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27/12/2015 (Brève 574) Représentation de l’USN en France. Communiqué en réponse aux déclarations de l’Ambassadeur de France à Djibouti, signé par le réprésentant en France

_________________________ Note de l’ARDHD
N’ayant pas fait état des déclarations de l’Ambassadeur de France dans nos supports, nous ne sommes pas concernés par cette demande d’exercer un droit de réponse, néanmoins nous la publions uniquement par souci d’équité, de justice et de transparence, sans aucune implication dans la discussion à laquelle nous n’avons pas pris part.
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C’est avec stupéfaction que l’Union pour le salut national (USN) a suivi l’information communiquée par l’ambassadeur de Djibouti en France sur le plateau du journal télévisé d’Africa 24 du vendredi 25 décembre 2015 à l’édition de 12 Heures GMT intitulé « Djibouti, Précisions des autorités sur les récents affrontements ».

Par conséquent, et en application des dispositions de l’article 13 de la Loi du 29 juillet 1881 sur le droit de la presse, la représentation de l’USN en France demande à exercer son droit de réponse et vous demande de bien vouloir communiquer dans une prochaine édition de votre journal le texte suivant :

« Il est totalement faux d’affirmer que les Djiboutiens rassemblés le lundi 21 décembre 2015 près de Djibouti-ville pour une cérémonie culturelle étaient armés. La police a attaqué ces personnes par des tirs à balles réelles, lesquelles ont riposté par des jets de pierre. En outre, les organisateurs avaient accepté le lieu proposé par le colonel de la Police pour tenir le rassemblement. Ils ont été attaqués sans ménagement alors qu’ils attendaient de pouvoir accéder à la Place indiquée par la Police».

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur le Directeur de la rédaction, à l’expression de ma considération distinguée.

Maki HOUMED-GABA

Représentant de l’USN en France

Tél. 06.25.52.08.85

22/10/10 (B574) Erythrée / RSF / Le frère de Dawit Isaac et Reporters sans frontières pressent la Suède et l’Union européenne d’agir pour faire libérer le journaliste emprisonné.

Le 18 octobre 2010, à Stockholm, et le 19 octobre, à Strasbourg, Esayas Isaac et la section suédoise de Reporters sans frontières interpellent le gouvernement suédois et les autorités européennes sur l’obligation juridique issue du droit international qui les contraint à tout faire pour garantir la protection du journaliste Dawit Isaac, emprisonné depuis neuf ans en Erythrée. Citoyen doté de la double nationalité suédoise et érythréenne, en cela ressortissant européen, l’ancien journaliste du quotidien disparu Setit est un prisonnier d’opinion.

Candidat finaliste pour l’obtention du prix Sakharov en 2009, le journaliste pourrait à nouveau faire partie de la liste des nominés 2010, qui doit être rendue publique ce 18 octobre.

"L’avis juridique démontre que la Suède et l’Union européenne sont obligées d’utiliser tous les moyens possibles pour aider leur ressortissant, Dawit Isaac. C’est un moment crucial", a déclaré Esayas Isaac, le frère du journaliste.

"Depuis des années, nous dénonçons la cruauté des autorités érythréennes vis-à-vis des journalistes emprisonnés et nous appelons l’Union européenne à réagir. Depuis des années, nous demandons à Bruxelles de s’opposer à la politique répressive d’Asmara en étant plus ferme sur le plan diplomatique et en conditionnant son aide en matière de coopération. La mobilisation en faveur de Dawit Isaac prend désormais une nouvelle dimension puisqu’elle a lieu également sur le terrain juridique", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

"La Suède doit se demander quels sont les moyens les plus appropriés pour protéger Dawit Isaac et le faire enfin libérer. Effectuer une visite d’État en Erythrée ? Ouvrir une ambassade permanente à Asmara dont le mandat principal serait de défendre la cause du journaliste ? Appliquer enfin les sanctions imposées sur ce pays par les Nations unies et cesser d’accueillir de hauts responsables érythréens comme Yemane Ghebreab l’été dernier ?", a ajouté Jean-François Julliard.

A la demande d’Esayas Isaac, de la section suédoise de Reporters sans frontières, mais aussi de l’Union des écrivains suédois, de l’Association suédoise des éditeurs de magazines, du PEN suédois, du Club national de la presse suédois, et du Comité Free Dawit, deux avocats suédois, Me Percy Bratt et Me Olle Asplund, ont établi une note juridique démontrant que la Suède et l’Union européenne ont "l’obligation positive" d’agir en faveur de Dawit Isaac. En se basant notamment sur le principe de droit international coutumier de la protection diplomatique (jus protectionis) et sur les articles 2, 3, 6 et 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales (droit à la vie, interdiction de la torture, droit au procès équitable et droit à la liberté d’expression), ils prouvent que la Suède et l’UE sont contraintes d’agir par tous les moyens pacifiques possibles pour le défendre.

Le 18 octobre, à 10 heures, les résultats de ce travail sont présentés au cours d’une conférence de presse au cabinet Bratt&Feinsilber, à Stockholm. Immédiatement après, Esayas Isaac et Reporters sans frontières se rendront au ministère suédois des Affaires étrangères pour déposer leur avis juridique, accompagné d’une lettre adressée au ministre Carl Bildt.

Le lendemain, à Strasbourg, Esayas Isaac et la section suédoise de Reporters sans frontières, accompagnés par un groupe de parlementaires européens mené notamment par les députés suédois Olle Schmidt et Eva-Britt Svensson, présenteront cette note juridique au commissaire européen Andris Piebalgs, ainsi qu’au président du Parlement européen, Jerzy Buzek. Ils donneront ensuite une conférence de presse au Press Bar du Parlement européen, à 17 heures 30, pour présenter leur démarche et rendre compte du retour que leur auront fait les autorités européennes.

Emprisonné en Erythrée depuis le 23 septembre 2001, Dawit Isaac est détenu au secret, sans avoir jamais eu droit à un procès, et alors que son état de santé est très inquiétant. Les autorités d’Asmara, qui refusent de reconnaître la nationalité suédoise du journaliste, ne laissent filtrer aucune information sur sa situation.

En dépit de récentes révélations de plusieurs sources érythréennes faisant état du transfert de Dawit Isaac au bagne d’Eiraeiro, il est à ce jour impossible de savoir avec certitude où le journaliste est détenu.

Plus d’informations sur Dawit Isaac et la trentaine de journalistes emprisonnés en Erythrée : http://fr.rsf.org/erythree-neuf-ans-apres-les-rafles-de-17-09-2010,38395.html

Signez la pétition pour la libération des journalistes emprisonnés en Erythrée : http://fr.rsf.org/petition-pour-la-liberation-des-journalistes-emprisonnes,37550.html


Ambroise PIERRE
Bureau Afrique / Africa Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47, rue Vivienne
75002 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 76
Fax : (33) 1 45 23 11 51
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Web : www.rsf.org
Twitter : RSF_RWB

22/10/10 (B574) Éthiopie – L’Ethiopie refuse de fournir de l’aide humanitaire aux partisans de l’opposition, selon HRW – L’aide des bailleurs de fonds soutient la répression (2 articles)

_______________________ 2 – Nouvel Obs avec AP

L’Ethiopie refuse de fournir de l’aide humanitaire aux partisans de l’opposition, selon HRW

Le gouvernement éthiopien refuse de fournir de l’aide humanitaire, notamment de la nourriture, aux partisans de l’opposition dans le but de décourager toute contestation politique, accuse Human Rights Watch (HRW) dans un nouveau rapport.

Selon l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York, une grande partie de l’aide refusée à des citoyens ordinaires est fournie par des pays étrangers comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Selon le rapport, les donateurs ont déclaré à HRW être au courant de ces allégations mais ignorer l’ampleur des abus présumés.

Le rapport se fonde sur des entretiens avec plus de 200 personnes menés en 2009 dans 53 villages d’Ethiopie.

____________________________ 1 – AFP

L’aide des bailleurs de fonds soutient la répression

Les donateurs devraient revoir les programmes de développement et surveiller l’utilisation des fonds

« Le gouvernement éthiopien utilise régulièrement l’accès à l’aide comme une arme pour contrôler les gens et écraser toute forme de contestation. Si vous ne jouez pas le jeu du parti au pouvoir, vous êtes exclu. Malgré cela les bailleurs de fonds étrangers récompensent ce comportement par des montants d’aide au développement de plus en plus élevés.»

