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29/12/2015 (Brève 579) RFI – Djibouti: l’opposition dénonce une vague d’arrestations dans ses rangs

Par RFI Publié le 29-12-2015 Modifié le 29-12-2015 à 02:43
Lien avec l’article original :
http://www.rfi.fr/afrique/20151229-djibouti-opposition-denonce-vague-arrestations-rangs-usn-violences

A Djibouti, une semaine après les violences qui ont eu lieu à Balbala, en périphérie de la capitale, l’opposition et les associations locales de défense des droits de l’homme présentent des bilans de plus en plus lourds, évoquant plusieurs dizaines de victimes là où les autorités en comptent sept. La coalition d’opposition USN dénonce également une vague d’arrestations parmi ses membres.

Outre les nombreuses victimes du 21 décembre, la coalition d’opposition Union pour le salut national (USN) dénonce une vague d’arrestations parmi ses membres. Si dans un communiqué publié la semaine dernière, les Etats-Unis ont demandé la libération des responsables politiques emprisonnés, des membres de l’USN restent incarcérés, dont son secrétaire général Abdourahman Mohamed Guelleh.

« Neuf militants et cadres de l’USN restent séquestrés, affirme Daher Ahmed Farah, le porte-parole de la coalition. Quant au secrétaire général, il a comparu hier (dimanche) devant la chambre correctionnelle de première instance du tribunal de Djibouti. Son procès a été renvoyé à dimanche prochain. »

Son avocat, Me Zakaria, parle d’une instrumentalisation politique de la justice et dénonce une violation des droits de la défense. « Non seulement lors de l’enquête préliminaire, j’ai fait l’objet d’un refus, puis la présentation s’est faite en catimini, et ensuite, une fois qu’il a été placé sous mandat de dépôt, je n’ai pas pu obtenir les dossiers », explique-t-il.

Les autorités restent muettes

Abdourahman Mohamed Guelleh a été arrêté lundi 21 décembre au cours d’une opération de police qui a fait trois blessés graves, dont deux par balle. Parmi eux, Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre et sympathisant USN. Il est soigné à l’hôpital militaire français Djibouti. Il devrait sortir ce mardi, selon ses proches, mais risque d’être arrêté en vertu d’un mandat d’amener.

Contactées à plusieurs reprises depuis une semaine, les autorités du pays demeurent injoignables. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir par l’intermédiaire d’un cabinet de conseil en communication basé au Royaume-Uni, qu’il ne s’exprimerait pas avant 2016.

28/12/2015 (Brève 578) Afrikarabia (et Courrier international) Djibouti : une stratégie du chaos bien rodée. (Sous la signature de Christophe Rigaud)

Lien avec l’article Afrikarabia : http://afrikarabia.com/wordpress/djibouti-une-strategie-du-chaos-bien-rodee/
l’article est disponible aussi sur le blog de Courrier international : http://afrikarabia2.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/12/28/djibouti-une-strategie-du-chaos-bien-rodee-51304.html

La répression politique est montée d’un cran à Djibouti. Le 21 décembre dernier, la police disperse violemment un rassemblement religieux de la communauté Issa en périphérie de Djibouti et débarque ensuite dans une réunion de la coalition d’opposition de l’Union pour le salut national (USN). En une seule journée, le bilan provisoire dressé par la Ligue djiboutienne des droits de humains (LDDH) est lourd : 28 morts, 52 blessés, 34 disparus et 18 personnes incarcérées. Le ministère de l’Intérieur reconnaît seulement 7 morts et affirme que les personnes rassemblées lors de la cérémonie « étaient armées ». Des déclarations démentis par l’USN – voir notre article.

Usure du pouvoir

Une crise politique couve à Djibouti depuis les législatives de 2013 et l’élection  surprise de 10 députés de l’opposition USN au Parlement. Les scrutins de la petite République de la Corne de l’Afrique sont généralement « verrouillés » par le parti du président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999. L’usure du pouvoir et la répression féroce sur les opposants se font désormais sentir dans les urnes. En ligne de mire : la présidentielle d’avril 2016. Alors qu’en 2011, Ismaïl Omar Guelleh jurait dans Jeune Afrique qu’il « passerait le pouvoir en 2016 », mais aujourd’hui sa candidature désormais acquise pour avril et inquiète l’opposition. L’USN avait pourtant signé en décembre 2014 un accord-cadre avec l’UMP (Union pour la Majorité présidentielle). La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) devait être réformée et une commission parlementaire paritaire devait être chargée d’organiser l’élection présidentielle. Un an plus tard, le dialogue politique est resté lettre morte. L’opposition redoute que la présidentielle de 2016 soit jouée d’avance.

Comment expliquer une telle flambée de violence ?

Le« dérapage » policier du 21 décembre ne surprend pas Jean-Loup Schaal, président de l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) et observateur de longue date de la vie politique djiboutienne : « Comme à son habitude, le président Guelleh cherche à créer des tensions tribales de façon à diviser pour mieux régner. Il l’a fait avec les Afars et là, il s’attaque à l’une des tribus Issas dont il fait d’ailleurs partie. L’objectif est donc de créer des violences entre les deux clans Mamasan et Yonis Moussa, de façon à s’imposer comme le seul recours pour rétablir l’ordre ». Un chaos orchestré qui ne serait pas du goût des différents pays qui possèdent des bases navales dans ce petit Etat stratégique de la Corne de l’Afrique (France, Etats-unis, Japon et maintenant Chine). Le président Guelleh peut donc compter sur le silence de la communauté internationale, qui n’a pas intérêt à voir l’instabilité s’installer à Djibouti.

Concurrence entre grandes puissances

Le président djiboutien a souvent joué des rivalités entre Français, Américains, Japonais et Chinois pour s’imposer comme l’homme fort incontournable de la Corne de l’Afrique. « Guelleh s’est d’abord appuyé sur les Français, puis, lorsque la France a commencé à râler, il s’est tourné vers les Etats-unis, qui a installé une base navale, puis il a fait venir les Japonais et maintenant il fait venir la Chine, ce qui ne plaît pas forcement aux Américains. Lorsqu’Ismael Omar Guelleh divise pour mieux régner, il le fait avec les tribus, mais il le fait également avec les grandes puissances. C’est là toute son intelligence », explique Jean-Loup Schaal, qui prévoit également la prochaine arrivée des Saoudiens à Djibouti, échaudés par leur passage en Érythrée.

