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17/12/10 (B582) Nouvelles de Somalie – le président Sharif déterminé à réorganiser son armée – Les Somaliennes se battent pour leur sécurité (2 articles)

_______________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: le président Sharif déterminé à réorganiser son armée

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed s’est dit déterminé à réorganiser l’armée gouvernementale, après avoir passé trois jours sur une base militaire à Mogadiscio.

"Nous avons passé les derniers jours aux côtés de l’armée ici", a déclaré jeudi soir le président Sharif, devant plusieurs centaines de soldats des forces gouvernementales et leurs officiers.

M. Sharif est installé depuis mardi à Villa Baïdoa, l’une des principales bases de l’armée dans la partie sud de Mogadiscio sous contrôle du gouvernement.

"Nous avons rassemblé toutes les informations qui nous permettront d’améliorer le fonctionnement de l’armée et de réorganiser les forces de sécurité", a-t-il expliqué.

"Je peux vous assurer que les forces armées seront bientôt en mesure d’apporter des changements considérables à la situation militaire dans le pays, et à Mogadiscio en particulier", a affirmé le chef de l’Etat, dont l’autorité se limite à quelques quartiers de la capitale face aux islamistes shebab, qui contrôlent l’essentiel de la ville et la quasi-totalité du centre-sud du pays.

Le président Sharif ne sort que très rarement de la présidence Villa Somalia, alors que le gouvernement ne survit que grâce à la présence à Mogadiscio d’environ 8.000 soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Union africaine (Amisom).

"Nous en sommes au stade final de préparation de l’armée (…) pour défendre le pays face à ses ennemis (…)", a encore affirmé M. Sharif.

Rarement payées, peu efficaces, les forces du TFG connaissent de gros problème de discipline, de désertion et de détournements de matériels, malgré le soutien de la communauté internationale, et la formation assurée par plusieurs armées européennes en Ouganda.

Revêtu d’un treillis militaire, M. Sharif a multiplié pendant son séjour à Villa Baïdoa les réunions avec les commandants de ses forces armées.

"Le président est resté avec nous depuis mardi. Il a rencontré tous les commandants et a discuté avec eux de la situation militaire", a indiqué le lieutenant-colonel Mohamed Jama.

"Je pense qu’il est désormais déterminé à lancer l’offensive finale pour éliminer totalement les militants d’Al-Qaïda du pays", a assuré cet officier.

Le président "n’est plus occupé à d’autres choses, il ne parle que d’affaires militaires et liées à la sécurité", a-t-il dit.

"Le temps des paroles semble terminé, le président a compris la menace des shebab comme nous la comprenons. Mais s’il est sérieux dans ses efforts, il doit d’abord payer les soldes des militaires", a commenté le colonel Abukar Abdi.

Les déclarations du président Sharif interviennent alors que les attaques des shebab contre les positions du gouvernement et de l’Amisom ont repris un rythme quasi-quotidien.

____________________________ 1 – Youphil

Les Somaliennes se battent pour leur sécurité

Même dans les camps de réfugiés, les femmes somaliennes ne sont pas en sécurité. Les autorités sont incapables de protéger les populations locales.

Vingt ans de conflit, et la Somalie ne se relève toujours pas. Les reporters de la BBC sont allés à la rencontre de femmes, au nord du pays, dans le camp de réfugiés Gaalhacyo. Accéder à ces zones, où les chebabs (jeunes hommes) d’Al-Qaeda sévissent n’est pas chose aisée. Le gouvernement n’arrive d’ailleurs pas à y assurer la sécurité de tous, comme le prouvent les témoignages de ces femmes.

Dans le camp, où 30.000 personnes ont été installées par l’UNHCR, elles travaillent, apprennent à reprendre le cours de leur vie en main, mais restent particulièrement menacées par les hommes. Quasiment toutes ont été victimes d’attaques sexuelles.

17/12/10 (B582) Radio-Trottoir : l’affaire Borrel : vers de nouveaux rebondissements possibles au Royaume uni ? (Attention information non validée pour le moment)

Nous venons d’être informés du fait que de nouveaux témoins, réfugiés en Angleterre, souhaiteraient s’exprimer à propos de l’affaire Borrel.

Comme nous sommes encore dans l’incapacité de vérifier cette information, nous recommandons aux lectrices et aux lecteurs de la considérer avec la plus extrême prudence, car il peut toujours s’agir soit d’une vantardise, soit d’une opération de désinformation.

