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26/12/2015 (Brève 569) Communiqué de la LDDH qui dresse un premier bilan tragique des victimes des exactions commises ce lundi par les forces armées du dictateur : 62 morts et/ou disparus, 52 blessés et 13 prisonniers.

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La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 13 Décembre 2015

COMMUNIQUE de PRESSE 

Une enquête indépendante s’impose!

D’après l’enquête que nous avons menée auprès des familles des victimes, la liste provisoire de la tragédie du 21 décembre 2015 à Bouldhouqo s’établit ainsi :
a) Morts 28,  b) Blessés 52,  c) Disparus 34, d) Prisonniers 13.

La LDDH s’engage d’établir une liste définitive dans les prochaines jours et demande que lumière soit faite et justice rendue. Pour ce faire le Conseil des Droits Humains des NATIONS UNIES  doit diligenter une enquête indépendante qui établira les responsabilités et les causes de ce massacre.

Morts
            

Blessés

Disparus

Prisonniers

AWALEH ALI MOUSSE

ADEN FARAH AFFI

AHMED HILDID

MOUD AHMED ELMI

MOUSSA KHAIREH WABERI

IBRAHIM NOUR MIGANEH

SAHAL AHMED DJAMA

ELEYEH HASSAN ALI

AHMED ABDI HOUSSEIN

ABDI HOUSSEIN DIRIEH

FARAH ROBLEH WAIS

ABDOURAHMAN ARALEH

ABDILLAHI ADEN ABDI

AWOWO ADEN JIRIJIRI

MAHAMOUD BOUH RAYALE

MOHAMED HALANEH

ABDI SAHAL

IDRISS BAADOU ADEN

HACHIM ALI FARAH

MOHAMED IBRAHIM FOD

MOUMIN ABSIEH

HOSH ABDILLAHI ALI

HOUSSEIN  HASSAN MOUMIN 

MOHAMED AHMED ELMI

MAKO NOUR BOURALEH

YONIS ABDILLAHI ALI

OMAR ABDILLAHI

ABDO DAHIR MIGUIL

SAMIREH ADEN SAID

MOHAMED YACIN ABDI

MOUD HOUSSEIN MIGUIL

CHIRDON KAIREH

OSMAN MOUMIN

ABDI MOUSSA FARAH

MED ALI DEMO

AHMED ABDI

ADOSH MIGUIL BOUH

IBRAHIM OMAR DOULE

HASSAN MEIRANEH

MAHAD SAID

MAKO ALI RAYAL

HASSAN GUEDI

OMAR ALI OMAR

NEIMA FARID

HADIYO MAIDANE FARAH

ABOUBAKER YACIN SAID

SAID FARID DJAMA

 MOHAMED ABDI FARAH

MOUSSA BOUH

MAHAD HASSAN OMAR

HADI ABDI SAID

ABDOURAHMAN MOHAMED GUELLEH

MOUSSA ELMI EGAL

YONIS ABDILLAHI

MAHDI MOUSSA ATTEYEH

 

DAHIR AWALEH FARAH

YONIS HARED ABDILLAHI

MOUMIN ALLOLEH SOUGUEH

 

SAAD MOUSSA ELMI

YONIS FAROLEH

FATOUMA SAID ISSA

 

RAYALE MIGUIL ALI

ZAKARIA DAHER ALI

FOUAD ROBLEH OMAR

 

FATOUMA RAGUE

IBRAHIM NOUR MIGUIL

SAID BIRAAH BOUH

 

ALI MAIDANE

ARAB DAHER ISMAIL

FARDOUSSA OMAR ALI

 

FARAH MOUMINE OBSIEH

IDRISS BACHIR GUEDI

OMAR AWLID OSMAN

 

WAISE GODI

ALI DJAMA MAIRANEH

AYANLEH SOUGUEH GUEDI

 

AWALEH ROBLEH

AHMED ISSA

MOHAMED DJAMA EGUEH

 

OMAR GUIRREH GOD

ADEN FARAH

MOUSSA WABERI DIRIR

 

BARREH SOUGUEH

ABDILLAHI ADEN ALI

MOHAMOUD HASSAN OMAR

 

ALI HAYIL

DAOUD ABDILLAHI GOULED

DIRANEH AOULED ALI

 

HASSAN OMAR DOUALEH

ILYAS IBRAHIM

FARID ALI BOUH

 

MADINA ADEN HASSAN

FARAH MAHAMOUD

FOZIA DARAR IBRAHIM

 

AMINA HASSAN

MOUKTAR HASSAN ABDIRAHMAN

ABDILLAHI BOUH ALI

 

