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10/09/10 (B568) Radio Trottoir (Lecteur) Enfin… enfin ! mais ce n’est pas possible. Le P’tit Zak venge l’affront subi par RPP, en attaquant les réfugiés, de préférence d’origine éthiopienne et de sexe féminin …

IOG a-t-il décidé d’envoyer une gifle magistrale à Meles par l’intérmédiaire du P’tit Zak de la Gendarmerie ?

Meles n’a pas été tendre ces dernier temps avec celui qu’il avait pourtant créé de
toutes pièces en 1999.

Le gros prétentieux d’IOG a la mémoire courte.

Comme Meles ne cesse jamais de le lui rappeler : « Mais qui t’a fait roi ! » Guelleh n’apprécie pas vraiment qu’on le mette face à ses faiblesses …

Quand Kadra l’a prise en main, Guelleh n’était qu’un vaurien

Depuis que le Qatar a mis son nez entre l’Erythrée et Djibouti, Meles s’énerve chaque jour davantage. Il a la bougeotte et il a même du mal à se contenir pour ne pas relancer
un dossier brûlant en instance, depuis 12 ans, devant la Justice Ethiopienne.

De quoi s’agit-il ?

D’une
très sale affaire dans laquelle IOG, Kadra et Boreh sont impliqués, une sale Affaire de trafic
de mercure, de café avec l’évasion de capitaux pour laquelle Tamra Layne a été
condamné à plusieurs années de prison ferme.

Pour Meles : IOG n’est qu’un sale petit traitre et il mériterait la peine de mort.

Ecœuré par l’ingratitude de son ancien protégé, Meles s’est tourné, pour assurer ses importations et ses exportations, vers Port Soudan et aussi vers Berbera, mais à moindre échelle.

Il a été déclaré récemment par les plus hautes autorités éthiopiennes que 95% du trafic maritime de l’Ethiopie, qui passait autrefois par Djibouti, a été réacheminé sur d’autres ports plus sérieux !

Outre les raisons politiques et les différends humains entre les deux responsables éthiopiens et djiboutiens, il y a surtout le fait que le port de Djibouti avait développé des  » us et des coutumes locales », contraires à l’éthique et à la fluïdité du commerce :

– le racket incontournable organisé par les Gendarmes et les Policiers du port,

l’augmentation régulière,
sans consultation préalable avec les transitaires Ethiopiens des taxes portuaires

Les Autorités Djiboutiennes sont désormais classées parmi les « Voyous ».

Décidemment Meles ne mâche pas ses mots ces derniers temps.

Après la raclée infligée à son beauf’, le guitariste, patron de l’Aviation Civile Djiboutienne
par Ethiopian Airlines, la Paulette aurait imposé à IOG de ne pas se laisser
faire.

Trop c’est trop. La riposte ne s’est pas fait attendre.

Immédiatement un Conseil de guerre secret a réuni IOG, Hassan Saïd de la SDS, Mohamed Djama de la Garde Républicaine, et le pet’it Zakaria de la
Gendarmerie.

En tant qu’ancien flic de la Police des mœurs IOG a tout de suite proposé d’arrêter les filles éthiopiennes qui commercent leurs charmes, réalisant de jolis bénéfices qu’elles expédient en Ethiopie, afin d’ouvrir des minis Hôtels, bars et restaurants, et de faire construire de belles villas pour leurs vieux jours …

Ces Ethiopiennes ne font aucun investissement à Djibouti, où elles dépensent un minimum. Peut-on les considérer comme de
véritables sangsues qui contribuent à l’évasion des capitaux ?

Timidement, car il n’a jamais été ni courageux ni sur de lui, le P’tit Zak a proposé que ces mesures s’étendent en priorité à tous les
immigrés éthiopiens.

Le plan a été approuvé par IOG avec mise en application immédiate par le remplaçant du Colonel Bogoreh assassiné. Et on ne répétera jamais assez que le P’tit Zak connaît parfaitement les conditions de l’assassinat et le nom des meurtriers. (L’article du Sergent Ariko sur le sujet n’a jamais donné lieu à un démenti, donc on peut considérer qu’il doit être proche de la vérité)

Rapidement il a envoyé ses troupes en tenue de combat pour rafler et jeter en prison, à la frontière de Gallileh (Région d’Ali Sabieh), plusieurs centaines de femmes, (nombreuses avaient un bébé sur le dos), des enfants et des jeunes que le p’tit Zak considère comme des « Ethiopiens envahisseurs ».

La majorité de ces « Immigrés », (dont une partie ont été vus à Télé en plein mois Béni du Ramadan) ressemblent physiquement à des Somalis ou à des Afar.

Vérifications faites, il apparait que ces « immigrés » vivaient simplement à Arta ou à Obock, dans l’espoir de trouver des passeurs pour
se rendre au Yémen et ils ne dérangeaient personne.

Mais les choses ont pris une autre tournure et une autre dimension

Cela a commencé, mardi dernier
avec le déploiement
vers 23 heures des commandos de la Gendarmerie, armes lourdes au
poing fouillant à Arhiba.

Ils ont investi et fouillé les maisons une par une, à la recherche d’immigrés Ethiopiens, puis mis le feu à leurs habitations.

Mercredi matin, toutes ces personnes qui avaient été
raflées dans la nuit, ont été directement embarquées sur des camions après que la RTD
ait pris des images d’ensemble. Fire comme un coq’ de basse-cour, le p’tit Zak a déclaré qu’il s’agissait
de « 650 immigrés Ethiopiens indésirables à Djibouti » (entendre par là qui
polluent la capitale et créent l’insécurité).

On a bien vu que la quasi-totalité des personnes raflées étaient des enfants, des femmes
et beaucoup de jeunes, en majorité des filles. (Les filles sont violées dans les centres de Police et si elles sont jolies, c’est mieux … !!!)

Dans la nuit de mercredi soir 9 septembre 2010, l’ordre a été donné aux commandos antiterroristes de la Police d’investir la zone mitoyenne de l’Etat-major de la Gendarmerie où ils ont pu cueillir la centaine « d’immigrés protégés par la Gendarmerie » qui vivaient là. Ceux-là ont été conduits à Nagad, où ils ont été triés : immigrés, r éfugiés et citoyens djiboutiens.

Il n’en reste pas moins que le Colonel de la Police a été humilié dans ces opérations. Les rafles et le maintien
de l’ordre sont du ressort de la Police nationale. En cas de débordement, le
Colonel de la Police peut faire appel à la Gendarmerie nationale.

Double humiliation.

D’abord parce que le Colonel de la Police n’avait pas été informé de cette opération d’une
grande ampleur. Pire, elle s’est déroulée sous ses yeux dans sa zone
territoriale : Arhiba jouxte le camp de l’Etat-major de la Police.

Ensuite parce que les opérations ont été éxécutées sans qu’aucune décision écrite n’ait été formalisée et sans aucun Décret signé par le Chef de l’Etat, ce qui était normal et indispensable ..

C’est vraiment « du n’importe quoi » ne se lassent de répéter, les collaborateurs directs du Colonel Abdillahi Abdi, Chef
d’Etat-major et Directeur de la Police Nationale.

Abdillahi Gabaney dit le court
de la Sécurité Militaire.

09/09/10 (B568) Décret n° 2010-1054 du 2 septembre 2010 portant publication de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti sur l’encouragement et la protection réciproques des investissements, signé à Paris le 13 décembre 2007

Lien http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;.tpdjo17v_1?cidTexte=JORFTEXT000022788872
&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

JORF n°0206 du 5 septembre 2010 page 16260
texte n° 5

DECRET
Décret n° 2010-1054 du 2 septembre 2010 portant publication de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti sur l’encouragement et la protection réciproques des investissements, signé à Paris le 13 décembre 2007 (1)

Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu les articles 52 à 55 de la Constitution ;
Vu la loi n° 2009-1794 du 31 décembre 2009 autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti sur l’encouragement et la protection réciproques des investissements ;
Vu le décret n° 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France,
Décrète :

Article 1
L’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti sur l’encouragement et la protection réciproques des investissements, signé à Paris le 13 décembre 2007, sera publié au Journal officiel de la République française.