Rona Peligal, directrice pour l’Afrique à Human Rights Watch
(Londres, le 19 octobre 2010) – Le gouvernement éthiopien utilise l’assistance au développement pour réprimer l’opposition politique en faisant dépendre l’accès à des programmes gouvernementaux essentiels du soutien pour le parti au pouvoir, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Human Rights Watch a exhorté les bailleurs de fonds étrangers à veiller à ce que leur assistance soit utilisée de manière responsable et transparente et ne soutienne pas la répression politique.

Le rapport de 105 pages, « Development without Freedom: How Aid Underwrites Repression in Ethiopia » (« Un développement sans liberté : Comment l’aide contribue à la répression en Éthiopie »), décrit la façon dont le gouvernement éthiopien utilise les ressources et l’aide fournies par les bailleurs de fonds comme un outil pour consolider le pouvoir du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front, EPRDF).

« Le gouvernement éthiopien utilise régulièrement l’accès à l’aide comme une arme pour contrôler les gens et écraser toute forme de contestation », a déclaré Rona Peligal, directrice pour l’Afrique à Human Rights Watch. « Si vous ne jouez pas le jeu du parti au pouvoir, vous êtes exclu. Malgré cela les bailleurs de fonds étrangers récompensent ce comportement par des montants d’aide au développement de plus en plus élevés. »

L’Éthiopie est l’un des plus grands bénéficiaires d’aide au développement du monde, avec plus de 3 milliards de dollars pour la seule année 2008. La Banque mondiale et les pays bailleurs de fonds fournissent un soutien direct aux gouvernements de district en Éthiopie pour des services fondamentaux tels que les soins médicaux, l’éducation, l’agriculture et l’eau, et ils soutiennent un programme de « nourriture contre travail » (« food-for-work ») pour certaines des personnes les plus pauvres du pays. L’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les principaux bailleurs de fonds bilatéraux en Éthiopie.

Les autorités locales refusent systématiquement le soutien gouvernemental aux partisans de l’opposition et aux militants de la société civile, notamment les habitants de régions rurales en grand besoin d’aide alimentaire. Les programmes de « renforcement des capacités » financés par l’aide étrangère visant à améliorer les compétences qui pourraient aider au développement du pays sont utilisés par le gouvernement pour endoctriner les écoliers dans l’idéologie du parti, intimider les enseignants et purger de la fonction publique les personnes ayant des opinions politiques indépendantes.

La répression politique à été particulièrement prononcée au cours de la période précédant les élections parlementaires de mai 2010, durant lesquelles le parti au pouvoir a remporté 99,6 pour cent des sièges.

Malgré les restrictions du gouvernement qui rendent difficiles les recherches indépendantes, Human Rights Watch a interrogé plus de 200 personnes dans 53 villages répartis dans trois régions du pays au cours de six mois d’enquête en 2009. Les problèmes que Human Rights Watch a rencontrés étaient généralisés : les habitants ont fait état de discrimination dans de nombreux endroits.

Les agriculteurs ont expliqué s’être vu refuser l’accès à l’aide agricole, aux microcrédits, aux semences et aux engrais parce qu’ils ne soutenaient pas le parti au pouvoir. Comme un agriculteur à Amhara l’a expliqué à Human Rights Watch : « Les dirigeants [du village] ont déclaré publiquement qu’ils allaient identifier les membres de l’opposition, et que ceux qui étaient identifiés comme tels se verraient refuser tout ‘privilège’. Ils entendent par cela que l’accès aux engrais, au ‘filet de protection’ et à l’aide d’urgence sera refusé. »

Les villageois ont indiqué que de nombreuses familles de membres de l’opposition ont été exclues de la participation au programme de nourriture contre travail ou programme « filet de protection », qui soutient 7 millions des citoyens Éthiopiens les plus vulnérables. Des dizaines de membres de l’opposition qui se sont vu refuser des services par les responsables locaux dans tout le pays ont signalé avoir reçu la même réponse du parti au pouvoir et des responsables gouvernementaux quand ils se sont plaints : « Demandez de l’aide à votre propre parti. »

Human Rights Watch a également décrit comment des élèves de second cycle, des enseignants et des fonctionnaires ont été forcés de participer à des séances d’endoctrinement sur l’idéologie du parti au pouvoir dans le cadre du programme de renforcement des capacités financé par des gouvernements étrangers. Les participants aux séances de formation ont indiqué qu’ils ont été intimidés et menacés s’ils n’adhéraient pas au parti au pouvoir. Des supérieurs ont affirmé aux enseignants que leur adhésion au parti au pouvoir était une condition pour obtenir des possibilités de promotion et de formation. L’éducation, en particulier les écoles et la formation des enseignants, est également fortement soutenue par les financements des bailleurs de fonds.

« En dominant le gouvernement à tous les niveaux, le parti au pouvoir en Éthiopie contrôle tous les programmes d’aide », a indiqué Rona Peligal. « Sans une surveillance efficace et indépendante, l’aide internationale continuera d’être détournée pour consolider un État répressif à parti unique. »

En 2005, la Banque mondiale et d’autres bailleurs de fonds ont suspendu l’aide budgétaire directe au gouvernement éthiopien à la suite d’une répression postélectorale contre les manifestants qui a fait 200 morts, 30 000 détenus, et envoyé des dizaines de dirigeants de l’opposition en prison. À l’époque, les bailleurs de fonds ont exprimé des craintes de « saisie politique » de leurs financements par le parti au pouvoir.

Cependant, l’aide a repris rapidement par le biais d’un nouveau programme dit de « Protection des services fondamentaux », qui transférait de l’argent directement aux gouvernements de district. Ces gouvernements de district, à l’instar de l’administration fédérale, sont sous le contrôle du parti au pouvoir, mais sont plus difficiles à surveiller et plus directement impliqués dans la répression quotidienne de la population.

Au cours de cette période, le gouvernement éthiopien a régulièrement fermé l’espace politique, harcelé des journalistes indépendants et des militants de la société civile, les réduisant au silence ou à l’exil, et violé les droits à la liberté d’association et d’expression. Une nouvelle loi sur l’activité de la société civile, adoptée en 2009, défend aux organisations non gouvernementales de travailler sur des questions liées aux droits humains, la bonne gouvernance, et la résolution des conflits si elles reçoivent plus de 10 pour cent de leur financement de sources étrangères.

« Les quelques organisations indépendantes qui veillaient sur les droits humains ont été éliminées par le harcèlement du gouvernement éthiopien et une nouvelle loi pernicieuse touchant la société civile », a expliqué Rona Peligal. « Or ces groupes sont absolument nécessaires pour s’assurer que l’aide ne soit pas détournée. »

Tandis que la situation des droits humains s’aggravait en Éthiopie, les bailleurs de fonds ont augmenté leur assistance. Entre 2004 et 2008, l’aide internationale au développement pour l’Éthiopie a doublé. Selon les données du gouvernement éthiopien, le pays fait des progrès importants dans la réduction de la pauvreté, et les bailleurs de fonds sont heureux d’appuyer les progrès accomplis par l’Éthiopie dans la lignée des objectifs de développement du millénaire de l’ONU. Cependant, le prix de ce progrès a été élevé.

Quand Human Rights Watch a présenté ses conclusions aux représentants des bailleurs de fonds, beaucoup ont reconnu en privé l’aggravation de la situation des droits humains et le régime de plus en plus autoritaire du parti au pouvoir. Les représentants des bailleurs de fonds d’une dizaine d’organismes gouvernementaux occidentaux ont déclaré à Human Rights Watch qu’ils étaient au courant des allégations selon lesquelles les programmes appuyés par les bailleurs de fonds étaient utilisés pour la répression politique, mais qu’ils n’avaient aucun moyen de connaître l’ampleur de ces abus. En Éthiopie, la plus grande partie de la surveillance des programmes des bailleurs de fonds est une initiative menée aux côtés de représentants du gouvernement éthiopiens.

Cependant, peu de bailleurs de fonds ont été disposés à exprimer leurs préoccupations publiquement au sujet d’un éventuel détournement des fonds de leurs contribuables. Dans une étude théorique et une réponse officielle à Human Rights Watch, le consortium des bailleurs de fonds du Groupe d’assistance au développement (Development Assistance Group, DAG) a déclaré que leurs mécanismes de surveillance ont démontré que leurs programmes fonctionnaient bien et que l’aide n’était pas « détournée ». Mais aucun des bailleurs de fonds n’a conduit d’enquête indépendante crédible sur le problème.

Human Rights Watch a appelé les assemblées législatives des pays bailleurs de fonds et les institutions de vérification à examiner l’aide au développement en Éthiopie afin de s’assurer qu’elle n’appuie pas la répression politique.

