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24/10/10 (B575) Yémen Express – démantèlement d’un réseau qui planifiait des attentats – Un responsable du renseignement tué au Yémen – les retours dans le nord s’effectuent lentement – Le Yémen arrête cinq Pakistanais pour propagation de l’idéologie d’Al-Qaïda (4 articles)

______________ 4 – Le Vif / L’Express (Belgique) avec Belga

Aden: démantèlement d’un réseau qui planifiait des attentats

Les autorités yéménites ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir démantelé un réseau qui planifiait des attentats à Aden, principale ville du sud du Yémen qui se prépare à accueillir la 20e coupe du Golfe de football.

Le ministère de l’Intérieur a précisé que les forces de sécurité avaient arrêté un homme alors qu’il tentait de placer un sac en plastique contenant 1.800 grammes de TNT « dans une des installations vitales de la ville ».

A la suite de ses aveux, les autorités ont arrêté six de ses complices, alors que deux autres sont toujours en fuite. Le groupe planifiait « des actes de sabotage » dans la province d’Aden. Trois personnes avaient été tuées le 11 octobre dans une double explosion au siège d’un club sportif à Aden, ville qui doit accueillir la coupe du Golfe de football du 22 novembre au 5 décembre.

Outre le Yémen, l’Irak et les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) participent à la compétition.

Le directeur de la sécurité dans la province d’Aden, le général Abdallah Qiran, a affirmé que les services de sécurité avaient pris « toutes les mesures nécessaires pour (…) assurer la sécurité dans les provinces d’Aden, Abyane et Lahej lors du déroulement de la coupe du Golfe ».

___________________ 3 – Metro (Canada / Montréal)

Un responsable du renseignement tué au Yémen

De présumés militants d’al-Qaïda ont tué un haut responsable du renseignement dans une province de l’est du Yémen vendredi, dans ce qui apparaît comme une campagne d’assassinats menée par le groupe extrémiste, ont déclaré des responsables de la sécurité.

Des dizaines d’agents de sécurité locaux et de responsables du gouvernement ont été tués ces dernières semaines dans les provinces du Yémen, où le gouvernement central n’a que peu de contrôle. Depuis un an, avec l’aide des États-Unis, le Yémen a intensifié sa lutte contre la branche locale d’al-Qaïda, connue sous le nom d’«al-Qaïda dans la péninsule arabique».

Le lieutenant-colonel Abdul-Aziz Abu Abed, des services de renseignement yéménites, a été tué par balles à l’extérieur de sa résidence à Mukalla, capitale de la province de Hadramut, dans l’est du pays, ont déclaré des responsables de la sécurité sous le couvert de l’anonymat.

Les assaillants, présumés être des combattants d’al-Qaïda, se sont échappés, ont ajouté ces responsables.

Cette attaque survient une semaine après que des militants eurent tenté d’assassiner un colonel du renseignement, Riyadh al-Khatabi, dans la ville de Sayoun, aussi dans la province de Hadramut. M. al-Khatabi a été grièvement blessé et est toujours aux soins intensifs à l’hôpital.

La semaine dernière encore, des hommes armés ont tué le chef de la sécurité d’une ville de la province d’Abyan, dans le sud du pays. Quelques heures plus tard, ils ont tenté de tuer le gouverneur de la province, déclenchant des affrontements qui ont fait huit morts. Depuis, les troupes gouvernementales mènent un assaut dans la région.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique a annoncé, plus tôt ce mois-ci, la création d’une «nouvelle armée» dans le sud du Yémen afin de renverser le gouvernement du président Ali Abdullah Saleh.

___________________________ 2 – Continental News

Yémen : les retours dans le nord s’effectuent lentement

Plus de 300.000 personnes restent déplacées et ont besoin d’aide dans la province de Saada, au nord du Yémen, alors que l’application de l’accord de paix signé en juin entre le gouvernement yéménite et les forces Al-Houti se fait lentement, a noté vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

A ce jour, environ 20.000 déplacés internes yéménites seulement sont rentrés dans leurs villages d’origine dans le gouvernorat de Saada. « Un grand nombre d’entre eux nous ont indiqué que les obstacles les plus importants pour des retours à plus grande échelle sont le manque de sécurité et de sûreté, la crainte de représailles ou de nouveaux combats ainsi que la destruction massive des maisons et des infrastructures », a dit un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève.

Des informations sur des accidents résultant de mines antipersonnel et de munitions non explosées sont courantes. Les victimes sont souvent des enfants, des bergers, des rapatriés et des cas de décès sont couramment rapportés.

