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09/09/10 (B568) Nouvelles de Somalie (1) – Le patron du HCR appelle à accueillir les réfugiés somaliens – 4 civils tués et 29 blessés à Mogadiscio – 230 civils tués dans des combats à Mogadiscio en deux semaines – Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents – L’Egypte  » inquiète  » suite à la recrudescence des combats en Somalie – Le Royaume uni condamne les violences en Somalie – L’ONU veut renforcer les forces de paix africaines en Somalie – onze civils tués dans de nouveaux combats dans Mogadiscio – Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents – l’Amisom à 7200 hommes (10 articles)

__________________________ 10 – AFP

Le patron du HCR appelle à accueillir les réfugiés somaliens

Le chef du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a appelé les pays occidentaux à accueillir les réfugiés somaliens, au cours d’une visite mardi au camp de Kakouma, accueillant 76.000 réfugiés dans le nord-ouest du Kenya, dont une majorité de Somaliens.

« Nous voyons de plus en plus de réfugiés (arrivés de Somalie), alors que l’asile devient de plus en plus fermé pour les Somaliens », a déclaré M. Guterres au cours d’une conférence de presse.

Le Haut-Commissaire a lancé « un appel pressant (aux pays occidentaux) pour qu’ils laissent l’asile ouvert aux Somaliens en ce moment, et qu’ils ne renvoient pas les Somaliens chez eux ».

« L’asile devient de plus en plus difficile dans les pays occidentaux, l’accès y est de plus en plus restreint pour les réfugiés, en particulier pour les Somaliens », a-t-il expliqué.

Ces pays occidentaux « ne peuvent pas renvoyer les Somaliens contre leur volonté », a plaidé M. Guterres, rappelant « qu’il y a eu des exemples de rapatriement par le passé ». « Nous allons lancer très bientôt une campagne sur ce thème », a-t-il ajouté.

Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés s’exprimait à l’issue d’une journée de visite dans le camp de réfugiés de Kakouma (nord-ouest du Kenya), où vivent environ 76.000 personnes, en majorité des Somaliens.

« Ici au Kenya, ils sont protégés, (…) et c’est bon de voir un pays comme le Kenya capable de protéger autant de réfugiés (…), mais ce n’est malheureusement pas la même chose dans le reste du monde », a-t-il déploré.

Frontalier de la Somalie, le Kenya accueille près de 404.000 réfugiés et demandeurs d’asile, dont 331.000 Somaliens, selon le HCR. En août, le camp de Kakouma a enregistré l’arrivée de 6.500 nouveaux Somaliens fuyant une recrudescence des combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces pro-gouvernementales.

Après Kakouma, M. Guterres doit se rendre mercredi à Dadaab (nord-est), près de la frontière somalienne, considéré comme le plus grand camp de réfugiés du monde avec près de 300.000 personnes.

« J’appelle le Soudan, les gouvernements du Nord et du Sud-Soudan à s’assurer que le référendum (prévu en janvier 2011 sur l’auto-détermination du Sud-Soudan) se déroulera de façon pacifique », a par ailleurs déclaré le patron du HCR.

Situé à environ 100 km de la frontière du Sud-Soudan, le camp de Kakouma, où cohabitent treize nationalités différentes, a longtemps accueilli une majorité de réfugiés sud-soudanais, dont un grand nombre ont aujourd’hui été rapatriés.

Sur une plaine poussiéreuse écrasée par le soleil, les réfugiés s’y entassent, pour certains depuis la création du camp en 1992, dans des conditions très difficiles et cohabitent avec les populations locales turkanas.

M. Guterres a visité sur place un projet pilote d’électrification du camp par énergie solaire mis en oeuvre par le HCR et l’entreprise portugaise EDP.

__________________________ 9 – AFP

Combats en Somalie: 4 civils tués et 29 blessés à Mogadiscio

Quatre civils ont été tués mardi et 29 autres blessés dans des combats opposant combattants islamistes et forces gouvernementales somaliennes à Mogadiscio, a-t-on appris mardi auprès des services d’ambulance.

« Nos équipes ont récupéré les corps de quatre civils tués et 29 autres ont été blessés », a indiqué à l’AFP le chef des services d’ambulance de la ville, Ali Muse.

« Le bilan des victimes demeure minime au regard de tous les tirs de mortier et d’artillerie échangés », a poursuivi ce responsable.

Les islamistes shebab, qui ont lancé une offensive à Mogadiscio le 23 août, ont revendiqué des avancées territoriales lors des combats de mardi dans le nord de la capitale, des affirmations aussitôt démenties par les forces gouvernementales.

Plus de 230 civils ont été tués au total et au moins 400 blessés ces deux dernières semaines à Mogadiscio, selon un bilan communiqué mardi par le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

L’offensive des shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, leur a déjà permis de progresser en direction du Parlement à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

__________________________ 8 – Le Monde

Somalie : 230 civils tués dans des combats à Mogadiscio en deux semaines

Des combats avaient été déclenchés le 21 juillet par une attaque des shebabs sur des positions gouvernementales dans le nord-est de Mogadiscio.

Les combats entre troupes gouvernementales somaliennes et insurgés islamistes chabab ont fait plus de 230 morts parmi les civils, 400 blessés et 23 000 déplacés ces deux dernières semaines à Mogadiscio, s’est alarmé, mardi 7 septembre, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Les islamistes chabab, qui se réclament d’Al-Qaida et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont lancé le 23 août une offensive à Mogadiscio qui leur a permis de progresser en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence.

Les insurgés Chabab frappent au coeur de la zone gouvernementale de Mogadiscio

Selon les estimations du HCR, qui évoque une « détérioration » continue de la situation dans la capitale, plus de 200 000 personnes ont fui leur maison cette année. Mais en raison d’une insécurité croissante à Mogadiscio et sur les routes somaliennes, « il devient de plus en plus dangereux de fuir » et nombre d’habitants sont « bloqués » chez eux, a indiqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming.

614 000 RÉFUGIÉS SOMALIENS

Les civils somaliens quittent la Somalie pour la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland, pour l’Ethiopie, le Yemen ou le Kenya, où 6 500 nouveaux réfugiés ont été enregistrés le mois dernier, le chiffre le plus élevé depuis juin 2009. 614 000 Somaliens au total sont aujourd’hui des réfugiés.

Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés, Antonio Guterres, a entamé mardi une visite de trois jours dans ces camps de réfugiés au Kenya, commençant par celui de Kakuma (76 000 personnes, nord-ouest du pays) avant de se rendre à celui de Dadaab, près de la frontière somalienne, réputé être le plus grand camp de réfugiés du monde, avec près de 300 000 personnes.

En proie au chaos depuis la chute du dictateur Siad Barre en 1991, la Somalie est, après l’Afghanistan et l’Irak, le pays qui génère le plus grand nombre de réfugiés au monde, rappelle le HCR.

__________________________ 7 – Centre actualités ONU

Somalie : Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents

Ces dernières semaines, Mogadiscio a connu les plus violents combats depuis le début de l’année qui ont opposé des milices armées aux forces du Gouvernement fédéral de transition de Somalie soutenue par la Mission de l’Union africaine dans ce pays (AMISOM).

Selon un rapport de la Croix-Rouge, entre le 23 et le 30 août, plus de 200 personnes ont été admises dans les deux principaux hôpitaux de la ville pour des blessures par balles. Le nombre de patients blessés par arme à feu est deux fois plus élevé que celui de la semaine précédente.

Le 22 août dernier, un membre du personnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué par une balle perdue alors qu’un autre a été blessé par des éclats d’obus. Cet incident porte à 13 le nombre de travailleurs humanitaires morts en Somalie depuis 2009, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé qu’au moins 22.600 personnes ont fui Mogadiscio et ses environs ces 12 derniers jours. Les combats se sont déroulés dans les zones de Hwawl Wadaag, Hodan, Wardhiigleey, Bondheere et Waaberi dans le nord de la ville.

En visite à Mogadiscio le 2 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a exprimé sa solidarité avec la population de Somalie. Il a rencontré le Président somalien, Sheikh Sharif, et d’autres membres du gouvernement.

« Il est crucial de montrer à la population de Somalie, qui souffre depuis longtemps, que le gouvernement peut fournir des services de base », a dit M. Pascoe. « La communauté internationale est déterminée à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mais le gouvernement doit lui-même faire plus et apprendre à travailler en équipe », a-t-il ajouté.

__________________ 6 – AuFait

L’Egypte  » inquiète  » suite à la recrudescence des combats en Somalie

Le Caire a exprimé, samedi, ses « inquiétudes  » suite à la recrudescence, dans la capitale somalienne depuis plusieurs jours, des tueries entre les forces du gouvernement transitoire et les rebelles.

Dans une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a appelé toutes les parties somaliennes à  » faire preuve de retenue, de raison et de prudence « , mettant en garde contre les graves répercussions de la poursuite des affrontements sur la région.

Il a, dans ce sens, insisté, sur la nécessité de  » renforcer le soutien de la communauté internationale au gouvernement transitoire somalien dans cette conjoncture délicate « .

M. Aboul Gheit a également émis le souhait de voir la réunion du groupe international de liaison pour la Somalie, prévue en septembre à Madrid, aboutir à des  » recommandations précises permettant le renforcement des capacités du gouvernement transitoire et l’appui de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) « .

Des affrontements entre les insurgés  » Al Shebab  » et les soldats somaliens avaient fait, au cours des derniers jours, 40 morts et une centaine de blessés, dont des membres de l’Amisom et du parlement somalien.

Le groupe  » Al Shebab  » contrôle la majorité du centre-sud de la Somalie. Le gouvernement somalien de transition ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien de 6.000 soldats ougandais et burundais de l’AMISOM, déployés dans des sites stratégiques comme l’aéroport, le port, la Présidence et plusieurs importants carrefours.

