elle cite l’exemple britannique : entre 1999 et 2002 l’entreprise de sécurité Hart Group a formé des garde-côtes en Somalie, dont certains comptent aujourd’hui parmi les pirates les plus doués.

__________________ 4 – AFP

Les shebab veulent faire de la Somalie le cimetière des soldats de l’UA

Les insurgés islamistes shebab ont menacé jeudi de faire de Mogadiscio la cimetière des renforts promis par l’Union africaine pour renforcer le camp du fragile gouvernement somalien soutenu par l’Occident.

Les Etats de l’UA se sont engagés cette semaine à envoyer 4.000 hommes supplémentaires en Somalie, au terme du 15e sommet de l’organisation continentale, à Kampala, pour porter le contingent africain à quelque 10.000 hommes.

"Les soldats qu’ils projettent d’envoyer en renfort ne feront pas de différence avec ceux déjà déployés. Par la volonté de Dieu, Mogadiscio sera leur cimetière", a averti le porte-parole des rebelles, Sheikh Ali Mohamud Rage.

La force de l’UA en Somalie (Amisom), qui compte actuellement 6.000 hommes (3.500 Ougandais et 2.500 Burundais), constitue le dernier rempart du gouvernement face aux assauts répétés des shebab.

"Le gouvernement apostat n’a pas réussi initialement à convaincre ses maîtres infidèles à renforcer leur présence militaire en Somalie, et maintenant qu’ils disent vouloir envoyer des renforts à Mogadiscio, cela ne fera qu’intensifier la guerre sainte contre eux", a ajouté M. Rage à la presse.

Le gouvernement somalien a qualifié mercredi de "bouée de sauvetage" la décision de l’Union africaine d’envoyer plusieurs milliers d’hommes en renfort.

Il a estimé que cela contribuerait aussi à la sécurité dans la région après que l’attentat commis par les shebab à Kampala le 11 juillet qui a fait plus de 70 morts.

Les shebab, ralliés à Al-Qaïda, ont juré la perte du très fragile gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed. Ce dernier ne doit sa survie qu’à l’appui militaire des 6.000 soldats de l’Amisom, qui défendent le port, l’aéroport et la présidence.

__________________ 3 – All Africa

Onze personnes tuées lors d’une fusillade à Mogadiscio

Mamadou Aliou Diallo

Au moins, onze personnes ont été tuées mercredi à Mogadiscio lors d’affrontements entre soldats gouvernementaux soutenus par les troupes de l’Union africaine et insurgés islamiques. Ces derniers ont intensifié les attaques contre les quartiers sous contrôle du gouvernement de la transition après l’annonce faite, en début de semaine, par les chefs d’Etat africains, de l’envoi des nouveaux contingents en Somalie pour combattre les milices islamiques, les Shebaab.

Pas de répit pour les habitants de Mogadiscio. Les combattants islamiques ont intensifié ces derniers jours, les bombardements contre les positions tenues par les soldats gouvernementaux appuyés par les troupes de l’Union africaine.

Au moins, onze civiles ont été tués mercredi dans la capitale somalienne lors d’une fusillade entre insurgés islamiques et l’armée gouvernementale soutenue par des contingents burundais et ougandais, selon le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse cité par Associated press. Parmi les victimes, figurent deux enfants et quatre femmes.

Au moins, 45 autres personnes ont été grièvement blessées mardi dont sept femmes, lors d’un bombardement aux mortiers contre le plus grand marché de la capitale. ‘Quarante cinq civiles somaliens ont été blessés après qu’un obus de mortiers s’est écrasé dans le quartier des bijoutiers, sur le plus grand marché de la capitale, Bakara’, précise l’Ap.

Les combattants islamiques, les Shebaab tentent depuis trois ans, de renverser le fragile gouvernement de la transition, soutenu par l’Union africaine, les Nations unies et les puissances occidentales dont les Etats-unis. Les bombardements des quartiers situés sous contrôle des soldats gouvernementaux sont quasi quotidiens depuis 2008. C’est ce que rapportent des habitants de Mogadiscio contactés par des correspondants de la presse internationale.

Les insurgés islamiques ne semblent guère être impressionnés par l’annonce faite en début de semaine par les chefs d’Etat africains réunis à Kampala, en Ouganda, d’envoyer de nouvelles troupes dans le pays pour mettre un terme à ce vieux conflit. Ils refusent tout compromis sur un partage du pouvoir avec les autorités de la transition. Les gouvernements occidentaux accusent l’Erythrée d’armer les milices Shebaab qui prônent l’instauration d’une république islamique en Somalie.

De nombreux combattants islamiques affiliés au réseau terroriste du milliardaire saoudien, Oussama Ben Laden, auraient rejoint leurs rangs au cours de ces trois dernières années. Ils avaient été chassés du pays en 2007, grâce à l’intervention musclée des troupes éthiopiennes.

Pendant qu’on se batte au sud et au centre du pays, au Somaliland (nord du pays), les populations célèbrent l’alternance politique avec l’élection d’un nouveau président de la République. Le nouveau chef de l’Etat, Ahmed Mohamed Silanyo, a prêté serment mardi après son élection à la présidence de la République au mois de juin dernier. ‘Je transmets la présidence le coeur léger et accueille le président Silanyo, vainqueur de l’élection.

Je dis à mes partisans que la campagne et l’élection sont terminées et que le peuple du Somaliland doit désormais être uni et travailler à l’avenir du Somaliland, ainsi qu’à sa reconnaissance’, a déclaré le président sortant, Dahir Rayale Kahin, lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République.