Article 2
Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères et européennes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexe

A N N E X E

ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI SUR L’ENCOURAGEMENT ET LA PROTECTION RÉCIPROQUES DES INVESTISSEMENTS

Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Djibouti, ci-après dénommés « les Parties contractantes »,
Désireux de renforcer la coopération économique entre les deux Etats et de créer des conditions favorables pour les investissements français à Djibouti et djiboutiens en France,

Persuadés que l’encouragement et la protection de ces investissements sont propres à stimuler les transferts de capitaux et de technologie entre les deux pays, dans l’intérêt de leur développement économique,
Sont convenus des dispositions suivantes :

Article 1er
Définitions

Pour l’application du présent accord :
1. Le terme « investissement » désigne tous les avoirs, tels que les biens, droits et intérêts de toutes natures et, plus particulièrement mais non exclusivement :
a) Les biens meubles et immeubles, ainsi que tous autres droits réels tels que les hypothèques, privilèges, usufruits, cautionnements et tous droits analogues ;
b) Les actions, primes d’émission et autres formes de participation, même minoritaires ou indirectes, aux sociétés constituées sur le territoire de l’une des Parties contractantes ;
c) Les obligations, créances et droits à toutes prestations ayant valeur économique ;
d) Les droits de propriété intellectuelle, commerciale et industrielle tels que les droits d’auteur, les brevets d’invention, les licences, les marques déposées, les modèles et maquettes industrielles, les procédés techniques, le savoir-faire, les noms déposés et la clientèle ;
e) Les concessions accordées par la loi ou en vertu d’un contrat, notamment les concessions relatives à la prospection, la culture, l’extraction ou l’exploitation de richesses naturelles, y compris celles qui se situent dans la zone maritime des Parties contractantes.

Le présent Accord s’applique aux investissements réalisés à partir de la date de son entrée en vigueur, ainsi qu’aux investissements existant à cette même date, étant entendu que lesdits investissements doivent être ou avoir été réalisés conformément à la législation de la partie contractante sur le territoire ou dans la zone maritime de laquelle l’investissement est réalisé.

Ce présent accord ne s’applique pas aux différends survenus avant son entrée en vigueur.

Aucune modification de la forme d’investissement des avoirs n’affecte leur qualification d’investissement, à condition que cette modification ne soit pas contraire à la législation de la Partie contractante sur le territoire ou dans la zone maritime de laquelle l’investissement est réalisé.

2. Le terme d’ « investisseur » désigne :
a) Les nationaux, c’est-à-dire les personnes physiques possédant la nationalité de l’une des parties contractantes.
b) Toute personne morale constituée sur le territoire de l’une des Parties contractantes, conformément à la législation de celle-ci et y possédant son siège social, ou contrôlée directement ou indirectement par des nationaux de l’une des Parties contractantes, ou par des personnes morales possédant leur siège social sur le territoire de l’une des Parties contractantes et constituées conformément à la législation de celle-ci.
Sont notamment considérées comme des personnes morales au sens du présent article les sociétés, d’une part, et les organisations à but non lucratif dotées de la personnalité juridique d’autre part.
3. Le terme de « revenus » désigne toutes les sommes produites par un investissement, telles que bénéfices, redevances ou intérêts, durant une période donnée.
Les revenus de l’investissement et, en cas de réinvestissement, les revenus de leur réinvestissement jouissent de la même protection que l’investissement.
4. Le présent accord s’applique au territoire de chacune des Parties contractantes ainsi qu’à la zone maritime de chacune des Parties contractantes, ci-après définie comme la zone économique et le plateau continental qui s’étendent au-delà de la limite des eaux territoriales de chacune des Parties contractantes et sur lesquels elles ont, en conformité avec le Droit international, des droits souverains et une juridiction aux fins de prospection, d’exploitation et de préservation des ressources naturelles.
5. Aucune disposition du présent Accord ne sera interprétée comme empêchant l’une des Parties contractantes de prendre toute disposition visant à régir les investissements réalisés par des investisseurs étrangers et les conditions d’activités desdits investisseurs, dans le cadre de mesures destinées à préserver et à encourager la diversité culturelle et linguistique.

Article 2
Champ de l’accord

Pour l’application du présent Accord, il est entendu que les Parties contractantes sont responsables des actions ou omissions de leurs collectivités publiques ou de toute autre entité sur lesquels la Partie contractante exerce une tutelle, la représentation ou la responsabilité de ses relations internationales ou sa souveraineté.

Article 3
Encouragement et admission des investissements

Chacune des Parties contractantes encourage et admet, dans le cadre de sa législation et des dispositions du présent accord, les investissements effectués par les investisseurs de l’autre Partie sur son territoire et dans sa zone maritime.

Article 4
Traitement juste et équitable

Chacune des Parties contractantes s’engage à assurer, sur son territoire et dans sa zone maritime, un traitement juste et équitable, conformément aux principes du Droit international, aux investissements des investisseurs de l’autre Partie et à faire en sorte que l’exercice du droit ainsi reconnu ne soit entravé ni en droit ni en fait. En particulier, bien que non exclusivement, sont considérées comme des entraves de droit ou de fait au traitement juste et équitable, toute restriction à l’achat et au transport de matières premières et de matières auxiliaires, d’énergie et de combustibles, ainsi que de moyens de production et d’exploitation de tout genre, toute entrave à la vente et au transport des produits à l’intérieur du pays et à l’étranger, ainsi que toutes autres mesures ayant un effet analogue.

Les Parties contractantes examineront avec bienveillance, dans le cadre de leur législation interne, les demandes d’entrée et d’autorisation de séjour, de travail, et de circulation introduites par des nationaux d’une Partie contractante, au titre d’un investissement réalisé sur le territoire ou dans la zone maritime de l’autre Partie contractante.

Article 5
Traitement national et traitement de la Nation la plus favorisée

Chaque Partie contractante applique, sur son territoire et dans sa zone maritime, aux investisseurs de l’autre Partie, en ce qui concerne leurs investissements et activités liées à ces investissements, un traitement non moins favorable que celui accordé à ses investisseurs, ou le traitement accordé aux investisseurs de la Nation la plus favorisée, si celui-ci est plus avantageux. A ce titre, les nationaux autorisés à travailler sur le territoire et dans la zone maritime de l’une des Parties contractantes doivent pouvoir bénéficier des facilités matérielles appropriées pour l’exercice de leurs activités professionnelles.

Ce traitement ne s’étend toutefois pas aux privilèges qu’une Partie contractante accorde aux investisseurs d’un Etat tiers, en vertu de sa participation ou de son association à une zone de libre échange, une union douanière, un marché commun ou toute autre forme d’organisation économique régionale.

Les dispositions de cet Article ne s’appliquent pas aux questions fiscales.

Article 6
Dépossession et indemnisation

1. Les investissements effectués par des investisseurs de l’une ou l’autre des Parties contractantes bénéficient, sur le territoire et dans la zone maritime de l’autre Partie contractante, d’une protection et d’une sécurité pleines et entières.
2. Les Parties contractantes ne prennent pas de mesures d’expropriation ou de nationalisation ou toutes autres mesures dont l’effet est de déposséder, directement ou indirectement, les investisseurs de l’autre Partie des investissements leur appartenant, sur leur territoire et dans leur zone maritime, si ce n’est pour cause d’utilité publique et à condition que ces mesures ne soient ni discriminatoires ni contraires à un engagement particulier.

Toutes les mesures de dépossession qui pourraient être prises doivent donner lieu au paiement d’une indemnité prompte et adéquate dont le montant, égal à la valeur réelle des investissements concernés, doit être évalué par rapport à la situation économique qui prévalait la veille de toute menace de dépossession.

Cette indemnité, son montant et ses modalités de versement sont fixés au plus tard à la date de la dépossession. Cette indemnité est effectivement réalisable, versée sans retard et librement transférable. Elle produit, jusqu’à la date de versement, des intérêts calculés au taux d’intérêt de marché approprié.

