Articles

22/12/2015 (Brève 564)Communiqué de l’USN sous la signature de son représentant en France, Maki Houmed-Gaba : 25 tués et une situation insurectionnelle dans Djibouti.

Communiqué de presse : Vingt-cinq civils tués par la police et situation insurrectionnelle à Djibouti

Un carnage en règle a eu lieu ce lundi 21/12 à Djibouti où la police a abattu 25 civils réunis pour une cérémonie rituelle dans la localité de Buldhuqo, près de Balbala en périphérie de Djibouti-ville, où la communauté Yonis Moussa avait demandé l’autorisation d’organiser une soirée de prière à la mémoire de son défunt père fondateur Yonis Moussa.

Le ministère de l’intérieur a opposé une fin de non recevoir à cette demande non seulement en vertu du décret du 25 novembre 2015 sur l’état d’urgence interdisant tout rassemblement public mais aussi sans doute en raison de l’affiliation de l’opposant USN Abdourahman Boreh à cette même famille.

Le chef de l’Etat avait récemment exclu de sa garde rapprochée tout membre apparenté à ce groupe, dont sont également issus le secrétaire général de l’USN Abdourahman Guelleh dit TX ou le secrétaire général du MODEL Abdillahi Adawé.
Devant l’insistance des organisateurs et le refus de quitter le terrain vague, la situation a tourné au drame avec l’ordre donné à la police de tirer sur la foule à balles réelles.

Une dizaine de camions de police remplis d’agents sur-armés sont arrivés sur le lieu et ont fait usage de leurs automatiques contre les organisateurs et les pénitents. Bilan immédiat de 25 tués par balles et 150 blessés.
Le ministre de l’intérieur dénonce quant à lui dans un communiqué « l’organisation d’une manifestation religieuse orchestrée par des individus malintentionnées et agissant sur instructions des parrains agissant à partir de l’étranger. »

Ce qui ne correspond à aucune réalité.


L’USN, Union pour le salut national, coalition de l’opposition djiboutienne, a alors décidé de tenir une réunion de crise dans l’après-midi pour examiner cette situation grave en conviant les membres du Haut-Conseil de l’USN au domicile de Me Djama Amareh Meidal, secrétaire aux relations extérieures de l’USN.

C’est alors que les forces spéciales du président Ismaël Omar Guelleh ont décidé de mener un véritable raid contre les membres du Haut-Conseil en défonçant la porte du domicile de Me Djama Amareh Meidal, conseiller juridique de l’USN, et en tirant à balles réelles et au lacrymogène provoquant de nombreux blessés graves parmi les dirigeants de l’USN.

Le président de l’USN Ahmed Youssouf a été touché par les projectiles des balles et est tombé lourdement sur sa hanche dans la bousculade. Il est actuellement admis au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est pris en charge pour une fracture au bassin.

L’ancien ministre de la justice Hamoud Abdi Souldan qui était présent à la réunion en qualité de conseil a été très durement roué de coups et transporté à l’hôpital Bouffard couvert de sang et de nombreuses blessures sur le haut de son corps et son épaule.

Le plus jeune député de l’USN Said Houssein Robleh a été touché par une balle réelle au niveau de la veine jugulaire et transféré au service des urgences de l’hôpital Bouffard où il est actuellement entre la vie et la mort et doit subir une opération au bloc opératoire. Le jeune député avait déjà fait l’objet de matraquage par la police le 10 décembre en compagnie du député Ahmed Assoweh au café l’Historil où ils étaient accusés d’organiser des rencontres avec les fonctionnaires de la place.

Il s’était fendu d’un message vidéo sur les réseaux sociaux parlant du président Ismaël Omar Guelleh comme doté d’une intelligence d’un bandit en chef qui envoie ses troupes contre qui il veut et bât qui il veut sans aucun respect pour l’immunité parlementaire.

Il avait appelé les jeunes à se soulever pour leurs droits et pour l’honneur d’un drapeau sali par les bandits qui accaparent le pouvoir.
Abdourhaman Mohamed Guelleh dit TX, secrétaire général de l’USN, a été très violemment battu sur le lieu de la réunion puis emmené manu militant complètement couvert de sang par la police vers une destination à ce jour toujours inconnue.

Me Djama Amareh Meidal a été lui aussi battu dans son domicile où se tenait la réunion puis empêché de sortir pour chercher des soins. Il est bloqué dans son domicile entouré d’une équipe de policiers en armes. A noter que Me Djama Amareh est l’un des avocats conseil de l’opposant Abdourahman Boreh dans son procès contre le président djiboutien.

Un fils de Djama Amareh, Ibrahim, a quant lui été interpellé et emmené par les forces spéciales pour une destination inconnue.
Daher Ahmed Farah, porte-parole de l’USN et président du MRD est détenu depuis dimanche matin 20/12 au commissariat du 3e arrondissement de Djibouti où il subit un interrogatoire interminable. De plus, 5 membres de son entourage ont été arrêtés le 21/12 : il s’agit de Kader Mohamed Egueh, Guelleh Omar Arreh, Ismaïl Farah Guelleh, Abdoulkarim Djama Guedi et Ali Robleh Omar.