Ce changement en douceur à la tête du pays, démontre, s’il en était encore besoin, la vivacité de cette jeune démocratie dans ce petit pays non reconnu par la communauté internationale. Le scrutin présidentiel de juin dernier s’était déroulé dans le calme et la sérénité en présence d’observateurs internationaux.

Ces derniers estiment que le vote a été, dans l’ensemble, libre et honnête et qu’il marque une étape cruciale dans la voie de la démocratisation du pays par rapport aux deux autres entités (sud et centre de l’ancienne Somalie) en proie à une guerre civile depuis près de deux décennies.

Cette ancienne colonie britannique, qui s’étend sur une superficie de 137 mille Km avec une population estimée à un peu plus de 3,5 millions d’habitants, avait fait cession avec le reste de la Somalie après le renversement de l’ancien dictateur, Siad Barre, en 1991.

__________________ 2 – L’Expres avec Reuters

La guerre en Somalie toujours plus meurtrière

Le nombre de morts dans le conflit somalien a nettement augmenté ces derniers mois en raison de l’intensification des bombardements à Mogadiscio et des combats entre factions dans le centre du pays, a déclaré jeudi le groupe Elman pour les droits de l’homme.

Le bilan depuis janvier s’élève à 918 morts au moins et 2.555 blessés, contre 745 morts et 3.435 blessés dans les sept premiers mois de l’année 2009, a précisé Ali Yasin Gedi, vice-président de l’organisation somalienne.

L’Union africaine a décidé cette semaine de renforcer les effectifs de sa force de maintien de la paix en Somalie en envoyant 4.000 hommes en plus des 6.300 soldats de la paix déjà présents dans le pays.

Abdi Sheikh, Jean-Stéphane Brosse
pour le service français

__________________ 1 – TV5 Monde avec AFP

Somalie: les shebab prônent l’attaque des ambassades d’Ouganda et du Burundi

Les insurgés somaliens shebab liés à Al-Qaïda ont appelé à des attaques contre les ambassades de l’Ouganda et du Burundi, les deux seuls pays contributeurs à la Force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), rapporte vendredi un centre de surveillance des sites islamistes.

Des insurgés somaliens shebab photographiés pendant un exercice militaire à Suqaholaha dans le nord de Mogadiscio le 1er janvier 2010

Les insurgés somaliens shebab liés à Al-Qaïda ont appelé à des attaques contre les ambassades de l’Ouganda et du Burundi, les deux seuls pays contributeurs à la Force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), rapporte vendredi un centre de surveillance des sites islamistes.

Cheikh Mohamoud Rage, un autre porte-parole des shebab, a prévenu qu’un renforcement de l’Amisom, actuellement composée de 6.000 soldats ougandais et burundais, ne ferait qu’intensifier leur jihad.

AFP/Archives – Les insurgés somaliens shebab liés à Al-Qaïda ont appelé à des attaques contre les ambassades de l’Ouganda et du Burundi, les deux seuls pays contributeurs à la Force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), rapporte vendredi un centre de surveillance des sites islamistes.

Dans une vidéo diffusée par la "chaîne d’informations" des militants islamistes, le porte-parole des shebab cheikh Mukhtar Robow appelle "à des attaques contre les ambassades de l’Ouganda et du Burundi dans le monde entier", rapporte le groupe américain IntelCenter.

Les insurgés radicaux ont promis jeudi de transformer la capitale somalienne Mogadiscio en cimetière pour les troupes de l’Union africaine (UA), alors que l’organisation panafricaine a annoncé cette semaine que 4.000 soldats supplémentaires allaient rejoindre l’Amisom.

Cheikh Mohamoud Rage, un autre porte-parole des shebab, a prévenu qu’un renforcement de l’Amisom, actuellement composée de 6.000 soldats ougandais et burundais, ne ferait qu’intensifier leur jihad.

Dans cette vidéo en langue anglaise, les shebabs réitèrent aussi leur revendication des attentats de Kampala, qui ont fait 76 morts le 11 juillet parmi les nombreux spectateurs venus regarder la finale du Mondial dans deux restaurants, indique IntelCenter.

Les attaques du 11 juillet sont les pires qu’ait connu l’Afrique de l’Est depuis les attentats de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es-Salaam, revendiquées par Al-Qaïda.

En 2007, l’Ouganda a été le premier pays à soutenir le déploiement de l’Amisom, qui reste le principal obstacle empêchant les shebab de prendre le contrôle de la capitale somalienne.

D’après IntelCenter, les shebab ont annoncé "le lancement de leur propre +chaîne d’informations+ le 27 juillet".

30/07/10 (B562) En cette période de vacances, la Banque mondiale n’oublie pas les pauvres … dictateurs, qui ont du mal à joindre les deux bouts. Elle accorde près de 9 millions de US$ de dotation à Guelleh qui va s’empresser de les ranger avec les autres … dans un paradis fiscal adapté. Merci la Banque mondiale !!

La Banque mondiale octroie 8,9 millions de dollars de dons supplémentaires à Djibouti destinés à la lutte contre la pauvreté.

Publié par Ahmad.O

Les efforts que mène Djibouti pour accélérer le recul de la pauvreté dans les quartiers les plus démunis de sa capitale et améliorer l’accès de ses populations pauvres à l’électricité ont reçu aujourd’hui un appui supplémentaire de la Banque mondiale sous la forme de dons supplémentaires d’un montant global de 8,9 millions de dollars.