__________________ 5 – CasaFree (Maroc)

Le Royaume uni condamne les violences en Somalie

La Haute Commission britannique au Kenya a condamné les actes de violences perpétrés en Somalie contre les civils et les membres de la mission de paix africaine (AMISOM) dans ce pays.

« La Haute Commission britannique est extrêmement préoccupée par les récents combats à Mogadiscio faisant des blessés parmi les civils et causant la mort de quatre soldats ougandais de l’AMISOM « , indique un communiqué de la Haute Commission publié vendredi à Addis-Abeba.

« Les attaques contre les civils et les soldats de la mission africaine de paix, présents sur ce territoire pour instaurer la paix et la stabilité, est totalement répréhensible », souligne le texte.

La Haute Commission britannique condamne également le contrô le par le mouvement Al Shebab de la radio « Coran Sacré », indique la même source, ajoutant que les restrictions imposées par qui que ce soit à la liberté de la presse en Somalie est « inacceptable ».

« La liberté de presse, qui s’exerce sans crainte, ni intimidation, est indispensable pour l’instauration de la paix et de la stabilité en Somalie », note le communiqué, soulignant que le gouvernement britannique continuera à apporter son soutien aux journalistes qui opèrent en Somalie.

Le Royaume Uni demeure « engagé » à soutenir le processus de Djibouti et à travailler avec le gouvernement fédéral somalien de transition (TFG), l’AMISOM et les partenaires internationaux pour une Somalie pacifique et stable, conclut le texte.

Plongée dans une guerre civile de près de 20 ans, la Somalie est le seul pays au monde, reconnu par l’ONU, qui ne dispose d’aucun pouvoir central effectif. Le gouvernement fédéral de transition ne contrô le que certains quartiers à Mogadiscio face aux insurgés d’Al Shebab et leurs alliés.

Dans un contexte de totale instabilité, les conditions de vie de la population sont difficiles et toute aide internationale se heurte à une insécurité généralisée.

La Somalie continue à être l’une des crises humanitaires parmi les pires au monde, avec quelque 1,5 million de personnes déplacées et plus de 560.000 personnes vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins.

_______________________ 4 – RFI

L’ONU veut renforcer les forces de paix africaines en Somalie

Le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l’ONU, Lynn Pascoe, lors d’une conférence de presse, à Nairobi, le 2 septembre 2010.

Après dix jours d’affrontements à Mogadiscio et face à l’avancée des shebab, le gouvernement de transition somalien soutenu par les forces de maintien de la paix a appelé à plus de soutien de la communauté internationale. Le 1er septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques a fait une visite au président somalien à Mogadiscio pour évoquer ce soutien.

L’Union européenne a annoncé l’octroi de 47 millions d’euros en soutien à l’Amisom présente dans la capitale somalienne depuis 2007.

« Le gouvernement somalien doit faire preuve de plus de cohésion », c’est le message tout en euphémisme que le secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques Lynn Pascoe a délivré au président somalien à Mogadiscio.

Malgré l’avancée des shebab dans la capitale, un gouvernement divisé qui a perdu beaucoup de sa crédibilité depuis sa création en janvier 2009, et une politique d’ouverture aux groupes armés qui a globalement échoué comme le soulignait un rapport interne des nations unies récemment, Lynn Pascoe choisit de se montrer optimiste :

« Il faut clairement plus de travail pour développer des forces loyales envers le gouvernement ou alliées à lui dans d’autres zones. Il est vrai que ce processus a été assez erratique mais il ne faut pas non plus conclure que les troupes du gouvernement fuient à chaque combat, ce n’est pas le cas. Les troupes de l‘Union africaine sont là et prêtes à se battre. Il faut renforcer l’Amisom et d’ailleurs, c’est en cours. L’Amisom est beaucoup plus forte que par le passé ».

Lynn Pascoe n’a pas précisé le nombre de soldats qui seraient nécessaires alors que l‘Ouganda déclarait il y a quelques jours qu’il était prêt à envoyer 10 000 hommes supplémentaires.

L’ONU envisage également depuis plusieurs mois un déploiement limité en Somalie d’abord au Puntland et au Somaliland mais aussi à Mogadiscio. Toutefois, aucune date n’a été précisée par le représentant de l’ONU.

_______________________ 3 – Tribune de Genève (Ch) avec AFP

Somalie: onze civils tués dans de nouveaux combats dans Mogadiscio

Les insurgés shebab tentaient samedi de prendre le contrôle d’une route stratégique dans Mogadiscio au cours de combats contre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom), qui ont provoqué la mort de onze civils.

Les affrontements ont éclaté dès vendredi soir dans les districts de Hodan et Holwadag, selon des témoins.

« De nombreuses personnes sont mortes dans notre quartier; six civils ont été tués par un obus de mortier, trois sont tombés dans des échanges de tirs. Toutes les familles ont fui le quartier de Sigale, plus personne ne s’y trouvait ce matin », a raconté à l’AFP un habitant, Muktar Hasan Nur.

Un autre témoin a indiqué que deux autres civils ont été tués dans le quartier de Bakara.

« Nous n’avons pas dormi la nuit dernière, chaque famille s’est abritée dans des maisons en dur, j’ai vu deux civils tués par des éclats d’obus », a précisé Abshir Muse.

Le bilan des victimes civiles des derniers combats, qui ont éclaté lundi dernier, s’élève maintenant à plus de 80 tués.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et contrôlent une grande partie de la Somalie, concentrent leurs attaques sur le dernier axe stratégique tenu à Mogadiscio par les gouvernementaux et l’Amisom. La route Maka Al-Mukarama est la seule voie de circulation et d’approvisionnement reliant l’aéroport international à Villa Somalie, le palais présidentiel.

« Des militants soufis pro-gouvernementaux se sont retirés de leurs positions de Sigale (dans le district d’Hodan) tard vendredi mais nous avons renforcé le secteur avec des unités lourdement armées et la situation est maintenant sous notre contrôle », a déclaré à l’AFP Mohamed Adan, un responsable gouvernemental de la sécurité.

« Les tirs se sont poursuivis sporadiqement et les militants islamistes essaient d’atteindre la route Maka Al-Mukarama mais je peux vous assurer qu’ils n’y arriveront jamais », a-t-il poursuivi.

Des tirs sporadiques se poursuivaient samedi en fin de matinée, selon des habitants.

Les shebab ont revendiqué samedi des avancées sur le terrain.

« Nous avons avancé dans les lignes ennemies et pris le contrôle de leurs casernes près de Maka Al-Mukarama. Je veux vous dire, aujourd’hui, que cette guerre va en finir avec le régime apostat et les envahissurs africains », a déclaré samedi à la presse le porte-parole des insurgés, Sheik Ali Mohamoud Rage.

« Nous les avons affaiblis et forcé à reculer, l’unique route qu’ils contrôlaient est devenue notre ligne de front. Nous l’avons coupée et nos combattants vont continuer à avancer », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié sur le site jihadiste Honein, Al-Qaïda, qui a revendiqué samedi les derniers attentats en Irak, « rend hommage » aux shebab somaliens pour leur campagne militaire à Mogadiscio.

Les 6.000 soldats ougandais et burundais de l’Amisom, déployés dans des secteurs stratégiques comme l’aéroport, le port, la présidence et quelques importants carrefours, sont le dernier rempart empêchant les shebab de prendre le contrôle total de la capitale somalienne.

_______________________ 2 – Afrique Actu

Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents

Jean-Pierre Ndongo

Ces dernières semaines, Mogadiscio a connu les plus violents combats depuis le début de l’année qui ont opposé des milices armées aux forces du Gouvernement fédéral de transition de Somalie soutenue par la Mission de l’Union africaine dans ce pays (AMISOM).

Selon un rapport de la Croix-Rouge, entre le 23 et le 30 août, plus de 200 personnes ont été admises dans les deux principaux hôpitaux de la ville pour des blessures par balles. Le nombre de patients blessés par arme à feu est deux fois plus élevé que celui de la semaine précédente.

Le 22 août dernier, un membre du personnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué par une balle perdue alors qu’un autre a été blessé par des éclats d’obus. Cet incident porte à 13 le nombre de travailleurs humanitaires morts en Somalie depuis 2009, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé qu’au moins 22.600 personnes ont fui Mogadiscio et ses environs ces 12 derniers jours. Les combats se sont déroulés dans les zones de Hwawl Wadaag, Hodan, Wardhiigleey, Bondheere et Waaberi dans le nord de la ville.
En visite à Mogadiscio le 2 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a exprimé sa solidarité avec la population de Somalie. Il a rencontré le Président somalien, Sheikh Sharif, et d’autres membres du gouvernement.

« Il est crucial de montrer à la population de Somalie, qui souffre depuis longtemps, que le gouvernement peut fournir des services de base », a dit M. Pascoe. « La communauté internationale est déterminée à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mais le gouvernement doit lui-même faire plus et apprendre à travailler en équipe », a-t-il ajouté.

__________________________ 1 – Le Figaro

Mogadiscio: l’Amisom à 7200 hommes

La force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) compte désormais 7200 hommes à Mogadiscio, où elle a déployé neuf nouvelles positions militaires pour sécuriser ses « avancées » face aux insurgés islamistes, a affirmé aujourd’hui un responsable de l’UA.

Déployée depuis 2007, l’Amisom, composée de cinq bataillons ougandais et de trois bataillons burundais, intervient en soutien au gouvernement de transition somalien (TFG) qui ne contrôle qu’une partie de la capitale en bord de mer. Les soldats de l’Amisom sont déployés en plusieurs points stratégiques de la ville, notamment l’aéroport international, le carrefour « K4 », la présidence, l’université et le port.