La France aux premières loges

La France, l’allié historique de Djibouti, se retrouve dans une situation inconfortable dans la petite République. Le 24 décembre, selon la Lettre de l’Océan indien, les forces françaises présentes à Djibouti, ont empêché les forces de l’ordre  d’interpeller les militants de l’opposition hospitalisés à hôpital militaire français Bouffard. Particulièrement recherchés, le député de l’USN, Saïd Houssein Robleh, mais aussi le président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed, ainsi que l’ancien ministre Hamoud Abdi Soultan. Selon Jean-Loup Schaal, un check-point de l’armée djiboutienne filtrerait l’accès à hôpital Bouffard. Une situation inquiétante, notamment pour Saïd Houssein Robleh « qui a une balle près de la veine jugulaire et qu’il faut évacuer d’urgence ». Pour Jean-Loup Schaal, il y a donc « un devoir d’ingérence humanitaire » concernant le député de l’USN, qui doit être exfiltré en France car, « s’il sort de l’hôpital et est remis aux Djiboutiens… il est tout simplement condamné à mort ! ». Le Quai d’Orsay ne s’est pas encore officiellement positionné sur la situation des opposants blessés à l’hôpital Bouffard, prônant dans son point presse du 22 décembre, un simple « retour rapide au calme ».

Christophe RIGAUD –
Afrikarabia

26/11/10 (B579) Marianne-2 La « 13 » pourrait quitter Djibouti (actualisé)

Jean-Dominique Merchet

Selon nos informations , la 13 ème Demi-Brigade de Légion Etrangère pourrait quitter Djibouti. L’annonce de sa « restructuration à l’étranger » aurait été faite ce matin au régiment.

Cela pourrait signifier son transfert vers les Emirats arabes unis, comme composante terrestre de la base interarmées (« implantation militaire française ») dans ce pays. Mais, à ce stade, rien n’est bouclé – notamment avec les autorités de EAU. En cas d’échec de cette solution, la « 13 » pourrait rentrer en France. Sa dissolution semble difficile : le « 13 » est en effet Compagnon de la Libération. Mais seule son drapeau pourrait être conservé et confié à une autre unité, comme c’est le cas du 1er régiment de fusiliers marins.

Depuis longtemps, les états-majors estimaient qu’il n’était plus raisonnable de conserver deux régiments interarmes (GTIA) à Djibouti, à savoir la 13 ème DBLE et le 5ème Régiment interarmes d’outre-mer, qui appartient aux Troupes de marine.

La 13 est une unité mythique de la Légion. Créée à l’occasion de la campagne de Norvège, elle rejoint la France libre dès 1940 et s’illustre dans les combats de la seconde guerre mondiale, notamment à Bir-Hacheim.

Après l’indochine et l’Algérie, la « 13 » s’installe à Djibouti – alors colonie française – en 1962.

26/11/10 (B579) Synthèse du forum de l’opposition djiboutienne organisée à l’appel de l’UAD à Londres le 20 novembre 2010 (UAD)

M. Moussa Aïnaché,
modérateur du Forum
La première conférence de l’opposition djiboutienne de Londres s’est tenue samedi 20 novembre 2010 de 15 h à 20 h à l’appel de l’Union pour l’Alternance démocratique (UAD).

L’UAD, la coalition de l’opposition djiboutienne à l’initiative de la conférence, a organisé la séance publique autour de nombreux représentants de formations de l’opposition djiboutienne, d’associations et de personnalités de la société civile.

Les trois formations politiques membres de l’UAD étaient présentes : l’Alliance républicaine pour le développement (ARD), le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) et l’Union pour la démocratie et la justice (UDJ).

L’ARD était représentée par son Vice-président Mahdi Ibrahim God, son représentant en Europe, Maki Houmedgaba et son représentant en France, Hamad Daoud. Le MRD était représenté par son président Daher Ahmed Farah et par le président du Comité du MRD en Belgique, Abdoulfatah Omar Osman, ainsi que par le trésorier de ce comité, Mohamed Ali Bobeh. L’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ) par Monsieur Yonis Houssein Chireh, son représentant en Grande Bretagne.

Extérieurs à l’UAD, le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD) était représenté par Monsieur Ali Chehem, représentant du FRUD en Amérique du Nord, tandis que le mouvement Uguta-Toosa était représenté par son président, Monsieur Ali Coubba.

L’Association pour la démocratie et le développement (ADD) a adressé un message à la conférence, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) lui a exprimé son soutien, alors que le Congrès pour la démocratie et la solidarité (CDS) était représenté par Monsieur Moustapha Khaireh.

Enfin, de nombreuses personnalités de la vie civile et politique de la société djiboutienne avaient fait le déplacement, notamment Messieurs Abdourahman Boreh, Mohamed M. Aïnaché (le médiateur du forum), Mohamed Doubad Waïss, porte-parole de l’Intersyndicale UDT/UGTD, ainsi que Madame Saïda Barreh, représentante du PND en Europe.

La conférence de Londres, co-présidée par Messieurs Mahdi Ibrahim God et Daher Ahmed Farah, a été l’occasion de réunir toute l’opposition djiboutienne de l’étranger et de délivrer un discours reflétant l’ensemble des points de vue de la société djiboutienne en butte à un désarroi profond dû à une situation dramatique à tous points de vue.

Il s’agissait notamment de mobiliser la diaspora afin qu’elle soutienne la mobilisation pacifique en cours dans le pays sous la direction de l’UAD.

Les thèmes retenus étaient :

1) NON AU 3ÈME MANDAT ET AU VIOL DE LA CONSTITUTION ;

2) DES REFORMES DEMOCRATIQUES, Y COMPRIS DES ELECTIONS LIBRES, TRANSPARENTES;

3) DEBAT : DJIBOUTI : QUEL AVENIR AVEC UNE DICTATURE ET DANS UNE REGION TROUBLEE ?

