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29/12/2015 (Brève 579) RFI – Djibouti: l’opposition dénonce une vague d’arrestations dans ses rangs

Par RFI Publié le 29-12-2015 Modifié le 29-12-2015 à 02:43
Lien avec l’article original :
http://www.rfi.fr/afrique/20151229-djibouti-opposition-denonce-vague-arrestations-rangs-usn-violences

A Djibouti, une semaine après les violences qui ont eu lieu à Balbala, en périphérie de la capitale, l’opposition et les associations locales de défense des droits de l’homme présentent des bilans de plus en plus lourds, évoquant plusieurs dizaines de victimes là où les autorités en comptent sept. La coalition d’opposition USN dénonce également une vague d’arrestations parmi ses membres.

Outre les nombreuses victimes du 21 décembre, la coalition d’opposition Union pour le salut national (USN) dénonce une vague d’arrestations parmi ses membres. Si dans un communiqué publié la semaine dernière, les Etats-Unis ont demandé la libération des responsables politiques emprisonnés, des membres de l’USN restent incarcérés, dont son secrétaire général Abdourahman Mohamed Guelleh.

« Neuf militants et cadres de l’USN restent séquestrés, affirme Daher Ahmed Farah, le porte-parole de la coalition. Quant au secrétaire général, il a comparu hier (dimanche) devant la chambre correctionnelle de première instance du tribunal de Djibouti. Son procès a été renvoyé à dimanche prochain. »

Son avocat, Me Zakaria, parle d’une instrumentalisation politique de la justice et dénonce une violation des droits de la défense. « Non seulement lors de l’enquête préliminaire, j’ai fait l’objet d’un refus, puis la présentation s’est faite en catimini, et ensuite, une fois qu’il a été placé sous mandat de dépôt, je n’ai pas pu obtenir les dossiers », explique-t-il.

Les autorités restent muettes

Abdourahman Mohamed Guelleh a été arrêté lundi 21 décembre au cours d’une opération de police qui a fait trois blessés graves, dont deux par balle. Parmi eux, Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre et sympathisant USN. Il est soigné à l’hôpital militaire français Djibouti. Il devrait sortir ce mardi, selon ses proches, mais risque d’être arrêté en vertu d’un mandat d’amener.

Contactées à plusieurs reprises depuis une semaine, les autorités du pays demeurent injoignables. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir par l’intermédiaire d’un cabinet de conseil en communication basé au Royaume-Uni, qu’il ne s’exprimerait pas avant 2016.

28/12/2015 (Brève 578) Afrikarabia (et Courrier international) Djibouti : une stratégie du chaos bien rodée. (Sous la signature de Christophe Rigaud)

Lien avec l’article Afrikarabia : http://afrikarabia.com/wordpress/djibouti-une-strategie-du-chaos-bien-rodee/
l’article est disponible aussi sur le blog de Courrier international : http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/12/28/djibouti-une-strategie-du-chaos-bien-rodee-51304.html

La répression politique est montée d’un cran à Djibouti. Le 21 décembre dernier, la police disperse violemment un rassemblement religieux de la communauté Issa en périphérie de Djibouti et débarque ensuite dans une réunion de la coalition d’opposition de l’Union pour le salut national (USN). En une seule journée, le bilan provisoire dressé par la Ligue djiboutienne des droits de humains (LDDH) est lourd : 28 morts, 52 blessés, 34 disparus et 18 personnes incarcérées. Le ministère de l’Intérieur reconnaît seulement 7 morts et affirme que les personnes rassemblées lors de la cérémonie « étaient armées ». Des déclarations démentis par l’USN – voir notre article.

Usure du pouvoir

Une crise politique couve à Djibouti depuis les législatives de 2013 et l’élection  surprise de 10 députés de l’opposition USN au Parlement. Les scrutins de la petite République de la Corne de l’Afrique sont généralement « verrouillés » par le parti du président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999. L’usure du pouvoir et la répression féroce sur les opposants se font désormais sentir dans les urnes. En ligne de mire : la présidentielle d’avril 2016. Alors qu’en 2011, Ismaïl Omar Guelleh jurait dans Jeune Afrique qu’il « passerait le pouvoir en 2016 », mais aujourd’hui sa candidature désormais acquise pour avril et inquiète l’opposition. L’USN avait pourtant signé en décembre 2014 un accord-cadre avec l’UMP (Union pour la Majorité présidentielle). La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) devait être réformée et une commission parlementaire paritaire devait être chargée d’organiser l’élection présidentielle. Un an plus tard, le dialogue politique est resté lettre morte. L’opposition redoute que la présidentielle de 2016 soit jouée d’avance.