3. Les investisseurs de l’une des Parties contractantes dont les investissements auront subi des pertes dues à la guerre ou à tout autre conflit armé, révolution, état d’urgence national ou révolte survenu sur le territoire ou dans la zone maritime de l’autre Partie contractante, bénéficieront, de la part de cette dernière, d’un traitement non moins favorable que celui accordé à ses propres investisseurs ou à ceux de la Nation la plus favorisée.

Article 7
Libre transfert

Chaque Partie contractante, sur le territoire ou dans la zone maritime de laquelle des investissements ont été effectués par des investisseurs de l’autre Partie contractante, accorde à ces investisseurs le libre transfert :
a) Des intérêts, dividendes, bénéfices et autres revenus courants ;
b) Des redevances découlant des droits incorporels désignés au paragraphe 1, lettres d) et e) de l’article 1 ;
c) Des versements effectués pour le remboursement des emprunts régulièrement contractés ;
d) Du produit de la cession ou de la liquidation totale ou partielle de l’investissement, y compris les plus-values du capital investi ;
e) Des indemnités de dépossession ou de perte prévues à l’article 6, paragraphes 2 et 3 ci-dessus.

Les nationaux de chacune des Parties contractantes qui ont été autorisés à travailler sur le territoire ou dans la zone maritime de l’autre Partie contractante, au titre d’un investissement agréé, sont également autorisés à transférer dans leur pays d’origine une quotité appropriée de leur rémunération.

Les transferts visés aux paragraphes précédents sont effectués sans retard au taux de change normal officiellement applicable à la date du transfert.

Lorsque, dans des circonstances exceptionnelles, les mouvements de capitaux en provenance ou à destination de pays tiers causent ou menacent de causer un déséquilibre grave pour la balance des paiements, chacune des Parties contractantes peut temporairement appliquer des mesures de sauvegarde relatives aux transferts, pour autant que ces mesures soient strictement nécessaires, appliquées sur une base équitable, non discriminatoire et de bonne foi et qu’elles n’excèdent pas une période de six mois.

Les dispositions des alinéas précédents du présent article, ne s’opposent pas à l’exercice de bonne foi, par une Partie contractante, de ses obligations internationales ainsi que de ses droits et obligations au titre de sa participation ou de son association à une zone de libre échange, une union douanière, un marché commun, une union économique et monétaire ou toute autre forme de coopération ou d’intégration régionale.

Article 8
Règlement des différends entre un investisseur
et une Partie contractante

Tout différend relatif aux investissements survenant entre l’une des Parties contractantes et un investisseur de l’autre Partie contractante est réglé à l’amiable entre les deux Parties concernées. Les Parties contractantes pourront faciliter ce règlement à l’amiable par voie diplomatique.

Si un tel différend n’a pas pu être réglé dans un délai de neuf mois à partir du moment où il a été soulevé par l’une ou l’autre des parties au différend, il est soumis à la demande de l’investisseur concerné :
a) Au tribunal compétent de la Partie contractante sur le territoire de laquelle l’investissement est effectué ; ou
b) A l’arbitrage d’un tribunal arbitral ad hoc constitué selon les règles d’arbitrage de la commission des Nations unies pour le Droit Commercial International (« CNUDCI ») ; ou
c) A l’arbitrage ou à la conciliation du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) conformément aux règles régissant le Mécanisme Supplémentaire pour l’administration de procédures par le Secrétariat du centre (Règlement du mécanisme supplémentaire) ; ou
d) A l’arbitrage du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements créé par Convention pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre Etats et ressortissants d’autres Etats, signée à Washington le 18 mars 1965, lorsque les deux Parties contractantes seront devenues membres de ladite Convention.

Dans le cas où le différend est de nature à engager la responsabilité pour les actions ou omissions de collectivités publiques ou d’organismes dépendants de l’une des deux Parties contractantes, au sens de l’article 2 du présent accord, ladite collectivité publique ou ledit organisme sont tenus de donner leur consentement de manière inconditionnelle au recours à l’arbitrage du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), au sens de l’article 25 de la Convention pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre Etats et ressortissants d’autres Etats, signée à Washington le 18 mars 1965.

Article 9
Garantie et subrogation

1. Dans la mesure où la réglementation de l’une des Parties contractantes prévoit une garantie pour les investissements effectués à l’étranger, celle-ci peut être accordée, dans le cadre d’un examen cas par cas, à des investissements effectués par des investisseurs de cette Partie sur le territoire ou dans la zone maritime de l’autre Partie.
2. Les investissements des investisseurs de l’une des Parties contractantes sur le territoire ou dans la zone maritime de l’autre Partie ne pourront obtenir la garantie visée à l’alinéa ci-dessus que s’ils ont, au préalable, obtenu l’agrément de cette dernière Partie.
3. Si l’une des Parties contractantes, en vertu d’une garantie donnée pour un investissement réalisé sur le territoire ou dans la zone maritime de l’autre Partie, effectue des versements à l’un de ses investisseurs, elle est, de ce fait, subrogée dans les droits et actions de cet investisseur.
4. Lesdits versements n’affectent pas les droits du bénéficiaire de la garantie à recourir aux procédures mentionnée à l’article 8 du présent Accord ou à poursuivre les actions ainsi introduites jusqu’à l’aboutissement de la procédure.

Article 10
Engagement spécifique

Les investissements ayant fait l’objet d’un engagement particulier de l’une des Parties contractantes à l’égard des investisseurs de l’autre Partie contractante sont régis, sans préjudice des dispositions du présent Accord, par les termes de cet engagement dans la mesure où celui-ci comporte des dispositions plus favorables que celles qui sont prévues par le présent accord. Les dispositions de l’article 8 du présent Accord s’appliquent même en cas d’engagement spécifique prévoyant la renonciation à l’arbitrage international ou désignant une instance arbitrale différente de celles mentionnées à l’article 8 du présent Accord.

Article 11
Règlement des différends entre Parties contractantes

1. Les différends relatifs à l’interprétation ou à l’application du présent accord, doivent être réglés, si possible, par la voie diplomatique.
2. Si dans un délai de six mois à partir du moment où il a été soulevé par l’une ou l’autre des Parties contractantes, le différend n’est pas réglé, il est soumis, à la demande de l’une ou l’autre Partie contractante, à un tribunal d’arbitrage.
3. Ledit tribunal sera constitué pour chaque cas particulier de la manière suivante : chaque Partie contractante désigne un membre, et les deux membres désignent, d’un commun accord, un ressortissant d’un Etat tiers qui est nommé Président du tribunal par les deux Parties contractantes. Tous les membres doivent être nommés dans un délai de deux mois à compter de la date à laquelle une des Parties contractantes a fait part à l’autre Partie contractante de son intention de soumettre le différend à arbitrage.
4. Si les délais fixés au paragraphe 3 ci-dessus n’ont pas été observés, l’une ou l’autre Partie contractante, en l’absence de tout autre accord, invite le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies à procéder aux désignations nécessaires. Si le secrétaire général est ressortissant de l’une ou l’autre Partie contractante ou si, pour une autre raison, il est empêché d’exercer cette fonction, le Secrétaire général adjoint le plus ancien et ne possédant pas la nationalité de l’une des Parties contractantes procède aux désignations nécessaires.
5. Le tribunal d’arbitrage prend ses décisions à la majorité des voix. Ces décisions sont définitives et exécutoires de plein droit pour les Parties contractantes.
Le tribunal fixe lui-même son règlement. Il interprète la sentence à la demande de l’une ou l’autre Partie contractante. A moins que le tribunal n’en dispose autrement, compte tenu de circonstances particulières, les frais de la procédure arbitrale, y compris les vacations des arbitres, sont répartis également entre les Parties contractantes.

Article 12
Entrée en vigueur et durée

Chacune des Parties notifiera à l’autre l’accomplissement des procédures internes requises pour l’entrée en vigueur du présent accord, qui prendra effet un mois après le jour de la réception de la dernière notification.

L’accord est conclu pour une durée initiale de dix ans. Il restera en vigueur après ce terme, à moins que l’une des Parties ne le dénonce par la voie diplomatique avec préavis d’un an.

A l’expiration de la période de validité du présent Accord, les investissements effectués pendant qu’il était en vigueur continueront de bénéficier de la protection de ses dispositions pendant une période supplémentaire de vingt ans.