« La fragile situation sécuritaire à Saada signifie que notre personnel peut accéder aux déplacés et aux rapatriés uniquement dans un rayon de quelques kilomètres de la ville de Saada. La situation semble s’être quelque peu améliorée, permettant récemment quelques missions de notre personnel en dehors de la ceinture de sécurité instaurée autour de la ville. Nous restons préoccupés par le manque d’accès aux déplacés et par la situation humanitaire dans d’autres régions du gouvernorat », a dit le porte-parole.

La plupart des personnes ayant fui depuis Saada vont probablement passer l’hiver en tant que déplacés, soit dans des camps soit au sein de familles d’accueil. Le HCR achemine d’urgence des biens de secours supplémentaires, y compris des couvertures et des tentes, ainsi que de l’aide pour les personnes ayant trouvé un logement par leurs propres moyens, ce qui aidera les déplacés durant la saison d’hiver. La moyenne des températures hivernales dans les montagnes du nord du Yémen se situe autour de zéro degré celsius.

A ce jour, quelque 30.000 déplacés ont reçu une assistance pour l’hiver – pour la plupart dans la province d’Amran au nord de la capitale Sanaa. Pour venir en aide à quelque 2.400 déplacés qui se trouvent toujours dans l’installation de fortune de Mandabah, dans le nord du pays à quelques kilomètres de la frontière saoudienne, le HCR a organisé un convoi humanitaire de cinq camions depuis l’Arabie saoudite. Les camions sont arrivés à Mandabah en fin de semaine dernière avec à leur bord des tentes, des couvertures, des matelas, des articles d’hygiène et des ustensiles de cuisine.

D’autres distributions à plus grande échelle dans les gouvernorats de Saada et Sanaa sont prévus dans les deux prochaines semaines. « Avec nos partenaires, nous nous apprêtons à fournir des couvertures et d’autres articles de secours à quelque 100.000 déplacés ayant besoin d’assistance », a dit le porte-parole.

___________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le Yémen arrête cinq Pakistanais pour propagation de l’idéologie d’Al-Qaïda

Les autorités yéménites ont arrêté jeudi cinq Pakistanais pour propagation de l’idéologie djihadiste et incitation des Yéménites à la haine et au meurtre des non-musulmans, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans une déclaration.

Les cinq ressortissants pakistanais, dont l’âge varie entre 27 et 65 ans, ont été arrêtés dans une banlieue de Sanaa, la capitale yéménite, a affirmé la déclaration.

Le texte, posté sur le site internet du ministère, a indiqué que les autorités chargées de la sécurité ont également arrêté cinq autres Yéménites qui guidaient les Pakistanais dans la région.

Toutes les personnes arrêtées sont en train d’être interrogées par la police yéménite pour une enquête en profondeur sur les motivations derrière de telles activités, d’après le document.

Le gouvernement yéménite a intensifié les opérations sécuritaires et des raids aériens contre les groupes terroristes, après la revendication par la branche dissoute d’Al-Qaïda au Yémen d’un attentat manqué le jour de Noël à bord d’un avion de ligne américain en route pour Detroit l’année dernière.

23/10/10 (B575) L’actualité en image avec l’impertinence de Roger Picon, qui poursuit son travail sans relâche, pour nous offrir le spectable dérisoire d’un régime en fin de vie et d’un couple qui se déchire en public désormais.

23/10/10 (B575) Point de vue. Un lecteur nous envoie la copie d’un message qui a été publié sur un forum.

Une affaire rocambolesque. Certes, l’affaire Borrel est une affaire franco-française comme l’a suggéré IOG (Comment le sais-t-il si ce n’est qu’il y est impliqué de près ou de loin) mais il n’empêche que l’assassinat du juge a été commis par la main des Djiboutiens.

Voici le scénario plausible :

Le juge enquête sur le réseau pédophile qui sévit dans le milieu français avec à sa tête Sepkler, le conseiller technique du président Guelleh. Sepkler demande au d irecteur de cabinet de la présidence, IOG à l’époque, ancien policier colonial, de faire taire, quelque soit les moyens, le juge fouineur. On comprend mieux pourquoi, la pédophilie étant lourdement sanctionnée par la justice française, le réseau était amené à écarter le gêneur, quitte à l’éliminer physiquement.

