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17/12/10 (B582) Les traits de l’Erythrée – la torture et le totalitarisme, quotidien de l’Erythrée, pays à la dérive (1 article)

________________________ 1 – Le Monde

WikiLeaks : la torture et le totalitarisme, quotidien de l’Erythrée, pays à la dérive

Jean-Philippe Rémy

Dans l’un des pays les plus fermés au monde, l’Erythrée, les témoignages sur les conditions de détention dans les prisons sont rares. En voici un, recueilli par des diplomates américains en 2008, selon un télégramme diplomatique obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde. Il s’agit du récit d’un Erythréen, "encore secoué émotionnellement" après cinq mois de détention arbitraire, qui raconte le quotidien des détenus du petit pays de la Corne de l’Afrique.

Le témoin avait été arrêté chez lui, à l’aube, par des soldats venus vérifier sa carte de démobilisation, pratique commune "avant la fête de l’indépendance". Le service militaire est obligatoire en Erythrée, pour les hommes comme pour les femmes, pour une période d’un an et demi généralement reconduite plusieurs fois.

Lors du contrôle, les forces de l’ordre notent que son "père porte un nom éthiopien". Depuis la fin de la guerre de 1998-2000, l’Ethiopie et l’Erythrée vivent dans un état de paix armée. Mais, alors que l’Ethiopie connaît un démarrage économique, l’Erythrée continue de vivre sur le pied de guerre, dans un pays transformé en caserne par son président, Issayas Afeworki.

"LES CRIS DE CEUX QU’ON TORTURE"

Les camps militaires servent aussi de prisons, comme celui d’Adi Abeito, à la périphérie de la capitale, Asmara, où a été transféré le témoin. Il y est enfermé dans une cellule de dix mètres sur douze où se trouvent déjà 600 prisonniers, "tellement serrés qu’il est impossible de s’allonger et à peine possible de s’asseoir". Les prisonniers n’ont le droit de se rendre "aux toilettes que deux fois par jour". "Un seau au milieu de la pièce servait pour les besoins, il était constamment plein et laissait s’écouler dans la pièce urine et étrons."

Ce n’est pas la seule difficulté de la détention : "beaucoup ne pouvaient plus parler à cause du manque d’eau, leur langue restant collée au palais par la soif."

Dans ce cloaque, on trouve "des Erythréens qui ont essayé de fuir le pays, des déserteurs, des petits criminels et des protestants". Depuis une dizaine d’années, un courant évangéliste s’est développé parmi les chrétiens (orthodoxes) du pays. Plusieurs milliers de fidèles de ces Eglises évangéliques sont en prison.

Depuis la cellule bourrée à craquer, les détenus "entendent les cris de ceux qu’on torture". Le témoin observe les membres des services de renseignement ramenant dans la pièce des détenus "portant des traces de coups et pleins de sang". Un homme est "battu sur la plante des pieds avec un tuyau en plastique". Un autre, enfermé dans un conteneur, a les bras attachés à l’arrière du corps à un pieu en bois, étirés jusqu’à toucher ses jambes. Cela s’appelle, dans les prisons érythréennes, un "huit".

Après plusieurs semaines, il est finalement interrogé par des membres des services de renseignement qui lui demandent de dénoncer les Erythréens se livrant "à une activité d’espionnage". Un groupe d’enfants "de 8 à 13 ans" se trouve en détention avec lui. Ils ont tenté de "fuir l’Erythrée à pied en marchant jusqu’à la frontière " avant d’être refoulés par les Ethiopiens en raison de leur âge. A leur retour, ils sont emprisonnés à Adi Abeito, et battus comme les autres.

Selon les diplomates américains, une partie des tensions avec l’Ethiopie s’expliquerait par le fait qu’Issayas Afeworki est convaincu que Meles Zenawi, le premier ministre éthiopien, qui était son frère d’armes dans les années de guérilla et qui a permis à l’Erythrée d’accéder à l’indépendance en 1993, a tenté de l’assassiner trois ans plus tard.