INTERVENTIONS

1. Mahdi Ibrahim a ouvert le forum pour rappeler brièvement à l’assistance la situation qui prévaut dans le pays et le risque de voir la pérennisation de la dictature qui d’ores et déjà a modifié et violé la Constitution de la manière la plus antidémocratique. Il a précisé qu’il appartenait à tous les Djiboutiens où qu’ils se trouvent de rejeter ce régime par tous les moyens pacifiques et sauver son Peuple du désastre causé par 12 ans de répression et de corruption jamais égalées depuis l’indépendance. Il a réitéré l’importance de ce forum dont les 3 thèmes retenus consistent à ouvrir un débat sincère avec les responsables politiques et de la société civile en vue de dégager ensemble les moyens indispensables pour accompagner la mobilisation forte en cours à Djibouti sous l’égide de l’Union pour l’Alternance Démocratique.

2. Daher Ahmed Farah a précisé que la menace est réelle et que le régime s’octroie le droit de vie et de mort sur notre population appauvrie et en proie à la malnutrition frappant aujourd’hui une frange importante tant à l’intérieur du pays que dans la Capitale. Il a ajouté que la situation politique est des plus dangereuses pour l’avenir et que le risque était grand tant la dictature bafoue le peu de libertés sans respect des lois et textes en vigueur. Il a insisté sur l’impérieuse action des Djiboutiens en faveur d’une réelle démocratie avec des réformes ouvrant la voie à une indispensable transparence électorale telle que l’Union pour l’Alternance Démocratique l’a posée depuis 2003 et à un Etat national. Il a terminé son intervention en insistant sur le fait qu’il n’y avait aucun miracle à attendre d’une quelconque intervention extérieure : seule notre action déterminée et unitaire nous sauvera !

3. Le représentant de l’UDJ, M. Yonis Houssein, a salué le courage des membres de l’UAD pour leurs sacrifices et leur engagement. Il a exigé de l’assistance qu’elle apporte son soutien le plus total à la mobilisation en cours dans le pays pour empêcher le dictateur de se représenter.

4. Le représentant du mouvement syndical, M. Mohamed Doubad Waïss, a rappelé que les multiples condamnations internationales (OIT, BIT, CISL, etc.) sont restées sans effet sur l’intransigeance du régime djiboutien et que les travailleurs se doivent d’être à la hauteur pour accompagner la mobilisation générale dans le pays.

5. Les organisations œuvrant pour la défense des droits de l’homme (ADD et CDS) ont réitéré leur indéfectible soutien aux efforts des démocrates Djiboutiens pour sauver le pays.

6. Le Président du mouvement Uguta/Toosa, M. Ali Coubba, tout en soutenant la démarche de l’UAD, a souhaité que celle-ci s’ouvre à toutes les organisations et personnalités politiques œuvrant sérieusement à l’avènement de la démocratie.

7. M. Mohamed M. Aînaché a souligné la difficulté d’être opposant à Djibouti et appelé l’assistance à remplir son devoir citoyen en s’impliquant davantage dans la lutte contre cette dictature féroce qu’elle est censée avoir fuie.

8. Du fait de sa trajectoire atypique, M. Abdourahman Boreh a particulièrement retenu l’attention de l’assistance désireuse de comprendre les raisons et la solidité de son engagement aux côté des forces de l’opposition. Il s’est prêté volontiers à cet exercice et a précisé que son implication a commencé dès lors que le dictateur a lancé le viol de la Constitution.

Il a réaffirmé sa candidature à la présidentielle de 2011 et a défié Ismaël Omar de recueillir plus de 3% en cas de réelle transparence électorale. Enfin, il a rappelé qu’Ismaël Omar avait mis au chômage plus de 3000 travailleurs de ses entreprises et fermé plusieurs chantiers, ruinant ainsi le peu de confiance des investisseurs étrangers dans notre économie.

9. S’étant invitée en dernière minute, la représentante du PND en Europe, Mme Saïda Barreh, a lu un message selon lequel le président de son parti était désormais dans l’opposition et que l’unité était indispensable pour mettre fin à la dictature.

10. M. Ali Chehem, délégué du mouvement politico-militaire FRUD, a justement rappelé tout ce que les quelques avancées démocratiques devaient à la lutte armée (relayée à l’intérieur par l’opposition pacifique) et déclaré que son mouvement appelle encore à une unité des forces patriotiques autour d’une plateforme commune.

Du débat général qui s’est ensuite instauré sous la conduite du modérateur Aînaché, trois idées-forces se sont dégagées :

1) Le non au viol de la Constitution comme au troisième mandat et le soutien à la mobilisation pacifique de l’UAD car c’est la dernière chance d’épargner à notre pays un nouveau conflit civil aux conséquences incalculables,

2) L’impérieuse nécessité des réformes démocratiques et le refus de toute compétition électorale dans les conditions actuelles, c’est-à-dire sans l’instauration du cadre exigé par l’UAD

3) Le parachèvement de l’indispensable unité d’action de l’opposition autour d’un projet démocratique fédérateur.

Pour l’UAD

Mahdi Ibrahim A. God
Vice-Président de l’ARD

Daher Ahmed Farah
Président du MRD

26/11/10 (B579) Le journal de la Flibuste – un projet de loi adopté (en France) – la Somalie envoie ses pirates à l’école – Cinq Somaliens reconnus coupables aux Etats-Unis d’actes de piraterie (4 articles)

___________________ 4 – Portail des sous-marins

La Somme intercepte un groupe de 7 pirates

Par Rédacteur en chef.

Le 24 novembre, le Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Somme a intercepté, avec l’aide de 2 appareils de l’opération européenne Atalante, un groupe de 7 pirates présumés.

La mission commune de surveillance aérienne, conduite le 24 novembre par l’AWACS français “E-3F SDCA” et l’avion luxembourgeois “Merlin Fairchild SW3”, a permis de localiser un groupe d’attaque de pirates à environ 280 nautiques au nord-est de Mogadiscio.

L’avion luxembourgeois, après un survol du groupe, a confirmé qu’il s’agissait d’un bateau mère présumé agissant avec un skiff d’attaque.