Comment expliquer une telle flambée de violence ?

Le« dérapage » policier du 21 décembre ne surprend pas Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) et observateur de longue date de la vie politique djiboutienne : « Comme à son habitude, le président Guelleh cherche à créer des tensions tribales de façon à diviser pour mieux régner. Il l’a fait avec les Afars et là, il s’attaque à l’une des tribus Issas dont il fait d’ailleurs partie. L’objectif est donc de créer des violences entre les deux clans Mamasan et Yonis Moussa, de façon à s’imposer comme le seul recours pour rétablir l’ordre ». Un chaos orchestré qui ne serait pas du goût des différents pays qui possèdent des bases navales dans ce petit Etat stratégique de la Corne de l’Afrique (France, Etats-unis, Japon et maintenant Chine). Le président Guelleh peut donc compter sur le silence de la communauté internationale, qui n’a pas intérêt à voir l’instabilité s’installer à Djibouti.

Concurrence entre grandes puissances

Le président djiboutien a souvent joué des rivalités entre Français, Américains, Japonais et Chinois pour s’imposer comme l’homme fort incontournable de la Corne de l’Afrique. « Guelleh s’est d’abord appuyé sur les Français, puis, lorsque la France a commencé à râler, il s’est tourné vers les Etats-unis, qui a installé une base navale, puis il a fait venir les Japonais et maintenant il fait venir la Chine, ce qui ne plaît pas forcement aux Américains. Lorsqu’Ismael Omar Guelleh divise pour mieux régner, il le fait avec les tribus, mais il le fait également avec les grandes puissances. C’est là toute son intelligence », explique Jean-Loup Schaal, qui prévoit également la prochaine arrivée des Saoudiens à Djibouti, échaudés par leur passage en Érythrée.

La France aux premières loges

La France, l’allié historique de Djibouti, se retrouve dans une situation inconfortable dans la petite République. Le 24 décembre, selon la Lettre de l’Océan indien, les forces françaises présentes à Djibouti, ont empêché les forces de l’ordre  d’interpeller les militants de l’opposition hospitalisés à hôpital militaire français Bouffard. Particulièrement recherchés, le député de l’USN, Saïd Houssein Robleh, mais aussi le président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed, ainsi que l’ancien ministre Hamoud Abdi Soultan. Selon Jean-Loup Schaal, un check-point de l’armée djiboutienne filtrerait l’accès à hôpital Bouffard. Une situation inquiétante, notamment pour Saïd Houssein Robleh « qui a une balle près de la veine jugulaire et qu’il faut évacuer d’urgence ». Pour Jean-Loup Schaal, il y a donc « un devoir d’ingérence humanitaire » concernant le député de l’USN, qui doit être exfiltré en France car, « s’il sort de l’hôpital et est remis aux Djiboutiens… il est tout simplement condamné à mort ! ». Le Quai d’Orsay ne s’est pas encore officiellement positionné sur la situation des opposants blessés à l’hôpital Bouffard, prônant dans son point presse du 22 décembre, un simple « retour rapide au calme ».

Christophe RIGAUD –
Afrikarabia

26/11/10 (B579) Bruno Mercier dédicacera ses deux livres, le 18 décembre à 93 / Neuilly Plaisance.

Bruno Mercier invite les journalistes et tous les lecteurs de l’ARDHD et en particulier, ceux qui suivent les développements non seulement de l’affaire Borrel, mais aussi des activités de certains groupes … à venir le rencontrer :

LIBRAIRIE PNP
15 AVENUE FOCH – 93360 NEUILLY-PLAISANCE
Le samedi 18 décembre de 15:00h à 18:00h

A cette occasion, Bruno Mercier dédicacera les deux livres qu’il a écrits. Il s’est aussi engagé à répondre en toute transparence aux questions qui lui seront posées,

  • à propos de l’affaire Borrel et de ses propos qui ont été utilisés (manipulés ?) dans le film diffusé par France 3 et qui avaient été judicieusement sortis de leur contexte,
  • sur les informations les plus récentes qu’il a obtenues concernant les activités prêtées à certains groupes qu’il qualifie de mafieux.