Mais comme on dit, il n’y a jamais de la fumée sans feu …

Si l’information était vérifiée dans l’avenir (ce qui, répétons-le, n’est pas le cas, actuellement), on pourrait s’interroger sur la volonté britannique d’entendre les témoins … et la position que prendrait leur diplomatie, face à la France … ???


17/12/10 (B582) Yémen Express – un groupe d’Américains attaqué, pas de blessé – AU YÉMEN, LES MÉDIAS NE DISENT PAS TOUT – tirs: trois morts – Attentat : 5 soldats tués par al-Qaïda dans le sud du pays- un agent des renseignements sort indemne d’un assassinat – Les législatives en avril 2011 (7 articles)

___________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un groupe d’Américains attaqué, pas de blessé

Un Jordanien a attaqué mercredi une voiture transportant des Américains au Yémen, dans la banlieue sud de la capitale Sanaa, sans faire de blessé, a indiqué jeudi un responsable des services de sécurité.

"Un homme a jeté une grenade sur une voiture transportant un certain nombre d’Américains qui se rendaient au restaurant", a-t-il expliqué, ajoutant qu’une patrouille des forces de sécurité qui se trouvait à proximité avait pu arrêter l’agresseur présumé, "un Jordanien âgé de 18 ans".

L’attaque a eu lieu dans un quartier diplomatique dans le sud de Sanaa, a-t-il indiqué, sans préciser si les cibles étaient des diplomates.

A Washington, le département d’Etat a confirmé l’attaque.

L’attaque a été perpétrée contre un véhicule de l’ambassade, et les passagers pourraient faire partie du personnel de l’ambassade, mais cela doit être confirmé, a indiqué Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Le Yémen, pays d’origine de la famille d’Oussama ben Laden et base d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), a servi de base arrière pour de nombreuses attaques visant les Etats-Unis.

Deux colis piégés expédiés depuis le Yémen à destination des Etats-Unis ont été découverts fin octobre, et un étudiant nigérian est soupçonné d’avoir tenté de faire exploser, le jour de Noël 2009, un avion de ligne américain, deux opérations revendiquées par Aqpa.

Les ambassades et diplomates occidentaux sont aussi la cible d’attaques périodiques au Yémen. Trois personnes dont un diplomate ont été blessées lorsqu’une voiture de l’ambassade britannique a été la cible d’un lance-grenade début octobre, tandis que l’ambassadeur britannique a échappé de peu à la mort lorsqu’une voiture piégée a visé son convoi fin avril.

En septembre 2008, 18 personnes étaient décédées – mais aucun ressortissant américain – dans un attentat à la bombe contre l’ambassade américaine à Sanaa.

____________________ 6 – Leuromag

AU YÉMEN, LES MÉDIAS NE DISENT PAS TOUT

Au Yémen, il y a plus à voir qu’on ne le dit dans les médias

Londres – Le mois dernier, pour avoir soutenu l’intervention militaire au Yémen, un parlementaire britannique a été poignardé par une jeune britannique musulmane. En focalisant l’attention sur cette étudiante de 21 ans, Roshonara Choudhry, les médias britanniques ont jeté un éclairage inquiétant sur le Yémen. Selon The Guardian, elle déclaré à la police : “J’ai suivi les cours d’ Anouar Al Aoulaki… C’est un érudit islamique. Il vit au Yémen”.

Les médias ne s’intéressant qu’aux prêches en ligne d’Al-Aoulaki, à son rôle dans le lancement d’un nouveau magazine d’Al-Qaeda, et au combat que mène le gouvernement yéménite contre Al-Qaeda, le Yémen réel, lui, a disparu. Et pourtant c’est bien dans le vécu de celui-ci — celui de l’immense majorité de la population, pas celui de quelques centaines d’activistes — qu’on trouve la clé d’une meilleure compréhension, propre à démolir les stéréotypes et peut-être, en fin de compte, moins extrémiste.

Dans un café du centre de Londres, près de la station King’s Cross, Aboubakar al-Shamahi, Yéménite né en Grande-Bretagne parle avec passion de son pays en sirotant son chocolat chaud. Pas une seule fois il ne parle d’extrémisme. En revanche, de la corruption, oui, il parle : il craint que l’argent des donateurs ne soit pas dépensé dans le développement à long terme. Il sourit en pensant aux efforts de ses parents pour le marier, il est près de l’extase en pensant à la beauté de la vieille cité de Sanaa. Personne de sa connaissance n’a, le moins du monde, été influencé par les prêches radicales d’al-Aoulaki.

