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19/11/10 (B578) A lire sur Billets d’Afrique et d’ailleurs (Association Survie) Djibouti – Une « enquête » fiction sur l’affaire Borrel (Par Laurence Dawidowicz)

Quelles sont donc les raisons qui ont conduit l’écrivain et journaliste Francis Gillery à réaliser un film documentaire sur l’affaire Borrel ?

Une question qui n’est pas si saugrenue pour un film dont le titre est déjà si ambigüe « La légende du juge Borrel».

Une «contre-enquête» qui met surtout en relief les piètres qualités d’investigateur de Gillery.

Celui-ci choisit délibérément la thèse de l’assassinat crapuleux franco-français en mettant grossièrement en avant la pédophilie existant à Djibouti. Il essaie d’y relier Bernard Borrel à titre professionnel comme personnel.

Son premier témoin, abusé par un ancien conseiller français du président Aptidon (1977 à 1999) Claude Sapkas-Keller, par ailleurs ami de Bernard Borrel, explique seulement qu’on le payait plus cher pour qu’il parte sans rencontrer ce dernier. Au côté de ce premier, un de ses amis, attentif, qui dit qu’il n’était pas là lui-même. Mais qu’apporte alors ce «double» témoignage à sa démonstration ?

Son deuxième témoin, Bruno Mercier, un ancien para et des renseignements militaires (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), auteur du livre «La mafia française, ses méthodes, ses réseaux» explique les mécanismes utilisés au Cambodge par des Français ayant fuit Djibouti en 1995 pour compromettre journalistes et coopérants. Mais il suppose davantage qu’il ne prouve…

En d’autres termes, rien d’autres que des suppositions et une suspicion gratuite qui n’est pas étayée ; Gillery prend la posture curieuse de celui-ci qui touche à la vérité sans apporter ni fait ni éléments que l’on ne connaisse déjà.
Gillery utilise également le témoignage de la juge d’instruction Marie-Paule Morrachini qui s’était vue dessaisie de l’affaire en juin 2000 pour avoir organisé, à Djibouti, une reconstitution en l’absence de la partie civile.

Aujourd’hui elle cherche à décrédibiliser le témoin principal qui met en cause l’actuel chef d’Etat djiboutien, Ismaël Omar Guelleh. Morrachini persistait même en mars 2009, à la barre du procès en appel de deux dignitaires djiboutiens, dont Djama Souleiman le procureur général de Djibouti, accusés de subordination du témoin principal de l’assassinat du juge Borrel, à soutenir qu’elle était toujours convaincue de la thèse du suicide : «Quand j’ai découvert l’endroit où le corps du juge avait été retrouvé, j’ai compris que ce n’était pas un lieu pour se faire tuer, mais un lieu pour se suicider».

Par ailleurs, Gillery évacue d’une phrase les nombreuses enquêtes journalistiques qui depuis quinze ans évoquent plutôt d’importants détournements de biens publics sur la base militaire française de Djibouti et même d’un trafic d’uranium.

De la même façon, il écarte tout lien avec les politiques djiboutiens et les présente à leur avantage tels le procureur général de Djibouti ou le président Guelleh serrant la main de Jacques Chirac.

Curieusement alors que le film a été diffusé sur Arte le 17 octobre, il l’a été, traduit en langues locales, sur la chaîne nationale djiboutienne, dès le 21 octobre !

Le procureur général en a même profité pour faire une allocution reprenant la thèse du film renvoyant l’affaire Borrel au cercle franco-français.

Une intervention cousue de fil blanc alors que le président Guelleh vient de faire modifier la constitution de son pays afin de pouvoir briguer un troisième mandat, malgré l’opposition dont témoignent les manifestations populaires. Le film tombe étonnamment à point dans sa campagne. C’est à se demander pour qui ce film a été fait.

Laurence Dawidowicz

Un « expert » en toc

Un autre documentaire est en préparation. Il sera bientôt présenté par Karl Zero qui a curieusement choisi comme «expert», un ancien journaliste de Paris Match, Chris Lafaille dont le livre «L’inavouable vérité de l’affaire Borrel» n’a été qu’un contrefeu médiatique dénoncé devant la justice par Élisabeth Borrel.

