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26/10/10 (B575) Yémen Express – 15 membres présumés d’Al-Qaida se rendent aux autorités – Sanaa teste une nouvelle tactique contre al Qaïda – le Yémen déjoue un complot d’attentat – 400 agents d’Al-Qaida au Yémen selon un ministre – Le Yémen traque Al-Qaïda dans le sud – Les autorités yéménites démantèlent un réseau terroriste (6 articles)

______________ 6 – 20minutes (France) avec AFP

Yémen: 15 membres présumés d’Al-Qaida se rendent aux autorités

Quinze membres présumés d’Al-Qaida se sont rendus aux autorités yéménites dans la province d’Abyane (sud) après une médiation tribale, a annoncé mardi un responsable des services de sécurité.

Les 15 hommes se sont rendus lundi au gouverneur d’Abyane, Ahmed al-Mayassari, en présence de dignitaires tribaux et de leurs proches, a ajouté le responsable, ajoutant que les membres du groupe avaient rejoint Al-Qaida il y a un an.

«Six des hommes qui se sont rendus sont dangereux et figurent parmi les éléments les plus recherchés au Yémen», a indiqué un porte-parole de l’administration locale à Abyane, cité par le ministère de la Défense dans son journal en ligne


___________ 5 – Métro (Montréal – Canada)

Sanaa teste une nouvelle tactique contre al Qaïda

Le gouvernement yéménite a décidé de payer et d’armer certaines tribus pour lutter contre les insurgés d’al Qaïda, ont indiqué lundi des responsables.

La tactique ressemble à celle utilisée par les États-Unis en Irak, quand ils ont convaincu les tribus sunnites de se retourner contre al Qaïda — une initiative qui a grandement freiné les activités du groupe terroriste en Irak.

La situation est toutefois plus complexe au Yémen, puisque les tribus yéménites ont des allégeances fluides et que plusieurs comptent des membres fidèles à al Qaïda. Les détracteurs de la stratégie craignent qu’elle ne vienne aggraver la situation en accentuant les conflits entre les tribus.

La filiale d’al Qaïda au Yémen, connue sous le nom d’al Qaïda dans la péninsule arabique, aurait des centaines de combattants cachés dans les régions montagneuses du pays, et l’administration Obama a grandement augmenté l’aide accordée au Yémen pour les déloger.

Le groupe a lancé de nombreuses attaques contre les forces de sécurité yéménites et contre des objectifs européens et américains dans la capitale, Sanaa. Al Qaïda dans la péninsule arabique a aussi revendiqué l’attentat raté de Noël 2009 contre un avion de ligne américain.

Les soldats yéménites pourchassent les insurgés d’al Qaïda. Mais lundi, le gouverneur de la province de Shabwa — où se terreraient de nombreux militants — a annoncé lors d’un discours qu’une escouade conjointe de soldats et de combattants tribaux ont procédé à des raids dans les montagnes pour la première fois, à la recherche de fugitifs d’al Qaïda.

Le gouverneur Ali Hassan al-Ahmadi a indiqué, lundi, que la tribu Awalik — une des plus importantes de la province — a accepté de collaborer à la lutte contre al Qaïda, après une rencontre la semaine dernière.

«Les tribus awalikes nous ont garanti qu’elles sont contre al Qaïda et qu’elles sont prêtes à l’affronter si certains de ses combattants arrivent dans leurs secteurs», a-t-il dit.

La tribu Awalik est constituée de plusieurs composantes, dont une à laquelle appartient le religieux intégriste américain Anouar al-Awlaki. Ce dernier est recherché, mort ou vif, par les États-Unis, qui l’accusent d’être un agent d’al Qaïda.

Des responsables yéménites de la sécurité et plusieurs représentants awaliks ont indiqué que le gouvernement fournit maintenant aux combattants tribaux une allocation mensuelle ainsi que des armes pour qu’ils combattent al Qaïda. Un représentant tribal, Hassan Bannan, a expliqué à l’Associated Press que plus de 2500 combattants ont été divisés en petits groupes pour procéder à des fouilles quotidiennes.

Un autre combattant tribal, Awad al-Awlaki, affirme que 180 de ses camarades et lui reçoivent 50 $ US et 100 balles d’arme automatique par jour.

Le gouvernement central du président Ali Abdullah Saleh n’exerce pratiquement aucun contrôle à l’extérieur de la capitale, Sanaa. Il doit fréquemment forger des alliances avec des tribus lourdement armées, à qui il offre des emplois, de l’argent ou d’autres faveurs. Mais mêmes les tribus qui lui sont alliées demeurent farouchement indépendantes et refusent de se plier à ses demandes.

M. Bannan croit que les tribus risquent maintenant de se scinder en fractions pour et contre al Qaïda. Il accuse le gouvernement yéménite de tenter de berner les Américains, qui verseront au Yémen une aide militaire de 150 millions $ US cette année, en donnant l’impression qu’il combat sérieusement al Qaïda.