Voilà bien le Yémen réel. Ce n’est pas le discours mensonger sur un Yémen habité par la haine de l’Occident, et camp d’entraînement d’activistes. Dans ce pays de plus de 22 millions d’habitants, dont plus de 70 % ont moins de 25 ans, si l’on se bat c’est pour le développement et pour le privilège de rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce. Voilà ce que la jeunesse anglophone du Yémen raconte à la face du monde sur Facebook. Un Yéménite canadien de 32 ans, Issmat Alakhali, a rassemblé plus de 4500 utilisateurs sur la page qu’il a ouverte en janvier dernier, “Je connais quelqu’un au Yémen, ce n’est pas un terroriste”. Plus récemment, un autre jeune Yéménite, Atiaf A., a démarré un projet de vidéo intitulé “Je suis yéménite, je ne suis pas terroriste”.

Cependant, interviewé en mai dernier, Al Aoulaki disait pouvoir se déplacer librement parmi les tribus du Yémen, parce que “le peuple du Yémen hait les Américains”. Ce n’est pas vrai. La plupart des jeunes Yéménites apprennent l’anglais non seulement parce que c’est la langue internationale des affaires, mais aussi parce qu’ils rêvent d’émigrer aux Etats-Unis ou en Europe, pour y étudier ou travailler.

Pour le jeune Yéménite moyen, les problèmes du quotidien sont plus importants que la politique. Les diplômés en sont à espérer trouver du travail. Les jeunes hommes se battent à la recherche d’emplois pour pouvoir se marier. Les jeunes couples doivent faire face à la hausse des prix. La moitié, environ, de la population a moins de deux dollars par jour pour vivre, et les indicateurs du développement social — sous-alimentation des enfants, mortalité maternelle, performances de l’école — restent extrêmement bas, selon le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies.

Dans le nord, des centaines de milliers de Yéménites ont été déplacés à cause de six guerres entre le gouvernement et les rebelles Houthis. Au sud, un mouvement sécessionniste en expansion menace l’unité du pays, alors que tous les mois des milliers de réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants pour raison économique débarquent sur les places, venant de la Corne de l’Afrique. Dans tout le pays, la prochaine génération aura à se battre pour avoir de l’eau à boire, dès lors que la population continue d’augmenter et que les aquifères, déjà épuisés, s’assèchent rapidement.

Au lieu de s’appesantir, toujours, sur Al Qaeda, les médias internationaux devraient plutôt mettre en valeur les initiatives de jeunes comme Resonate! Yemen, Moi et mon pays, Ayoon Shabah (“les yeux de la jeunesse” en arabe) et le Parlement des enfants yéménites pour s’attaquer à certains des autres problèmes du pays. Ils devraient mettre en valeur des entrepreneurs sociaux, comme Hayat al-Hibshi, fondatrice de la Assada Women’s Association, pour aider les filles venant de milieux pauvres et marginalisés à fréquenter l’école.

De plus, les médias devraient mettre l’accent sur les échanges positifs entre les communautés musulmanes du Royaume-Uni et du Yémen, comme l’association bénévole anglo-somalienne, qui a aidé à créer cette année, à Sanaa, une crèche pour les jeunes mères réfugiées.

Si la presse faisait plus de cas du changement positif voulu par les communautés, au lieu de se braquer sur le terrorisme, elle contribuerait à évacuer les stéréotypes négatifs qui ont cours en Occident sur le Yéménite et le musulman. Il en résulterait davantage de respect pour les musulmans dans les pays occidentaux, un recul du sentiment d’aliénation qu’éprouvent leurs enfants et, qui sait, une moindre disponibilité à écouter un prédicateur radical.

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* Alice Hackman vient de rentrer à Londres après deux années passées à Sanaa en qualité de reporter et de responsable des chroniques spéciales du Yemen Times. Suivre ce lien pour accéder à son blog au Yemen: aliceauyemen.blogspot.com. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).

Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 10 décembre 2010, www.commongroundnews.org

____________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Yémen/tirs: trois morts

Deux soldats et un activiste sudiste ont été tués dans des accrochages armés aujourd’hui dans la province de Lahaj dans le sud du Yémen, a annoncé un responsable des services de sécurité.

