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27/12/2015 (Brève 571) Droit d’ingérance humanitaire ou devoir ? (ARDHD)

Confrontés à un dictateur sanguinaire qui n’hésite pas à tuer, à incarcérer abusivement, à torturer ou à faire disparaître ses concitoyens pour conserver indûment et indéfiniment son pouvoir, les pays de droit doivent-ils rester les bras croisés, fermer les yeux et laisser-faire, au nom d’on ne sait quels intérêts supérieurs ?

Le dernier exemple de ces abominations commises à grande échelle remonte à six jours : 28 morts et 34 disparus, 52 blessés,
13 prisonniers. Tous victimes de l’injustice et d’une volonté de terroriser la population dans son ensemble. Même si ce n’est pas la première fois (Arhiba, massacres dans le Nord, pour ne citer que ceux là) la coupe est pleine.

Les nations occidentales présentes militairement à Djibouti et en capacité d’intervenir (en particulier
la France ou les USA) doivent agir au nom du devoir d’ingérence humanitaire. Si on ne peut pas revenir en arrière en faisant ressusciter des morts, on peut sauver ceux qui ont échappé à la mort et qui sont dans une situation sanitaire critique, leur pronostic vital engagé.

Ces pays doivent agir de toute urgence et ne pas rester immobile en prétextant qu’ils respectent le droit international !

Oui le droit international est respectable, à la condition que les deux parties appliquent les mêmes règles en ce qui concerne leurs concitoyens. Le régime de Guelleh est sorti du droit, il s’est volontairement placé au banc des nations et maintenant c’est devant un tribunal pénal international
qu’il faut l’envoyer.

Mais auparavant, sans tenir compte des cris d’orfraie qu’il va pousser et de ses hurlements d’hypocrite, il faut évacue de toute urgence
les blessés qui peuvent encore être sauvés.

L’histoire retiendra la décision qui sera prise aujourd’hui ou demain par les nations libres. Agissons vite pour montrer que les citoyens exigent une décision rapide et qu’ils jugeront leurs propres dirigeants sur ces bases.

01/01/10 (B571) Nouvelles de Somalie – Interpol craint la menace somalienne – le Groupe de contact réaffirme son soutien au gouvernement – 3 vendeurs de tabac « condamnés » à acheter des AK-47 pour des shebab – Le Premier ministre claque la porte – La situation en Somalie objet d’une réunion aux Nations unies – l’AMISOM a besoin d’un appui supplémentaire (6 articles en Français)

___________________ 6 – Metro (Canada) avec AP

Interpol craint la menace somalienne

L’agence policière internationale Interpol estime que les militants islamistes de la Somalie présenteront bientôt une menace plus importante que ceux issus d’Afghanistan.

En marge d’une conférence sur la sécurité en Afrique occidentale à Bruxelles, le secrétaire-général de l’agence, Ronald K. Noble, a indiqué à l’Associated Press que de plus en plus d’actes terroristes trouvent leur origine en Somalie.

Pour Interpol, a-t-il ajouté, la Somalie sera l’Afghanistan des cinq ou dix prochaines années.

La Somalie est sans gouvernement central depuis 20 ans. Le pays est aux prises avec une insurrection islamiste dirigée par al Shabab, un groupe étroitement lié au réseau al Qaïda.

Al Shabab a lancé cet été en Ouganda des attaques qui ont fait 76 victimes.

Interpol relie les forces policières de 188 pays pour combattre le crime transfrontalier.

___________________ 5 – Centre Info de l’ONU

Somalie : le Groupe de contact réaffirme son soutien au gouvernement

Le Groupe international de contact international (GIC) sur la Somalie, composé de près de 35 pays, terminait mardi sa 18ème réunion à Madrid, en Espagne. L’occasion pour ces pays de réaffirmer leur soutien au Gouvernement fédéral de transition (GFT) et pour le Président somalien, Sharif Sheikh Ahmed, de réitéré son engagement à travailler pour la paix et la stabilité de son pays, avec l’aide de la communauté internationale.

Au terme de cette réunion de deux jours, le Groupe de contact a souhaité réaffirmer un certain nombre de points quant à l’avenir de la Somalie. Il a réaffirmé son engagement en faveur d’une Somalie unie et souveraine et condamné fermement les différentes attaques terroristes attribuées aux milices islamistes Al Shebab : les attentats à Kampala, en Ouganda, en juillet, ceux contre l’hôtel Muna de Mogadiscio en août et l’attaque contre l’aéroport de la capitale somalienne en septembre.

Le GIC a aussi fait part de sa « satisfaction collective » après que les différends internes au GFT aient été réglés pacifiquement. Il a demandé en urgence aux dirigeants somaliens de rester unis et de concentrer leurs efforts sur les défis qu’ils ont à relever. Il les a également invités à se mobiliser sur la rédaction d’un projet de constitution, sur la lutte contre la corruption, la promotion de transparence des institutions et la mise en place des services de bases à la population.

Après avoir renouvelé son engagement pour la paix et la stabilité de son pays, le Président somalien, Sharif Sheikh Ahmed, a fait part de son intention de nommer dans les plus brefs délais un nouveau Premier ministre, après la démission d’Omar Abdirashid Sharmarke la semaine dernière. Le chef de l’Etat a également demandé une augmentation de l’aide apportée par la communauté internationale à son pays et à ses institutions en construction, « pour résoudre les problèmes de sécurité et obtenir des résultats tangibles ».

Dans une déclaration consacrée à la piraterie au large de la Somalie, le Représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga, qui présidait la réunion du Groupe de contact, a défendu une politique coordonnée incluant la lutte contre la piraterie, celle contre les insurgés, le développement, l’action militaire en mer, les poursuites judiciaires à terre et l’aide humanitaire aux populations civiles. « Tout cela fait partie de la construction d’une solution globale pour la Somalie », a-t-il estimé.