Des centaines de citoyens djiboutiens sont descendus dans la rue suite à cette agression des forces spéciales, provoquant courses poursuites et lancées de projectile entre manifestants et policiers sur l’ensemble de la vile de Djibouti jusqu’en début de soirée.
Deux déclarations publiques ont été lues en fin de journée par le vice-président de l’USN Omar Elmi Khaireh et par le secrétaire permanent et député USN Ismaël Ahmed Assoweh.

Ils ont appelé les Djiboutiens à ne pas tomber dans le piège de la haine et de la vengeance. « Nous n’aurons nulle part ailleurs où aller si notre pays Djibouti se détruit ». Ils ont sévèrement condamné l’acte odieux commis par le régime et soutenu qu’un gouvernement qui battait et martyrisait son peuple ne pouvait le représenter.
Les évènements graves qui se sont déroulés ce lundi 21 décembre ne doivent pas occulter la quarantaine de prisonniers déjà détenus sans aucun jugement dans les centres de Nagad et Gabode depuis plusieurs semaines au motif d’une participation à des réunions interdites.

Une enquête impartiale doit être diligentée dans les brefs délais afin de traduire devant la justice tous les responsables des actes commis contre la vie des citoyens djiboutiens.
Une fin de règne se profile sans conteste à Djibouti. Alors que l’USN reste attaché à la paix et à une transition pacifique vers la démocratie, le président Ismaël Omar Guelleh semble décidé, 3 mois avant la date d’une présidentielle déjà remise en cause en raison d’absence d’application de l’accord-cadre du 30 décembre 2014, à sacrifier le processus électoral sur l’autel d’une permanence au pouvoir et au prix d’une servitude imposée au peuple djiboutien.

Maki HOUMED-GABA

Représentant de l’USN en France

Fait à Paris, le 22/12/2015

Tél. 06.25.52.08.85

13/08/10 (B564) 17ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés. Omar Gabasse, co-représentant des réfugiés djiboutiens à Addis Abeba nous adresse un message.

Je souhaite à tous les musulmans du monde entier un bon ramadan. Qu’Allah accepte nos prieres et nous guide sur le bon chemin .

J’ai une pensée très spéciale, pour les réfugiés djiboutiens qui vont passer le ramadan pour la 17ème fois dans des conditions miserables.

Il ne faut pas les oublier.

Je souhaite que ce soit le dernier ramadan qu’ils passeront en Ethiopie et qu’ils soient réinstallés l’annee prochaine dans un pays d’accueil, en bénéficiant de conditions d’existence décentes.

J’en profite aussi pour remercier l’infatigable Jean-Paul Noel Abdi pour ses deux interventions sur l’ARDHD.

Je salue son courage et sa determination pour le rétablissement des Droits de l’Homme à Djibouti.

Mes remerciements vont aussi à l’ARDHD et à son president Jean Loup Schaal mobilisé 24/24 pour dénoncer la barbarie organiséer par le pseudo Président djiboutien .

Je pense aussi à Madame Halima Bila et à ses enfants mineurs injustement emprisonnés à Djibouti depuis deux mois.

Nous devons nous mobiliser pour obtenir leur libération.

Je demande à tous mes compatriotes de ne pas les oublier.

Bon ramadan à toutes et à tous.

13/08/10 (B564) L’appel de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH, à la mobilisation et à la vigilance. Outre l’appel qu’il lance, Jean-Paul nous présente ses commentaires sur les articles qui modifient la constitution (Rappelons que Jean-Paul avait lu en exclusivité, pour les internautes de l’ARDHD, son appel contre la modification de la consitution et que l’enregistrement sonore est toujours disponible sur notre site)

PROJET DU RAPPORT DE LA LDDH DU 10 AOÛT 2010
RELATIF A LA DITE REVISION DE LA CONSTITUTION.

Citoyens Djiboutiennes et Djiboutiens soyez vigilants et mobilisez-vous !

Le gouffre est à vos portes…

Note liminaire.
En ce mois béni du Ramadan, Peuple Djiboutien que Dieu vous protège et n’ayez plus confiance aux forces étrangères, car ils ne protègent que leurs intérêts et leurs hommes de paille.

Comptez sur vous-même et n’attendez rien de personne.

______________________________

Les incendies des quartiers II, I et Djebel ainsi que les manifestations qui se sont suivies pendant deux jours à Djebel, la lenteur de l’intervention des Pompiers, hélas, démunis de tout, le silence mortel des autorités Djiboutiennes, l’inexistence jusqu’aujourd’hui d’un plan Orsec pour porter assistance et des aides financières aux victimes de ces derniers incendies, le manque total d’Enquêtes Indépendantes ou même judiciaires pour connaître les causes réelles de ces incendies dont certains semblent être criminels comme ceux du Trésor, du bâtiment des contributions du Port, de l’immeuble de la Cour des Comptes avec tous ses archives et celui de la Cour Suprême sise au Palais du Peuple…

La situation dangereuse et intolérable au Nord, à l’Ouest et au Sud de notre pays, la recrudescence des crimes et sévices de tout genre au Nord et à l’Ouest, notamment, les déportations en groupe, les tortures, les disparitions, les exécutions extrajudiciaires et ce depuis le début de l’année, depuis que le Chef de l’Etat eut décidé de manipuler l’article 23 de la Constitution qui fixe à deux mandats électifs pour un Chef d’Etat, manipulation en vue de briguer d’autres mandats et peut-être demain comme Idil Amin Dada le titre d’Empereur de Djibouti. (voir Annexes Répressions physiques et répressions sociales ).