Le bâtiment français Somme, qui a rejoint l’opération Atalante il y a quelques jours, patrouillait dans la zone et a fait route pour intercepter les 2 embarcations suspectes. A l’approche de la Somme, le bateau-mère a accéléré. La Somme a tiré des coups de semonce et a intercepté l’embarcation, avec 7 pirates présumés à bord. Le skiff d’attaque est parvenu à s’enfuir, avec 2 pirates présumés à son bord.

Comme il n’y avait pas assez de preuves pour les traduire en justice, le matériel de piraterie a été confisqué, l’embarcation détruite et les 7 pirates présumés ont été renvoyés en Somalie.

___________________ 3 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un projet de loi adopté

Le Parlement a définitivement adopté un projet de loi pour encadrer et juger les actes de piraterie en mer qui ont touché ces dernières années des plaisanciers, comme le Ponant ou le Carré d’As, mais aussi des bateaux de pêche français dans l’océan Indien.

Ce texte, déjà adopté par le Sénat en mai, a fait l’objet d’un vote conforme de l’Assemblée nationale, à la quasi-unanimité, dans un consensus gauche-droite.

Il permet d’adapter la législation française à la Convention internationale de Montego Bay qui régit la piraterie. Il répond aussi à un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme condamnant la France pour la rétention à bord par la marine française de l’équipage du cargo cambodgien Winner, arraisonné avec un chargement de drogue.

Ce texte "relatif à la lutte contre la piraterie et à l’exercice des pouvoirs de police de l’Etat en mer", réintroduit l’incrimination de piraterie dans le droit pénal français qui avait disparu en 2007.

Il crée un régime permettant la rétention à bord, avec l’intervention d’un juge des libertés et de la détention, et accorde aux commandants les pouvoirs d’un officier de police judiciaire. Il reconnaît aussi aux juridictions françaises "une compétence quasi-universelle pour juger des actes de piraterie commis hors de France, quelle que soit la nationalité du navire ou des victimes" quand ils sont appréhendés par des agents français.

___________________ 2 – Finances et Investissements

Tendances : la Somalie envoie ses pirates à l’école

À la manière des alcooliques anonymes, les pirates somaliens commencent leur rééducation en se tenant devant leurs confrères en en faisant vœux d’abandon de la piraterie.

« Manger de la nourriture que j’ai achetée avec de l’argent légalement gagné est conseillé par l’Islam, c’est pourquoi j’ai décidé d’abandonner la piraterie », a lancé l’un des participants lors du passage du Wall Street Journal.

Commandité par une organisation occidentale qui ne souhaite pas être identifiée, le programme de rééducation permet aux participants d’acquérir des habiletés qu’ils pourront ensuite utiliser pour obtenir un emploi légal. Parmi les sujets enseignés, on retrouve l’entreprenariat et la construction.

Les détournements de bateaux sont passés de 293 en 2008 à près de 370 cette année partout dans le monde. À eux seuls, les pirates somaliens sont responsables de 39 détournements de bateaux en 2010, selon l’International Maritime Bureau.

En réponse à cette augmentation importante du nombre d’attaques, les autorités internationales ont augmenté le nombre de navires de guerre qui patrouillent les eaux somaliennes. Devant cet encadrement plus strict, les pirates somaliens ont simplement décidé d’aller chasser plus loin en mer pour échapper aux navires de guerre.

On devait donc trouver une autre solution pour enrayer le problème. Le programme de réhabilitation, financé à une hauteur de 2,4 M$ pour les trois prochaines années, s’est imposé comme un moyen de rédemption efficace pour les pirates intéressés à adopter une vie plus rangée. Jusqu’ici, le programme a obtenu le soutien des autorités internationales, mais également des aînés des différents clans somaliens et des dirigeants religieux qui utilisent l’Islam pour motiver les jeunes à abandonner le crime.

« L’objectif du programme est de réduire la piraterie en donnant aux jeunes une éducation qui pourra leur amener du travail, a soutenu un membre du programme aux journalistes du WSJ. Dans le passé, les appels à l’abandon de la piraterie sont restés sans réponse parce qu’on n’offrait pas d’emploi alternatif aux jeunes. C’est ce qui fait la force de ce programme.»

La méthode n’est pas nouvelle. En effet, des pays comme l’Arabie Saoudite et l’Inde promettent déjà des emplois à des rebelles en échange de leurs armes et de leur reddition. Le Rwanda a aussi utilisé ce genre de méthode pour réhabiliter les combattants hutus impliqués dans le génocide de 1994.

Le programme s’avère d’ailleurs efficace en Somalie. En effet, le WSJ cite l’exemple de pirates qui, depuis leur passage au monde légal, réalisent des salaires s’élevant jusqu’à 75 000$ par an. D’autres disent s’ennuyer « de l’argent facile » que leur procurait leur vie de pirate et du « contact constant » qu’ils avaient alors avec la mer.

« Je voulais me réhabiliter et avoir une carrière, affirme l’un d’eux. Mais la piraterie nous ramène invariablement à la mer. »

_______________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Cinq Somaliens reconnus coupables aux Etats-Unis d’actes de piraterie

Cinq ressortissants somaliens accusés d’avoir attaqué un bâtiment de la Marine américaine au large des côtes africaines ont été reconnus coupables mercredi d’actes de piraterie.

La décision a été prise par un jury d’un tribunal de Norfolk. Les cinq hommes, présents dans la salle d’audience, ont accueilli dans le silence le jugement qui leur a été lu par un interprète.

Ils risquent la réclusion à perpétuite lors d’une audience qui a été fixée au 14 mars à Norfolk.

Les avocats de la défense avaient argué que les cinq ressortissants étaient des pêcheurs innocents, qui avaient été enlevés par des auteurs d’actes de piraterie.

Mais le ministère public a souligné lors du procès que les cinq Somaliens avaient reconnu avoir attaqué l’"USS Nicholas" le 1er avril, après l’avoir pris par erreur pour un navire marchant. Le bâtiment américain, basé à Norfolk, faisait partie d’une flottille internationale engagée dans la lutte contre la piraterie au large de la Somalie.