Pour le représentant de l’ONU, toutes les mesures contre la piraterie ne doivent pas être en contradiction avec l’accord de paix de Djibouti, le processus destiné au retour de la paix et de la stabilité dans ce pays ravagé par la guerre, les violences et l’anarchie depuis le début des années 1990.

« La volonté de la communauté internationale de mettre fin au fléau de la piraterie, soutenue par le Gouvernement fédéral de transition, doit s’inscrire dans le cadre d’un ensemble de mesures équilibrées qui contribuent aussi à la stabilité politique de la Somalie », a encore ajouté Augustine Mahiga, qui a défendu une meilleure coordination des opérations maritimes menées par les forces internationales et les opérations terrestres de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

Dans leur déclaration finale, les Etats membres du GIC ont par ailleurs exhorté le GFT à « élaborer d’urgence une feuille de route qui définisse la gestion de la période de transition dans les deux mois restants ». « Cette feuille de route devrait refléter une stratégie globale donnant priorité à des objectifs politiques, avec des échéances, et à la reconstruction et au développement, avec un budget », précise encore la déclaration finale, qui demande au Bureau politique des Nations Unies pour la Somalie (UNPOS) de coordonner le soutien international au GFT.

___________________ 4 – La Croix avec AFP

Somalie : 3 vendeurs de tabac "condamnés" à acheter des AK-47 pour des shebab

Trois vendeurs somaliens de tabac ont été condamnés par des insurgés islamistes somaliens shebab à leur acheter des fusils AK-47 pour avoir violé leur loi interdisant le commerce du tabac, a indiqué jeudi un responsable du mouvement.

Les shebab ont imposé une interdiction sur la culture et le commerce du tabac dans la région de Gedo (sud de la Somalie), où a été instauré la Charia (loi coranique).

"Trois personnes ont été arrêtées au cours des dernières 48 heures pour avoir vendu du tabac. La Cour islamique dans la région les a condamnés à acheter des AK-47 pour les moudjahidines comme punition pour avoir violé la l’interdiction" sur le tabac, a déclaré Cheikh Bishar Adan Hassan.

La culture du tabac était traditionnelle à Gedo jusqu’à ce que les shebab, qui ont pris le contrôle des régions du sud de la Somalie, introduisent la charia et proclament "illégale" la production du tabac.

"Il y a des gens qui continuent à vendre du tabac secrètement (…) mais les islamistes vous arrêtent si ils vous trouvent en train d’en consommer", a déclaré un habitant Ali Muktar, ajoutant qu’il doutait que les trois commerçants puissent acheter les fusils dont le prix est évalué à environ 400 dollars localement.

Les shebab ont également interdit le football, la musique occidentale, les jeux vidéos et les DVD, allant jusqu’à amputer ou condamner à mort ceux qui ne respecteraient pas leur décision.

___________________ 3 – Jeune Afrique

Le Premier ministre claque la porte

Constance Desloire

La démission du chef du gouvernement somalien affaiblit un exécutif déjà malmené par l’offensive des islamistes.

« Étant dans l’incapacité de travailler avec le président, je démissionne de mes fonctions de Premier ministre du gouvernement fédéral de transition pour sauver la nation. » La décision d’Omar Abdirashid Ali Sharmarke, annoncée le 21 septembre, n’a pas surpris grand monde. Depuis qu’il avait pris la tête d’un gouvernement d’union, en janvier 2009, il ne collaborait que difficilement avec le président, Cheikh Sharif Cheikh Ahmed.

Fils d’un président de la République assassiné en 1969, Sharmarke, ex-fonctionnaire de l’ONU en Sierra Leone, ne s’entendait pas avec le chef de l’État, ancien dirigeant des Tribunaux islamiques (ils ont brièvement dirigé le pays en 2006). Tous deux s’opposaient aussi bien sur le mode d’adoption de la future Constitution que sur la responsabilité de la débandade des troupes somaliennes face aux insurgés, début septembre, dans Mogadiscio. Ils ne se voyaient plus depuis mai. Le président avait tenté à plusieurs reprises, et avec l’aide du Parlement, de pousser Sharmarke vers la sortie.

Cette démission affaiblit un exécutif somalien extrêmement fragile, porté à bout de bras par la communauté internationale et sous le feu d’une vaste offensive des milices islamistes Shebab depuis la mi-juillet. Un nouveau Premier ministre sera bientôt nommé. Il devrait, selon la coutume, être du clan Darod, tandis que le président est traditionnellement Hawiye. Un technocrate sera peut-être préféré pour éviter les querelles de pouvoir et faire avancer les dossiers. Le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Augustine Mahiga, a justement rappelé qu’il restait « moins d’un an avant la fin de la période de transition, en août 2011 », et que « beaucoup de choses [devaient] encore être accomplies ».

___________________ 2 – La Tribune (Ch)

La situation en Somalie objet d’une réunion aux Nations unies

Par Lyes Menacer

La désastreuse situation politique, sécuritaire et humanitaire dans laquelle se trouve la Somalie depuis deux décennies a été au centre d’une énième réunion aux Nations unies à New York, ont rapporté hier les médias.

Cette rencontre a eu lieu au lendemain d’une nouvelle attaque (jeudi) des islamistes Shebab à Mogadiscio contre les forces gouvernementales et la force de paix de l’Union africaine (Amisom), au cours de laquelle au moins 19 civils ont été tués. Présent à New York, le président du gouvernement somalien de transition Cheikh Ahmed Sharif a sollicité l’aide internationale pour venir à bout des rebelles qui assiègent la capitale depuis plusieurs années.