Selon ce responsable, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, les soldats habillés en civil poursuivaient un "activiste recherché qui circulait à moto" dans la ville de Habilaïn. "Ils ont ouvert le feu, le tuant. C’est alors que des activistes sudistes sont arrivés sur place et ont abattu les soldats".

Une source médicale a indiqué pour sa part que "les corps de deux soldats tués ont été transportés à l’hôpital de la ville ainsi que deux blessés parmi les activistes sudistes".

Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus. Cette instance appelle à une séparation du sud qui était un Etat indépendant avant 1990 et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen.

____________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Le Yémen appelle l’UE à lever son interdiction sur les transports aériens de marchandises

Le Yémen a renouvelé mercredi son appel à l’Union européenne (UE) pour qu’elle lève son interdiction sur les transports aériens de marchandises en provenance du Yémen, mise en place après la détection de colis piégés à bord d’avions yéménites à destination des États-Unis en fin octobre dernier, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Cet appel a été lancé lors d’une réunion officielle à Sanaa, capitale du pays, entre le ministre yéménite des Transports Khaled al-Wazir et les ambassadeurs de l’UE au Yémen.

"Cette interdiction n’est pas bénéfique pour les efforts communs des partenaires internationaux et du Yémen dans la lutte contre le terrorisme", déclaré le ministre.

Son pays est disposé à recevoir toute équipe de sécurité que l’ UE souhaiterait dépêcher pour étudier les mesures de sécurité récemment adoptées dans tous les aéroports yéménites, a-t-il dit.

"Le gouvernement yéménite a déployé des équipes de sécurité et introduit des systèmes de contrôle supplémentaires pour renforcer la sécurité dans tous les aéroports du pays", rapporte Saba citant M. al-Wazir.

Plus tôt dans la semaine, les médias officiels avaient rapporté que le Qatar et les Émirats arabes unis avaient annulé leur interdiction sur les transports aériens de marchandises en provenance du Yémen.

Un certain nombre de pays ont imposé des interdictions sur les vols de transport de passagers ou de marchandise en provenance du Yémen par mesure de précaution après les tentatives d’expédition de colis piégé par le Yémen à des cibles aux États-Unis, tentatives déjouées en fin octobre dernier dans des aéroports de Dubaï et de Londres.

Le mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap, basé au Yémen) avait par la suite revendiqué ces tentatives, faisant voeu de lancer davantage d’attaques terroristes contre les États-Unis et leurs alliés.

Le gouvernement yéménite avait protesté contre ces interdictions, les considérant comme "une punition collective pour les Yéménites".

Le gouvernement allemand a levé le 13 novembre son interdiction sur les vols de passager en provenance du Yémen, tout en maintenant l’interdiction sur les transports de marchandise, indique Saba.

__________________ 3 – CasaFree (Maroc)

Attentat au Yémen : 5 soldats tués par al-Qaïda dans le sud du pays

Des hommes armés de la branche d’al-Qaïda basée au Yémen ont attaqué mercredi un véhicule blindé, tuant au moins cinq des soldats se trouvant à son bord dans la province d’Abyan, située dans le sud du Yémen, a confirmé un responsable de la sécurité provincial.

"Les militants ont d’abord fait exploser une petite bombe placée en bordure de route, le véhicule blindé dans la région d’Asulaimania, de la ville de Lodar, et les militants d’al-Qaïda ayant tiré des grenades propulsées par fusée contre les soldats qui essayaient d’évacuer, tuant cinq soldats et détruisant le véhicule", a indiqué à l’agence Xinhua le responsable sous couvert d’anonymat.

La province d’Abyan est le théâtre d’une série d’attentats meurtriers mises en oeuvre par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) depuis le début de cette année, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés depuis le début de cette année.

Le Yémen, berceau natal d’Oussama Ben Laden, a intensifié ses opérations de sécurité et les raids aériens contre Al-Qaïda après que le groupe eut revendiqué la responsabilité d’avoir envoyé des colis piégés à bord d’un avion cargo à destination des Etats-Unis fin octobre.

_____________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yemen : un agent des renseignements sort indemne d’un assassinat

Un officiel des renseignements a survécu lundi à un attentat à la bombe qui aurait été installée par des militants d’al-Qaïda à Abyan, province du sud du Yémen, bastion du groupe terroriste, ont rapporté les médias locaux.