Tous ces manques de responsabilités, tous les crimes condamnables, montrent clairement à quel point l’actuel Gouvernement Djiboutien est irresponsable, et criminel, et, que le Chef de l’Etat abusivement candidat est un INCAPABLE dans la gestion du pays car mafieux.

Il est vrai que le temps est compté, mais il est encore temps aux populations de la République de Djibouti de se rassembler, de manifester et même de se soulever en vue de déloger cette Equipe au pouvoir, de mettre en échec cette tentative de Coup d’Etat Electoral, d’éradiquer à jamais ce régime criminel et moribond.

Quant à nous Défenseurs des Droits de l’Homme nous frapperons à toutes les portes non seulement pour dénoncer mais aussi pour assister toutes les victimes des sévices atroces qui ne cessent de s’amplifier, nous frapperons aux portes des Tribunaux aux Compétences Universelles pour voir avec eux les possibilités de traîner en Justice le manipulateur de la Constitution étant donné que la Haute Cour de Justice Djiboutienne est Non Opérationnelle pour ne pas dire caduque.

La Haute Cour de Justice était habilitée à poursuivre le Chef de l’Etat pour Haute Trahison et les Ministres dans l’exercice de leur Fonction.

Malheureusement le Décret d’application n’est jamais paru, paralysant de fait le fonctionnement de cette Haute Juridiction.

NOEL ABDI Jean-Paul

________ P S et recommandations à l’USAID

Le Dictateur mafieux IOG dans un long article du Journal, inéluctablement bien payé, de Jeune Afrique du 9 au 15 mai 2010 avait eu le culot de dire qu’il a « un pays à construire et une population à nourrir. Je veux être jugé sur mes résultats » alors que deux mois auparavant un bateau de plusieurs milliers de tonnes de riz donnés par le Japon pour les populations affamées des régions de l’Intérieur ont été dans leur intégralité vendus en grande partie et l’argent disparu probablement vers des paradis fiscaux.

Faut-il rappeler que juste quelques mois avant cette déclaration mensongère, cinq milliards de francs Djibouti, pour la lutte contre le SIDA, octroyés par des Bailleurs de Fonds en principe sous la surveillance de la Banque Mondiale ont eux aussi disparus et jusqu’à présent le Ministre de la Santé et son personnel restent Impunis car inéluctablement le candidat au 3ème mandat aurait sa part de responsabilité en tant que Premier Argentier.

Je mets à défi le Dictateur Ismaël O. Guelleh « qui veut être jugé sur ses résultats » de mettre immédiatement sa propre révision illégale de la Constitution, de mettre ses modifications à l’approbation de « sa population qu’il nourrit (s’il s’agit bien des populations Djiboutiennes et non sa population de l’UMP) », de mettre ses modifications au Suffrage Universelle, d’autant plus que les modifications des principes Républicains contenus dans la Constitution référendaire du 4 septembre 1992 nécessitent indiscutablement un Référendum comme l’avait bien dit le Premier Procureur de la République Monsieur Afgada actuellement conseiller Juridique du Ministre de la Justice dans le Journal du RPP que préside IOG en 1999.

________ Recommandations à l’USAID
Il est temps à l’USAID et aux membres du Programme des processus électoraux et politiques de ne pas jouer le jeu d’un candidat encore au pouvoir qui abuse des prérogatives pour promulguer, sans consulter le Peuple, une Loi scélérate, même le Conseil Constitutionnel n’avait pas été consulté avant sa promulgation au moins, conformément à l’article 75 qui stipule : « Le Conseil Constitutionnel veille au respect des principes constitutionnels. Il contrôle la constitutionnalité des lois… ».

Les membres du Programme des processus électoraux de la section de la Démocratie Internationale des Etats-Unis devraient au préalable imposer la tenue d’un Référendum sur d’éventuelles modifications de la Constitution avant toutes élections présidentielles.

Sinon, nous serons dans l’obligation de considérer leurs travaux comme une complémentarité de la violation de la Constitution.

_________ Ci-après : Les commentaires article par article

Mais le texte de la loi abusivement dite loi constitutionnelle avec les commentaires vous seront soumis la semaine prochaine. Merci pour votre aimable compréhension.

Commentaire article 1
Aucun changement sauf un déplacement du terme : «L’islam est la Religion de l’État ».

A quoi donc rime ce simple déplacement du terme qui figurait déjà dans le Préambule de la Constitution du 4 septembre 1992 ?

Est-ce une manière de mettre en relief que l’Islam est la Religion d’Etat ?