Selon Augustine Mahiga, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Somalie, la mobilisation des ressources pour soutenir le gouvernement de transition et l’Amisom a été au centre des discussions, relevant que cette force de l’Union africaine «manque cruellement d’équipements de surveillance militaire permettant de prévenir les attaques des Shehab», a rapporté la presse.

Dans un point de presse commun, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, a fait valoir que le problème n’était pas de trouver des recrues pour l’Amisom, qui compte plus de 7 000 soldats.

Selon lui, l’Ouganda serait même prêt à déployer jusqu’à 20 000 hommes. «Le problème est que nous devons payer ces soldats, les équiper, leur donner un armement approprié», a-t-il fait remarquer, a rapporté l’AFP. «Il faut une stratégie cohérente : aider l’Union africaine, appuyer les efforts des pays qui ont fourni les soldats et aussi multiplier les efforts au niveau financier», a recommandé le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

Par ailleurs, le président somalien a nommé un nouveau Premier ministre par intérim à la suite de la démission mardi dernier d’Omar Abdirashid Sharmarke, selon des sources officielles. «Le président m’a nommé pour occuper l’intérim et les ministres travailleront comme d’habitude jusqu’à ce qu’un nouveau gouvernement soit formé», a déclaré dans un communiqué le Premier ministre par intérim, anciennement vice-Premier ministre, Abdiwahid Elmi Gonjeh.

La démission de M. Sharmarke, en conflit ouvert avec le président Sharif depuis plusieurs mois, est intervenue une dizaine de jours après une violente offensive des insurgés islamistes shebab dans la capitale, qui a vu la déroute des forces pro-gouvernementales, sauvées in extremis par la contre-attaque des soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’UA

___________________ 1 – AfriqueActu avec Voice of America

Somalie : l’AMISOM a besoin d’un appui supplémentaire

A l’issue de deux jours de travaux en Espagne, les délégués de plus de 40 pays et organisations internationales prenant part aux travaux de la 18e réunion du Groupe international de contact sur la Somalie, à Madrid, ont déterminé que ce pays a besoin d’une aide financière accrue. Celle-ci doit permettre à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) de porter à 20 000 soldats les effectifs de la force de maintien de la paix au moment le gouvernement intérimaire se bat contre une puissante insurrection islamiste.

Dans une déclaration publiée mardi, le Groupe international de contact sur la Somalie a exhorté la communauté internationale à fournir les fonds et les équipements nécessaires à l’AMISOM. Les pays africains sont disposés à fournir d’autres contingents de soldats, a fait savoir l’Union africaine.

Le Groupe a exprimé sa « satisfaction collective » suite à la résolution de la querelle entre l’ancien Premier ministre et le président somalien Sheikh Sharif Sheikh Ahmed par la démission du Premier ministre. Présent en Espagne, ce dernier a dit qu’il nommé un intérimaire et dit qu’il désignera un nouveau Premier ministre dans « un futur proche. »

Le président somalien a, par ailleurs, promis de mener à terme les projets clé prévus dans la transition du pays vers la démocratie. Il s’agit notamment de finaliser la nouvelle Constitution.

01/10/10 (B571) Radio-Trottoir Le Dictateur IOG et son "manipulé", le Cheick « Sarif » (Echangeur de monnaie) n’ont-ils vraiment plus rien à se dire… ?

Est-ce la fin de la colonisation de la Somalie ?

Ce midi 30 septembre 2010, en provenance d’Addis-Abeba, le Cheick « Sarif » est venu à Djibouti.

Fatigué et épuisé après une dysenterie aigüe IOG l’a accueilli froidement en lui donnant le baiser de Juda.

« Sharif » et IOG n’ont pas eu un long entretien.

On s’attendait à un repas somptueux, avec tous les tralalas protocolaires pour oublier leurs échecs (communs ?) à Mogadiscio.

Bientôt le glas va-t-il sonner la fin des détournements de Dollars et d’Euro ?

Que de flagrants échecs pour IOG ?

On se souvient des ses fanfaronnades devant l’ONU en 2000, quand il se vantait, au-delà du crédible :

1°) Je suis le meilleur spécialiste de la Somalie, "ami juré des Somalis et ennemi des Afar" ;

2°) Je suis l’homme providentiel qui n’a pas hésité à usurper le Pouvoir à Djibouti grâce à mon vieil oncle Hassan Gouled « pour sauver la Somalie et pour voler
les Djiboutiens »;

3°) On me peut me faire une totale confiance, car en tant que Chef de la mafia, je suis soumis aux règles du milieu que je respecte au pied de la lettre ..

Tous les bobards que nous avait servi IOG ont tourné au vinaigre, puis aux massacres depuis
son "inoubliable" déclaration lors du 25ème anniversaire de l’indépendance de
Djibouti qu’il continue de spolier, de ruiner et d’asservir.

Déclaration insupportable dans laquelle, il avait lancé l’idée de la nécessité d’envoyer des forces étrangères en République de Djibouti.

Aujourd’hui la situation des populations somalies de Mogadiscio est dramatique et intolérable en raison de la présence des forces tueuses ougandaises et burundaises.

Tous les crimes de guerre, crimes de génocide, crimes contre l’Humanité sont l’œuvre du Conseil de Sécurité des Nations unies. L’un des
instigateur principal n’est autre qu’Ismaël Omar Guelleh (IOG).

Les patriotes somalis auront gain de cause, un jour ou l’autre et soyons assurés qu’OG subira le
sort qu’il mérite.

En revenant sur la visite de « Sarif », on se pose plusieurs questions :

– pourquoi « Sarif » n’a-t-il eu droit qu’à un accueil aussi froid et à
entrevue à durée réduite avec son ancien compère ?

– pourquoi IOG s’est-il immédiatement envollé vers Arta dès que le Khat est rentré à Djibouti en provenance d’Ethiopie et du Day ?