La République de Djibouti et la Banque mondiale ont en effet conclu des accords de financement additionnel pour le Projet d’accès et de diversification du secteur de l’énergie (pour 6 millions de dollars) et le Projet de réduction de la pauvreté urbaine à Djibouti (pour 2,9 millions de dollars). Ces accords ont été signés par Robleh Olhaye Oudine, ambassadeur de Djibouti aux ةtats-Unis, et Shamshad Akhtar, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord.

Pour le Projet d’accès et de diversification du secteur de l’énergie, qui avait été approuvé en décembre 2005, ce financement additionnel vient s’ajouter au montant initial de 6 millions de dollars, portant l’enveloppe globale du financement accordé sous forme de crédit et de don par l’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel de la Banque, à 13,3 millions de dollars.

« Ce don additionnel va aider Djibouti à accroître ses efforts en vue d’élargir l’accès à l’électricité pour ses habitants à faibles revenus », a déclaré à ce sujet Mme Akhtar.

« Il devrait aussi contribuer à améliorer l’efficacité du service d’électricité en permettant des investissements pour l’installation de compteurs et la réfection des lignes de distribution. Cette signature aujourd’hui vient renforcer des années de dialogue et de coopération active avec les autorités de Djibouti au moment même où elles cherchent à développer de nouvelles sources d’approvisionnement en électricité, y compris l’énergie géothermique. »

Le Projet de réduction de la pauvreté urbaine est quant à lui destiné à lutter contre la pauvreté dans le Quartier 7 de Djibouti, qui est à la fois le plus grand quartier de la capitale et l’un de ses plus pauvres. Venant s’ajouter à d’autres projets financés par la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID) et l’Agence française de développement (AFD), ce financement de l’IDA dans le secteur urbain est l’une des principales composantes du programme de réduction de la pauvreté urbaine lancé par Djibouti.

Le don additionnel de 2,9 millions de dollars aidera l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS) à élargir ses activités, afin de porter ainsi le projet à une plus grande échelle et d’en accroître l’utilité et l’impact au niveau des populations démunies du Quartier 7.

Les travaux et activités qu’il doit financer visent à améliorer la qualité de vie de 5 000 ménages de ce quartier grâce à la remise en état de la voirie, la mise en place d’activités d’alphabétisation et de formation professionnelle à l’intention des femmes et des jeunes, ainsi que l’amélioration des services d’assainissement et de ramassage des ordures. Il comprend également un volet d’infrastructure sociale sous la forme d’un centre de développement communautaire, d’un centre de santé et de trois espaces de loisirs pour le quartier.

30/07/10 (B562) Yémen Express – Le Yémen dément la capture de 200 soldats par les rebelles chiites – Nouvelle menace d’Al-Qaïda (2 articles en Français)

______ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le Yémen dément la capture de 200 soldats par les rebelles chiites

Le ministère yéménite de la Défense a démenti mercredi les allégations selon lesquelles les rebelles chiites ont capturé 200 soldats de la Garde républicaine dans le district de Harf Sufian.

"La Garde républicaine n’a pas de troupes dans cette région", selon un communiqué du ministère de la Défense publié sur son site internet.

Par ailleurs, le Comité supérieur de la sécurité du Soudan a dé noncé la violation "incessante" par les rebelles chiites de l’accord de cessez-le-feu signé entre le gouvernement et les rebelles le 11 février.

Le porte-parole du groupe rebelle Dhaif al-Shami a confié lundi à l’Agence Xinhua que le groupe avait pris le site militaire Zalla, la position militaire la plus importante dans le Harf Sufian dans la province nord d’Amran, tuant une douzaine de soldats gouvernementaux et en capturant certains autres.

_________________ 1 – JDD

Yémen: Nouvelle menace d’Al-Qaïda

Al-Qaïda au Yémen a menacé les forces de sécurité yéménites de nouveaux attentats dans un message sonore diffusé jeudi par un site islamiste.

"Vous couvrez les crimes américains pour soumettre le peuple de ce pays afin qu’il serve les intérêts américains dans la région", a indiqué l’enregistrement.

"Ces crimes seront sanctionnés avec sévérité", a-t-il ajouté. Quatre attaques visant des cibles de l’Etat yéménite ont déjà été attribuées à Al-Qaïda depuis juin dernier, même si celle-ci n’en a revendiqué que deux.

29/07/10 (B562) Le journal de la Flibuste – Des pirates somaliens libèrent un cargo turc retenu depuis 4 mois – Le président de l`UA accuse les pays européens et les USA de la piraterie en Somalie – Les pays insulaires de l’océan Indien souhaitent une force navale commune pour lutter contre la piraterie (3 articles en Français)

_________________ 3 – AFP

Des pirates somaliens libèrent un cargo turc retenu depuis 4 mois

Des pirates somaliens ont libéré jeudi un cargo turc qu’ils avaient capturé au mois de mars dans l’océan Indien, a annoncé à l’AFP l’avocate des propriétaires turcs du navire.

"Les pirates ont abandonné le bateau, le Frigia, à 07H25 (04H25 GMT) ce matin (jeudi). Il est depuis sous le contrôle du capitaine", a précisé Nilgun Yamaner, qui représente les propriétaires turcs du cargo, la compagnie de navigation Kayra.

L’équipage composé de 19 Turcs et de deux Ukrainiens est en bonne santé, a ajouté l’avocate.