Selon la veuve du juge Borrel, Lafaille avait aussi bénéficié de facilités offertes par l’Élysée pour qu’il puisse rencontrer des hauts fonctionnaires et des officiers supérieurs. Par ailleurs, elle soupçonne Claude Chirac d’avoir joué un rôle dans cette manipulation.

19/11/10 (B578) Radio-Trottoir Encore une fois, le regime s’acharne sur les Gadaboursi. (Lecteur)

Désormais, pour le governement djiboutien, les Gadaboursi sont devenus des "étrangers", que l’on peut expulser en les raccompagnant aux frontières !

Incroyable mais vrai.

Mardi 16 novembre, le jour de la Eid ADHA, le meeting de l’opposition à l’occasion de de la fête du mois de ramadan a rassemblé des fonctionnaires, des professeurs, des cadres, des chomeurs, des parents, etc… . Nombreux étaient les manifestants issus de la famille GADABOURSI qui ont répondu massivement présent au grand rassemblement de l’opposition à Djibouti qui s’est tenu avenue Nasser.

Comme la derniere fois, les agents du SDS, la gendarmerie et la police se sont mis au travail en commencant par les "étrangers" (les gadaboursi) selon le langage du SDS, de la gendarmerie et de la police.

Apres la manif, vingt-et-une personnes, dont trois leaders de "Avenir-Q5", ont été arretés chez eux à Q.. 18 autres personnes avaient été convoqués à la gendarmerie, le même soir dans differents quartiers.

Ils sont accusés de "participation à une réunion non autorisée, de refus d’ordre de dispersion et de destruction de biens privés", ont précisé les parents.

Puis bizarrement, tous ont été relachés ce matin jeudi 18 novembre. Les parents et les fonctionnaires ont confirmé qu’ils ont été menacés d’expulsion vers Borama s’ ils participaient à une autre manifestation de l’opposition.

Le gouvernement actuel sait qu’il a peu de chance d’être réélu démocratiquement en avril 2011… Les opposants Gadaboursi n’iront pas à Borama mais ils seront là jusqu’à la fin de ce régime raciste et tribaliste ….


Vive Djibouti
et Pitié pour ces victimes de Q5 depuis 33

19/11/10 (B578) A lire sur LOI cette semaine

_________________ 1 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Les bonnes relations de Djibouti avec Téhéran
La visite début 2009 du président Mahmoud Ahmadinejad à Djibouti a boosté les relations diplomatiques entre ce pays et l’Iran. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Rien ne va plus pour Inchcape Shipping
Dubai World a entamé la restructuration de sa filiale Inchcape Shipping Services (ISS) de Djibouti . Ces dernières semaines, de nombreux employés locaux d’ISS ont été licenciés à cause d’une réduction des activités. (…).

__________________________ 2 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Mohamed Saïd Atom
En octobre, l’armée du Puntland a infligé un revers militaire au groupe rebelle islamiste de Mohamed Saïd "Atom", qui était installé dans les monts Galgala, à l’est de la région de Sanag, une zone frontalière que se disputent le Somaliland et le Puntland. (…).

_________________________ 3 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Addis-Abeba
Officiellement, le vice-président en charge des finances de la Commercial Bank of Ethiopia (CBE, grosse banque étatique), Negussu Gebre Egziabher, vient de démissionner de son poste pour simple convenance personnelle. (..)

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Le nouveau cabinet du premier ministre
Deux des nouveaux conseillers de Meles Zenawi sont des nominés politiques plus que des techniciens compétents. Il s’agit de Tsegaye Berhe, l’ex-président du Tigray Regional State (2003-2010), et d’Arkebe Oqubay Mitiku, l’ambitieux ex-maire d’Addis-Abeba. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
L’Ethiopie dicte sa loi à Hargeisa
Le président du Somaliland, Ahmed Mohamed Mahamoud, dit Silanyo, a fini par céder aux demandes de l’ Ethiopie . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1297 – 20/11/2010
Kassu Ilala
En perte de vitesse depuis deux ans en Ethiopie (LOI nº1238 ), l’ancien ministre des travaux publics Kassu Ilala sera le prochain ambassadeur de son pays auprès de l’Union européenne (UE) à Bruxelles. (…).