 

SOUMEYA
ABDOURAHMAN DJAMA
( 6 ans)

RAYAL BOUH

ISSA ALI FARAH

 

SOULEIMAN SAID ABDI

OMAR BAWLAH

AMAREH GUEDI BOUH

 

OMAR GUIRREH

OMAR DJAMA BASHE

SAADA OMAR DJAMA

 

 

JEH ABDI SOULDAN

FARID ALI WARSAME

 

 

ABADE ABDILLAHI ROBLEH

AGANEH OMAR WADAWR

 

 

ROBLEH BOUNI DAHER

ABDIRAHMAN WADAWR

 

 

IBRAHIM ALALEH

MOHAMED FARAH  IYEH

 

 

ISNINO FARAH ALI

 

 

 

QOREEHO BOUH SAID

 

 

 

DJAMA SAHAL

 

 

 

IBRAHIM AWALEH

 

 

 

HAROUN ABADID WARSAME

 

 

 

KADIJA HILIN ADAWE

 

 

 

OUMALKAIR SAID

 

 

 

ATTEYE DJAMA FARAH

 

 

 

DJIBRIL OMAR ATTEYEH

 

 

 

NEIMA GUIRREH ADAWEH

 

 

 

ANAB SOUGUEH BOUH

 

 

 

BILAL DJAMA MOUD

 

 

 

RODA IBRAHIM BOUH

 

 

 

HAMDA OSMAN ABDI

 

 

 

ABDOULKADER OSMAN ABDI

 

 

 

ZAHRA SAID FARAH

 

 

 

 

Le Président de la LDDH :

Omar Ali Ewado
Tél : +253 77 61 55 49

E-mail : iwado_lddh@yahoo.fr

17/09/10 (B569) Sgt-Chef Ariko : hommage à Gabayo !

Je viens d’apprendre le décès de l’un des hommes politiques les plus en vue de la République de Djibouti.

C’était
un homme qui n’avait jamais caché son amour pour sa patrie : Djibouti.

Ahmed Boulaleh Barreh est mort hier soir à Bordeaux en France où il était venu se faire soigner puisqu’il n’y a plus d’hopitaux à Djibouti pour traiter les cas sérieux.

Sa fille réside en France.

J’ai connu Ahmed Boulaleh Barreh dit "Gabayio", lorsqu’il était Ministre de la Défense nationale en 1992. En 1993, c’est lui qui m’a remis personnellement les insignes de Chevalier de la médaille d’honneur de la Gendarmerie. La cérémonie se déroulait à la caserne Barkhat Siraji ou camp Lelong pour les Djiboutiens.

Je tiens à rendre hommage à cet homme qui disait tout haut ce que tout les autres pensaient tout bas. Il était devenu un opposant d’Hassan Gouled et il avait été incarcéré à Gabode. En 1996, le jour de sa libération, je commandais le peleton de garde à la Présidence de la République.

En passant à proximité du Palais de l’Escale, il a demandé à son chauffeur et à toutes les voitures qui l’escortaient de klaxonner longuement pour faire savoir à Gouled qu’il était bien là, vivant et prêt à en decoudre avec lui.

C’était un sage.

Au nom de l’opposition en exil, je tiens a adressr a toute sa nombreuse famille et en particulier à son fils Rachid Gabayio, Capitaine dans la police nationale, mes condoléances les plus sincères.

Sergent-Chef Moussa Hassan
dit Ariko
Londres

17/09/10 (B569) Le Journal de la Flibuste – Arrivée dans le golfe d’Aden d’un navire-hôpital de la marine chinoise (1 article)

_________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Arrivée dans le golfe d’Aden d’un navire-hôpital de la marine chinoise

Le 15 septembre, le navire-hôpital de la marine chinoise « Arche de Paix », avec à son bord 428 soldats, officiers et personnel médical, est arrivé au golfe d’Aden pour sa première mission médicale à l’étranger. Ce bateau rejoindra la 6e flotte d’escorte chinoise de l’Armée populaire de Libération et offrira des examens de santé, des soins médicaux et des consultations psychologiques aux soldats et officiers en mission dans le golfe.

« Arche de Paix » est partie de Chine le 31 août, et après sa mission médicale dans le golfe d’Aden, proposera ses services médicaux à la population locale et donnera des conseils sanitaires aux enfants de Djibouti, du Kenya, de la Tanzanie, des Seychelles et du Bangladesh.

17/09/10 (B569) Un nouveau Palais ultra coûteux pour Guelleh et Kadra. Le projet est pharaonique et devrait assécher les ressources du pays pendant plusieurs années … (Enquête documentée sur le projet par Ariko)

Le projet est déjà bien avancé.