Nous rappelons les deux titres de ses ouvrages, qui sont en vente en particulier sur les sites : Amazon, Fnac, etc…

La mafia française : Ses méthodes, ses réseaux
Bruno Mercier (Broché – 12 avril 2010)

Le scandale de la fausse monnaie : Un vaste trafic international Bruno Mercier (Broché – 18 octobre 2010)

26/11/10 (B579) Contrairement aux usages feutrés de la « carrière », les diplomates djiboutiens s’emportent parfois avec une rare violence (cf le 15/10/10). C’était avant le piège tendu à IOG lors de son déplacement au Yémen, qui l’avait, lui aussi, beaucoup irrité !!! (Info lecteur)

Le coup de gueule de Mohamoud Ali Yousouf

D’habitude calme et posé, le ministre des affaires étrangères, Mohamoud Ali Yousouf s’est laissé emporter face à l’émissaire du Qatar le 15 octobre dernier.

Officiellement, durant sa visite, l’émissaire de l’émir du Qatar, qui est aussi ministre délégué aux affaires étrangères a transmis un message verbal au président Guelleh. Ce message portait sur la médiation du Qatar entre Djibouti et l’Erythrée.

Apparemment, c’est la teneur du message qui a énervé Mohamoud Ali Youssouf. En effet, il parait que l’émissaire du Qatar est venu informer les autorités djiboutiennes sur deux points :

1- Que l’Erythrée n’a pas les 9 prisonniers que Djibouti réclamaient sans cesse dont le colonel Ali Aden, un proche du général Zakaria.

2 – Que Djibouti doit dorénavant prendre un avocat, au même titre que l’Erythrée, pour plaider sa cause devant les tribunaux internationaux. Comme si l’Erythrée reconnaissait et respectait quiconque.

Alors, en quoi consistait la médiation du Qatar ?

Rien n’a changé sur le front. Les deux armées ont certes reculé, mais elles sont toujours massées des deux côtés de la frontière, à environ cinq kilomètres.

Les efforts du Qatar ne se limitent pas seulement à s’interposer entre les 2 parties sur le front, mais à trouver une issue diplomatique aussi. On parle même d’un projet de tracé de la frontière que le Qatar souhaiterait proposer au conseil de sécurité de l’ONU ; le même tracé que Google Earth.

En tout cas, ce n’est pas la première fois qu’un pays fait appel à Internet. On se rappelle de la prestation d’un certain Colin Powel, secrétaire d’état américain, devant le conseil de sécurité de l’ONU en février 2003.

26/11/10 (B579) Marianne-2 La « 13 » pourrait quitter Djibouti (actualisé)

Jean-Dominique Merchet

Selon nos informations , la 13 ème Demi-Brigade de Légion Etrangère pourrait quitter Djibouti. L’annonce de sa « restructuration à l’étranger » aurait été faite ce matin au régiment.

Cela pourrait signifier son transfert vers les Emirats arabes unis, comme composante terrestre de la base interarmées (« implantation militaire française ») dans ce pays. Mais, à ce stade, rien n’est bouclé – notamment avec les autorités de EAU. En cas d’échec de cette solution, la « 13 » pourrait rentrer en France. Sa dissolution semble difficile : le « 13 » est en effet Compagnon de la Libération. Mais seule son drapeau pourrait être conservé et confié à une autre unité, comme c’est le cas du 1er régiment de fusiliers marins.

Depuis longtemps, les états-majors estimaient qu’il n’était plus raisonnable de conserver deux régiments interarmes (GTIA) à Djibouti, à savoir la 13 ème DBLE et le 5ème Régiment interarmes d’outre-mer, qui appartient aux Troupes de marine.

La 13 est une unité mythique de la Légion. Créée à l’occasion de la campagne de Norvège, elle rejoint la France libre dès 1940 et s’illustre dans les combats de la seconde guerre mondiale, notamment à Bir-Hacheim.

