Articles

24/10/10 (B575) Le Journal de la Flibuste – Un tanker détourné – La frégate De Grasse intercepte un groupe de pirates somaliens (2 articles)

_________________ 2 – Europe 1

Somalie-Pirates: Un tanker détourné

Des pirates somaliens ont détourné le MV York, un tanker singapourien, transportant du gaz de pétrole liquéfié, a annoncé un responsable de la Navfor, la force européenne chargée de la sécurité de la navigation au large des côtes de l’Est africain. Le tanker compte 17 membres d’équipage, dont un Allemand, deux Ukrainiens et 14 Philippins, d’après le communiqué de la Navfor.

_________________ 1 – Portail des sous-marins

La frégate De Grasse intercepte un groupe de pirates somaliens

Par Rédacteur en chef.

Aux premières heures du 20 octobre, alors qu’il effectuait une patrouille le long de la côte somalienne, le navire-amiral de la force européenne Atalante, la frégate De Grasse de la marine nationale, a repéré et intercepté un groupe d’attaque de pirates composé de 2 skiffs et d’une embarcation, empêchant par là une future attaque.

En repérant les embarcations suspectes, le De Grasse a immédiatement fait décoller son hélicoptère pour enquêter. Après plusieurs tirs de semonce, les pirates présumés ont stoppé leurs embarcations et une équipe de visite est envoyée pour fouiller les skiffs.

Peu après l’abordage, l’hélicoptère a aperçu et stoppé le whaler, qui aurait été utilisé pour fournir un soutien logistique aux skiffs des pirates.

Au total, 12 pirates présumés se trouvaient à bord des 3 embarcations interceptées, de même que d’importantes quantités de carburant et de nourriture, permettant aux pirates présumés de rester plus longtemps en mer. Les pirates ont aussi été vus en train de jeter à la mer des armes alors que l’équipe de visite approchait.

L’absence de flagrant délit n’a pas permis de lancer des poursuites judiciaires. Le whaler a été détruit et les pirates présumés ont été renvoyés en Somalie.

Cette interception a empêché une action de pirates et évité de très probables attaques sur des navires de commerce très vulnérables.

24/10/10 (B575) Nouvelles de Somalie – des combats entre l’armée et les islamistes font 20 morts – au moins 16 morts dans des combats près de la frontière kényane – les islamistes reprennent la ville de Bulo Hawo – DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE – L’Union africaine demande un blocus aérien et naval de la Somalie – Arrivée à Nairobi du britannique brièvement enlevé en Somalie – un otage britannique libéré par ses ravisseurs – L’otage britannico-zimbabwéen libéré en Somalie (8 articles)

_____________________ 8 – Nouvel Obs avec AP

Somalie: des combats entre l’armée et les islamistes font 20 morts

Des combats entre l’armée somalienne et les islamistes ont fait 20 morts dans le sud-ouest du pays, près de la frontière kenyane, a annoncé vendredi un responsable gouvernemental. Douze personnes ont été blessées selon un témoin.

Le colonel Barre Aden Shire, commandant des forces pro-governementales dans le district de Beled-Hawa, a expliqué que les combats entre ses hommes et le groupe d’insurgés le plus puissant, Al-Shabab, ont débuté jeudi et se sont soldés par la victoire des forces gouvernementales.

La plupart des victimes sont des combattants de Beled-Hawa. « Les forces ennemies nous ont attaqués en grand nombre pour tenter de reprendre la ville. Nous nous sommes brièvement retirés de la ville afin de minimiser les pertes civiles, puis nous avons reattaqué et nous les avons battus ».

_____________________ 7 – AFP

Somalie: au moins 16 morts dans des combats près de la frontière kényane

Au moins 16 personnes ont été tuées depuis jeudi en deux jours de violents combats opposant une milice alliée au gouvernement aux insurgés shebab dans une ville du sud-ouest de la Somalie, obligeant les islamistes à se battre sur un nouveau front, ont déclaré vendredi des responsables et témoins.

Bulo Hawo, située à quelques kilomètres des frontières kényane et éthiopienne, avait déjà été le théâtre de combats le 17 octobre: une milice pro-gouvernementale, dirigée par un chef de guerre local et récemment entraînée avec le concours de l’Ethiopie, avait alors repris le contrôle de la ville aux shebab, avec le soutien d’éléments d’une milice armée soufie, Ahlu Sunna wal Jamaa.

Selon plusieurs habitants interrogés par l’AFP, les milices pro-gouvernementales, après s’être brièvement retirées de Bulo Hawo jeudi soir, en ont repris le contrôle vendredi matin.

« Les combats se sont interrompus et nous contrôlons complètement la ville à présent. Nous avons tué de nombreux ennemis (shebab) dont les corps jonchent encore les rues », a déclaré à l’AFP par téléphone un des responsables de la milice pro-gouvernementale, Moalim Muse Ahmed.

« Les combats ont été les plus violents jamais enregistrés dans la ville et au moins 16 personnes, en majorité des combattants, ont été tuées. Les forces gouvernementales ont pilonné (les positions shebab) à la reprise des combats tôt ce (vendredi) matin et la ville est à l’heure actuelle sous contrôle des forces gouvernementales », a rapporté un notable local, Abdirahman Abikar.

« Nous sommes en train de ramasser les cadavres. Cinq membres d’une même famille ont été tués par un obus qui a dévasté leur maison », a déclaré un autre habitant, Yahya Mohamed.

« Le bilan pourrait avoisiner les 20 morts car il y a toujours des corps dans les rues de la ville, que les habitants ont désertée », a-t-il précisé.