Si c’est le cas, alors il faut être logique et avoir le courage de préciser que l’Islam sera appliqué dans son intégralité, que le droit Islamique sera appliqué lui aussi dans son intégralité et que le Code Pénal sera abrogé et remplacé par les peines prévues par la Charia et le Code Pénal Islamique comme au Royaume d’Arabie Saoudite et dans tant d’autres pays.

A ce moment là, une Révision en profondeur de la Constitution sera possible.

Néanmoins, une question se pose dans l’immédiat car rien ne précise si le Préambule de la Constitution est abrogé notamment la partie concernant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Commentaire article 2
Pas de changement sauf l’adjonction du terme Groupement. Ce terme est une porte ouverte à la discrimination en faveur d’un groupement d’intérêts pour une personne et en contradiction avec ce même article qui stipule : « Il leur est interdit de s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une région ».

En effet, le terme de mouvance présidentielle montre que l’Union pour la Mouvance Présidentielle (UMP) a pour base et objectif principal de regrouper un certain nombre d’hommes et de femmes en un Groupement autour d’un seul homme en l’occurrence le président de cette Union de la Mouvance Présidentielle (UMP).

Par conséquent l’UMP a toutes les caractéristiques d’une secte.

D’autant plus, qu’on s’aperçoit de plus en plus que l’UMP est une secte quasiment bien structurée comme les cellules mafieuses, avec un unique Seigneur que l’on est obligé à sanctifier constamment même dans les discours médiatisés

Aussi, dans la pratique, on constate au quotidien tant dans l’Administration que dans l’Armée une prédominance flagrante d’une ethnie plus précisément d’une tribu et/ou sous-tribu.

Commentaire article 3

Seul changement est la phrase suivante : «Nul ne peut être condamné à la peine de mort ».

La peine de mort n’est prévue dans aucun texte, ni dans la Constitution du 4 septembre 1992, ni dans le Code Pénal qui détermine d’une manière claire les différents peines même en matière criminelle ou dans le domaine – à la mode – du Terrorisme.

Quand on abroge ou qu’on abolit la peine de mort il faut qu’il existe au préalable une clause pénale qui prévoit la peine de mort.

A Djibouti aucune clause de ce genre ne figure dans le Code Pénal qui règlement toutes les peines pénales.

Cette mesure est purement un « bluff politique » pour se démarquer de certains pays comme les Etats-Unis qui n’ont pas encore aboli la peine de mort et se faire remarquer en faisant croire que Djibouti enfin ne va plus tuer sauf peut-être par des exécutions Extrajudiciaires illégales et actuellement toujours Impunies.

Commentaire article 4
Toute cette dite révision illégale de la Constitution ne vise qu’un seul et unique article. Il s’agit de l’article 23 de la Constitution adoptée par Référendum le 4 septembre 1992 et fixant à deux mandats successifs le nombre de mandat électif du Président de la République.

Cet article doit faire l’Objet de plaintes auprès des Juridictions Universelles car aucune autre Juridiction Djiboutienne n’est compétente pour poursuivre le Chef de l’Etat dans le cadre de Haute Trahison, des plaintes pour Tortures, Exécutions Extrajudiciaires, Disparitions forcées, Détentions Arbitraires ou autres Crimes Organisés, Crimes de Guerre etc…

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme et au nom de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), je reviendrais sur la non acceptabilité de cette violation flagrante du Principe même des droits Républicains et de la Démocratie prévus par la Constitution du 4 septembre 1992, lors des dépôts de nos Mémoires auprès des Juridictions aux Compétences Universelles.

Commentaire article 5
Aucun changement de fond, aucun changement de forme, juste un simple déplacement de l’article 37 de la Constitution du 4 septembre 1992 en devenant l’article 70 de la loi de Révision illégale de la Constitution.

L’article 5 a fait l’objet de cette modification : « l’article 37 est devenu l’article 70 du Titre VI de la Constitution révisée ».

Commentaire article 6
L’intitulé du Titre a tout simplement changé.

Au lieu de TITRE IV : DU GOUVERNEMENT lire TITRE III : DU POUVOIR EXÉCUTIF soit un jeu de mot, car le gouvernement et le reste de la Fonction Publique représentent le Pouvoir Exécutif alors que, dans ce titre il s’agit uniquement des responsabilités du Chef de l’Etat et de ses ministres, aucun passage ne traite les compétences de la Fonction Publique.

Puis, ajout de l’alinéa suivant : « Le Premier Ministre met en œuvre la politique du Président de la République, coordonne et anime l’action du Gouvernement »

Cette alinéa ne nécessite vraiment pas une révision de la Constitution car cet alinéa n’a aucune valeur juridique nouvelle, aucun poids juridique nouveau, puisque le Premier Ministre n’est pas Chef du Gouvernement, il reste encore et se classe comme le Premier des Ministres sur la liste du protocole hiérarchique.

Commentaire article 7
Cet article interdit aux députés le cumul de député et de ministre. Donc un Ministre ne peut plus être député.

Cette disposition devrait faire l’objet d’une Résolution ou à la rigueur d’une loi et non d’une modification de la Constitution.