___________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Coupe du Golfe : le Yémen déjoue un complot d’attentat

Les services de sécurité yéménites ont capturé samedi six membres d’Al-Qaïda et découvert des engins explosifs et des plans d’attaques contre des hôtels et des stades dans la ville portuaire d’Aden, dans le sud du Yémen, qui accueillera le tournoi de football de la Coupe du Golfe persique le mois prochain, a-t-on appris de sources officielles.

« La cellule d’al-Qaïda se cachait dans une maison près du stade principal qui a été préparé pour accueillir le tournoi de football de la Coupe du Golfe le mois prochain », a fait savoir un responsable du service de sécurité provincial, joint au téléphone par l’agence Xinhua.

Les suspects ont été appréhendés samedi après-midi, et une grande quantité d’engins explosifs, ainsi que des plans montrant l’ensemble des installations sportives du tournoi, ont été découverts, a précisé ce responsable.

Environ 30.000 soldats ont été mobilisés pour sécuriser la 20e Coupe du Golfe, qui verra s’affronter huit équipes nationales de la région du Golfe persique, dont celles de l’Irak et du pays hôte le Yémen, entre le 22 novembre et le 4 décembre, selon l’agence de presse Saba.

Le Yémen a intensifié sa lutte contre les groupes terroristes avec le soutien de la communauté internationale à la suite d’une série d’attentats meurtriers perpétrés depuis le début de l’année par al-Qaïda contre des cibles occidentales, pétrolières, touristiques, gouvernementales et sécuritaires dans le pays.

___________________ 3 – Metro (Montréal – Canada)

400 agents d’Al-Qaida au Yémen selon un ministre

Environ 400 combattants d’Al-Qaida se trouveraient au Yémen, selon une estimation du ministre des Affaires étrangères du pays.

Abu Bakr al-Qirbi a condamné les militants, affirmant qu’ils voulaient répandre le chaos et la destruction.

Il a indiqué dimanche au quotidien al-Hayat que des individus originaires de l’Arabie saoudite seraient parmi les rangs d’Al-Qaïda au Yémen.

Les cellules saoudiennes et yéménites se sont fusionnées l’an dernier pour créer une organisation qui recouvre toute la péninsule arabique, mais basée au Yémen.

Depuis, le groupe terroriste y a orchestré des attaques dans la capitale, Sanaa et dans les zones rurales instables.

Par ailleurs, un responsable a indiqué que 19 individus suspectés d’entretenir des liens avec Al-Qaida avaient été libérés faute de preuves. S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, il a ajouté que trois d’entre eux avaient été capturés en Irak.

___________________ 2 – JDD

Le Yémen traque Al-Qaïda dans le sud

Le Yémen a annoncé dimanche avoir lancé une chasse aux activistes d’Al Qaïda dans le sud du pays, où se cacherait un imam né aux Etats-Unis et recherché par les autorités américaines, qui apparaît dans une vidéo diffusée samedi.

L’Institut SITE, service de veille du terrorisme, a publiée samedi un enregistrement où l’on voit Anouar al Aoulaki, habillé d’un vêtement traditionnel yéménite, assis à une table et donnant une conférence religieuse en arabe.

Les Etats-Unis l’accusent de jouer un rôle important au sein du réseau islamiste et d’être lié d’une part à la tentative d’attentat avortée à bord d’un vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël dernier, d’autre part à l’officier américain qui a abattu 13 personnes l’année dernière dans sa base de Fort Hood, au Texas.

___________________ 1 – Casafree (Maroc)

Les autorités yéménites démantèlent un réseau terroriste

Les autorités yéménites ont démantelé un réseau qui planifiait des « actes de sabotage » à Aden, Yémen qui se prépare à accueillir la 20ème Coupe du Golfe de football.

Selon un communiqué du ministère de l’intérieur, les forces de sécurité avaient arrêté un homme alors qu’il tentait de placer un sac en plastique contenant 1.800 grammes de TNT « dans une des installations vitales de la ville ».

Six de ses complices ont été arrêtés, alors que deux autres sont toujours en fuite, a précisé la même source, ajoutant que le groupe planifiait « des actes de sabotage » dans la province d’Aden.

Les services de sécurité avaient pris « toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité dans les provinces d’Aden, Abyane et Lahej lors du déroulement de la coupe du Golfe », a affirmé le directeur de la sécurité dans la province d’Aden, le général Abdallah Qiran lors d’une conférence samedi soir.

25/10/10 (B575) Point de vue / I. O. G a peur de Guedi pourquoi ? (Contribution proposée par un lecteur et publiée sous sa responsabilité)

Apres l’interview de Guedi sur Africa 24, de nombreux Djiboutiens s’interrogent et se demandent si Guedi allait se présenter à l’election présidentielle de 2011.

Sa bonne prestation sur Africa 24 a redonné de l’espoir à tous les Djiboutiens.