Le vice-directeur de la sécurité politique de Zinjibar, chef lieu d’Abyan, le colonel Ahmed Ali Matrees, est sorti indemne de la bombe qui a explosé quelques instants avant l’arrivée de son véhicule au siège des renseignements, a indiqué le site Internet du parti au pouvoir.

Le véhicule a été légèrement endommagé alors que M. Matrees s’ en est est sorti sain et sauf, selon le site Internet "almotamar. net".

D’après des témoins, c’étaient deux militants en moto qui ont fait exploser la bombe.

"Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) a distribué en septembre une liste de 55 noms d’agents de la sécurité d’Abyan devant être assassinés, le colonel Ahmed Ali Matrees était sur cette liste", a ajouté le portail Internet.

________________________ 1 – Europe 1

Yémen: Les législatives en avril 2011

Le parti au pouvoir au Yémen a annoncé mardi que les élections législatives, prévues initialement en 2009, auraient lieu en avril 2011 malgré le risque d’un boycottage de l’opposition, qui conteste un amendement du code électoral.

L’opposition parlementaire — formée notamment des socialistes et des islamistes du parti al-Islah — a brandi lundi la menace d’"un soulèvement populaire" et réclamé un nouveau report du scrutin.

Le mandat de l’actuel Parlement avait été prolongé de deux ans, jusqu’en avril 2011, en vertu d’un accord conclu en février 2009 entre le CPG et les partis de l’opposition parlementaire, qui avaient convenu d’engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire.

Refusant de "céder sur la tenue des élections législatives" en avril, le Congrès populaire général du président Ali Abdallah Saleh affirme, dans son communiqué, "maintenir ouverte la porte du dialogue" avec les partis de l’opposition qu’il appelle à "revenir à la raison".

17/12/10 (B582) ALERTE ROUGE – Des responsables et des militants ont été incarcérés à Djibouti à la prison de Gabode. Parmi eux 5 jeunes lycéens !!! Guelleh, pour le seul intérêt personnel d’assurer sa réelection s’attaque maintenant à la jeunesse du pays, qui est hostile à son projet illégal de 3ème mandat. Il fait incarcérer à Gabode 5 jeunes !

La situation des prisonniers politiques membres de l’ARD arrêtés à Tadjourah et qui avaient été transférés à Djibouti vient de s’aggraver ce jeudi.

Alors que le jeune lycéen Idriss Youssouf avait retrouvé sa liberté, jeudi 16
décembre 2010 et qu’il avait pu quitter le Fichier central de Djibouti, sept autres
détenus politiques, membres de l’ARD, ont été incarcérés à la prison de Gabode.

Les motivations ‘officielles" de ces incarcérations n’ont pas été communiquées !!

Les personnes concernées sont :

  • Mohamed Ismaël Aden, du comité exécutif de l’ARD, transféré à Gabode le mercredi 15/12.
  • Youssouf Ambassa, président de la fédération de l’ARD à Tadjourah, transféré à Gabode le mercredi 15/12.
  • Idriss Ali Mohamed, jeune lycéen, transféré à Gabode le jeudi 16/12
  • Idriss Houssein Bakhat Siradj, jeune lycéen, transféré à Gabode le jeudi 16/12
  • Souleyman Ali Dabalé, jeune lycéen, transféré à Gabodele jeudi 16/12
  • Mohamed Abayazid Mohamed, jeune lycéen, transféré à Gabodele jeudi 16/12
  • Gadito Bourhan Abdallah, jeune lycéen, transféré à Gabode le jeudi 16/12

17/12/10 (B582) Communiqué de l’ACSAO, pour rappeler les détails de la manifestation organisée demain à Ottawa.

ify »>Manifestation du 18 décembre 2010 à Ottawa :

rappel et dernières instructions

Elle se déroulera comme suit :
De 11 :30 à 12 :30 (midi) sur la Colline parlementaire.
De 12 :30 à 13 :30 devant l’ambassade américaine à Ottawa
De 13 :30 à 14 :30 devant l’ambassade française au 42 Promenade Sussex

La marche se limitera aux trottoirs des rues suivantes :

Wellington/Rideau entre la Colline du Parlement et l’Avenue de Mackenzie ;

l’Avenue Mackenzie entre la Rue de Rideau et la Rue St. Patrick ;

St. Patrick entre l’Avenue Mackenzie et le chemin Sussex;

chemin Sussex entre St. Patrick et l’Ambassade de France.