26/11/10 (B579) Nouvelles de Somalie – On accuse la mission de paix en Somalie d’avoir la gâchette facile – Plus de 4200 civils tués en Somalie en deux ans – Le nouveau gouvernement n’est pas approuvé (3 articles)

_____________________ 3 – Guinée TV

On accuse la mission de paix en Somalie d’avoir la gâchette facile

Ibrahim Sory


La Mission de paix de l’Union Africaine en Somalie a arrêté six de ses soldats après que deux civils fussent tués par des tirs aveugles à Mogadiscio. L’incident s’est produit mardi quand un convoi de soldats de la paix lourdement armés a ouvert le feu sur des civils entre l’aéroport international et la zone stratégique Km 4 à Mogadishu-Sud.

Le commandant des Casques bleus au service de la mission l’Union africaine en Somalie (Amisom), le major-général Nathan Mugadishio, a présenté ses excuses.

Le major-général Mugisha a qualifié l’incident d’acte malheureux et partage avec le peuple somalien leur douleur.

Il a dit que l’un des blessés a été traité à un établissement médical Amisom, ajoutant que les soldats de la paix étaient prêts à aider médicalement les autres blessés (qui sont traitées à l’hôpital Madina à Mogadiscio), si nécessaire.

"Nous ne sommes pas certains si les militaires étaient en réponse à une menace perçue," le commandant de la force africaine de l’Union, le major-général Mugisha, a déclaré dans un communiqué.

"Cependant, tous les soldats impliqués ont été arrêtés et emmenés dans une prison militaire pendant qu’une enquête est lancée sur les circonstances précises de l’incident."

Les organisations des droits humains et habitants de Mogadiscio ont accusé les soldats ougandais de tir de routine dans l’air pour disperser la foule.

Les victimes civiles sont de plus en plus problématique à Mogadiscio, en tournant les résidents contre les casques bleus et le gouvernement somalien.

De nombreux habitants sont furieux contre les soldats de la paix pour les bombardements dans les villages civils, bien que le maintien de la paix disent qu’ils sont tout simplement retourner le feu sur les insurgés.

Le groupuscule somalien Al-Shabaab lié au réseau de terrorismes internationales al-Qaïda a revendiqué un attentat-suicide qui a frappé Kampala en Juillet et tuait plus de 70 personnes. Le groupe a déclaré qu’il s’agissait d’une vengeance pour les Somaliens innocents tués par des soldats de la paix ougandais.

_____________________ 2 – Métro (Montréal – Canada) avec AP

Plus de 4200 civils tués en Somalie en deux ans

Le seul service d’ambulance encore actif à Mogadisicio a indiqué mercredi que plus de 4200 victimes innocentes ont perdu la vie dans la capitale somalienne depuis deux ans.

Un groupe humanitaire américain affirme pour sa part que la Somalie est plus dangereuse pour les civils que l’Irak ou l’Afghanistan.

Le directeur du service ambulancier, Ali Muse, ajoute que les forces somaliennes et celles de l’Union africaine sont responsables de 80 pour cent des pertes de vie.

Des groupes de défense des droits de la personne, tout comme les résidants de la capitale, accusent fréquemment les soldats de l’Union africaine de répliquer sans discernement — avec des tirs d’artillerie contre des quartiers peuplés — quand ils font l’objet de tirs de mortier de la part des insurgés.

Le directeur exécutif de l’organisme américain CIVIC, explique que la Somalie est plus dangereuse que l’Afghanistan ou l’Iraq parce que les parties en présence font toutes fi de leurs obligations internationales d’éviter les pertes de vie civiles.

_____________________ 1 – Afrique Actu avec VOA

SOMALIE : Le nouveau gouvernement n’est pas approuvé

L’avenir de ce cabinet et celui du gouvernement fédéral de transition, dont le mandat expire dans moins d’un an, sont compromis disent les experts.

Moins d’un mois après sa nomination par le Parlement, le premier ministre Mohamed Abdoullahi Mohamed fait face à une opposition farouche, alors qu’il tente de former son gouvernement.

Il y a deux semaines Mr. Mohamed a annoncé au parlement les membres de son nouveau cabinet, une équipe de technocrates essentiellement issus de la diaspora somalienne. Le groupe de 18 ministres a été largement salué pour sa compétence et son engagement à reconstruire le pays.

Mais lundi, en raison de divergences sur la procédure à savoir s’il fallait opter pour un vote ouvert ou secret, le parlement n’a pas approuvé la nouvelle équipe.

Des bagarres ont même éclaté entre les 550 membres du parlement, selon certains médias, obligeant le président de l’Assemblée, Chérif Hassan Cheikh Aden à reporter le vote sine die.

Depuis sa nomination par le président Cheikh Chérif Cheikh Ahmed, Mohamed Abdullahi Mohamed a répété qu’il formerait un gouvernement basé sur l’expérience.

Le gouvernement fédéral de transition a jusqu’ici fonctionné avec le système 4.5 qui préconise un partage équitable du pouvoir entre les 4 principaux clans et une coalition de groupes minoritaires du pays. Le premier ministre Mohamed a été salué pour sa volonté de rompre avec ce système. Mais vivement critiqué par une frange de députés qui pensent que cet équilibre est nécessaire pour la légitimité du gouvernement.

Or, pour l’expert somalien Afyare Elmi de l’Université du Qatar, ce genre de critiques cache plutôt des intentions de corruption. « Ça n’a rien à avoir avec la légitimité du gouvernement. Le problème est que certains politiques somaliens profitent du statu quo qu’ils essaient d’alimenter et de maintenir. Aujourd’hui, ils ne peuvent pas laisser un changement de cette magnitude avoir lieu !

Selon le professeur Elmi, l’équipe choisie par le premier ministre Mohamed est la meilleure de l’histoire de la Somalie. Il a dit à la VOA que c’est une chance inouïe qui permettra au gouvernement de transition de remplir son mandat avant son expiration en août 2011. Et il semble qu’une bonne partie des somaliens partage cet avis.

Quelques heures après la session parlementaire de lundi des somaliens étaient venus exprimer leur soutien au nouveau premier ministre et avaient appelé le parlement à approuver rapidement le cabinet.

Pour plusieurs analystes cette impasse est un nouveau pas vers l’effondrement du fragile gouvernement de transition. Depuis sa formation en 2004 au Kenya, il est aux prises avec les querelles intestines entre les différents clans et marqué par l’incompétence.

