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16/10/10 (B574) Nouvelles de Somalie (1) – une milice soufie prend le contrôle d’une localité du centre – les shebab s’emparent d’une ville du centre – Un humanitaire britannique enlevé en Somalie – Un consultant britannique kidnappé dans le centre de la Somalie – Burundi: Un mandat offensif pour l’AMISOM ? – La Somalie a un nouveau Premier ministre – Kenya : Le gouvernement kenyan appelé à renforcer la sécurité aux frontières – le président Sharif nomme un nouveau Premier ministre – Une adolescente enlevée par des islamistes. (9 articles)

___________________ 9 – Romandie News avec AFP

Somalie: une milice soufie prend le contrôle d’une localité du centre

Les combattants d’un groupe armé soufi, Ahlu Sunna wal Jamaa (ASWJ), ont pris vendredi, à l’issue de violents combats, le contrôle de la ville d’Adado, dans le centre de la Somalie, a-t-on appris de sources concordantes.

« Nous avons été attaqués. Je suis en guerre en ce moment même contre des miliciens venus de Galkayo. Je ne peux pas vous donner plus de détails », a déclaré à l’AFP en début de matinée Mohamed Moalim Aden Ticey, « président » autoproclamé de la région autonome de Himan et Heeb, dont la « capitale » est Adado.

« Il y a eu de violents combats dans Adado, et les combattants d’Ahlu Sunna ont pris le contrôle total de la ville », a indiqué Mohamed Hassan Abdallah, un notable local interrogé par téléphone depuis Mogadiscio.

« Il y a eu des victimes, nous n’avons pas de bilan précis pour le moment », a ajouté ce notable.

Des dizaines de technicals d’Ahlu Sunna, véhicules 4X4 surmontés d’armes lourdes et remplis d’hommes en armes, ont pénétré dans la ville aux premières heures du jour, selon des témoins.

« Nous nous sommes retrouvés ce matin avec le chaos dans la ville, avec des tirs et des détonations partout », a raconté l’un d’entre eux, Abdi Ali.

Adado était jusqu’ici sous le contrôle de milices claniques dirigées par Mohamed Moalim Aden Ticey, un homme d’affaires revenu dans son pays après avoir vécu de longues années aux Etats-Unis.

La situation y est d’ordinaire relativement calme mais la sécurité reste précaire dans cette zone tampon, voisine des territoires sous contrôle des insurgés islamistes shebab au sud, et plus à l’est vers la côte des zones où opèrent traditionnellement les pirates somaliens.

Essentiellement pour des raisons claniques, les chefs de la région d’Himan et Heeb entretiennent également des relations difficiles avec les autorités de la région autonome voisine de Galmudug, dont la capitale est Galkayo.

Dans toute cette partie de la Somalie, les tensions entre sous-clans Hawiye, plus particulièrement entre Saad (à Adado) et Suleiman (à Galkayo), sont très vives, avec des accrochages réguliers entre miliciens de chaque camp.

Particulièrement bien implanté à Galkayo, Ahlu Sunna wal Jamaa (ASWJ), un groupe armé soufi modéré, est allié du gouvernement de transition somalien (TFG) à Mogadiscio dans sa lutte contre les shebab, et s’est imposé ces derniers mois comme un acteur important sur la scène politico-militaire somalienne.

Toujours d’après des notables locaux à Adado, des insurgés shebab, également présents dans la région, se prépareraient désormais à attaquer les combattants d’Ahlu Sunna. « Il semble que les shebab se préparent à attaquer les miliciens soufis pour prendre Adado, la situation est très tendue dans toute la région », a expliqué l’un de ces notables, Muhidin Isak.

Jeudi soir, toujours à Adado, un ressortissant britannico-zimbabwéen, consultant en sécurité pour une ONG internationale, et son accompagnateur somalien ont été kidnappés par des hommes armés, selon des sources humanitaires concordantes. Ils ont été emmenés par leurs ravisseurs en direction d’Hobyo, l’un des repaires des pirates somaliens sur la côte.

_______________________ 8 – AFP

Somalie: les shebab s’emparent d’une ville du centre

Les insurgés islamistes radicaux somaliens shebab ont pris vendredi le contrôle de la ville de Dhusamareb (500 km au nord-est de Mogadiscio), jusque lors tenue par une milice alliée au gouvernement de transition, ont indiqué des habitants.

« Les combattants shebab sont entrés dans la ville après de brefs affrontements » avec des miliciens du groupe Ahlu Sunna wal Jamaa (ASWJ), a expliqué à l’AFP l’un de ces habitants, Adan Wardhere, joint au téléphone depuis Mogadiscio.

« Nous sommes entrés dans Dhusamareb que nos forces contrôlent maintenant. L’ennemi a fui et les combattants ont pris la ville en quelques minutes, sans pertes », a assuré de son côté à l’AFP un commandant des shebab, cheikh Mohamed Ibrahim.

Cette ville était jusque présent un bastion d’Ahlu Sunna wal Jamaa.

Ce groupe armé soufi modéré est allié du gouvernement de transition somalien (TFG) à Mogadiscio dans sa lutte contre les shebab, et s’est imposé ces derniers mois comme un acteur important sur la scène politico-militaire somalienne.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, ont juré la perte du très fragile gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed.