18/11/10 (B578) Succès pour le rassemblement de l’UAD à Djibouti à l’occasion de la fête de l’Aïd El Edha (Compte-rendu transmis par l’ARD)

Compte rendu de la manifestation de l’Aïd-el-Adha 2010 : le verdict de la rue

Djibouti, le 16 novembre 2010

La mobilisation générale décrétée par l’UAD au printemps dernier a franchi une nouvelle étape avec la démonstration de force de l’opposition djiboutienne à l’Avenue Nasser ce mardi matin 16 novembre 2010.

Jamais depuis les grands meetings des Législatives de janvier 2003, l’Avenue Nasser n’avait connu pareille affluence : plusieurs milliers de manifestants venus du PK 12, de Balbala et des quartiers populaires de la capitale ont crié leur refus du troisième mandat illégal et confirmé leur soutien à l’UAD.

Les orateurs qui se sont succédé à la tribune se sont tous félicités du succès de cette montée en puissance de la contestation contre l’imposture ainsi que de la volonté de changement manifestée par notre peuple.

Alors que les dirigeants de l’UAD galvanisaient les foules en vue des prochaines batailles contre la forteresse sinistrée du RPP, l’imposteur du palais de l’escale rêvant toujours d’un troisième mandat anticonstitutionnel faisait son numéro devant un parterre d’obligés en assurant: « l’opposition semble trop tôt parti en campagne cette année, il reste encore cinq mois avant la présidentielle… ». Cinq mois c’est en réalité le temps qu’il lui reste pour préparer son départ car demain sera un autre jour.

En venant massivement occuper la rue des heures durant sous le soleil de Djibouti, les femmes et les hommes de notre pays ont clairement démontré leur détermination à imposer le verdict de la rue face au parjure et à l’imposture. La mobilisation continue jusqu’au triomphe du droit sur le mensonge et l’arbitraire.

Le rassemblement de l’Aïd el Adha s’est conclu par des messages d’appel à persévérer délivrés par les responsables de l’UAD.

Les prochaines semaines, l’UAD sillonnera tout le pays à la rencontre des Djiboutiens oubliés des districts de l’intérieur, qui sont les principales victimes du système d’Ismaël Omar Guelleh, l’éternel candidat mal élu en 1999, rejeté en 2005, illégal depuis avril 2010.

A tous de montrer encore une fois qu’il existe une autre Djibouti, éprise de liberté et de démocratie, où une majorité de moins en moins silencieuse se fait jour à la mesure de la désolation quotidienne qui est la leur.

Les photos, qui accompagnent ce compte rendu, montrent une nouvelle fois l’ampleur de la mobilisation générale qui s’opère à Djibouti.

18/11/10 (B578) Forumicanada – Japan Constructs Large Military Base in Djibouti // Le Japon construit une grand base militaire à Djibouti (- En Anglais – Info lecteur)

The Democratic Party of Japan-led government is constructing a large military facility in Djibouti, the first Self-Defense Forces’ base abroad « to counter piracy in the waters off Somalia in East Africa », Akahata reporterd.

The newspaper of the Japanese Communist Party said that this information was revealed by a government response in writing to a written inquiry submitted by Japanese Communist Party member of the House of Councilors Akamine Seiken on November 2.

In June 2009, the government dispatched a Maritime Self-Defense Force (MSDF) unit, including two P3C patrol aircraft and 150 MSDF servicemen, to Djibouti. Along with two destroyers which were sent in 2008, the unit is taking part in anti-piracy missions in the Gulf of Aden. At present, the MSDF unit uses the U.S. base next to the Djibouti International Airport as a foothold for its activities, according to the paper.

Akahata added that « after signing a lease on the land with the Djibouti government, the Japanese government in July began building a MSDF facility in the north-west zone of the airport as its new base of operations. »

The government’s response states that « by using 4.7 billion yen in tax money, the government plans to construct a 12 hectare facility which includes housing units, hangers, and an office building. The facility will also have an aircraft apron which can hold three aircraft and will be completed in March 2011. »

Akamine criticized the MSDF’s new facility currently under construction in Djibouti as being a “genuine military base” and said, “Constructing such a facility enables the Self-Defense Forces to possess a permanent base abroad for the first time since the war’s end. It is a matter of extreme importance concerning abiding by the Japanese Constitution.”

He also urged the government to withdraw the SDF units from Djibouti, pointing out that even though many countries have sent their military forces to Somalia, acts of piracy are increasing and that “sending military forces offers no solution to the occurrence of piracy.”