La libération du cargo a été obtenue grâce à des négociations, a précisé Mme Yamaner qui n’a pas dit explicitement si une rançon avait été payée. "Nous avons fait des sacrifices matériels et immatériels", a-t-elle seulement déclaré.

Le Frigia, qui bat pavillon maltais, avait été pris par les pirates le 23 mars dans l’océan Indien, bien au-delà de la zone patrouillée par les forces internationales qui luttent contre la piraterie.

"Nous avons parlé au capitaine. Ils (les membres d’équipage) sont tous très heureux", a ajouté l’avocate.

Le Frigia a été capturé par les pirates une journée après être passé dans le golfe d’Aden qui est surveillé par des patrouilles internationales. Le cargo de 35.000 tonnes, qui transportait des engrais, se rendait d’Israël en Thaïlande.

Après sa libération jeudi, le Frigia a quitté les côtes somaliennes pour aller à la rencontre de la frégate turque Gelibolu, qui participe à la force antipiraterie de l’Otan dans la région, a poursuivi l’avocate. "Nous prévoyons que les deux bateaux se rencontreront dans deux ou trois heures", a-t-elle dit.

La communauté internationale a déployé depuis 2008 des dizaines de bâtiments de guerre pour sécuriser le golfe d’Aden, une route maritime cruciale pour le commerce international, dans le cadre notamment de l’opération européenne de lutte antipiraterie Atalante.

Mais les pirates ont progressivement étendu leur rayon d’action, allant jusqu’à capturer des navires près des Maldives, vers l’est, et dans le canal du Mozambique au sud.

Le nombre de navires et de marins actuellement détenus est l’un des plus élevés depuis l’expansion de la piraterie somalienne en 2007.

Selon des chiffres non officiels, plus de 200 attaques ont eu lieu en 2009 dans la région, dont 68 prises réussies de bateaux. On évalue à 50 millions de dollars les rançons payées pour libérer les bateaux.

_________________ 2 – Abidjan.net (Côte d’Ivoire)

Le président de l`UA accuse les pays européens et les USA de la piraterie en Somalie

Le président en exercice de l’ Union africaine, le président du Malawi, Bingu Mutharika, accuse les Etats-Unis et les pays européens d’être responsable pour la poursuite des actes de piraterie en Somalie, soulignant qu’ils peuvent mettre fin aux actes terroristes shebad en deux semaines s’ ils le voulaient.

M. Mutharika a déclaré cela mercredi après-midi à son retour à Lilongwe après avoir participé au 15ème Sommet de l’UA en Ouganda.

Le président de l’UA a déclaré à la presse que si les pays comme le Japon, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, entre autres, s’engagent à mettre fin au problème, le détournement des navires par les pirates somaliens ne sera plus qu’une histoire ancienne.

« La piraterie en Somalie se poursuit car la communauté internationale refuse d’agir. Je ne vois pas comment les shebad peuvent battre le monde entier. Quel genre d’armes ont-ils ? Si les pays comme le Japon, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis d’ Amérique peuvent s’engager, ces actes terroristes peuvent s’ arrêter en un mois ou même deux semaines », a déclaré le président de l’UA.

« Quand un navire est attaqué et qu’une rançon est demandée, ils disent au monde qu’ils ne paient pas les rançons, mais ils paient et cela encourage les terroristes », a expliqué M. Mutharika.

Il a ajouté que l’Union africaine envoie des soldats, mais il ne peut pas dire combien de soldats le Malawi va envoyer.

« Le Malawi en tant que pays a ses priorités. Si nous obtenons des fonds des pays donateurs, nous enverrons notre propre contingent mais je ne peux le faire aux dépens de nos propres développements ici car nous, en tant que pays, devons avancer », a conclu le président du Malawi.

_______________ 1 – Portail des sous-marins

Les pays insulaires de l’océan Indien souhaitent une force navale commune pour lutter contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

Le département de la Réunion et 4 pays insulaires de l’océan Indien prévoient de former une force navale commune pour participer à la lutte contre les pirates somaliens. Ils veulent que l’Union Européenne la finance, a déclaré le ministre des affaires étrangères des Comores.

Les Comores, l’île Maurice, Madagascar, les Seychelles et la Réunion négocie la formation de la force, a déclaré lundi Fahmi Said Ibrahim El Maceli depuis la capitale de l’Ouganda, Kampala. Ils ont déjà pris contact avec les responsables de l’Union Européenne pour un éventuel financement, a-t-il déclaré tout en refusant de préciser combien ils demandaient ou la première réaction de l’Union.

La force, si elle se concrétisait, serait la première initiative d’un groupe de pays en Afrique ou en océan Indien pour contrôler les mers et lutter contre les pirates somaliens. La force s’ajouterait à la mission navale de l’Union européenne, a précisé Maceli.

“Nous avons commencé à étudier une force commune pour protéger nos eaux,” a déclaré Maceli. “Nous voulons avons une solution commune à ce problème de piraterie.”

Difficultés économiques

Les 4 îles et la Réunion veulent créer leur propre force “dès que possible” à cause de la menace que les pirates somaliens font peser sur leurs économies. Par exemple, les assureurs font payer des primes plus élevées pour les navires qui transportent des marchandises vers les Comores et les îles voisines. Les conséquences financières sont très importantes pour les populations locales, a-t-il expliqué.