_______________________ 7 – Nouvel Obs avec AP

Un humanitaire britannique enlevé en Somalie

Des hommes armés et masqués ont enlevé un humanitaire britannique et un Somalien travaillant pour Save the Children dans l’ouest de la Somalie, ont annoncé vendredi l’association et un témoin.

L’employé somalien a été libéré dans la journée.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par la situation des otages et appelons les ravisseurs à les libérer sans condition », précise l’organisation britannique dans un communiqué. Le Foreign Office a déclaré enquêter sur l’annonce de cet enlèvement.

L’employé somalien a été libéré plus tard et a pu communiquer avec sa famille, a annoncé un responsable somalien.

Un habitant d’Adado, Moalim Bashir, a assisté à l’enlèvement des deux hommes dans le bâtiment où ils logeaient, dans cette ville proche de la frontière éthiopienne. Selon lui, la tensions est forte dans la région, mais la zone était considérée comme la moins risquée du pays et certaines organisations humanitaires envisageaient de revenir après s’être retirées de Somalie.

« Save the Children étudiait la possibilité de lancer un programme humanitaire pour aider les enfants dénutris et malades ainsi que leurs familles dans cette zone », précise l’ONG dans son communiqué

_______________________ 6 – Le Parisien avec AFP

Un consultant britannique kidnappé dans le centre de la Somalie

Un ressortissant britannico-zimbabwéen, consultant en sécurité pour une ONG, et son accompagnateur somalien ont été kidnappés par des hommes armés jeudi soir à Adado, localité du centre de la Somalie, a-t-on appris vendredi de sources humanitaires concordantes.

Des hommes lourdement armés à bord d’au moins trois véhicules ont fait irruption vers 23H00 locales dans les locaux de l’ONG britannique Save the Children-UK à Adado (centre), selon une source humanitaire qui a requis l’anonymat.

Un consultant en sécurité pour Save The Children et son accompagnateur somalien ont été emmenés par les ravisseurs qui ont pris la route en direction d’Hobyo, repaire des pirates somaliens sur la côte de l’océan Indien.

Les gardes de sécurité n’ont opposé aucune résistance et il n’y a eu aucun échange de tirs. Les forces de police d’Adado ont tenté de poursuivre les ravisseurs pendant près de 35 km vers l’est en direction de la côte.

Ces informations ont été confirmées par deux autres sources humanitaires.

Interrogé par le correspondant de l’AFP à Mogadiscio, le chef du district d’Adado, Mohamed Adan Tiey, a également confirmé l’incident, indiquant qu' »une enquête est en cours ».

Le consultant enlevé possède la double nationalité britannique et zimbabwéenne, toujours selon les mêmes sources humanitaires.

« Nous avons reçu ces informations, nous sommes en train d’enquêter sur le sujet », a simplement commenté une source diplomatique britannique.

Ce consultant, résidant habituellement à Nairobi, serait également citoyen danois mais cette information n’a pas été confirmée de plusieurs sources.

Ville du centre de la Somalie, Adado où a eu lieu l’enlèvement, est la capitale de la région autonome de Himan et Heeb, sous le contrôle de milices claniques dirigées par un « président » auto-proclamé, Mohamed Moalim Aden Ticey, hommes d’affaires revenu dans son pays après avoir vécu de longues années aux Etats-Unis.

La situation y est relativement calme mais la sécurité précaire, alors que cette région voisine avec les territoires sous contrôle des insurgés islamistes shebab au sud, et plus à l’est vers la côte les zones où opèrent traditionnellement les pirates somaliens.

Un couple de Britanniques est retenu en otage depuis maintenant près d’un an dans cette partie de la Somalie. Paul et Rachel Chandler, retraités de 60 et 56 ans, sont détenus depuis le 23 octobre après leur capture dans l’océan Indien près des côtes seychelloises à bord de leur yacht.

Les époux Chandler vivent depuis une captivité particulièrement difficile, ponctuée d’appels au secours à la faveur de rares interviews.

_______________________ 5 – AgNews (Burundi)

Burundi: Un mandat offensif pour l’AMISOM ?

A Mogadiscio, le drame !

Des combats sérieux opposent en ce moment l’armée somalienne aux rebelles El Shebab. De nombreux civils tués ! Bujumbura, tout comme l’Union Africaine, sont inquiets de voir du sang -de frères et sœurs africains somaliens- continuer à être verser pour rien. La guerre civile en Somalie est un drame qui touche tous les africains.

Les ministres des Affaires étrangères des 15 États membres de la Commission de Paix et Sécurité de l’Union africaine (UA) se rencontre ce weekend à Addis-Abeba (Éthiopie) pour débattre -sur comment stopper ce drame africain -. La délégation burundaise est en route … La proposition concrète est de faire évoluer le mandat de l’Amisom, actuellement limité aux actions de défense.

Selon un diplomate africain sur place à Addis : « On va augmenter le nombre de soldats de la paix en Somalie comme cela avait été promis. Mais en même temps on va rendre plus offensif le statut des forces de paix de l’Amisom. Par exemple, cela signifie que les FDN barundi, comme certainement vous êtes Burundais, ne se limiteront plus qu’à se défendre ! « .

Le Ministère de la Défense du Burundi espère une décision dans ce sens. Un – sommet sur la Somalie -, décisive sur la question, aura lieu à New-York (Conseil de sécurité de l’Onu) ce 21 octobre.