« Dans leur empressement à montrer un progrès en Éthiopie, les responsables de l’aide ferment les yeux sur la répression qui se cache derrière les statistiques officielles », a conclu Rona Peligal. « Les bailleurs de fonds qui financent l’État éthiopien doivent ouvrir les yeux sur le fait qu’une partie de leur aide contribue à des violations des droits humains. »

Contexte

Dirigé par le Front de libération des peuples du Tigray (Tigrayan People’s Liberation Front, TPLF), le parti au pouvoir est une coalition de groupes à caractère ethnique qui est arrivée au pouvoir en 1991 après avoir évincé le gouvernement militaire de Mengistu Haile Mariam. Le gouvernement a adopté une nouvelle constitution en 1994 qui incorporait des normes relatives aux droits humains fondamentaux, mais dans la pratique beaucoup de ces libertés ont été de plus en plus restreintes au cours de ses 19 années au pouvoir.

Bien que le parti au pouvoir a mis en place des élection multipartites peu de temps après son arrivée au gouvernement en 1991, les partis politiques d’opposition ont été confrontés à de graves obstacles à leurs efforts pour établir des bureaux, s’organiser et faire campagne pour les élections nationales et locales.

Quatre-vingt cinq pour cent de la population d’Éthiopie vit en zone rurale et, chaque année, de 10 à 20 pour cent de cette population dépend de l’aide alimentaire pour survivre. L’aide étrangère pour le développement de l’Éthiopie n’a cessé d’augmenter depuis les années 90, avec un plafond temporaire pendant les deux ans de guerre frontalière avec l’Érythrée (de 1998 à 2000). L’Éthiopie est aujourd’hui le principal bénéficiaire des fonds de la Banque mondiale et de l’aide étrangère en Afrique.

En 2008, le montant total de l’aide s’élevait à 3,3 milliards de dollars. Sur ce montant total, les États-Unis contribuent à hauteur de 800 millions de dollars environ, en grande partie en nourriture et aide humanitaire ; l’Union Européenne contribue à hauteur de 400 millions de dollars ; et le Royaume-Uni fournit 300 millions de dollars. L’Éthiopie est largement considérée comme faisant de vrais progrès dans la lignée des objectifs de développement du millénaire de l’ONU sur la réduction de la pauvreté, mais la plupart des données provient du gouvernement et n’est pas vérifiée de façon indépendante.

22/10/10 (B574) Jacques Lang, bientôt coopté dans l’ordre des Brosses à Reluire ? En tout cas ces propos récents à l’issue d’un entretien avec Guelleh, lui ouvrent la voie royale vers la cooptation.

_________________________________ DjibAct

Le président de la république reçoit 2 émissaires du secrétaire général des Nations-Unis.

Le Président de la République Ismail Omar Guelleh a reçu au palais présidentiel l’envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la lutte contre la piraterie maritime aux larges des côtes somaliennes, M Jacques Lang.

A l’issue de son entretien avec le Président de la République, M Jacques Lang a indiqué à la presse nationale qu’il se réjouissait de sa rencontre avec le Président de la République dont il a qualifié « d’homme sage et d’expérience ».

Mr Lang a affirmé qu’il a été impressionné par « la grande connaissance » que |e président djiboutien possède sur le sujet de la piraterie maritime en Somalie, indiquant qu’il lui avait donné des pistes de réflexion sur les voies et moyens de réguler ce fléau, notamment par la voie de la « création d’emplois en Puntland ».

La Communauté internationale se doit de profiter de l’expertise du Chef de l’Etat djiboutien en matière de lutte contre la piraterie maritime aux larges des côtes somaliennes de l’avis de M Jacques Lang, promettant qu’il conseillerait le Secrétaire général des Nations Unies en ce sens.

Nommé Envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en matière de lutte contre la piraterie maritime aux larges des côtes somaliennes, M Lang effectue ces jours-ci une tournée d’informations sur la question de la piraterie maritime dans la région.

Dans le cadre de cette mission, en dehors son actuel séjour à Djibouti, il s’est déjà rendu aux Seychelles, à Maurice, au Puntland et au Somaliland.

Le Ministre délégué à la Coopération internationale, M Ahmed Ali Silay et le Chef de la Sécurité nationale M Hassan Saïd Kaireh ont assisté à la rencontre entre le Président de la République et l’Envoyé spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour la lutte contre la piraterie maritime.

Apres jack Lang le président de la république Ismaël Omar Guelleh a reçu toujours au palais de la présidence M. Augustine Mahiga, représentant du secrétaire général des nations unies pour la somalie.

Les discussions ont porté sur la situation qui équivaut en Somalie.

Ont assisté à cette entrevue, la représentante résidente du PNUD Mme Hodan Abdillahi Haji Mahamoud le ministre de la coopération international Ahmed Ali Silay, le secrétaire générale de la présidence, le directeur de la sécurité national Hassan Saïd et l’ambassadeur de Djibouti en somalie.

22/10/10 (B574) Le Journal de la Flibuste – L’Union européenne veut que la Tanzanie juge les pirates – Les pirates somaliens intensifient les attaques dans des nouvelles zones – Des pirates somaliens libèrent un navire grec – Réunion pour la lutte des activités des pirates – Un chalutier sud-coréen capturé par des pirates somaliens au large du Kenya

______________________ 5 – CasaFree (Maroc)

Piraterie maritime : L’Union européenne veut que la Tanzanie juge les pirates

Les responsables de la force spéciale de lutte contre la piraterie de l’Union européenne ont demandé à la Tanzanie d’envisager de poursuivre les pirates arrêtés au large de la Somalie, dans le cadre des efforts pour lutter contre les menaces de piraterie dans la région, a appris la PANA.

Les responsables de la Force navale, qui opère le long des côtes de l’Océan indien, en offrant leur protection aux navires croisant dans cette zone, ont contacté le gouvernement tanzanien pour qu’il envisage de juger les pirates.

Cette mesure fait suite à l’annonce récente par le Kenya de son intention de ne plus juger les pirates somaliens, pour des raisons de sécurité nationale, en indiquant que les pays européens n’avaient pas respecté leur part du contrat, à savoir l’octroi de fonds supplémentaires pour les procès pour piraterie.

Le commandant en chef de la Force navale spéciale, l’amiral Philippe Coindreau, a rencontré les autorités nationales tanzaniennes et les partenaires régionaux pour discuter des procès des pirates arrêtés par ses soins.

M. Coindreau a également rencontré le chef de la Marine tanzanienne qui a exprimé son inquiétude face aux actes de piraterie, ainsi que de hauts responsables lors de l’escale du vaisseau français FS de Grasse à Dar es-Salam en Tanzanie.

Les responsables de la Marine tanzanienne ont promis d’aider à renforcer la coopération en matière de lutte contre la piraterie entre la Tanzanie et la Task Force.

Le commandant en chef de la Task Force navale a également rencontré le Procureur général-adjoint tanzanien, George Masaju en présence du représentant de la Délégation de l’Union européenne, l’ambassadeur Tim Clarke et l’ambassadeur de France, M. Jacques de Labriole.

"Cette réunion importante a discuté de la poursuite en justice des pirates et des moyens de mieux soutenir les initiatives d’appui régionales", a rapporté la Force.

Les partenaires locaux et les diplomates en Tanzanie ont tous déclaré être très fortement préoccupés par la piraterie.

L’UE a déjà passé des accords de transfert et des négociations sont en cours pour des accords similaires avec d’autres partenaires dans la région.

L’Europe soutient que trouver une solution durable au traitement judiciaire de la piraterie est essentiel.

__________________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Les pirates somaliens intensifient les attaques dans des nouvelles zones

Les pirates somaliens intensifient les attaques loin de leur côte et ont été responsables de 44% des 289 incidents de piraterie sur les mers du monde au cours des neuf premiers mois de cette année 2010, a indiqué lundi un organe de supervision maritime mondiale.

Selon un rapport publié par le Bureau mairitme international ( BMI) de la Chambre internationale du commerce pour effectuer 35 des 39 détournement de bateaux à travers le monde entre janvier et septembre cette annnée, les pirates somaliens ont utilisé des navires de pêche allant en mer pour atteindre des zones aussi éloignées que la mer Rouge du sud où ils ont enlevés un pétrolier chimique en juillet, le premier kidnapping de ce type enregistré dans la région.

"Les actions des marines dans le golfe d’Aden et le bassin somalien ont besoin d’être une fois de plus saluées", a estimé le capitaine Pottengal Mukundan, directeur du BMI.

"Une collecte accrue des renseignements couplée à un positionnement stratégique des atouts maritimes ont conduit à un ciblage des présumés Groupes d’action des pirates avant qu’ils ne deviennent opérationnels".