Fer de lance de ces combats, la milice pro-gouvernementale dirigée par Barre Shire Hirale est constituée majoritairement de combattants de son clan des Marehan. La milice était récemment stationnée un peu plus au nord, à Dolo, à la frontière avec l’Ethiopie.

Hirale est un ancien ministre de la Défense du gouvernement de transition somalien et contrôlait le principal port du sud Kismayo avant que les shebab ne l’en délogent en 2008 pour en faire l’une de leur principale base.

Il a depuis reformé une milice avec le concours actif des Ethiopiens.

Les combats de Bulo Hawo et ceux, récents, de Beledweyne plus au nord, ont ouvert de nouveaux fronts et ont eu pour conséquence d’étirer les forces des shebab qui se concentraient essentiellement sur la bataille de Mogadiscio.

Le gouvernement de transition du président Sharif Cheikh Ahmed promet depuis plus d’un an de lancer une grande offensive contre les insurgés islamistes radicaux, qui comptent plusieurs centaines de combattants étrangers dans leurs rangs. Les insurgés contrôlent toujours la quasi-totalité du centre et du sud du pays.

___________ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : les islamistes reprennent la ville de Bulo Hawo

Les combattants islamistes somaliens du mouvement Al-Shabab ont repris jeudi aux forces gouvernementales une ville frontalière du sud de la Somalie quelques jours seulement après que la zone eut changé de mains une première fois entre les deux parties en conflit, ont rapporté des habitants.

La ville de Bulo Hawo, à la frontière entre la Somalie, l’ Éthiopie et le Kenya, avait été conquise par les forces gouvernementales somaliennes en début de semaine mais est retombée sous contrôle islamiste après des affrontements acharnés entre les insurgés et les forces gouvernementales de Somalie.

« La ville est désormais sous le contrôle d’Al-Shabab et les forces du gouvernement somalien se sont retirées. Nous ne savons pas comment les choses évolueront plus tard mais pour l’instant la ville est tombée », a déclaré par téléphone à Xinhua Ahmed Weli, habitant de Bulo Hawo.

Un certain nombre de décès ont été signalés dans les deux camps et les habitants parlent de dizaines de blessés, principalement dans la population civile.

Aucune partie n’a officiellement commenté les événements récents dans cette ville du sud, un bastion d’Al-Shabab jusqu’à la prise de contrôle du gouvernement cette semaine.

Les forces islamistes ont ces derniers temps perdu du terrain face aux forces du gouvernement somalien et de ses alliés à Mogadiscio ainsi que dans les régions du centre et du sud du pays, et cette victoire est la première pour les islamistes depuis des semaines.

Par ailleurs, d’âpres combats ont également été signalés dans la région de Hiran dans le centre de la Somalie, où les forces gouvernementales et leurs alliés ont affronté des combattants islamistes en périphérie de la grande ville commerciale de Beledweyn, les deux parties revendiquant la victoire dans ces batailles.

_____________________ 5 – ONU / Conseil de sécurité

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA SOMALIE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, M. Ruhakana Rugunda (Ouganda):

« Les membres du Conseil de sécurité se sont dits préoccupés par la persistance de l’instabilité en Somalie et par la détérioration de la situation humanitaire. Ils ont réaffirmé leur appui à l’Accord de Djibouti et au processus de paix comme bases du règlement du conflit en Somalie et ont une nouvelle fois assuré le Gouvernement fédéral de transition de leur plein soutien aux efforts qu’il déploie en faveur de la paix, de la sécurité et de la réconciliation. Ils ont engagé le Gouvernement fédéral de transition à assurer la cohésion, à rester uni et à redoubler d’efforts en matière de réconciliation et pour achever les tâches de transition restantes, en particulier l’élaboration de la constitution.

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur soutien aux travaux de la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Augustine Mahiga, et à l’action menée par l’ONU et l’Union africaine pour promouvoir la paix et la réconciliation en Somalie. Ils ont salué la nomination de S. E. M. Jerry Rawlings comme nouveau Haut-Représentant de l’Union africaine en Somalie et ont pris note des décisions adoptées par le Sommet de l’Union africaine tenu à Kampala le 10 juillet 2010 et des recommandations de la réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui s’est déroulée à Addis-Abeba le 15 octobre 2010.

Les membres du Conseil de sécurité ont redit leur plein soutien à la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et ont remercié à nouveau les Gouvernements burundais et ougandais d’avoir fourni des contingents. Ils ont encouragé la communauté internationale à doter l’AMISOM de ressources supplémentaires qui lui permettraient de mieux s’acquitter de son mandat et ont souligné combien il importait qu’elle dispose en temps utile de ressources prévisibles et fiables. Ils ont également souligné l’importance de l’aide que la communauté internationale pouvait apporter pour la formation, l’équipement et le renforcement des capacités des Forces somaliennes de sécurité, ainsi que du soutien à d’autres secteurs et aux institutions nationales

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné toutes attaques contre le Gouvernement fédéral de transition, l’AMISOM et la population civile par des groupes armés, des combattants étrangers et leurs partisans, qui compromettent la paix et la stabilité en Somalie. Ils ont demandé à toutes les parties, en particulier aux groupes d’opposition armés, de respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire. »

__________________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

L’Union africaine demande un blocus aérien et naval de la Somalie

L’Union africaine a demandé jeudi un blocus naval et aérien de la Somalie ainsi que des renforts de troupes pour lutter contre la piraterie maritime et les insurgés islamistes dans le pays.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, a sollicité l’accord du Conseil de sécurité des Nations unies pour le blocus. Il a également demandé davantage d’aide internationale et des renforts de troupes pour porter le niveau du contingent étranger dans le pays à 20.000 hommes, contre 7.100 actuellement.