Le diplomate africain rajoute : « Comme en Afganistan, où le pouvoir centrale essaie de lancer des négociations avec les Talibans, ici en Somalie, il faudra voir comment envisager une solution de ce genre ». « Mais ce n’est pas facile… « , termine l’homme apparemment touché fortement par la situation

_______________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

La Somalie a un nouveau Premier ministre

Le président somalien Sheik Sharif Sheik Ahmed a nommé jeudi un nouveau Premier ministre, Mohamed Abdullahi Mohamed.

Cet ancien diplomate américano-somalien remplace Omar Abdirashid Ali Sharmarke, qui a démissionné le mois dernier en raison d’un désaccord de longue date avec le chef de l’Etat.

Mohamed Abdullahi Mohamed a un mois pour former un nouveau gouvernement.

Le gouvernement somalien ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio et est en général jugé corrompu, faible et inefficace

_______________________ 3 – CasaFree (Maroc)

Kenya : Le gouvernement kenyan appelé à renforcer la sécurité aux frontières

Le Parlement kenyan a demandé, jeudi, au gouvernement de prendre d’urgence toutes les mesures nécessaires à même d’améliorer la sécurité aux frontières et d’endiguer l’infiltration des immigrés clandestins, notamment en provenance de la Somalie.

Les députés se sont déclarés « préoccupés par le nombre croissant de jeunes somaliens qui accèdent facilement au Kenya et dont certains auraient été engagés en Somalie dans une formation militaire par le groupe terroriste Al Chabab ».

Après avoir souligné que « la menace d’Al Chabab est réelle », les députés ont exhorté le gouvernement à adopter une politique régionale efficace pour « lutter contre une quelconque insurrection ».

Le Parlement a également recommandé que le gouvernement cesse le recrutement de jeunes pour combattre en Somalie aux côtés du gouvernement fédéral de transition, appelant à la réalisation d’une enquête approfondie des réfugiés venant de Somalie.

Les députés ont aussi appelé le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) à s’assurer que les véritables réfugiés accèdent à Dadaab, où se trouve l’un des rassemblements de camps les plus peuplés au monde avec plus de 260.000 personnes.

_______________________ 2 – AFP

Somalie: le président Sharif nomme un nouveau Premier ministre

Mustafa HAJI ABDINUR

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed a nommé jeudi un nouveau Premier ministre, Mohamed Abdullahi Mohamed, à la tête du fragile gouvernement de transition (TFG), encore plus affaibli ces derniers mois par d’intenses divisions politiques.

« Après de nombreuses consultations ces derniers jours, j’ai nommé Mohamed Abdullahi comme nouveau Premier ministre », a annoncé le président Sharif, au cours d’une brève allocution devant la presse et des parlementaires dans l’enceinte de la présidence, Villa Somalia, à Mogadiscio.

« Je crois qu’il est la bonne personne pour ce poste, et je le crois capable de gérer la difficile situation que connaît actuellement le pays », a commenté M. Sharif, ajoutant simplement: « Je lui souhaite bonne chance ».

Le nouveau Premier ministre a fait une brève déclaration pour dire qu’il formerait son nouveau gouvernement dès que possible.

Peu connu sur la scène politique somalienne, M. Abdullahi Mohamed remplace Omar Abdirashid Sharmarke, qui avait démissionné fin septembre après un long conflit avec le président Sharif, portant notamment sur la future Constitution, la sécurité et la fin de la période de transition.

Cette crise politique avait paralysé pendant des mois le fonctionnement des institutions de transition et affaibli encore un peu plus le TFG, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et dont l’autorité se limite à quelques quartiers de Mogadiscio.

Ancien diplomate, M. Abdullahi Mohamed a vécu de longues années aux Etats-Unis et jouit de la double nationalité somalienne et américaine, a précisé dans un communiqué le ministère de l’Information.

Né à Mogadiscio en 1962, où il a fait ses études, il a d’abord été en charge des finances à l’ambassade somalienne à Washington.

Après avoir étudié dans l’Etat de New York, il a acquis la nationalité américaine et a travaillé comme employé à la mairie de Buffalo city puis dans le comté d’Eric.

Diplômé en sciences politiques, il est actuellement enseignant, spécialisé notamment dans la gestion de projets et la résolution de conflit, selon le ministère de l’Information.

Originaire de la région de Gedo (sud de la Somalie), M. Abdullahi Mohamed est membre du clan des Darod, du sous-clan des Marehan.

Selon l’actuelle « Charte de transition » qui définit le fonctionnement des institutions, le chef de l’Etat, le Premier ministre et le président du Parlement doivent être issus des trois principaux clans du pays, notamment les Hawiye et les Darod.

Toujours selon la Charte, le nouveau Premier ministre doit être approuvé d’ici 30 jours par le Parlement, et son très influent président Cheikh Aden Mohammed Nur Madobe, avant de nommer son gouvernement.

Les insurgés islamistes shebab, qui se réclament d’al-Qaïda, contrôlent la quasi-totalité du centre-sud de la Somalie et de Mogadiscio, face au TFG qu’ils accusent d’être un « gouvernement apostat » et avec lequel ils refusent toute négociation.

Près de 7.200 militaires ougandais et burundais sont déployés dans la capitale en soutien au TFG, dans le cadre de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

La crise entre le président Sharif et l’ex-Premier ministre Sharmarke, dont s’étaient publiquement inquiétés l’ONU et l’UA, avait culminé fin août au moment même d’une vaste offensive des shebab dans la capitale.