“Nous avons déjà demandé à l’Union Européenne de nous aider financièrement afin que nous débarrassions la région des pirates,” a-t-il précisé. “Nous avons à la fois demandé des fonds et une aide militaire.”

Les détails de la force seront déterminés lorsque le financement aura été trouvé, a indiqué le ministre.

29/07/10 (B562) Nouvelles de Somalie (1)- Somalie: L’UA va envoyer des renforts – Wade prêt à envoyer des soldats sénégalais en Somalie – L’UA et ses alliés se donnent plus de moyens face aux Shebab – Menace d’une « guerre sainte » – Le retour du faucon noir – le gouvernement salue les renforts de l’UA, 17 morts à Mogadiscio – Onze Somaliens tués dans une fusillade à Mogadiscio – Deux soldats de l’AMISOM tués à Mogadiscio (8 articles)

__________________ 8 – BBC

Somalie: L’UA va envoyer des renforts

L’Union africaine a décidé de renforcé sa force en Somalie

Les chefs d’Etat de l’Union africaine réunis en sommet à Kampala, en Ouganda ont décidé d’envoyer plus de troupes en Somalie pour lutter contre les insurgés islamistes d’Al Shabab.

La demande qui émanait de l’autorité inter gouvernementale pour le développement qui regroupe 6 pays d’Afrique de l’Est a été acceptée hier soir.

Deux mille hommes seront envoyés en Somalie en renfort des 6 000 soldats déja déployés dans le pays. Ces derniers sont Burundais et Ougandais, sous mandat de la force onusienne, Amisom.

La Guinée avait déjà annoncé, vendredi dernier, qu’elle enverrait aussi 800 hommes en renfort.

Ces décisions sont prises quelque deux semaines après le double attentat de Kampala, revendiqué par les islamistes somaliens d’Al Shabab, et qui a fait 76 morts le 11 juillet dernier.

Selon les shebabs, l’attentat visait à obtenir le retrait des troupes de l’Amisom. Le groupe a aussi menacé de frapper le Burundi.

Le sommet de l’Union africaine se termine formellement ce soir. Il aura été marqué par les engagements à lutter activement contre les shebabs somaliens, qui contrôlent presque l’intégralité de la capitale, Mogadiscio et sont devenus une menace sérieuse pour la région.

Les chefs d’Etat ont aussi tenu à assurer qu’ ils étaient conscients que l’effort militaire ne suffirait pas à régler le problème sécuritaire dans son ensemble. Selon eux, la priorité est de renforcer les forces de sécurité, la police et les institutions du gouvernement transitoire.

Le gouvernement ne contrôle que certains quartiers de la capitale Mogadiscio, alors que les shebabs contrôlent la plus grande partie du pays.

__________________ 7 – Senego (Sénégal)

Wade prêt à envoyer des soldats sénégalais en Somalie

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré mardi, en marge du sommet de l’Union africaine (UA) en cours à Kampala, que son pays enverrait des soldats en Somalie en cas de réclamation de la part de l’UA.

« Si l’Union africaine demande au Sénégal d’envoyer de troupes, nous le ferons », a dit le président Wade. Lors de leur rencontre dans la capitale ougandaise, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA ontévoqué le renforcement des forces africaines en Somalie et le changement de son mandat.

Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping avait déclaré que la Guinée était prête à envoyer un bataillon de soldats en Somalie.

_______________________ 6 – StarAfrica avec AFP

L’UA et ses alliés se donnent plus de moyens face aux Shebab

L’Union africaine a décidé lundi à Kampala de renforcer ses troupes en Somalie et de donner plus de moyens d’action au gouvernement transitoire pour contrer les islamistes maîtres de la plus grande partie du pays, a annoncé le chef de la diplomatie éthiopienne.

Les chefs d’Etat de l’UA réunis tard lundi soir ont entériné en particulier l’envoi de 2.000 soldats en renfort des 6.000 chargés aujourd’hui de repousser les assauts des islamistes shebab à Mogadiscio, a indiqué à l’AFP le ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin.

"Ce sommet vient juste d’approuver les demandes faites par l’Initiative gouvernementale de développement (Igad, organisation regroupant six pays est-africains)" en vue d’un tel renforcement, a déclaré le ministre.

"Nous sommes désormais dans une situation dans laquelle tous les Africains ont compris l’urgence de la situation", s’est-il félicité.

L’Ouganda, dont la capitale Kampala a été frappée le 11 juillet par un double attentat revendiqué par les shebab (76 morts), devrait envoyer la plus grande partie des renforts, estiment les diplomates africains.

Mais au-delà de ces renforts, dont l’arrivée est "une question de petites semaines", l’UA veut rendre "plus robuste" sa force déployée depuis mars 2007 en Somalie, l’Amisom, avait indiqué un peu plus tôt à la presse Ramtane Lamamra, commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité.

L’UA a demandé à ses partenaires internationaux la mise à disposition de cinq hélicoptères et M. Lamamra s’est dit "raisonnablement optimiste" à ce sujet.

L’Afrique du Sud, sollicitée pour envoyer des bâtiments empêcher la fourniture d’armes aux shebab via le port somalien de Kismayo (sud), "a dit qu’elle était prête à faire tout ce que lui demanderait l’Igad ou l’UA", a assuré Seyoum Mesfin.

L’UA a déjà modifié dans un sens plus offensif les règles d’engagement de ses troupes, autorisées jusqu’à présent à n’ouvrir le feu que pour se défendre ou pour protéger les institutions du très fragile gouvernement transitoire du président Cheikh Sharif Ahmed à Mogadiscio, selon M. Lamamra.