Sans ne consulter personne, Guelleh, qui est atteint de plusieurs maux psychologique dont en particulier la folie des grandeurs, a décidé de faire construire un nouveau bâtiment à côté de l’actuel Palais présidentiel.

Les plans ont été approuvés par Ismaël Bobard. Les travaux ont même déjà commencé.

Voici la maquette (en 3D) du nouveau Palais de Madame Paulette, qui va jouxter l’Escale, laissé par Hassan Gouled et qui était devenu probablement trop petit, pour les grosses têtes, qui ne cessent d’enfler, du couple infernal.

Vue de l’extérieur

L’intérieur a été conçu pour que RPP puisse recevoir "en toute simplicité" quelques amies proches

 

Tel un pharaon, IOG échafaude des plans, impose des aménagements, après validation par sa princesse …

Chacun se demande avec quel argent il va construire des bâtiments qui devraient faire double emploi avec les existants.

Incroyable mais vrai !

En fait, ce serait la dame de fer qui aurait exigé d’avoir des locaux, bien à elle, dans le même secteur que la Présidence. .

Le couple "Thénardier" (**) gère maintenant Djibouti en véritables Sultans, qui se prennent pour les propriétaires du pays.

Les djiboutiens sont prévenus.

IOG bâtit parce qu’il compte rester au poste jusqu’à son dernier jour.

Il n’a même pas encore lancé sa campagne électorale et pourtant il a initié la construction d’un second palais qui ne sera pas terminé avant la fin de son deuxième mandat. Qui sera inauguré au cours du prochain manda.

Ce palais sera relié à l’ancien Beit el Wali. Jamais on avait vu cela à Djibouti : Madame veut un palais pour elle toute seule.

C’est une société française "AXE"* qui a eu le contrat pour imaginer ce monument à la gloir d’IOG et de sa Paulette.

Cette folie ruineuse, dont on ignore les financements, sera-t-elle la goutte d’eau qui fera déborder le vase ? Les Djiboutiens doivent se soulever lorsqu’autant d’argent est englouti pour la construction d’un second palais présidentiel, dont ni l’utilité ni la nécessité ne sont démontrés.

Que les Djiboutiennes et les Djiboutiens ne se fassent aucune illusion. C’est leur argent qui va partir en fumée s’ils ne réagissent pas rapidement pour dénoncer cette nouvelle humiliation.

Il faut dire à ce couple d’opérette "KIFAYA", en langue arabe.

Sergent-Chef Ariko
Votre camarade de lutte
Londres

(*) Coordonnées du Cabinet AXE en charge du projet :

23, rue Tombe-Issoire
75014 PARIS
Tel: +33 (0)1 45 81 39 15
Fax: +33 (0)1 45 89 29 35
t.garevski@free.fr

(**) Note de l’ARDHD / Thénardier. Un roman de Victor Hugo, dont nous reproduisons la présentation qui est proposée par Wikipedia.

La famille est composée du père, de la mère, des deux filles Éponine et Azelma, du petit Gavroche et de deux autres garçons encore plus jeunes (on ignorera toujours leurs prénoms) dont le couple s’est « débarrassé » lors d’une sordide transaction. Le père est un ancien soldat devenu sergent. (…)

Ces Thénardier sont des menteurs et des fourbes, mais on peut penser que c’est dû en partie à la misère (le développement d’Hugo dans « Le Mauvais pauvre »). (…)

(…) Pour survivre, le couple n’hésite pas à recourir à toutes sortes de moyens criminels, du plus léger au rédhibitoire (exploitation éhontée de la pauvreté, vols, cambriolages, agressions, voire assassinat). De ce fait, la famille côtoie différents milieux interlopes (le banditisme, la prostitution), ce qui permet à Hugo de se pencher sur les causes sociales de ces comportements, de nous faire réfléchir et de nous inciter à ne pas condamner systématiquement certains agissements.

17/09/10 (B569) Les traits de l’Erythrée – Erythrée / Neuf ans après les rafles de septembre 2001, la chasse aux journalistes se poursuit (RSF. Lien à la fin de l’article pour signer la pétition)

Neuf ans exactement après la brutale opération de nettoyage politique lancée le 18 septembre 2001 à Asmara, le pouvoir érythréen continue de museler toute forme de liberté d’expression. Alors que Reporters sans frontières a adressé une lettre à la police britannique, le 16 septembre 2010, pour lui demander d’engager des poursuites contre l’un des responsables de cette campagne de répression, un journaliste vient à nouveau d’être arrêté alors qu’il tentait de fuir le pays, a appris Reporters sans frontières.