Le gouvernement à moins de 10 mois pour rédiger une nouvelle constitution et organiser des élections générales. Une partie qui ne s’annonce pas facile.

Mais pour le professeur Elmi, c’est une situation de gagnant/gagnant qui se présente au nouveau premier ministre. « Si le nouveau cabinet est approuvé, il s’attaquer à la corruption et cela aura un impact important sur le système politique somalien. Le cas contraire, le gouvernement fédéral de transition sera dissout et une autre instance sera mise su pied, ce qui sera bénéfique aussi pour le pays».

Selon cet expert, le président Cheikh Chérif Cheikh Ahmed sera remplacé par un autre pour faciliter la nomination du nouveau cabinet, appuyé par la communauté internationale.

26/11/10 (B579) Yémen Express – Deux morts dans un attentat à la voiture piégée au Yémen, selon un groupe chiite – Un mort, 8 blessés dans un attentat – Le Yémen, un Etat failli ? (3 articles)

______________________ 3 – Nouvel Obs avec AP

Deux morts dans un attentat à la voiture piégée au Yémen, selon un groupe chiite

Au moins deux personnes ont été tuées et huit autres blessées vendredi dans un attentat-suicide à la voiture piégée contre des chiites qui se rendaient à des funérailles dans le nord du Yémen, a annoncé un porte-parole d’un groupe rebelle chiite.

Mohammed Abdel-Salam a déclaré que le kamikaze avait attaqué le convoi qui se rendait dans la province de Saada pour assister aux funérailles de Badr al-Houthi, le père du chef du groupe rebelle chiite.

Il s’agit du deuxième attentat-suicide contre des chiites cette semaine au Yémen.

Mercredi, un attentat-suicide à la voiture piégée avait frappé un convoi de chiites qui devaient assister à une cérémonie religieuse. Dix-sept personnes avaient été tuées.

Nombre de chiites dans le pays soutiennent les rebelles Houthis, engagés dans une lutte contre les forces gouvernementales.

Les autorités ont imputé l’attentat de mercredi à Al-Qaïda.

______________________ 2 – Europe 1

Yémen: Un mort, 8 blessés dans un attentat

Une personne a été tuée et huit blessées dans un attentat suicide vendredi contre un convoi de dignitaires tribaux se rendant aux funérailles du chef spirituel des rebelles chiites zaïdites dans le nord du Yémen, selon des sources tribales et la rébellion.

L’attaque s’est produite deux jours après un attentat suicide à la voiture piégée qui a coûté la vie à 23 chiites participant à une procession religieuse dans la province d’Al-Jawf, un bastion de la rébellion zaïdite qui a conclu une trêve fragile avec le pouvoir central à Sanaa voilà neuf mois.

Les dignitaires visés se rendaient de la ville de Saada, un autre bastion de la rébellion, vers celle de Dahyan où devaient se dérouler les funérailles de Badreddine al-Houthi, décédé jeudi à l’âge de 86 ans, ont précisé ces mêmes sources.

______________________ 1 – Affaires stratégiques

Le Yémen, un Etat failli ?

Depuis quelques temps, le Yémen défraie la chronique : il est pointé comme pays d’expédition de plusieurs colis piégés récemment interceptés à destination des Etats-Unis. Ces agissements sont systématiquement revendiqués par une des branches d’Al-Qaïda, l’Aqpa, présente dans la péninsule arabique mais dont la stratégie se distingue de celle mise en place par le réseau mère.

Les experts américains n’envisagent pas la possibilité d’une invasion généralisée du pays et du déclenchement d’une nouvelle guerre internationale dans la région. Cependant, ils affirment d’une part qu’il serait judicieux de recourir aux drones pour garder un œil sur la région et d’autre part qu’un renforcement de la collaboration avec les autorités yéménites est indispensable à la lutte contre le terrorisme.

Mais, le territoire yéménite est lui-même secoué par des attentats réguliers ; la communauté le composant est déchirée en son sein : un bras de fer continu s’est instauré entre les autorités étatiques et les rebelles chiites zaydites du Nord récemment touchés par un attentat suicide ayant fait 23 morts.

Il est difficile de déterminer de façon indubitable qui sont les responsables de ces agissements tragiques.

L’Etat yéménite ne parvient plus à asseoir sa légitimité sur son territoire ni à juguler les tensions intercommunautaires exacerbées par l’entrée en jeu des puissances étrangères et notamment régionales.

L’Arabie Saoudite mène une guerre transfrontalière justifiée par une interrelation présumée entre l’Aqpa et les Zaydites, supposés financés par l’Iran.

Les Zaydites se sentent menacés par le salafisme d’origine wahhabite, version très rigoriste de l’islam sunnite, très présent dans la région. Depuis 1962 et l’avènement de la République du Yémen, ils accumulent quantité de ressentiments liée à la suppression de l’imamat « millénaire » fondé par al-Hussein. Depuis les années 1980 s’est opérée une exacerbation des tensions intercommunautaires et le Yémen est devenu le théâtre d’affrontements violents.

La tentative d’arrestation du leader du mouvement zaydite, Husayn Badr al-Din al-Huthi, menée par le gouvernement depuis 2004 a attisé les tensions. Après un cessez-le-feu en 2008, le gouvernement a lancé une nouvelle offensive en août 2009, l’ « Opération Terre Brûlée », dans l’espoir de faire tomber les positions rebelles du Nord.

Les autorités yéménites estiment que l’existence d’une province autonome sous influence zaydite constitue une menace existentielle pour le régime du président Ali Abdullah Salih, mais elles ont également pris conscience de l’impossibilité d’une solution militaire.

Ces combats ont contraint des milliers de civils à quitter leurs terres ; les camps de réfugiés se sont multipliés un peu partout dans le pays pour accueillir les civils en fuite. Ce problème des réfugiés est renforcé par la raréfaction des eaux dans la région et la pénurie alimentaire, le Croissant rouge achemine chaque jour 89.000 litres d’eau à plus de 4.300 personnes déplacées.

Le Yémen apparaît aujourd’hui comme un Etat failli, impuissant à garantir sa propre sécurité intérieure, faute de cohésion nationale. Les Zaydites ont refusé de participer au processus d’uniformisation des identités religieuses encouragé par le système éducatif de l’Etat républicain. Les reformulations identitaires aujourd’hui de plus en plus violentes sont le produit de cet échec à faire naître une unité politique yéménite.