M. Lamamra a estimé que les politiques d' »engagement limité » et de « demi-mesures » de la communauté internationale étaient insuffisantes pour lutter contre la piraterie et les insurgés du groupe islamiste Al Shabab, qui contrôlent une grande partie du pays.

___________________________ 3 – AFP

Arrivée à Nairobi du britannique brièvement enlevé en Somalie

Un consultant en sécurité britannique, sous contrat avec l’ONG Save the Children, est arrivé jeudi à Nairobi au lendemain de sa remise en liberté par le groupe qui le retenait otage en Somalie depuis le 14 octobre, a-t-on appris de source aéroportuaire.

« Ils sont arrivés sans encombres », a confirmé à l’AFP une source aéroportuaire ayant requis l’anonymat.

« Nous pouvons confirmer que Frans Barnard est sain et en bonne santé à Nairobi et qu’il a retrouvé sa famille », a indiqué Save the Children dans un communiqué.

« Nous voudrions surtout remercier les Somaliens qui se sont unis et ont travaillé sans relâche à la libération de Frans », ajoute l’ONG.

Frans Barnard, qui jouit également de la nationalité zimbabwéenne, a quitté l’aéroport dans une voiture, à l’abri des regards, sans faire aucune déclaration.

Il avait été libéré mercredi matin à la suite de négociations impliquant des responsables locaux.

Plusieurs négociateurs ont rapporté le versement de 100.000 dollars de rançon pour libérer l’otage, ce que l’ONG Save the Children a catégoriquement démenti.

M. Barnard s’était rendu à Adado, une localité du centre du pays où il a été enlevé, pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.

Un responsable sécuritaire local, Abdullahi Mohamed a rapporté que plusieurs membres du groupe responsable de son enlèvement avaient été arrêtés à Adado, qui abrite l’administration autonome de la région d’Himan et Heeb.

« Ce qu’ils ont fait est honteux et ils en paient le prix à présent. Plusieurs d’entre eux, dont leurs meneurs, sont en prison à Adado », a-t-il déclaré.

___________________________ 2 – AFP

Somalie: un otage britannique libéré par ses ravisseurs

Un ressortissant britannico-zimbabwéen, consultant en sécurité pour une ONG et kidnappé jeudi dernier par des hommes armés dans le centre de la Somalie, a été libéré mercredi par ses ravisseurs, a appris l’AFP de sources concordantes.

« L’otage a retrouvé la liberté à 05H00 locales (3H00 GMT). Il a été libéré après négociations avec des responsables locaux », a déclaré l’un d’eux Mohamed Abdulahi.

« Je suis à Adado maintenant. Je vais rester ici pour la nuit », a déclaré par téléphone à l’AFP Frans Barnard qui avait été enlevé dans cette ville du centre de la Somalie avec son accompagnateur somalien. Ce dernier avait été relâché vendredi.

« Je me porte bien, suis libre (…) », avait indiqué dans la matinée M. Barnard, peu après sa libération et en chemin vers Adado.

Plusieurs négociateurs ont indiqué que les ravisseurs avaient reçu une rançon de 100.000 dollars.

« Ils demandaient 150.000 dollars pour libérer l’otage mais ils n’en ont reçu que 100.000 », a affirmé l’un des négociateurs sous couvert d’anonymat, qui n’a pas précisé l’identité de celui ou ceux qui ont déboursé cette somme.

Frans Barnard était sous contrat avec l’ONG britannique Save the Children-UK. Il s’était rendu à Adado pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.

Interrogée par l’AFP à Nairobi, une responsable de cette ONG, Anna Ford avait confirmé la libération de M. Barnard, démentant cependant le paiement de toute rançon.

« Il a été libéré, il est sous la protection de chefs de clans. Il va bien et est actuellement emmené vers un endroit sûr », a déclaré Mme Ford.

« Nous n’avons payé aucune rançon, donné aucun argent », a-t-elle affirmé: « ce sont les leaders claniques qui se sont rassemblés pour obtenir la libération de notre collègue, ils en avaient fait un point d’honneur ».

Les négociations se déroulaient entre représentants de sous-clans rivaux Souleiman, l’une des subdivisions du clan Hawiye et de sa branche Habr Gidir.

« Nous pensons que Frans a été enlevé par un groupe criminel indépendant, sans affiliation politique ni soutien d’autres groupes dans la région », a précisé Save the Children dans un communiqué.

Ville du centre de la Somalie, Adado est la capitale de la région autonome de Himan et Heeb, sous le contrôle de milices claniques dirigées par un « président » autoproclamé, Mohamed Moalim Aden Ticey, hommes d’affaires revenu dans son pays après avoir longtemps vécu aux Etats-Unis.

La ville a été brièvement capturée vendredi par une milice soufie alliée au gouvernement et l’administration locale a réintégré la localité dans la nuit de vendredi à dimanche.

Cette région jouxte des territoires sous contrôle des insurgés islamistes shebab au sud, et plus à l’est vers la côte de l’océan Indien les zones où opèrent traditionnellement les pirates somaliens.

Un couple de Britanniques est retenu en otage depuis maintenant près d’un an dans cette partie de la Somalie. Paul et Rachel Chandler, retraités de 60 et 56 ans, sont détenus depuis le 23 octobre 2009 après leur capture dans l’océan Indien près des côtes seychelloises à bord de leur yacht.