– pourquoi « Sarif » n’a-t-il pas reçu les quelques sacs de Khat
du Day, conformément aux coutumes et usages protocolaires
d’hospitalité ?

– Est-il vrai que la fille d’IOG (fille à papa) du doux nom d’Haybon, sitôt diplômée (*), n’ait pas eu à connaître le lot quotidien des Djiboutiennes et des Djiboutiens, en pointant au chômage ? Immédiatement, elle a été parachutée Directrice de la Société ICC ou ex Soprim, qui appartenait au "patrimoine récupéré" de Boreh ?

Parallèlement "cette jeune garce" comme la surnomeraient "respectueusement" de nombreux Djiboutiens aurait été parachutée conseillère diplomatique de la présidence de la République
de Djibouti, avec des prérogatives supérieures à celles du ministre des affaires
étrangères et de la coopération.

Lors de la dernière Assemblée générale des Nations unies, elle se tenait aux côtés du ministre des Affaires étrangères et de la coopération et semblait bien frustrée. Aurait-elle apprécié que soit remis un rapport écrit sur la nouvelle politique présidentielle qu’elle entend conduire avec ardeur en tant que conseillère de la diplomatie djiboutienne, en particulier sur l’approvisionnement de la
Somalie ? Approvisionnement de quelle nature ???

Mais un tel rapport aurait fait automatiquement grincer les dents des Ethiopiens et de « Sharif ».

Un autre sujet de préocupation est de connaître les raisons de l’absence de Guelleh à cette réunion annuelle des Chefs d’Etat à New-York. A-t-il craint de devoir être contraint de présenter des excuses ? En effet, on dit que de nombreux homolgues seraient fâchés contre lui parce qu’il les a induit en erreur, lors de ses précédentes interventions sur la situation en Somalie et les remèdes possibles.

Certains ont découvert avec horreur, la multiplication des crimes de guerre et les opérations d’extermination systématique des habitants de
Mogadiscio commis par les forces onusiennes sous la recommandation (et l’aval ?) du sanguinaire Ismaël Omar
Guelleh. Lequel continue à tuer et à voler en toute impunité en République de Djibouti

Un Diplomate Somali
de passage à Djibouti.

(*) En son temps, l’ARDHD avait épinglé le dictateur à cette occasion en constatant qu’IOG avait effectué le voyage aux USA, aux frais des contribuables djiboutiens, uniquement pour assister à la remise du diplôme de sa fille !

01/10/10 (B571) – Les États-Unis raffermiront leurs rapports avec le Puntland et le Somaliland – Somaliland et Puntland prêts à coopérer sur la sécurité (2 articles)

___________________ 2 – OPA (avec US department of state)

Les États-Unis raffermiront leurs rapports avec le Puntland et le Somaliland

Les États-Unis ont l’intention d’engager un rapprochement avec les gouvernements du Puntland et du Somaliland dans le cadre de leur politique à deux volets consistant à contrer l’expansion de l’extrémisme terroriste tout en appuyant le gouvernement fédéral de transition en Somalie, a déclaré le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines, M. Johnnie Carson.

Lors d’une conférence de presse spéciale tenue le 24 septembre à New York, M. Carson a souligné que les États-Unis appuyaient le processus de paix de Djibouti, le gouvernement fédéral de transition (GFT) et le gouvernement du président somalien, Cheikh Chérif Cheikh Ahmed.

M. Carson a dit aux journalistes que le premier volet de la politique américaine visait à aider le GFT à devenir plus efficace et participatif et à le doter des capacités nécessaires pour fournir des services de base à la population. Par ailleurs, les États-Unis continueront à ouvrer en vue de renforcer la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM de son sigle anglais). Et l’engagement avec le Puntland et le Somaliland, a ajouté M. Carson, entre dans le cadre de ce second volet.

« Nous espérons être en mesure d’envoyer davantage de diplomates et de travailleurs humanitaires américains, de manière ad hoc, pour des consultations avec les responsables gouvernementaux sur les moyens de les aider à accroître la possibilité de fournir des services à la population et sur des projets éventuels d’aide au développement sur lesquels nous pourrions collaborer », a dit M. Carson. « Nous pensons que ces deux régions de la Somalie ont été des zones relativement stables sur le plan politique et civil et nous pensons qu’elles feront effet de rempart contre l’extrémisme et le radicalisme qui pourraient sortir du Sud. »

Les États-Unis, dans le cadre du second volet de leur politique, tendront la main à divers groupes des régions centrales et méridionales de la Somalie, aux gouvernements locaux et aux clans et sous-clans qui s’opposent aux shebabs, les extrémistes radicaux qui sévissent dans le sud du pays. Il s’agira de groupes qui ne sont pas officiellement ou directement alliés au GFT, a ajouté M. Carson.

« Nous chercherons les possibilités de travailler avec ces groupes et de déterminer qui ils sont, et essayerons de trouver les moyens d’appuyer leurs initiatives et activités de développement », a indiqué M. Carson.

Il a cependant souligné que les États-Unis se conformeraient à la position de l’Union africaine en ne reconnaissant qu’un État somalien unique.

Il a ajouté qu’en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, une conférence importante s’était tenue sur la Somalie sous les auspices du secrétaire général, M. Ban Ki-moon ; y avaient participé cinq chefs d’État africains et plusieurs ministres des affaires étrangères d’Afrique et d’Europe.

Le secrétaire d’État adjoint, M. James Steinberg, y a représenté les États-Unis et a énoncé la politique à deux volets, a déclaré M. Carson. Les problèmes en Somalie, dit-il, sont considérés comme un problème national pour le peuple somalien, un problème régional pour l’Afrique et un problème mondial.