Le second point est celui d’autoriser et d’encourager les Ministres à plus s’investir dans des activités privées que s’appliquer aux prérogatives de leur Fonction de Décideur politique.

Cette modification de la Constitution ne change en rien les activités occultes de certains Ministres sauf celui de légaliser les rackettes et mettre en faillite la Libre concurrence.

Faut-il rappeler que légalement car aucune clause précise n’existe, clause qui interdit aux Ministres d’avoir des activités privées et dans la pratique bon nombre de ministres par exemple le Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires a une Entreprise de construction « la Concorde » et d’autres activités dans des Sociétés anonymes comme les Assurances, la Ministre de la Jeunesse et des Sports a conservé son Cabinet d’Avocat même si c’est son frère qui le gère au moins Madame la Minstre a une certaine honnêteté intellectuelle.

Cette disposition à la rigueur devrait tout simplement faire l’objet d’une simple Décret du Chef de Gouvernement et non d’une modification illégale de la Constitution.

Commentaire article 8
Autre absurdité, quelle différence voyez-vous, pour modifier un Titre, comme entre Assemblée Nationale et Pouvoir Législatif, d’autant plus tous les articles du Titre V ne concerne nullement le domaine du Pouvoir législatif.

C’est le cas des articles 45 à 55, qui concernent l’organisation de l’Assemblée Nationale et non les prérogatives du Pouvoir Législatif..

Les compétences du Pouvoir législatif ont été bien définies dans le Titre VI intitulé : Rapport entre le Pouvoir Législatif et le Pouvoir Exécutif.

On voit par ces absurdités le manque de Juristes sincères au sein de la Commission de préparation composée essentiellement d’hommes soumis et applaudisseurs de l’UMP.

Commentaire article 9
Tout le monde sait que les Commissaires de la République ont simplement changé d’appellation en Préfets. Il fallait tout simplement prendre une loi additive à la Loi Organique relative aux élections mais ne nécessite nullement une modification de la Constitution.

Commentaire article 10
Autre absurdité, qui en principe ne doit pas faire l’objet d’un quelconque amendement de la Constitution :

« Les séances de l’Assemblée Nationale sont publiques.

Le compte rendu intégral des débats en séances publiques est publié au Journal Officiel.

Toutefois, l’Assemblée nationale peut siéger à huis clos selon les modalités prévues par le Règlement intérieur »

C’est à se demander, mais où sont les soi-disant juristes et membres de l’Assemblée Nationale avec des responsabilités à haut niveau, membres de la Commission Ad Hoc de rédaction au titre de l’UMP, c’est à se demander s’ils n’ont pas eu le temps de consulter le Règlement Intérieur qui stipule en son article 33 alinéa 1 « Pendant les sessions ordinaires, les Séances de l’Assemblée sont publiques.

Cette disposition ne nécessite nullement une modification de la Constitution mais tout simplement un amendement additif au Règlement Intérieur adopté sous forme d’une Résolution de l’Assemblée Nationale pour la partie concernant : « Le compte rendu intégral des débats en séances publiques est publié au Journal Officiel ».

Une Résolution de l’Assemblée Nationale est souhaitable, d’autant plus que la diffusion au journal Officiel des débats est fondamentale pour des vrais élus du Peuple car elle permet aux électeurs de juger les activités de leurs élus.

Une Résolution dans ce sens suffit d’autant plus qu’il ne s’agit que d’une procédure interne à l’Assemblée Nationale

Commentaire article 11
Juste une signalisation pour dire que le Titre VI est devenu le Titre V.

Commentaire article 12
Absurdité.

Les membres de la Commission Ad Hoc n’ont peut-être pas compris et pourtant l’Article 85 de la Constitution référendaire est très clair. En effet, l’Article 85 stipule :

« Les collectivités territoriales sont créées et administrées dans les conditions définies par la loi.

Ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus et dans les conditions prévues par la loi ».

Cet article a donné plein pouvoir aux parlementaires d’adopter par des Lois la mise en place des Collectivités Territoriales dites Régionales.

Et ces lois ont déjà été prises, même s’ils manquent d’autres dispositions c’est au Législateur sur proposition des Assemblées Régionales de prendre les autres textes législatifs complémentaires.

Au stade actuel, où les toutes les élections sont verrouillées par le Dictateur au Pouvoir, l’identité réel des Assemblées Régionales est un pure leurre.

Pourtant, en matière électorale, la République de Djibouti est dotée de beaux Textes législatifs, certes non complets, mais surtout non appliqués pour faciliter les Fraudes Electorales.

Commentaire article 13
Encore et toujours des absurdités.

Est-ce que jusqu’à présent le Médiateur de la République était un Organe Anticonstitutionnel.

Quelle effronterie que de voir que ce nouveau Titre ajouté veut peut-être légalisé l’Organe du Médiateur de la République par une clause de la Constitution.

C’est vraiment minable et çà vole bas.

Une Institution qui fonctionne depuis dix dont plusieurs Médiateurs ont été nommés par le Chef de l’Etat et dont le dernier Médiateur vient récemment de transmettre son important Rapport annuel.