On a vu un homme charismatique du style M’Ccain aux USA, experimenté, expliquant avec aisance et une parfaite maîtrise de la langue de molière, les violations par IOG des textes constitutionnels, en montrant le vrai visage de IOG, dictateur sanguinaire à tous les africains.

Les raisons pour lesquelles I OG craindrait la candidature de Guedi. C’est un homme experimenté :
– qui a une formation académique en France,
– qui reste fidèle a ses principes
– qui n a jamais eu à faire à IOG depuis qu’il a pris sa retraite en 1995
– qui a soutenu financièrement et politiquement tous les hommes d oppositions contre IOG à savoir Hamareite, DAF, Moussa Ahmed et Dini.

Parmi tous les hommes politiques, y compris IOG, il a été le seul à faire l’éloge de Dini sur un plateau de télévision d’audience internationale

Pour finir, il parle couramment le Somali et l’Afar, les deux langues les plus parlés à Djibouti et il est :
– crédible
– intransigeant face à IOG quant aux valeurs democratiques

Note personnelle
Issu du clan Issa de la tribu Moussa (Odowgob et Saad Moussa) comme Abdourahman Borreh et Aden Robleh, il est l’aîné de tous les Issas. Son épouse est issue de la tribu Fourlaba qui est une autre tribu majoritaire du clan ISSA.

Tous ces éléments conjugués pourraient faire craindre à IOG une révolution populaire comme cela s’est déroulé en Ukraine, à l’annonce du résultat des élections.

On peut imaginer qu’en violant la Constitution pour pouvoir se représenter, IOG ait fait introduire, en plus, une limite d’âge pour exclure des candidats potentiels et expérimentés, dont Guédi fait partie en premier lieu.

On note
– que la distribution d’électricité a été précisement coupée au moment de la diffusion de l’interview de Guedi sur Africa 24, ce qui a privé les Djiboutiens mais qui évité à IOG d’avoir à apporter une réponse aux arguments développés par Guédi.
– qu’IOG n’avait fait aucune entrave à la diffusion de l’interview d’Abdourahman Borreh se contentant d’envoyer son Ambassadeur à Paris Rachat Farah porter la contradiction, ce dont il s’est médiocrement acquitté … !

Certains observateurs mumurent qu’IOG serait déstabilisé depuis l’interview de Guedi. En même temps, il peut se rassurer, puisque la candidature de Guédi n’est pas confirmée et qu’il la conditionne au respect des règles de l’UAD qui prévoit une candidature unique de l’opposition.

25/10/10 (B575) Radio-Trottoir / Faut-il claquer la porte ou se taire ? (par un révolté Musulman)

« Faut-il claquer la porte ou se taire ? »
Parole : un Ministre Français de Belfort contre la guerre en Irak.
Jean-Pierre Chevènement

Je suis scandalisé !

Je suis scandalisé par l’ingérence inacceptable des forces étrangères stationnées en République de Djibouti parce qu’elles apportent un soutien stupide et de court terme, à ce candidat qui continue à ignorer la volonté populaire en piétinant allègrement la Constitution djiboutienne.

Les services de renseignements de ces forces militaires détiennent certainement les preuves des dérives et des crimes qui sont commis en toute impunité dans notre pays.

Sont-ils en possession des preuves d’une entente très cordiale entre la mafia et la « Cosa nostra régionale » ? Ont-ils des preuves tangibles sur les nombreux assassinats qui ont été commis dans notre pays, notamment celui du Juge Bernard Borrel. Par l’un des agents à la solde de la Piscine ?

Faut-t-il prendre en compte l’Affaire du Café de Paris ? Un attentat bien programmé qui n’a donné aucune suite concrète ? Et aussi la mort mystérieuse du spécialiste des écoutes de l’Ambassade des Etats-unis qui travaillait sur la Somalie et qui a été retrouvé mort dans sa
chambre à l’hôtel de l’Europe (juste au dessus du Café de Paris).

Hasard ou coïncidences ?

Son corps avait été découvert immédiatement après la visite du Directeur de Cabinet d’Ismaël Omar, chargé de suivre les dossiers
des islamistes.

Autre coïncidence, ce meurtre a été commis dans le même bâtiment où un adolescent français avait été tué, à l’endroit même où des enfants de militaires français ont été frappés.

A l’époque, celui qui régnait en maître absolu sur le SDS, n’est autre que
l’actuel candidat criminel à un troisième mandat. Au moment de ces faits, il était en pleine campagne électorale, soutenu financièrement par les forces étrangères.

Aujourd’hui sa troisième candidature est financée en partie par l’USAID de l’administration d’Obama.

A-t-on oublié que le candidat Aden Robleh, qui fait aujourd’hui l’éloge de l’USAID, avait été
reconnu coupable et condamné sans appel, par le Tribunal de Djibouti pour
participation à l’attentat du Café de Paris ayant entraîné la mort d’un jeune adolescent et
faisant 9 blessés, tous des militaires ou enfants et familles de militaires
Français ?

Sans oublier aussi les tortures infligées aux Gadabourci de
Djibouti et les nombreux décès qui suivirent ces actes criminels.