Les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent la majorité de la capitale, ont lancé le 23 août une vaste offensive contre l’Amisom et le TFG, s’approchant notamment de l’avenue Maka al-Mukarama, un axe routier vital qui relie ces principaux points stratégiques. L’offensive a été « contenue, le passage est libre sur Maka al-Mukarama, et la zone est sûre », a affirmé au cours d’une conférence de presse à Nairobi le numéro deux de l’UA pour la Somalie, Wafula Wamunyinyi. « En juillet, nous avons progressivement étendu notre contrôle sur Mogadiscio. Nous avons progressé et installé de nouvelles positions », a-t-il assuré.

Depuis avril dernier, ce sont ainsi neuf nouvelles positions militaires de l’Amisom qui ont été mises en place, selon l’UA: notamment à « Kilomètre 0 », Shibis, Bondhere, dans l’ancienne usine Coca-Cola, au carrefour Dabkha et au parlement. « Si nous obtenons le soutien nécessaire, en déploiement de troupes et en équipements, nous allons étendre notre présence vers le nord de la capitale », a promis le responsable de l’UA. « Nous avons demandé du soutien (…), nous avons eu des engagements renouvelés de pays membres de l’UA. S’ils nous fournissent des troupes, nous allons élargir notre zone de contrôle », a-t-il répété.

09/09/10 (B568) Nouvelles de Somalie (2) – sept morts dans un attentat contre l’aéroport de Mogadiscio – Attentat meurtrier à l’aéroport de Mogadiscio – 23.000 civils supplémentaires fuient Mogadiscio – les FFDj participent à la mission européenne de formation des forces somaliennes (EUTM Somalia) – les combats depuis deux semaines à Mogadiscio font au moins 230 morts (HCR) – Un chrétien somalien a été assassiné et quatre autres kidnappés (6 articles)

___________________ 6 – NouvelObs avec AP

Somalie: sept morts dans un attentat contre l’aéroport de Mogadiscio

Des hommes armés et une voiture piégée ont été lancés contre l’entrée de l’aéroport de Mogadiscio, provoquant une explosion et une fusillade qui a causé la mort d’au moins sept personnes, dont deux soldats de l’Union africaine, a déclaré jeudi un responsable de l’armée somalienne.

Ces attaques coordonnées se sont déroulées quarante minutes après le départ de l’avion présidentiel.

Après l’explosion de la bombe, des militants armés à bord d’une deuxième voiture ont ouvert le feu contre des soldats somaliens et de l’Union africaine, a raconté Osman Dahir, policier à l’aéroport. Quatre soldats somaliens et deux de l’UA ont été tués. Un civil et plusieurs militants ont également été tués.

Selon Abdul Rahman Youssef, des véhicules de l’Union africaine ont empêché la voiture d’entrer dans l’enceinte de l’aéroport. L’explosion a tué deux femmes qui mendiaient dans la rue et blessé un policier, a-t-il précisé.

Quelque 7.000 hommes de l’UA gardent l’aéroport international et le palais présidentiel, permettant d’empêcher les membres d’Al-Qaïda de renverser un gouvernement extrêmement fragile

___________________ 5 – Le Monde

Attentat meurtrier à l’aéroport de Mogadiscio

Les islamistes shebab ont peu après revendiqué l’attaque, dans un message posté sur un site Internet.

Un attentat à la voiture piégée a visé, jeudi 9 septembre, l’entrée principale de l’aéroport de Mogadiscio, capitale de la Somalie, tuant au moins dix personnes, dont cinq assaillants. Les islamistes shebab ont peu après revendiqué cette attaque, dans un message posté sur un site Internet.

Les deux diplomates – l’envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie et le représentant de l’UA pour la Somalie – ont quitté la capitale somalienne par avion après les faits, selon un communiqué de la présidence somalienne.

Une première voiture s’est jetée contre le camion qui barre habituellement l’entrée de l’aéroport et a explosé, ont expliqué des témoins. Un second véhicule, avec à son bord au moins cinq assaillants, a tenté à son tour de pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport, mais a été immobilisé par les tirs de soldats de la force de l’Union africaine (Amisom) en faction.

TIRS DE MORTIERS SUR L’AÉROPORT

Plusieurs de ces assaillants sont alors sortis du véhicule en tirant à l’arme légère. L’un d’eux, qui portait sur lui une ceinture d’explosifs, s’est fait exploser, toujours selon des témoins. Deux soldats de l’Amisom ont été tués lors de l’attaque, ainsi qu’un civil. Les cinq assaillants ont tous été tués, toujours selon le porte-parole.

L’incident a été suivi de plusieurs tirs de mortiers sur l’aéroport, dont au moins un s’est abattu sur la zone des départs au voisinage immédiat de la piste et de l’aérogare, selon une source aéroportuaire.

___________________ 4 – Centre Info ONU

Somalie : 23.000 civils supplémentaires fuient Mogadiscio

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé mardi son inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la capitale somalienne, Mogadiscio.

A l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire à Genève, une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, a indiqué qu’au cours des deux dernières semaines, les combats entre les forces du Gouvernement fédéral de transition et les milices Al-Shabaab avaient tués plus de 230 civils, en avaient blessé au moins 400 et avaient provoqué le départ de plus de 23.000 habitants de la capitale. Selon le HCR, plus de 200.000 civils ont fui leurs maisons depuis le début de l’année.

Melissa Fleming a précisé que les informations en provenance des employés du HCR sur le terrain ou des partenaires de l’agence faisaient état de « rues complètement désertes » et « d’habitants trop terrorisés pour sortir de chez eux ». « Dans ces conditions dangereuses et difficiles, les distributions d’aide deviennent de plus en plus rares et ceux qui sortent à l’extérieur risquent leur vie », a-t-elle ajouté.

Pour conclure, la porte-parole du HCR a indiqué que 63.000 Somaliens supplémentaires avaient quitté leurs pays depuis début 2010, pour se réfugier dans les états limitrophes. Après l’Afghanistan et l’Iraq, la Somalie est le pays au monde qui a le plus de réfugiés hors de ses frontières.

Le Haut Commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, se trouve au Kenya où il commence mardi une mission de trois jours qui le mènera dans les camps de réfugiés de Kukuma et de Dadaab, près de la frontière somalienne.

___________________ 3 – Etat-Major des Armées françaises

Djibouti : les FFDj participent à la mission européenne de formation des forces somaliennes (EUTM Somalia)

Mise à jour :06/09/2010
06 septembre 2010. La mission européenne de formation des forces somaliennes du Gouvernement fédéral de transition (EU Training Mission for Somalia – EUTM Somalia) est à l’œuvre en Ouganda depuis mai 2010 pour deux mandats de 6 mois. Les militaires des FFDj (Forces françaises stationnées à Djibouti) participent actuellement à la formation du premier contingent de 1 000 militaires somaliens qui seront bientôt affectés à la protection de Mogadiscio.

06 septembre 2010. La mission européenne de formation des forces somaliennes du Gouvernement fédéral de transition (EU Training Mission for
Somalia – EUTM Somalia ) est à l’œuvre en Ouganda depuis mai 2010 pour deux mandats de 6 mois. Les militaires des FFDj (Forces françaises stationnées à Djibouti) participent actuellement à la formation du premier contingent de 1 000 militaires somaliens qui seront bientôt affectés à la protection de Mogadiscio.

Le programme prévoit la formation des chefs de groupe, des chefs de section et des spécialistes somaliens par les instructeurs européens. En étroite collaboration avec l’armée ougandaise, chargée de la formation de la troupe, les militaires de l’UE entraînent également l’ensemble du contingent au combat en milieu urbain et à la lutte contre les mines et les engins explosifs improvisés.

Le lieutenant Banet, commande une équipe d’instruction venue de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère de Djibouti pour former une partie des futurs chefs de groupe somaliens : “engagée pour deux mois au sein d’EUTM Somalia en Ouganda, mon équipe a terminé sa mission le 5 septembre 2010.

Notre mission était de former une section de 20 jeunes volontaires en vue de leur intégration comme sous-officiers au sein d’un bataillon des forces somaliennes. Dispensant une instruction dense et variée, nous avons pu transmettre différents savoir-faire à ces futurs sous-officiers : combat, transmissions, mais aussi secourisme de combat et sensibilisation au risque IED. Nous avons utilisé tous les moyens pédagogiques dont nous disposions pour arriver aux meilleurs résultats avec ces recrues plutôt réceptives ”.

Le caporal-chef Hirab, détaché du 5ème RIAOM de Djibouti comme instructeur-traducteur, est tout aussi enthousiaste : “j’ai pu mettre ma connaissance du Somali au bénéfice immédiat de l’instruction de futurs jeunes cadres de l’armée somalienne. Cette expérience d’EUTM SOMALIA en Ouganda a été valorisante pour moi ”.

Après quatre mois de formation individuelle intensive, le niveau atteint par les recrues est déjà élevé. Les militaires somaliens sont motivés, rustiques et résistants à l’effort. « A cause de la guerre dans mon pays, je ne suis jamais allé à l’école et c’est la première fois que je reçois un enseignement » confie l’un deux. Les élèves officiers somaliens confirment l’intérêt du programme : “je suis très heureux de l’instruction que j’ai reçue. Ici, j’ai acquis un esprit et un mode de raisonnement qui me permettront de mener mes hommes à la victoire ”, confie Kalin Mhalin Mohamed, élève officier de l’armée somalienne.

A ses côtés, son camarade et Abdulahi Ibrahim Adam Suga est tout autant convaincu : “l’instruction dispensée a été de qualité. Grâce aux cours de tactique et la mise en pratique sur le terrain, j’ai une plus grande expérience. Dans tous les cas, maintenant je peux aider mon pays et défendre mes concitoyens ”.

140 militaires de 14 états de l’Union européenne arment cette mission. Le détachement est commandé par un colonel espagnol secondé par un colonel français. Avec 26 militaires dont 25 instructeurs qui viennent des FFDj (Forces françaises stationnées à Djibouti), la France est, derrière l’Espagne, le deuxième pays contributeur.

______ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : les combats depuis deux semaines à Mogadiscio font au moins 230 morts (HCR)

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a tiré la sonnette d’alarme mardi suite à une vague d’insécurité à Mogadiscio, la capitale somalienne, affirmant qu’au moins 230 personnes avaient été tuées et 400 autres blessées ces deux dernières semaines.

Le HCR a fait savoir que la plupart des habitants somaliens qui ont réussi à se rendre dans le nord du pays ou dans certains pays voisins arrivent à pied ou en minibus et voyagent sans moyen pour s’abriter.

« Selon les rapports réalisés par nos partenaires, le combat entre le gouvernement de transition et al-Shabaab au cours des deux dernières semaines a coûté la vie à plus de 230 civils, et a fait au moins 400 blessés et 23.000 déplacés. Plus de 200.000 civils ont été obligés de fuir leur maison depuis le début de cette année », a indiqué le HCR dans un communiqué.

« Ils font savoir à notre personnel que les rues de Mogadiscio sont complètement désertes et que les habitants ont peur de quitter leur maison. Dans ces conditions dangereuses et difficiles, les distributions d’aide se rarifient et ceux qui s’aventurent dehors le font au péril de leur vie ».

Le conflit actuel a transformé la Somalie en l’un des pays qui compte le plus de déplacés au monde, à savoir 1,4 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays et quelque 595.000 Somaliens vivant dans les pays voisins en tant que réfugiés.

Le groupe islamiste al-Shabaab contrôle la plupart des régions du sud de la Somalie et certaines parties de Mogadiscio et il lutte contre l’armée gouvernementale et les casques bleus de l’Union africaine pour imposer sa propre version rigide de la charia en Somalie.

____________________________ 1 – Alliance Presse

Un chrétien somalien a été assassiné et quatre autres kidnappés

Les militants islamistes somaliens ont fait une nouvelle victime. Le 21 juillet dernier, ils se sont présentés à la maison d’Osman Abdullah Fataho, à 30 kilomètres de Mogadiscio et l’ont fusillé devant sa femme et ses enfants.

Osman Abdullah Fataho est un chrétien de longue date. Il était impliqué dans les activités d’une Eglise chrétienne «clandestine».

Les islamistes ont ensuite emmenés sa femme et les enfants. La mère de famille n’a été libérée qu’à la condition qu’elle autorise que ses enfants soient formés en tant que soldats. «Nous savons que les enfants vont faire l’objet d’un lavage de cerveau et qu’ils seront élevés dans l’islam», a indiqué un chrétien somalien proche de la famille. Les enfants sont âgés de 5, 7 et 10 ans.

Cette nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre parmi le mouvement des Eglises clandestines de Somalie. Plusieurs responsables d’Eglises ont fuit leur habitation de peur d’être les prochaines cibles des islamistes.

09/09/10 (B568) Yémen Express – Al-Qaïda sort de l’ombre dans le sud du pays – Un mort lors d’une attaque au Yémen – Al-Qaida lance un impôt révolutionnaire – deux policiers et un activiste sudiste tués dans des accrochages – deux combattants d’Al-Qaïda arrêtés par les forces de sécurité – un activiste sudiste tué dans des accrochages avec l’armée – Arrestation de 9 suspects, dont un chef local d’Al-Qaïda selon le ministère de la Défense (7 articles)

_____________________________ 7 – AFP

Yémen: Al-Qaïda sort de l’ombre dans le sud du pays

De Fawaz AL-HAIDARI

Distribution de tracts dans les mosquées, bataille rangée avec l’armée, attaques de plus en plus audacieuses contre les forces de sécurité: la branche yéménite d’Al-Qaïda agit désormais au grand jour à Abyane, province du sud du pays.

Dans cette région qui est un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa, la colère des habitants, la structure tribale de la société et la paralysie des services publics sont autant de facteurs qui ont contribué à l’émergence en force d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa).

Farès Ghanem, un journaliste yéménite spécialiste des mouvements islamistes, estime qu’Al-Qaïda « a tiré profit du relief montagneux et de l’absence de l’Etat, qui délaisse cette province, pour s’y implanter ».

L’Aqpa a revendiqué mardi six attaques menées au cours des deux dernières semaines d’août dans cette province, dont une contre un poste de police ayant fait 12 morts.

Mais le plus grave demeure la bataille rangée qui a opposé pendant cinq jours dans la ville de Loder, en août, l’armée yéménite à des hommes armés affiliés au réseau, avec un bilan de 33 morts selon des sources officielles et médicales.

« Ce qui s’est produit à Loder était une épreuve de force entre l’Etat et Al-Qaïda, qui a pu contrôler la ville et assener des coups durs à l’armée », estime M. Ghanem.

L’armée a assuré avoir repris le contrôle de Loder à l’issue des combats mais des notables tribaux ont dû effectuer une médiation pour obtenir le retrait des combattants islamistes de la cité, selon des sources tribales.

Les attaques quasi-quotidiennes, le plus souvent menées par des motards masqués, sèment la terreur parmi les policiers et les soldats.

« Je crains pour ma vie, et je suis toujours en train d’épier les passants, surtout les motards », affirme un policier chargé de protéger un bâtiment des services de sécurité à Zinjibar, chef-lieu de la province.

Après la bataille de Loder, l’Aqpa a distribué dans des mosquées et dans les commerces des tracts revendiquant des attaques contre les forces de sécurité et appelant les civils à éviter les positions militaires pour ne pas être visés.

« C’est la première fois que les tracts sont distribués ainsi en plein jour », a affirmé à l’AFP Nazir Qandah, l’imam d’une mosquée de Zinjibar.

Un notable de la province d’Abyane, qui a refusé d’être identifié, affirme qu’Al-Qaïda « a profité de la paralysie des services gouvernementaux ces derniers mois en raison de l’escalade de la contestation », animée par le Mouvement sudiste.

Sanaa accuse ce mouvement, dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession, de coopérer avec Al-Qaïda, et le ministère de la Défense a affirmé lundi qu’un activiste d’Al-Qaïda arrêté à Loder avait des « documents importants prouvant » cette « collusion ».

« Al-Qaïda et le Mouvement sudiste ne sont que les deux faces d’une même pièce de monnaie, ils oeuvrent tous deux à déstabiliser la province », a affirmé un responsable des services de sécurité qui a requis l’anonymat, soulignant que « la coopération entre les deux parties était claire à Loder ».

Ahmad Ghaled al-Rahwi, gouverneur adjoint de la province d’Abyane, qui a lui-même échappé à deux tentatives d’assassinat en août, affirme également que les éléments d’Al-Qaïda « font partie intégrante du mouvement sudiste ».

Mais Ali al-Chayba, un dirigeant du Mouvement sudiste, s’en défend:
« Notre mouvement est opposé à l’usage de la force, et est déterminé à n’employer que les moyens pacifiques pour réaliser son objectif, qui est la libération du sud ».

_____________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Un mort lors d’une attaque au Yémen

Des hommes armés ont lancé, aujourd’hui, des attaques contre les forces de sécurité yéménites et un soldat a été tué et trois blessés dans la province d’Abyane, dans le sud du pays où les attaques du réseau extrémiste al-Qaida se sont multipliées, ont indiqué des responsables.

La première attaque s’est produite à l’aube dans la ville de Moudiya, dans la province d’Abyane, où la branche yéménite d’al-Qaida agit désormais au grand jour en distribuant des tracts dans les mosquées et en lançant des attaques de plus en plus audacieuses contre les forces de sécurité.

« Un soldat a été tué et trois blessés dans l’attaque lancée contre une patrouille de l’armée qui traquait des suspects. Des hommes armés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur elle », a précisé un responsable de la sécurité qui a requis l’anonymat.

Selon un autre responsable, des hommes armés ont tiré sur une patrouille des forces de sécurité dans la ville de Loder, également dans la province d’Abyane. Les deux parties ont tiré des roquettes, sans faire de victime.

De violents combats s’étaient déroulés en août à Loder où 11 militaires et 19 membres d’al-Qaida avaient trouvé la mort selon des communiqués officiels, ainsi que trois civils, selon des sources médicales.

Al-Qaida dans la Péninsule arabique a cependant assuré qu’aucun de ses membres n’avait été tué ou capturé lors des combats, et affirmé en revanche que « 50 soldats ennemis » avaient trouvé la mort, assurant que le gouvernement yéménite ne contrôlait toujours pas Loder.

La branche yéménite d’al-Qaida a revendiqué une série d’attaques meurtrières ces dernières semaines contre les forces de sécurité dans le sud du Yémen, ainsi que l’assassinat d’un responsable des services de sécurité dans la province de Marib à l’est du pays.

La province d’Abyane est l’un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa, où la colère des habitants, la structure tribale de la société et la paralysie des services publics sont autant de facteurs qui ont contribué à l’émergence en force d’Al-Qaïda.

______________________ 5 – Courrier international

Al-Qaida lance un impôt révolutionnaire

Des groupes armés liés à Al-Qaida obligent les commerçants de la ville de Mossoul de payer l »‘impôt révolutionnaire ». Pas un commerçant n’ose protester contre cette mesure, affirme Asharq Al-Awsat. Par ailleurs, une taxe de 200 dollars est perçue sur tout camion transportant des produits alimentaires de Bagdad vers Mossoul et une de 150 dollars pour tout camion qui traverse la province de Ninive en transit.

Pour un universitaire de Mossoul qui a préféré garder l’anonymat, « c’est une nouvelle mafia qui récolte l’argent au nom de la religion. Les taxes perçues ne servent pas uniquement à renforcer Al-Qaida en Irak, mais aussi à contribuer à l’effort de guerre au Yémen et en Afghanistan. »

_____________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Yémen/Sud: deux policiers et un activiste sudiste tués dans des accrochages

Deux policiers et au moins un activiste sudiste ont été tués samedi dans le sud du Yémen dans des affrontements entre forces de l’ordre et séparatistes, a-t-on appris auprès de responsables locaux et de témoins.