Deux ans avant la guerre Ethiopie-Erythrée, cette tentative, réelle ou imaginée, serait l’acte fondateur de leur animosité. Selon "des sources érythréennes", Issayas Afeworki, de retour de vacances au Kenya en 1996, se serait arrêté à Addis-Abeba. Le premier ministre éthiopien aurait proposé son avion pour terminer le voyage vers Asmara. Au cours de ce vol, le moteur de l’avion aurait pris feu, contraignant l’appareil à un atterrissage d’urgence. Les relations se seraient ensuite dégradées par paliers, jusqu’à l’éclatement de la guerre en 1998.

"UN DICTATEUR AUSTÈRE ET NARCISSIQUE"

Issayas Afeworki faisait alors partie des "nouveaux responsables africains" identifiés par Susan Rice, chargée de l’Afrique sous l’administration Clinton, comme les espoirs du continent. Depuis, les relations entre Asmara et Washington se sont dégradées. Les Etats-Unis reprochant à l’Erythrée d’appuyer des islamistes somaliens, notamment les Chabab, qui se réclament d’Al-Qaida.

Combien de temps l’Erythrée peut-elle rester sous la domination du président Issayas, que les diplomates américains décrivent comme "un dictateur austère et narcissique"?

Le pays est isolé, ses ressources se raréfient. Les officiers qui forment le socle du régime fondent de grands espoirs sur le début prochain de l’exploitation minière, espoirs que les diplomates américains jugent "caricaturalement exagérés". La mise en route de la mine de Bisha, exploitée par le groupe canadien Nevsun, produira bientôt un peu d’or "qui sera exporté directement vers la Suisse", puis du zinc et du fer.

Le pays "à la dérive" va-t-il se redresser?

Au sein de l’armée, épine dorsale du pouvoir, des rivalités pour le contrôle de marchés publics (notamment la "construction de casernes") tournent parfois à l’affrontement. De plus, le mécontentement gagne les officiers. Un télégramme note "des exemples de plus en plus fréquents et détaillés sur la tendance à la mutinerie de nombreuses unités de l’armée" et le "nombre croissant de soldats désertant en passant la frontière soudanaise ou même celle de l’Ethiopie".

"NOUS AVONS BESOIN DES ETATS-UNIS"

Certains hauts responsables sont, en secret, passés du côté de l’opposition.
Lors d’une rencontre discrète, un responsable du parti au pouvoir, compagnon de lutte du président, affirme avoir organisé une structure clandestine d’opposition avec des membres du parti du pouvoir. Le président Issayas "est en train de détruire le pays", assure cet officier, qui souligne que ceux d’entre eux qui ont mené la longue guerre de libération "trouvent que leurs sacrifices ont été inutiles".

Il conclut alors : "Nous avons besoin des Etats-Unis". L’ambassadeur rétorque prudemment : "Tous les mouvements pour le changement, pour réussir, doivent venir de l’intérieur." Le diplomate, du reste, réserve son jugement sur la capacité de ces responsables militaires à changer la situation : "Les anciens combattants ont une bonne réputation, mais ils ne sont pas très bien organisés."

Combien de temps Issayas Afeworki a-t-il l’intention de rester au pouvoir?

A un parlementaire allemand, qui a rapporté les propos du dictateur à l’ambassadeur américain, il affirme qu’il "compte rester au pouvoir encore quarante ou cinquante ans". Auparavant, il avait annoncé que "des élections pourraient peut-être être organisées d’ici trois à quatre décennies".

17/12/10 (B582) Radio Trottoir (Lecteur) Depuis une semaine Ali Sabieh est soumise au couvre-feu…

Et depuis deux jours c’est au tour de Yobocki. Il faut suivre l’affaire concernant les deux exécutions sommaires qui ont été commises la veille de l’arrivée des ministres Ali Abdi et Ougoureh (comme par hasard ??)