Cet article, pour nous défenseurs, est inacceptable car l’actuel Médiateur de la République fait de son mieux pour résoudre des problèmes sociaux que nous suivons de près.

Faut-il se demander en voyant de plus près de Texte Législatif, s’il travaillait dans le noir, pourquoi lui avoir accordé des crédits alors qu’il n’était même pas reconnu par la Constitution, et surtout puisqu’il n’avait même pas de statut, d’attributions, d’organisation ni de base de fonctionnement pour le Médiateur, comme le précise clairement l’article 90 nouveau qui stipule : « Le statut, les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Médiateur de la République sont fixés par une loi organique ».

Cette basse sérénade des Ténors de l’UMP insulte cette Haute Institution, insulte les travaux importants du Médiateur qui existe légalement et physiquement a été nommé par le Chef de l’Etat reconnu sur le plan International, de telles insolences montrent l’incapacité d’Ismaël Omar Guelleh, qui, hélas, ne sait plus ce qu’il signe.

Commentaire article 15

Une autre absurdité :

« Le Sénat sera institué lorsque toutes les conditions nécessaires à sa création seront réunies. Les dispositions, l’organisation et le fonctionnement du Sénat seront fixés par une loi organique».

Cet article reconnaît que les conditions nécessaires à la création du Sénat ne sont pas réunies.

Alors pourquoi en parler, il faut d’abord que les conditions soient réunies, que déjà l’ébauche de la rédaction et les études de faisabilité soient engagées, pour pouvoir savoir si le Sénat peut être institué ou non.

Il s’agit en fait d’un simple amendement additif qui n’est pas à sa place.

En effet, ce n’est pas avec un entrefilet à la fin de l’article 93 de la Constitution référendaire du 4 septembre 1992 que l’on instaure le Sénat dans une Constitution

Cet article est juste pour meubler le texte comme la quasi-totalité des articles, car l’unique objectif était de modifier l’article 23 sur la limitation des mandats électifs.

Commentaire article 16
Aucun article de la Constitution référendaire de 1992 et du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale ne prévoit le terme de Loi Constitutionnelle.

Il n’existe que les deux termes suivants et rien d’autre :

1er Loi ;

2ème Loi Organique ;

_______________________________________

Comme vous pouvez le constater, ce texte rapidement promulgué, pour des raisons personnelles, par son instigateur et candidat usurpateur M. Ismaël Omar Guelleh, montre d’une manière flagrante le peu de sérieux et son incapacité à gérer même les textes qu’il signe

12/08/10 (B564) Abdallah Deberkalleh a été profondément « touché » par les déclarations de Jean-Paul Noël Abdi et il a décidé de s’exprimer en plusieurs fois sur notre site.

Il a décidé de donner à l’ARDHD une série d’interviews exclusives qui seront publiées en deux ou trois fois, dans les prochains jours / semaines.

La première partie concerne l’émotion qu’il a ressentie, après avoir écouté les récentes déclarations de Jean-Paul Noël Abdi, dont il salue le courage et l’engagement sans faille en faveur des opprimés du régime.

Il tient à lui apporter publiquement son soutien et à s’étonner que ce soit un croyant, qui se reconnaît dans la religion chrétienne et qui ne cache pas ses origines somaliennes qui doive dénoncer les pressions intolérables du pouvoir politique sur les autorités religieuses traditionnelles.

Il poursuit en s’étonnant du manque de réaction officiel du clergé musulman face à ce que l’on pourrait assimiler à une tentative de « mainmise » par le dictateur sur des décisions qui n’appartiennent qu’à la religion et à ses cadres.

Ensuite dans une deuxième partie, Abdallah Deberkalleh, s’appuyant sur sa double origine, Afar et Issa, rappelera à chaque ethnie les enjeux et les risques actuels, discours qu’il tient depuis plus de quinze ans.

Pour lui, encourager la division et la compétition entre les ethnies serait suicidaire, car elle ferait d’abord le « lit de Guelleh ». L’issue à terme étant une prise du contrôle de Djibouti soit par l’Ethiopie, soit par l’Erythrée, qui profiteraient habilement des divisions ethniques internes et de l’affaiblissement provoqué des forces vives du pays.

Dans une troisième partie, il présentera son analyse du contexte politique actuel et il expliquera ses doutes face à l’attitude qu’il juge « curieuse » de certains opposants, qu’il désigne et surtout des critiques dont ils sont porteurs à l’encontre de ceux qui mènent ouvertement le combat contre la dictature et qui sont sincèrement engagés pour mettre un terme à la tyrannie.

Abdallah Deberkalleh tient à rappeler qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la justice djiboutienne au motif d’avoir été le seul à avoir dénoncé publiquement le massacre, qui aurait pu avoir été commis sur ordre des plus hautes instances djiboutiennes à la frontière somalienne, d’un groupe d’Afar qui souhaitait rentrer dans son pays. A sa demande, nous publions la copie du mandat d’amener délivré par la justice djiboutienne qui le prive de la possibilité de rentrer au pays et de réconforter sa mère touchée par la maladie.