18/11/10 (B578) LDDH / LETTRE OUVERTE DU 17 NOVEMBRE 2010 à Monsieur Christian HENNEMEYER



Le Président

LETTRE OUVERTE DU 17 NOVEMBRE 2010
A Monsieur Christian HENNEMEYER

Dear Christian HENNEMEYER,

Je garde un excellent souvenir lors de votre visite agréable, que nous avons eu chez moi ensemble, avec votre oreille d’expert attentif, avec Madame SUSAN et je me rappelle parfaitement de sa seule question qui était très importante et nécessitait surtout une réponse précise.

Quant au dynamique Thomas CORMIER, j’avais apprécié sa volonté de réussir sa mission, certes importante, mais malheureusement, je ne pouvais pas l’aider même avec toute sa sincérité.

Néanmoins, je tiens à le remercier, lorsqu’il avait parfaitement souligné que ma vieille expérience en matière électorale pouvait, peut-être, lui apporter un peu d’eau à son moulin.

Je sais que ma réponse négative, a légèrement contrarié Thomas et c’est pour cette raison que j’avais immédiatement enchaîné ma réponse dans les termes suivants :

«Ne soyez pas étonné de mon refus, car si vous étiez venu me voir bien avant la modification illégale et inconstitutionnelle de l’article 23 de la Constitution, alors ce serait avec plaisir que je vous aurais aidé et soutenu toutes vos actions pour la Liberté des élections, mais maintenant il est trop tard.

Vous n’aurez ni le temps nécessaire pour réaliser une véritable refonte des listes électorales, la création d’une Commission indépendante du gouvernement relative à la liberté de la presse, mise en place d’un Conseil Constitutionnel désigné de commun accord avec les Partis d’Opposition et les Partis qui gravitent autour du Chef de l’Etat, etc…

Mais surtout on ne doit pas et en aucun cas accepter des élections présidentielles, jusqu’à l’annulation de la modification de l’article 23 par une loi même s’il le faut en séance extraordinaire.

Une simple demande d’annulation de la Loi scélérate d’avril dernier, par le président de l’UMP candidat pour un troisième mandat abusif, illégal et inconstitutionnel, serait immédiatement acceptée par sa Mouvance de l’UMP.

Mais actuellement toutes les tentatives, avec même une bonne volonté de certaines fondations américaines pour des élections libres, toutes ces tentatives ne seront que de la poudre aux yeux.

Comment voulez-vous réaliser des élections libres, alors que pour une ambition personnelle, le Chef de l’Etat a brisé la colonne vertébrale des institutions républicaines ainsi que, la base même de l’Alternance démocratique et du pluralisme libre, bien après tous les verrouillages instaurés depuis cette dernière décennie de verrouillages de toutes les Institutions républicaines notamment, la dernière en date étant le Conseil Constitutionnel entre autres ? ».

___________ Dear Christian HENNEMEYER,

Vous m’avez informé par Email de votre visite à Djibouti pour le mois de novembre, mais je suis persuadé que le temps à Djibouti ne vous a pas permis de me téléphoner, pourtant j’avais préparé un gros document pour vous le remettre en main propre.

Toutefois, je ne manquerais pas de publier très rapidement les extraits de notre rapport sur les risques des mascarades électorales répétitives.

Le but essentiel de cette Lettre ouverte à votre aimable attention consiste uniquement à rétablir la vérité.

Mais, je tiens à vous préciser qu’une erreur révoltante s’est glissée dans votre communiqué de presse. Intentionnellement ou non, cette information avec une affirmation non fondée est interprétée malheureusement comme une volonté délibérée de la diplomatie des Etats-Unis d’instaurer un climat de division au sein des Partis de l’UAD afin d’éviter des manifestations de rue, ce qui est encore plus dangereux pour la stabilité, car à mon avis sans des manifestations dirigées, alors il ne reste plus que le fusil comme à Mogadiscio vers la fin du règne de feu Siyad Barre..

En effet, dans votre Communiqué de Presse du 10 novembre 2010 avec Democracy International, vous avez écrit :

«The work of the observer delegation was preceded by a political party round table discussion that discussed electoral observation.

All of Djibouti’s registered parties participated in the discussion »

En français:

“Le travail de la mission d’observation a été précédé par une table ronde des parties politiques afin de discuter et d’émettre des observations électorales.