Après l’indochine et l’Algérie, la « 13 » s’installe à Djibouti – alors colonie française – en 1962.

26/11/10 (B579) Synthèse du forum de l’opposition djiboutienne organisée à l’appel de l’UAD à Londres le 20 novembre 2010 (UAD)


M. Moussa Aïnaché,
modérateur du Forum
La première conférence de l’opposition djiboutienne de Londres s’est tenue samedi 20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de l’Union pour l’Alternance démocratique (UAD).

L’UAD, la coalition de l’opposition djiboutienne à l’initiative de la conférence, a organisé la séance publique autour de nombreux représentants de formations de l’opposition djiboutienne, d’associations et de personnalités de la société civile.

Les trois formations politiques membres de l’UAD étaient présentes : l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

L’ARD était représentée par son Vice-président Mahdi Ibrahim God, son représentant en Europe, Maki Houmedgaba et son représentant en France, Hamad Daoud. Le MRD était représenté par son président Daher Ahmed Farah et par le président du Comité du MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman, ainsi que par le trésorier de ce comité, Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur Yonis Houssein Chireh, son représentant en Grande Bretagne.

Extérieurs à l’UAD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) était représenté par Monsieur Ali Chehem, représentant du FRUD en Amérique du Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa était représenté par son président, Monsieur Ali Coubba.

L’Association pour la démocratie et le développement (ADD) a adressé un message à la conférence, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui a exprimé son soutien, alors que le Congrès pour la démocratie et la solidarité (CDS) était représenté par Monsieur Moustapha Khaireh.

Enfin, de nombreuses personnalités de la vie civile et politique de la société djiboutienne avaient fait le déplacement, notamment Messieurs Abdourahman Boreh, Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum), Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame Saïda Barreh, représentante du PND en Europe.

La conférence de Londres, co-présidée par Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed Farah, a été l’occasion de réunir toute l’opposition djiboutienne de l’étranger et de délivrer un discours reflétant l’ensemble des points de vue de la société djiboutienne en butte à un désarroi profond dû à une situation dramatique à tous points de vue.

Il s’agissait notamment de mobiliser la diaspora afin qu’elle soutienne la mobilisation pacifique en cours dans le pays sous la direction de l’UAD.

Les thèmes retenus étaient :

1) NON AU 3ÈME MANDAT ET AU VIOL DE LA CONSTITUTION ;

2) DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;

3) DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?

INTERVENTIONS

1. Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour rappeler brièvement à l’assistance la situation qui prévaut dans le pays et le risque de voir la pérennisation de la dictature qui d’ores et déjà a modifié et violé la Constitution de la manière la plus antidémocratique. Il a précisé qu’il appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils se trouvent de rejeter ce régime par tous les moyens pacifiques et sauver son Peuple du désastre causé par 12 ans de répression et de corruption jamais égalées depuis l’indépendance. Il a réitéré l’importance de ce forum dont les 3 thèmes retenus consistent à ouvrir un débat sincère avec les responsables politiques et de la société civile en vue de dégager ensemble les moyens indispensables pour accompagner la mobilisation forte en cours à Djibouti sous l’égide de l’Union pour l’Alternance Démocratique.

2. Daher Ahmed Farah a précisé que la menace est réelle et que le régime s’octroie le droit de vie et de mort sur notre population appauvrie et en proie à la malnutrition frappant aujourd’hui une frange importante tant à l’intérieur du pays que dans la Capitale. Il a ajouté que la situation politique est des plus dangereuses pour l’avenir et que le risque était grand tant la dictature bafoue le peu de libertés sans respect des lois et textes en vigueur. Il a insisté sur l’impérieuse action des Djiboutiens en faveur d’une réelle démocratie avec des réformes ouvrant la voie à une indispensable transparence électorale telle que l’Union pour l’Alternance Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un Etat national. Il a terminé son intervention en insistant sur le fait qu’il n’y avait aucun miracle à attendre d’une quelconque intervention extérieure : seule notre action déterminée et unitaire nous sauvera !

3. Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein, a salué le courage des membres de l’UAD pour leurs sacrifices et leur engagement. Il a exigé de l’assistance qu’elle apporte son soutien le plus total à la mobilisation en cours dans le pays pour empêcher le dictateur de se représenter.