Faut-il considérer toutes les sérénades que nous jouent les violons occidentaux, comme le signe du cautionnement intolérable de la nouvelle candidature d’un dictateur, qui rêve d’un mandat à vie !

En réalité c’est le cautionnement d’un coup d’Etat électoral, certainement avec des soutiens financiers soi-disant débloqués pour soutenir de faux intérêts géostratégiques ou des projets qui ne verront jamais le jour. A l’heure de la mondialisation et des moyens modernes et rapides de transport, la position de Djibouti n’est pas plus géostratégique que celle l’Erythrée ou même de tous les pays voisins, Kenya compris.

Le contrôle des dépouilles

Hier soir le 24 octobre 2010, probablement dans le cadre de la préparation du coup d’Etat électoral prévu pour 2011, des mesures de contrôle des morts sont entrées en vigueur.

Hier, sur les antennes de la RTD, le ministre des Affaires musulmanes a divulgué les nouvelles règles qui s’appliquent aux enterrements. Désormais les familles n’ont plus le droit d’enterrer leurs morts comme elles l’entendent.

Ce droit est concédé de façon monopolistique à une compagnie privée de pompes funèbres, seule habilitée à procéder aux cérémonies mortuaires.

Moyennant le paiement d’un forfait minimal de 200 FD pour les travailleurs morts. Reste à savoir comment seront enterrés les chômeurs, qui n’ont pas eu les moyens de laisser cette somme sous leur matelas, pour qu’on les enterre, en conformité avec le nouveau décret ministériel ?

Scheik Ismaël Soubagleh outragé

25/10/10 (B575) Rectificatif à la demande d’un correspondant.

Un correspondant, qui se présente comme un membre de la famille du Cadi Mogueh Dirir Samatar, tient à préciser, contrairement à ce qu’aurait sous-entendu le Sergent Ariko dans l’une de ses chroniques, que son beau-père est « un grand homme sérieux et honnête ».

Il nous précise qu’il n’est pas à Dire Dawa mais à Addis Abeba pour les mois d’été dans sa maison de Balbala Cheick Moussa et qu’il est en très bonne santé.

Nous donnons acte de ces précisions à notre lecteur et nous adressons nos excuses à sa famille, s’il y a eu une erreur dans un article.

Une exception qui confirme la règle ?

Nous prenons immédiatement contact avec le Sergent Ariko, afin qu’il vérifie ses informations, qui ont toujours été d’une précision remarquable. Jamais elles n’avaient été contredites jusqu’à présent, sachant que le contexte djiboutien est souvent dominé par la désinformation .. à tous les niveaux.

Qu’il se soit trompé ou qu’il ait été induit involontairement en erreur, le Sergent Ariko sera mis à l’amende. S’il récidivait, nous nous réservons la possibilité de demander à IOG son internement extra-judiciaire à Gabode. Cela ne devrait susciter aucune objection de la part du dictateur, qui, à notre avis, n’attend certainement que cela … car certains nous disent que les chroniques d’Ariko l’empêcherait parfois de dormir …. Allez ! Il a quand même d’autres soucis plus sérieux qui pourraient l’empêcher de dormir !!!

25/10/10 (B575) The true face of IOG / Le vrai visage d’IOG (Contribution en Anglais qui nous est adressée par un lecteur)

After watching that new documentary, I really saw a new side of IOG, i’ve never seen before.

This guy sold his soul to the devil to come to power.

Even if he did not kill that judge he definitely knew something and was somehow involved about those kids getting raped by these french !

He was the chief spy for the Hassan Gouled regime and was aware of every little thing that was happening in Djibout at the time. Did you see in the documentary that « Gendarmes of Djibouti » were forcing and providing these kids to these French assholes.

They even implied indirectly « we knew what they were doing but we turned a blind eye ». Judge Borrel died to bring not only the French but also the Djibouti officials who perpetrated these crimes to Justice. People wake up and read between the lines, something bigger than murder happened here.

Lets open an investigation of our own in Djibouti and bring to justice those who were reponsable for these atrocities starting with the people on top who committed these despicable crimes against innocent children.

The French government should do the same and pursue IOG not only for murder but also for these unspeakable horrors. No matter how they tried to spin this documentary it opened the eyes of the people of Djibouti and showed them the true face of IOG and how he came to power.

M D B

24/10/10 (B575) A lire sur LOI cette semaine …

______________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
IOG veut faire taire toutes les critiques
Afin de mettre un bémol aux critiques envers le président Ismail Omar Guelleh (IOG) dans les médias étrangers en langue somali, les autorités ont mené plusieurs opérations de séduction envers des journalistes des programmes spécialisés de la British Broadcasting Corporation (BBC) et de Voice of America (VOA). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
Retard à l’allumage pour Salt Investment
Ismail Omar Guelleh (IOG) suit personnellement la mise en œuvre du projet de la compagnie Salt Investment, lequel fait partie des douze chantiers de son mandat présidentiel. (…).