Les époux Chandler vivent depuis une captivité particulièrement difficile, ponctuée d’appels au secours à la faveur de rares interviews.

__________________________ 1 – Le Monde avec AFP

L’otage britannico-zimbabwéen libéré en Somalie

Le ressortissant britannico-zimbabwéen, consultant en sécurité pour une ONG, kidnappé jeudi 15 octobre par des hommes armés en Somalie, a été libéré par ses ravisseurs après paiement d’une rançon, ont annoncé mercredi des responsables locaux. « L’otage a recouvré la liberté à 5 heure, heure locale. Il a été libéré après négociations avec des responsables locaux », a déclaré l’un d’eux, Mohamed Abdulahi.

« Je me porte bien, suis libre (…) et reviens à Adado, » a déclaré par téléphone à l’AFP Frans Barnard, qui avait été enlevé dans cette ville du centre de la Somalie avec son accompagnateur somalien, qui lui avait été relâché vendredi.

Plusieurs négociateurs ont indiqué que les ravisseurs avaient reçu une rançon de 100 000 dollars. « Ils demandaient 150 000 dollars pour libérer l’otage, mais ils n’en ont reçu que 100 000 », a précisé l’un des négociateurs sous couvert de l’anonymat. Frans Barnard est sous contrat avec l’ONG britannique Save the Children-UK.

Il s’était rendu à Adado pour y faire un état des lieux des conditions de sécurité afin d’étudier la possibilité, pour Save the Children, d’ouvrir un programme humanitaire sur place.

24/10/10 (B575) Yémen Express – démantèlement d’un réseau qui planifiait des attentats – Un responsable du renseignement tué au Yémen – les retours dans le nord s’effectuent lentement – Le Yémen arrête cinq Pakistanais pour propagation de l’idéologie d’Al-Qaïda (4 articles)

______________ 4 – Le Vif / L’Express (Belgique) avec Belga

Aden: démantèlement d’un réseau qui planifiait des attentats

Les autorités yéménites ont annoncé dans la nuit de samedi à dimanche avoir démantelé un réseau qui planifiait des attentats à Aden, principale ville du sud du Yémen qui se prépare à accueillir la 20e coupe du Golfe de football.

Le ministère de l’Intérieur a précisé que les forces de sécurité avaient arrêté un homme alors qu’il tentait de placer un sac en plastique contenant 1.800 grammes de TNT « dans une des installations vitales de la ville ».

A la suite de ses aveux, les autorités ont arrêté six de ses complices, alors que deux autres sont toujours en fuite. Le groupe planifiait « des actes de sabotage » dans la province d’Aden. Trois personnes avaient été tuées le 11 octobre dans une double explosion au siège d’un club sportif à Aden, ville qui doit accueillir la coupe du Golfe de football du 22 novembre au 5 décembre.

Outre le Yémen, l’Irak et les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) participent à la compétition.

Le directeur de la sécurité dans la province d’Aden, le général Abdallah Qiran, a affirmé que les services de sécurité avaient pris « toutes les mesures nécessaires pour (…) assurer la sécurité dans les provinces d’Aden, Abyane et Lahej lors du déroulement de la coupe du Golfe ».

___________________ 3 – Metro (Canada / Montréal)

Un responsable du renseignement tué au Yémen

De présumés militants d’al-Qaïda ont tué un haut responsable du renseignement dans une province de l’est du Yémen vendredi, dans ce qui apparaît comme une campagne d’assassinats menée par le groupe extrémiste, ont déclaré des responsables de la sécurité.

Des dizaines d’agents de sécurité locaux et de responsables du gouvernement ont été tués ces dernières semaines dans les provinces du Yémen, où le gouvernement central n’a que peu de contrôle. Depuis un an, avec l’aide des États-Unis, le Yémen a intensifié sa lutte contre la branche locale d’al-Qaïda, connue sous le nom d’«al-Qaïda dans la péninsule arabique».

Le lieutenant-colonel Abdul-Aziz Abu Abed, des services de renseignement yéménites, a été tué par balles à l’extérieur de sa résidence à Mukalla, capitale de la province de Hadramut, dans l’est du pays, ont déclaré des responsables de la sécurité sous le couvert de l’anonymat.

Les assaillants, présumés être des combattants d’al-Qaïda, se sont échappés, ont ajouté ces responsables.

Cette attaque survient une semaine après que des militants eurent tenté d’assassiner un colonel du renseignement, Riyadh al-Khatabi, dans la ville de Sayoun, aussi dans la province de Hadramut. M. al-Khatabi a été grièvement blessé et est toujours aux soins intensifs à l’hôpital.

La semaine dernière encore, des hommes armés ont tué le chef de la sécurité d’une ville de la province d’Abyan, dans le sud du pays. Quelques heures plus tard, ils ont tenté de tuer le gouverneur de la province, déclenchant des affrontements qui ont fait huit morts. Depuis, les troupes gouvernementales mènent un assaut dans la région.

Al-Qaïda dans la péninsule arabique a annoncé, plus tôt ce mois-ci, la création d’une «nouvelle armée» dans le sud du Yémen afin de renverser le gouvernement du président Ali Abdullah Saleh.

___________________________ 2 – Continental News

Yémen : les retours dans le nord s’effectuent lentement

Plus de 300.000 personnes restent déplacées et ont besoin d’aide dans la province de Saada, au nord du Yémen, alors que l’application de l’accord de paix signé en juin entre le gouvernement yéménite et les forces Al-Houti se fait lentement, a noté vendredi le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

A ce jour, environ 20.000 déplacés internes yéménites seulement sont rentrés dans leurs villages d’origine dans le gouvernorat de Saada. « Un grand nombre d’entre eux nous ont indiqué que les obstacles les plus importants pour des retours à plus grande échelle sont le manque de sécurité et de sûreté, la crainte de représailles ou de nouveaux combats ainsi que la destruction massive des maisons et des infrastructures », a dit un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève.