« C’est un problème qui a métastasé au cours des deux dernières décennies, conduisant à une situation où nous avons maintenant des actes de piraterie internationale, des combattants étrangers arrivant en Somalie et certains groupes sur le terrain qui appuient les éléments résiduels de la cellule d’Al-Qaïda en Afrique de l’Est », a dit M. Carson.

La situation en Somalie constitue un problème régional en raison du grand nombre de réfugiés qui la fuient vers les pays voisins, notamment le Kenya, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Yémen et Djibouti. Outre le flot important de réfugiés, il y a aussi le problème des quantités d’armes illicites qui sont acheminées en Somalie et du commerce illégal qui s’y produit, a-t-il ajouté.

« La Somalie est un État en effondrement avec un gouvernement faible, incapable d’imposer le pouvoir ou la stabilité et de fournir les services nécessaires à son peuple », a indiqué le secrétaire d’État adjoint aux affaires africaines.

Il a dit que par renforcement des rapports il entendait des rencontres périodiques avec les responsables des gouvernements du Puntland et du Somaliland pour discuter d’une vaste gamme de dossiers relatifs au développement, dont la santé, l’éducation, l’agriculture et les projets hydriques.

Le but est d’accroître leur capacité de gouverner et de fournir les services publics vitaux à la population, a souligné M. Carson, ajoutant que toutes les activités en Somalie seraient dirigées de Nairobi (Kenya).

Le processus de paix de Djibouti est une initiative africaine qui bénéficie de l’appui de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD de son sigle anglais), avait expliqué M. Carson lors d’une conférence de presse tenue en mars dernier sur ce processus. Ce dernier a aussi le soutien de l’Union africaine et de plusieurs États clés de la région tandis que les Nations unies, l’Union européenne, la Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique s’étaient déclarées en sa faveur, a déclaré M. Carson. Le processus de paix de Djibouti reconnaît l’importance de tenter d’avoir un gouvernement somalien fédérateur qui tienne compte de l’histoire, de la culture et des relations entre clans et sous-clans.

__________________________ 1 – IRIN (Nations unies)

Somaliland et Puntland prêts à coopérer sur la sécurité

Le Somaliland et le Puntland, deux territoires du nord de la Somalie autrefois en guerre, ont convenu, dans le cadre d’un accord de principe sans précédent, de collaborer pour faire face à des menaces de sécurité communes.

Les soldats des deux entités se sont affrontés dans le passé pour le contrôle des régions frontalières. Il existe également un désaccord sur la question de la souveraineté : le Somaliland a unilatéralement proclamé son indépendance en 1991, et le Puntland, tout en s’octroyant un certain degré d’autonomie, reconnaît Mogadiscio à la fois comme sa propre capitale et comme celle du Somaliland.

« On ne choisit pas ses voisins, qu’il s’agisse d’une région ou d’un Etat ; c’est pourquoi nous allons désormais coopérer avec l’Etat somalien du Puntland sur les questions de sécurité de la région [de la Corne de l’Afrique] », a dit Mohamed Abdi Gabose, ministre de l’Intérieur du Somaliland, le 26 septembre à Hargeisa, capitale du Somaliland.

« Bien entendu, cela ne signifie pas que nous nous unissions au Puntland, ni aux autres zones de conflit. Nous aborderons plus tard les problèmes [de sécurité] », a-t-il ajouté.

« Nous [le Somaliland] souhaitons dorénavant collaborer sur les questions de sécurité car il semble que certains groupes hostiles à la paix aient l’intention de menacer notre paix », a-t-il dit.

Ce rapprochement fait suite à une reprise des affrontements en juillet, à Galgala, une région située du côté Puntland de la frontière, entre les forces de sécurité du Puntland et les soldats fidèles à Sheikh Mohamed Said Atom, chef rebelle accusé d’entretenir des liens avec Al-Shabab, principal groupe islamiste opposé au Gouvernement fédéral de transition (GFT) somalien. M. Atom et Al-Shabab ont tous deux nié l’existence de tels liens.

« Bien sûr, le gouvernement [du Somaliland] est préoccupé par la guerre à Galgala car, que ces groupes gagnent ou perdent, ce ne sera pas bon pour le Somaliland : s’ils l’emportent, ils chercheront peut-être à étendre leur présence plus loin, au Somaliland », a prévenu M. Gabose.

En attendant, Hargeisa est confrontée à un autre problème de sécurité : un groupe armé qui prétend combattre pour libérer les régions frontalières de Sool, Sanag et Cayn (et qui porte leur nom) au Somaliland. Ce groupe, qui juge illégitimes le gouvernement et la souveraineté du Somaliland, dit avoir formé son propre gouvernement.

Un engagement plus ferme

« Nous nous réjouissons de l’ouverture du nouveau gouvernement du Somaliland et de son intention de résoudre les problèmes dans la paix et par le biais de négociations », a dit Abdihakim Ahmed Guled, ministre de l’Information du Puntland, au sujet des déclarations de M. Gabose.

Photo: Wikimedia Commons
Le Puntland et le Somaliland ont convenu de collaborer pour faire face à des menaces de sécurité communes « De notre côté, nous sommes heureux d’apprendre que le gouvernement du Somaliland est prêt à collaborer avec nous sur les questions de sécurité car à l’heure actuelle, de nouveaux groupes tuent des musulmans dans les mosquées de la région. Ces groupes ont commis des attentats suicides à Hargeisa par le passé, ainsi que dans le port de Bosasso, au Puntland ».

En attendant, certains membres de la communauté internationale se sont engagés plus fermement en faveur à la fois du Somaliland et du Puntland, notamment les Etats-Unis, qui prévoient de dépêcher sur place davantage de diplomates et de travailleurs humanitaires.

« Nous pensons que ces deux parties de la Somalie sont des zones de relative stabilité politique et civile, et qu’elles seront même un rempart contre l’extrémisme et le radicalisme qui pourraient émerger du sud », a dit Johnny Carson, secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines, le 24 septembre.