____________________ Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
Addis-Abeba
L’ex-ministre éthiopien des affaires étrangères, Seyoum Mesfin, qui ne fait pas partie de la nouvelle équipe gouvernementale, se refuse toujours à accepter le poste de chef de la délégation de son pays aux Nations unies à New York, que lui a proposé le premier ministre Meles Zenawi. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
La première dame éthiopienne a la rancune tenace
Bien que fervent partisan du TPLF (noyau dur de la coalition gouvernementale), Ekubay Berhe est poursuivi en justice pour évasion fiscale. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
Le départ de Petronas sous surveillance
L’Américain d’origine éthiopienne Tewodros Ashenafi a peut-être crié victoire un peu trop vite en annonçant, fin septembre, le rachat par sa société SouthWest Energy (SWE) des permis de prospection détenus dans l’Ogaden éthiopien par la société malaisienne Petronas. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
Agriculteurs tigréens contre éleveurs afars
Selon un pointage effectué en septembre 2010, dix investisseurs agricoles privés occupent 5 000 ha de terres autour de Gewani, dans la vallée de l’Awash (Afar Regional State). (…).

_________________________ Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010

Hope Kivengere
Après avoir été pendant longtemps l’attachée de presse du président Yoweri Museveni, puis jusqu’à récemment sa conseillère spéciale, Hope Kivengere s’est installée à Nairobi comme administratrice du tout nouveau Africa Information Research Center (AIRC). (…).

________________________ Erythrée

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1295 – 23/10/2010
Des eurodéputés se mobilisent pour la démocratie en Erythrée

La campagne de Reporters sans frontières- Suède pour que l’aide de l’Union européenne (UE) à l’ Erythrée (122 millions € pour 2008-2013) soit conditionnée à la libération du journaliste suédois d’origine érythréenne Dawit Isaak, incarcéré à Asmara depuis 2001, n’a pas eu de grosses conséquences. (…).

24/10/10 (B575) Le Journal de la Flibuste – Un tanker détourné – La frégate De Grasse intercepte un groupe de pirates somaliens (2 articles)

_________________ 2 – Europe 1

Somalie-Pirates: Un tanker détourné

Des pirates somaliens ont détourné le MV York, un tanker singapourien, transportant du gaz de pétrole liquéfié, a annoncé un responsable de la Navfor, la force européenne chargée de la sécurité de la navigation au large des côtes de l’Est africain. Le tanker compte 17 membres d’équipage, dont un Allemand, deux Ukrainiens et 14 Philippins, d’après le communiqué de la Navfor.

_________________ 1 – Portail des sous-marins

La frégate De Grasse intercepte un groupe de pirates somaliens

Par Rédacteur en chef.

Aux premières heures du 20 octobre, alors qu’il effectuait une patrouille le long de la côte somalienne, le navire-amiral de la force européenne Atalante, la frégate De Grasse de la marine nationale, a repéré et intercepté un groupe d’attaque de pirates composé de 2 skiffs et d’une embarcation, empêchant par là une future attaque.

En repérant les embarcations suspectes, le De Grasse a immédiatement fait décoller son hélicoptère pour enquêter. Après plusieurs tirs de semonce, les pirates présumés ont stoppé leurs embarcations et une équipe de visite est envoyée pour fouiller les skiffs.

Peu après l’abordage, l’hélicoptère a aperçu et stoppé le whaler, qui aurait été utilisé pour fournir un soutien logistique aux skiffs des pirates.

Au total, 12 pirates présumés se trouvaient à bord des 3 embarcations interceptées, de même que d’importantes quantités de carburant et de nourriture, permettant aux pirates présumés de rester plus longtemps en mer. Les pirates ont aussi été vus en train de jeter à la mer des armes alors que l’équipe de visite approchait.

L’absence de flagrant délit n’a pas permis de lancer des poursuites judiciaires. Le whaler a été détruit et les pirates présumés ont été renvoyés en Somalie.

Cette interception a empêché une action de pirates et évité de très probables attaques sur des navires de commerce très vulnérables.

24/10/10 (B575) Nouvelles de Somalie – des combats entre l’armée et les islamistes font 20 morts – au moins 16 morts dans des combats près de la frontière kényane – les islamistes reprennent la ville de Bulo Hawo – DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE – L’Union africaine demande un blocus aérien et naval de la Somalie – Arrivée à Nairobi du britannique brièvement enlevé en Somalie – un otage britannique libéré par ses ravisseurs – L’otage britannico-zimbabwéen libéré en Somalie (8 articles)

_____________________ 8 – Nouvel Obs avec AP

Somalie: des combats entre l’armée et les islamistes font 20 morts

Des combats entre l’armée somalienne et les islamistes ont fait 20 morts dans le sud-ouest du pays, près de la frontière kenyane, a annoncé vendredi un responsable gouvernemental. Douze personnes ont été blessées selon un témoin.