Les appétits sécessionnistes au Nord et la résurgence d’Al-Qaïda au Sud ébranlent le pouvoir central contraint de prendre en compte le jeu sous-jacent des puissances extérieures : les Etats-Unis, qui sont les premiers menacés par cette nouvelle forme de terrorisme à petits moyens, travaillent à convaincre l’Arabie saoudite de prêter main forte au gouvernement et laisser de côté, un temps, le reflux de la menace de l’émergence d’un Etat chiite à sa frontière Sud pour refouler la menace terroriste représentée par l’Aqpa.

26/11/10 (B579) Ils qualifient cela de « diplomatie médicale » !! . Les officiers américains vont aussi à la soupe dictatoriale, pour compléter leurs collections de « hochets » exotiques. Peut-être l’Ordre des Brosses à Reluire se décidera-t-il un jour à coopter des officiers américains. C’est cela le progrès ! (Version originale en Anglais et traduction en Français non garantie – Google) (Source Département d’Etat US)

_______________ 1 – Version originale en Anglais

Djibouti Honors U.S. Navy Surgeon General for Medical Work

By Cheryl Pellerin
American Forces Press Service

The U.S. Navy Surgeon General has received Djibouti’s highest honor for work performed in that country by the men and women of Navy medicine to enhance infectious disease surveillance there and in the region.

U.S. Navy Surgeon General Vice Adm. Adam M. Robinson Jr. receives the Djibouti Medal of the Commander of the National Order, that nation’s highest award, by Djibouti Prime Minister Dileita Mohamed Dileita. Robinson accepted the award on behalf of the U.S. Navy Medical Research Unit-3, whose work over the past decade has enhanced infectious disease surveillance in Djibouti. U.S. Navy photo by Capt. Cappy Surette

Over the past decade, scientists from U.S. Navy Medical Research Unit 3 based in Cairo, Egypt, have worked in Djibouti to develop surveillance systems for contagions like malaria, tuberculosis and flu that affect servicemembers deployed there and the people of Djibouti and the Horn of Africa.
“It was quite an honor to receive the Djiboutian Commander of the National Order medal because it represents the work of NAMRU-3,” Navy Vice Adm. (Dr.) Adam Robinson told American Forces Press Service.
“It represents the men and women from Navy medicine who have come to help not only with health protection for our forces and for other allied forces there,” Robinson added, “but also to help the Djiboutian population [with] public health, sanitation, water and infectious diseases.”

Prime Minister Dileita Mohamed Dileita presented Robinson the award in Djibouti Nov. 14.

Robinson said countries that make up the Horn of Africa host forces from the United States, Japan, France and many other nations.

“From a force-health-protection perspective,” he said, “we need to make sure we understand those [endemic infectious] diseases and how we can treat them and how we can prevent them, if at all possible.”

As the scientists of NAMRU-3 work on diseases and public health infrastructure, Robinson said, “we like to partner with the host nation in helping build up the resources they need to do the same for their population.”

In a triangular, 1.2-hectare compound in eastern Cairo, in the shadow of the 1,500-bed Abbassia Fever Hospital, a team of Navy and Army scientists, U.S. civilian employees, Egyptian scientists and technicians, and contractors staff the 63-year-old NAMRU-3.

NAMRU-3 started in Egypt in 1942 as a way for the U.S. National Typhus Commission to control outbreaks of that bacterial disease among the forces fighting World War II, Robinson said. By 1946 NAMRU-3 was a going concern.

The direct mission of NAMRU-3, he said, is to support U.S. military personnel in the region by studying viruses, intestinal diseases and disease carriers, called vectors, like ticks and mosquitoes.

The organization’s medical scientists also perform and teach disease surveillance, which means keeping track of the most important local infectious disease threats.

In these efforts they work closely with the Egyptian Ministry of Health and Population, other countries’ ministries of health, the U.S. Centers for Disease Control and Prevention, the World Health Organization and the World
Organization for Animal Health.

Today, Robinson said, NAMRU-3 is the largest military overseas laboratory in the world.

“We’ve developed partnerships with host nations throughout Africa, Asia and South America based on force protection, global health, disease surveillance and public health infrastructure,” he said.

Disease surveillance is a system that can be established or enhanced in any country, Robinson said.

“So we can look at a specific disease, for instance malaria,” he said. “We can look at where it’s striking, what population it’s striking and how it’s infecting the population.”

Surveillance teams also look at the mosquito and the mosquito-control element that has to do with malaria, and perform vaccine preparation and research to try to stop malaria from spreading.

“Then we need to make sure that we educate not only our nation but also scientists in our organization and scientists in the global health community so they will understand what we’re doing and what we’re accomplishing in terms of treating different diseases and developing new vaccines,” Robinson said.

“I took malaria as an example but you can do the same thing with tuberculosis, diarrheal diseases and with zoonotic diseases that are passed from wild animals and cattle to people,” he added.

NAMRU-3 scientists also engage in an activity not in the official NAMRU mission statement — they make sure they are good neighbors, passing along the benefits of science and medical research to the institutions and citizens of nearby nations.

Robinson and others call it medical diplomacy.

“Medical diplomacy is the way to communicate with men and women because medicine, very much like music, is an international language,” Robinson said.
In Djibouti, NAMRU-3 has been a major partner in helping secure education and knowledge “so we can help them as they establish their public health departments and their public health infrastructure,” he said.

“That means training physicians and scientists,” he added, “and helping developing laboratory capacity, laboratory equipment and the kinds of things that will allow the Djiboutians to have a very solid public health system.”

Partnering with scientists and communities in nations around the world, Robinson said, “the men and women of Navy medicine help build security and in doing that we also build hope.”

_________ 2 – Version traduite en Français sous Google
L’ARDHD met à disposition des lecteurs qui ne parlent pas l’Anglais, cette traduction réalisée de manière automatique, qui comporte de nombreuses imperfections.

Distinctions Djibouti US Surgeon General Marine pour travaux médicaux

Par Cheryl Pellerin
Service de presse des Forces américaines

L’US Navy Chirurgien général a reçu la plus haute distinction de Djibouti pour le travail effectué dans ce pays par les hommes et les femmes de la médecine navale à renforcer la surveillance des maladies infectieuses il et dans la région.