Des affrontements ont eu lieu de façon sporadique tout au long de la journée dans la province de Lahej, un fief du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste.

Des violences ont éclaté dès l’aube à Habilayn au moment où les forces de sécurité mettaient en place un barrage de contrôle aux alentours de cette localité, selon des témoins et des sources de l’administration locale.

Au moins un activiste séparatiste a été tué et deux autres blessés, ont affirmé des sources locales et médicale.

Un responsable du Mouvement sudiste a affirmé lui que deux de ses partisans avaient péri. Il a accusé l’armée d’avoir déclenché les hostilités en ouvrant le feu contre une position de séparatistes retranchés sur une montagne surplombant Al-Habilayn.

Plus tard dans la journée, deux policiers ont été tués et quatre autres personnes, dont deux policiers, ont été blessées dans cette même région, selon les mêmes sources.

Dans la nuit de vendredi à samedi, toujours dans cette même région, des hommes armés ont attaqué aux fusils mitrailleurs et roquettes RPG un siège local des services de renseignement, sans faire de victime, selon un responsable des services de sécurité et des témoins.

Vendredi, dans la province limitrophe d’Abyane, des hommes armés ont attaqué une patrouille de la police tuant un policier et blessant un autre, selon le ministère de la Défense.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la région après que le commandant d’une brigade de l’armée, le général Thabet Nasser al-Jouhouri, eut échappé la semaine dernière à deux tentatives d’assassinat.

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est le foyer d’une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession.

______________ 3 – Radio-Chine avec XINHUA

Yémen : deux combattants d’Al-Qaïda arrêtés par les forces de sécurité

Les forces de sécurité yéménites ont arrêté deux combattants d’Al-Qaïda recherchés, dont un commandant, à Abyan, une province dans le sud du Yémen, a annoncé vendredi le ministère yéménite de la Défense.

Le commandant d’Al-Qaïda, identifié comme « Salaah Ali Abdullah al-Damani », a été arrêté après avoir jeté une grenade contre un poste de police à Lodar, a indiqué le ministère, ajoutant que l’autre militant est indentifié comme « M. Aietha ».

Ces nouvelles arrestations portent à 12 le nombre des combattants d’Al-Qaïda interpelés dans le sud du Yémen depuis les affrontements entre l’armée et les combattants d’Al-Qaïda le mois dernier .

Le ministère yéménite de l’Intérieur s’est engagé cette semaine à continuer de combattre les branches d’Al-Qaïda dans le sud du pays.

Le 20 août, des combats ont éclaté dans cette région et ont duré plus d’une semaine, après que les combattants d’Al-Qaïda aient tué 11 solats yéménites dans une embuscade.

Les autorités yéménites ont intensifié les opérations contre les groupes terroristes sur son territoire depuis que la branche d’Al-Qaïda au Yemen ait revendiqué la responsabilité de l’attentat manqué contre un avion de ligne américain à destination de Detroit en décembre dernier.

____________________ 2 – Le Monde avec AFP

Yémen/Sud: un activiste sudiste tué dans des accrochages avec l’armée

Un activiste séparatiste yéménite a été tué et deux autres ont été blessés samedi dans de violents accrochages avec l’armée dans le sud du Yémen, selon des sources locales et médicale.

Les accrochages aux armes de différents calibres ont éclaté au moment où les forces de sécurité mettaient en place un barrage de contrôle aux alentours de Habilayn, dans la province de Lahej, un fief du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, selon des témoins et des sources de l’administration locale.

Trois insurgés ont été blessés mais l’un d’eux a ensuite succombé, selon une source médicale.

Néanmoins, un responsable du Mouvement sudiste a affirmé que deux de ses partisans avaient succombé à leurs blessures. Il a accusé l’armée d’avoir déclenché les hostilités en ouvrant le feu contre une position des séparatistes retranchés sur une montagne surplombant Al-Habilayn.

Vendredi, trois soldats ont été blessés lorsque leur patrouille a été prise dans une embuscade tendue par des membres présumés du Mouvement sudiste.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la région après que le commandant d’une brigade de l’armée, le général Thabet Nasser al-Jouhouri, eut échappé la semaine dernière à deux tentatives d’assassinat.

Dans la province de Lahej (sud), des hommes armés ont attaqué avant l’aube aux fusils mitrailleurs et roquettes RPG un siège local des services de renseignement, sans faire de victime, selon un responsable des services de sécurité et des témoins.

Dans la province limitrophe d’Abyane, des hommes armés ont attaqué une patrouille de la police vendredi tuant un policier et blessant un autre, selon le ministère de la Défense.

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est également le foyer d’une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession.

____________________ 1 – CasaFree (Maroc)

Yémen du sud : Arrestation de 9 suspects, dont un chef local d’Al-Qaïda selon le ministère de la Défense

Neuf suspects, dont un chef local d’Al-Qaïda, ont été arrêtés pour leur implication présumée dans des attaques armées dans le sud du Yémen, a indiqué vendredi le ministère de la Défense.

Salah Ali Abdallah Al-Damani, considéré comme l’un des chefs du réseau, a été arrêté jeudi à Loder (province d’Abyane), a précisé la même source.

Un autre membre présumé d’Al-Qaïda, identifié comme étant M. Aïdha, a été arrêté vendredi à l’aube à Loder, a ajouté le ministère.

Sept autres suspects ont été arrêtés mercredi et jeudi, toujours dans la région de Loder, a rapporté le ministère de la Défense qui a publié une liste nominative des personnes interpellées.

Les forces de sécurité yéménites ont intensifié leur traque des activistes d’Al-Qaïda après des combats en août pour le contrô le de Loder, qui ont fait 33 morts (11 militaires et 19 membres d’Al-Qaïda et trois civils)

09/09/10 (B568) Communiqué d’Abdallah Deberkalleh pour présenter sa candidature à la Présidence du FRUD et pour expliquer le programme qu’il mettra en oeuvre s’il est élu. (En Français et en Anglais)

______________________________ Version en Français

Communiqué fait ce jour à Paris, le 6 Septembre 2010 de Monsieur Abdallah DEBERKALEH Ahmed candidat à la Présidence du FRUD.

A l’intention du Comité exécutif du bureau politique du FRUD ( A DJIBOUTI )

Mes chers frères et mes chères sœurs de Djibouti ,

Je suis heureux de vous annoncer qu’à l’issue d’une longue réflexion, j’ai pris la décision de présenter ma candidature à la Présidence du FRUD.

Le FRUD historique traverse actuellement une période très difficile et Il a besoin d’un « leader » motivé, convaincu et intègre qui aura la force nécessaire pour inverser la tendance en impulsant d’abord la formalisation d’une stratégie adaptée à la situation et aux attentes des membres actifs.

A partir de la stratégie, discutée et acceptée par la majorité, le nouveau Président devra déterminer des objectifs réalistes et mettre en place les moyens adaptés pour les atteindre.

J’estime avoir la puissance de travail, la force et les capacités morales pour conduire cette mission à bon terme. De plus, ma connaissance de la région et des différents enjeux ainsi que le réseau relationnel que j’ai tissé au fil des années avec les différentes personnalités de la région (*) (Djibouti – Somali – Somali land – Éthiopie – Érythrée) seront des atouts majeurs pour assurer la réussite de nos projets et au final pour conduire notre force politique « INCONTOURNABLE » à la victoire à Djibouti.

Si je suis élu au poste de Président du FRUD, avec la bénédiction de notre Seigneur tout Puissant, je m’engage à assumer ma charge en respectant scrupuleusement les dispositions de la charte intérimaire du parti, qui sera élaborée et votée lors de la prochaine conférence du parti.

Elu au poste de Président , je m’engagerai devant l’Assemblée du parti et devant le comité du bureau politique à créer « PRIORITAIREMENT » un nouveau dynamisme et une nouvelle politique de communication vers nos frères et sœurs Djiboutiens(nes) , les membres la diaspora qui vivent à l’étranger et les forces politiques dans la région pour expliquer les raisons qui nous ont poussés à prendre les armes contre le régime criminel dont la devise devrait être : sans Foi , ni Loi .

Quelles que soient les circonstances et le contexte, la souveraineté du peuple devra être respectée et la Loi appliquée, pour faire respecter les droits inaliénables des citoyens et définir le cadre et les limites des devoirs de chacun.
Ma vision en termes de politique est : « POUR LE PEUPLE et AVEC LE PEUPLE »

Je proposerai une politique qui s’appuiera sur la participation la plus large possible. Il s’agit mettre en place une gestion collective plus humanitaire, pour construire une société plus juste et équitable. Cela passe par la proposition d’un cadre institutionnel qui assurera la protection contre la barbarie et la cruauté et qui permettra à une justice indépendante de garantir les droits de chacun, toutes ethnies confondues.

Notre peuple a résisté, tout au long de son histoire à des actions extérieures hostiles et il a survécu aux épreuves. Il est capable de surmonter les épreuves endurées après trente-trois années de dictature et de recréer les contions d’une vie commune et harmonieuse pour retrouver le développement économique indispensable.

La tolérance est l’une des grandes qualités des Djiboutiens. Mais ce n’est pas la seule. En retrouvant les valeurs issues de nos différentes cultures, nous réaliserons la cohésion sociale indispensable à la création d’une véritable Nation Djiboutienne.

L’histoire des grandes nations nous apprend qu’elles n’ont pu accéder au niveau d’organisation et au degré de développement qui est le leurs, qu’à partir du moment où conscientes d’appartenir à un groupe homogène, elles ont développé en priorité l’intérêt collectif.