Des informations sur des accidents résultant de mines antipersonnel et de munitions non explosées sont courantes. Les victimes sont souvent des enfants, des bergers, des rapatriés et des cas de décès sont couramment rapportés.

« La fragile situation sécuritaire à Saada signifie que notre personnel peut accéder aux déplacés et aux rapatriés uniquement dans un rayon de quelques kilomètres de la ville de Saada. La situation semble s’être quelque peu améliorée, permettant récemment quelques missions de notre personnel en dehors de la ceinture de sécurité instaurée autour de la ville. Nous restons préoccupés par le manque d’accès aux déplacés et par la situation humanitaire dans d’autres régions du gouvernorat », a dit le porte-parole.

La plupart des personnes ayant fui depuis Saada vont probablement passer l’hiver en tant que déplacés, soit dans des camps soit au sein de familles d’accueil. Le HCR achemine d’urgence des biens de secours supplémentaires, y compris des couvertures et des tentes, ainsi que de l’aide pour les personnes ayant trouvé un logement par leurs propres moyens, ce qui aidera les déplacés durant la saison d’hiver. La moyenne des températures hivernales dans les montagnes du nord du Yémen se situe autour de zéro degré celsius.

A ce jour, quelque 30.000 déplacés ont reçu une assistance pour l’hiver – pour la plupart dans la province d’Amran au nord de la capitale Sanaa. Pour venir en aide à quelque 2.400 déplacés qui se trouvent toujours dans l’installation de fortune de Mandabah, dans le nord du pays à quelques kilomètres de la frontière saoudienne, le HCR a organisé un convoi humanitaire de cinq camions depuis l’Arabie saoudite. Les camions sont arrivés à Mandabah en fin de semaine dernière avec à leur bord des tentes, des couvertures, des matelas, des articles d’hygiène et des ustensiles de cuisine.

D’autres distributions à plus grande échelle dans les gouvernorats de Saada et Sanaa sont prévus dans les deux prochaines semaines. « Avec nos partenaires, nous nous apprêtons à fournir des couvertures et d’autres articles de secours à quelque 100.000 déplacés ayant besoin d’assistance », a dit le porte-parole.

___________ 1 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le Yémen arrête cinq Pakistanais pour propagation de l’idéologie d’Al-Qaïda

Les autorités yéménites ont arrêté jeudi cinq Pakistanais pour propagation de l’idéologie djihadiste et incitation des Yéménites à la haine et au meurtre des non-musulmans, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans une déclaration.

Les cinq ressortissants pakistanais, dont l’âge varie entre 27 et 65 ans, ont été arrêtés dans une banlieue de Sanaa, la capitale yéménite, a affirmé la déclaration.

Le texte, posté sur le site internet du ministère, a indiqué que les autorités chargées de la sécurité ont également arrêté cinq autres Yéménites qui guidaient les Pakistanais dans la région.

Toutes les personnes arrêtées sont en train d’être interrogées par la police yéménite pour une enquête en profondeur sur les motivations derrière de telles activités, d’après le document.

Le gouvernement yéménite a intensifié les opérations sécuritaires et des raids aériens contre les groupes terroristes, après la revendication par la branche dissoute d’Al-Qaïda au Yémen d’un attentat manqué le jour de Noël à bord d’un avion de ligne américain en route pour Detroit l’année dernière.

23/10/10 (B575) L’actualité en image avec l’impertinence de Roger Picon, qui poursuit son travail sans relâche, pour nous offrir le spectable dérisoire d’un régime en fin de vie et d’un couple qui se déchire en public désormais.

23/10/10 (B575) Point de vue. Un lecteur nous envoie la copie d’un message qui a été publié sur un forum.

Une affaire rocambolesque. Certes, l’affaire Borrel est une affaire franco-française comme l’a suggéré IOG (Comment le sais-t-il si ce n’est qu’il y est impliqué de près ou de loin) mais il n’empêche que l’assassinat du juge a été commis par la main des Djiboutiens.

Voici le scénario plausible :

Le juge enquête sur le réseau pédophile qui sévit dans le milieu français avec à sa tête Sepkler, le conseiller technique du président Guelleh. Sepkler demande au d irecteur de cabinet de la présidence, IOG à l’époque, ancien policier colonial, de faire taire, quelque soit les moyens, le juge fouineur. On comprend mieux pourquoi, la pédophilie étant lourdement sanctionnée par la justice française, le réseau était amené à écarter le gêneur, quitte à l’éliminer physiquement.

IOG s’exécute et envoie ses hommes, qui vont eux-mêmes faire appel aux délinquants emprisonnés à Gabode dont, entre autres, le fameux Awaleh Guelleh, pour faire le sale boulot contre le prix de leur liberté. Awaleh sera lui même exécuté en Ethiopie par le SDS.

De connivence, l’Officier français de la Prévôté d’Arta (un autre pédophile) averti par Sepkler dépêche sur le lieu du meurtre deux gendarmes qui vont maquillé la scène du crime en suicide et rendre public la mort du juge.

On y voit un peu plus clair après ce reportage.

En résumé, les commanditaires de l’assassinat du juge Borrel sont bel et bien Français mais les exécutants de l’ordre sont Djiboutiens, en l’occurrence IOG lui-même en personne. Le témoignage de Alhoumekani est poignant après cette découverte.