IOG s’exécute et envoie ses hommes, qui vont eux-mêmes faire appel aux délinquants emprisonnés à Gabode dont, entre autres, le fameux Awaleh Guelleh, pour faire le sale boulot contre le prix de leur liberté. Awaleh sera lui même exécuté en Ethiopie par le SDS.

De connivence, l’Officier français de la Prévôté d’Arta (un autre pédophile) averti par Sepkler dépêche sur le lieu du meurtre deux gendarmes qui vont maquillé la scène du crime en suicide et rendre public la mort du juge.

On y voit un peu plus clair après ce reportage.

En résumé, les commanditaires de l’assassinat du juge Borrel sont bel et bien Français mais les exécutants de l’ordre sont Djiboutiens, en l’occurrence IOG lui-même en personne. Le témoignage de Alhoumekani est poignant après cette découverte.

Un grand pas vient d’être franchi dans cette affaire. Un conseil Monsieur IOG :

Toutes tes actions sont là, elles ne s’effaceront pas. Pire, elles témoignent aujourd’hui contre toi. Fais ta valise pour Gabode, parce que bientôt tu y séjourneras gratuitement incha Allah !

Sâche aussi que si tu réussi à échapper à la justice des Hommes, tu n’échapperas point à la justice de Dieu !

Une dernière chose : nous n’oublions pas ce que tu as fait aux Afars d’Arhiba. Tu en as tué 59. Sont-ils morts aussi par la faute des Français ?

Qu’est-ce que tu as à dire comme argument ? Fallait-il les renvoyer en Ethiopie ou en Eritrée, n’est-ce-pas, parce que vous ne voyez pas de raison pour les assassiner, n’est-ce-pas, selon la formule fourbe que vous aviez employez exactement à la question posée par un journaliste français à Paris sur votre implication personnelle dans la mort du juge Borrel ?

Vous avez la main longue et la langue fourchue, n’est-ce-pas Monsieur le président ?

« Lakqo nêde seloonu meekisan xeeti, ma suruyta rabta way lakqo tuble’nti » Tolah Canfaxe, Poète et philosophe Afar.

23/10/10 (B575) Réuni en urgence, le comité directeur du Prestigieux Ordre des Brosses à Reluire était appelé à se prononcer sur deux dossiers qui lui étaient soumis. Francis Gillery et Françoise Mouline sont cooptés à l’unanimité et salués par une « standing ovation » pour leur soutien personnel à l’instauration d’une royauté à vie en principauté de pacotilles. (Reportage exclusif de l’ARDHD – Humour)

Mohamed Dileita, Président de l’Ordre a tenu à saluer tous les membres qui avaient spontanément répondu présents à sa convocation.

Mohamed Dileita a expliqué que l’Assemblée avait à statuer sur deux dossiers de candidature qui, fait exceptionnel, sont soutenus par le Président de la République, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, en personne.

Aussitôt, il a lu un bref message de la Présidence à destination des membres de l’Ordre.

Mes chers Camarades,

C’est à votre conscience individuelle et à votre indépendance d’esprit que je m’adresse aujourd’hui pour apporter mon soutien personnel à la candidature de Madame Mouline et de Monsieur Gillery.

Si je me permets d’intervenir personnellement, ce que je n’avais jamais fait depuis la création de votre Ordre prestigieux, c’est parce que ces deux hautes personnalités françaises ne se sont pas exprimées à mon sujet.

Le paradoxe est là.

Elles n’ont rien dit sur moi et c’est en cela qu’ils ont apporté une pierre magistrale à l’édifice que nous construisons tous ensemble : la royauté héréditaire.

Sachant que, fidéles à vos principes et à votre passé, vous aurez à coeur de continuer à me servir avec zèle et dévouement, vous coopterez ces deux personnalités. J’ai décidé que ma personne sacrée remettrait les insignes à M. Gillery au titre de sa contribution prodigieuse pour embrouiller l’enquête sur la mort du Juge Borrel et pour me disculper aux yeux de l’opinion publique.

Le reportage, dont il est l’auteur, est un chef d’oeuvre. Sans ne jamais rien apporter de nouveau, sans ne jamais mentir, il distille un venin délicat : celui du doute.

Enfin, bien que ce soit trivial, je tiens à vous rappeler que ce tournage a demandé de gros efforts, tant à la République de Djibouti qu’à la République française et qu’il faudra l’utiliser au mieux de nos intérêts, pour que le retour sur investissement soit à la hauteur des dépenses et du cachet exceptionnel de Francis Gillery, mercenaire des « Grands ».