Mettre en place un programme politique pour les prochaines années

Le nouveau programme politique sera finalisé ensuite au cours d’une nouvelle conférence qui devrait être organisée à Londres ou à Bruxelles. Ce choix est symbolique mais il est important. En effet toutes les conventions de paix, qui ont été signées à Paris depuis 1977 ( 33 années ) n’ont jamais été ni appliquées ni même respectées par le Gouvernement djiboutien, sans que la France n’intervienne pour imposer leur application, alors qu’elle avait les moyens de le faire.

Au constat de sa complicité passive et des conventions qu’il a signées avec le gouvernement criminel de Guelleh, mais aussi en tant que « témoin moral, « Cosignataire du mécanisme pour la paix à Djibouti , le gouvernement français à échoué dans sa politique de neutralité envers les protagonistes et a choisi de privilégier le régime.

Je comprends que la marge de liberté de la France soit limitée parfois, mais il n’est pas écrit dans le coran ou dans la bible que Paris soit le lieu incontournable pour réaliser une vraie paix à Djibouti .

Redonner le pouvoir aux militants et aux responsables

En tant que président du FRUD, je m’engagerai à mettre en place un mécanisme de pouvoir transparent au sein de notre assemblée et du bureau politique et qui rendra des comptes 2 fois dans l’année à l’issue d’une assemblée nationale.

Je militerai pour une meilleure délégation des pouvoirs, à tous les niveaux, afin de permettre à la majorité de nos sœurs et frères d’être impliqués dans les décisions.

Mon premier objectif, en tant que président élu, sera de mettre en place une assemblée, un bureau politique et une branche judiciaire qui auront pour mission de construire la légitimité du parti afin de renforcer son influence tant à l’intérieur et à l’extérieur du pays dans le but prioritaire de réaliser la paix à Djibouti.

Je proposerai également la participation de la société civile afar ainsi que de la diaspora qui réside à travers le monde pour qu’elle renforce les programmes et les efforts qui seront entrepris pour mettre en application la lutte pour la liberté et la justice à notre peuple souverain .

Elaborer un programme réaliste pour anticiper la reconstruction du pays après la victoire et ce, sur tous les plans : politique, social, économique, justice, services publiques (éducation, santé, transport, distribution eau/électricité)

Je proposerai d’incorporer, dans le cadre des dispositions de la charte intérimaire, des perspectives politiques, économiques, et sociales pour préparer le programme de reconstruction du pays et de la société, dès la fin de la guerre et l’adhésion de toutes les régions du pays.

Je ferai tout ce qui est dans mes capacités pour que mon plan pour conclure une paix durable et une stabilité dans le pays, soit appuyé par chacun de nous et aussi pourra à l’avenir identifier tous les facteurs qui peuvent déclenchés la désintégration de notre pays.

En tant que président du FRUD, j’attacherai un intérêt spécifique à la désignation d’une commission d’études en charge d’analyser les causes des conflits armés, afin de prévenir ou d’éviter l’effondrement dévastateur des infrastructures politiques, économiques et sociales du pays et de la région.

Les résultats du travail de cette commission constitueront les fondements d’un climat retrouvé de confiance entre tous nos frères et toutes nos sœurs de Djibouti.

Dans un deuxième temps le rapport sera utilisé pour renforcer l’égalité des hommes et des femmes du pays, soumis à une justice indépendante et impartiale.

Nous devrons prévoir des dispositions pour accompagner la relance et la reprise économique, la démobilisation, le désarmement et la réintégration dans leurs droits antérieurs à toutes les victimes (toutes ethnies confondues) qui ont été spoliées et pour certaines, torturées.

Le courage, et la créativité peut consolider et cultiver l’amour et la compréhension parmi les habitants de notre pays, afin de mettre en place un plan pour une coopération économique viable entre les enfants de Djibouti et ses frères et sœurs dans la région .

Dynamiser la diplomatie régionale en expliquant nos actions et nos objectifs à nos voisins.

Cette nouvelle politique de communication devra s’adresser aussi aux différentes forces politiques de la région : le gouvernement du Somaliland , le gouvernement du Puntland , les gouvernement éthiopien et érythréen et les autorités fédérales somaliennes. Sans une neutralité bienveillante de leur part, nos chances de victoire seraient considérablement réduites.

Les actions programmées et conduites par le FRUD ne doivent pas être un sujet d’inquiétude pour nos voisins. Leur soutien, au minimum leur neutralité effective conditionnera notre victoire, car nous ne pouvons pas combattre simultanément sur plusieurs fronts et cela n’aurait aucun sens de toutes les façons, puisque nous n’avons qu’un seul ennemi : le régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh et ses acolytes .

Sans cette diplomatie de la politique de la main tendue vers nos frères voisins, notre lutte serait vouée à l’échec .

C’est pourquoi, je m’engagerai devant l’Assemblée et le bureau politique du FRUD, à soumettre un projet de Loi pour créer un Etat fédéral en République de Djibouti. Le but étant de donner une plus grande autonomie à chaque région et de transférer localement une partie des décisions à prendre : droit de propriétés, développements d’activité commerciales, agricoles et /ou artisanales, évaluation des besoins sociaux : santé, éducation et formalisation de projets.

Assurer l’équilibre financier.

Par sa politique d’emprunt pour des montants démesurés au regard de la richesse du pays, par sa politique de bradage des actifs nationaux (port, aéroport, …), par sa politique de destruction des services et des activités qui représentaient non seulement une source de revenus, mais surtout un gisement d’emplois stables, le régime actuel a non seulement ruiné le pays et son fonctionnement économique, mais il a endetté les Djiboutiens sur deux ou trois générations.

Le poids de la dette accumulée est insupportable. Nous devrons d’abord négocier des accords d’apurement avec nos partenaires européens et trouver des sources de financement.

Parmi les pistes, nous travaillerons en priorité sur la confiscation de tous les biens des dirigeants et des personnalités qui ont participé au pillage général, que ces biens soient dans le pays ou à l’étranger, en faisant appel aux justices étrangères.

Nous conduirons des actions diplomatiques pour demander aux pays étranger de ne pas accorder l’asile et l’immunité aux criminels et de nous assister pour la récupération des biens mal acquis. Nous résilierons tous les accords passés avec les pays qui ne s’engageraient pas à soutenir le nouveau gouvernement dans ces actions légitimes engagées au nom du peuple Djiboutien.

Désarmer les milices para-gouvernementales de Guelleh et mettre un terme à leurs actions criminelles.

J’inviterai l’Assemblée et le bureau politique à statuer et à ratifier un programme de déploiement des forces de maintien de la paix dans le pays pour désarmer les milices du gouvernement Djiboutien qui vivent sur notre territoire (Ali-Ade – Assamo – Guestir – Hol-hol ) bénéficiant de statuts de réfugiés politiques non fondés avec la complicité tacite de l’ONARS .

Une grande partie de ces milices ont été incorporées dans les rangs de l’Armée djiboutienne pour participer à la guerre contre le FRUD et les populations civiles Afar de Djibouti, jusqu’à la frontière avec l’Ethiopie.

Ces milices commettent chaque jour de nouveaux crimes : viols, tortures, kidnapping, spoliation de bétail. Les populations désarmées du Nord et du Sud sont les principales victImes au seul tort d’être issues de l’ethnie Afar. Les représentations diplomatiques étrangères et les forces armées étrangères implantées sur notre terre, sont informées régulièrement de ces crimes, mais elles n’ont jamais exprimé la moindre condamnation.

Garantir la paix, la souveraineté de l’Etat et l’intégrité du territoire

Nous demanderons au conseil de sécurité de l’ONU de créer un mécanisme de paix pour notre pays pour sauvegarder notre souveraineté. Nous allons assumer et prendre notre responsabilité en ce qui concerne la sécurité à Djibouti, mais nous aurons besoin de la communauté internationale et de nos alliés dans les pays voisins pour assurer la sécurité extérieure et l’intégrité du territoire.

Nous devons entretenir de bonnes relations avec nos voisins de la Somalie, le Somaliland, l’Éthiopie, l’Érythrée et le Yémen dans un respect mutuel de souveraineté, d’intégrité nationale, et d’une politique libérale, bénéfique non seulement pour Djibouti mais aussi pour ses voisins .

Moraliser la vie publique

Je m’engagerai à signer la chartre des Nations unies pour combattre la corruption, la drogue et le terrorisme international. Je mettrai en place, avec l’accord de l’assemblée et du bureau politique du parti, un groupe de travail anti-mafia et anti-terrorisme , qui sera impliqué dans la proposition et la mise en place d’actions concrétes anti-corruption et anti-mafia. Nous discuterons avec l’ONU, l’Europe, la Ligue Arabe et l’UA et avec nos alliés américains, européens et japonais, des programmes « d’actions anti-terroristes »

Le conflit armé à Djibouti, le tribalisme, la corruption et l’injustice ont détruit une grande partie des structures du gouvernement Djiboutien actuel et du fonctionnement social.

L’injustice et l’immunité des actes criminels commis depuis des décennies ont favorisé la dilapidation du patrimoine financier, des ressources naturelles de notre état .

Peuple de Djibouti restez debout , soyez fort , comme un phénix vous renaîtrez de vos cendres, j’en ai espoir .

Bien que loin de vous physiquement , je suis tout près de vous chers frères et sœurs de Djibouti . DIEU TOUT PUISSANT VOUS GARDE ET VOUS GUIDE DANS LE DROIT CHEMIN ! Amin …

Votre frère de lutte :
Abdallah Deberkaleh Ahmed

(*) Je connais  » PERSONNELLEMENT  » plusieurs Présidents de la région comme : Abdullahi Youssouf (un ami de prison avec lequel j’ai vécu durant une année en Ethiopie, sous Mengistu), l’actuel président du Putland, Farolle, l’actuel Président du Somaliland Mohamed Mahamud Silayo, Mélès et Issas losqu’ils étaient dans la rébellion. (J’ai été présenté à eux à Mogadisho). Sans oublier la majorité des Chefs tribaux somaliens ( Issaks , gadabourcis , Awiyés , Majerteen , ) , les présidents des fronts de l’Oromo et de l’Ogaden qui sont tous à Londres et à Washington.