4. Le représentant du mouvement syndical, M. Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les multiples condamnations internationales (OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans effet sur l’intransigeance du régime djiboutien et que les travailleurs se doivent d’être à la hauteur pour accompagner la mobilisation générale dans le pays.

5. Les organisations œuvrant pour la défense des droits de l’homme (ADD et CDS) ont réitéré leur indéfectible soutien aux efforts des démocrates Djiboutiens pour sauver le pays.

6. Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M. Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à toutes les organisations et personnalités politiques œuvrant sérieusement à l’avènement de la démocratie.

7. M. Mohamed M. Aînaché a souligné la difficulté d’être opposant à Djibouti et appelé l’assistance à remplir son devoir citoyen en s’impliquant davantage dans la lutte contre cette dictature féroce qu’elle est censée avoir fuie.

8. Du fait de sa trajectoire atypique, M. Abdourahman Boreh a particulièrement retenu l’attention de l’assistance désireuse de comprendre les raisons et la solidité de son engagement aux côté des forces de l’opposition. Il s’est prêté volontiers à cet exercice et a précisé que son implication a commencé dès lors que le dictateur a lancé le viol de la Constitution.

Il a réaffirmé sa candidature à la présidentielle de 2011 et a défié Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas de réelle transparence électorale. Enfin, il a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au chômage plus de 3000 travailleurs de ses entreprises et fermé plusieurs chantiers, ruinant ainsi le peu de confiance des investisseurs étrangers dans notre économie.

9. S’étant invitée en dernière minute, la représentante du PND en Europe, Mme Saïda Barreh, a lu un message selon lequel le président de son parti était désormais dans l’opposition et que l’unité était indispensable pour mettre fin à la dictature.

10. M. Ali Chehem, délégué du mouvement politico-militaire FRUD, a justement rappelé tout ce que les quelques avancées démocratiques devaient à la lutte armée (relayée à l’intérieur par l’opposition pacifique) et déclaré que son mouvement appelle encore à une unité des forces patriotiques autour d’une plateforme commune.

Du débat général qui s’est ensuite instauré sous la conduite du modérateur Aînaché, trois idées-forces se sont dégagées :

1) Le non au viol de la Constitution comme au troisième mandat et le soutien à la mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la dernière chance d’épargner à notre pays un nouveau conflit civil aux conséquences incalculables,

2) L’impérieuse nécessité des réformes démocratiques et le refus de toute compétition électorale dans les conditions actuelles, c’est-à-dire sans l’instauration du cadre exigé par l’UAD

3) Le parachèvement de l’indispensable unité d’action de l’opposition autour d’un projet démocratique fédérateur.

Pour l’UAD

Mahdi Ibrahim A. God
Vice-Président de l’ARD

Daher Ahmed Farah
Président du MRD

26/11/10 (B579) Le journal de la Flibuste – un projet de loi adopté (en France) – la Somalie envoie ses pirates à l’école – Cinq Somaliens reconnus coupables aux Etats-Unis d’actes de piraterie (4 articles)

___________________ 4 – Portail des sous-marins

La Somme intercepte un groupe de 7 pirates

Par Rédacteur en chef.

Le 24 novembre, le Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Somme a intercepté, avec l’aide de 2 appareils de l’opération européenne Atalante, un groupe de 7 pirates présumés.

La mission commune de surveillance aérienne, conduite le 24 novembre par l’AWACS français “E-3F SDCA” et l’avion luxembourgeois “Merlin Fairchild SW3”, a permis de localiser un groupe d’attaque de pirates à environ 280 nautiques au nord-est de Mogadiscio.

L’avion luxembourgeois, après un survol du groupe, a confirmé qu’il s’agissait d’un bateau mère présumé agissant avec un skiff d’attaque.

Le bâtiment français Somme, qui a rejoint l’opération Atalante il y a quelques jours, patrouillait dans la zone et a fait route pour intercepter les 2 embarcations suspectes. A l’approche de la Somme, le bateau-mère a accéléré. La Somme a tiré des coups de semonce et a intercepté l’embarcation, avec 7 pirates présumés à bord. Le skiff d’attaque est parvenu à s’enfuir, avec 2 pirates présumés à son bord.