Tous les Partis Djiboutiens légalement constitué ont participé aux discussions ».

D’après les informations que nous avons, le MRD, Premier Parti légalement constitué, n’a pas du tout été associé à votre table ronde, sous le drapeau des USA.

Ce genre d’élimination d’un Parti d’Opposition bien implanté dans notre pays est à mon avis une ingérence flagrante dans les Affaires Intérieures d’un pays souverain en principe.

Pour ceux qui vous désinforment en vous disant que le MRD est condamné, je tiens à vous préciser clairement que la plainte du MRD est encore entre les mains des juges.

Ce Décret fondé sur un faux fabriqué pour éliminer le MRD, qui combat sans aucune ambiguïté le régime dictatorial, et à présent contre la Modification intolérable de l’article 23 de la Constitution pour se maintenir à vie au pouvoir.

Ce Décret abusif et illégal est un Faux et le Parti de l’Opposition MRD a saisi la Justice devant la Chambre Administrative de Djibouti qui est seule habilitée à se prononcer sur la régularité et la légalité de cette décision prise à la hâte et en catamini.

Par conséquent, tant que la Chambre Administrative de la Cour Suprême n’a pas statué, nul ne peut contester la légalité de ce Parti Politique et encore moins les Représentants diplomatiques à Djibouti.

Heureux de vous entendre.

Avec mes sentiments déférents.

NOEL ABDI Jean-Paul

Copie pour information
Maître Zakaria Abdillahi avocat du MRD,
Le Président du MRD, Daher Ahmed Farah (DAF)

18/11/10 (B578) Le Journal de la Flibuste – Un thonier concarnois attaqué par des pirates somaliens – Russie et Kenya plaident pour un tribunal international – trois navires russes mettent le cap sur le golfe d’Aden – Le business de la piraterie : une véritable industrie qui vaut de l’or – La police kenyane arrête cinq présumés pirates somaliens – Les pirates somaliens exigent une rançon pour le cargo tunisien – Affaire des 23 Tunisiens pris en otage par les pirates somaliens : demande d’une rançon de 7,3 millions d’euro. (7 articles)

________________ 7 – Ouest France

Un thonier concarnois attaqué par des pirates somaliens

Un thonier de Concarneau (Finistère), le Talenduic, a été attaqué aux lance-roquettes et aux armes automatiques, alors qu’il naviguait dans la zone économique exclusive des Seychelles à 600 miles de la Somalie, ce mercredi matin. Deux embarcations rapides, avec des hommes armés à leur bord, ont poursuivi le bateau de pêche basé dans le port breton de Concarneau.

Armes lourdes

Les agresseurs ont tiré 2 roquettes et des rafales d’armes automatiques contre le thonier. Les fusiliers-marins français responsables de la sécurité du bateau ont réussi à repousser l’agression.

Cependant, les pirates ont réussi à s’approcher à seulement un nautique du bateau de pêche lorsqu’ils ont finalement décidé d’abandonner la poursuite.

________________ 6 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: Russie et Kenya plaident pour un tribunal international

La Russie et le Kenya prônent la création d’un tribunal international pour la piraterie maritime, a annoncé mardi à Nairobi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

« Ce problème constitue une source d’inquiétude tant pour le Kenya que pour la Russie », a indiqué M.Lavrov lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre kenyan par intérim des Affaires étrangères George Saitoti. « Les navires militaires russes mènent un travail important dans ce domaine, et ce travail sera encore intensifié ».

Selon M.Lavrov, il reste à résoudre le problème des poursuites judiciaires contre les pirates, les pays de la région étant incapables de se charger de toutes les affaires de piraterie.

Et d’ajouter qu’il fallait également lutter contre les causes de la piraterie, qui s’enracine dans des problèmes socioéconomiques profonds et dans l’absence d’institutions étatiques.

________________ 5 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: trois navires russes mettent le cap sur le golfe d’Aden

Le cinquième détachement de navires de la Flotte russe du Pacifique quittera mercredi la base de Vladivostok et mettra le cap sur le golfe d’Aden pour participer à la mission de l’ONU contre la piraterie, a annoncé mardi le service de presse du commandant de la Flotte.