Programme de l’après-midi

Conférence à partir de 15 :00

Lieu : Université du Québec en Outaouais (UQO)
à la salle D-0443-0445.
Débat autour du concept de « Nation-État » dans la sous-région et à Djibouti en particulier.

Les points suivants seront abordés :
Histoire et Peuples
Indépendance et Souveraineté
Paix et Concorde civile.
Citoyenneté.

Abdoulkader Mohamed
Président de l’A.C.S.A.O

17/12/10 (B582) DECLARATION COMMUNE D’UDT ET DE LA LDDH relative à la situation alarmante des dockers du port international de la République de Djibouti.

Depuis quelques années les dockers djiboutiens, qui sont au nombre de 3800, dépendent du Bureau de la main d’oeuvre (BMO) des dockers du port de Djibouti. Ils sont confrontés, de plus en plus, à des dénis de droit systématiques et flagrants tant sur le plan professionnel que pour celui des garanties sociales.

Leurs niveaux de vie, d’existence et de dignité humaine se dégradent inexorablement au fil de temps. Désormais, ils sont classés comme des citoyens de second rang, voire comme des parias.

Pour le quasi majorité d’entre eux, Ils sont privés du droit au travail ou sinon, ils doivent accepter d’être exploités comme des bêtes de somme qui ne peuvent prétendre à aucune couverture sociale ni à aucune contrepartie salariale.

Comme ils doivent travailler à l’heure ou à la tache, en tant que travailleur journalier, le tour d’embauche censé les faire travailler à tour de rôle, n’est pas respecté. Seul un petit groupe, favorisé par le BMO, est embauché systèmatiquement afin de bénéficier de la couverture de la sécurité sociale.

La grande majorité d’entre eux ne voit plus jamais arriver leur tour, qui est atgtribué dans les faits à une minorité de favorisés.

Dans l’année, certains ne travaillent qu’une ou deux fois par semaine ou même par mois. Parfois ils sont contraints au chomage durant une année, sans aucune explication ni recours possible.

Ce qui les plonge dans l’indigence forcée et les expose, avec leurs familles, à la famine et à la misère.

De ce fait c’est une population de plus de vingt mille individus (les dockers et leurs familles) qui se retrouvent "de facto" sans aucune ressource et contraints à la pauvreté la plus absolue, à la maladie, ainsi qu’à l’impossibilité d’accèder aux soins.

Par voie de conséquence, combien de morts chaque année parmi ces travailleurs fragilisés par manque de soins et par non assistance à personne en danger ?

Cela étant, plus de 96% des dockers n’ont droit à aucune protection sociale et encore moins à la retraite.

Depuis plusieurs décennies que la corporation des dockers existent et jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’a bénéficié d’une retraite. Pourtant lorsqu’ ils travaillent à l’heure ou à la tache, les compagnies, qui les emploient retiennent systématiquement sur leurs bulletins de salaire journaliers, les cotisations sociales qui sont versés à l’OPS (Office pour la protection sociale) (Maladie et retraite).

Selon un contrôle officiel effectué il y a quelques années, l’OPS recevait des cotisations mensuelles évaluées de dix à vingt millions de la part des dockers sans que ces derniers ne reçoivent aucune contrepartie en retour, c’est-à-dire ni soin et prise en charge des frais d’hospitalisation même en cas d’accident du travail, ni retraite.

En outre, selon de source fiable, en termes de pourcentage, la part de cotisation prélevée sur les salaisres des dockers était supérieure à celles des autres secteurs économiques du pays.

Et pourtant, en cas d’accident de travail ou de maladie, ces lésés en droit, ne reçoivent de la part de leurs employeurs ni bulletins de prise en charge (parce qu’en réalité ils n’ont pas été déclarés à l’OPS), ni indemnités pour assurer un minimum vitale de revenus aux familles.

Parfois, ils se rendent à l’hôpital, en sacrifiant leurs petites économies. Les arrêts de maladie prescrits par le médecin compétant en la matière, ne sont pas pris en compte par l’employeur.

Pire encore, en cas de vacance du poste (en générale parce que la personne malade est dans l’incapacité de travailler), le Bureau main d’œuvre (BMO) du port de Djibouti embauche une autre personne inconnue, à la place de la personne titulaire et sous son nom (!). Par conséquent ils ne peuvent prétendre à aucune indemnité ni pour les journées de repos ni pour les jours de maladie.