US Navy Surgeon General vice-amiral Adam M. Robinson Jr. reçoit la Médaille Djibouti du commandant de l’Ordre National, la plus haute distinction de ce pays, par Djibouti Premier ministre Dileita Mohamed Dileita. Robinson a accepté le prix au nom de l’US Navy Medical Research Unit-3, dont le travail au cours des dix dernières années a renforcé la surveillance des maladies infectieuses à Djibouti. US Navy photo par le capitaine Cappy Surette

Au cours de la dernière décennie, des scientifiques de l’US Navy Medical Research Unit 3 basé au Caire, en Egypte, ont travaillé à Djibouti de développer des systèmes de surveillance des maladies contagieuses comme le paludisme, la tuberculose et la grippe qui affectent Servicemembers qui y sont déployées et le peuple de Djibouti et la Corne de l’Afrique .

«C’était tout un honneur de recevoir le commandant djiboutien de la médaille d’ordre national, car il représente le travail de NAMRU-3, » Marine le vice-amiral (Dr) Adam Robinson dit American Forces Press Service.

« Il représente les hommes et les femmes de la médecine marine qui sont venus pour aider non seulement à la protection de la santé pour nos forces et d’autres forces alliées là», a ajouté Robinson, «mais aussi pour aider la population djiboutienne [avec] la santé publique, l’assainissement, l’eau et les maladies infectieuses. « 

Le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita a présenté Robinson le prix à Djibouti le 14 novembre.

Robinson a dit pays qui composent les forces d’accueil Corne de l’Afrique des États-Unis, le Japon, la France et de nombreux autres pays.

« Du point de vue à force de protection sanitaire, dit-il, » nous devons nous assurer de comprendre ces maladies [infectieuses endémiques] et comment nous pouvons les traiter et comment nous pouvons les éviter, si possible. « 

Comme les scientifiques de la NAMRU-3 travaux sur les maladies et les infrastructures de santé publique, Robinson a déclaré: «nous aimons travailler en partenariat avec le pays hôte en aidant à créer les ressources dont ils ont besoin de faire de même pour leur population. »

Dans une triangulaire, composé de 1,2 hectare au Caire de l’Est, à l’ombre des 1500 lits Abbassia Fever Hospital, une équipe de la Marine et l’Armée des scientifiques, des employés civils américains, les scientifiques égyptiens et les techniciens, les entrepreneurs et le personnel de la 63-ans NAMRU-3.

NAMRU-3 a commencé en Egypte en 1942 comme un moyen pour le US National Typhus Commission pour contrôler les épidémies de cette maladie bactérienne parmi les forces combattantes la Seconde Guerre mondiale, a déclaré Robinson. En 1946, NAMRU-3 a été une préoccupation va.

La mission directe de NAMRU-3, at-il dit, est de soutenir le personnel militaire américain dans la région par les virus des études, des maladies intestinales et les vecteurs de maladies, des vecteurs, appelés, comme les tiques et les moustiques.

sciences médicales de l’organisation aussi produire et à enseigner la surveillance des maladies, ce qui signifie garder la trace des plus importants locales menaces de maladies infectieuses.

Dans ces efforts, ils travaillent en étroite collaboration avec le Ministère égyptien de la Santé et de la population, les ministères des autres pays de la santé, les US Centers for Disease Control and Prevention, l’Organisation mondiale de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé animale.

Aujourd’hui, a dit Robinson, NAMRU-3 est le plus grand laboratoire militaire à l’étranger dans le monde.

«Nous avons développé des partenariats avec les pays d’accueil à travers l’Afrique, en Asie et en Amérique du Sud basée sur la protection des forces, la santé globale, la surveillance des maladies et des infrastructures de santé publique, dit-il.

La surveillance des maladies est un système qui peut être établis ou améliorés dans tous les pays, a dit Robinson.

« Ainsi, nous pouvons comparer à une maladie spécifique, pour le paludisme, par exemple, dit-il. « Nous pouvons voir où il est frappant, quelle population il est frappant et comment il est infecter la population. »

Les équipes de surveillance aussi regarder le moustique et l’élément de lutte contre les moustiques qui a à voir avec le paludisme, et d’effectuer la préparation de vaccins et de la recherche pour tenter de stopper la propagation du paludisme.

« Ensuite, nous devons nous assurer que nous éduquer non seulement notre pays mais aussi des scientifiques dans notre organisation et des scientifiques dans la communauté sanitaire mondiale afin qu’ils comprennent ce que nous faisons et ce que nous accomplir en termes de traitement de différentes maladies et en développement nouveaux vaccins », a dit Robinson.

« J’ai pris l’exemple du paludisme, mais que vous pouvez faire la même chose avec la tuberculose, les maladies diarrhéiques et les maladies zoonotiques qui sont passés à partir d’animaux sauvages et le bétail aux gens », at-il ajouté.

NAMRU-3 scientifiques ont également s’engager dans une activité qui n’est pas dans l’énoncé de mission NAMRU officiels – ils s’assurer qu’ils sont de bons voisins, en passant le long de la bienfaits de la science et la recherche médicale pour les institutions et les citoyens des nations voisines.

Robinson et d’autres appellent cela la diplomatie médicale.

«Diplomatie médicale est le moyen de communiquer avec les hommes et les femmes parce que la médecine, tout comme la musique, est une langue internationale», a dit Robinson.

A Djibouti, NAMRU-3 a été un partenaire majeur en aidant l’éducation sécurisé et des connaissances « afin que nous puissions les aider à établir leurs services de santé publique et de leurs infrastructures de santé publique, dit-il.

«Cela signifie que la formation des médecins et des scientifiques, at-il ajouté, » et d’aider le développement des capacités de laboratoire, matériel de laboratoire et le genre de choses qui permettront à l’Djiboutiens d’avoir un système de santé publique très solide. « 

En partenariat avec les scientifiques et les communautés dans les pays du monde entier, a dit Robinson, «les hommes et les femmes de la médecine Marine aider à renforcer la sécurité et, ce faisant, nous avons également susciter l’espoir.