A cette allure, toute la République de Djibouti va pouvoir être considérée comme une zone de guerre par le dictateur, ce qui lui permettra d’imposer le suffrage indirect, comme en Ethiopie. Ainsi IOG pourra être élu à main levée par ses zèbres de l’assemblée de l’Union de la Malgouvernance Présidentielle.

Mais que se passe-t-il à Ali Sabieh ?

La population d’Ali Sabieh est sur le point de s’adresser au Haut-Commissaire aux Réfugiés (HCR) pour lui demander de prévoir dans la capitale Djibouti un camp pour les sinistrés et les personnes déplacées, qui sont sur le point de quitter Ali Sabieh.

Les vieux d’Ali Sabieh fortement attachés à leur terroir, ont convoqué les jeunes et ils ont dit en substance : « vous nos jeunes ici vous êtes chez vous ne quittez pas mais battez-vous, libérer votre région de ce régime pire que celui du colonialisme français, mettez sur tous les monts, toutes les monticules le drapeau Français pour bien monter au monde que l’Administration coloniale nous laissait libre au moment des élections, qu’elle n’avait jamais déployé le couvre-feu, elle n’ a jamais assiégé nos villes et nos villages, elle n’a jamais procédé à des exécutions extrajudiciaire et même judiciaires pourtant la peine de mort existait à cette période.

N’hésitez pas à chanter en hissant le drapeau bleu, blanc et rouge en chantant :

c’est nous les Assajogs qui allons libérer notre région,
c’est nous si le faut qui descendrons à Djibouti ville
pour nous emparer du palais présidentielle
et
pour traîner dans la boue ce sale sanglier qui propage le Sida,
ce criminel qui vole
notre pays,

en avant tous ensemble avec l’Organisation des Jeunes Mobilisés
(OJM) du Mont Arreh au Moussa Ali,

Djiboutiennes et Djiboutiens hissons le
drapeau français

pour bien monter que nos parents ont combattu l’Administration
coloniale
et que nous aussi nous allons combattre les successeurs de
l’Administration coloniale.

En avant, marchons dans toutes les rues en criant NON
AU SAGUINAIRE IOG AU POUVOIR !!!

NON AU TROISIEME MANDAT IMPOSE DE L’EXTERIEUR !! "

L’ordre des vieux a provoqué un gros renforts des forces armées.

Tous ensembles, on doit libérer notre patrie.
Ordre des vieux Assajogs

17/12/10 (B582) Nouvelles de Somalie – le président Sharif déterminé à réorganiser son armée – Les Somaliennes se battent pour leur sécurité (2 articles)

_______________ 2 – Romandie News (Ch) avec AFP

Somalie: le président Sharif déterminé à réorganiser son armée

Le président somalien Sharif Cheikh Ahmed s’est dit déterminé à réorganiser l’armée gouvernementale, après avoir passé trois jours sur une base militaire à Mogadiscio.

"Nous avons passé les derniers jours aux côtés de l’armée ici", a déclaré jeudi soir le président Sharif, devant plusieurs centaines de soldats des forces gouvernementales et leurs officiers.

M. Sharif est installé depuis mardi à Villa Baïdoa, l’une des principales bases de l’armée dans la partie sud de Mogadiscio sous contrôle du gouvernement.

"Nous avons rassemblé toutes les informations qui nous permettront d’améliorer le fonctionnement de l’armée et de réorganiser les forces de sécurité", a-t-il expliqué.

"Je peux vous assurer que les forces armées seront bientôt en mesure d’apporter des changements considérables à la situation militaire dans le pays, et à Mogadiscio en particulier", a affirmé le chef de l’Etat, dont l’autorité se limite à quelques quartiers de la capitale face aux islamistes shebab, qui contrôlent l’essentiel de la ville et la quasi-totalité du centre-sud du pays.

Le président Sharif ne sort que très rarement de la présidence Villa Somalia, alors que le gouvernement ne survit que grâce à la présence à Mogadiscio d’environ 8.000 soldats ougandais et burundais de la force de paix de l’Union africaine (Amisom).