Cette offensive avait vu dans un premier temps la déroute des forces pro-gouvernementales, sauvées in extremis par la contre-attaque de l’Amisom.

La situation n’en demeure pas moins très précaire dans Mogadiscio, où les combats sont quasi-quotidiens.

_______________________ 1 – Le fil rouge

Somalie : Une adolescente enlevée par des islamistes

Le 15 février dernier, Anab Ghelle Hassan, une jeune chrétienne somalienne de 15 ans a été enlevée par le groupe islamiste Al-Chabaab. Depuis, ses parents, sans nouvelle de la jeune fille, vivent dans l’angoisse. Aded, son père, se souvient : « Anab était partie au marché.

Dès que nous avons été prévenus de son enlèvement, nous avons pris la fuite, car nous savions qu’ils viendraient ensuite s’en prendre à nous. »

La famille Hassan faisait partie d’un mouvement chrétien souterrain à Dhusa Mareb, ville située dans la région de Galgaduud, au centre de la Somalie. Elle se savait surveillée. « Après nous avoir observés pendant plusieurs mois, les militants d’Al-Chabaab se sont doutés que nous étions chrétiens, or, ils ne tolèrent aucune autre religion que l’islam. »

Les rebelles d’Al-Chabaab se sont promis d’éliminer tous les chrétiens de Somalie. S’ils en découvrent un, ils le traquent et l’assassinent sans ménagement. De ce fait, les chrétiens sont obligés de se réunir en secret.

Garder une bible chez soi est trop dangereux, en général, ils l’enterrent à distance de la maison. Le groupe d’islamistes, qui contrôle déjà le sud et le centre du pays, lutte contre le gouvernement en place, prône une application de la charia (loi islamique) beaucoup plus stricte que celle du président somalien et il entend l’imposer à tout le pays.

Mais cela n’empêche pas l’Eglise de croître dans certaines régions du pays, comme celle de Galgaduud.

16/10/10 (B574) Le Mamouth (Blog) Gros coup de rabot à Djibouti

La base française de Djibouti va perdre 1.000 militaires, soit un poste sur trois, quasiment. Les différentes emprises totalisaient encore 2.900 personnes, au printemps, et le ministre, qui a lâché le chiffre des réductions aux députés, annonce, sans citer de délai, que la réduction sera « progressive ».

Il n’y avait plus trop de suspense depuis que les relèves de l’été avaient été faites pour un an seulement, et non deux. Cependant, il faudra préciser quels postes seront maintenus : on devrait donc en savoir beaucoup plus très vite.

Sans surprise, l’essentiel de l’effort devrait porter sur l’armée de terre, qui perdrait un de ses deux GTIA, au profit d’un GTIA doté de tous les appuis (artillerie, cavalerie, génie). En tout état de cause, il y trop d’emprises.

A Paris, déjà, on évoque le retour de certaines emprises aux Djiboutiens.

Dans quelles conditions ?

Tout dépend comment, aussi, le gouvernement local va apprécier la perte de 1.000 militaires français, et, apparemment, d’une partie des capacités hospitalières offertes par le HMC Bouffard. Dont un récent rapport de la Cour des comptes rappelle qu’il coûte 16 MEUR.

16/10/10 (B574) Nouvelles de Somalie (2) – 10 morts dans des combats – Les insurgés shebab contrôlent une ville au nord de Mogadiscio – négociations en cours pour libérer le britannique enlevé jeudi (3 articles)

_______________________ 3 – Europe 1

Somalie: 10 morts dans des combats

Des combats opposant des milices pro-gouvernementales aux insurgés islamistes radicaux somaliens shebab ont fait samedi au moins dix morts près de la ville de Beledweyne (centre-ouest de la Somalie), a-t-on appris auprès des shebab et de témoins.

« L’ennemi a attaqué nos positions ce (samedi) matin à l’extérieur de Beledweyne mais avec l’aide d’Allah, nous les avons vaincus.

Nous avons tué plus de 10 miliciens apostats et leurs alliés éthiopiens », a affirmé un porte-parole des shebab, Cheikh Abdulaziz Abu-Muscab.

« Les soldats éthiopiens et leurs laquais ont été complètement vaincus dans la bataille et ils ont fui. Nos forces contrôlent à présent toutes les zones contestées », a-t-il ajouté.

Aucune source indépendante n’a confirmé l’implication de soldats éthiopiens dans ces combats.

_______________________ 2 – Tunisie Soir

Les insurgés shebab contrôlent une ville au nord de Mogadiscio

La ville de Dhusamareb, située à 500 km au nord-est de la capitale somalienne Mogadiscio, est tombée aux mains des insurgés du groupe « shebab » à la suite d’affrontements avec un groupe locale, ont rapporté des agences de presse.

Selon des correspondants de presse citant des habitants, « les insurgés shebab sont entrés dans la ville après de brefs affrontements avec des miliciens du groupe Ahlu Sunna wal Jamaa (ASWJ) ».

Le groupe ASWJ, allié du gouvernement de transition somalien (TFG) à Mogadiscio, tenait jusqu’alors cette ville.

La majeure partie de la Somalie, dont la capitale Mogadiscio, est contrôlée par des groupes d’insurgés dont les shebab, hostiles à la politique du président Sharif Sheikh Ahmed.