« Le détachement comprend le grand destroyer anti-sous-marin Admiral Vinogradov, un remorqueur de haute mer et le pétrolier Pechenga. A l’automne 2008, l’Admiral Vinogradov a été le premier bâtiment de la Flotte du Pacifique à arriver dans la région du golfe d’Aden où la lutte contre la piraterie se poursuit depuis plusieurs années », a précisé l’interlocuteur de l’agence.

________________________ 4 – Afrique Expansion

Le business de la piraterie : une véritable industrie qui vaut de l’or

Vitraulle Mboungou

Ces dernières années, les pirates somaliens n’ont cessé de multiplier les attaques contre les navires dans le golfe d’Aden, entre la corne de l’Afrique (Somalie) et la péninsule arabique (Yémen). Trente-sept navires ont été, selon l’ONU, capturés depuis le début de l’année et 20 navires et 438 marins seraient encore entre leurs mains aujourd’hui.

Ces pirates seraient ainsi responsables de 44% des 289 incidents de piraterie recensés sur les mers du monde au cours de cette année 2010, a affirmé le bureau maritime international (BMI), organe de supervision maritime mondiale. Même si le nombre d’attaques et d’incidents de piraterie (306 incidents dans les neuf premiers mois de 2009) a légèrement baissé comparé à l’année précédente, le niveau des détournements est resté quasiment identique (34 en 2009 contre 37 en 2010).

Commencée de manière artisanale par d’anciens pêcheurs attaquant tout bateau qui passait à leur portée, la piraterie au large de la Somalie est devenue un véritable business mené par des groupes structurés ayant à leur disposition des réseaux de financement, de renseignements et de négociation dans plusieurs pays.

Selon les policiers et les experts internationaux, des millions de dollars en petites coupures ainsi touchés par les pirates somaliens grâce aux rançons alimentent aujourd’hui une économie parallèle qui suscite des vocations dans toute cette région du golfe d’Aden et même au-delà. « Une nouvelle économie a fleuri dans le monde entier, avec des sociétés de sécurité, des avocats et des négociateurs spécialisés tirant profit de leur implication dans les affaires de piraterie », a ainsi signalé à l’Afp Birgen Keles, auteur d’un rapport remis en avril 2010 au comité des affaires politiques de l’Otan.

Les clans somaliens spécialisés dans la piraterie avaient effectivement besoin d’aide pour négocier, toucher et éventuellement recycler (souvent hors du pays) tous ces millions de dollars amassés ces dernières années. Selon Birgen Keles, il semblerait que Londres, la capitale d’affaires de l’industrie maritime mondiale, soit devenue le point de ralliement pour certaines firmes qui aident les armateurs victimes de piraterie à résoudre les problèmes juridiques que pose le paiement des rançons.

Quelquefois, les négociations ont lieu à Dubaï où revient discrètement une partie de l’argent une fois la rançon livrée. Des accusations de blanchiment d’argent qu’a nié la police des Émirats dans un communiqué officiel en avril dernier alors même que le Département d’État américain affirmait le contraire dans l’édition 2010 de son rapport stratégique sur le contrôle des narcotiques où il était également question du Kenya.

En effet, selon ce rapport, ce pays où les prix de l’immobilier ont depuis trois ans fortement grimpé de façon étrange à certains endroits, « pourrait blanchir plus de 100 millions de dollars par an, provenant des trafics de drogue et des fonds liés à la piraterie somalienne ».

Pour protéger leur « trésor », les pirates utilisent le « hawalas », système informel de transfert d’argent qui a pour avantage de ne laisser aucune trace écrite. Ils exigent ainsi que le paiement des rançons se fasse en liquide avec toutefois le risque pour certains de se voir remettre de la fausse monnaie, comme cela a été le cas avec le Ponant, navire de luxe français capturé en 2008 et dont une partie de la rançon contenait des faux billets. Depuis, beaucoup de ces pirates disposent de machines à compter les billets et d’un détecteur de faux billets.

Ils n’acceptent plus que des billets de 100 et 50 dollars et ont une préférence pour certaines années de fabrication. Par exemple, ils refusent de prendre des billets 100 dollars de 1996, car il semblerait que beaucoup de billets datant de cette année-là sont contrefaits. De même, ils évitent des billets fabriqués très récemment par peur d’être retracés facilement. Pour ce qui est du partage de l’argent ainsi récolté, un rapport de l’ONU datant de 2008 et basé sur des témoignages recueillis dans la ville somalienne d’Eyl, haut lieu de la piraterie, a indiqué que les pirates, les milices locales et les chefs traditionnels ainsi que les avocats, les négociateurs et les équipes de sécurité (souvent britanniques) chargés des transactions, se répartissent à part à peu près égale les recettes des rançons.