Vive la corruption
Vive l’asservissement du Peuple
Vive la royauté héréditaire

Son Excellence Ismaël Omar Guelleh
Futur Roi de Djibouti

– Bien que très fatigué par la maladie qui le ronge actuellement, Yacin Elmi Bouh a tenu à prendre la parole pour rappeler l’importance du film dans la communication présidentielle, à la veille de l’annonce de la troisième candidature du bienfaiteur des élites dévouées.

Il a ajouté que la grande habileté de Monsieur Gillery, avait été de ne jamais donner la parole à Ismaël Omar Guelleh, pour que le public oublie son implication éventuelle dans la mort du juge et surtout d’utiliser le témoignage d’Elisabeth Borrel et de ses voisins, pour laisser entendre que c’est elle, la victime, qui serait non pas la coupable, mais une menteuse qui occulte la vérité … Il a salué au passage la performance de Mme Morrachini, qui a su transformer une sanction « son déssaisissement » en une mesurette destinée à calmer l’opinion publique.

Au final, il a recommandé à chaque membre de voter en faveur de la cooptation de Francis Gillery dans l’Ordre.

– Djama Souleiman a tenu à présenter la candidature de Madame Françoise Mouline. Saluant le courage de cette femme, dont le mari a refusé de s’exprimer, (probablement par peur de dire encore des bêtises ?), elle a pris en main, avec courage, la défense de la réputation de sa famille. Et de quelle main de maître ! Détournant les spectateurs du problème principal, non seulement elle a fait l’apologie d’un écclésiastique pédophile, mais elle a ruiné les arguments d’Elisabeth Borrel en une phrase ciselée au diamant … Il fallait oser le faire ! Et tout cela pour soutenir l’oeuvre et les ambitions de notre Président Ismaël Omar Guelleh. C’est pourquoi je recommande de la coopter sans délai dans notre ordre prestigieux. En synthèse, il a cité cette phrase qui restera gravée dans la mémoire collective : « Madame Borrel est quelqu’un qui s’acharne …  »

Invité à donner son sentiment, Djama Mahamoud Haïd a prié ses collègues de l’excuser. Compte-tenu du climat actuel au sein du couple présidentiel et de son dévouement à sa soeur Kadra, il ne lui était pas possible de s’exprimer dans ces circonstances.

Djama Ali Guelleh
a demandé la parole pour exprimer son admiration sans borne à Francis Gillery et il a ajouté que son reportage était un monument, un chef d’oeuvre qui devrait être récompensé par la Palme d’Or et être admis au Panthéon de l’arnaque intellectuelle. Aucun témoignage n’aurait pu être aussi utile, pour garantir la pérennité de l’opppression des couches défavorisées de la population, de la suprématie du clan Guelleh sur les populations et l’instauration à court terme du principe de la souveraineté hériditaire.

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C’est à la majorité absolue que les deux impétrants ont été cooptés dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire de la République de Djibouti.

Françoise Mouline, qui faisait anti-chambre, a été invitée à rejoindre la salle des délibérations pour être acclamée par tous les membres. Aref Mohamed Aref a tenu à lui remettre personnellement les insignes de son grade.

Madame Françoise Mouline, épouse éminente
d’un grand serviteur de l’Etat Français, protecteur de la dictature djiboutienne, je vous éléve,
en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés,
à la dignité de Chevalière
de l’Ordre des Brosses à Reluire.

Je vous remets les nouveaux insignes de votre dignité, que vous devrez porter
désormais en toutes circonstances.

Désormais nous vous reconnaîtrons sous votre nouveau nom « Danse avec les loups ».

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Francis Gillery a été élevé au Grade de « Mercenaire des élites dominantes » . Il a reçu les insignes de son grade qui lui ont été remis par Ismaël Omar Guelleh. Rappelons que seul Djama Ali Guelleh avait bénéficié de cette faveur exceptionnelle dans le passé.

Monsieur Francis Gillery, en vertu des pouvoirs que je me suis attribué, j’ai le plaisir et l’honneur de vous remettre les insignes de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, qui a voté à l’unanimité votre cooptation pour services rendus à la tyrannie que je dirige depuis dix ans.

Vous porterez désormais le Grade de « Mercenaires des élites dominantes ».