L’Union africaine (UA) a déployé une force de paix en Somalie (Amisom), composée de quelque 7.200 soldats pour appuyer le gouvernement somalien dans sa lutte contre les groupes d’insurgés.

_______________________ 1 – L’Express avec AFP

Somalie: négociations en cours pour libérer le britannique enlevé jeudi

Des négociations menées par des des notables somaliens et des représentants d’une administration locale étaient en cours samedi pour tenter d’obtenir la libération d’un consultant en sécurité enlevé jeudi dans le centre de la Somalie, a indiqué son accompagnateur somalien.

Le conseiller en sécurité, un britannico-zimbabwéen sous contrat avec l’ONG britannique Save the Children-UK, et son accompagnateur somalien avaient été enlevés jeudi soir dans le centre de la Somalie. Le Somalien a été relâché vendredi.

« Je suis libre et de retour à Adado », une ville du centre du pays où les deux hommes ont été enlevés, a déclaré au téléphone à l’AFP Bashir Lugey.

« Mais cela ne change rien pour moi dans la mesure où mon collègue est toujours en captivité. Nous espérons qu’il sera libéré rapidement car des responsables locaux de clans et des membres de l’administration travaillent très dur pour cela », a-t-il ajouté.

« Les efforts de médiation ont déjà débuté et les responsables locaux, qui sont vraiment désolés de ce fâcheux incident, se démènent pour obtenir sa libération », a-t-il poursuivi.

Bashir Lugey n’a pas donné de précisions quant à la nature des négociations en cours, la localisation de l’otage ou encore l’identité de ses ravisseurs.

Jeudi vers 23H00 (20h00 GMT), des hommes lourdement armés à bord d’au moins trois véhicules avaient fait irruption dans les locaux de Save the Children-UK à Adado, selon plusieurs sources humanitaires.

Ils avaient enlevé le consultant en sécurité et son accompagnateur somalien avant de prendre la route vers en direction d’Hobyo, l’un des repaires des pirates somaliens sur la côte.

16/10/10 (B574) Yémen Express – Meurtre d’un Français au Yémen : le suspect est lié à Al-Qaïda – trois soldats tués – Al-Qaïda: 8 membres recherchés – Français tué au Yémen: la piste al-Qaida – neuf morts dans les attaques des militants – un chef de la police tué lors d’une manifestation dans le sud – Vigilance recommandée au Yémen – Le Quai d’Orsay appelle à une vigilance accrue (8 articles)

________________________ 8 – Le Parisien

Meurtre d’un Français au Yémen : le suspect est lié à Al-Qaïda

Le Yéménite soupçonné d’avoir tué un Français près de Sanaa, était en contact avec des «éléments terroristes d’Al-Qaïda». Dans une déclaration publiée samedi par des médias officiels, le ministre yéménite de l’Intérieur, Motahar Rachad al-Masri, affirme que «l’enquête a révélé qu’il s’agissait d’un crime terroriste» et que l’auteur présumé du meurtre entretenait des contacts avec l’organisation terroriste.

Jusqu’ici, les autorités yéménites privilégiaient l’hypothèse d’un meurtre lié à des mobiles personnels.

Jacques Spagnolo était contractant de la société française Spie auprès du groupe énergétique autrichien OMV. Il a été abattu par balle le 6 octobre dans l’enceinte du siège du groupe, près de la capitale Sanaa.

Les autorités françaises s’inquiètent de la sécurité de leurs ressortissants au Yémen. Mercredi, le ministère des Affaires étrangères a appelé les conjoints avec enfants d’expatriés français vivant au Yémen à quitter le pays. La veille, Nicolas Sarkozy avait réaffirmé à son homologue yéménite Ali Abdallah Saleh, en visite à Paris, le soutien de la France pour lutter contre le terrorisme, après la multiplication ces dernières semaines sur son sol d’attentats revendiqués par Al-Qaïda.

________________________ 7 – Le Figaro avec AFP

Yémen: trois soldats tués

Trois soldats ont été tués et au moins deux autres blessés aujourd’hui dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le sud du Yémen, dans la province d’Abyane, a indiqué un responsable des services de sécurité, accusant al-Qaida d’avoir mené cette attaque. L’embuscade intervient trois jours après une attaque similaire au cours de laquelle cinq soldats ont été tués dans le même secteur, selon les autorités.

Aujourd’hui, « des hommes armés appartenant à Al-Qaïda ont ouvert le feu sur un convoi de l’armée faisant route de la ville de Zinjibar (chef-lieu de la province d’Abyane) vers la ville de Moudia. Ils ont fait exploser auparavant des charges placées sur le bord de la route, endommageant deux véhicules de l’armée », a déclaré le responsable des services de sécurité. Il a fallu selon lui une intervention de l’armée de l’air, qui a bombardé les assaillants, pour dégager le convoi qui a pu atteindre la ville de Moudia.

Jeudi, l’armée a perdu cinq soldats dans le même secteur qui se trouve à proximité de la ville de Loder où des affrontements entre l’armée et combattants d’Al-Qaïda avaient fait 33 morts en août, selon un bilan établi à partir de sources officielles.

Par ailleurs, lors d’une autre attaque près de la ville de Loder samedi, deux officiers du renseignement ont été blessés par une bombe placée dans leur voiture, a indiqué une autre source de sécurité.