En somme, au fur et à mesure que s’intensifient les attaques, on remarque une certaine industrialisation de ce phénomène de piraterie.

_________ 3 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

La police kenyane arrête cinq présumés pirates somaliens

La police kenyane de la ville côtière de Lamu a arrêté cinq présumés pirates somaliens se dirigeant vers Kiynga près de la frontière avec la Somalie, après l’aveu de ces derniers d’avoir regagner la rive à la nage suite au naufrage de leur embarcation samedi.

Les agents de la sécurité ont toutefois refusé de croire à leur version, suspectant plutôt que les cinq présumés pirates étaient en mission pour attaquer les navires en haute mer.

Selon le patron de la police de Lamu, Samson Ole Kinne, les suspects ont été arrêtés samedi par des officiers dans la localité de Baragoni, à quelque 25 km en provenance de la digue de Mokowe.

Leur arrestation intervient deux jours à peine après la tentative d’une autre bande de pirates d’attaquer un navire de guerre, provoquant une fusillade de trois personnes et l’arrestation de deux autres le jour suivant. « L’explication qui nous a été donnée est qu’ils effectuaient une expédition de pêche lorsque leur bateau a chaviré, mais nous n’avons pas cru en cela, » a indiqué M. Ole Kinne.

L’officier a relevé que ces présumés pirates, dont l’âge variait entre 20 et 25 ans, n’avaient pas l’air épuisés et ce qui les a poussés d’ailleurs à rejeter la théorie de la « nage ».

Le groupe est détenu au commissariat de Lamu et apparaîtra devant les tribunaux aussitôt qu’un interprète sera trouvé.

Ils répondront cependant des chefs d’accusation d’entrée illégale dans le pays et refus de se faire enregistrer comme des étrangers parce que le patron de la police a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour les accuser de piraterie.

Entre temps, la police a révélé que les deux présumés pirates arrêtés par les officiers de la marine à Kiunga, après qu’iles eurent attaqué leur navire, ont été transférés à Lamu en provenance de Kiunga.

___________________ 2 – Magharebia.com

Les pirates somaliens exigent une rançon pour le cargo tunisien

Des pirates somaliens ont pris en otage 23 Tunisiens à quelques jours de l’aïd al-Adha.

Par Jamel Arfaoui

Le bâtiment de la marine marchande tunisienne « Hannibal II » a été détourné au large des côtes somaliennes, avec 23 otages Tunisiens à son bord.

Les pirates somaliens exigent le paiement d’une rançon de 7,3 millions d’euros pour le « Hannibal II », un cargo tunisien détourné jeudi 11 novembre dans le Golfe d’Aden. Vingt-trois Tunisiens et un Marocain font partie des 31 membres de l’équipage de ce bateau.

Ce cargo de 24 105 tonnes transportait de l’huile végétale de Malaisie à Suez, où il a été attaqué et pris d’assaut par les pirates, à environ 860 miles nautiques à l’est de la Corne de l’Afrique, a fait savoit l’Autorité intergouvernementale de l’Afrique de l’Est pour le développement (IGAD).

« Je ne peux vous assurer que les autorités tunisiennes répondront aux exigences des pirates, mais je sais que des instructions émanant des plus hautes sphères de l’autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages », a déclaré le politologue tunisien Borhane Besais.

« Cette affaire affectera le peuple tunisien, toutes tendances confondues. Les célébrations de l’aïd approchent et chacun ici espère que les marins tunisiens et les personnes qui les accompagnent ne seront pas privés des joies de l’aïd », a-t-il ajouté.

Selon la septième chaîne tunisienne d’information, le Président Zine El Abidine Ben Ali a donné jeudi dans la soirée des instructions aux autorités en charge de la sécurité de suivre les développements de ce détournement « en coordination avec toutes les parties internationales et l’organisation britannique du commerce maritime (UKMTO), chargée d’assurer la protection des navires transitant par le Golfe d’Aden, en vue d’obtenir la libération des otages et d’assurer la sécurité de l’équipage ».