Comme il n’y avait pas assez de preuves pour les traduire en justice, le matériel de piraterie a été confisqué, l’embarcation détruite et les 7 pirates présumés ont été renvoyés en Somalie.

___________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un projet de loi adopté

Le Parlement a définitivement adopté un projet de loi pour encadrer et juger les actes de piraterie en mer qui ont touché ces dernières années des plaisanciers, comme le Ponant ou le Carré d’As, mais aussi des bateaux de pêche français dans l’océan Indien.

Ce texte, déjà adopté par le Sénat en mai, a fait l’objet d’un vote conforme de l’Assemblée nationale, à la quasi-unanimité, dans un consensus gauche-droite.

Il permet d’adapter la législation française à la Convention internationale de Montego Bay qui régit la piraterie. Il répond aussi à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme condamnant la France pour la rétention à bord par la marine française de l’équipage du cargo cambodgien Winner, arraisonné avec un chargement de drogue.

Ce texte "relatif à la lutte contre la piraterie et à l’exercice des pouvoirs de police de l’Etat en mer", réintroduit l’incrimination de piraterie dans le droit pénal français qui avait disparu en 2007.

Il crée un régime permettant la rétention à bord, avec l’intervention d’un juge des libertés et de la détention, et accorde aux commandants les pouvoirs d’un officier de police judiciaire. Il reconnaît aussi aux juridictions françaises "une compétence quasi-universelle pour juger des actes de piraterie commis hors de France, quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes" quand ils sont appréhendés par des agents français.

___________________ 2 – Finances et Investissements

Tendances : la Somalie envoie ses pirates à l’école

À la manière des alcooliques anonymes, les pirates somaliens commencent leur rééducation en se tenant devant leurs confrères en en faisant vœux d’abandon de la piraterie.

« Manger de la nourriture que j’ai achetée avec de l’argent légalement gagné est conseillé par l’Islam, c’est pourquoi j’ai décidé d’abandonner la piraterie », a lancé l’un des participants lors du passage du Wall Street Journal.

Commandité par une organisation occidentale qui ne souhaite pas être identifiée, le programme de rééducation permet aux participants d’acquérir des habiletés qu’ils pourront ensuite utiliser pour obtenir un emploi légal. Parmi les sujets enseignés, on retrouve l’entreprenariat et la construction.

Les détournements de bateaux sont passés de 293 en 2008 à près de 370 cette année partout dans le monde. À eux seuls, les pirates somaliens sont responsables de 39 détournements de bateaux en 2010, selon l’International Maritime Bureau.

En réponse à cette augmentation importante du nombre d’attaques, les autorités internationales ont augmenté le nombre de navires de guerre qui patrouillent les eaux somaliennes. Devant cet encadrement plus strict, les pirates somaliens ont simplement décidé d’aller chasser plus loin en mer pour échapper aux navires de guerre.

On devait donc trouver une autre solution pour enrayer le problème. Le programme de réhabilitation, financé à une hauteur de 2,4 M$ pour les trois prochaines années, s’est imposé comme un moyen de rédemption efficace pour les pirates intéressés à adopter une vie plus rangée. Jusqu’ici, le programme a obtenu le soutien des autorités internationales, mais également des aînés des différents clans somaliens et des dirigeants religieux qui utilisent l’Islam pour motiver les jeunes à abandonner le crime.

« L’objectif du programme est de réduire la piraterie en donnant aux jeunes une éducation qui pourra leur amener du travail, a soutenu un membre du programme aux journalistes du WSJ. Dans le passé, les appels à l’abandon de la piraterie sont restés sans réponse parce qu’on n’offrait pas d’emploi alternatif aux jeunes. C’est ce qui fait la force de ce programme.»

La méthode n’est pas nouvelle. En effet, des pays comme l’Arabie Saoudite et l’Inde promettent déjà des emplois à des rebelles en échange de leurs armes et de leur reddition. Le Rwanda a aussi utilisé ce genre de méthode pour réhabiliter les combattants hutus impliqués dans le génocide de 1994.

Le programme s’avère d’ailleurs efficace en Somalie. En effet, le WSJ cite l’exemple de pirates qui, depuis leur passage au monde légal, réalisent des salaires s’élevant jusqu’à 75 000$ par an. D’autres disent s’ennuyer « de l’argent facile » que leur procurait leur vie de pirate et du « contact constant » qu’ils avaient alors avec la mer.