La province d’Abyane est un bastion de la contestation dans le sud du Yémen, Etat indépendant jusqu’en 1990, où Al-Qaïda est devenu de plus en plus actif et où le Mouvement sudiste proteste contre ce qu’il considère comme une politique discriminatoire du Nord.

________________________ 6 – Europe 1

Yémen-Al-Qaïda: 8 membres recherchés

Le ministère yéménite de l’Intérieur a lancé samedi un avis de recherche pour huit membres présumés d’Al-Qaïda, décrits comme des « terroristes extrémistes », et promis une forte récompense pour toute personne qui fournirait des informations conduisant à leur arrestation.

Dans un communiqué publié par l’agence officielle Saba et accompagné des portraits des huit personnes, le ministère a promis 20 millions de riyals (100.000 dollars) pour celui ou celle qui donnerait une information permettant la capture de l’un de « ces éléments terroristes extrémistes ».

Le ministère ne précise pas les raisons exactes pour lesquelles ces personnes sont recherchées mais indique qu’elles avaient été recrutées et formées par des militants d’Al-Qaïda « obsédés par le meurtre et la destruction ».

________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Français tué au Yémen: la piste al-Qaida

Le Yéménite, soupçonné d’avoir tué le 6 octobre un Français près de Sanaa, avait des contacts avec des « éléments terroristes d’al-Qaida », a affirmé le ministre yéménite de l’Intérieur dans une déclaration publiée samedi par les médias officiels.

« L’enquête a révélé qu’il s’agissait d’un crime terroriste […] L’auteur entretenait des contacts avec des éléments terroristes d’al-Qaida », a déclaré Motahar Rachad al-Masri.

Jacques Spagnolo, contractant de la société française Spie auprès du groupe énergétique autrichien OMV, avait été abattu par balle, le 6 octobre, dans l’enceinte du siège du groupe, près de la capitale Sanaa. Jusqu’ici, les autorités yéménites privilégiaient l’hypothèse d’un meurtre lié à des mobiles personnels.

« Il est probable que le meurtre du Français […] avait des motivations personnelles », avait ainsi indiqué le ministère yéménite de la Défense, le 8 octobre. « Ces conclusions sont préliminaires (…), l’enquête étant encore à ses débuts avec l’accusé, Hicham Mohammed Ahmed Assem, 19 ans, […] un garde de sécurité » d’OMV, avait cependant ajouté le ministère.

_______________________ 4 – Metro (Canada) avec AP

Yémen: neuf morts dans les attaques des militants

Des attaques perpétrées par des membres présumés d’al-Qaïda ont coûté la vie au responsable de la sécurité d’une ville du sud du Yémen et ont déclenché une série d’affrontements entre soldats et militants qui ont fait huit morts, ont annoncé les autorités, jeudi.

Les violences ont commencé quand des hommes armés ont abattu Abdullah al-Baham, chef de la sécurité de la ville de Mudiyah, dans la province d’Abyan, alors qu’il effectuait une inspection de routine, selon le maire de la ville.

Quelques heures plus tard, le gouverneur de cette même province, Ahmad al-Maisari, qui était sorti avec des soldats pour inspecter les lieux de l’attaque, a été pris en embuscade par des militants. Les combats qui ont suivi ont fait quatre morts, dont le frère du gouverneur, et blessé trois soldats.

Des responsables de la sécurité ayant requis l’anonymat ont affirmé qu’ils soupçonnaient des militants d’al-Qaïda, dirigés par le chef Anwar al-Ambari, d’être responsables des deux attaques.

Plus tard dans la journée, une série d’attaques perpétrées par des militants ailleurs dans la ville de Mudiyah et dans la ville voisine de Lawdar ont fait quatre morts. Trois soldats ont aussi été enlevés durant ces attaques, selon les autorités.

Le chef adjoint de la police dans la province d’Abyan, Saleh al-Shamsi, a qualifié la situation de «très dangereuse».

Les autorités yéménites affirment que ces incidents témoignent d’une recrudescence des activités d’al-Qaïda dans le pays. Le faible gouvernement central du Yémen lutte pour contenir les militants, qui ont étendu leurs opérations dans le pays après que les branches yéménite et saoudienne de l’organisation eurent fusionné pour former le groupe «al-Qaïda dans la péninsule arabique».

Washington est vivement préoccupé par ce groupe, qui a revendiqué la responsabilité de l’attentat raté contre un avion de ligne se rendant à Detroit en décembre dernier. Le gouvernement américain finance et entraîne l’armée du Yémen.

Le Yémen est le pays le plus pauvre de la péninsule arabique. Il doit aussi composer avec une rébellion chiite intermittente dans le nord et un mouvement séparatiste dans le sud.

_______________________ 3 – Le Monde avec AFP

Yémen: un chef de la police tué lors d’une manifestation dans le sud

Un chef de la police yéménite a été tué par balles jeudi lors d’une manifestation à Moudia, dans la province d’Abyane (sud), a-t-on appris auprès de la police et du Mouvement sudiste.

Un officier de la police de Moudia, interrogé par l’AFP, a accusé Al-Qaïda et le Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, de « se partager les rôles pour liquider les responsables de la sécurité à Abyane ».

« Les forces de sécurité encerclent la maison d’un membre d’Al-Qaïda soupçonné d’avoir tué le chef de police », Abdallah al-Baham, a-t-il ajouté.