** Définition du nom DEBERKALEH en afar : celui qui défait les nœuds … de l’injustice !!!

_________ Traduction en Anglais qui nous est adressée par l’auteur

Official statement makes this day in Paris, on September 6th, 2010 of Mr. Abdallah DEBERKALEH Ahmed candidate with the Presidency of the FRUD.

For the Executive committee of the political office of the FRUD (DJIBOUTI HAS)

My dear brothers and my dear sisters of Djibouti,

I am happy to announce to you that at the conclusion of a long reflection, I made the decision to present my candidature for the Presidency of the FRUD.

The historical FRUD currently crosses a very difficult period and It needs a motivated, convinced and just “leader” who will have the force necessary to reverse the tendency by initially impelling the formalization of a strategy adapted to the situation and waitings of the active members.

From the strategy, discussed and accepted by the majority, the new President will have to determine realistic objectives and to set up the means adapted to reach them.

I estimate to have the capacity for work, the force and the capacities morals to lead this mission to good term. Moreover, my knowledge of the area and various stakes as well as the relational network that I wove with the passing of years with the various personalities of the area (Djibouti – Somali – Somali Land – Ethiopia – Érythrée) will be major assets to ensure the success of our projects and with final to lead our political clout “IMPOSSIBLE TO CIRCUMVENT” to the victory Djibouti.

If I am elected at the position of president of the FRUD, with the blessing of our Lord very Puissant, I engage to assume my load by scrupulously respecting the provisions of the temporary charter of the party, which elaborate and will be voted at the time of the next conference of the party.

Elected at the position of president, I will engage in front of the Parliament of the party and the committee of the political office to create “FIRSTLY” a new dynamism and a new policy of communication towards our Djibouti brothers and sisters (born), the members the diaspora who live abroad and the political clouts in the area to explain the reasons which pushed us to take the weapons against the criminal mode whose currency should be: without Faith, nor Law.

Whatever the circumstances and the context, the sovereignty of the people will have to be respected and the Law applied, to make respect the inalienable rights of the citizens and to define the framework and the limits of the duties of each one.

My vision in terms of policy is: “FOR the PEOPLE and WITH the PEOPLE”

I will propose a policy which will be based on the broadest possible participation.

It is a question of setting up a more humane collective management, to build a company righter and equitable. That passes by the proposal of an institutional framework which will ensure the protection against cruelty and the cruelty and which will make it possible an independent justice to guarantee the rights of each one, all confused ethnos groups.

Our people resisted, throughout his history with hostile external actions and he survived the tests. It is able to overcome the tests endured after thirty-three years of dictatorship and to recreate told them of a common life and harmonious to find essential economic development.

The tolerance is one of great qualities of the Djiboutis. But it is not only. By finding the values resulting from our various cultures, we will carry out social cohesion essential to the creation of a true Djibouti Nation.

The history of the great nations teaches us that they could not reach the level of organization and the degree of development which is their, that as from the moment when conscious of belonging to a homogeneous group, they developed in priority the collective interest.

To set up a political program for the next years

The new political program will be finalized then during a new conference which should be organized in London or Brussels. This choice is symbolic system but it is important. Indeed all conventions of peaces, which were signed in Paris since 1977 (33 years) neither were never applied nor even respected by the Djibouti Government, without France not intervening to impose their application, whereas it had the means of doing it.

With the report of its passive complicity and conventions which it signed with the criminal government of Guelleh, but also as “moral witness, “Co-signatory of the mechanism for peace in Djibouti, a French government with failed in its policy of neutrality towards the protagonists and chose to privilege the mode.

I understand that the margin of freedom of France is limited sometimes, but he is not written in the coran or the bible that Paris is the place impossible to circumvent to carry out a true peace in Djibouti.

To give again the capacity with the militants and the persons in charge

As a president of the FRUD, I will commit myself installing a mechanism of transparent capacity within our assembly and the political office and which will return accounts 2 times in the year at the conclusion of an National Assembly.
I will militate for a better delegation of the capacities, on all the levels, in order to allow in the majority of our sisters and brothers to be implied in the decisions.

My primary goal, as an elected president, will be to set up an assembly, an political office and a legal branch which will have the role of building the legitimacy of the party in order to reinforce her influence so much inside and outside the country with a priority aim to carry out peace in Djibouti.

I will also propose the participation of the civil society afar as of the diaspora which resides throughout the world so that it reinforces the programs and the efforts which will be made to apply the fight for freedom and justice to our sovereign people.

To work out a realistic program to anticipate the rebuilding of the country after the victory and this, over all the plans: policy, social, economic, justice, services public (education, health, transport, distribution water/electricity)

I will propose to incorporate, within the framework of the provisions of the temporary charter, of the political prospects, economic, and social to prepare the programme of rebuilding of the country and the company, as of the end of the war and the adhesion of all the areas of the country.

I will do all that is in my capacities so that my plan to conclude a durable peace and a stability in the country, is supported by each one of us and also will be able in the future to identify all the factors which can started the disintegration of our country.

As a president of the FRUD, I will attach importance specific to the designation of a commission of studies in responsibility of analyze the causes of the armed conflicts, in order to prevent or to avoid collapse devastator of the political, economic and social infrastructures of the country and area.

The results of the work of this commission will constitute the bases of a found climate of confidence between all our brothers and all our sisters of Djibouti. In the second time the report/ratio will be used to reinforce the equality of the men and the women of the country, subjected to an independent and impartial justice.

We will have to envisage provisions to accompany the revival and the economic revival, the demobilization, disarmament and rehabilitation in their rights former to all the victims (all ethnos groups confused) which have despoiled and for some, tortured.

Courage, and the creativity can consolidate and cultivate the love and comprehension among the inhabitants of our country, in order to set up a plan for a viable economic cooperation between the children of Djibouti and his/her brothers and sisters in the area.

To instigate the regional diplomacy by explaining our actions and our objectives with our neighbors.

This new policy of communication will have to also address herself to the various political clouts of the area: the government of Somaliland, the government of Puntland, the Ethiopian and Eritrean government and Somali federal authorities. Without a benevolent neutrality of their share, our chances of victory would be considerably reduced.

The programmed actions and conduits by the FRUD should not be a subject of concern for our neighbors. Their support, at least their effective neutrality will condition our victory, because we cannot fight simultaneously on several faces and that would not have any direction in all the ways, since we have one enemy: the dictatorial mode of Ismaël Omar Guelleh and her assistants.

Without this diplomacy of the policy of the helping hand towards our close brothers, our fight would be dedicated to the failure.

This is why, I will engage in front of the Parliament and the political office of the FRUD, to submit a bill to create a Federal state in Republic of Djibouti. The goal being to give a greater autonomy to each area and to transfer part of the decisions locally to be taken: property right, developments of commercial activity, agricultural and/or artisanal, social need assessment: health, education and formalization of projects.

To ensure a financial balance.

By its policy of loan for disproportionate amounts in comparison with the richness of the country, by its policy of cut-price selling of the national credits (port, airport,…), by its policy of destruction of the services and of the activities which represented not only one source of revenue, but especially a layer of stable jobs, the current mode ruined not only the country and its economic operation, but it involved in debt the Djiboutis on two or three generations.

The weight of the accumulated debt is unbearable. We will have initially to negotiate agreements of auditing with our european partners and to find funding sources.

Among the tracks, we will work in priority on the confiscation of all the goods of the leaders and the personalities which took part in general plundering, that these goods are in the country or abroad, by calling upon foreign justices.

We will lead diplomatic actions to ask the foreign country not to grant asylum and immunity to the criminals and to assist us for the recovery of the badly acquired goods. We will cancel all the agreements made with the countries which would not be committed supporting the new government in these committed legitimate actions in the name of the Djibouti people.

To disarm the para-governmental militia of Guelleh and to put a term at their criminal actions.

I will invite the Parliament and the political office to rule and ratify a programme of deployment of the gripping forces of peace in the country to disarm the militia of the Djibouti government which live on our territory (Ali-Ade – Assamo – Guestir – Hol-hol) profiting from statutes of nonfounded political refugees with the tacit complicity of the ONARS.

Most of these militia were built-in the rows of the Djibouti Army to take part in the war against the FRUD and the Afar civil populations of Djibouti, to the border with Ethiopia.

These militia make each day of new crimes: rapes, tortures, kidnapping, spoliation of cattle. The disarmed populations of North and the South are the main victims with the only wrong to result from the Afar ethnos group. The foreign diplomatic representations and the foreign armed forces established on our ground, are regularly informed of these crimes, but they never expressed the least judgment.

To guarantee peace, the sovereignty of the State and the integrity of the territory

We will ask for to the safety advice UNO of create a mechanism of peace for our country to safeguard our sovereignty. We will assume and take our responsability with regard to safety in Djibouti, but we will need the international community and our allies in the adjoining countries to ensure the exterior security and the integrity of the territory.

We must maintain good relationships with our neighbors of Somalia, Somaliland, Ethiopia, Érythrée and Yemen in a mutual respect of sovereignty, a national, and liberal policy, beneficial integrity not only for Djibouti but also for its neighbors.

Moraliser public life

I will commit myself signing the chartre of the United Nations to fight corruption, drug and international terrorism. I will set up, with the agreement of the assembly and the political office of the party, a anti-Maffia work group and anti-terrorism, which will be implied in the proposal and the installation of concrete actions anti-corruption and anti-Maffia. We will discuss with UNO, Europe, the Arab League and the UA and with our American, European and Japanese allies, of the programs “of actions anti-terrorists”

The armed conflict in Djibouti, the tribalism, corruption and the injustice destroyed most of the structures of the current Djibouti government and social operation.