« Je voulais me réhabiliter et avoir une carrière, affirme l’un d’eux. Mais la piraterie nous ramène invariablement à la mer. »

_______________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Cinq Somaliens reconnus coupables aux Etats-Unis d’actes de piraterie

Cinq ressortissants somaliens accusés d’avoir attaqué un bâtiment de la Marine américaine au large des côtes africaines ont été reconnus coupables mercredi d’actes de piraterie.

La décision a été prise par un jury d’un tribunal de Norfolk. Les cinq hommes, présents dans la salle d’audience, ont accueilli dans le silence le jugement qui leur a été lu par un interprète.

Ils risquent la réclusion à perpétuite lors d’une audience qui a été fixée au 14 mars à Norfolk.

Les avocats de la défense avaient argué que les cinq ressortissants étaient des pêcheurs innocents, qui avaient été enlevés par des auteurs d’actes de piraterie.

Mais le ministère public a souligné lors du procès que les cinq Somaliens avaient reconnu avoir attaqué l’"USS Nicholas" le 1er avril, après l’avoir pris par erreur pour un navire marchant. Le bâtiment américain, basé à Norfolk, faisait partie d’une flottille internationale engagée dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

26/11/10 (B579) Nouvelles de Somalie – On accuse la mission de paix en Somalie d’avoir la gâchette facile – Plus de 4200 civils tués en Somalie en deux ans – Le nouveau gouvernement n’est pas approuvé (3 articles)

_____________________ 3 – Guinée TV

On accuse la mission de paix en Somalie d’avoir la gâchette facile

Ibrahim Sory


La Mission de paix de l’Union Africaine en Somalie a arrêté six de ses soldats après que deux civils fussent tués par des tirs aveugles à Mogadiscio. L’incident s’est produit mardi quand un convoi de soldats de la paix lourdement armés a ouvert le feu sur des civils entre l’aéroport international et la zone stratégique Km 4 à Mogadishu-Sud.

Le commandant des Casques bleus au service de la mission l’Union africaine en Somalie (Amisom), le major-général Nathan Mugadishio, a présenté ses excuses.

Le major-général Mugisha a qualifié l’incident d’acte malheureux et partage avec le peuple somalien leur douleur.

Il a dit que l’un des blessés a été traité à un établissement médical Amisom, ajoutant que les soldats de la paix étaient prêts à aider médicalement les autres blessés (qui sont traitées à l’hôpital Madina à Mogadiscio), si nécessaire.

"Nous ne sommes pas certains si les militaires étaient en réponse à une menace perçue," le commandant de la force africaine de l’Union, le major-général Mugisha, a déclaré dans un communiqué.

"Cependant, tous les soldats impliqués ont été arrêtés et emmenés dans une prison militaire pendant qu’une enquête est lancée sur les circonstances précises de l’incident."

Les organisations des droits humains et habitants de Mogadiscio ont accusé les soldats ougandais de tir de routine dans l’air pour disperser la foule.

Les victimes civiles sont de plus en plus problématique à Mogadiscio, en tournant les résidents contre les casques bleus et le gouvernement somalien.

De nombreux habitants sont furieux contre les soldats de la paix pour les bombardements dans les villages civils, bien que le maintien de la paix disent qu’ils sont tout simplement retourner le feu sur les insurgés.

Le groupuscule somalien Al-Shabaab lié au réseau de terrorismes internationales al-Qaïda a revendiqué un attentat-suicide qui a frappé Kampala en Juillet et tuait plus de 70 personnes. Le groupe a déclaré qu’il s’agissait d’une vengeance pour les Somaliens innocents tués par des soldats de la paix ougandais.

_____________________ 2 – Métro (Montréal – Canada) avec AP

Plus de 4200 civils tués en Somalie en deux ans

Le seul service d’ambulance encore actif à Mogadisicio a indiqué mercredi que plus de 4200 victimes innocentes ont perdu la vie dans la capitale somalienne depuis deux ans.

Un groupe humanitaire américain affirme pour sa part que la Somalie est plus dangereuse pour les civils que l’Irak ou l’Afghanistan.