En ce qui concerne les dockers, à l’heure actuelle, aucun barème officiel de tarif horaire à la tache n’existe, qui pourrait leur permettre de prétendre à une rémunération reconnue.

Les compagnies les paient selon leurs bons vouloirs, sans aucun minimum garanti officiellement.

Il existait un barème tarifaire qui datait de 1968, mais il n’est pas applicable actuellement.

Les pouvoirs publics, en dépit des revendications des dockers et de leurs syndicats n’ont jamais voulu le réviser pour l’actualiser, comme c’est le cas aussi pour la grille des conventions collectives des secteurs publics et parapublics qui n’ont pas été également révisés depuis 1976.

Il faut noter également que certaines zones d’activités portuaires sont interdites aux dockers. Dans ces zones seule une équipe employée par les dirigeants du BMO peut intervenir : ce sont les zones dites « chasse gardée du BMO ». Il s’agit des secteurs du FRISOM (zone franche), de la SDTV dont le propriétaire est AL AMOUDI…

D’autre part, pour que les dockers ne puissent rien revendiquer légalement, leurs organisations syndicales, après avoirs été malmenées durant plus d’une décennie sont réprimées systématiquement et officiellement mise en quarantaine.

Toutes les tentative d’organiser un congrès ou une assemblée générale afin de renouveler les instances de leurs syndicats ont été violement réprimées.

Quatre ou cinq individus issus de dockers, mais qui n’ont aucune légitimité à être leurs représentants légaux sont systématiquement instrumentalisés par les pouvoirs publics pour servir "d’alibis" syndicaux.

Leurs taches consistent à diviser les dockers et à prévenir toute tentative de restructuration et de régularisation de la liberté syndicale, en renouvelant la direction conformément aux dispositions statuaires.

Durant ces cinq dernières années, plusieurs tentatives d’organiser des élections syndicales ont été entravées par les forces de l’ordre. Ils ont été plusieurs fois intimidés, violentés et parfois incarcérés violement dans le centre de détention de Nagad.

Durant des années, ne serait ce que pour l’année 2010, ces derniers ont été souvent brutalisés et emprisonnés par centaines et parfois leurs domiciles ont été incendiés.

Ces types de situation se sont répétés à maintes reprises.

Ni les pouvoirs publics djiboutiens, ni les autorités portuaires de DP World qui assurent la gestion du port et dont ils sont censés être employés sous leur tutelle, au mieux ne se soucient guère de leur sort et au pire ils contribuent activement à agraver leur calvaire au quotidien.

Par mesure de rétorsion, le BMOD retire et confisque par la force les cartes de certains dockers qu’il soupçonne d’être des meneurs ou parce qu’ils revendiquent tout haut leurs droits bafoués, leur interdisant nominativement l’accès au port.

Ainsi un nombre important de dockers se sont retrouvés au fil des ans, radiés de la profession de manière abusive et arbitraire et des dizaines se retrouvent chaque année, victimes de ces procédés barbares.

Etant devenus des citoyens de second zone, marginalisés et oppressés dans leurs propre pays, le cas des dockers est aujourd’hui un drame national auquel il faut apporter de toute urgence des solutions viables et durables.

Dans son rapport, la mission d’enquête internationale de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), conduite en 2006, avait soulevé la situation inhumaine des Dockers.

Par conséquent les dockers lancent un SOS. Les mouvements syndicaux djiboutiens, ainsi que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance nt un appel pressant à l’opinion nationale et internationale pour remédier à cette inqualifiable calvaire et aux exploitations intolérables des dockers djiboutiens

Cet appel pressant est envoyé à la CSI, à la FIDH, à l’OIT et au BIT pour qu’ils dénoncent les faits et fassent pression sur le régime djiboutien qui ne respecte jamais les Conventions internationales qu’il a pourtant signées et ratifiées.

MOHAMED ADAN ABDOU
Secrétaire Général de l’UDT

NOEL ABDI Jean-Paul
Président de la LDDH

16/12/10 (B582) 17ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie (Par Omar Gabasse)

A l’occasion du 60 ème anniverssaire de la création du HCR, il est important de rappeler la situation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie.