Le colonel Barre Aden Shire, commandant des forces pro-governementales dans le district de Beled-Hawa, a expliqué que les combats entre ses hommes et le groupe d’insurgés le plus puissant, Al-Shabab, ont débuté jeudi et se sont soldés par la victoire des forces gouvernementales.

La plupart des victimes sont des combattants de Beled-Hawa. « Les forces ennemies nous ont attaqués en grand nombre pour tenter de reprendre la ville. Nous nous sommes brièvement retirés de la ville afin de minimiser les pertes civiles, puis nous avons reattaqué et nous les avons battus ».

_____________________ 7 – AFP

Somalie: au moins 16 morts dans des combats près de la frontière kényane

Au moins 16 personnes ont été tuées depuis jeudi en deux jours de violents combats opposant une milice alliée au gouvernement aux insurgés shebab dans une ville du sud-ouest de la Somalie, obligeant les islamistes à se battre sur un nouveau front, ont déclaré vendredi des responsables et témoins.

Bulo Hawo, située à quelques kilomètres des frontières kényane et éthiopienne, avait déjà été le théâtre de combats le 17 octobre: une milice pro-gouvernementale, dirigée par un chef de guerre local et récemment entraînée avec le concours de l’Ethiopie, avait alors repris le contrôle de la ville aux shebab, avec le soutien d’éléments d’une milice armée soufie, Ahlu Sunna wal Jamaa.

Selon plusieurs habitants interrogés par l’AFP, les milices pro-gouvernementales, après s’être brièvement retirées de Bulo Hawo jeudi soir, en ont repris le contrôle vendredi matin.

« Les combats se sont interrompus et nous contrôlons complètement la ville à présent. Nous avons tué de nombreux ennemis (shebab) dont les corps jonchent encore les rues », a déclaré à l’AFP par téléphone un des responsables de la milice pro-gouvernementale, Moalim Muse Ahmed.

« Les combats ont été les plus violents jamais enregistrés dans la ville et au moins 16 personnes, en majorité des combattants, ont été tuées. Les forces gouvernementales ont pilonné (les positions shebab) à la reprise des combats tôt ce (vendredi) matin et la ville est à l’heure actuelle sous contrôle des forces gouvernementales », a rapporté un notable local, Abdirahman Abikar.

« Nous sommes en train de ramasser les cadavres. Cinq membres d’une même famille ont été tués par un obus qui a dévasté leur maison », a déclaré un autre habitant, Yahya Mohamed.

« Le bilan pourrait avoisiner les 20 morts car il y a toujours des corps dans les rues de la ville, que les habitants ont désertée », a-t-il précisé.

Fer de lance de ces combats, la milice pro-gouvernementale dirigée par Barre Shire Hirale est constituée majoritairement de combattants de son clan des Marehan. La milice était récemment stationnée un peu plus au nord, à Dolo, à la frontière avec l’Ethiopie.

Hirale est un ancien ministre de la Défense du gouvernement de transition somalien et contrôlait le principal port du sud Kismayo avant que les shebab ne l’en délogent en 2008 pour en faire l’une de leur principale base.

Il a depuis reformé une milice avec le concours actif des Ethiopiens.

Les combats de Bulo Hawo et ceux, récents, de Beledweyne plus au nord, ont ouvert de nouveaux fronts et ont eu pour conséquence d’étirer les forces des shebab qui se concentraient essentiellement sur la bataille de Mogadiscio.

Le gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed promet depuis plus d’un an de lancer une grande offensive contre les insurgés islamistes radicaux, qui comptent plusieurs centaines de combattants étrangers dans leurs rangs. Les insurgés contrôlent toujours la quasi-totalité du centre et du sud du pays.

___________ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : les islamistes reprennent la ville de Bulo Hawo

Les combattants islamistes somaliens du mouvement Al-Shabab ont repris jeudi aux forces gouvernementales une ville frontalière du sud de la Somalie quelques jours seulement après que la zone eut changé de mains une première fois entre les deux parties en conflit, ont rapporté des habitants.

La ville de Bulo Hawo, à la frontière entre la Somalie, l’ Éthiopie et le Kenya, avait été conquise par les forces gouvernementales somaliennes en début de semaine mais est retombée sous contrôle islamiste après des affrontements acharnés entre les insurgés et les forces gouvernementales de Somalie.

« La ville est désormais sous le contrôle d’Al-Shabab et les forces du gouvernement somalien se sont retirées. Nous ne savons pas comment les choses évolueront plus tard mais pour l’instant la ville est tombée », a déclaré par téléphone à Xinhua Ahmed Weli, habitant de Bulo Hawo.

Un certain nombre de décès ont été signalés dans les deux camps et les habitants parlent de dizaines de blessés, principalement dans la population civile.

Aucune partie n’a officiellement commenté les événements récents dans cette ville du sud, un bastion d’Al-Shabab jusqu’à la prise de contrôle du gouvernement cette semaine.

Les forces islamistes ont ces derniers temps perdu du terrain face aux forces du gouvernement somalien et de ses alliés à Mogadiscio ainsi que dans les régions du centre et du sud du pays, et cette victoire est la première pour les islamistes depuis des semaines.