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A la fin de la cérémonie, nos observateurs ont pu surprendre des petites phrases qui étaient échangées par les Chevaliers de l’Ordre et en particulier celles-ci. Si nous nous interrogeons encore sur le sens profond de cette phrase, nous ne pouvions omettre de la citer : « Ils nous ont coûté fort cher, mais nous en avons eu pour notre argent… »

24/10/10 (B575) Point de vue : un lecteur nous adresse une contribution pour faire l’éloge d’Aden Robleh, dont nous publions des extraits, avec des réserves que nous exprimons, puisque l’ARDHD privilégie les textes de l’opposition sincère et engagée et qu’Aden Robleh est toujours député sous les couleurs de l’UMP.

__________________________ Note de l’ARDHD

Un nombre significatifs de Djiboutiens ont des difficultés à suivre / comprendre les changements de position/ de cap assez fréquents d’Aden Robleh. Nous aussi !

Mais c’est ainsi ! Qui pourrait contester le fait qu’Aden Robleh Awalleh fasse partie du paysage politique de Djibouti ? Opposant, il est devenu supporter de la majorité, au mépris parfois de l’avis des cadres de son parti, qui refusaient de se rallier à l’UMP et de siéger aux côtés du RPP.

Mais Aden Robleh est un grand chef. Il refuse d’écouter lea base et il balaye les oppositions internes d’un revers de la main. Député, ayant voté toutes les Lois que Guelleh soumettait à l’Assemblée nationale, il a annoncé finalement qu’il ne voterait pas la modification de la constitution. C’est un fait acquis.

Certes, l’honneur aurait certainement commandé la démission de son mandat ! Eh bien, cela n’a pas été le cas. Il conserve le siège et les avantages financiers associés …

Connaissant les pratiques du régime, il a certainement été contraint de donner des gages au régime pour conserver son siège de député, acquis par la fraude électorale massive.

Quels gages ?

Servir d’alibi pour une troisième élection soi-disant démocratique ? Cela n’est pas à exclure … Sinon ?

En tout cas les relations d’Aden Robleh avec Guelleh nous rappelle le refrain d’une chanson de Serge Gainsbourg : « Je t’aime, moi non plus ! »

Nous publions des extraits de la contribution de notre lecteur, à sa demande expresse, afin d’assurer un certain équilibre de l’information. Les lecteurs voudront bien noter que nous agissons exceptionnellement en contradiction avec notre charte, puisque Aden Robleh n’est pas classé comme opposant à la dictature et à l’asservissement du peuple à ce jour et que le fait d’avoir refusé de voter un seul texte ne suffit pas … à lui faire ré-ré-ré-intégrer l’opposition sincère et engagée.

Les lectrices ou les lecteurs, qui souhaiteraient l’intégralité de cette contribution, trouveront à la fin de l’article, un lien pour télécharger le document intégral.

________________________________ Contribution

La situation politique à Djibouti est agitée. Selon les rumeurs, IOG et sa femme s’entredéchirent. Plus sérieusement un constat doit être dressé. La population Djiboutiennene ne semble pas avoir réalisée ou « digérée » le viol de la constitution et la préparation du 3ème mandat qu’IOG veut s’offrir sur son dos.

A mon avis, le doublement de la quantité de khat importée d’Ethiopie et son arrivage avant 11h du matin à Djibouti y est pour quelque chose……après plusieurs meetings de l’opposition notamment de l’UAD et du PND, la mayonnaise semble prendre.

La société civile s’organise également de son côté sous l’impulsion de personnalités maintenant incontournables comme Jean Paul Nöel Abdi ou Farah Abadid Hildid.

L’arrivée d’Abdourahman Boreh dans l’opposition a aussi contribué à une certaine vigueur et à une recherche de cohérence dans l’action. D’ores et déjà il semble que Boreh, Daher Ahmed Farah et Kadami ont accordé leur violon.

Parallèlement, reconnaissant le rôle joué par l’infatigable Aden Robleh Awaleh qui combat le régime de l’intérieur depuis plus d’un an et surtout depuis que le projet de violation de la constitution a été mis sur les rails. L’ancien leader historique du FLCS (Front de Libération de la Côte des Somalis) et artisan de l’indépendance nationale multiplie les démarches pour faire échec à l’instauration d’une monarchie à Djibouti à travers le 3ème mandat illégal que prépare IOG.

Certes Aden Robleh Awaleh est toujours député mais ‘a-t-il pas été le seul député à voter NON au parlement lors du vote qui a avalisé le viol de la constitution ?

Il ne faut pas se fier aux apparences mais l’alliance du PND (Parti National Démocratique) à l’UMP D’IOG était tactique comme Aden lui-même l’avait récemment réaffirmé sur les ondes de la BBC en Somalie.