Au cours de l’été 2010, Eyob Kessete, journaliste du service amharique de la radio publique Dimtsi Hafash, a été arrêté alors qu’il tentait de franchir la frontière avec l’Ethiopie. Son lieu de détention est inconnu. Arrêté une première fois au début de l’été 2007, alors qu’il tentait déjà de faire défection, le journaliste avait été détenu dans plusieurs centres pénitentiaires avant d’être relâché fin 2008 ou début 2009. Sa remise en liberté avait été obtenue grâce à la garantie apportée par certains de ses proches.

Le sort d’une vingtaine d’autres journalistes emprisonnés est toujours entouré du même silence pesant des autorités. On est par exemple sans nouvelles du journaliste Said Abdulhai, arrêté au cours de la dernière semaine de mars 2010. De même l’incertitude demeure sur le lieu de détention du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaac, arrêté le 23 septembre 2001 à Asmara. La semaine prochaine, la foire du livre de Göteborg, en Suède, présentera pour la première fois un recueil de nouvelles écrites par l’ancien journaliste du quotidien disparu Setit, intitulé « Hope – The Tale of Moses’ and Manna’s Love and other texts ».

Les rafles de septembre 2001, la suspension de la presse privée et l’arrestation des principaux directeurs de journaux ont fait basculer l’Erythrée dans une période sombre. Le pays n’est toujours pas sorti de cette ère de terreur, par la faute de l’intolérance et des délires paranoïaques de ses dirigeants. Il n’existe aujourd’hui aucun média indépendant, les correspondants de la presse étrangère sont personae non gratae, et les employés des médias publics, transformés en fonctionnaires zélés de la propagande gouvernementale, n’ont d’autre choix que de fuir ou d’obéir aux ordres.

Le 16 septembre 2010, Reporters sans frontières a écrit au War Crimes Department de Scotland Yard pour connaître l’état d’avancement de l’enquête menée sur Naizghi Kiflu, citoyen érythréen résidant en Grande-Bretagne. Ministre de l’Information et conseiller présidentiel à l’époque des rafles, ce dernier peut être arrêté et poursuivi en vertu de l’article 134 du Criminal Justice Act de 1988 qui sanctionne la pratique de la torture. En mai 2008, Reporters sans frontières avait publié un rapport sur le rôle de cet homme dans l’appareil répressif érythréen intitulé « Enquête sur Naizghi Kiflu, l’éminence grise du dictateur ». Lire le rapport : http://fr.rsf.org/erythree-enquete-sur-naizghi-kiflu-l-21-05-2008,27110.html.

Depuis trois ans, l’Erythrée se trouve en dernière position du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, à la 175e place sur 175 pays. Dictateur le plus impitoyable du continent, hier héros de la libération, aujourd’hui Président opprimant son peuple, le chef de l’Etat, Issaias Afeworki, figure dans la liste des « prédateurs de la liberté de la presse ». Plus d’informations : http://fr.rsf.org/spip.php?page=predateur&id_article=37180.

Signez la pétition pour la libération des journalistes emprisonnés en Erythrée : http://fr.rsf.org/petition-pour-la-liberation-des-journalistes-emprisonnes,37550.html.

17/09/10 (B569) Nouvelles de Somalie – Susan E. Rice encourage les Barundi de l’Amisom – l’ONU demande la poursuite du soutien au processus de transition – jusqu’à 20.000 soldats de la paix nécessaires – Quinze morts dans des affrontements à Mogadiscio – au moins 12 civils tués dans des tirs d’artillerie à Mogadiscio – Enquête sur une attaque des Casques bleus contre des civils à Mogadiscio – Ban Ki-moon encourage les autorités à résoudre leurs différends. (7 articles)

________________ 7 – Burundi-AgNews

Susan E. Rice encourage les Barundi de l’Amisom.

Bien que le Représentant Spéciale des Nations Unis pour la Somalie déclare que la situation dans le pays -Somalie- reste périlleuse, hier aux Nations Unis , Susan E. Rice, représentant permanent des États-Unis à l’ONU, a appelé les nations à apporter leur soutien aux efforts de paix en Somalie. Elle a encouragé les Barundi et les Ougandais, au nombre de 7 000, engagés sur le terrain somalien, et à remercier leur bravour en temps que « soldat de la paix ». Elle a demandé aux pays qui avaient promis des troupes d’honnorer leur engagement.