Des pirates lourdement armés de fusils automatiques et des grenades autopropulsées, selon le BMI.

Les chiffres à travers le monde entier du Centre d’informations sur la piraterie montrent que ces neuf derniers mois ont arraisonné 128 navires et ouvert le feu sur 52.

"Un total de 70 navires a rapporté avoir déjoué des attaques. Les pirates ont fait usage d’armes dans 137 incidents et des coûteaux dans 66, tuant un membre de l’équipage, blessant 27 et prenant 773 en otage", a indiqué l’organisme maritime.

Globalement, le nombre de bateaux détournés était plus élevé que les 34 enregistrés au cours de la même période l’année dernière, en dépit d’une légère baisse du nombre d’incidents de piraterie, en baisse par rapport aux 306 des neuf premiers mois de 2009.

Le BMI a indiqué que les marines du monde ont aidé à éviter de nombreuses attaques au large de la Corne de l’Afrique, où leur présence est vitale dans la protection des navires marchands contre la piraterie.

Toutefois, en dépit de la baisse du nombre d’attaques dans ce berceau de la piraterie, le niveau des détournements est resté similaire à celui de l’année dernière.

Le capitaine Mukundan a ajouté que davantage de navires ont renforcé leurs mesures de lutte contre la piraterie grâce à la conscientisation suscitée par les Meilleures pratiques de l’industrie.

Dans le golfe d’Aden, les attaques ont été considérablement réduit, avec seulement 44% cette année contre 100 en 2009 à la même période.

"Le climat de la mousson qui décourageait les pirates à se lancer en mer, s’est achevé en mi-septembre, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles attaques", a prévenu le BMI.

D’autres parties du monde ont aussi connu une hausse de la piraterie. C’est notamment le cas de Chittagong, Bangladesh, où le BMI a prévenus les patrons de navires d’être particulièrement vigilants.

Entre temps, il y a un nombre croissant de voleurs qui ont abordé des navires à la cabine ou à l’approche de l’ancrage. Autour de l’Indonésie, 26 incidents ont été enregistré, soit une hausse par rapport aux sept en 2009.

Le BMI du centre d’informations sur la piraterie (PRC) est l’unique bureau mondial à recevoir les informations sur des incidents de piraterie 24 heures sur 24 provenant du monde entier.

____________________________ 3 – AFP

Des pirates somaliens libèrent un navire grec

Les pirates somaliens ont libéré, contre rançon, un navire affrété par une compagnie grecque et ses 21 membres d’équipage philippins, a rapporté lundi l’ONG environnementaliste Ecoterra International, qui suit la piraterie somalienne.

Le MV VOC Daisy, battant pavillon libérien et capturé le 21 avril dans le golfe d’Aden, est "libre", a indiqué dans un communiqué Ecoterra.

"Le navire fait à présent route vers Salalah à Oman et les 21 Philippins se portent bien, compte tenu des circonstances", a ajouté l’ONG.

Le vraquier a été libéré au plus tard samedi après le versement d’une rançon "par un navire appartenant semble-t-il à une compagnie de sécurité grecque opérant dans la zone avec deux bateaux", a ajouté Ecoterra.

Quelque 25 navires étrangers, dont un bateau de pêche sud-coréen capturé récemment, sont aux mains des pirates somaliens en attendant le versement de rançons, selon Ecoterra.

Les pirates sont particulièrement actifs en octobre, mettant à profit le retour à des conditions de navigation plus clémentes entre deux moussons dans l’océan Indien.

De nombreuses puissances étrangères ont déployé des dizaines de bâtiments de guerre dans la région, sans toutefois parvenir à enrayer la piraterie, qui demeure une des activités les plus lucratives pour les populations côtières de ce pays dévasté par une guerre débutée en 1991.

____________________________ 2 – Actualité Madagascar

Réunion pour la lutte des activités des pirates

Madagascar a participé à la réunion des représentants des pays impliqués dans la lutte contre les activités des pirates écumant les eaux du Golf d’Aden et de l’Océan Indien.

Afin de permettre une atteinte optimale de ce principal objectif de la réunion qui s’est déroulé au Kempinski Palace de Djibouti, un atelier de formation technique sur le mécanimse d’application des lois maritimes a été effectué. Parallèlement, la mise en oeuvre de ce cadre légal a été étudiée durant cette formation. Ce, outre les solutions dégagées de cette formation dont l’importance n’est plus à démontrer. La nécessité d’un travail de coordination et d’action concertée a aussi été soulevée.

Dans le cadre des actions pirate, le MV Lugela, un cargo battant pavillon panaméen avec 12 membres d’équipage d’origine ukrainienne, a mouillé lundi en rade à Port-Louis (Maurice). Ce navire a été la cible des pirates somaliens. Une énième attaque qui rend encore plus urgente la nécessité de combattre les actes de piraterie maritime.

____________________________ 1 – Le Monde

Un chalutier sud-coréen capturé par des pirates somaliens au large du Kenya

Un chalutier sud-coréen, avec 43 personnes à bord, a été capturé par des pirates somaliens au large des côtes kényanes et conduit en Somalie, a confirmé dimanche à Séoul le ministère des Affaires étrangères.

La chaîne de télévision sud-coréenne YTN citant des sources sud-coréennes au Kenya avait auparavant indiqué que le chalutier et son équipage avaient été emmenés vers un port connu pour être un repaire de pirates, dans le nord de la Somalie.

Selon le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le bateau de 241 tonnes, dont l’équipage est composé de 2 Sud-Coréens, 2 Chinois et 39 Kényans, a été pris d’assaut le 9 octobre près de l’île kényane de Lamu, dans l’océan Indien.

Un navire de guerre sud-coréen participe aux opérations de lutte contre la piraterie menées par les Etats-Unis, la Chine et une vingtaine d’autres pays au large de la Corne de l’Afrique, une zone stratégique permettant l’accès au Canal de Suez.

22/10/10 (B574) Nouvelles de Somalie – jour de guerre à Mogadiscio – La Ligue arabe se félicite de la nomination d’un nouveau Premier ministre somalien – négociations en cours pour libérer le britannique enlevé jeudi – Douze morts dans des combats – les shebab interdisent les transferts d’argent par téléphone – l’armée reprend une localité tenue par les shebab – l’otage britannique « se porte bien », selon Save the Children-UK – L’Union africaine approuve l’envoi de 20.000 soldats en Somalie – au moins 10 combattants tués dans des combats près de Beledweyne

_____________________ 7 – France 24

Somalie : jour de guerre à Mogadiscio

Par Joe Mwihia / Stéphanie BRAQUEHAIS

À Mogadiscio, les shebab contrôlent une partie de la ville. L’Union africaine, qui soutient le gouvernement de transition, réclame plus de soldats et les troupes gouvernementales ont en grande majorité abandonné leurs positions. La situation reste précaire. Le gouvernement de transition est affaibli par des querelles internes, tandis que les civils paient le prix fort de la situation.

Les soldats s’infiltrent un à un. Ils ont creusé un trou dans le mur des bâtiments pour pouvoir circuler sans être vus. Depuis quelques semaines, c’est une nouvelle tactique utilisée pour prendre des nouvelles positions, la tactique du trou de souris. " Il y a un immeuble en face", murmure le colonel Anthony Lukwago du contingent ougandais. "Maintenant, on a réduit l’espace qui est de cent cinquante mètres… On s’approche peu à peu de l’objectif. Et ils ne verront pas quel est notre objectif. Mais quand nous irons en haut, ils verront quelque chose".

Les shebab sont à quelques dizaines de mètres. Des tirs d’AK47 retentissent. Les Ougandais se protègent derrière des sacs de sable. Les soldats somaliens, eux, se font plus rares. Pendant ce temps, un groupe tente de gagner du terrain et avance de l’autre côté. " Le principe c’est de capturer une zone, la consolider et avancer", explique le major bahoku Barigye, porte parole de l’Amisom. Sur les murs, des bâtons indiquent les positions de l’ennemi.

Bakara Market est le bastion des shebab, et la principale cible de leurs représailles. Contre les obus de mortier tirés par l’ennemi, les soldats creusent des abris dans le sol… Le sable qu’ils récupèrent va servir à remplir les sacs qui les protègent dans leurs positions les plus avancées. La clé c’est de s’emparer des immeubles les plus hauts. A Mogadiscio, le terrain se prend mètre par mètre, maison par maison. Quand on contrôle les toits, on surveille mieux l’ennemi. " Maintenant, ils sont à cent cinquante, deux cents, trois cents mètres", déclare un soldat ougandais qui pointe son fusil embusqué sur un toit. Les shebab ont leur snipers dans les immeubles d’en face et tirent à intervalle régulier. "Ce qui se passe c’est que pour réduire le stress et la fatigue, l’un est en position tandis que l’autre se repose. Comme ca, il y a tout le temps quelqu’un qui surveille”, ajoute son collègue. Une attention de tous les instants.