Les Etats-Unis ont toutefois souligné que cette initiative ne marquait pas le début d’un processus de reconnaissance de l’indépendance du Somaliland.

En commentaire à l’initiative américaine, Sally Healy, chercheuse associée du programme Afrique de la Chatham House, a dit à IRIN : « Les deux territoires sont assez efficacement administrés par des autorités hostiles à Al-Shabab et à la montée de l’extrémisme en Somalie. Leur position stratégique est importante face aux menaces de sécurité qui émanent du Golfe d’Aden ».

« Ils ont des diasporas importantes et influentes en Occident. Alors il est tout à fait logique que les Etats-Unis fassent affaire avec eux, au lieu de mettre tous leurs œufs dans le panier du GFT, qui reste extrêmement fragile ».

01/10/10 (B571) Un premier bol d’air pour Hassan Cher, rédacteur de Voix d’Exils ! (Voixdexils – Ch)

En date du 26 février 2010, Hassan Cher, requérant d’asile djiboutien résidant à Lausanne en Suisse, a déposé un recours auprès du Tribunal administratif fédéral à l’encontre de l’Office fédérale des migrations (ODM) pour déni de justice concernant sa demande d’asile.

Suite à une troisième interview dans le cadre de sa procédure d’asile qui date de juillet 2008, l’ODM n’a pas statué sur le cas de Hassan Cher durant plus de deux ans ; ce qui a eu pour effet de faire perdurer une situation précaire qui fit obstacle à la reconnaissance de ses droits économiques, politiques et sociaux. Ceci signifie concrètement que sa situation administrative (son permis N) l’a empêché à plusieurs reprises de conclure un contrat de travail ou, encore, de participer à des conférences internationales dans le cadre de la lutte politique qu’il mène pour la défense des droits humains dans son pays.

Or, par un Arrêt datant du 15 septembre 2010, le Tribunal administratif fédéral a admis la requête de Hassan Cher, et « enjoint l’ODM de reprendre rapidement l’instruction de la procédure d’asile dont il est saisi depuis le 25 avril 2008 et de rendre une décision au plus vite ».

Hassan Cher est responsable des relations internationales d’un syndicat : l’Union Djiboutienne du Travail. Il est en Suisse depuis avril 2008, car il a été contraint de fuir son pays suite a son arrestation au motif de ses activités syndicales.

Actuellement, il est poursuivi par le gouvernement djiboutien pour « intelligence avec des puissances étrangères » ; notamment pour ses collaborations avec l’Organisation Internationale du Travail ou la Confédération Syndicale Internationale.

L’Union Syndicale Vaudoise s’est mobilisée en faveur de la cause de Hassan Cher et a rédigé une pétition que vous pouvez signer et envoyer à l’USV.

01/10/10 (B571) Le Journal de la Flibuste – Un bateau capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie – 11 pirates somaliens condamnés à cinq ans de prison – La marine espagnole remet quatre pirates somaliens aux autorités kényanes – Un navire capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie – Piraterie maritime : la saison est lancée – La force navale de l’UE transfèrera des pirates au Kenya pour des poursuites judiciaires -6 articles)

___________ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un bateau capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie

Des pirates somaliens ont détourné un bateau enregistré au Panama, avec 15 membres d’équipage indiens, à environ 100 miles nautiques au large des côtes tanzaniennes, a confirmé mercredi un responsable maritime régional.

Andrew Mwangura, coordinateur du Programme d’Afrique de l’Est d’assistance aux marins (SAP), a indiqué que le bateau MT Asphalt Venture, parti du port de Durban en Afrique du Sud, a été intercepté aux premières heures de mercredi.

"Le MT Asphalt Venture, qui reliait Durban à Mombasa (Kenya), a été détourné au large des côtes tanzaniennes. Le vaisseau est vide avec 15 membres d’équipage indiens", a confié à l’agence Xinhua M. Mwangura par téléphone depuis Mombasa.

La Somalie se situe à l’entrée du Golfe d’Aden, qui mène à la mer Rouge et au canal de Suez, l’une des principales voies de navigation mondiales pour le transport maritime. Le pays est en proie à des combats entre seigneurs de guerre et n’a pas de gouvernement central opérationnel depuis le renversement de l’ancien dictateur Mohammed Siad Barre en 1991.

La communauté internationale s’est engagée à combattre les pirates somaliens qui opèrent dans les eaux au large de l’Afrique orientale et les attaques de pirates ont commencé à diminuer.

_______________________ 5 – AFP

Kenya: 11 pirates somaliens condamnés à cinq ans de prison

Onze pirates somaliens qui avaient tenté d’attaquer un navire battant pavillon libérien en 2009, ont été condamnés mercredi à cinq ans de prison par un tribunal de Mombasa (sud-est du Kenya), a constaté un journaliste de l’AFP.

Les onze pirates avaient été capturés le 15 avril 2009 par la frégate française Nivôse, opérant dans le cadre de l’opération européenne antipiraterie Atalante, à environ 900 km à l’est de Mombasa, dans l’océan Indien.

La veille, un hélicoptère de la frégate avait déjoué leur attaque contre un navire marchand, le Safmarine Asia, avant de traquer nuitamment les pirates à bord de leur embarcation de 10 mètres de long transportant 17 fûts de 200 litres de carburant et tractant deux embarcations rapides.

Les pirates avaient à l’époque affirmé n’être que de simples pêcheurs.

Le président de la chambre, Richard Kirui a ordonné cinq ans d’emprisonnement à leur encontre ainsi que leur expulsion vers la Somalie une fois leurs peines purgées.

Depuis début septembre, pas moins de 25 pirates somaliens ont été condamnés à des peines de prison ferme par un tribunal de Mombasa.