Une source de sécurité a accusé des partisans du Mouvement sudiste d’avoir touché mortellement d’une balle à la tête le chef de la police alors que les forces de sécurité tentaient de disperser une manifestation marquant le 47e anniversaire du déclenchement de la lutte contre l’occupation britannique.

Mais un responsable du Mouvement sudiste, Abbas al-Assal, a nié l’implication de ses partisans dans le meurtre, perpétré selon lui par un homme masqué « qui appartient à Al-Qaïda » et aurait pris la fuite.

Il a accusé dans une déclaration à l’AFP les forces de sécurité d’avoir « tiré contre des manifestants pacifiques », disant « refuser la violence ».

La province d’Abyane est un bastion de la contestation dans le sud du Yémen, où les attaques contre les forces de sécurité sont fréquentes et attribuées à al-Qaïda, de plus en plus active dans cette région.

Jeudi, un officier des services de renseignement, le colonel Riyadh al-Khatabi, grièvement blessé la veille par des tirs de motocyclistes armés dans le Hadramout, province limitrophe d’Abyane, a succombé jeudi, selon une source médicale.

Dimanche, un officier des investigations criminelles, Ghazi Samaoui, a été abattu par des motards armés à Abyane. Son nom figurait sur une liste de 55 policiers à abattre figurant sur un tract d’Al-Qaïda distribué dans la région en septembre.

Le 8 octobre, un autre officier du renseignement, Abdel Aziz Bachraheel, a été tué de la même manière et les autorités ont accusé Al-Qaïda.

La situation est tendue dans le sud du Yémen, un Etat indépendant jusqu’en 1990, où le Mouvement sudiste proteste contre ce qu’il considère comme une politique discriminatoire du Nord, alors que certaines de ses composantes réclament une scission.

_______________________ 2 – JDD

Vigilance recommandée au Yémen

La France a demandé mercredi la plus grande vigilance à ses ressortissants au Yémen. Paris a exhorté les conjoints et enfants des expatriés à quitter le pays.

La menace pèse sur le Yémen. Paris a demandé mercredi aux conjoints avec enfants des expatriés français dans ce pays de quitter les lieux. Le Quai d’Orsay évoque la dégradation de la situation sécuritaire au Yémen. Le ministère des Affaires étrangères a appelé plus largement les quelque 900 Français présents dans le pays à « une vigilance et à une prudence accrues ». « Il s’agit d’une mesure temporaire de précaution prise en liaison avec les principales entreprises françaises présentes sur place et après en avoir informé les autorités yéménites », a précisé le porte-parole.

L’inquiétude s’est renforcée sur ce territoire après la mort d’un Français la semaine dernière dans une fusillade à Sanaa, la capitale du pays. Les islamistes sont très actifs au Yémen, pays d’origine de la famille d’Oussama Ben Laden. La branche locale d’Al-Qaïda ambitionne de constituer une armée de 12.000 combattants pour défendre les pays islamiques et lutter contre les occidentaux.

Les autorités ont pour leur part intensifier leur combat contre les terroristes après l’attentat manqué de Noël dernier contre un avion de ligne américain. Mardi, Nicolas Sarkozy a reçu son homologue yéménite Ali Abdallah Saleh. Le président français a réaffirmé le soutien de la France dans cette lutte contre le terrorisme. Paris a notamment accepté d’accroître sa coopération avec le Yémen en matière d’échange d’informations sur le terrorisme, d’entraînement de services de renseignement et de soutien logistique.

_______________________ 1 – Le Point avec Reuters

YÉMEN- Le Quai d’Orsay appelle à une vigilance accrue

La France a demandé mercredi aux conjoints avec enfants des expatriés au Yémen de quitter le pays en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays, a annoncé le Quai d’Orsay. Le ministère des Affaires étrangères a appelé plus largement les quelque 900 Français présents dans le pays à « une vigilance et à une prudence accrues ». « Les conjoints avec enfants seront invités à quitter le territoire yéménite », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay. « Il s’agit d’une mesure temporaire de précaution prise en liaison avec les principales entreprises françaises présentes sur place et après en avoir informé les autorités yéménites », a-t-il ajouté.

Les islamistes radicaux sont très actifs au Yémen et la branche d’al-Qaeda dans le pays a déclaré qu’elle voulait créer une armée de 12.000 combattants pour défendre les pays islamiques et les libérer des croisés. Un Français a été tué dans une fusillade la semaine dernière à Sanaa, la capitale du Yémen. Le Yémen, pays d’origine de la famille d’Oussama Ben Laden, le chef du réseau al-Qaeda, a intensifié sa lutte contre les groupes terroristes après l’attentat manqué de Noël dernier contre un avion de ligne américain à destination de Detroit.

Mardi, Nicolas Sarkozy a réitéré au président yéménite Ali Abdallah Saleh, en visite à Paris, le soutien de la France pour lutter contre le terrorisme, après la multiplication au Yémen d’attentats revendiqués par -al-Qaeda. Paris a notamment accepté d’accroître sa coopération avec le Yémen en matière d’échange d’informations sur le terrorisme, d’entraînement de services de renseignement et de soutien logistique.

16/10/10 (B573) Puntland – les pirates libèrent le ministre qu’ils avaient kidnappé (1 article)

_______________________________ 1 – Afrik.com

Somalie : les pirates libèrent le ministre qu’ils avaient kidnappé

Mohamed Rageh, le ministre des Pêches et des infrastructures maritimes de la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland (nord-est), a été libéré aujourd’hui, affirme la BBC.