Les pays africains espèrent doter ainsi leur force en Somalie de la puissance nécessaire pour repousser de Mogadiscio, voire ensuite du reste de la Somalie, les shebab qui contrôlent aujourd’hui la plus grande partie du centre et du sud du pays.

L’expert Ernst Jan Hogendoorn, responsable de la Corne de l’Afrique pour le centre de prévention des conflits International Crisis Group, estime cependant que si les soldats de l’Amisom utilisent leurs nouveaux moyens de façon indiscriminée, "ils risquent de faire le jeu des shebab" en faisant de nombreuses victimes civiles, ce que la population de Mogadiscio leur reproche déjà avec virulence.

Pour gagner précisément le coeur de la population, les Etats-Unis et la Norvège ont indiqué lundi qu’ils allaient apporter une "aide financière directe" au gouvernement somalien pour qu’il soit "plus performant" dans son action civile au quotidien, selon M. Lamamra.

"Quel que soit le renforcement de la force militaire, celle-ci ne serait pas en mesure de résoudre dans son ensemble le problème somalien", et "la priorité doit être de renforcer les forces de sécurité, de police, les institutions civiles et financières du gouvernement transitoire", a confirmé M. Seyoum.

A ces décisions devrait s’ajouter un avertissement discret mais ferme à ce même gouvernement: qu’il apporte désormais rapidement la preuve de sa crédibilité à diriger le pays, précisait à l’AFP juste avant le sommet un diplomate proche du dossier.

_______________________ 5 – JDD

Somalie: Menace d’une "guerre sainte"

Les rebelles islamistes de la région somalienne semi-autonome du Puntland brandissent la menace d’une une guerre sainte contre les autorités jusqu’à obtenir l’application stricte de la loi islamique, a indiqué mardi soir leur chef Cheikh Mohamed Saiid Atom.

"Nous ne cesserons jamais de combattre le Puntland.

Nous faisons partie intégrante d’Al-Chabaab, nous sommes des frères unis par la charia islamique", a-t-il déclaré.

Les Nations unies affirment que Cheikh Mohamed Saiid Atom est un des principaux pourvoyeurs d’armes et de munitions d’Al Chabaab au Puntland.

_______________________ 4 – Jeune Afrique

Le retour du faucon noir

Des hélicoptères d’attaque anti-Chabaab dans le ciel de Mogadiscio ?

À la demande de l’Union africaine (UA), les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU semblent prêts à financer le déploiement de cinq appareils ainsi que le personnel d’accompagnement (plusieurs dizaines d’hommes par hélicoptère).

Mais après le traumatisme de 1993 (« la chute du faucon noir ») et l’échec de l’opération américaine Restore Hope, l’US Air Force ne veut plus s’impliquer elle-même. Les hélicoptères pourraient donc venir d’Ukraine, avec des équipements électroniques de brouillage qui les rendraient moins vulnérables que par le passé.

Par ailleurs, toujours à la demande de l’UA, des bâtiments de guerre sud-africains pourraient venir renforcer le blocus des côtes somaliennes au large de Kismaayo.

______________ 3 – AFP

Somalie: le gouvernement salue les renforts de l’UA, 17 morts à Mogadiscio

Mustafa HAJI ABDINUR

Le gouvernement somalien a qualifié mercredi de "bouée de sauvetage" la décision de l’Union africaine d’envoyer plusieurs milliers d’hommes en renfort, dans le but de changer le cours de la bataille de Mogadiscio qui a fait au moins 17 nouvelles victimes civiles.

Le gouvernement somalien a estimé que les renforts de l’Union africaine seraient bénéfiques à la sécurité de l’ensemble de la région.

Les insurgés islamistes radicaux shebab, qui ont juré la perte du gouvernement de transition, ont démontré leur capacité à frapper hors de leurs frontières, en perpétrant un double attentat le 11 juillet dans la capitale ougandaise, faisant 76 morts.

"Nous saluons les contributions de nouvelles troupes faites par les Etats membres de l’UA", a déclaré à l’AFP le porte-parole du très fragile gouvernement fédéral de transition, Mohamoud Walayo.

"Nous pensons que cette décision permettra d’améliorer la situation sécuritaire en Somalie et aussi de contenir la menace posée par les éléments d’Al-Qaïda (insurgés shebab) dans la région en général", a-t-il ajouté.

Le président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping, a annoncé mardi soir que les Etats de l’UA s’étaient engagés à envoyer 4.000 hommes supplémentaires, au terme du 15e sommet de l’organisation continentale, à Kampala.

La force de l’UA en Somalie (Amisom), qui compte actuellement 6.000 hommes (3.500 Ougandais et 2.500 Burundais), constitue le dernier rempart du gouvernement face aux assauts répétés des shebab.

"Leur décision est une bouée de sauvetage pour le gouvernement de transition et elle est bénéfique non seulement pour la sécurité de la Somalie mais aussi pour celle des pays voisins", a insisté M. Walayo.

L’UA a également renforcé les règles d’engagement de sa force en Somalie (Amisom) afin de l’autoriser à "attaquer de façon préventive" en cas de suspicion d’agression en préparation contre elle, selon le porte-parole de l’armée ougandaise, le lieutenant colonel Felix Kulayigye.