Nous sommes à un tournant (atacrossroads, at a turning point – l’anglais est à l’honneur à Djibouti) et la population Djiboutienne doit réagir et renforcer les forces du changement et les personnalités historiques qui l’incarnent légitimement au premier rang desquels Aden Robleh Awaleh.

Rappelons brièvement aux générations nées après 1977, le rôle du président du PND pour la libération de ce qui est maintenant connu sous le nom de la République de Djibouti.

Après de brillantes études juridiques à Bordeaux puis à Paris, Aden Roblehrentre à Djibouti en 1968. Militant et leader né, il a été Secrétaire Général de l’Union des Etudiants et Stagiaires Djiboutiens de 1963 à 1968.

(…)
Sous la houlette d’Aden Robleh Awaleh le FLCS connaîtra ses heures de gloire et contribuera de manière décisive à l’indépendance de Djibouti.

Rappelons juste deux moments clés de la lutte qu’a mené le FLCS durant ces années difficiles aujourd’hui facilement oubliés :

1- Le Kidnapping en 1975 de l’ambassadeur de France en Somalie. (…)

2- Le détournement pacifique d’un car transportant des enfants Français qui, après l’intervention du GIGN s’est malheureusement transformé en tragédie. (…)

Rappelons aussi que c’est bel et bien le FLCS qui avait introduit la LPAI (Ligue Populaire Africaine pour l’Indépendance) auprès des institutions internationales (ONU, OUA ).

Ecrire qu’Aden Robleh Awaleh est un « prétentieux » comme un de vos lecteurs a osé récemment est tout simplement une insulte à l’histoire nationale de la République de Djibouti.

(..) Dans l’article de votre lecteur qui a suscité indirectement ce simple rappel historique, il était question qu’Aden Robleh Awaleh « récopiait » des articles dans son journal « La République » sans citer ses sources. Je mets au défi votre lecteur de bien vouloir retrouver où Aden Robleh Awaleh a extrait les six piliers ci-dessus. Dans tous les ouvrages de droit ou de sciences politiques on les retrouve épars ou adjoint à d’autres conditions mais jamais regroupés en six. (..)

Un correspondant du quartier 6

NB : La contribution intégrale peut être téléchargée en cliquant ici (Pdf)

24/10/10 (B575) Un correspondant nous informe qu’une mystérieuse organisation baptisée « Le Cercle » soutient la candidature d’Abdi Ibrahim Absieh aux élections présidentielles de 2011.

_____________________ Réaction de notre correspondant

Sur document publié par un mystérieux groupe « LE CERCLE », je découvre à l’instant, la candidature du ministre de l’éducation nationale, du gouvernement d’Ismaïl Omar Guelleh, à l’élection présidentielle de 2011 à Djibouti.

LES DJIBOUTIENS D´AMERIQUE DU NORD
SOUTIEN A LA CANDIDATURE DE SON
EXCELLENCE ABDI IBRAHIM ABSIEH,

L’homme serait-il subitement devenu intègre ?

Mieux encore, aurait-il un plan magique pour tout remettre dans l’ordre à Djibouti. Ceci, bien qu’il soit issu d’une ethnie tribu minoritaire.

De qui se moque-t-on ? Des Djiboutiennes et des Djiboutiens ? Ou de soi-même ?

A vous de juger.

_____________________ Texte de l’appel du « CERCLE »

LE CERCLE / LES DJIBOUTIENS D´AMERIQUE DU NORD

SOUTIEN A LA CANDIDATURE DE SON
EXCELLENCE ABDI IBRAHIM ABSIEH,
MINISTRE DE L´ÉDUCATION ET DE L´ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DE DJIBOUTI

En prélude à la prochaine campagne présidentielle, le Cercle regroupant les djiboutiens de l´Amérique du nord s’est réuni ce vendredi 8 octobre 2010 au Drake Hôtel, 1150 Queen street W. Toronto, ON, M6J 1J3 Canada.

A l’ordre du jour de cette rencontre, les dispositions à prendre pour le soutien de la candidature de SE ABDI IBRAHIM ABSIEH aux présidentielles de 2011 à Djibouti. Comme prévu, les membres du Cercle sont venus nombreux de toutes les villes canadiennes afin de finaliser la stratégie de soutien à la candidature aux présidentielles 2011 de SE ABDI IBRAHIM ABSIEH et de rallier le mouvement pour le triomphe de cette dernière.