Un grand pas vient d’être franchi dans cette affaire. Un conseil Monsieur IOG :

Toutes tes actions sont là, elles ne s’effaceront pas. Pire, elles témoignent aujourd’hui contre toi. Fais ta valise pour Gabode, parce que bientôt tu y séjourneras gratuitement incha Allah !

Sâche aussi que si tu réussi à échapper à la justice des Hommes, tu n’échapperas point à la justice de Dieu !

Une dernière chose : nous n’oublions pas ce que tu as fait aux Afars d’Arhiba. Tu en as tué 59. Sont-ils morts aussi par la faute des Français ?

Qu’est-ce que tu as à dire comme argument ? Fallait-il les renvoyer en Ethiopie ou en Eritrée, n’est-ce-pas, parce que vous ne voyez pas de raison pour les assassiner, n’est-ce-pas, selon la formule fourbe que vous aviez employez exactement à la question posée par un journaliste français à Paris sur votre implication personnelle dans la mort du juge Borrel ?

Vous avez la main longue et la langue fourchue, n’est-ce-pas Monsieur le président ?

« Lakqo nêde seloonu meekisan xeeti, ma suruyta rabta way lakqo tuble’nti » Tolah Canfaxe, Poète et philosophe Afar.

23/10/10 (B575) Réuni en urgence, le comité directeur du Prestigieux Ordre des Brosses à Reluire était appelé à se prononcer sur deux dossiers qui lui étaient soumis. Francis Gillery et Françoise Mouline sont cooptés à l’unanimité et salués par une « standing ovation » pour leur soutien personnel à l’instauration d’une royauté à vie en principauté de pacotilles. (Reportage exclusif de l’ARDHD – Humour)

Mohamed Dileita, Président de l’Ordre a tenu à saluer tous les membres qui avaient spontanément répondu présents à sa convocation.

Mohamed Dileita a expliqué que l’Assemblée avait à statuer sur deux dossiers de candidature qui, fait exceptionnel, sont soutenus par le Président de la République, Monsieur Ismaël Omar Guelleh, en personne.

Aussitôt, il a lu un bref message de la Présidence à destination des membres de l’Ordre.

Mes chers Camarades,

C’est à votre conscience individuelle et à votre indépendance d’esprit que je m’adresse aujourd’hui pour apporter mon soutien personnel à la candidature de Madame Mouline et de Monsieur Gillery.

Si je me permets d’intervenir personnellement, ce que je n’avais jamais fait depuis la création de votre Ordre prestigieux, c’est parce que ces deux hautes personnalités françaises ne se sont pas exprimées à mon sujet.

Le paradoxe est là.

Elles n’ont rien dit sur moi et c’est en cela qu’ils ont apporté une pierre magistrale à l’édifice que nous construisons tous ensemble : la royauté héréditaire.

Sachant que, fidéles à vos principes et à votre passé, vous aurez à coeur de continuer à me servir avec zèle et dévouement, vous coopterez ces deux personnalités. J’ai décidé que ma personne sacrée remettrait les insignes à M. Gillery au titre de sa contribution prodigieuse pour embrouiller l’enquête sur la mort du Juge Borrel et pour me disculper aux yeux de l’opinion publique.

Le reportage, dont il est l’auteur, est un chef d’oeuvre. Sans ne jamais rien apporter de nouveau, sans ne jamais mentir, il distille un venin délicat : celui du doute.

Enfin, bien que ce soit trivial, je tiens à vous rappeler que ce tournage a demandé de gros efforts, tant à la République de Djibouti qu’à la République française et qu’il faudra l’utiliser au mieux de nos intérêts, pour que le retour sur investissement soit à la hauteur des dépenses et du cachet exceptionnel de Francis Gillery, mercenaire des « Grands ».

Vive la corruption
Vive l’asservissement du Peuple
Vive la royauté héréditaire

Son Excellence Ismaël Omar Guelleh
Futur Roi de Djibouti

– Bien que très fatigué par la maladie qui le ronge actuellement, Yacin Elmi Bouh a tenu à prendre la parole pour rappeler l’importance du film dans la communication présidentielle, à la veille de l’annonce de la troisième candidature du bienfaiteur des élites dévouées.

Il a ajouté que la grande habileté de Monsieur Gillery, avait été de ne jamais donner la parole à Ismaël Omar Guelleh, pour que le public oublie son implication éventuelle dans la mort du juge et surtout d’utiliser le témoignage d’Elisabeth Borrel et de ses voisins, pour laisser entendre que c’est elle, la victime, qui serait non pas la coupable, mais une menteuse qui occulte la vérité … Il a salué au passage la performance de Mme Morrachini, qui a su transformer une sanction « son déssaisissement » en une mesurette destinée à calmer l’opinion publique.

Au final, il a recommandé à chaque membre de voter en faveur de la cooptation de Francis Gillery dans l’Ordre.

– Djama Souleiman a tenu à présenter la candidature de Madame Françoise Mouline. Saluant le courage de cette femme, dont le mari a refusé de s’exprimer, (probablement par peur de dire encore des bêtises ?), elle a pris en main, avec courage, la défense de la réputation de sa famille. Et de quelle main de maître ! Détournant les spectateurs du problème principal, non seulement elle a fait l’apologie d’un écclésiastique pédophile, mais elle a ruiné les arguments d’Elisabeth Borrel en une phrase ciselée au diamant … Il fallait oser le faire ! Et tout cela pour soutenir l’oeuvre et les ambitions de notre Président Ismaël Omar Guelleh. C’est pourquoi je recommande de la coopter sans délai dans notre ordre prestigieux. En synthèse, il a cité cette phrase qui restera gravée dans la mémoire collective : « Madame Borrel est quelqu’un qui s’acharne …  »

Invité à donner son sentiment, Djama Mahamoud Haïd a prié ses collègues de l’excuser. Compte-tenu du climat actuel au sein du couple présidentiel et de son dévouement à sa soeur Kadra, il ne lui était pas possible de s’exprimer dans ces circonstances.