La Justice djiboutienne ayant obtenu a posteriori, comme cela est trop souvent le cas, des témoignages « apparemment contestables », réfutant les affirmations d’Abdallah Deberkalleh et signés par des proches qui auraient pu avoir préféré conserver leurs avantages au détriment de la vérité et d’un parent.

Abdallah Deberkalleh cite, entre autres, MM. Youssouh Deberkalleh Mohamed et Gaas Abdou Ahmed qui devront peut-être s’expliquer un jour devant une justice pénale indépendante, sur la sincérité de leurs témoignages … et sur d’éventuelles pressions qu’ils auraient subies … pour les signer.

12/08/10 (B564) Message de remerciements de Jean-Paul Noël Abdi.

Chacune des deux parties de l’interview qu’il a donnée en exclusivité à l’ARDHD a été mis en ligne mercredi matin.

A peine 24 heures plus tard, nous constatons que chacune d’entre elles a été déjà écoutée et ou téléchargéé plus de 1.500 fois !!

Jean-Paul Noël Abdi nous prie de publier ses remerciements aux nombreux internautes qui ont pris connaissance de ses informations et de son appel.

 » Merci de publier mes remerciements à vous tous. Je ne sais pas comment vous dire merci non seulement pour vos encouragements, mais aussi pour vos accompagnements dans notre lutte commune en faveur des opprimé(e)s Djiboutiens(nes).

Pour les vieux Somalis, votre vrai frère est celui qui vous sauve et qui vous assiste à chaque fois dans votre combat.

Merci à l’ARDHD, à Survie et à tous nos Amis Défenseurs des Droits de l’Homme, à toutes les Organisations Humanitaires qui font leur Devoir, à tous les Amis des Peuples de la Corne d’AFRIQUE et en particulier des Peuples Afar et Somali qui sont toujours à combattre pour leur identité et leur liberté. 

Fidèles amitiés à toutes et à tous. »

Jean-Paul Noël Abdi

12/08/10 (B564) SOMALILAND : Méfiez vous de Guelleh, c’est un dangereux diviseur et non un rassembleur – Ecartez-vous de cette entreprise de destruction. BEWARE OF ISMAEL OMAR GUELLEH ! (Article en Anglais – Info lecteur M.H. – Ottawa)

The current head of state of Djibouti, ISMAEL OMAR GUELLEH, is someone who does not like democracy .He abhors everything that is linked to the rights of freedom and critics coming from the opposition side are hushed down whenever he has the opportunity to do so. Since he took power, thanks to his late uncle HASSAN GOULED who transferred the power to him like a family legacy, Djiboutian people have been living under ruthless oppression.

The right for fair and free election has always been denied to them. Every election, whether presidential, parliamentary or council, has been rigged under Guelleh`s watch. It is a shame to say that but the republic of Djibouti has the sad record in the sub-Saharan countries to be the only country in which the opposition has no seat in the parliament let alone a free newspaper belonging to it .In a nutshell, Djibouti is a besieged country and its people are living like hostages under Guelleh `s rule.

Despite huge cash flow generated from foreign investors in the country –Djibouti hosts three key military bases belonging to high profile Western countries namely France , the USA and, Japan. It also houses the international center for fighting piracy. The country is the only maritime outlet for Ethiopia, a nation of 60 million consumers .

In a word Djibouti could be the Dubai of East of Africa had it been properly managed and well run. Instead it has become the hub for money laundering, chronic corruption and ill -governance .Rumors say it mister ISMAEL OMAR GUELLEH to be one of the top three richest men in Africa. This money, scattered in different corners of the planet to avoid any probe or inquisitive eye, is of course the money stolen from Djiboutian people. Things are, unfortunately, going to worsen if president Guelleh clings to power beyond 2011 and the country could pay a heavy price for this lack of democratic change.

ISMAEL OMAR GUELLEH would like to see all people, no matter which country they live in, to have the same lot as Djiboutian ones fearing the former would influence the latter one-day. That is why this democratic election of Somaliland triggered two different feelings in Djibouti .It filled Djiboutian people with joy and hope on one hand and it was a real devastating setback and slap on the figure of ISMAEL OMAR GUELLEH and his cronies on the other hand. I am flat sure he almost had a heart attack and spent sleepless nights following this democratic victory of this neighboring province.

The noise of this democratic change from Somaliland came swiftly to knock the doors of GUELLEH and did shake his well-guarded despotic nest. Over crushed by what happened in this brotherly country and fearing a possible contamination upon Djiboutian people, ISMAEL OMAR GUELLEH will do everything to derail this young democracy in Somaliland. And I am warning our Somaliland brothers: If you are not cautious with this man your democratic process is likely to become cropper because his hidden agenda is to make it fail.

He will use any necessary tools in his hands to disable you before your take- off .He will try to aground this full fledgling democracy. His tools to bankrupt you will go from fake friendship, underground lobbying, graft by using our public money of course. He will not even hesitate to carry out criminal acts inside this territory as he did in the past and still doing in whole region. He will try to turn you into puppets as he did with RAYALEH`S former government whenever it is possible.