Par ailleurs, d’âpres combats ont également été signalés dans la région de Hiran dans le centre de la Somalie, où les forces gouvernementales et leurs alliés ont affronté des combattants islamistes en périphérie de la grande ville commerciale de Beledweyn, les deux parties revendiquant la victoire dans ces batailles.

_____________________ 5 – ONU / Conseil de sécurité

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, M. Ruhakana Rugunda (Ouganda):

« Les membres du Conseil de sécurité se sont dits préoccupés par la persistance de l’instabilité en Somalie et par la détérioration de la situation humanitaire. Ils ont réaffirmé leur appui à l’Accord de Djibouti et au processus de paix comme bases du règlement du conflit en Somalie et ont une nouvelle fois assuré le Gouvernement fédéral de transition de leur plein soutien aux efforts qu’il déploie en faveur de la paix, de la sécurité et de la réconciliation. Ils ont engagé le Gouvernement fédéral de transition à assurer la cohésion, à rester uni et à redoubler d’efforts en matière de réconciliation et pour achever les tâches de transition restantes, en particulier l’élaboration de la constitution.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur soutien aux travaux de la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Augustine Mahiga, et à l’action menée par l’ONU et l’Union africaine pour promouvoir la paix et la réconciliation en Somalie. Ils ont salué la nomination de S. E. M. Jerry Rawlings comme nouveau Haut-Représentant de l’Union africaine en Somalie et ont pris note des décisions adoptées par le Sommet de l’Union africaine tenu à Kampala le 10 juillet 2010 et des recommandations de la réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui s’est déroulée à Addis-Abeba le 15 octobre 2010.

Les membres du Conseil de sécurité ont redit leur plein soutien à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et ont remercié à nouveau les Gouvernements burundais et ougandais d’avoir fourni des contingents. Ils ont encouragé la communauté internationale à doter l’AMISOM de ressources supplémentaires qui lui permettraient de mieux s’acquitter de son mandat et ont souligné combien il importait qu’elle dispose en temps utile de ressources prévisibles et fiables. Ils ont également souligné l’importance de l’aide que la communauté internationale pouvait apporter pour la formation, l’équipement et le renforcement des capacités des Forces somaliennes de sécurité, ainsi que du soutien à d’autres secteurs et aux institutions nationales

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné toutes attaques contre le Gouvernement fédéral de transition, l’AMISOM et la population civile par des groupes armés, des combattants étrangers et leurs partisans, qui compromettent la paix et la stabilité en Somalie. Ils ont demandé à toutes les parties, en particulier aux groupes d’opposition armés, de respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire. »

__________________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

L’Union africaine demande un blocus aérien et naval de la Somalie

L’Union africaine a demandé jeudi un blocus naval et aérien de la Somalie ainsi que des renforts de troupes pour lutter contre la piraterie maritime et les insurgés islamistes dans le pays.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, a sollicité l’accord du Conseil de sécurité des Nations unies pour le blocus. Il a également demandé davantage d’aide internationale et des renforts de troupes pour porter le niveau du contingent étranger dans le pays à 20.000 hommes, contre 7.100 actuellement.

M. Lamamra a estimé que les politiques d' »engagement limité » et de « demi-mesures » de la communauté internationale étaient insuffisantes pour lutter contre la piraterie et les insurgés du groupe islamiste Al Shabab, qui contrôlent une grande partie du pays.

___________________________ 3 – AFP

Arrivée à Nairobi du britannique brièvement enlevé en Somalie

Un consultant en sécurité britannique, sous contrat avec l’ONG Save the Children, est arrivé jeudi à Nairobi au lendemain de sa remise en liberté par le groupe qui le retenait otage en Somalie depuis le 14 octobre, a-t-on appris de source aéroportuaire.

« Ils sont arrivés sans encombres », a confirmé à l’AFP une source aéroportuaire ayant requis l’anonymat.

« Nous pouvons confirmer que Frans Barnard est sain et en bonne santé à Nairobi et qu’il a retrouvé sa famille », a indiqué Save the Children dans un communiqué.

« Nous voudrions surtout remercier les Somaliens qui se sont unis et ont travaillé sans relâche à la libération de Frans », ajoute l’ONG.

Frans Barnard, qui jouit également de la nationalité zimbabwéenne, a quitté l’aéroport dans une voiture, à l’abri des regards, sans faire aucune déclaration.

Il avait été libéré mercredi matin à la suite de négociations impliquant des responsables locaux.

Plusieurs négociateurs ont rapporté le versement de 100.000 dollars de rançon pour libérer l’otage, ce que l’ONG Save the Children a catégoriquement démenti.

M. Barnard s’était rendu à Adado, une localité du centre du pays où il a été enlevé, pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.

Un responsable sécuritaire local, Abdullahi Mohamed a rapporté que plusieurs membres du groupe responsable de son enlèvement avaient été arrêtés à Adado, qui abrite l’administration autonome de la région d’Himan et Heeb.