Ces soldats vont rester plusieurs semaines ici à camper sur des matelas de fortune. Ils peuvent circuler à l’intérieur des positions prises, mais pas de patrouilles à pied dans la ville, c’est trop dangereux. Du coup, quand ils circulent à Mogadiscio, c’est à toute vitesse dans des fourgons blindés. Et là encore, la menace est permanente. " Parce qu’il y a des mines, il y a des terroristes suicidaires. Et si ceux là viennent, on ne peut résister qu’avec des véhicules blindés", explique Prosper Hakizimana, le porte parole adjoint de l’Amisom. A tous les coins des rues, des hommes armés, souvent sans uniformes.

Si plus d’un million de personnes ont quitté Mogadiscio, ceux qui restent risquent leur vie à tout moment. Chaque jour, voit son lot d’affrontements et de représailles à coups d’obus de mortier de la part des deux camps, souvent dans des quartiers résidentiels, et les civils n’ont jamais autant payé le prix fort d’un conflit sanglant dont personne ne voit la fin.

_____________________ 6 – AuFait (Maroc)

La Ligue arabe se félicite de la nomination d’un nouveau Premier ministre somalien

La Ligue arabe s’est félicitée de la nomination de Mohamed Abdullahi Faramajo, nouveau Premier ministre somalien en remplacement d’Omar Abdirashid Sharmarke, qui avait démissionné fin septembre.

Dans un communiqué parvenu à la MAP, l’organisation panarabe a émis l’espoir de voir cette nomination constituer un "nouveau pas vers l’instauration des institutions et la mise en oeuvre des dispositions de l’accord de Djibouti ".

La Ligue arabe a exprimé, à cet égard, sa détermination à renforcer sa coopération avec le gouvernement somalien pour la reconstruction du pays, appelant les parties somaliennes au dialogue pour résoudre leurs différends.

La démission de M. Sharmarke est intervenue une dizaine de jours après une violente offensive des Shebab dans la capitale, qui a vu la déroute des forces pro-gouvernementales, sauvées par la contre-attaque des soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’UA (Amisom) qui comptent 7.200 hommes.

_____________________ 6 – Le Point avec AFP

Somalie: négociations en cours pour libérer le britannique enlevé jeudi

Des négociations menées par des des notables somaliens et des représentants d’une administration locale étaient en cours samedi pour tenter d’obtenir la libération d’un consultant en sécurité enlevé jeudi dans le centre de la Somalie, a indiqué son accompagnateur somalien.

Des négociations menées par des des notables somaliens et des représentants d’une administration locale étaient en cours samedi pour tenter d’obtenir la libération d’un consultant en sécurité enlevé jeudi dans le centre de la Somalie, a indiqué son accompagnateur somalien.

Le conseiller en sécurité, un britannico-zimbabwéen sous contrat avec l’ONG britannique Save the Children-UK, et son accompagnateur somalien avaient été enlevés jeudi soir dans le centre de la Somalie. Le Somalien a été relâché vendredi.

"Je suis libre et de retour à Adado", une ville du centre du pays où les deux hommes ont été enlevés, a déclaré au téléphone à l’AFP Bashir Lugey.

"Mais cela ne change rien pour moi dans la mesure où mon collègue est toujours en captivité. Nous espérons qu’il sera libéré rapidement car des responsables locaux de clans et des membres de l’administration travaillent très dur pour cela", a-t-il ajouté.

"Les efforts de médiation ont déjà débuté et les responsables locaux, qui sont vraiment désolés de ce fâcheux incident, se démènent pour obtenir sa libération", a-t-il poursuivi.

Bashir Lugey n’a pas donné de précisions quant à la nature des négociations en cours, la localisation de l’otage ou encore l’identité de ses ravisseurs.

Jeudi vers 23H00 (20h00 GMT), des hommes lourdement armés à bord d’au moins trois véhicules avaient fait irruption dans les locaux de Save the Children-UK à Adado, selon plusieurs sources humanitaires.

Ils avaient enlevé le consultant en sécurité et son accompagnateur somalien avant de prendre la route vers en direction d’Hobyo, l’un des repaires des pirates somaliens sur la côte.

_____________________ 5 – Europe 1

Somalie: Douze morts dans des combats

Au moins douze combattants ont été tués lundi dans des combats opposant insurgés islamistes shebab et forces pro-gouvernementales près de la ville de Beledweyne, dans le centre de la Somalie, ont indiqué mardi des sources concordantes.

"Nous avons attaqué et défait l’ennemi ce matin, nous avons pris le contrôle de plusieurs de leurs positions", a affirmé Dahir Abdulle, un commandant des forces pro-gouvernementales dans la région.

"Plus de dix personnes ont été tuées pendant les combats, la plupart dans les rangs des shebab", a-t-il précisé.

Localité stratégique, Beledweyne est régulièrement le théâtre d’affrontements entre insurgés islamistes, forces du gouvernement et milices claniques.

________________________ 4 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: les shebab interdisent les transferts d’argent par téléphone

Les insurgés islamistes shebab ont interdit les transferts d’argent par téléphone portable dans tous les territoires sous leur contrôle en Somalie, indique lundi un communiqué officiel de ce mouvement.

"Après avoir confirmé les risques que posent les transferts d’argent par téléphone portable, le bureau politique des Moujahidins shebab a décidé de bannir ce service de Somalie (…)", selon le communiqué.

"Les compagnies de téléphonie mobile Telesom, Golis et Hormund qui ont jusqu’à présent développé ce service dans le pays doivent y mettre fin", ajoute le texte.

"Nous attendons de ces compagnies qu’elles appliquent cette interdiction" d’ici un délai de trois mois, ajoute la milice islamiste, qui entend ainsi "libérer les musulmans en Somalie de l’exploitation de l’Occident".

Interrogés par le correspondant de l’AFP à Mogadiscio, des dirigeants des trois compagnies de téléphonie mobile ont confirmé l’information, se refusant à tout commentaire.

Le service de transfert d’argent par téléphone portable est disponible depuis près de deux ans en Somalie, au travers des réseaux des trois principales sociétés de téléphonie mobile.

Il n’existe pas de système bancaire classique en état de fonctionnement en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, où les habitants utilisent en majorité le système de la hawala (système informel d’envois de fonds) pour leurs transferts d’argent.

Les insurgés shebab qui se revendiquent d’Al-Qaïda, contrôlent la quasi-totalité du centre-sud de la Somalie, face à un gouvernement de transition (TFG) dont l’autorité se limite à quelques quartiers de la capitale.

Dans un communiqué transmis à l’AFP, le gouvernement somalien a "condamné" cette décision "absurde", "prise après le refus des opérateurs de téléphonie mobile de laisser les shebab utiliser ce système pour lever des fonds" lors de leur dernière offensive à Mogadiscio en septembre dernier.

Avec cette interdiction, "les extrémistes veulent malheureusement détruire les progrès économiques obtenus par la communauté des hommes d’affaires somaliens au cours de ces vingt dernières années malgré de nombreux défis", accuse le TFG.

Les shebab tentent ainsi "de poursuivre leurs extorsions de fonds dans les zones sous leur contrôle", illustrant une nouvelle fois la nécessité pour les opérateurs économiques somaliens "de soutenir le gouvernement et se débarrasser de ces milices", selon le TFG.

________________________ 4 – AFP

Somalie: l’armée reprend une localité tenue par les shebab

Les forces gouvernementales somaliennes et leurs alliés ont pris dimanche le contrôle de la localité de Bulo Hawo (sud-est) près de la frontière kényane, au terme de combats avec les insurgés shebab qui ont fait au moins six morts, a-t-on appris de sources concordantes.

"Nous avons pris le contrôle de la ville après avoir défait l’ennemi (les shebab) et les habitants nous ont accueillis en applaudissant après avoir vu l’armée nationale de retour dans la ville après plusieurs mois sous le joug des shebab", a annoncé à l’AFP Mohamed Abdi Kalil, représentant du gouvernement de transition pour la région de Gedo, où est située Bulo Hawo.

Selon des témoins interrogés au téléphone par l’AFP, les forces gouvernementales et des éléments de la milice armée soufie Ahlu Sunna wal Jamaa ont lancé l’attaqué dimanche et ont investi la ville après une heure de combats.