Une centaine de pirates présumés sont dans l’attente de leur procès.

Le Kenya a officiellement accepté de juger sur son sol des pirates arrêtés en dehors de ses eaux territoriales, en mars 2009, sur la base notamment de la Convention de l’ONU sur le droit de la Mer et d’accords bilatéraux avec l’Union européenne, puis les USA.

Les Seychelles ont signé en février 2010 un accord similaire avec l’Union européenne, acceptant de juger des pirates qui leur seraient remis par Atalante, à condition toutefois que les éventuels condamnés purgent leur peine à l’étranger.

Selon l’ONG Ecoterra international, qui suit de près la piraterie somalienne, une vingtaine de navires et quelque 400 marins sont actuellement aux mains des pirates.

____________________ 4 – AFP

La marine espagnole remet quatre pirates somaliens aux autorités kényanes

La marine espagnole a remis mercredi aux autorités kényanes quatre pirates présumés arrêtés la semaine dernière alors qu’ils tentaient de détourner un bateau de pêche kényan, a indiqué la police kényane.

Les quatre hommes, tous de nationalité somalienne, avaient été interpellés le 20 septembre lors de l’intervention du navire espagnol L51 Galicia, venu à la rescousse d’un bateau de pêche kényan attaqué par des pirates somaliens au large des côtes kényanes.

"Les suspects ont pénétré dans les eaux territoriales kényanes (…)", où ils ont attaqué le bateau de pêche et "ordonné à son capitaine de faire route vers la Somalie", a déclaré à la presse à Mombasa (est) le chef de la police régionale, Leonard Nyongesa.

Le navire de guerre espagnol "a réagi rapidement à leur appel de détresse, est parvenu à stopper le navire, libérer les neuf membres d’équipage kényans et arrêté quatre pirates", a expliqué M. Nyongesa.

Les quatre hommes seront poursuivis pour piraterie et jugés dans le cadre d’un accord passé avec l’Union européenne (UE).

"Le gouvernement kényan continuera à coopérer avec l’UE dans ses efforts pour libérer la mer des attaques de pirates", a-t-il souligné.

Le Kenya et les Seychelles sont les deux seuls pays de la région à avoir accepté de juger des pirates présumés arrêtés en dehors de leurs eaux territoriales sur la base d’accords bilatéraux avec l’UE notamment.

___________________ 3 – AFP

Un navire capturé par des pirates somaliens au large de la Tanzanie

Un navire battant pavillon panaméen, avec à son bord quinze marins indiens, a été capturé mercredi matin au large de la Tanzanie, a annoncé l’organisation non gouvernementale Ecoterra International, qui suit les questions de piraterie dans l’Océan Indien.

"En route depuis le port kényan de Mombasa vers Durban (Afrique du Sud), le MT Aspahalt Venture, battant pavillon panaméen, a été capturé vers 04H00 locales (01H00 GMT)" au large de la Tanzanie, a indiqué Ecoterra.

Le bateau compte 15 marins à son bord. Il a été détourné et a pris la direction du nord vers les côtes somaliennes, poursuit le communiqué.

Un groupe de pirates somaliens serait responsable de l’assaut et le navire se dirigerait vers la localité d’Harardhere, l’une des principales base des pirates sur la côte est de la Somalie, selon Ecoterra.

Géré par la société indienne OMCI Shipmanagment PVT ltd, le MT Aspahalt Venture, est la propriété d’une entreprise dont le siège est aux Emirats arabes unis (Sharjah), Bitumen Invest As.

___________________ 2 – Le Quotidien de la Réunion

Piraterie maritime : la saison est lancée

Les pirates somaliens ont entamé une nouvelle saison de chasse, à la faveur de la fin de la mousson, synonyme de mer moins agitée, mais doivent cette année composer avec toujours plus de mesures antipiraterie prises par les marines étrangères et les navires marchands.

Depuis septembre, les pirates ont de nouveau lancé à l’eau leurs embarcations rapides, équipés de grappins, échelles et armes de guerre avec un seul objectif, multiplier leurs prises et les rançons qui en découlent. Celles-ci viendront s’ajouter aux quelques 20 navires et 400 marins actuellement sous leur contrôle. Cette nouvelle saison de flibuste somalienne a pourtant laissé entrevoir une nouvelle tendance : l’efficacité des pièces sécurisées à bord des navires marchands.Ce week-end, un groupe de pirates a ainsi eu la désagréable surprise de constater, une fois monté à bord d’un navire opéré par une compagnie grecque, le MV Lugela, que l’équipage ukrainien s’était enfermé dans une pièce blindée, non sans avoir au préalable arrêté les machines.

Incapables de ramener le navire vers la côte, sans moyen de pression sur l’armateur faute de détenir des otages, les pirates ont préféré quitter le navire au lieu de s’exposer à une intervention militaire.

Tribunaux kényans et seychellois

Pour Nick Davis, un expert en piraterie au sein de la société de sécurité britannique Merchant Maritime Warfare Centre, de telles chambres fortes, peu coûteuses à installer, se révèlent très efficaces.« Il faut un capitaine ayant du nerf, une " citadelle " bien approvisionnée, de telle sorte que vous puissiez tenir cinq à sept jours en attendant la cavalerie », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « si les pirates sont à bord d’un bateau sans électricité et sans équipage, ils partiront en chercher un autre ».Ce dernier insiste toutefois sur la nécessité d’équiper les chambres fortes en moyens de communication fiables. Ainsi, en septembre, des pirates ayant abordé un navire allemand dans le golfe d’Aden avaient abandonné le bateau dont l’équipage s’était réfugié dans une pièce sécurisée.Des commandos américains avaient ensuite été contraints de découper au chalumeau des parois métalliques pour libérer un équipage qui ignorait tout du départ des pirates.Selon M. Davis, seule une moitié des navires sillonnant l’immensité de l’océan Indien sont actuellement équipés de telles pièces.Par ailleurs, la nouvelle saison de piraterie somalienne devrait confirmer l’élargissement de leur rayon d’action jusqu’aux Maldives à l’est et dans le canal du Mozambique au sud.