En foi de quoi, les représentants soussignés, dûment autorisés par leur Gouvernement respectif, ont signé le présent Accord.

Signé à Paris (France), le 13 décembre 2007 en deux originaux en langue française.

Pour le Gouvernementde la République française :
Le Secrétaire général
du Ministère
des affaires étrangères
et européennes

Pour le Gouvernement
de la République de Djibouti :
L’Ambassadeur de Djibouti
en France

Fait à Paris, le 2 septembre 2010.

Nicolas Sarkozy
Par le Président de la République :

Le Premier ministre,
François Fillon

Le ministre des affaires étrangèreset européennes,
Bernard Kouchner

10/09/10 (B568) LDDH : L’UE ACCORDE UN FINANCEMENT INHUMAIN AUX FORCES TUEUSES DE L’OUGANDA ET DU BURUNDI.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 9 SEPTEMBRE 2010

L’UE ACCORDE UN FINANCEMENT INHUMAIN
AUX FORCES TUEUSES
DE L’OUGANDA ET DU BURUNDI.

Certes, la période coloniale est révolue mais, hélas, les reliquats de l’Ecole Coloniale restent en vigueur.

Cette sinistre Ecole Coloniale continue à tuer, à s’accaparer les ressources naturelles, les ressources financières, les Biens publics et Sociaux, ainsi qu’une partie transportable du Patrimoine national ;

Cette sinistre Ecole Coloniale continue à favoriser :
– l’Extermination des Populations entières ;
– à dilapider la Faune et la Flore ;
– à pirater les ressources halieutiques et la faune des zones économiques et côtières Somalies ;

à décharger des produits toxiques dangereux pour l’Environnement, notamment des
déchets nucléaires, chimiques sur les côtes de la Somalie de Doumeira (frontière Erythro-Djiboutienne à Gima proche de la frontière du Kenya, soit plus de trois mille kilomètres de zones côtières de la République de Somalie et un peu de Djibouti ;

Cette sinistre Ecole a pour principe :
– de polluer le climat social, économique et culturel ;
– de déstabiliser la situation politique en imposant des hommes à leur solde tout en s’ingérant dans les Affaires Intérieures Africaines,
– d’envoyer des Troupes sous la bannière d’un Conseil de Sécurité à leurs bottes.

Cette politique est encore bien ancrée dans bon nombre de pays en particulier en France avec un paternalisme agaçant et une France-Afrique dégradante, ainsi que l’Administration du 10 Down Street de Londres, « still manipulated by » Tony BLAIR, nostalgique de la période de Laurence d’Arabie.

Il faut rappeler, que Tony Blair avait induit en erreur l’Administration de Bush et surtout les Nations Unies avec des importantes actions sur les visées « Mondialistes » des Sociétés Pétrolières de Bush qui récemment se sont appropriées 99% des champs pétroliers en Irak, avec actuellement le bilan négatif d’un million de morts sous les bombardements et autres opérations de massacres contre les populations civiles Irakiennes.

Hier, avec les financements de 10 millions de Dollars pour l’Ouganda dans ses opérations de massacres en République de Somali, financements décidés unilatéralement par le Président Obama pourtant originaire de cette Région, décision prise à peine qu’Obama fut installé à la Maison Blanche et ce en parfaite continuité avec l’Equipe de Bush encore au Pentagone.

Cette politique du Pentagone a peut-être convaincue les Membres l’UE à débloquer plusieurs centaines d’Euros pour les Forces Ougandaises et Burundaises dans leur vaste programme d’Extermination des Populations de Mogadiscio puis ensuite dans le reste de la Somalie.

En tant que Défenseur des Droits Fondamentaux, je suis très préoccupé des Bombardements aveugles et quotidiens contre un Peuple qui n’aspire qu’au départ immédiat des Forces d’Occupations.

Je suis plus qu’inquiet face au Drame en Somali, face aux bombardements aveugles et quotidiens des Forces de l’Ouganda et du Burundi, face à l’acharnement d’une politique d’Extermination des populations ciblées de Mogadiscio, Exterminations et Massacres malheureusement financés sur le dos des Peuples amis de l’Europe et des Etats-Unis, Eliminations ciblées, qui se déroulent à Mogadiscio.

Juste après la Fête Religieuse du Ramadan, il est de notre Devoir et je ne manquerais pas d’Informer les Parlementaires de l’UE et des USA, en publiant une Résolution Ouverte à l’Attention des élus des Peuples d’Europe et des Etats-Unis, afin de demander, voir exiger leur Gouvernement d’arrêter les Financements Inhumains en stricte violation de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme tout en mettant fin, à l’envoi de Troupes Etrangères qui ne peuvent que favoriser les Crimes de Guerre, les Crimes de Génocide, les Crimes contre l’Humanité.

NOEL ABDI Jean-Paul

09/09/10 (B568) RTD / Djibouti / Une importante délégation japonaise en visite à Djibouti

Une importante délégation de parlementaires du Japon a été reçue ce mercredi par le Président de l’assemblée nationale Idriss Arnaoud Ali.

La délégation était conduite par le Député K. ISHIDA accompagné de quatre honorables parlementaires dont M Nakatani, Sato, Takeda et Nagashima. Certains membres dont Mr Nakatani, ancien ministre de la défense et Mr Sato sont déjà venus à Djibouti en février 2009 et ont été parmi les premiers à demander l’envoi des forces d’auto-défense japonaises à Djibouti.

Le nouvel ambassadeur du Japon à Djibouti, le premier et second secrétaire de la représentation diplomatique ainsi qu’un chercheur à la Chambre des représentants ont également assisté à la rencontre.

La visite de la délégation parlementaire japonaise avait pour objectif de rencontrer les autorités djiboutiennes et d’effectuer une tournée auprès des forces d’auto-défense japonaise se trouvant à Djibouti dans le cadre de la lutte contre la piraterie.

Notons que ces députés appartiennent tous au Comité Spécial contre la piraterie, la prévention du terrorisme international et de la coopération et du soutien du Japon au sein de la Chambre des Députés.

Le Président de l’assemblée nationale a d’emblée souhaité la bienvenue à ces collègues parlementaires. Il a précisé que cette tournée était donc la seconde du genre, depuis 2009, à être entreprise par les membres de la Chambre des Représentants du Pays du Soleil levant.

Concernant les relations bilatérales, Le Président de l’assemblée nationale, reprenant la position du Chef de l’Etat, a souligné les efforts majeurs du Japon depuis quelques années dans le développement de notre jeune République. Il a souhaité que cette stratégie de coopération soit renforcée considérablement et proportionnellement aux relations privilégiées qui lient les deux pays.

La délégation japonaise conduite par katsuyuki-ishida a ensuite rendu visite le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale Mahamoud Ali Youssouf dans son cabinet.

Les discussions ont porté sur l’état des relations bilatérales des 2 pays et les voies et moyens de les promouvoir et les développer davantage.

A cet effet, le ministre a évoqué les actions socio-économiques menées à Djibouti depuis l’indépendance jusqu’à nos jours par le japon.

Il s’est félicité de la grande attention que le Japon accorde à Djibouti et, a transmis aux députés japonais, les remerciements du gouvernement djiboutien et du peuple.

Le chef de la diplomatie a rappelé que depuis l’installation des forces d’auto-défense japonaises à Djibouti, il y a de cela an, les relations de coopération se sont approfondies et renforcées.

Elles sont changées de nature, de la coopération économique à la coopération stratégique.

Il est à souligner, que certains secteurs prioritaires ont été identifiés pour les développer davantage tel que l’éducation, la santé, l’eau, l’energie et la formation professionnelle.

Par ailleurs, la question de la piraterie en Somalie a été abordée. Le ministre a souligné la situation extrêmement difficile que la Somalie traverse actuellement un renversement du Gouvernement Somalien par les Shabbab serait en danger non seulement pour la région mais aussi pour le monde, a-t-il déclaré.

Rappelons que la délégation japonaise rendra visite aux détachements japonais qui mènent des opérations anti-piraterie dans le Golfe d’Aden et au large des côtes somaliennes.