"Nous en sommes au stade final de préparation de l’armée (…) pour défendre le pays face à ses ennemis (…)", a encore affirmé M. Sharif.

Rarement payées, peu efficaces, les forces du TFG connaissent de gros problème de discipline, de désertion et de détournements de matériels, malgré le soutien de la communauté internationale, et la formation assurée par plusieurs armées européennes en Ouganda.

Revêtu d’un treillis militaire, M. Sharif a multiplié pendant son séjour à Villa Baïdoa les réunions avec les commandants de ses forces armées.

"Le président est resté avec nous depuis mardi. Il a rencontré tous les commandants et a discuté avec eux de la situation militaire", a indiqué le lieutenant-colonel Mohamed Jama.

"Je pense qu’il est désormais déterminé à lancer l’offensive finale pour éliminer totalement les militants d’Al-Qaïda du pays", a assuré cet officier.

Le président "n’est plus occupé à d’autres choses, il ne parle que d’affaires militaires et liées à la sécurité", a-t-il dit.

"Le temps des paroles semble terminé, le président a compris la menace des shebab comme nous la comprenons. Mais s’il est sérieux dans ses efforts, il doit d’abord payer les soldes des militaires", a commenté le colonel Abukar Abdi.

Les déclarations du président Sharif interviennent alors que les attaques des shebab contre les positions du gouvernement et de l’Amisom ont repris un rythme quasi-quotidien.

____________________________ 1 – Youphil

Les Somaliennes se battent pour leur sécurité

Même dans les camps de réfugiés, les femmes somaliennes ne sont pas en sécurité. Les autorités sont incapables de protéger les populations locales.

Vingt ans de conflit, et la Somalie ne se relève toujours pas. Les reporters de la BBC sont allés à la rencontre de femmes, au nord du pays, dans le camp de réfugiés Gaalhacyo. Accéder à ces zones, où les chebabs (jeunes hommes) d’Al-Qaeda sévissent n’est pas chose aisée. Le gouvernement n’arrive d’ailleurs pas à y assurer la sécurité de tous, comme le prouvent les témoignages de ces femmes.

Dans le camp, où 30.000 personnes ont été installées par l’UNHCR, elles travaillent, apprennent à reprendre le cours de leur vie en main, mais restent particulièrement menacées par les hommes. Quasiment toutes ont été victimes d’attaques sexuelles.

17/12/10 (B582) Radio-Trottoir : l’affaire Borrel : vers de nouveaux rebondissements possibles au Royaume uni ? (Attention information non validée pour le moment)

Nous venons d’être informés du fait que de nouveaux témoins, réfugiés en Angleterre, souhaiteraient s’exprimer à propos de l’affaire Borrel.

Comme nous sommes encore dans l’incapacité de vérifier cette information, nous recommandons aux lectrices et aux lecteurs de la considérer avec la plus extrême prudence, car il peut toujours s’agir soit d’une vantardise, soit d’une opération de désinformation.

Mais comme on dit, il n’y a jamais de la fumée sans feu …

Si l’information était vérifiée dans l’avenir (ce qui, répétons-le, n’est pas le cas, actuellement), on pourrait s’interroger sur la volonté britannique d’entendre les témoins … et la position que prendrait leur diplomatie, face à la France … ???


17/12/10 (B582) Yémen Express – un groupe d’Américains attaqué, pas de blessé – AU YÉMEN, LES MÉDIAS NE DISENT PAS TOUT – tirs: trois morts – Attentat : 5 soldats tués par al-Qaïda dans le sud du pays- un agent des renseignements sort indemne d’un assassinat – Les législatives en avril 2011 (7 articles)

___________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: un groupe d’Américains attaqué, pas de blessé

Un Jordanien a attaqué mercredi une voiture transportant des Américains au Yémen, dans la banlieue sud de la capitale Sanaa, sans faire de blessé, a indiqué jeudi un responsable des services de sécurité.