Sa libération est le fruit de négociations entre les pirates somaliens qui l’avaient enlevé enlevé vendredi et des personnalités locales. Selon les sources officielles, aucune rançon n’a été versée. Mohamed Rageh était détenu dans la ville de Jariban, un bastion pirate du nord est de la Somalie.

16/10/10 (B574) Communique du Comité de soutien à Elisabeth Borrel (Lisieux) à propos du film présenté par son réalisateur F. Gillery, en avant-première, ce lundi 11 octobre.

_____________________________ Note de l’ARDHD

L’ARDHD s’associe pleinement à ce communiqué et se réserve après la diffusion par une chaîne publique française de donner son avis.

Plusieurs représentants de l’ARDHD étaient présents à la projection du 11 octobre et ils partagent le point de vue du Comité de soutien (ci-dessous).

Ils soulignent que M. Gillery a refusé d’inclure leurs interviews qu’il avait pourtant enregistrés pendant la phase de tournage. Il n’y a besoin de chercher très loin : ces interviews n’allaient pas dans le sens de la piste qu’il insinue sournoisement, pour tenter de disculper Guelleh de toute responsabilité dans la mort de Bernard Borrel.

On ne sait si M Gillery est conscient du fait qu’avec ce film, il favorise un nouveau viol de la constitution djiboutienne et surtout l’asservissement de tout un peuple. S’il l’est, c’est qu’il a travaillé en tant que mercenaire au service du pouvoir ! Pourquoi pas, mais il devrait le dire clairement pour conserver son honneur.

On dit, mais rien n’est encore confirmé, que Madame Mouline et Monsieur Francis Gillery, pourraient être cooptés dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire et même que Guelleh leur remettrait personnellement les insignes de leur grade. Attendons !!!
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COMITE DE SOUTIEN A ELISABETH BORREL

COMMUNIQUÉ

Film de Francis Gillery LA LÉGENDE DE BERNARD BORREL

Au nom du Comité de soutien à Elisabeth Borrel, j’ai pu visionner en avant-première à Paris le lundi 11 octobre le film LA LÉGENDE DE BERNARD BORREL, invité par le réalisateur Francis Gillery, venu nous interviewer à Lisieux le lundi 15 mars 2010 (les deux co-présidents du comité André Lucas et Gilbert Rossé ainsi que plusieurs personnes que nous lui avions indiquées).

Le film ne remet pas en cause l’assassinat de Bernard Borrel , comme d’autres ont pu le faire.

Le film suggère plus qu’il ne prouve que Bernard Borrel aurait été éliminé car il s’apprêtait à révéler à Paris un réseau pédophile impliquant des coopérants et des militaires français en poste à Djibouti.

Multipliant de façon brouillonne les témoignages les plus divers, qu’ils soient de qualité ou sans intérêt, insistant sur des aspects anecdotiques et futiles au détriment de l’essentiel, ce film, avec ses amalgames et ses approximations, ne fait guère avancer la vérité sur cette ténébreuse affaire d’Etat.

Il fait planer un doute sur la personnalité de Bernard Borrel.

Il n’éclaire guère le rôle ambigu des autorités françaises et djiboutiennes et leurs responsabilités respectives.

Bref, ceux qui connaissent et suivent de près cette affaire n’apprendront rien et seront déçus, voire choqués par une approche peu rigoureuse, à l’opposé de celle du film de Bernard Nicolas qui dans son film ASSASSINAT DU JUGE BORREL: UNE AFFAIRE FRANCAISE (4 juin 2007 sur canal+) avait démontré, images à l’appui, l’inanité de la thèse téléguidée du suicide.

Ceux qui découvrent l’affaire Borrel avec ce film risquent de ne pas comprendre grand-chose à cette affaire d’Etat devenue avec ce documentaire un vrai feuilleton télé.

Le Comité recommande à ses adhérents de regarder ce film avec un œil critique pour revenir à l’essentiel :

Qui a commandité et exécuté cet assassinat maquillé en suicide ?

Pourquoi l’Etat français a-t-il tout mis en œuvre pour cacher la vérité ?

Lisieux, le 15 octobre 2010

Pour le CA du Comité de soutien à E. Borrel,
André LUCAS,
co-président

16/10/10 (B574) Ethiopie – accord de paix signé (1 article)

______________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Ethiopie: accord de paix signé

Une faction du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), un mouvement sécessionniste de la région Somali d’Ethiopie, a signé un accord de paix avec le gouvernement du Premier ministre Meles Zenawi, a constaté un journaliste de l’AFP.

La signature de cet accord, une première depuis la création de ce mouvement rebelle, a eu lieu à Addis Abeba devant des journalistes et des diplomates accrédités en Ethiopie, entre le ministre des Affaires fédérales éthiopien, Shiferaw Teklemariam et le président du Conseil suprême de l’ONLF, Salahdin Abdurahman Maow.

Mais une autre partie de l’ONLF a immédiatement qualifié de « hors sujet » cet accord, le porte-parole du groupe séparatiste, Abderahmane Mahadi, estimant que les signataires « ne représentent personne », et que « les combats vont continuer », dans un entretien téléphonique à l’AFP depuis la Grande-Bretagne.