Pour être plus unis, le Cercle lance un appel aux jeunes, aux femmes et aux hommes intègres de la République de Djibouti, pour mieux s´organiser et former un bloc solide, en vue d’assurer la victoire de SE ABDI IBRAHIM ABSIEH aux prochaines élections présidentielles, et à défaut, à la primature.

SE ABDI IBRAHIM ABSIEH est certes issu d´une petite tribu, mais est doté d´une grande vision pour le développement du pays dont le bilan du MENESUP en dit long !!!

A votre appel Excellence, nous répondons présents.

Bravo Excellence pour cette noble initiative, et Vive la République de Djibouti

Waiss Mahdi, SG du Cercle
TORONTO, CANADA
Le 8 octobre 2010

23/10/10 (B575) 17ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. (Par Omar Gabasse co-représentant des réfugiés)

Rapport sur la situation actuelle des réfugiés djiboutiens en Ethiopie.

Le contexte régional n’est toujours pas favorable aux Afar.

On ne peut pas dire que les réfugiés djiboutiens d’origine suscitent la compassion en Ethiopie. Il faut reconnaître que leurs cousins érythréens, pourtant considérés comme des alliés politiques temporaires, sont aussi traités comme des citoyens de troisième catégorie.

Il est probable que les qualités guerrières du peuple érythréen continue à hanter la mémoire régionale.

Aucun des peuples qui cohabitent avec eux n’arrive à se départir de préjugés hostiles à l’encontre des habitants issus du monde Afar.

Les ressortissants érythréens, quand ils sont d’origine Afar, sont cloîtrés dans des camps de fortune dans la région 2, tandis que leurs compatriotes Tigréens bénéficient des plus grandes facilités pour obtenir la réinstallation dans d’autres pays du monde.

Rappelons que ce osnt près de 18.000 Afar djiboutiens qui se sont réfugiés en 1993 en Ethiopie et qui ont été « parqués » en région 2. L’Ethiopie ne s’est pas privée pour capter l’assistance humanitaire fournie par les Nations unies … Est-ce pour continuer à bénéficer de ces fonds, que l’Ethiopie a fait une énorme pression sur le HCR pour qu’elle ne les admette pas au titre de réfugiés, mais seulement de personnes déplacées ?

C’est l’histoire, abordons maintenant les problèmes actuelles qui tracassent en ce moment les réfugiés djiboutiens. Ils concernent surtout l’attitude que l’UN HCR adopté vis à vis de cette communauté, demandeur d’asile.

Depuis les divers événements qui se sont déroulés à Djibouti : opérations de police et exactions menées par l’armée Djiboutienne contre les populations Afar soupçonnées de soutenir la rébellion du FRUD, des centaines de personnes ont été contraintes de fuir les hameaux, les villages ou les villes des districts nord de la République de Djibouti pour trouver refuge en territoire éthiopien.

Ces événements ont été peu couverts par les medias étrangers. Les journaux de l’opposition en exil et les organismes de Défense des Droits de l’Homme et en particulier l’ARDHD ont publié des articles alarmants à ce sujet.

La répression a d’abord affecté les tribus qui nomadisent à proximité du Mont Moussa-Ali avant de se déployer dans la région du Mont Siyyarou où les militaires ont pillé les biens et bétails avant de mettre systématiquement le feu aux habitations et aux campements.

Il est rapporté que, dans le secteur périphérique du Mont Siyyarou, plus exactement a Hilou, les militaires ont torturés plusieurs individus par le feu en les roulants sur des braises ardentes.

Fuyant les harcèlement des hordes à la solde du régime djiboutien, après des jours de marche et des périls, la plus grance partie de ces pères et mères de familles angoissées se sont faits déclarés auprès des autorités éthiopiennes.

Certaines familles ont été admises au statut de demandeurs d’asile par l’ARRA. A ce titre elles ont obtenu des cartes de demandeurs d’asile.

Pourtant l’ UN HCR refuse toujours de les reconnaître à partir du moment où ce sont des ressortissants Djiboutiens.

Pire même, car depuis peu, les demandeurs d’asile en provenance de notre pays sont confrontés à un discours rigide et affligeant qui leur est servi par les responsables de l’ARRA. Ces derniers leur disent que les règlent ayant été modifiées, ce n’est plus à Addis Abeba que les réfugiés djiboutiens doivent se faire enregistrer, mais Aysaita, situé à 700 km de la capitale.