Pour le compte de l’Union Africaine, les Barundi ont répondu présents pour aider à sortir leurs frères et sœurs somaliens de leur guerre interminable. Il y a quelque jours lors de sa remise-reprise au ministère de la Défense et des Anciens Combattants, le ministre sortant, le Lieutenant Général Germain Niyonyakana avait insisté, concernant le dossier somalien, envers son successeur – le général major Pontien Gaciyubwenge-, à suivre de très près – l’harmonisation des salaires entre les forces de l’UA et ceux de l’ONU -.

Cet automne, des militaires barundi vont être formés notamment aux interventions humanitaires- par une demi-douzaine de militaires belges durant six semaines. Un responsable de la Défense , qui s’exprimait sur l’opportunité de – ce training – a expliqué que « La nouvelle armée burundaise FDN souhaitent donner des lettres de noblesse à -ses soldats de la Paix – ». C’est dans cette optique terminait -t’‘il que « la justice burundaise ne chôme pas en ce moment.

Des sanctions disciplinaires, à l’encontre de quelques soldats barundi qui se sont mal comportés lors de leur séjour somalien, sont en examen à l’auditorat militaire ».

_______ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : l’ONU demande la poursuite du soutien au processus de transition

A l’occasion d’un débat du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Somalie, le représentant spécial de l’ONU pour ce pays, Augustine Mahiga, a appelé la communauté internationale à continuer de soutenir le processus de transition qui s’achèvera en août 2011, en renforçant notamment la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et les capacités du gouvernement fédéral de transition.

Dans son intervention, Augustine Mahiga a d’abord mis en avant les dissensions qui persistent au sein des institutions fédérales de transition, notamment entre le gouvernement fédéral de transition et le parlement, et qui ralentissent le processus de transition. Il a donc souhaité que « le Conseil de sécurité souligne une nouvelle fois le besoin d’unité et de cohésion au sein du gouvernement fédéral de transition pour faire face à l’insurrection et faire avancer le processus de paix ».

Il a ensuite rappelé que les Accords de Djibouti de 2008, destinés à mettre fin à deux décennies de violences qui ont provoqué l’exil de plus de trois millions de Somaliens et le déplacement dans le pays de plus de 800.000 personnes, impliquaient la réalisation d’un certain nombre de tâches avant la fin de la période de transition fixée à aout 2011.

« Cela inclut la poursuite des initiatives en faveur de la réconciliation, la construction d’institutions civiles et sécuritaires et la fin du processus de rédaction d’une constitution », a-t-il expliqué, avant d’énoncer les obligations incombant, selon lui, au gouvernement de transition : intégrer plus de groupes d’opposition dans le processus politique, se concentrer sur la fourniture de services de base à la population, développer une feuille de route avec des objectifs réalisables et un calendrier clair.

« Ces éléments clés définiront les institutions futures d’une Somalie unie, démocratique et stable », a insisté Augustine Mahiga.

Le représentant de l’ONU a ensuite estimé qu’à 11 mois seulement de la fin de la période de transition, « le gouvernement fédéral de transition et la communauté internationale devaient renforcer leur détermination politique afin de préserver et d’étendre la paix fragile obtenue grâce aux Accords de Djibouti ».

Il a également appelé au renforcement des capacités militaires du gouvernement, tout en estimant que le soutien et l’assistance régionale et internationale devait être renforcés compte tenu « de la période très critique du processus de paix » que la Somalie traverse. A cet égard, il a souhaité que la décision de l’Union africaine de déployer 2000 soldats de la paix supplémentaire sous la bannière de l’AMISOM dans la capitale Mogadiscio soit « mise en oeuvre rapidement ».

Il a aussi appelé à renforcer les équipements moyens dont dispose la force de l’Union africaine, estimant qu’elle est « actuellement en manque critique » de moyens pour protéger les civils et de système adéquat de surveillance et de collecte de renseignements.

Augustine Mahiga a poursuivi son intervention en saluant « la coopération encourageante » entre le gouvernement fédéral de transition et les autorités du Puntland et du Somaliland, sur des questions de sécurité telles que la lutte contre la piraterie ou les mouvements de population déplacées. Ces deux régions autonomes jouent « un rôle modèle pour le reste de la Somalie, en montrant que la paix et la stabilité peuvent être atteints », selon lui.

Pour conclure, le représentant de l’ONU a déploré la dégradation de la situation humanitaire, en particulier à Mogadiscio. « Les attaques de l’insurrection contre les positions du gouvernement fédéral de transition ou de l’AMISOM ont aggravé la souffrance de civils innocents. Un nombre croissant de personnes rentrées dans leurs maisons ont été obligées de fuir à nouveau compte tenu de l’intensification des accrochages et des combats dans la capitale ».