Mardi soir, alors que le sommet de l’UA s’achevait et que M. Ping en détaillait les principales décisions, la bataille de Mogadiscio faisait rage, avec son lot quasi-quotidien de victimes civiles.

Au moins 17 habitants de la ville ont ainsi été tués et 46 blessés dans des combats déclenchés mardi en fin d’après-midi, opposant les shebab aux forces gouvernementales appuyées par l’Amisom.

La plupart des victimes se trouvaient dans le quartier de Taleh, dans le sud de la capitale somalienne, qui abrite le marché de Bakara, le plus grand marché de la ville et bastion des shebab.

"Les ambulanciers ont collecté les cadavres de 10 civils et pris en charge 46 blessés dans les combats d’hier (mardi) après-midi. La plupart des victimes ont été tuées ou blessées par des éclats d’obus de mortier dans le quartier de Bakara, tandis que d’autres ont été pris dans des tirs croisés", a rapporté à l’AFP le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse.

De son côté, un employé de l’hôpital Medina, dans le sud de la ville, déclarait à l’AFP que sept personnes avaient succombé à leurs blessures dans la nuit dans son établissement.

"Nous avons lavé les corps de sept civils, dont un enfant, qui sont morts à l’hôpital la nuit dernière. Leurs proches sont venus retirer leurs cadavres de la morgue ce (mercredi) matin", a expliqué Sidow Gabow, employé de la morgue de l’hôpital Medina.

______________ 2 – Nouvel Obs avec AP

Onze Somaliens tués dans une fusillade à Mogadiscio

Onze civils somaliens ont été tués à Mogadiscio dans une fusillade entre combattants islamiques et forces gouvernementales, soutenues par les soldats de l’Union africaine, a annoncé mercredi un responsable des secours.

Le chef du services des ambulances de la capitale somalienne Ali Muse a précisé que parmi les victimes des violences de mardi figuraient deux enfants et quatre femmes. Quarante-cinq autres personnes ont été blessées, dont sept femmes après qu’un obus de mortiers s’est écrasé dans le quartier des bijoutiers, sur le plus grand marché de la capitale, Bakara.

Les bombardements sont quasiment quotidiens à Mogadiscio, depuis que la rébellion islamique tente depuis trois ans de renverser le fragile gouvernement soutenu par l’ONU

______ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Deux soldats de l’AMISOM tués à Mogadiscio

Deux soldats ougandais dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), ont été tués et trois autres blessés dans un affrontement à la capitale de Mogadiscio, entre les rebelles islamistes et les forces de l’AMISOM, a déclaré vendredi le porte- parole de la mission.

"Les deux soldats du contingent ougandais ont été tués mercredi et trois autres ont été blessés dans des conflits avec des insurgés", a confié à l’agence Xinhua Ba-houko Barigye, porte- parole de l’AMISOM.

Le porte-parole a ajouté que les trois soldats blessés ont été transportés à la capitale kenyane de Nairobi pour soins sanitaires.

Les forces islamistes du groupe radical des "Shebab" ont mené mercredi une attaque contre les forces du gouvernement somalien soutenues par les troupes de maintien de la paix de l’UA, dans leurs positions, situées dans le nord-est de Mogadiscio.

Le groupe qui contrôle la plupart des parties sud et centre de la Somalie a lancé presque quotidiennement des attaques contre les troupes de l’UA, actuellement fortes de 6.000 effectifs.

Le sommet de l’UA à Kampala, capitale ougandaise, aborde le renforcement des troupes de maintien de la paix après le groupe islamiste des shebab a revendiqué la responsabilité pour un double attentat meurtrier du 11 juillet à Kampala, qui a coûté la vie à plus de 70 personnes.

29/07/10 (B562) Nouvelles de Somalie (2) – Les islamistes perdent plusieurs positions à Mogadiscio – Le gouvernement somalien salue la décision de l’UA de renforcer ses troupes – La milice somalienne Al-Shabab menace d’attaquer d’autres pays africains (4 articles en Français)

___ 4 – Courrier international avec New Vision (Ouganda)

Les islamistes perdent plusieurs positions à Mogadiscio

Violents affrontements au cœur de Mogadiscio Le mois de juillet a été fructueux pour les troupes gouvernementales somaliennes, associées aux soldats de la paix de l’Union africaine (l’AMISOM).

Selon le quotidien ougandais, elles auraient repris aux islamistes du Shebab six positions stratégiques situées dans Mogadiscio, la capitale. Elles auraient sécurisé le palais gouvernemental et, entre autres, le Parlement.

Dans le même temps, le gouvernement de transition a salué l’envoi de renforts de l’AMISOM, décidé le 27 juillet lors d’un sommet de l’Union africaine.

___________________ 3 – AfricaScoop avec XINHUA

Au moins 11 morts dans de violents combats à Mogadiscio

Au moins 11 personnes ont été tuées et 50 autres blessées mercredi dans de violents combats entre les combattants islamistes et les forces gouvernementales à Mogadiscio, a-t-on appris de sources hospitalières.

Les combats ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi. Les combattants islamistes ont attaqué les positions des forces gouvernementales et des soldats de l’Union africaine à Mogadiscio.

"Le bilan est de 11 morts et de 50 blessés", a révélé Ali Muse, chef du service d’urgence de Mogadiscio.

M. Muse a indiqué que 174 personnes ont été tuées et 751 autres blessées dans les combats à Mogadisico depuis début juillet, faisant du juillet le mois le plus meurtrier depuis début 2010.