La flottille antipiraterie de l’Union européenne Atalante a elle aussi étendu sa zone de patrouille et continue de confier les pirates arrêtés aux tribunaux kényans et seychellois, les deux pays de la région ayant accepté à ce jour de juger des pirates arrêtés en dehors de leurs eaux territoriales.

En dépit des risques encourus, le nombre de volontaires pour rejoindre les rangs des pirates ne se tarit pas. Le seul changement notable du côté des pirates somaliens est à trouver du côté d’Harardere, l’un de leurs anciens repaires désormais contrôlé par un groupe d’insurgés islamistes, Hezb al-Islam, officiellement opposé à la piraterie.

____________________ 1 – Batoto (Blog) avec XINHUA

La force navale de l’UE transfèrera des pirates au Kenya pour des poursuites judiciaires

La force navale de l’Union européenne en Somalie (UE NAVFOR) a annoncé que quatre nouveaux pirates somaliens présumés seraient transférés aux autorités kenyanes qui les traduiront en justice.

Les suspects ont été arrêtés par le bâtiment de guerre espagnol de l’UE NAVFOR, le SPS Galicia, vendredi, lors de l’arraisonnement d’un boutre kenyan suspect naviguant au large de la côte est de la Somalie.
Après enquête, il est apparu que neuf membres d’équipage kenyans et un interprète somalien étaient retenus en otages par quatre pirates présumés. Les otages ont été libérés et les 14 personnes qui se trouvaient sur le voilier ont toutes été transférées sur le navire espagnol.

"Le Kenya est l’un de nos plus solides partenaires dans cette région", a affirmé le général de division Buster Howes, commandant de l’opération de l’UE NAVFOR. "Grâce à l’accord de transfert, 75 pirates présumés ont été transférés au Kenya pour y être traduits en justice et l’UE NAVFOR est satisfaite d’apprendre que 14 pirates présumés ont d’ores et déjà été reconnus coupables et condamnés à cinq ans d’emprisonnement. Je souhaite que nous puissions continuer à oeuvrer en commun pour résoudre ce problème régional", a-t-il indiqué.

Le général Howes a fait savoir que le SPS Galicia transfèrerait les quatre pirates présumés aux autorités kenyanes dès son arrivée à Mombasa, ville côtière du Kenya. "Les ex-otages seront également remis à la police et au procureur kenyans pour qu’ils puissent apporter leur témoignage et ainsi contribuer à la procédure d’inculpation", a-t-il indiqué.

Avec ce nouveau groupe de quatre pirates, l’UE NAVFOR aura transféré en tout aux autorités kenyanes dix groupes de pirates présumés, à savoir 79 individus, pour qu’ils soient jugés à la cour nationale kenyane.

01/10/10 (B571) Djibouti déçu par la France ? (Good Morning Africa avec LOI)

Dans sa dernière parution la Lettre de l’Océan Indien titre l’un de ses articles "Djibouti préfère Washington à Paris".

Ce titre m’a un peu surprise au premier abord. L’article replace les relations frano-djiboutienne dans le contexte actuel de la négociation des accords de défense, le désaccord porterait sur la formation de l’armée djiboutienne par la France.

Et d’ajouter " le désamour n’est jamais très loin dans les relations entre les deux pays".

L’argument serait l’existence d’un rapport djiboutien sur le conflit frontalier avec l’Erythrée, rédigé en décembre 2009 par le ministère djiboutien des affaires étrangères :"La souveraineté de Djibouti sur le Ras Doumeira et l’île de Doumeira" où le gouvernement djiboutien souligne le "rôle positif et constructif joué par les Etats-Unis durant les différentes phases de cette crise douloureuse". Il souligne d’ailleurs en premier le soutiien "de la communauté Africaine, Arabe et internationale".

Alors qu’"avec force conviction (…)la France a, dès le début de cette crise, joué un rôle extrêmement négatif portant préjudice aux intérêts vitaux de Djibouti sur la Ras Doumeira et l’île de Doumeira. Cette attitude incompréhensible de la France, allié historique et soutien supposé indéfectible de la République de Djibouti dans ce type de circonstance, a profondément déçu le gouvernement et le peuple Djiboutien et risque d’affecter durablement les intérêts partagés entre les deux pays"

D’accord le gouvernement Djiboutien a pu être déçu de ne pas être plus soutenu par la France lors de cet conflit (la France a apporté un soutien logistique) mais de là à en conclure un étiolement des relations…

01/10/10 (B571) Yémen Express – Un gouverneur échappe à un attentat (1 article)

_______________________ 1 – Europe 1

Yémen: Un gouverneur échappe à un attentat

Le gouverneur de la province de Chabwa, dans le sud-est du Yémen, a échappé à un attentat mercredi contre son convoi mais trois de ses gardes ont été tués, a indiqué un responsable des services de sécurité.

"Le convoi du gouverneur Hassan al-Ahmadi a été attaqué par des hommes armés non identifiés dans le district de Saïd au sud d’Ataq, le chef-lieu de la province de Chabwa", a déclaré ce responsable. "Le gouverneur est sorti indemne de l’attaque mais trois des soldats assurant sa protection ont été tués", a-t-il ajouté.

Le gouverneur venait de déjeuner dans la région de Saïd avec le général Salem Gosn qui a conduit les opérations militaires qui ont permis de déloger, selon Sanaa, de la ville de Houta des éléments armés d’Al-Qaïda la semaine dernière.