"Un homme a jeté une grenade sur une voiture transportant un certain nombre d’Américains qui se rendaient au restaurant", a-t-il expliqué, ajoutant qu’une patrouille des forces de sécurité qui se trouvait à proximité avait pu arrêter l’agresseur présumé, "un Jordanien âgé de 18 ans".

L’attaque a eu lieu dans un quartier diplomatique dans le sud de Sanaa, a-t-il indiqué, sans préciser si les cibles étaient des diplomates.

A Washington, le département d’Etat a confirmé l’attaque.

L’attaque a été perpétrée contre un véhicule de l’ambassade, et les passagers pourraient faire partie du personnel de l’ambassade, mais cela doit être confirmé, a indiqué Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Le Yémen, pays d’origine de la famille d’Oussama ben Laden et base d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), a servi de base arrière pour de nombreuses attaques visant les Etats-Unis.

Deux colis piégés expédiés depuis le Yémen à destination des Etats-Unis ont été découverts fin octobre, et un étudiant nigérian est soupçonné d’avoir tenté de faire exploser, le jour de Noël 2009, un avion de ligne américain, deux opérations revendiquées par Aqpa.

Les ambassades et diplomates occidentaux sont aussi la cible d’attaques périodiques au Yémen. Trois personnes dont un diplomate ont été blessées lorsqu’une voiture de l’ambassade britannique a été la cible d’un lance-grenade début octobre, tandis que l’ambassadeur britannique a échappé de peu à la mort lorsqu’une voiture piégée a visé son convoi fin avril.

En septembre 2008, 18 personnes étaient décédées – mais aucun ressortissant américain – dans un attentat à la bombe contre l’ambassade américaine à Sanaa.

____________________ 6 – Leuromag

AU YÉMEN, LES MÉDIAS NE DISENT PAS TOUT

Au Yémen, il y a plus à voir qu’on ne le dit dans les médias

Londres – Le mois dernier, pour avoir soutenu l’intervention militaire au Yémen, un parlementaire britannique a été poignardé par une jeune britannique musulmane. En focalisant l’attention sur cette étudiante de 21 ans, Roshonara Choudhry, les médias britanniques ont jeté un éclairage inquiétant sur le Yémen. Selon The Guardian, elle déclaré à la police : “J’ai suivi les cours d’ Anouar Al Aoulaki… C’est un érudit islamique. Il vit au Yémen”.

Les médias ne s’intéressant qu’aux prêches en ligne d’Al-Aoulaki, à son rôle dans le lancement d’un nouveau magazine d’Al-Qaeda, et au combat que mène le gouvernement yéménite contre Al-Qaeda, le Yémen réel, lui, a disparu. Et pourtant c’est bien dans le vécu de celui-ci — celui de l’immense majorité de la population, pas celui de quelques centaines d’activistes — qu’on trouve la clé d’une meilleure compréhension, propre à démolir les stéréotypes et peut-être, en fin de compte, moins extrémiste.

Dans un café du centre de Londres, près de la station King’s Cross, Aboubakar al-Shamahi, Yéménite né en Grande-Bretagne parle avec passion de son pays en sirotant son chocolat chaud. Pas une seule fois il ne parle d’extrémisme. En revanche, de la corruption, oui, il parle : il craint que l’argent des donateurs ne soit pas dépensé dans le développement à long terme. Il sourit en pensant aux efforts de ses parents pour le marier, il est près de l’extase en pensant à la beauté de la vieille cité de Sanaa. Personne de sa connaissance n’a, le moins du monde, été influencé par les prêches radicales d’al-Aoulaki.

Voilà bien le Yémen réel. Ce n’est pas le discours mensonger sur un Yémen habité par la haine de l’Occident, et camp d’entraînement d’activistes. Dans ce pays de plus de 22 millions d’habitants, dont plus de 70 % ont moins de 25 ans, si l’on se bat c’est pour le développement et pour le privilège de rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce. Voilà ce que la jeunesse anglophone du Yémen raconte à la face du monde sur Facebook. Un Yéménite canadien de 32 ans, Issmat Alakhali, a rassemblé plus de 4500 utilisateurs sur la page qu’il a ouverte en janvier dernier, “Je connais quelqu’un au Yémen, ce n’est pas un terroriste”. Plus récemment, un autre jeune Yéménite, Atiaf A., a démarré un projet de vidéo intitulé “Je suis yéménite, je ne suis pas terroriste”.