Depuis que Jean-Loup Schaal et l’ARDHD qu’il préside ont été mandatés, nous avons obtenu un premier succès : l’ARA et le HCR ont abandonné les menaces d’une extradition forcée vers Djibouti

Le deuxième succès concerne l’arrivée en France de 10 réfugiés qui se sont parfaitement bien intégrés. Avec cette première réinstallation, les refugies djiboutiens d’Addis ont retrouvé l’espoir. Certes, ils continuent à mener une vie très difficile à Addis car l’inflation galopante renchérit le prix des produits de base et surtout des loyers, ce qui les contraint à s’éloigner de plus en plus du centre ville, qui devient inabordable pour eux.

 

Il reste beaucoup à faire.

Suite aux harcèlements incessants conduits par l’armée tribale de Guelleh, de nombreux jeunes et aussi des familles ont été contraintes à passer la frontière pour demander l’asile en Ethiopie.

Or l’ARA semble élever de nouveau, tous les obstacles possibles pour refuser de leur accorder la qualité de demandeurs d’asile. Elle tente vainement de les orienter vers des camps « imaginaires » qui seraient situés dans la région Afar …

Plus de 50 familles sont concernées et leur nombre augmente de jour en jour. Il faut aussi ajouter les milliers des djiboutiens qui vivent dans une misère totale et sans assistance, depuis 1993 dans la region AFAR (Ayssaita, Manda, Eli Daar etc..).

Selon les informations que j’ai recueillies, beaucoup de nos compatriotes sont découragés par les refus systématiques et non motivés de l’ARA (Office Ethiopien chargé des Affaires des réfugiés). Ils ont décidé de saisir le Gouvernement fédéral de la région AFAR pour lui demander d’intervenir auprès de l’ARA afin de régulariser leur enregistrement.

Une démarche semblable avait déjà été effectuée en 1998, mais elle s’était soldée sur un échec.

Espérons que les autorités de la Région prendront la mesure du drame humanitaire et qu’elles feront preuve de sagesse .

 

Quant aux réfugiés enregistrés à Addis Abeba, en 2001,  ils bénéficient de l’assistance sociale et continuent à réclamer leur réinstallation dans un pays d’accueil, mais (curieusement ?) leur dossiers semblent être (systématiquement ?) bloqués par le bureau local de protection.

 

Je renouvelle encore mon appel à l’ARA et au HCR d’Addis Abeba pour :


1) Enregistrer tous les réfugiés djiboutiens qui sont présents sur le sol éthiopien,

2) Présenter les dossiers de demandeurs d’asile aux pays qui sont candidats pour les accueillir,

 

Je demande aux réfugiés, qui sont à Addis Aeba, de garder l’espoir.

Le comité de soutien, avec Jean-Loup Schaal et moi-même, suit vos problemes et nous nous sommes engagés à ne pas vous oublier, même si l’actualité politique djiboutienne mobilise beaucoup l’ARDHD.

Nous espérons que l’année 2011 sera celle du dénouement de vos problèmes .(KAAK RAAQE WAANAM BICTA AYRO AALELE -TALHA )

Omar Gabasse

Co-representant des refugies Djiboutiens en Europe

16/12/10 (B582) FDP / Rappel : manifestation pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme à Djibouti.

Le samedi 18/12/2010 de 14 à 15 heures
devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles :
Av. Franklin Roosevelt,204
à 1000 Bruxelles ( tram 94, arrêt Brésil).

Nous invitons toutes celles et ceux qui sont épris de paix et de justice, à venir manifester à nos côtés le samedi 18/12/2010 afin de commémorer le 19ème anniversaire du massacre du 18 Décembre 1991 perpétré à Arhiba par le régime en place à Djibouti.

Des civils innocents (femmes, enfants et vieillards) au nombre de 59, sans compter les blessés et disparus, ont horriblement trouvé la mort.

A ce jour, ce crime reste impuni et nous ne pouvons nous permettre de ranger cette sombre page de l’histoire de notre pays, qui hélas se perpétue, dans les oubliettes de l’histoire.

Tout en redoublant d’efforts nécessaires, nous ne cesserons nullement de dénoncer avec véhémence l’impunité dont jouissent les commanditaires et auteurs de ce crime contre l’humanité.

Le Forum pour la Démocratie et la Paix lance un appel à tous les Djiboutiens établis en Belgique, les associations, les démocrates et amis des démocrates, à venir manifester et dénoncer les violations caractérisées des Droits de l’Homme et les répressions dont les civils innocents sont victimes à Djibouti.

L’Equipe