__________________ 5 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: jusqu’à 20.000 soldats de la paix nécessaires

La force internationale de maintien de la paix en Somalie aurait besoin de presque tripler ses effectifs pour atteindre 20.000 soldats de la paix, en raison de la menace croissante des insurgés, a déclaré jeudi un émissaire particulier de l’ONU en Somalie.

L’émissaire Augustine Mahiga a déclaré au Conseil de sécurité qu’un nouveau dispositif international était nécessaire pour empêcher que des soldats étrangers, et des armes, n’entrent en Somalie pour s’en prendre aux forces de maintien de la paix et aux forces gouvernementales.

Vingt ans de guerre civile ont déchiré la Somalie mais l’influence croissante des insurgés islamistes shebab est une cause d’inquiétude de plus en plus grande pour les pays occidentaux.

Quelque 7.200 soldats mal équipés faisant partie de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) représentent l’unique rempart empêchant les shebab de s’emparer de la capitale Mogadiscio.

"La menace a en fait augmenté à Mogadiscio et dans le sud de la Somalie", a déclaré Augustine Mahiga. L’Amisom et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) "prévoient d’amener le contingent de l’Amisom jusqu’à 20.000 soldats dans les mois qui viennent", a-t-elle ajouté.

"Le conseil de sécurité et de la paix de l’Union africaine va bientôt soumettre au Conseil de sécurité de l’ONU une demande d’autorisation pour augmenter les troupes à Mogadiscio et dans d’autres endroits stratégiques de Somalie", a-t-elle ajouté.

Les milices des shebab contrôlent une bonne partie du centre et du sud de la Somalie.

"Je suis inquiet de la situation sécuritaire dans le pays et de son impact potentiel dans toute la région", a souligné M. Mahiga devant le Conseil de sécurité.

Il a expliqué que le port de Kismayo contrôlé par les shebab "est devenu le point d’entrée pour les combattants étrangers, le matériel de guerre pour les insurgés et est devenu un centre d’activités criminelles et de commerce illégal".

"Il y a un besoin de sécurité maritime et aérienne renforcé pour empêcher ce matériel d’être utilisé contre l’Amisom et le gouvernement fédéral de transition", a-t-il dit.

M. Mahiga a encore invité le gouvernement de transition, dont le mandat expire en août 2011, à fournir des efforts urgents pour surmonter ses dissensions et asseoir son autorité.

L’ambassadeur de France auprès de l’ONU, Gérard Araud, a estimé que le gouvernement de transition devait "convaincre la population qu’il peut apporter les services de base, les soins médicaux, l’éducation, la justice et la sécurité".

"Globalement, il reste des besoins considérables", a-t-il dit.

________________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

Quinze morts dans des affrontements à Mogadiscio

Trois soldats gouvernementaux ont été tués jeudi par des tirs de mortier sur le siège du gouvernement somalien à Mogadiscio. Au moins 12 autres personnes ont été tuées dans la riposte à cette attaque, qui intervenait en pleine session parlementaire.

Un député a également été blessé, ainsi que cinq soldats. Les soldats somaliens et de l’Union africaine ont riposté, tirant des obus de mortier sur le marché Bakara, le principal de la capitale somalienne. Au moins 12 personnes y ont été tuées, et 40 autres blessées, selon Ali Muse, chef des services d’ambulances de la ville.

Les députés étaient réunis pour voter une motion réclamant au gouvernement de transition de se présenter devant eux dans les trois jours pour un vote de confiance

________________________ 3 – AFP

Somalie: au moins 12 civils tués dans des tirs d’artillerie à Mogadiscio

Au moins 12 civils ont été tués et une cinquantaine d’autres blessés jeudi à Mogadiscio dans des tirs d’artillerie entre des insurgés islamistes et la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), a-t-on appris de source médicale et auprès de témoins.

Les shebab, qui se réclament d’al-Qaïda, ont tiré en direction du palais présidentiel et du Parlement, entraînant une riposte de l’Amisom qui protège le gouvernement fédéral de transition.

"Les insurgés ont tiré des obus de mortier en direction du palais présidentiel et du Parlement, mais ils ont manqué leurs cibles et il n’y a pas eu de victimes dans cette zone", a déclaré à l’AFP un responsable de la sécurité au sein du gouvernement de transition, Abdi Moalim Gedi.
Selon des sources médicales, la plupart des victimes ont péri dans le marché de Bakara, le plus grand de la ville, sous contrôle des shebab.