Cependant, interviewé en mai dernier, Al Aoulaki disait pouvoir se déplacer librement parmi les tribus du Yémen, parce que “le peuple du Yémen hait les Américains”. Ce n’est pas vrai. La plupart des jeunes Yéménites apprennent l’anglais non seulement parce que c’est la langue internationale des affaires, mais aussi parce qu’ils rêvent d’émigrer aux Etats-Unis ou en Europe, pour y étudier ou travailler.

Pour le jeune Yéménite moyen, les problèmes du quotidien sont plus importants que la politique. Les diplômés en sont à espérer trouver du travail. Les jeunes hommes se battent à la recherche d’emplois pour pouvoir se marier. Les jeunes couples doivent faire face à la hausse des prix. La moitié, environ, de la population a moins de deux dollars par jour pour vivre, et les indicateurs du développement social — sous-alimentation des enfants, mortalité maternelle, performances de l’école — restent extrêmement bas, selon le Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies.

Dans le nord, des centaines de milliers de Yéménites ont été déplacés à cause de six guerres entre le gouvernement et les rebelles Houthis. Au sud, un mouvement sécessionniste en expansion menace l’unité du pays, alors que tous les mois des milliers de réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants pour raison économique débarquent sur les places, venant de la Corne de l’Afrique. Dans tout le pays, la prochaine génération aura à se battre pour avoir de l’eau à boire, dès lors que la population continue d’augmenter et que les aquifères, déjà épuisés, s’assèchent rapidement.

Au lieu de s’appesantir, toujours, sur Al Qaeda, les médias internationaux devraient plutôt mettre en valeur les initiatives de jeunes comme Resonate! Yemen, Moi et mon pays, Ayoon Shabah (“les yeux de la jeunesse” en arabe) et le Parlement des enfants yéménites pour s’attaquer à certains des autres problèmes du pays. Ils devraient mettre en valeur des entrepreneurs sociaux, comme Hayat al-Hibshi, fondatrice de la Assada Women’s Association, pour aider les filles venant de milieux pauvres et marginalisés à fréquenter l’école.

De plus, les médias devraient mettre l’accent sur les échanges positifs entre les communautés musulmanes du Royaume-Uni et du Yémen, comme l’association bénévole anglo-somalienne, qui a aidé à créer cette année, à Sanaa, une crèche pour les jeunes mères réfugiées.

Si la presse faisait plus de cas du changement positif voulu par les communautés, au lieu de se braquer sur le terrorisme, elle contribuerait à évacuer les stéréotypes négatifs qui ont cours en Occident sur le Yéménite et le musulman. Il en résulterait davantage de respect pour les musulmans dans les pays occidentaux, un recul du sentiment d’aliénation qu’éprouvent leurs enfants et, qui sait, une moindre disponibilité à écouter un prédicateur radical.

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* Alice Hackman vient de rentrer à Londres après deux années passées à Sanaa en qualité de reporter et de responsable des chroniques spéciales du Yemen Times. Suivre ce lien pour accéder à son blog au Yemen: aliceauyemen.blogspot.com. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).

Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 10 décembre 2010, www.commongroundnews.org

____________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Yémen/tirs: trois morts

Deux soldats et un activiste sudiste ont été tués dans des accrochages armés aujourd’hui dans la province de Lahaj dans le sud du Yémen, a annoncé un responsable des services de sécurité.

Selon ce responsable, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat, les soldats habillés en civil poursuivaient un "activiste recherché qui circulait à moto" dans la ville de Habilaïn. "Ils ont ouvert le feu, le tuant. C’est alors que des activistes sudistes sont arrivés sur place et ont abattu les soldats".