Le directeur du service ambulancier, Ali Muse, ajoute que les forces somaliennes et celles de l’Union africaine sont responsables de 80 pour cent des pertes de vie.

Des groupes de défense des droits de la personne, tout comme les résidants de la capitale, accusent fréquemment les soldats de l’Union africaine de répliquer sans discernement — avec des tirs d’artillerie contre des quartiers peuplés — quand ils font l’objet de tirs de mortier de la part des insurgés.

Le directeur exécutif de l’organisme américain CIVIC, explique que la Somalie est plus dangereuse que l’Afghanistan ou l’Iraq parce que les parties en présence font toutes fi de leurs obligations internationales d’éviter les pertes de vie civiles.

_____________________ 1 – Afrique Actu avec VOA

SOMALIE : Le nouveau gouvernement n’est pas approuvé

L’avenir de ce cabinet et celui du gouvernement fédéral de transition, dont le mandat expire dans moins d’un an, sont compromis disent les experts.

Moins d’un mois après sa nomination par le Parlement, le premier ministre Mohamed Abdoullahi Mohamed fait face à une opposition farouche, alors qu’il tente de former son gouvernement.

Il y a deux semaines Mr. Mohamed a annoncé au parlement les membres de son nouveau cabinet, une équipe de technocrates essentiellement issus de la diaspora somalienne. Le groupe de 18 ministres a été largement salué pour sa compétence et son engagement à reconstruire le pays.

Mais lundi, en raison de divergences sur la procédure à savoir s’il fallait opter pour un vote ouvert ou secret, le parlement n’a pas approuvé la nouvelle équipe.

Des bagarres ont même éclaté entre les 550 membres du parlement, selon certains médias, obligeant le président de l’Assemblée, Chérif Hassan Cheikh Aden à reporter le vote sine die.

Depuis sa nomination par le président Cheikh Chérif Cheikh Ahmed, Mohamed Abdullahi Mohamed a répété qu’il formerait un gouvernement basé sur l’expérience.

Le gouvernement fédéral de transition a jusqu’ici fonctionné avec le système 4.5 qui préconise un partage équitable du pouvoir entre les 4 principaux clans et une coalition de groupes minoritaires du pays. Le premier ministre Mohamed a été salué pour sa volonté de rompre avec ce système. Mais vivement critiqué par une frange de députés qui pensent que cet équilibre est nécessaire pour la légitimité du gouvernement.

Or, pour l’expert somalien Afyare Elmi de l’Université du Qatar, ce genre de critiques cache plutôt des intentions de corruption. « Ça n’a rien à avoir avec la légitimité du gouvernement. Le problème est que certains politiques somaliens profitent du statu quo qu’ils essaient d’alimenter et de maintenir. Aujourd’hui, ils ne peuvent pas laisser un changement de cette magnitude avoir lieu !

Selon le professeur Elmi, l’équipe choisie par le premier ministre Mohamed est la meilleure de l’histoire de la Somalie. Il a dit à la VOA que c’est une chance inouïe qui permettra au gouvernement de transition de remplir son mandat avant son expiration en août 2011. Et il semble qu’une bonne partie des somaliens partage cet avis.

Quelques heures après la session parlementaire de lundi des somaliens étaient venus exprimer leur soutien au nouveau premier ministre et avaient appelé le parlement à approuver rapidement le cabinet.

Pour plusieurs analystes cette impasse est un nouveau pas vers l’effondrement du fragile gouvernement de transition. Depuis sa formation en 2004 au Kenya, il est aux prises avec les querelles intestines entre les différents clans et marqué par l’incompétence.

Le gouvernement à moins de 10 mois pour rédiger une nouvelle constitution et organiser des élections générales. Une partie qui ne s’annonce pas facile.

Mais pour le professeur Elmi, c’est une situation de gagnant/gagnant qui se présente au nouveau premier ministre. « Si le nouveau cabinet est approuvé, il s’attaquer à la corruption et cela aura un impact important sur le système politique somalien. Le cas contraire, le gouvernement fédéral de transition sera dissout et une autre instance sera mise su pied, ce qui sera bénéfique aussi pour le pays».

Selon cet expert, le président Cheikh Chérif Cheikh Ahmed sera remplacé par un autre pour faciliter la nomination du nouveau cabinet, appuyé par la communauté internationale.