09/09/10 (B568) Le Journal de la Flibuste – Des soldats américains libèrent un cargo – le cargo allemand Magellan Star libéré – Un cargo maltais capturé par des pirates dans le golfe d’Aden – sept Somaliens condamnés à cinq ans de prison pour piraterie – Ottawa change de politique en matière de capture des pirates (5 articles)

_______________________ 5 – Metro (Canada)

Somalie: Des soldats américains libèrent un cargo

Des soldats d’élite américains ont pris d’assaut et capturé un navire cargo tombé aux mains de pirates, jeudi au large des côtes de la Somalie, faisant neuf prisonniers sans tirer un seul coup, selon ce qu’a révélé la marine américaine.

La marine a refusé de donner plus de détails, mais il s’agit d’une des confrontations les plus musclées avec des pirates en haute mer depuis la mise sur pied d’une force opérationnelle pour protéger les navires dans cette région du monde.

Les soldats américains auraient utilisé une embarcation légère pour rejoindre le pont du Magellan Star, un navire allemand qui avait été capturé mercredi, pendant que l’équipage se terrait dans une pièce de sécurité.

Le lieutenant John Fage a expliqué que la mission des Marines a duré environ une heure. Aucun blessé n’est rapporté du côté des soldats, des pirates ou de l’équipage.

Une frégate turque qui effectuait une patrouille antipirates avait été la première à répondre à l’appel de détresse lancé par le Magellan Star.

L’équipage avait réussi à fermer les moteurs avant de trouver refuge dans la pièce de sécurité. Le navire était alors parti à la dérive et les pirates — qui étaient armés de fusils d’assaut AK-47 — étaient si frustrés qu’ils avaient commencé à saccager l’équipement à bord.

Neuf pirates présumés ont été capturés par les soldats américains.

«Les pirates sont montés à bord d’un navire qu’ils ne pouvaient diriger, a expliqué depuis Dortmund, en Allemagne, le gestionnaire du navire, Juergen Salamon. Il n’y avait pas d’équipage.»

Les pirates ont alors activé un système de communication qui les a mis directement en lien avec l’Allemagne.

«Ils nous ont demandé où était l’équipage, a ricané M. Salamon. Nous leur avons répondu qu’ils étaient en congé.»

Aucune demande de rançon n’a été formulée, a-t-il dit, avant de révéler que les pirates ont lourdement endommagé le navire.

En avril 2009, des tireurs d’élite appartenant à l’unité des Seal avaient abattu trois pirates somaliens qui tentaient de prendre la fuite avec le capitaine d’un navire américain.

Plus de 140 incidents de piratage ont été rapportés au large des côtes somaliennes depuis le mois de janvier et une trentaine de navires ont été capturés, selon les données des Nations unies.

_______________________ 4 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: le cargo allemand Magellan Star libéré

Le cargo allemand Magellan Star détourné mercredi par des pirates somaliens a été libéré par des navires militaires effectuant des missions de patrouille dans le golfe d’Aden, a annoncé jeudi l’agence DPA en se référant au propriétaire du cargo, la Magellan Chatrering Services.

Toutefois, l’agence s’est abstenue de communiquer les détails de l’opération.

Les pirates somaliens ont détourné mercredi dans le golfe d’Aden le cargo allemand Magellan Star battant pavillon d’Antigua. Son équipage était parvenu à s’abriter dans un refuge en attendant d’être secouru par les militaires.

L’équipage du navire se composait de 11 personnes dont deux Russes, un Bulgare, six Philippins, un Polonais et un Ukrainien.

____________________________ 3 – Radio Chine

Un cargo maltais capturé par des pirates dans le golfe d’Aden

Un cargo battant pavillon maltais, avec 18 membres d’équipage à bord, a été capturés tôt mercredi par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden, a confirmé la force navale de l’Union européenne.

Un hélicoptère envoyé par le bâtiment de guerre américain USS Princeton a constaté la présence de deux pirates à bord du cargo MV OLIB G », a déclaré le porte-parole de la force européenne, John Harbour.

Selon le porte-parole, parmi les membres d’équipage du cargo maltais, il y a 15 Géorgiens et 3 Turcs ».

Il a indiqué que la mission anti-piraterie de l’UE suivait de près la situation.

La piraterie autour de la corne de l’Afrique est une menace pour le transport maritime international depuis le début de la guerre civile en Somalie au début des années 1990.

____________ 2 – Radio Chine avec XINHUA

Kenya : sept Somaliens condamnés à cinq ans de prison pour piraterie

Sept hommes d’origine somalienne inculpés pour piraterie ont été condamnés lundi à cinq ans de prison par un tribunal de Mombasa.

Les suspects ont laissé échapper un soupir de soulagement à la prononciation du verdict, lu par le juge Rosemelle Mutoka, car cette sentence est considérée comme la sanction « la plus indulgente » à l’encontre de pirates depuis que le Kenya a accepté de prendre en charge et de juger les affaires de piraterie.

Un premier groupe de pirates avait été condamné à sept ans de prison en 2006, tandis que sept autres prévenus jugés en début de cette année se sont vus attribuer une peine de 20 années de dé tention.

L’avocat des inculpés, Jared Magolo, a pris le temps lundi d’ expliquer au tribunal pourquoi il estimait que ses clients devraient être libérés, faisant valoir que la prolongation de leur garde serait avant tout un fardeau pour le contribuable car il faut les nourrir et les vêtir.

Les prévenus étaient accusés d’avoir attaqué en haute mer le navire allemand MV Spessart en mars de cette année, et effrayé son équipage.

Ils étaient armés, selon cette accusation, de fusils AK-47 et de lance-grenades, entre autres armes avec lesquels ils ont terrorisé l’équipage.

Les accusés avaient été remis aux autorités kenyanes après avoir été arrêtés en haute mer.

« Ce tribunal envoie un message très ferme aux jeunes Somaliens pour leur dire que la piraterie ne paie pas et qu’ils doivent s’en abstenir », a déclaré le juge.

Les suspects ont de leur côté fait valoir pour leur défense qu’ ils avaient changé depuis leur séjour de plusieurs mois à la prison de Shimo La Tewa, et ajouté qu’ils avaient des femmes et des enfants en Somalie.

L’un des suspects, Mohammed Ahmed, a déclaré par la voix de son interprète « nous avons été réhabilités et il est temps pour nous de lancer une grande campagne contre la piraterie, nous sommes emplis de remords pour ce que nous avons fait, et ce que nous avons subi est une punition suffisante ».

Comparant cette prison avec celles d’autres pays, M. Magolo a qualifié leur séjour au Kenya de torture, et demandé à la cour d’ê tre indulgente dans son verdict.

Le procureur Alexander Muteti avait auparavant fait valoir que la piraterie avait un impact négatif sur la région, demandant un châtiment aussi sévère que possible pour les accusés, de manière à servir de leçon pour d’autres à l’avenir.

Les suspects ont 14 jours pour faire appel du jugement.

_______________________ 1 – CyberPress (Canada)

Ottawa change de politique en matière de capture des pirates

Ottawa aurait été si embarassée par «l’énigme de la capture-libération» impliquant des pirates somaliens l’an dernier que l’ordre a été donné à la marine de ne pas faire de prisonniers, à moins qu’ils aient un cas solidement défendable devant les tribunaux, ont révélé des documents fédéraux.

Le changement de politique est survenu au printemps l’an dernier, indiquant que les navires se tiendraient à l’écart à moins qu’ils n’aient réellement vu, en haute mer, la perpétration d’actes de piraterie ou de vol à main armée généralement définis comme l’utilisation illégale de la violence.

La frégate du NCSM Winnipeg patrouillait l’an dernier le nord-ouest de l’océan Indien dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN. Le navire de guerre avait fait les manchettes en déjouant une attaque menée contre un cargo de pétrole norvégien dans le golfe d’Aden et poursuivi les pirates le 18 avril 2009.

Puisqu’Ottawa estimait ne pas avoir la juridiction nécessaire en vertu du droit international pour les poursuivre, les suspects avaient été relâchés.

Des experts juridiques ont désapprouvé la politique de «capture-libération» et ont brandi une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, qui encourage tous les États ayant des intérêts dans la région à faire des recherches et poursuivre les individus soupçonnés d’actes de piraterie.