Une source médicale a indiqué pour sa part que "les corps de deux soldats tués ont été transportés à l’hôpital de la ville ainsi que deux blessés parmi les activistes sudistes".

Le Mouvement sudiste organise des manifestations tous les jeudis pour appeler à la libération des activistes détenus. Cette instance appelle à une séparation du sud qui était un Etat indépendant avant 1990 et accuse le nord de négliger cette partie du Yémen.

____________________ 4 – Radio Chine avec XINHUA

Le Yémen appelle l’UE à lever son interdiction sur les transports aériens de marchandises

Le Yémen a renouvelé mercredi son appel à l’Union européenne (UE) pour qu’elle lève son interdiction sur les transports aériens de marchandises en provenance du Yémen, mise en place après la détection de colis piégés à bord d’avions yéménites à destination des États-Unis en fin octobre dernier, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Cet appel a été lancé lors d’une réunion officielle à Sanaa, capitale du pays, entre le ministre yéménite des Transports Khaled al-Wazir et les ambassadeurs de l’UE au Yémen.

"Cette interdiction n’est pas bénéfique pour les efforts communs des partenaires internationaux et du Yémen dans la lutte contre le terrorisme", déclaré le ministre.

Son pays est disposé à recevoir toute équipe de sécurité que l’ UE souhaiterait dépêcher pour étudier les mesures de sécurité récemment adoptées dans tous les aéroports yéménites, a-t-il dit.

"Le gouvernement yéménite a déployé des équipes de sécurité et introduit des systèmes de contrôle supplémentaires pour renforcer la sécurité dans tous les aéroports du pays", rapporte Saba citant M. al-Wazir.

Plus tôt dans la semaine, les médias officiels avaient rapporté que le Qatar et les Émirats arabes unis avaient annulé leur interdiction sur les transports aériens de marchandises en provenance du Yémen.

Un certain nombre de pays ont imposé des interdictions sur les vols de transport de passagers ou de marchandise en provenance du Yémen par mesure de précaution après les tentatives d’expédition de colis piégé par le Yémen à des cibles aux États-Unis, tentatives déjouées en fin octobre dernier dans des aéroports de Dubaï et de Londres.

Le mouvement Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqap, basé au Yémen) avait par la suite revendiqué ces tentatives, faisant voeu de lancer davantage d’attaques terroristes contre les États-Unis et leurs alliés.

Le gouvernement yéménite avait protesté contre ces interdictions, les considérant comme "une punition collective pour les Yéménites".

Le gouvernement allemand a levé le 13 novembre son interdiction sur les vols de passager en provenance du Yémen, tout en maintenant l’interdiction sur les transports de marchandise, indique Saba.

__________________ 3 – CasaFree (Maroc)

Attentat au Yémen : 5 soldats tués par al-Qaïda dans le sud du pays

Des hommes armés de la branche d’al-Qaïda basée au Yémen ont attaqué mercredi un véhicule blindé, tuant au moins cinq des soldats se trouvant à son bord dans la province d’Abyan, située dans le sud du Yémen, a confirmé un responsable de la sécurité provincial.

"Les militants ont d’abord fait exploser une petite bombe placée en bordure de route, le véhicule blindé dans la région d’Asulaimania, de la ville de Lodar, et les militants d’al-Qaïda ayant tiré des grenades propulsées par fusée contre les soldats qui essayaient d’évacuer, tuant cinq soldats et détruisant le véhicule", a indiqué à l’agence Xinhua le responsable sous couvert d’anonymat.

La province d’Abyan est le théâtre d’une série d’attentats meurtriers mises en oeuvre par Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) depuis le début de cette année, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés depuis le début de cette année.

Le Yémen, berceau natal d’Oussama Ben Laden, a intensifié ses opérations de sécurité et les raids aériens contre Al-Qaïda après que le groupe eut revendiqué la responsabilité d’avoir envoyé des colis piégés à bord d’un avion cargo à destination des Etats-Unis fin octobre.