"Nous avons tué de nombreux combattants. Nous avons perdu un soldat et nous avons deux blessés", a ajouté M. Kalil.

Plusieurs habitants de la ville ont confirmé la prise de la localité par les forces gouvernementales et ont fait état d’au moins six morts.

"J’ai vu six cadavres, tous des combattants. Les combats se sont arrêtés au bout d’une heure et les shebab ont été vaincus", a rapporté à l’AFP un habitant, Ali Mohamed Yasin.

Un autre témoin, Mohamed Shakur a précisé que les combats s’étaient déroulés à l’extérieur de la localité.

"Les islamistes ont quitté la ville après avoir perdu la bataille et des cadavres gisent à la périphérie. La situation est calme à présent et les forces gouvernementales ont indiqué à la population qu’elles imposaient un couvre-feu nocturne", a-t-il expliqué.

Aucun responsable des insurgés islamistes radicaux shebab n’était joignable dimanche soir par l’AFP.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, ont juré la perte du fragile gouvernement de transition du président Cheikh Sharif Ahmed, soutenu par la communauté internationale.


_______________________ 3 – AFP

Somalie: l’otage britannique "se porte bien", selon Save the Children-UK

Le consultant en sécurité britannique enlevé jeudi dans le centre de la Somalie "se porte bien", a assuré son employeur, l’ONG britannique Save the Children-UK dans un bref communiqué parvenu à l’AFP à Nairobi.

"Nous pouvons confirmer qu’il se porte bien. Il est bien traité et son moral est bon", selon le communiqué signé par la porte-parole de l’ONG à Nairobi Anna Ford.

"Nous sommes toujours extrêmement inquiets pour lui et appelons ses ravisseurs, quels qu’ils soient, à le libérer", conclut le communiqué.

Le conseiller en sécurité, un britannique d’origine zimbabwéenne sous contrat avec Save the Children-UK, et son accompagnateur somalien, avaient été enlevés jeudi soir dans la localité d’Adado, dans le centre de la Somalie. Le Somalien a été relâché vendredi.

Les deux hommes venaient d’arriver à Adado pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.

Samedi, l’accompagnateur somalien, Bashir Lugey, avait indiqué à l’AFP que des notables et l’administration locale avaient entamé des efforts de médiation pour obtenir sa libération.

M. Lugey n’avait pas donné de précisions quant à la nature des négociations en cours, la localisation de l’otage ou encore l’identité de ses ravisseurs.

Ville du centre de la Somalie, Adado est la capitale de la région autonome de Himan et Heeb, sous le contrôle de milices claniques dirigées par un "président" autoproclamé, Mohamed Moalim Aden Ticey, hommes d’affaires revenu dans son pays après avoir longtemps vécu aux Etats-Unis.

La ville a été brièvement capturé vendredi par une milice soufie alliée au gouvernement et l’administration locale a réintégré la localité dans la nuit de vendredi à dimanche.

Cette région jouxte des territoires sous contrôle des insurgés islamistes shebab au sud, et plus à l’est vers la côte les zones où opèrent traditionnellement les pirates somaliens.

_______________________ 2 – Afrique en Ligne

L’Union africaine approuve l’envoi de 20.000 soldats en Somalie

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), a annoncé vendredi le déploiement dans quelques semaines, de troupes additionnelles en Somalie, alors que l’objectif fixé par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) est de 20.000 soldats.

Un bataillon en provenance du Burundi sera déployé dans quelques semaines, ce qui va augmenter les effectifs de la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) à plus de 7.000 soldats, a déclaré Ramtane Lamamra, commissaire du Conseil de paix et de sécurité au cours d’une conférence de presse tenue au siège de l’UA à Addis-Abeba, à la fin de la réunion ministérielle sur la Somalie.

La proposition d’augmenter les effectifs de l’AMISOM des 8.000 soldats initialement autorisés à 20.000 a été faite en juillet par l’IGAD, à quelques jours du sommet de l’UA tenu à Kampala, en Ouganda.

Le sommet l’avait approuvé, mais ce n’est que vendredi que la proposition relative aux effectifs de l’AMISOM a été officiellement adoptée.

D’après M. Lamamra, le déploiement du bataillon du Burundi en Somalie sera suivi dans quelques mois par un autre fort de 4.000 soldats en provenance de Djibouti, de la Guinée, de l’Ouganda, du Burundi et d’autres pays pourvoyeurs de troupes.

L’Ouganda s’est engagé, à lui seul, à fournir jusqu’à 20.000 soldats mais l’UA est confrontée à des problèmes de logistique, d’équipements modernes et financiers qu’elle met sur le compte de la réticence des Nations unies, de l’Union européenne (UE) et des grandes puissances telles que les Etats-Unis.

L’AMISOM doit également disposer de composantes dynamiques telles que l’armée de l’air, la marine, les services de renseignement et des unités de police, avec 140 agents chacune, pour développer et appuyer la police en Somalie, a déclaré M. Lamamra aux ministres des Affaires étrangères venus prendre part à la réunion.

_______________________ 1 – AFP

Somalie: au moins 10 combattants tués dans des combats près de Beledweyne

Des combats opposant des milices pro-gouvernementales aux insurgés islamistes radicaux somaliens shebab ont fait samedi au moins dix morts près de la ville de Beledweyne (centre-ouest de la Somalie), a-t-on appris auprès des shebab et de témoins.

Ces combats ont été déclenchés par des milices locales alliées au gouvernement de transition somalien contre des positions shebab à la périphérie de Beledweyne, la capitale de la région d’Hiraan contrôlée par les shebab, à 300 km au nord de Mogadiscio, près de la frontière éthiopienne.

"L’ennemi a attaqué nos positions ce (samedi) matin à l’extérieur de Beledweyne mais avec l’aide d’Allah, nous les avons vaincus. Nous avons tué plus de 10 miliciens apostats et leurs alliés éthiopiens", a affirmé à la presse à Mogadiscio un porte-parole des shebab, Cheikh Abdulaziz Abu-Muscab.

"Les soldats éthiopiens et leurs laquais ont été complètement vaincus dans la bataille et ils ont fui. Nos forces contrôlent à présent toutes les zones contestées", a-t-il ajouté.

Aucune source indépendante n’a confirmé l’implication de soldats éthiopiens dans ces combats.

L’Ethiopie était intervenue fin 2006-début 2007 en Somalie pour soutenir le gouvernement et chasser les islamistes du pouvoir à Mogadiscio.

De même aucune source gouvernementale n’était joignable samedi après-midi pour commenter ces combats.

Selon des habitants de Beledweyne, contactés au téléphone par l’AFP, les shebab ont exposé en public les corps de dix miliciens pro-gouvernementaux présumés ainsi qu’un pick-up surmonté d’une batterie anti-aérienne.

"Des centaines de personnes se sont réunies en centre-ville où les shebab ont montré les cadavres de dix combattants", a expliqué à l’AFP Hussein Ahmed.

"Je n’avais jamais vu un si grand nombre de cadavres au même endroit. La plupart avaient été touchés par balle à la tête et certains portaient des uniformes", a pour sa part décrit Isa Abdirahman.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, ont juré la perte du très fragile gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed.

22/10/10 (B574) Yémen Express – l’armée fait face à une guérilla urbaine dans le Sud – des résidants fuient les combats – les investisseurs étrangers conviés dans le secteur énergétique – un artificier d’Al-Qaïda condamné à mort – Le meurtrier d’un ingénieur français au Yémen est un membre opératoire d’Al-Qaida – L’aviation yéménite bombarde des positions d’Al Qaïda – La sécurité renforcée à Sanaa (7 articles)

_____________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: l’armée fait face à une guérilla urbaine dans le Sud

L’armée yéménite, engagée dans des combats avec des combattants présumés d’Al-Qaïda, est confrontée à une « guérilla urbaine » dans le sud du Yémen, ont indiqué mardi des responsables.

« Des éléments d’Al-Qaïda font leur apparition dans des quartiers des villes (de Moudia et Loder) où ils s’infiltrent de nuit depuis les montagnes avoisinantes pour lancer des attaques contre des positions militaires » avant de s’enfuir, a déclaré à l’AFP un responsable des services de sécurité.

« Nous affrontons Al-Qaïda dans ce qui ressemble à une guérilla urbaine », a indiqué pour sa part le numéro deux des services de sécurité de Moudia, le colonel Mohammad al-Khodr Mohammad.

Selon lui, les forces gouvernementales « rencontrent des difficultés » à venir à bout des insurgés, « la plupart d’entre eux étant des habitants de la ville ».