The injustice and the immunity of the criminal acts made since of the decades supported the dilapidation of the financial inheritance, of the natural resources of our state.

Populate of Djibouti remain upright, are strong, as a phoenix you will reappear of your ashes, I have hope of it.

Although far from you physically, I am very close to you dear brothers and sisters of Djibouti. VERY POWERFUL GOD KEEPS YOU AND GUIDES YOU IN THE RIGHT WAY! Amin…

Your brother of fight:
Abdallah Deberkaleh Ahmed

*** Definition of name DEBERKALEH in afar: that which open the nodes… Freedom men !!!

*** P.S.: Brothers and sisters sorry if the translation into English is not correctly represented from my letter . Thank you for your understanding ./.

09/09/10 (B568) Communiqué d’Ali Coubba, Président d’Uguta-Toosa pour recommander la participation à la mémoire d’Ahmed Dini.

Je vous demande de prendre part, à compter du 12 septembre, à la célébration de la mémoire d’Ahmed Dini (Que Dieu ait on âme). A cette occasion, UGUTA-TOOSA envisage de consacrer un numéro spécial dédié à Ahmed Dini, à sa carrière, à ses engagements, à ses réussites et à ses échecs politiques.

L’homme fut un érudit et une personnalité dont la renommée dépassait largement le cadre du monde afar.

Si chacun de vous envoie un modeste témoignage écrit en anglais, en français, en afar ou en somali, nous pourrons réaliser un bon travail qui, nous l’espérons, prendre une autre envergure l’année prochaine.

09/09/10 (B568) Communiqué de l’ARD : hommage à Ahmed Dini

Hommage à Ahmed Dini Ahmed

AHMED IBRAHIM

(12 septembre 2004). C’était une journée chaude telle que la connaissent la plupart des Djiboutiens durant la canicule du mois de juillet. La foule se pressait devant une estrade érigée à l’annexe du LPAI sis à l’avenue Gamal Abdel Nasser.

Tout d’un coup, le brouhaha de la foule s’éleva en clameur, dans ce chamboulement total, sont arrivées à mes oreilles de petit gamin, des phrases en rime. La foule répétait de façon lancinante « Waa Dini iyo dinta » : littéralement « Dini c’est l’homme de la religion ». J’essayais tant bien que mal de me faufiler dans la foule afin de percevoir ce « Dini ». Arrivé devant l’estrade, la vision de cet homme longiligne à la peau très foncée et au verbe magique parlant somali avec aise ne me quittera jamais. Ainsi je venais, avec la rétrospective, de rencontrer un des plus grands héros de notre pays : feu Ahmed Dini.

Cet homme, fils du pays Afar, visionnaire précoce, homme de principe, homme d’honneur, homme de courage, reste le symbole d’une république, et d’un pays que je partage avec lui.

Il est minuit en ce jour du 27 juin ; les projecteurs des journalistes, n’aveuglent pas cet homme, fraîchement élu président de la première assemble d’une république nommée Djibouti. Il se lève avec des pas qui semblent poser l’historique du moment et se dirige vers le perchoir de l’assemblée nationale. Dans un ton calme qui ne trahit pas la solennité du moment, le premier fils de cette terre que, d’après certains adages, le chacal lui-même ne traverse pas sans avoir fait sa prière auparavant, prononce la phrase pour laquelle tant d’héros sont morts : « … la République de Djibouti, une, indivisible et souveraine est née… ». Ainsi, est sortie la république de la bouche de Ahmed Dini.

Dini, a été trahi par son honnêteté, son intégrité et sa piété. Dans un monde où les intrigues, les trahisons et les volte-face sont de règle, Dini lui, n’a voulu compromettre aucune de ses qualités, soudé par sa piété.

Dini fut doublement victime : les Afars ne lui avaient jamais pardonné d’avoir apporté crédibilité à un Gouled dont ils se méfiaient à juste titre ; les Somalis n’ont pas su reconnaître et exprimer leur gratitude à un homme sans sa caution duquel la république de Gouled aurait été livrée à la Comorienne avec un bout de désert grand comme la partie sud du territoire, comme pays et république.

Dini, fidèle à ses principes, n’a pas voulu cautionner la tournure dictatoriale que Gouled a donnée à la nouvelle république. C’est avec mépris qu’il a claqué la porte au sieur de «Beit al Wali» autographeur de décrets à la chaîne. Ainsi, Dini Premier ministre ne pouvait supporter le rôle de figurine à la Barkad Gourad qu’on lui réservait. Ce départ fulgurant fut suivi d’une longue traversée de désert qui l’amènera de l’exil à son passage vers l’au-delà aujourd’hui.

Ahmed avec Ahmed Hassan Cheiko fait partie de ces grands hommes Afar à qui notre pays doit ériger des panthéons « … A la nation reconnaissante, ces illustres héros… ».

Au revoir, Ahmed, que Dieu te réserve son Paradis éternel. A défaut d’une reconnaissance officielle d’une république que tu nous as offerte, sortie droit de ta bouche et fruit de tes sueurs, tu resteras pour nous autres Djiboutiens et enfants de l’indépendance, un des plus grands de notre histoire, au même titre que Harbi et Gashanleh.

08/09/10 (B568) Radio-Trottoir – Les lecteurs nous informent – 1 – Multiplication des rafles en Ville et des arrestations illégales dans les centres de Nagad e Guelilleh // 2 – Précisions et rectification : IOG et Paulette en seraient venus aux mains à propos d’Ollayeh, représentant à l’étranger de la nébuleuse, mais qui n’est plus « persona grata » en son pays.

_________________ 1 – Multiplication des rafles en Ville et des arrestations illégales dans les centres de Nagad e Guelilleh

Permettez-moi d’abord de vous remercier pour le combat que vous menez aux côtés des Djiboutiens. C’est un travail honorable que je respecte beaucoup. Vos information sont très souvent justes et confirmées dans la majorité des situations, ce qui n’est pas toujours sur les autres sites que je consulte.


Je vous écris parce que j’ai remarqué que de vastes operations de rafle sont commises à Djibouti-Ville en ce moment et qu’elles ont tendance à se multiplier.

Le plus grand nombre des victimes semble être de nationalité éthiopienne. Ces gens sont ramassé dans les rues, pour être (soi-disant) renvoyées dans leur pays d’origine. La réalité est bien différente, car elles sont placées, en toute inégalité, en détention dans l’un des deux centres « Nagad et Guelileh ».

Je les appelle « les goulag ». Ces personnes sont incarcérés abusivement durant des périodes indéterminées, mais souvent interminables. Elles sont contraintes d’accomplir « des travaux forcés » soit à l’intérieur des Centres, soit dans les arrondisements de la capitale.


A cela il faut ajouter que ces personne subissent des actes de torture et de viols collectifs, surtout à Guelileh où des jeunes filles et des femmes sont abusées par les hommes.

Je sollicite, Jean Paul Abdi Noel, pour qu’il enquête sur ces points et qu’ils informent l’opinion internationale sur ces actes cruels, dégradants et inhumains qui sont commis en toute illégalité et en toute impunité pour le moment.



PS L’équité commande de préciser que les viols et les tortures ne sont pas exercées uniquement à l’encontre des Ethiopiens mais qu’elles concernent aussi des Somaliens et des Afar.

Ce n’est qu’à titre d’exemple que j’ai pris le cas des Ethiopiennes parce que ce sont elles qui sont souvent violées le plus régulièrement par les agent de police, en charge de la sécurité des camps de rétention.

_____________________ 2 – Précisions et rectification : IOG et Paulette en seraient venus aux mains à propos d’Ollayeh, représentant à l’étranger de la nébuleuse, mais qui n’est plus « persona grata » en son pays.

Il me semble que je doive apporter des précisions qui infirment partiellement le message de « Madame Fadouma représentante de l’UMP » qui a été publié sur le site.

J’ai acquis la certitude, grâce à l’un de mes amis sur place, que l’Ambassadeur Olhayeh est retourné à Whashington et que rien ne puisse laisser supposer qu’il pourrait être mis à la retraite dans les prochains mois.

Quant au fait que Djama Haid puisse lui succéder : j’ai bien compris que c’était une plaisanterie et j’ai apprécié le clien d’oeil au passage.

Il faut savoir que Kadra avait interdit à Ollayeh de mettre les pieds à Djibouti.

S’il est venu malgré tout, c’est parce qu’il avait reçu des assurances personnelles d’IOG.

Il est bien confirmé qu’Ollayeh n’est plus dans « les petits papiers » de Paulette, mais IOG aurait refusé de mettre un terme à sa carrière. Selon son habitude, Paulette avait déjà choisi un homme de sa tribu Issak pour le remplacer.

Comme IOG a dit non à ses ambitions. Le couple s’est fortement opposé sur ce point. Ils se seraient même battus à ce propos. Mis à la porte par Paulette, IOG se serait réfugié au Sheraton pour y dormir …

En revanche, Issa Bouraleh, le premier conseiller de l’Ambassade aux USA pourrait etre mis à la retraite prochainement.

06/09/10 (B568) ARDHD : quelques retards à prévoir dans la publication des informations régionales.

Actuellement tous les membres de l’équipe sont mobilisées sur une mission professionnelle importante. Pendant les quelques jours à venir, ils ne pourront pas réserver le temps qu’ils consacrent habituellement à la diffusion des informations.

Nous avons décidé de limiter, très provisoirement, les mises à jour aux informations prioritaires concernant Djibouti.

La publication des messages non prioritaires et des informations régionales sera reprise dès demain soir, mercredi.

Nous prions les lectrices et lecteurs de bien vouloir nous excuser, mais l’actualité djiboutienne et régionale est très dense en ce moment, ce qui impose des disponibilités accrues au sein de l’équipe des bénévoles. Or ils ont des obligations personnelles assez lourdes par ailleurs, qu’ils doivent assumer en priorité.