Djama Ali Guelleh
a demandé la parole pour exprimer son admiration sans borne à Francis Gillery et il a ajouté que son reportage était un monument, un chef d’oeuvre qui devrait être récompensé par la Palme d’Or et être admis au Panthéon de l’arnaque intellectuelle. Aucun témoignage n’aurait pu être aussi utile, pour garantir la pérennité de l’opppression des couches défavorisées de la population, de la suprématie du clan Guelleh sur les populations et l’instauration à court terme du principe de la souveraineté hériditaire.

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C’est à la majorité absolue que les deux impétrants ont été cooptés dans l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire de la République de Djibouti.

Françoise Mouline, qui faisait anti-chambre, a été invitée à rejoindre la salle des délibérations pour être acclamée par tous les membres. Aref Mohamed Aref a tenu à lui remettre personnellement les insignes de son grade.

Madame Françoise Mouline, épouse éminente
d’un grand serviteur de l’Etat Français, protecteur de la dictature djiboutienne, je vous éléve,
en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés,
à la dignité de Chevalière
de l’Ordre des Brosses à Reluire.

Je vous remets les nouveaux insignes de votre dignité, que vous devrez porter
désormais en toutes circonstances.

Désormais nous vous reconnaîtrons sous votre nouveau nom « Danse avec les loups ».

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Francis Gillery a été élevé au Grade de « Mercenaire des élites dominantes » . Il a reçu les insignes de son grade qui lui ont été remis par Ismaël Omar Guelleh. Rappelons que seul Djama Ali Guelleh avait bénéficié de cette faveur exceptionnelle dans le passé.

Monsieur Francis Gillery, en vertu des pouvoirs que je me suis attribué, j’ai le plaisir et l’honneur de vous remettre les insignes de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire, qui a voté à l’unanimité votre cooptation pour services rendus à la tyrannie que je dirige depuis dix ans.

Vous porterez désormais le Grade de « Mercenaires des élites dominantes ».

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A la fin de la cérémonie, nos observateurs ont pu surprendre des petites phrases qui étaient échangées par les Chevaliers de l’Ordre et en particulier celles-ci. Si nous nous interrogeons encore sur le sens profond de cette phrase, nous ne pouvions omettre de la citer : « Ils nous ont coûté fort cher, mais nous en avons eu pour notre argent… »

23/10/10 (B575) 17ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie. (Par Omar Gabasse co-représentant des réfugiés)

Rapport sur la situation actuelle des réfugiés djiboutiens en Ethiopie.

Le contexte régional n’est toujours pas favorable aux Afar.

On ne peut pas dire que les réfugiés djiboutiens d’origine suscitent la compassion en Ethiopie. Il faut reconnaître que leurs cousins érythréens, pourtant considérés comme des alliés politiques temporaires, sont aussi traités comme des citoyens de troisième catégorie.

Il est probable que les qualités guerrières du peuple érythréen continue à hanter la mémoire régionale.

Aucun des peuples qui cohabitent avec eux n’arrive à se départir de préjugés hostiles à l’encontre des habitants issus du monde Afar.

Les ressortissants érythréens, quand ils sont d’origine Afar, sont cloîtrés dans des camps de fortune dans la région 2, tandis que leurs compatriotes Tigréens bénéficient des plus grandes facilités pour obtenir la réinstallation dans d’autres pays du monde.

Rappelons que ce osnt près de 18.000 Afar djiboutiens qui se sont réfugiés en 1993 en Ethiopie et qui ont été « parqués » en région 2. L’Ethiopie ne s’est pas privée pour capter l’assistance humanitaire fournie par les Nations unies … Est-ce pour continuer à bénéficer de ces fonds, que l’Ethiopie a fait une énorme pression sur le HCR pour qu’elle ne les admette pas au titre de réfugiés, mais seulement de personnes déplacées ?

C’est l’histoire, abordons maintenant les problèmes actuelles qui tracassent en ce moment les réfugiés djiboutiens. Ils concernent surtout l’attitude que l’UN HCR adopté vis à vis de cette communauté, demandeur d’asile.

Depuis les divers événements qui se sont déroulés à Djibouti : opérations de police et exactions menées par l’armée Djiboutienne contre les populations Afar soupçonnées de soutenir la rébellion du FRUD, des centaines de personnes ont été contraintes de fuir les hameaux, les villages ou les villes des districts nord de la République de Djibouti pour trouver refuge en territoire éthiopien.

Ces événements ont été peu couverts par les medias étrangers. Les journaux de l’opposition en exil et les organismes de Défense des Droits de l’Homme et en particulier l’ARDHD ont publié des articles alarmants à ce sujet.

La répression a d’abord affecté les tribus qui nomadisent à proximité du Mont Moussa-Ali avant de se déployer dans la région du Mont Siyyarou où les militaires ont pillé les biens et bétails avant de mettre systématiquement le feu aux habitations et aux campements.

Il est rapporté que, dans le secteur périphérique du Mont Siyyarou, plus exactement a Hilou, les militaires ont torturés plusieurs individus par le feu en les roulants sur des braises ardentes.