Il avait été décidé l’an dernier de négocier une entente de transférabilité avec le Kenya selon laquelle ce pays accepterait de poursuivre les suspects. L’accord n’a toujours pas été conclu mais pourrait l’être d’ici la fin de l’année.

09/09/10 (B568) Les traits de l’Erythrée – Afewerki joue Paris (1 article)

______________________ 1 – Jeune Afrique

Afewerki joue Paris

Par Christophe Boisbouvier

Toujours très virulent contre les États-Unis, le chef de l’État tente malgré tout de sortir de son isolement.

Et si le président érythréen commençait à mettre de l’eau dans son vin ? Le 18 août à Asmara, l’ombrageux Issayas Afewerki a reçu longuement (plus de deux heures) un émissaire venu très discrètement de Paris, le diplomate Stéphane Gompertz, directeur Afrique au Quai d’Orsay. Une première depuis la visite en 2006 de la ministre française de la Coopération, Brigitte Girardin.

Le 8 juin, déjà, Afewerki avait fait un geste d’ouverture : il avait accepté la médiation de l’émir du Qatar dans le conflit territorial qui l’oppose à la République de Djibouti dans la région frontalière de Ras-Doumeira (zone clé du détroit de Bab el-Mandeb). À son interlocuteur français – dont le pays a de multiples intérêts à Djibouti –, le président érythréen a confié qu’il attendait maintenant les propositions du Qatar sur Ras-Doumeira.

Souple sur Djibouti, Afewerki reste en revanche intraitable à l’égard de son grand voisin du sud : « Pourquoi l’Éthiopie veut-elle un accès au port d’Assab ? Elle a déjà Djibouti ! » Pas d’ouverture non plus sur la question somalienne. Malgré le rapport 2010 d’un panel de l’ONU sur l’assistance militaire et financière que l’Érythrée apporte aux islamistes somaliens, Afewerki continue de nier toute forme de soutien aux Chabaab de Mogadiscio. « Je sais qu’ils ne sont pas fréquentables, mais, soyez réalistes, il faut faire avec », ajoute-t-il dans ce qui ressemble à un demi-aveu. Le problème, c’est que le maître d’Asmara prétend qu’il ne sait pas comment établir le contact avec ces mêmes Chabaab…

Les sanctions votées en décembre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Érythrée commencent donc à produire leurs effets. Pour essayer de sortir de son isolement international, Issayas Afewerki fait les yeux doux aux Djiboutiens et aux Français. Mais il ne bouge pas d’un millimètre sur le front éthiopien et continue de traiter l’Amérique de « grand Satan ». Bref, il calme le jeu sur un front pour mieux tenir sur les deux autres.

09/09/10 (B568) Jeune Afrique : DP World à vendre ?

Par Jean-Michel Meyer

Pour faire face à ses dettes, Dubai World a annoncé céder pour 15,3 milliards d’euros d’actifs dans les cinq à huit ans. Acculé par ses créanciers, le fonds souverain de Dubaï se séparera de l’un de ses joyaux, DP World, qu’il détient à 77 %. Le fonds se déleste aussi de sa fameuse zone franche émiratie de Jebel Ali.

Présent aussi au Sénégal et à Djibouti, DP World, troisième opérateur portuaire mondial, a prévu un chiffre d’affaires de 3,1 milliards de dollars (environ 2,4 milliards d’euros) en 2010 et un résultat avant impôts, dépréciation et amortissement de 1,1 milliard de dollars.

Si la vente d’actifs par Dubai World était attendue, la cession de DP World, qualifié « d’actif stratégique », est plutôt une surprise.

09/09/10 (B568) Nouvelles de Somalie (1) – Le patron du HCR appelle à accueillir les réfugiés somaliens – 4 civils tués et 29 blessés à Mogadiscio – 230 civils tués dans des combats à Mogadiscio en deux semaines – Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents – L’Egypte  » inquiète  » suite à la recrudescence des combats en Somalie – Le Royaume uni condamne les violences en Somalie – L’ONU veut renforcer les forces de paix africaines en Somalie – onze civils tués dans de nouveaux combats dans Mogadiscio – Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents – l’Amisom à 7200 hommes (10 articles)

__________________________ 10 – AFP

Le patron du HCR appelle à accueillir les réfugiés somaliens

Le chef du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a appelé les pays occidentaux à accueillir les réfugiés somaliens, au cours d’une visite mardi au camp de Kakouma, accueillant 76.000 réfugiés dans le nord-ouest du Kenya, dont une majorité de Somaliens.

« Nous voyons de plus en plus de réfugiés (arrivés de Somalie), alors que l’asile devient de plus en plus fermé pour les Somaliens », a déclaré M. Guterres au cours d’une conférence de presse.

Le Haut-Commissaire a lancé « un appel pressant (aux pays occidentaux) pour qu’ils laissent l’asile ouvert aux Somaliens en ce moment, et qu’ils ne renvoient pas les Somaliens chez eux ».

« L’asile devient de plus en plus difficile dans les pays occidentaux, l’accès y est de plus en plus restreint pour les réfugiés, en particulier pour les Somaliens », a-t-il expliqué.

Ces pays occidentaux « ne peuvent pas renvoyer les Somaliens contre leur volonté », a plaidé M. Guterres, rappelant « qu’il y a eu des exemples de rapatriement par le passé ». « Nous allons lancer très bientôt une campagne sur ce thème », a-t-il ajouté.

Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés s’exprimait à l’issue d’une journée de visite dans le camp de réfugiés de Kakouma (nord-ouest du Kenya), où vivent environ 76.000 personnes, en majorité des Somaliens.

« Ici au Kenya, ils sont protégés, (…) et c’est bon de voir un pays comme le Kenya capable de protéger autant de réfugiés (…), mais ce n’est malheureusement pas la même chose dans le reste du monde », a-t-il déploré.

Frontalier de la Somalie, le Kenya accueille près de 404.000 réfugiés et demandeurs d’asile, dont 331.000 Somaliens, selon le HCR. En août, le camp de Kakouma a enregistré l’arrivée de 6.500 nouveaux Somaliens fuyant une recrudescence des combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces pro-gouvernementales.

Après Kakouma, M. Guterres doit se rendre mercredi à Dadaab (nord-est), près de la frontière somalienne, considéré comme le plus grand camp de réfugiés du monde avec près de 300.000 personnes.

« J’appelle le Soudan, les gouvernements du Nord et du Sud-Soudan à s’assurer que le référendum (prévu en janvier 2011 sur l’auto-détermination du Sud-Soudan) se déroulera de façon pacifique », a par ailleurs déclaré le patron du HCR.

Situé à environ 100 km de la frontière du Sud-Soudan, le camp de Kakouma, où cohabitent treize nationalités différentes, a longtemps accueilli une majorité de réfugiés sud-soudanais, dont un grand nombre ont aujourd’hui été rapatriés.

Sur une plaine poussiéreuse écrasée par le soleil, les réfugiés s’y entassent, pour certains depuis la création du camp en 1992, dans des conditions très difficiles et cohabitent avec les populations locales turkanas.

M. Guterres a visité sur place un projet pilote d’électrification du camp par énergie solaire mis en oeuvre par le HCR et l’entreprise portugaise EDP.

__________________________ 9 – AFP

Combats en Somalie: 4 civils tués et 29 blessés à Mogadiscio

Quatre civils ont été tués mardi et 29 autres blessés dans des combats opposant combattants islamistes et forces gouvernementales somaliennes à Mogadiscio, a-t-on appris mardi auprès des services d’ambulance.

« Nos équipes ont récupéré les corps de quatre civils tués et 29 autres ont été blessés », a indiqué à l’AFP le chef des services d’ambulance de la ville, Ali Muse.

« Le bilan des victimes demeure minime au regard de tous les tirs de mortier et d’artillerie échangés », a poursuivi ce responsable.

Les islamistes shebab, qui ont lancé une offensive à Mogadiscio le 23 août, ont revendiqué des avancées territoriales lors des combats de mardi dans le nord de la capitale, des affirmations aussitôt démenties par les forces gouvernementales.