On leur vante les mérites de l’état régional et national Afar qui a ouvert un camp a été ouvert spécialement pour accueillir les refugies Afar érythréens. On ajoute même qu’unbureau de l’ARRA est à leur disposition pour les accueillir et pour les enregistrer comme les autres.

Le 11 octobre, une dizaine de réfugiés djiboutiens se sont rendus à Aysaita sur la base des recommandations officielles de l’Arra, qui s’était engagée à informer ses correspondants locaux.

Quand ils sont arrivés sur place, le bureau de l’Arra leur a fourni les formulaires à remplir, mais … UN HCR a refusé catgoriquement que les Djiboutiens soient enregistrés parmi les érythréens estimant que ce n’était pas la place appropriée pour eux.

UN HCR a repis son vieux discours en déclarant que Djibouti était un pays en paix et que les réfugiés n’avaient qu’à retourner chez eux. Un retour de cinq ans en arrière.

Il faut savoir que ces onze familles ont effectué un périple de 700 km dans des conditions difficiles, sans argent et souvent sans manger pour épargner les quelques birrs éthiopiens collectés auprès de leurs frères d’Addis.

Apres avoir passé une semaine passée à errer entre les bureaux de l’Arra et ceux du UN HCR, ces personnes sont rentrées bredouille à Addis Abeba et ne savent plus quoi faire

Il convient de souligner que si l’ARRA semble avoir assoupli sa position vis à vis des réfugiés djiboutiens l’UN HCR a repris son discours de fermeté pour refuser d’enregistrer les réfugiés djiboutiens au titre de réfugiés.

Discrimination

Un autre cas typique de discrimination est celui auquel se trouvent confrontés depuis deux ans, certains des nos compatriotes. Ayant obtenu le statut de réfugieés urbains, ils bénéficient des allocations versées par le bureau du UNHCR, mais … ils se voient abusivement refuser l’accès à l’assistance sanitaire, éducative et financière.

Quand ils la réclament l’UN HCR leur dit qu’ils n’ont qu’à les envoyer dans l’un des camps.

Comment une organisation internationale peut-elle pratiquer une certaine forme de chantage « en imposant » à des familles de se séparer de leurs enfants mineurs en les envoyant dans des camps distant de plusieurs centaines de km.

Voila le traitement injuste que l’UN HCR d’Addis réserve exclusivement à un groupe de réfugiés parce qu’ils sont d’origine djiboutienne. Et les responsables leur répondent qu’ils interrogent, leur répondent avec une belle unanimité qu’ile ne font qu’appliquer une décision gouvernementale éthiopienne !

Ils ajoutent même qu’ils ne peuvent satisfaire les demandes de ces familles qui souhaitent rester dans la capitale, qu’à la seule condition qu’elles acceptent de de séparer de leurs filles et fils excédentaires.

Voila le type de discours taillé sur mesure qu’on leur répète à chaque entretien.

Sachez aussi que les réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba n’ont pas les moyens d’habiter le centre ville. Pour se rendre au bureau du UN HCR, ils doivent souvent parcourir plus d’une dizaine de kilomètre à pied ! Et cela plusieurs fois par semaine pour tenter de remédier à la situation déplorable dans laquelle se trouvent leurs enfants.

Désormais, il est devenu inutile que les Djiboutiens essayent d’obtenir le statut de réfugiés. Certains d’entre eux ont passé avec succès l’interview d’éligibilité devant la commission mixte de l’ARRA et du UN HCR. Pourtant ils n’ont toujours pas le droit à l’assistance familiale, car une partie des membres de leurs famille s’en trouve arbitrairement exclue.

Même blocage pour les réfugiés inscrits depuis des années.

La majorité des dossiers « anciens » sont bloqués actuellement au niveau du département de la protection du UN HCR.

Sept dossiers ont été transmis pour une réinstallation. Deux familles auraient du passer des interviews avec les agents de l’immigration américaine et australienne.

Par hasard, les deux chefs de famille n’ont été avertis que le matin même, pratiquement quelques minutes avant la convocation. Sachant qu’il leur faut plusieurs heures pour se rendre au lieu de convocation, ils sont arrivés trop tard et n’ont pas pu avoir les interviews.

Pour les autres communautés, le bureau UN HCR affiche la listes des personnes qui doivent passer des interviews quelques jours avant, mais les réfugiés djiboutiens ont un autre traitement : on leur téléphone quelques minutes avant … Cherche-t-on à les exclure volontairement de toute possibilité de réinstallation ?

Omar Gabasse
Co-representant des refugies Djiboutiens en europe