« Ce qu’ils ont fait est honteux et ils en paient le prix à présent. Plusieurs d’entre eux, dont leurs meneurs, sont en prison à Adado », a-t-il déclaré.

___________________________ 2 – AFP

Somalie: un otage britannique libéré par ses ravisseurs

Un ressortissant britannico-zimbabwéen, consultant en sécurité pour une ONG et kidnappé jeudi dernier par des hommes armés dans le centre de la Somalie, a été libéré mercredi par ses ravisseurs, a appris l’AFP de sources concordantes.

« L’otage a retrouvé la liberté à 05H00 locales (3H00 GMT). Il a été libéré après négociations avec des responsables locaux », a déclaré l’un d’eux Mohamed Abdulahi.

« Je suis à Adado maintenant. Je vais rester ici pour la nuit », a déclaré par téléphone à l’AFP Frans Barnard qui avait été enlevé dans cette ville du centre de la Somalie avec son accompagnateur somalien. Ce dernier avait été relâché vendredi.

« Je me porte bien, suis libre (…) », avait indiqué dans la matinée M. Barnard, peu après sa libération et en chemin vers Adado.

Plusieurs négociateurs ont indiqué que les ravisseurs avaient reçu une rançon de 100.000 dollars.

« Ils demandaient 150.000 dollars pour libérer l’otage mais ils n’en ont reçu que 100.000 », a affirmé l’un des négociateurs sous couvert d’anonymat, qui n’a pas précisé l’identité de celui ou ceux qui ont déboursé cette somme.

Frans Barnard était sous contrat avec l’ONG britannique Save the Children-UK. Il s’était rendu à Adado pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.

Interrogée par l’AFP à Nairobi, une responsable de cette ONG, Anna Ford avait confirmé la libération de M. Barnard, démentant cependant le paiement de toute rançon.

« Il a été libéré, il est sous la protection de chefs de clans. Il va bien et est actuellement emmené vers un endroit sûr », a déclaré Mme Ford.

« Nous n’avons payé aucune rançon, donné aucun argent », a-t-elle affirmé: « ce sont les leaders claniques qui se sont rassemblés pour obtenir la libération de notre collègue, ils en avaient fait un point d’honneur ».

Les négociations se déroulaient entre représentants de sous-clans rivaux Souleiman, l’une des subdivisions du clan Hawiye et de sa branche Habr Gidir.

« Nous pensons que Frans a été enlevé par un groupe criminel indépendant, sans affiliation politique ni soutien d’autres groupes dans la région », a précisé Save the Children dans un communiqué.

Ville du centre de la Somalie, Adado est la capitale de la région autonome de Himan et Heeb, sous le contrôle de milices claniques dirigées par un « président » autoproclamé, Mohamed Moalim Aden Ticey, hommes d’affaires revenu dans son pays après avoir longtemps vécu aux Etats-Unis.

La ville a été brièvement capturée vendredi par une milice soufie alliée au gouvernement et l’administration locale a réintégré la localité dans la nuit de vendredi à dimanche.

Cette région jouxte des territoires sous contrôle des insurgés islamistes shebab au sud, et plus à l’est vers la côte de l’océan Indien les zones où opèrent traditionnellement les pirates somaliens.

Un couple de Britanniques est retenu en otage depuis maintenant près d’un an dans cette partie de la Somalie. Paul et Rachel Chandler, retraités de 60 et 56 ans, sont détenus depuis le 23 octobre 2009 après leur capture dans l’océan Indien près des côtes seychelloises à bord de leur yacht.

Les époux Chandler vivent depuis une captivité particulièrement difficile, ponctuée d’appels au secours à la faveur de rares interviews.

__________________________ 1 – Le Monde avec AFP

L’otage britannico-zimbabwéen libéré en Somalie

Le ressortissant britannico-zimbabwéen, consultant en sécurité pour une ONG, kidnappé jeudi 15 octobre par des hommes armés en Somalie, a été libéré par ses ravisseurs après paiement d’une rançon, ont annoncé mercredi des responsables locaux. « L’otage a recouvré la liberté à 5 heure, heure locale. Il a été libéré après négociations avec des responsables locaux », a déclaré l’un d’eux, Mohamed Abdulahi.

« Je me porte bien, suis libre (…) et reviens à Adado, » a déclaré par téléphone à l’AFP Frans Barnard, qui avait été enlevé dans cette ville du centre de la Somalie avec son accompagnateur somalien, qui lui avait été relâché vendredi.

Plusieurs négociateurs ont indiqué que les ravisseurs avaient reçu une rançon de 100 000 dollars. « Ils demandaient 150 000 dollars pour libérer l’otage, mais ils n’en ont reçu que 100 000 », a précisé l’un des négociateurs sous couvert de l’anonymat. Frans Barnard est sous contrat avec l’ONG britannique Save the Children-UK.

Il s’était rendu à Adado pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.