Plus de 230 civils ont été tués au total et au moins 400 blessés ces deux dernières semaines à Mogadiscio, selon un bilan communiqué mardi par le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

L’offensive des shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, leur a déjà permis de progresser en direction du Parlement à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

__________________________ 8 – Le Monde

Somalie : 230 civils tués dans des combats à Mogadiscio en deux semaines

Des combats avaient été déclenchés le 21 juillet par une attaque des shebabs sur des positions gouvernementales dans le nord-est de Mogadiscio.

Les combats entre troupes gouvernementales somaliennes et insurgés islamistes chabab ont fait plus de 230 morts parmi les civils, 400 blessés et 23 000 déplacés ces deux dernières semaines à Mogadiscio, s’est alarmé, mardi 7 septembre, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Les islamistes chabab, qui se réclament d’Al-Qaida et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont lancé le 23 août une offensive à Mogadiscio qui leur a permis de progresser en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence.

Les insurgés Chabab frappent au coeur de la zone gouvernementale de Mogadiscio

Selon les estimations du HCR, qui évoque une « détérioration » continue de la situation dans la capitale, plus de 200 000 personnes ont fui leur maison cette année. Mais en raison d’une insécurité croissante à Mogadiscio et sur les routes somaliennes, « il devient de plus en plus dangereux de fuir » et nombre d’habitants sont « bloqués » chez eux, a indiqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming.

614 000 RÉFUGIÉS SOMALIENS

Les civils somaliens quittent la Somalie pour la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland, pour l’Ethiopie, le Yemen ou le Kenya, où 6 500 nouveaux réfugiés ont été enregistrés le mois dernier, le chiffre le plus élevé depuis juin 2009. 614 000 Somaliens au total sont aujourd’hui des réfugiés.

Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés, Antonio Guterres, a entamé mardi une visite de trois jours dans ces camps de réfugiés au Kenya, commençant par celui de Kakuma (76 000 personnes, nord-ouest du pays) avant de se rendre à celui de Dadaab, près de la frontière somalienne, réputé être le plus grand camp de réfugiés du monde, avec près de 300 000 personnes.

En proie au chaos depuis la chute du dictateur Siad Barre en 1991, la Somalie est, après l’Afghanistan et l’Irak, le pays qui génère le plus grand nombre de réfugiés au monde, rappelle le HCR.

__________________________ 7 – Centre actualités ONU

Somalie : Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents

Ces dernières semaines, Mogadiscio a connu les plus violents combats depuis le début de l’année qui ont opposé des milices armées aux forces du Gouvernement fédéral de transition de Somalie soutenue par la Mission de l’Union africaine dans ce pays (AMISOM).

Selon un rapport de la Croix-Rouge, entre le 23 et le 30 août, plus de 200 personnes ont été admises dans les deux principaux hôpitaux de la ville pour des blessures par balles. Le nombre de patients blessés par arme à feu est deux fois plus élevé que celui de la semaine précédente.

Le 22 août dernier, un membre du personnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué par une balle perdue alors qu’un autre a été blessé par des éclats d’obus. Cet incident porte à 13 le nombre de travailleurs humanitaires morts en Somalie depuis 2009, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé qu’au moins 22.600 personnes ont fui Mogadiscio et ses environs ces 12 derniers jours. Les combats se sont déroulés dans les zones de Hwawl Wadaag, Hodan, Wardhiigleey, Bondheere et Waaberi dans le nord de la ville.

En visite à Mogadiscio le 2 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a exprimé sa solidarité avec la population de Somalie. Il a rencontré le Président somalien, Sheikh Sharif, et d’autres membres du gouvernement.

« Il est crucial de montrer à la population de Somalie, qui souffre depuis longtemps, que le gouvernement peut fournir des services de base », a dit M. Pascoe. « La communauté internationale est déterminée à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mais le gouvernement doit lui-même faire plus et apprendre à travailler en équipe », a-t-il ajouté.

__________________ 6 – AuFait

L’Egypte  » inquiète  » suite à la recrudescence des combats en Somalie

Le Caire a exprimé, samedi, ses « inquiétudes  » suite à la recrudescence, dans la capitale somalienne depuis plusieurs jours, des tueries entre les forces du gouvernement transitoire et les rebelles.

Dans une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a appelé toutes les parties somaliennes à  » faire preuve de retenue, de raison et de prudence « , mettant en garde contre les graves répercussions de la poursuite des affrontements sur la région.

Il a, dans ce sens, insisté, sur la nécessité de  » renforcer le soutien de la communauté internationale au gouvernement transitoire somalien dans cette conjoncture délicate « .

M. Aboul Gheit a également émis le souhait de voir la réunion du groupe international de liaison pour la Somalie, prévue en septembre à Madrid, aboutir à des  » recommandations précises permettant le renforcement des capacités du gouvernement transitoire et l’appui de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) « .

Des affrontements entre les insurgés  » Al Shebab  » et les soldats somaliens avaient fait, au cours des derniers jours, 40 morts et une centaine de blessés, dont des membres de l’Amisom et du parlement somalien.

Le groupe  » Al Shebab  » contrôle la majorité du centre-sud de la Somalie. Le gouvernement somalien de transition ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien de 6.000 soldats ougandais et burundais de l’AMISOM, déployés dans des sites stratégiques comme l’aéroport, le port, la Présidence et plusieurs importants carrefours.

__________________ 5 – CasaFree (Maroc)

Le Royaume uni condamne les violences en Somalie

La Haute Commission britannique au Kenya a condamné les actes de violences perpétrés en Somalie contre les civils et les membres de la mission de paix africaine (AMISOM) dans ce pays.

« La Haute Commission britannique est extrêmement préoccupée par les récents combats à Mogadiscio faisant des blessés parmi les civils et causant la mort de quatre soldats ougandais de l’AMISOM « , indique un communiqué de la Haute Commission publié vendredi à Addis-Abeba.

« Les attaques contre les civils et les soldats de la mission africaine de paix, présents sur ce territoire pour instaurer la paix et la stabilité, est totalement répréhensible », souligne le texte.

La Haute Commission britannique condamne également le contrô le par le mouvement Al Shebab de la radio « Coran Sacré », indique la même source, ajoutant que les restrictions imposées par qui que ce soit à la liberté de la presse en Somalie est « inacceptable ».

« La liberté de presse, qui s’exerce sans crainte, ni intimidation, est indispensable pour l’instauration de la paix et de la stabilité en Somalie », note le communiqué, soulignant que le gouvernement britannique continuera à apporter son soutien aux journalistes qui opèrent en Somalie.

Le Royaume Uni demeure « engagé » à soutenir le processus de Djibouti et à travailler avec le gouvernement fédéral somalien de transition (TFG), l’AMISOM et les partenaires internationaux pour une Somalie pacifique et stable, conclut le texte.

Plongée dans une guerre civile de près de 20 ans, la Somalie est le seul pays au monde, reconnu par l’ONU, qui ne dispose d’aucun pouvoir central effectif. Le gouvernement fédéral de transition ne contrô le que certains quartiers à Mogadiscio face aux insurgés d’Al Shebab et leurs alliés.

Dans un contexte de totale instabilité, les conditions de vie de la population sont difficiles et toute aide internationale se heurte à une insécurité généralisée.

La Somalie continue à être l’une des crises humanitaires parmi les pires au monde, avec quelque 1,5 million de personnes déplacées et plus de 560.000 personnes vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins.

_______________________ 4 – RFI

L’ONU veut renforcer les forces de paix africaines en Somalie

Le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l’ONU, Lynn Pascoe, lors d’une conférence de presse, à Nairobi, le 2 septembre 2010.

Après dix jours d’affrontements à Mogadiscio et face à l’avancée des shebab, le gouvernement de transition somalien soutenu par les forces de maintien de la paix a appelé à plus de soutien de la communauté internationale. Le 1er septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques a fait une visite au président somalien à Mogadiscio pour évoquer ce soutien.

L’Union européenne a annoncé l’octroi de 47 millions d’euros en soutien à l’Amisom présente dans la capitale somalienne depuis 2007.