En milieu d’après-midi, des avions de combat ont mené un raid à Thououba, un village situé à 6 kilomètres de Moudia, où ils ont tiré quatre missiles, ont indiqué des témoins.

Un responsable des services de sécurité, interrogé par l’AFP, a confirmé le raid contre le village où se cacherait, selon les autorités, un chef présumé d’Al-Qaïda, Abdel Monam al-Fahtani.

C’est le troisième raid aérien dans la région en trois jours. Dimanche, des avions de combat avaient lancé deux raids à Thououba et le village voisin de Nakh Aïn, tuant au moins un civil.

Depuis jeudi, au moins une douzaine de personnes ont été tuées dans des violences attribuées à Al-Qaïda autour de Moudia et Loder, dans la province d’Abyane.

Celle-ci est un bastion de la contestation dans le sud du Yémen, Etat indépendant jusqu’en 1990, où Al-Qaïda est devenu de plus en plus actif et où le Mouvement sudiste proteste contre ce qu’il considère comme une politique discriminatoire du Nord.

Lundi soir, trois soldats ont été blessés dans une nouvelle attaque armée contre un camion-citerne près de Loder, selon une source de sécurité.

Simultanément, sept obus ont été tirés depuis le centre de Loder contre une position militaire dans le nord de la ville, a indiqué un responsable local, ajoutant que des dizaines de civils fuyaient les zones du conflit vers Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane, ou Aden, principale ville du Sud.

________________ 6 – Metro (Montréal)

Yémen: des résidants fuient les combats

Des centaines de Yéménites ont fui leurs maisons alors que les troupes gouvernementales pilonnent des villages et affrontent des militants d’al-Qaïda dans les montagnes éloignées du sud du pays, ont rapporté des témoins et des responsables lundi.

Les troupes yéménites ont lancé, jeudi dernier, un assaut contre de présumées cellules d’al-Qaïda dans la ville de Mudiyah, à environ 250 kilomètres au sud-est de la capitale, et dans les montagnes des environs.

Des centaines de résidants d’une vingtaine de villages ont dû fuir leurs résidences, a déclaré l’organisation yéménite des droits de l’homme et des libertés dans un communiqué diffusé lundi. Au moins quatre civils ont été tués, dont un enfant, ajoute l’organisation.

Un résidant de Mudiyah qui a fui la ville a déclaré que l’endroit était devenu une «ville fantôme», la plupart des résidants ayant quitté et les magasins étant fermés à cause des combats qui se déroulent dans la rue.

Le résidant, qui s’est seulement identifié par son nom de famille, al-Mashreqi, a affirmé que des carcasses de véhicules de police calcinées pouvaient être vues dans les rues, de même que le corps en décomposition d’un militant que personne n’est venu chercher.

Les combattants d’al-Qaïda présents dans la ville mènent des attaques surprise contre les troupes gouvernementales, provoquant de lourdes répliques aléatoires des militaires, a expliqué un autre résidant, Mohammed, 32 ans, qui a fui dans la ville voisine de Lawdar avec sa famille de sept personnes. Il a précisé que les affrontements dans les rues étaient incessants.

Le chef adjoint de la police de Mudiyah, le lieutenant Mohammed al-Khodr, a déclaré à l’Associated Press qu’au moins six militants avaient été tués depuis le début de l’assaut, jeudi. Il a ajouté qu’un militant, Hani al-Thuriya, avait été arrêté en possession de documents prouvant l’existence d’un complot d’al-Qaïda pour assassiner des responsables de la sécurité dans la province d’Abyan.

Mais un autre responsable s’est montré sceptique devant ce bilan et a affirmé qu’il n’était pas possible de confirmer la mort des six militants.

Ce responsable, qui a requis l’anonymat, a ajouté que 18 officiers de l’armée s’étaient enfuis et avaient trouvé refuge auprès des tribus de Mudiyah dimanche, après que leur camion eut été attaqué par des militants d’al-Qaïda alors qu’il se dirigeait vers la ville.

L’assaut des forces gouvernementales a été déclenché après l’assassinat du chef de la sécurité de la ville et une embuscade tendue au gouverneur de la province venu inspecter les lieux du premier attentat. Le gouverneur s’en est sorti indemne, mais quatre personnes, dont son frère, ont été tuées dans l’affrontement.

La justice yéménite a par ailleurs condamné à mort, lundi, un militant d’al-Qaïda pour son implication dans des attentats et dans la fabrication d’explosifs.

Après avoir entendu le verdict, le militant, Saleh Al-Shawish, a juré qu’al-Qaïda prendrait sa revanche.

________________ 5 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: les investisseurs étrangers conviés dans le secteur énergétique

Le Premier ministre yéménite a appelé lundi les compagnies pétrolières à investir dans son pays et à ne pas craindre les problèmes de sécurité, assurant que les autorités contrôlaient la situation.

Dans un discours à l’ouverture d’une conférence sur le pétrole et le gaz à Sanaa, Mohammad Ali Moujawar a assuré que le Yémen avait adopté « une nouvelle loi sur l’investissement » de nature à « encourager les investisseurs à établir des partenariats en toute confiance ».

Il a appelé « toutes les compagnies pétrolières régionales et internationales à investir dans les vastes ressources pétrolières, gazières et minérales au Yémen », le pays le plus pauvre de la Péninsule arabique.

S’adressant aux investisseurs, il a affirmé: « Nous réalisons que chacun d’entre vous a une vision brouillée au sujet de la confrontation avec les éléments d’Al-Qaïda, mais nous vous assurons (…) que l’Etat a les capacités nécessaires pour circonscrire les activités terroristes et les éradiquer ».

Les autorités ont proposé au cours de cette conférence aux investisseurs étrangers de participer à 21 projets, dont dix concessions pétrolières.

Le Yémen, qui n’est pas membre de l’Opep, produit quelque 300.000 barils de brut par jour. Depuis fin 2009, il exporte du gaz naturel liquéfié (GNL) à partir de ses nouvelles installations de Balhaf, dans le Golfe d’Aden. Ses réserves de gaz naturel prouvées sont de quelque 259 milliards de m3.

Le secteur pétrolier contribue à hauteur de 30% du PIB (28,5 mds de dollars en 2009) et assure 70% des revenus de l’Etat, selon des statistiques officielles. Le pétrole et le gaz représentent plus de 90% du volume des exportations.

Les autorités sont engagées dans une campagne militaire contre Al-Qaïda, qui a revendiqué des attentats contre des missions diplomatiques, des installations pétrolières et des touristes étrangers au Yémen. Un artificier d’Al-Qaïda a été condamné à mort lundi.

________________ 4 – Le Parisien

Yémen: un artificier d’Al-Qaïda condamné à mort

Un tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme à Sanaa a condamné à mort lundi un artificier présumé d’Al-Qaïda, Saleh al-Chaouch.

Considéré par le Yémen comme l' »un des éléments les plus dangereux d’Al-Qaïda », ce Yéménite s’est écrié à l’énoncé du verdict: « Votre fin sera proche et elle débutera à Abyane », l’un des fiefs du réseau dans le sud du pays.
Saleh al-Chaouch n’a pas dit avoir l’intention de faire appel du jugement.

Arrêté le 30 janvier, M. Chaouch, qui était recherché depuis 2008, a avoué avoir participé à sept attaques meurtrières d’Al-Qaïda contre des sites militaires et pétroliers dans le Hadramout et à Marib, à l’est de Sanaa.

« Les faits qui me sont reprochés sont exacts. J’ai fait toutes mes dépositions devant le parquet et elles sont exactes », avait-il déclaré lors d’une audience le 9 octobre.

« J’ai préparé et perpétré ces opérations d’une façon volontaire et sans contrainte, en réaction aux exactions commises contre les membres du réseau par les services de renseignement en coopération avec les Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Saleh al-Chaouch est également accusé d’avoir entraîné des kamikazes à la demande d’un chef d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), Khaled Batarfi, qui se cacherait dans la province de Marib, selon l’acte d’accusation.

Plusieurs membres présumés d’Al-Qaïda sont actuellement jugés du Yémen, pays engagé dans une lutte contre ce réseau de plus en plus actif dans les provinces de l’Est et du Sud.

Dimanche, des avions de combat ont lancé deux raids contre de présumés repaires de combattants d’Al-Qaïda dans le Sud, faisant au moins un mort parmi les civils, selon des sources médicales et des services de sécurité.

Dimanche également, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité à Sanaa autour des ambassades de Grande-Bretagne, fermée au public, et des Etats-Unis, qui ont mis en garde leurs ressortissants contre des attentats.