"Le nombre de civils tués se monte pour le moment à 12 et 47 personnes ont été blessées. Nous avons récupéré la grande majorité des victimes dans le marché de Bakara, plus précisément dans une section où l’on vend du poisson", a déclaré à l’AFP le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse.

"Les ambulances ont eu beaucoup de difficultés à atteindre les victimes en raison des nombreux camions qui bloquaient les rues du marché", a-t-il précisé.

"Un violent tir d’artillerie a frappé un section bondée du marché et cinq personnes sont mortes sur le coup et plus de 10 autres blessées. C’était horrible, des morceaux de chair jonchaient l’endroit", a pour sa part décrit un témoin, Hassan Yumbi.

Un second échange d’artillerie a opposé les shebab, qui visaient l’ancienne académie militaire dans le nord-ouest de Mogadiscio devenue le quartier général du contingent burundais de l’Amisom.

Les soldats burundais ont répliqué par une salve de mortiers, a constaté un correspondant de l’AFP présent dans la base.

Les civils sont de loin les principales victimes de la bataille de Mogadiscio entre les shebab et les forces gouvernementales soutenues par l’Amisom.

Plusieurs associations de défense des droits de l’Homme ont accusé les deux camp de tirs indiscriminés sur des quartiers densément peuplés.

L’Amisom affirme tout faire pour épargner les civils tandis que le gouvernement a assuré que des insurgés ayant péri dans ces combats étaient parfois inclus dans les bilans en tant que civils.

"Au moment où ils arrivent à l’hôpital, les corps ont été débarrassés de leurs armes, munitions et autre attirail et ils ont l’air de civils ordinaires", affirmait récemment le ministère de l’Information dans un communiqué.

________________________ 2 – Afrique en Ligne avec PANA

Enquête sur une attaque des Casques bleus contre des civils à Mogadiscio

L’ONU et l’Union africaine (UA) devraient ouvrir une enquête sur les allégations selon lesquelles les forces de maintien de la paix de l’UA en Somalie (AMISOM) ont pilonné des positions civiles alors qu’elles voulaient mener des représailles contre les milices d’Al Shabab, a indiqué mercredi, un haut responsable des Nations unies.

Le haut-commissaire adjoint des Nations unies pour les droits de l’homme, Kyung-wha Kang, a indiqué que les deux organisations devraient répondre d’urgence aux allégations concernant de prétendues bavures de l’AMISOM.

‘Une enquête devrait être ouverte sur ces allégations concernant les excès de l’AMISOM’, a martelé M. Kang.

Les premières informations concernant un éventuel pilonnage de l’AMISOM contre des civils ont été diffusées en juillet, quelques jours après que les milices d’Al Shabab ont mené des attentats à Kampala, la capitale ougandaise, pour pousser l’Ouganda à retirer ses troupes de Somalie, accusant les soldats ougandais de violation des droits humains dans le pays.

D’après un audit interne mené par des spécialistes de l’UA, la nature hautement technologique des attaques contre des positions civiles à Mogadiscio, a montré que quelques chars de l’AMISOM ont été utilisés pour tirer sur des positions civiles.

M. Kyung a par ailleurs annoncé que le Conseil international pour les droits de l’homme va dédier une session entière, le 29 septembre, à la situation des droits de l’homme en Somalie.

Les responsables de l’UA ont soutenu que l’AMISOM agissait selon des règles très strictes, pour essayer de maintenir la paix dans un pays sans loi depuis deux décennies.

________________________ 1 – All Africa

Ban Ki-moon encourage les autorités à résoudre leurs différends

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, encourage, dans un rapport publié mardi, le Gouvernement fédéral de transition et le parlement somaliens à résoudre leurs différends politiques, estimant que les tensions internes au sein du gouvernement et des autres institutions fédérales ont détourné ces derniers mois l’attention des tâches essentielles à accomplir.

« Il importe que le Gouvernement fédéral de transition mette en place des structures gouvernementales crédibles pour assurer les services voulus à la population du pays et le Conseil des ministres doit continuer de se concentrer sur les tâches primordiales qui restent à accomplir avant la fin de la période de transition, en août 2011 », écrit Ban Ki-moon dans ce rapport transmis au Conseil de sécurité.

Afin d’aider le Gouvernement fédéral de transition à s’atteler à certaines des tâches les plus ardues qui lui incombent, notamment étendre son autorité et lutter contre la menace de l’extrémisme, le Secrétaire général lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle lui fournisse d’urgence un appui sur les plans militaire et financier et des ressources dans d’autres domaines.