Other ideal tools GUELLEH will use if he fails to disrupt Somaliland democracy directly .He is going to turn the border between Djibouti and Somaliland into an endless blackmail. This border, which is the bedrock for many Somali and Djiboutian businesses, is also a humanitarian corridor through which many people transit daily. It allows them to sustain their families and siblings by doing small businesses.

Despite this much needed border bond and instead of easing it to make it humane, mister GUELLEH gets it closed at least four times a year and transforms it into a nightmare for those innocent people just in the mere intention to have Somaliland authorities kneel down to his whims when they refuse to do what he wants them to do. Another tool but the least one mister GUELLEH will try to use is to poke clanic tensions between the different communities living in Somaliland for the sake of splitting your unity and destabilizing the country future in the long run.

Djiboutian people are expecting to get rid of GUELLEH `s regime in the forthcoming election of 2011.They are hoping things will pretty much look like to what happened in this year , that is to say a peaceful democratic change home so that the two people live side by side in good brotherhood and in a mutual respect as well.

Let us remember one last thing about ISMAEL OMAR GUELLEH: He is a dangerous divider rather than a uniter. He is bad-doer rather than a good- doer. He is destroyer rather than a builder. It is time to wipe this evil out of the horn of Africa so that the region resumes its legendry and peaceful harmony. Let us all of us stay away from GEULLE `s destructive enterprise!

12/08/10 (B564) Un dernier verre à la santé ? Mais de qui ? Des victimes de la dictature ??? (ARDHD)

C’est une photo prise lors de la soirée de l’Ambassadeur de France Dominique Decherf, qui recevait son équipe à l’occasion de son départ, fin juillet.

Cette photo est extraite du site officiel de l’Ambassade de France.

A la santé de qui, trinquait notre Ambassadeur avec autant de plaisir affiché ? Des victimes de Guelleh, des civils torturés ou exécutés par le régime, des malheureux expropriés soit par la force, soit par l’incendie de leurs maisons. Ou trinquait-il à la réussite du viol constitutionnel qui devrait conduire Guelleh à une Présidence à vie, si le peuple ne réagit pas ….

A noter que l’Ambassadeur de France n’a jamais eu un mot ni pour ces malheureuses victimes ni pour exprimer la moindre indignation face au viol consitutionnel, ni pour dénoncer l’emprisonnement depuis deux mois, de mineurs « y compris d’un bébé de deux ans ».

Mais non, vous n’y êtes pas ! Bande de mauvaises langues ! L’Ambassadeur exprimait, peut-être, simplement sa joie de quitter Djibouti et de ne plus avoir à se rendre chez Guelleh, en subissant son mauvais caractère et son inimité viscérale vis à vis de la France. Qui sait ?

Bonne route Monsieur l’Ambassadeur.
Le régime de dictature encouragé par la France a encore de belles années devant lui avec des soutiens, comme le vôtre.

Les Djiboutiens pour lesquels vous n’avez jamais rien fait, ne regretteront certainement pas votre départ. Les partis d’opposition non plus !

Notons quand même, que contrairement à votre prédecesseur, M. Angelier, vous n’avez pas été coopté dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire de Djibouti !!

11/08/10 (B564) Les traits de l’Erythrée – Les éditeurs suédois vont publier un journaliste emprisonné en Erythrée (1 article)

__________________ 1 – Les Echos avec AFP

Les éditeurs suédois vont publier un journaliste emprisonné en Erythrée

Plusieurs importantes maisons d’édition suédoises ont annoncé lundi qu’elles allaient publier conjointement une traduction des travaux du journaliste Dawit Isaak emprisonné sans procès depuis 2001 en Erythrée.

Dawit Isaak, qui a la double nationalité érythréenne et suédoise, avait été arrêté avec une douzaine d’autres journalistes, propriétaires de journaux et éditeurs, accusés par les autorités érythréennes d’être des espions à la solde de l’Ethiopie.

Sa famille et ses proches sont sans nouvelle de lui depuis plusieurs années et son lieu de détention reste incertain. Selon un ancien gardien cité début 2010 par les médias suédois, Dawit Isaak serait toutefois détenu dans une prison secrète de haute sécurité à Eraeiro, près d’Asmara, et serait en mauvaise santé.

"Il a été privé de ses droits fondamentaux, n’a jamais été poursuivi, n’a pas eu droit à un procès" ou à un avocat, écrivent les maisons d’édition suédoise dans une déclaration commune, soulignant que Dawit Isaak est "le seul journaliste et ressortissant de l’Union Européenne à être traité de cette façon dans le monde".

Les médias et défenseurs des droits de l’homme, en Suède et dans d’autres pays, réclament sa libération depuis longtemps et le ministère suédois des Affaires étrangères agit de même par voie diplomatique, pour l’instant sans succès.

Les éditeurs suédois comparent leur décision de publier les travaux de Dawit Isaak à celle de leurs collègues allemands de publier les "Versets sataniques" du britannique Salman Rushdie, quand une fatwa le condamnant à mort avait été lancée contre lui en 1989 par l’ayatollah iranien Ruhollah Khomeini.

Le livre de Dawit Isaak doit être présenté le 23 septembre au salon du livre de Goteborg.