_______________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le meurtrier d’un ingénieur français au Yémen est un membre opératoire d’Al-Qaida (ministre yéménite de l’Intérieur)

Un agent de sécurité yéménite ayant abattu un ingénieur français dans les locaux de la firme autrichienne OMV, localisée dans la capitale Sanaa, le 6 octobre dernier, était un membre opératoire d’Al-Qaida, a affirmé samedi le ministre de l’intérieur Motahar Rashad Al-Masri.

« Suite aux investigations menées, les enquêteurs sont parvenus à la conclusion que Jacques Spagnolo, un contractant travaillant pour la firme énergétique OMV, était un terroriste et que le perpétrateur était en liaison avec des membres d’Al-Qaida », a déclaré le ministre yéménite, cité par la chaîne de télévision satellitaire Al-Saeeda.

Il s’agissait de la seconde agression perpétrée à l’encontre du personnel de la firme au Yémen. Le 7 août, la branche régionale d’Al-Qaida a revendiqué la responsabilité du meurtre de six soldats yéménites assurant la sécurité de la compagnie autrichienne en ce 25 juillet.

Le Yémen, le berceau natal du leader d’Al-Qaida Osama Ben Laden, a initié un coup de filet à l’encontre des groupes terroristes après que la branche yéménite d’Al-Qaida ait revendiqué la responsabilité d’une tentative d’attentat effectuée le jour de Noël, visant à faire exploser un avion de ligne américain à destination de Detroit, aux Etats-Unis.

______________________ 2 – L’Express avec Reuters

L’aviation yéménite bombarde des positions d’Al Qaïda

Mohamed Mokhachaf,
Jean-Stéphane Brosse pour le service français

L’aviation yéménite a bombardé dimanche des positions d’Al Qaïda dans le sud du Yémen, rapporte une source gouvernementale, à la suite d’une embuscade tendue par des rebelles contre une colonne blindée qui a coûté la vie à quatre militaires.

Trois membres présumés de la branche régionale d’Al Qaïda ont péri dans les affrontements qui se sont déroulés dans le secteur de Moudiyah, dans la province d’Abyan, théâtre de nombreux incidents ces derniers jours, ajoute cette source.

Un homme a été tué et deux femmes ainsi qu’un enfant ont été blessés dans le raid aérien, a-t-on appris auprès d’habitants et d’un responsable local.

Un pilonnage d’artillerie par l’armée, toujours dans la région d’Abyan, a également fait un mort et trois blessés dimanche, rapporte un site d’opposition, dont les informations n’ont pu être vérifiées.

Samedi, un haut responsable des renseignements et son adjoint ont été blessés par l’explosion d’une voiture piégée à Abyan, selon une source des services de sécurité, et deux activistes ont trouvé la mort dans un attentat suicide manqué contre une patrouille à Moudiyah, rapporte un site internet du gouvernement.

Le chef de la police de Moudiyah a également été tué la semaine dernière dans un attentat attribué à Al Qaïda, et le gouverneur de la province a survécu à une tentative d’assassinat.

Al Qaïda dans la péninsule Arabique (Aqpa) s’est fait connaître en revendiquant la tentative d’attentat de Noël dernier contre un avion de ligne américain à destination de Detroit. Il a depuis multiplié les attaques contre des cibles yéménites ou occidentales.

La France a demandé mercredi dernier aux conjoints avec enfants des expatriés français au Yémen de quitter le pays en raison de la dégradation de la situation.

Le ministère des Affaires étrangères a également appelé les quelque 900 Français présents dans le pays à « une vigilance et une prudence accrues ».

Un Français a été tué le 6 octobre dans une fusillade qui s’est produite dans un bâtiment du groupe énergétique autrichien OMV, près de Sanaa.

Le vigile qui l’a abattu aurait agi pour des « raisons personnelles », a indiqué ensuite le ministère yéménite de l’Intérieur, alors que les forces de sécurité avaient d’abord laissé supposer qu’Al Qaïda était responsable de cette attaque ainsi que d’un attentat à la roquette visant un diplomate britannique.

_____________________________ 1 – AFP

La sécurité renforcée à Sanaa

Les autorités yéménites ont renforcé dimanche à Sanaa les mesures de sécurité autour des ambassades de Grande-Bretagne, fermée au public, et des Etats-Unis, qui ont mis en garde leurs ressortissants contre des attentats.

La principale rue menant à l’ambassade des Etats-Unis était fermée à la circulation par un barrage de la police, alors que des membres des forces de sécurité filtraient l’accès des voitures à la chancellerie britannique.

Dans un communiqué, l’ambassade des Grande-Bretagne a indiqué qu’elle demeurait opérationnelle mais qu’elle était « fermée au public depuis le 12 octobre en raison de l’état de la sécurité ». Un membre du personnel de l’ambassade avait été blessé le 6 octobre dans un attentat à la roquette contre une voiture de l’ambassade.

Pour sa part, le site de l’ambassade des Etats-Unis a reproduit un avertissement du Département d’Etat daté de vendredi, mettant en garde les Américains contre « le niveau élevé de menaces […] en raison d’activités terroristes ».

Le communiqué recommande aux Américains de « reporter tout voyage non essentiel au Yémen » et demande à ceux qui « demeurent dans ce pays » de se montrer « extrêmement vigilants et de prendre des mesures de sécurité ».

Pour sa part, le ministère français des Affaires étrangères avait appelé mercredi les conjoints avec enfants d’expatriés français vivant au Yémen à quitter le pays en raison de la dégradation de la situation.

21/10/10 (B574) Message de remerciements de Jean-Paul Noël Abdi, Président de la LDDH à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés dès qu’ils ont été informés de l’information sur Djibnet, qui prétendait faussement, qu’il avait été assassiné.

Dans les moments difficiles mes proches et mes amis sont toujours à mes côtés, sans évidemment oublier ma famille en permanence prête à m’aider par leurs affections.

A vous tous, je ne peux qu’exprimer mes remerciements et je vous assure de continuer mes engagements permanents et irréversibles, tant que j’aurais les pieds sur terre grâce à DIEU, pour mettre fin, avec le soutien de jour en jour renforcé par les opprimés de la République de Djibouti, pour mettre fin à l’Impunité imposée à la Justice Djiboutienne par le Dictateur aux méthodes de la Mafia, qui démantèle et écrase la quasi totalité des Djiboutiennes et des Djiboutiens

Merci à l’ARDHD d’intervenir rapidement, merci aussi à tous mes compatriotes et à ma famille qui de l’extérieur ont tout de suite téléphoné à la maison pour connaître la vérité.

Ma seule réaction était de dire: je me porte à merveille et j’attends une Délégation de parlementaires de la Bundestag qui nous ont fait l’honneur de venir au quartier V afin de s’informer de la situation dans notre pays.

Visite couronnée de succès grâce à l’aimable participation de l’UAD et des Syndicalistes Libres de l’UDT et de l’UGTD.

La LDDH tient à témoigner ses remerciements aux Représentants du Peuple Allemand réunifié ainsi qu’à son Ambassadeur et ses collaborateurs pour la réussite de cette visite inoubliable, signe fort à l’ensemble des membres de la Société Civile Indépendante qui combattent la Dictature afin de libérer le Peuple Djiboutien opprimé dans le silence et avec le financement des puissances militaires présentes à Djibouti.

Lors de la visite de travail avec l’importante Délégation Allemande, les membres de la Société Civile Indépendante Djiboutienne qui sont les vrais représentants des Patriotes Djiboutiens(nes) avaient tous leur regard tourné vers l’avenir de leurs Populations opprimés dans leur propre Pays.

Contrairement, aux élus de "Mogadiscio" car, hélas, nos soit disant parlementaires Djiboutiens n’ont pas le temps financièrement parlant de réfléchir aux chômeurs Djiboutiens(nes), d’ailleurs, dans les déclarations publiés dans le journal du 20 octobre page 2 du dit "la nation à la solde de l’UMP" le cousin de Boreh le Président Arnoud, Président des parlementaires de l’UMP a brossé aux parlementaires Allemands, sans conviction et à sa manière, ce que nous considérons comme les interférences et les tentatives d’Extermination des Populations de Mogadiscio, alors qu’à Djibouti la situation est plus qu’alarmante

Personnellement je peux vous assurer que la victoire est pour demain car elle appartient au Peuple et à la Société Civile qui combattent pacifiquement pour se libérer de la Dictature sanguinaire et mafieuse, même s’il le faut, les Jeunes Patriotes auront droit à prendre le maquis, ou de changer le fusil d’épaule.

NOEL ABDI Jean-Paul