Les combattants islamistes attaquent presque tous les jours les positions des forces gouvernementales et des soldatrs de l’UA dans la capitale somalienne.

Les dirigeants de l’UA, ont approuvé l’envoi de 2000 de soldats en renfort à la force africaine à Mogadiscio, lors de leur sommet qui s’est terminé mardi à Kampala.

Djibouti et la Guinée se sont engagés à envoyer des troupes en Somalie.

___________________ 2 – RFI

Le gouvernement somalien salue la décision de l’UA de renforcer ses troupes

L’Union africaine déploiera des soldats supplémentaires dans la Somalie en guerre.

Les troupes de l’Union africaine en Somalie, l’Amisom, passeront de 6000 à 8000 soldats. C’est la principale décision prise mardi 27 juillet au terme du 15e sommet de l’organisation continentale qui se tenait à Kampala, en Ouganda.Une décision qualifiée de « bouée de sauvetage » par le gouvernement somalien de transition, qui espère ainsi pouvoir repousser les assauts des insurgés islamistes à Mogadiscio. La réponse des insurgés ne s’est pas fait attendre.

Au moment même où la décision d’envoyer ces 2 000 hommes supplémentaires était prise, des combats ont en effet éclaté dans la capitale somalienne. Combats opposant les shebabs aux forces gouvernementales appuyées par l’Amisom et qui ont fait 17 morts et plus de 46 blessés. Parallèlement, au Puntland, région semi-autonome du pays, un autre groupe d’insurgés, proche des shebabs, menaçait, quant à lui, les autorités, promettant une « guerre sainte ».

Ces 2 000 soldats supplémentaires seront-ils en mesure de faire la différence dans la guerre qui oppose les islamistes au fragile gouvernement de transition ? Dans ce but, les 8 000 hommes de l’Amisom sont désormais autorisés à « attaquer de façon préventive ». Le gouvernement espèrent également pouvoir obtenir cinq hélicoptères en renfort – les membres du Conseil de sécurité de l’ONU semblent prêts à les financer – des hélicoptères qui pourraient permettre d’empêcher l’entrée d’armes sur le territoire.

Mais on se rappelle que fin 2006, l’intervention de l’armée éthiopienne n’avait pas réussi à empêcher l’insurrection islamiste ; au contraire, les insurgés sont, depuis, parvenus à prendre le contrôle de 80% du pays. Et ils ont montré récemment en revendiquant le double attentat qui a frappé Kampala le 11 juillet, qu’ils étaient capables d’opérer hors de leur territoire national.

___________________ 1 – Radio Chine avec XINHUA

La milice somalienne Al-Shabab menace d’attaquer d’autres pays africains

La milice islamiste de Somalie Al-Shabab a menacé mercredi d’attaquer les pays africains qui prévoient d’envoyer des troupes pour renforcer les forces de paix à Mogadiscio.

Les dirigeants de l’Union africaine (UA), dont le sommet vient de s’achever à Kampala, capitale ougandaise, ont approuvé l’envoi de troupes supplémentaires en Somalie. Djibouti et la Guinée se sont engagés cette semaine à envoyer chacun un bataillon pour augmenter les effectifs de la Mission de paix de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

L’Ouganda a également déclaré qu’il envisageait d’envoyer 2 000 hommes supplémentaires pour compléter les 6 000 soldats de maintien de la paix déjà déployés à Mogadiscio, afin de soutenir le gouvernement somalien, faible mais reconnu par la communauté internationale.

"Nous disons aux pays africains qui veulent envoyer leurs fils massacrer notre peuple qu’en faisant cela ils ne connaîtront pas de paix, mais nous leur disons aussi, vous avez le temps de revenir sur votre décision", a déclaré Ali Raageh, porte-parole de ce groupe radical, à la presse à Mogadiscio.

Le porte-parole a déclaré que le gouvernement somalien et l’ Ouganda n’avaient pas obtenu ce qu’ils voulaient au sommet de l’UA qui s’est terminé à Kampala.

Ce groupe avait revendiqué le double attentat qui a fait plus de 70 morts en début de ce mois dans la capitale ougandaise.

Les gouvernements somalien et ougandais ont réclamé l’envoi de troupes africaines allant jusqu’à 20 000 hommes pour rallier les forces de paix en Somalie, ainsi qu’un renforcement de leur mandat pour faire face à l’avancée des combattants islamistes à Mogadiscio.

M. Raageh a déclaré que son groupe ne serait pas intimidé par les soldats supplémentaires qui doivent être déployés à Mogadiscio, indiquant qu’ils ne seraient pas différents de ceux déjà sur le terrain.

Il a également dit aux habitants locaux de ne pas craindre ce nouveau déploiement, disant qu’il en sera pour lui comme pour les promesses non-tenues, selon ses termes, annonçant le déploiement de forces de paix africaines de 8 000 hommes.

Le groupe Al-Shabab a fait voeu d’intensifier ses attaques contre les forces de paix de l’UA et celles du gouvernement somalien, qui ne contrôle que quelques parties de la capitale volatile de Somalie.

Ce groupe, qui contrôle une grande partie du sud et du centre de ce pays déchiré par la guerre, est considéré comme une entité terroriste par le gouvernement somalien et par de nombreux pays de la communauté internationale/

Les combattants du groupe islamiste Al-Shabab et de son allié Hezbul Islam mènent presque chaque jour des attaques contre le gouvernement somalien et les forces de paix de l’UA basées à Mogadiscio.