« Le gouvernement somalien doit faire preuve de plus de cohésion », c’est le message tout en euphémisme que le secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques Lynn Pascoe a délivré au président somalien à Mogadiscio.

Malgré l’avancée des shebab dans la capitale, un gouvernement divisé qui a perdu beaucoup de sa crédibilité depuis sa création en janvier 2009, et une politique d’ouverture aux groupes armés qui a globalement échoué comme le soulignait un rapport interne des nations unies récemment, Lynn Pascoe choisit de se montrer optimiste :

« Il faut clairement plus de travail pour développer des forces loyales envers le gouvernement ou alliées à lui dans d’autres zones. Il est vrai que ce processus a été assez erratique mais il ne faut pas non plus conclure que les troupes du gouvernement fuient à chaque combat, ce n’est pas le cas. Les troupes de l‘Union africaine sont là et prêtes à se battre. Il faut renforcer l’Amisom et d’ailleurs, c’est en cours. L’Amisom est beaucoup plus forte que par le passé ».

Lynn Pascoe n’a pas précisé le nombre de soldats qui seraient nécessaires alors que l‘Ouganda déclarait il y a quelques jours qu’il était prêt à envoyer 10 000 hommes supplémentaires.

L’ONU envisage également depuis plusieurs mois un déploiement limité en Somalie d’abord au Puntland et au Somaliland mais aussi à Mogadiscio. Toutefois, aucune date n’a été précisée par le représentant de l’ONU.

_______________________ 3 – Tribune de Genève (Ch) avec AFP

Somalie: onze civils tués dans de nouveaux combats dans Mogadiscio

Les insurgés shebab tentaient samedi de prendre le contrôle d’une route stratégique dans Mogadiscio au cours de combats contre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom), qui ont provoqué la mort de onze civils.

Les affrontements ont éclaté dès vendredi soir dans les districts de Hodan et Holwadag, selon des témoins.

« De nombreuses personnes sont mortes dans notre quartier; six civils ont été tués par un obus de mortier, trois sont tombés dans des échanges de tirs. Toutes les familles ont fui le quartier de Sigale, plus personne ne s’y trouvait ce matin », a raconté à l’AFP un habitant, Muktar Hasan Nur.

Un autre témoin a indiqué que deux autres civils ont été tués dans le quartier de Bakara.

« Nous n’avons pas dormi la nuit dernière, chaque famille s’est abritée dans des maisons en dur, j’ai vu deux civils tués par des éclats d’obus », a précisé Abshir Muse.

Le bilan des victimes civiles des derniers combats, qui ont éclaté lundi dernier, s’élève maintenant à plus de 80 tués.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et contrôlent une grande partie de la Somalie, concentrent leurs attaques sur le dernier axe stratégique tenu à Mogadiscio par les gouvernementaux et l’Amisom. La route Maka Al-Mukarama est la seule voie de circulation et d’approvisionnement reliant l’aéroport international à Villa Somalie, le palais présidentiel.

« Des militants soufis pro-gouvernementaux se sont retirés de leurs positions de Sigale (dans le district d’Hodan) tard vendredi mais nous avons renforcé le secteur avec des unités lourdement armées et la situation est maintenant sous notre contrôle », a déclaré à l’AFP Mohamed Adan, un responsable gouvernemental de la sécurité.

« Les tirs se sont poursuivis sporadiqement et les militants islamistes essaient d’atteindre la route Maka Al-Mukarama mais je peux vous assurer qu’ils n’y arriveront jamais », a-t-il poursuivi.

Des tirs sporadiques se poursuivaient samedi en fin de matinée, selon des habitants.

Les shebab ont revendiqué samedi des avancées sur le terrain.

« Nous avons avancé dans les lignes ennemies et pris le contrôle de leurs casernes près de Maka Al-Mukarama. Je veux vous dire, aujourd’hui, que cette guerre va en finir avec le régime apostat et les envahissurs africains », a déclaré samedi à la presse le porte-parole des insurgés, Sheik Ali Mohamoud Rage.

« Nous les avons affaiblis et forcé à reculer, l’unique route qu’ils contrôlaient est devenue notre ligne de front. Nous l’avons coupée et nos combattants vont continuer à avancer », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié sur le site jihadiste Honein, Al-Qaïda, qui a revendiqué samedi les derniers attentats en Irak, « rend hommage » aux shebab somaliens pour leur campagne militaire à Mogadiscio.

Les 6.000 soldats ougandais et burundais de l’Amisom, déployés dans des secteurs stratégiques comme l’aéroport, le port, la présidence et quelques importants carrefours, sont le dernier rempart empêchant les shebab de prendre le contrôle total de la capitale somalienne.

_______________________ 2 – Afrique Actu

Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents

Jean-Pierre Ndongo

Ces dernières semaines, Mogadiscio a connu les plus violents combats depuis le début de l’année qui ont opposé des milices armées aux forces du Gouvernement fédéral de transition de Somalie soutenue par la Mission de l’Union africaine dans ce pays (AMISOM).

Selon un rapport de la Croix-Rouge, entre le 23 et le 30 août, plus de 200 personnes ont été admises dans les deux principaux hôpitaux de la ville pour des blessures par balles. Le nombre de patients blessés par arme à feu est deux fois plus élevé que celui de la semaine précédente.

Le 22 août dernier, un membre du personnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué par une balle perdue alors qu’un autre a été blessé par des éclats d’obus. Cet incident porte à 13 le nombre de travailleurs humanitaires morts en Somalie depuis 2009, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé qu’au moins 22.600 personnes ont fui Mogadiscio et ses environs ces 12 derniers jours. Les combats se sont déroulés dans les zones de Hwawl Wadaag, Hodan, Wardhiigleey, Bondheere et Waaberi dans le nord de la ville.
En visite à Mogadiscio le 2 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a exprimé sa solidarité avec la population de Somalie. Il a rencontré le Président somalien, Sheikh Sharif, et d’autres membres du gouvernement.

« Il est crucial de montrer à la population de Somalie, qui souffre depuis longtemps, que le gouvernement peut fournir des services de base », a dit M. Pascoe. « La communauté internationale est déterminée à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mais le gouvernement doit lui-même faire plus et apprendre à travailler en équipe », a-t-il ajouté.

__________________________ 1 – Le Figaro

Mogadiscio: l’Amisom à 7200 hommes

La force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) compte désormais 7200 hommes à Mogadiscio, où elle a déployé neuf nouvelles positions militaires pour sécuriser ses « avancées » face aux insurgés islamistes, a affirmé aujourd’hui un responsable de l’UA.

Déployée depuis 2007, l’Amisom, composée de cinq bataillons ougandais et de trois bataillons burundais, intervient en soutien au gouvernement de transition somalien (TFG) qui ne contrôle qu’une partie de la capitale en bord de mer. Les soldats de l’Amisom sont déployés en plusieurs points stratégiques de la ville, notamment l’aéroport international, le carrefour « K4 », la présidence, l’université et le port.

Les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent la majorité de la capitale, ont lancé le 23 août une vaste offensive contre l’Amisom et le TFG, s’approchant notamment de l’avenue Maka al-Mukarama, un axe routier vital qui relie ces principaux points stratégiques. L’offensive a été « contenue, le passage est libre sur Maka al-Mukarama, et la zone est sûre », a affirmé au cours d’une conférence de presse à Nairobi le numéro deux de l’UA pour la Somalie, Wafula Wamunyinyi. « En juillet, nous avons progressivement étendu notre contrôle sur Mogadiscio. Nous avons progressé et installé de nouvelles positions », a-t-il assuré.

Depuis avril dernier, ce sont ainsi neuf nouvelles positions militaires de l’Amisom qui ont été mises en place, selon l’UA: notamment à « Kilomètre 0 », Shibis, Bondhere, dans l’ancienne usine Coca-Cola, au carrefour Dabkha et au parlement. « Si nous obtenons le soutien nécessaire, en déploiement de troupes et en équipements, nous allons étendre notre présence vers le nord de la capitale », a promis le responsable de l’UA. « Nous avons demandé du soutien (…), nous avons eu des engagements renouvelés de pays membres de l’UA. S’ils nous fournissent des troupes, nous allons élargir notre zone de contrôle », a-t-il répété.