« J’encourage vivement les donateurs à utiliser plus activement le mécanisme gouvernemental de financement géré par PricewaterhouseCoopers pour fournir leur assistance », dit-il.

Alors que le terme de la phase de transition en Somalie se rapproche, Ban Ki-moon s’inquiète de constater que les objectifs qui ont été fixés pour cette période n’ont pas été atteints en grande partie.

Il note toutefois avec satisfaction que des progrès notables ont été réalisés dans l’élaboration du projet de constitution.

Il se dit aussi satisfait des efforts faits par le Comité mixte de sécurité pour coordonner les initiatives axées sur le développement du secteur de la sécurité. « Les attentats-suicides effroyables perpétrés à Kampala nous rappellent que les insurgés représentent un danger pour la Somalie, les pays de la sous-région et les autres pays », dit-il.

Il salue le rôle décisif que l’Union africaine et l’Autorité intergouvernementale pour le développement jouent dans l’appui au processus de paix en Somalie. Il rend un hommage particulier à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), qui doit continuer à travailler dans des conditions très difficiles, et invite de nouveau la communauté internationale à apporter d’urgence à la Mission l’appui dont elle a besoin pour pouvoir s’acquitter efficacement de son mandat.

Dix-huit mois après la mise en place des arrangements financiers existants élaborés par l’Organisation des Nations Unies pour l’AMISOM, les importants déficits enregistrés continuent de nuire au fonctionnement de cette dernière et, peut-être, de décourager des pays qui seraient susceptibles de fournir des contingents.

Le Secrétaire général demande également à la communauté des donateurs de maintenir son appui indispensable au peuple somalien dans le domaine humanitaire. Les organisations humanitaires fournissent une assistance vitale à 3,2 millions de personnes en Somalie. Il note que les ressources affectées à des secteurs clefs tels que ceux de l’eau, de la santé et de la nutrition sont financées à hauteur de moins de 40 %.

Le Secrétaire général se dit profondément préoccupé par les répercussions dévastatrices du conflit sur la population civile et par les atteintes au droit international des droits de l’homme et au droit international humanitaire. Il rappelle à toutes les parties au conflit que les auteurs de crimes de guerre seront traduits en justice. « À ce propos, j’appuie la proposition de rassembler des informations sur les violations les plus graves qui auront été commises », dit-il.

17/09/10 (B569) Décès du Président du (PSD), Ahmed Boulaleh Barreh dit Gobayo (DjibTalk avec ADI – Info lecteur)

Le Président du Parti social démocrate (PSD), Ahmed Boulaleh Barreh "Gabayo", ténor de la vie politique djiboutienne et doyen de l’Assemblée nationale, s’est éteint jeudi, à Bordeaux, en France, des suites d’une maladie cardio-vasculaire.

Connu pour son audace et son franc-parler, il fut un grand militant attaché à son pays, s’illustrant notamment dans toutes les luttes pour l’indépendance nationale et la liberté du peuple djiboutien.

Membre de la Ligue populaire africaine pour l’indépendance (LPAI), ancêtre de l’actuel parti au pouvoir (RPP), il fut élu pour la première fois à l’Assemblé nationale en mai 1977, avant de devenir ministre de l’intérieur chargé des postes et des télécommunications en 1991.

En 1993, il a été nommé ministre de la Défense nationale, un poste qu’il a conservé jusqu’en 1996.

Avec son compère de toujours, le regretté Moumin Bahdon Farah (Paix à son âme), il rejoindra l’opposition pour co-fonder en 2001 le Parti social démocrate (PSD) dont il devint le numéro deux.

Après le décès de Moumin Bahdon Farah, il y a environ une année, il sera appelé à prendre en main la destinée du PSD, membre de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) depuis 2003.

"C’est une des figures marquantes de la politique djiboutienne qui vient de disparaître avec Ahmed Boulaleh Barreh", a écrit le chef de l’Etat dans un message de condoléances qui il a écrit à la famille du disparu juste après l’annonce de la triste nouvelle.

Saluant "les qualités du défunt, son parcours militant, son sens aigu du patriotisme et sa fidélité à ses engagements premiers et à ses idéaux", il s’est dit "très consterné par l’immense vide qu’il a laissé derrière lui".

Dans ce message, le Président Guelleh a enfin exprimé ses sincères sentiments de sympathie et de compassion à la famille du défunt, priant Dieu le Tout Puissant d’accueillir le défunt dans son infinie miséricorde et d’accorder à ses proches patience et réconfort.

Apprécié pour ses valeurs humaines, le défunt, père de huit enfants, laisse le souvenir d’un homme de conciliation sensible au sort de ses prochains, chaleureux et affable.