Yossra Fradi, la soeur du capitaine du navire, a confirmé ce lundi 15 novembre sur Mosaic FM que les pirates exigent une rançon. Elle a expliqué que son frère, père de quatre enfants, avait réussi à appeler pendant le détournement. Elle a également fait part de mauvais traitements imposés à l’équipage par les pirates somaliens.

Ce bateau est la propriété de l’armateur tunisien Farid Abbas. Aucune information n’a encore filtré sur qui doit payer cette rançon : la compagnie panaméenne propriétaire du pavillon, ou son propriétaire tunisien.

« Nous devons connaître la nature du contrat et ses conditions, et c’est ce que nous ne savons pas à ce jour », a expliqué le spécialiste en droit maritime, Houda Mekki, à Magharebia. « D’autres pays paient habituellement les rançons pour sauver la vie de leurs ressortissants, c’est ce que nous avons vu au cours des derniers mois ».

Selon un rapport international sur le frêt maritime, les attaques de pirates dans le monde ont augmenté de près de 40 pour cent en 2009, et les pirates qui opèrent dans la région nord de la Somalie sont responsables de plus de la moitié de ces détournements.

En janvier dernier, la Chambre internationale de la marine marchande, qui contrôle les trois quarts du secteur du transport maritime, avait fait part de son extrême déception au vu de « l’incapacité de la communauté internationale à lutter contre les actes de piraterie de plus en plus nombreux dans l’Océan indien ».

Pour mettre un terme à cette hémorragie qui menace la sécurité internationale, Mondher Thabet, le secrétaire général du parti social-libéral tunisien et membre du Sénat, avait appelé à « l’inaction ou à la tolérance zéro dans le traitement de ces renégats ».

« Le retour à la piraterie en ce début de millénaire semble témoigner de l’effondrement de la sécurité internationale, et confirme que la situation en Afrique en particulier a grand besoin des politiques de la société internationale, parce qu’il n’est pas acceptable que de nombreuses régions en Afrique et dans le Sahel africain, en particulier en Somalie, restent hors-la-loi. »

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution en juin 2008 qui autorise les forces armées à poursuivre les pirates fuyant en territoire somalien, et leur donne accès à la zone maritime somalienne. Près de 30 000 navires-cargos marchands transitent par le couloir maritime du Golfe d’Aden chaque année.

« J’estime qu’il n’y a pas d’autre option pour traiter cette situation que l’option militaire, c’est l’option rapide, en dépit des tentatives politiques et des efforts de soutien apportés par d’autres Etats », a ajouté Thabet.

___________________ 1 – MaTunisie.com

Affaire des 23 Tunisiens pris en otage par les pirates somaliens : mise à jour : Demande d’une rançon de 7,3 millions d’euros pour libérer le cargo tunisien

Le jeudi 11 novembre 2010, 15 pirates somaliens avaient attaqué le cargo tunisien Hannibal II dans le golf d’Aden. Parmi les 31 membres de l’équipage, 23 sont de nationalité tunisienne.

Le 15 novembre, le politologue Borhene Bsaïs informe Magharebia que les pirates du cargo tunisien Hannibal II demandent une rançon de 7, 3 millions d’euros, affirmant que « des instructions des plus hautes sphères de l’autorité tunisienne ont été données pour suivre cette affaire et trouver le moyen de sauver ces otages ».

18/11/10 (B578) Ouest-France La veuve du juge Borrel participe à un ciné-débat vendredi à Lisieux

La magistrate Élisabeth Borrel, veuve du juge Bernard Borrel, ancien procureur de la République de Lisieux, assassiné en 1995 à Djibouti, revient en Normandie.

Elle a répondu à l’invitation du comité de soutien Borrel, l’Association pour le cinéma, le Collectif lexovien des droits humains, qui organisent un ciné-débat ce vendredi 19 novembre.

Thème de la rencontre : le rôle du témoin en justice.

Maître Schneider, avocat, et Christophe Richard, professeur de philosophie, seront également présents. L’échange entre public et invités interviendra après la projection du film « La Révélation » de Hans-Christian Schmid.

L’histoire d’un ex-général en passe d’accéder à la présidence serbe, qui comparaît pour crimes contre l’Humanité au Tribunal pénal international de La Haye.