Fuyant les harcèlement des hordes à la solde du régime djiboutien, après des jours de marche et des périls, la plus grance partie de ces pères et mères de familles angoissées se sont faits déclarés auprès des autorités éthiopiennes.

Certaines familles ont été admises au statut de demandeurs d’asile par l’ARRA. A ce titre elles ont obtenu des cartes de demandeurs d’asile.

Pourtant l’ UN HCR refuse toujours de les reconnaître à partir du moment où ce sont des ressortissants Djiboutiens.

Pire même, car depuis peu, les demandeurs d’asile en provenance de notre pays sont confrontés à un discours rigide et affligeant qui leur est servi par les responsables de l’ARRA. Ces derniers leur disent que les règlent ayant été modifiées, ce n’est plus à Addis Abeba que les réfugiés djiboutiens doivent se faire enregistrer, mais Aysaita, situé à 700 km de la capitale.

On leur vante les mérites de l’état régional et national Afar qui a ouvert un camp a été ouvert spécialement pour accueillir les refugies Afar érythréens. On ajoute même qu’unbureau de l’ARRA est à leur disposition pour les accueillir et pour les enregistrer comme les autres.

Le 11 octobre, une dizaine de réfugiés djiboutiens se sont rendus à Aysaita sur la base des recommandations officielles de l’Arra, qui s’était engagée à informer ses correspondants locaux.

Quand ils sont arrivés sur place, le bureau de l’Arra leur a fourni les formulaires à remplir, mais … UN HCR a refusé catgoriquement que les Djiboutiens soient enregistrés parmi les érythréens estimant que ce n’était pas la place appropriée pour eux.

UN HCR a repis son vieux discours en déclarant que Djibouti était un pays en paix et que les réfugiés n’avaient qu’à retourner chez eux. Un retour de cinq ans en arrière.

Il faut savoir que ces onze familles ont effectué un périple de 700 km dans des conditions difficiles, sans argent et souvent sans manger pour épargner les quelques birrs éthiopiens collectés auprès de leurs frères d’Addis.

Apres avoir passé une semaine passée à errer entre les bureaux de l’Arra et ceux du UN HCR, ces personnes sont rentrées bredouille à Addis Abeba et ne savent plus quoi faire

Il convient de souligner que si l’ARRA semble avoir assoupli sa position vis à vis des réfugiés djiboutiens l’UN HCR a repris son discours de fermeté pour refuser d’enregistrer les réfugiés djiboutiens au titre de réfugiés.

Discrimination

Un autre cas typique de discrimination est celui auquel se trouvent confrontés depuis deux ans, certains des nos compatriotes. Ayant obtenu le statut de réfugieés urbains, ils bénéficient des allocations versées par le bureau du UNHCR, mais … ils se voient abusivement refuser l’accès à l’assistance sanitaire, éducative et financière.

Quand ils la réclament l’UN HCR leur dit qu’ils n’ont qu’à les envoyer dans l’un des camps.

Comment une organisation internationale peut-elle pratiquer une certaine forme de chantage « en imposant » à des familles de se séparer de leurs enfants mineurs en les envoyant dans des camps distant de plusieurs centaines de km.

Voila le traitement injuste que l’UN HCR d’Addis réserve exclusivement à un groupe de réfugiés parce qu’ils sont d’origine djiboutienne. Et les responsables leur répondent qu’ils interrogent, leur répondent avec une belle unanimité qu’ile ne font qu’appliquer une décision gouvernementale éthiopienne !

Ils ajoutent même qu’ils ne peuvent satisfaire les demandes de ces familles qui souhaitent rester dans la capitale, qu’à la seule condition qu’elles acceptent de de séparer de leurs filles et fils excédentaires.

Voila le type de discours taillé sur mesure qu’on leur répète à chaque entretien.

Sachez aussi que les réfugiés djiboutiens d’Addis Abeba n’ont pas les moyens d’habiter le centre ville. Pour se rendre au bureau du UN HCR, ils doivent souvent parcourir plus d’une dizaine de kilomètre à pied ! Et cela plusieurs fois par semaine pour tenter de remédier à la situation déplorable dans laquelle se trouvent leurs enfants.

Désormais, il est devenu inutile que les Djiboutiens essayent d’obtenir le statut de réfugiés. Certains d’entre eux ont passé avec succès l’interview d’éligibilité devant la commission mixte de l’ARRA et du UN HCR. Pourtant ils n’ont toujours pas le droit à l’assistance familiale, car une partie des membres de leurs famille s’en trouve arbitrairement exclue.

Même blocage pour les réfugiés inscrits depuis des années.

La majorité des dossiers « anciens » sont bloqués actuellement au niveau du département de la protection du UN HCR.

Sept dossiers ont été transmis pour une réinstallation. Deux familles auraient du passer des interviews avec les agents de l’immigration américaine et australienne.

Par hasard, les deux chefs de famille n’ont été avertis que le matin même, pratiquement quelques minutes avant la convocation. Sachant qu’il leur faut plusieurs heures pour se rendre au lieu de convocation, ils sont arrivés trop tard et n’ont pas pu avoir les interviews.

Pour les autres communautés, le bureau UN HCR affiche la listes des personnes qui doivent passer des interviews quelques jours avant, mais les réfugiés djiboutiens ont un autre traitement : on leur téléphone quelques minutes avant … Cherche-t-on à les exclure volontairement de toute possibilité de réinstallation ?

Omar Gabasse
Co-representant des refugies Djiboutiens en europe