_____________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yemen : un agent des renseignements sort indemne d’un assassinat

Un officiel des renseignements a survécu lundi à un attentat à la bombe qui aurait été installée par des militants d’al-Qaïda à Abyan, province du sud du Yémen, bastion du groupe terroriste, ont rapporté les médias locaux.

Le vice-directeur de la sécurité politique de Zinjibar, chef lieu d’Abyan, le colonel Ahmed Ali Matrees, est sorti indemne de la bombe qui a explosé quelques instants avant l’arrivée de son véhicule au siège des renseignements, a indiqué le site Internet du parti au pouvoir.

Le véhicule a été légèrement endommagé alors que M. Matrees s’ en est est sorti sain et sauf, selon le site Internet "almotamar. net".

D’après des témoins, c’étaient deux militants en moto qui ont fait exploser la bombe.

"Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) a distribué en septembre une liste de 55 noms d’agents de la sécurité d’Abyan devant être assassinés, le colonel Ahmed Ali Matrees était sur cette liste", a ajouté le portail Internet.

________________________ 1 – Europe 1

Yémen: Les législatives en avril 2011

Le parti au pouvoir au Yémen a annoncé mardi que les élections législatives, prévues initialement en 2009, auraient lieu en avril 2011 malgré le risque d’un boycottage de l’opposition, qui conteste un amendement du code électoral.

L’opposition parlementaire — formée notamment des socialistes et des islamistes du parti al-Islah — a brandi lundi la menace d’"un soulèvement populaire" et réclamé un nouveau report du scrutin.

Le mandat de l’actuel Parlement avait été prolongé de deux ans, jusqu’en avril 2011, en vertu d’un accord conclu en février 2009 entre le CPG et les partis de l’opposition parlementaire, qui avaient convenu d’engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire.

Refusant de "céder sur la tenue des élections législatives" en avril, le Congrès populaire général du président Ali Abdallah Saleh affirme, dans son communiqué, "maintenir ouverte la porte du dialogue" avec les partis de l’opposition qu’il appelle à "revenir à la raison".

17/12/10 (B582) ALERTE ROUGE – Des responsables et des militants ont été incarcérés à Djibouti à la prison de Gabode. Parmi eux 5 jeunes lycéens !!! Guelleh, pour le seul intérêt personnel d’assurer sa réelection s’attaque maintenant à la jeunesse du pays, qui est hostile à son projet illégal de 3ème mandat. Il fait incarcérer à Gabode 5 jeunes !

La situation des prisonniers politiques membres de l’ARD arrêtés à Tadjourah et qui avaient été transférés à Djibouti vient de s’aggraver ce jeudi.

Alors que le jeune lycéen Idriss Youssouf avait retrouvé sa liberté, jeudi 16
décembre 2010 et qu’il avait pu quitter le Fichier central de Djibouti, sept autres
détenus politiques, membres de l’ARD, ont été incarcérés à la prison de Gabode.

Les motivations ‘officielles" de ces incarcérations n’ont pas été communiquées !!

Les personnes concernées sont :

  • Mohamed Ismaël Aden, du comité exécutif de l’ARD, transféré à Gabode le mercredi 15/12.
  • Youssouf Ambassa, président de la fédération de l’ARD à Tadjourah, transféré à Gabode le mercredi 15/12.
  • Idriss Ali Mohamed, jeune lycéen, transféré à Gabode le jeudi 16/12
  • Idriss Houssein Bakhat Siradj, jeune lycéen, transféré à Gabode le jeudi 16/12
  • Souleyman Ali Dabalé, jeune lycéen, transféré à Gabodele jeudi 16/12
  • Mohamed Abayazid Mohamed, jeune lycéen, transféré à Gabodele jeudi 16/12
  • Gadito Bourhan Abdallah, jeune lycéen, transféré à Gabode le jeudi 16/12

16/12/10 (B582) 17ème anniversaire de l’arrivée des premiers réfugiés djiboutiens en Ethiopie (Par Omar Gabasse)

A l’occasion du 60 ème anniverssaire de la création du HCR, il est important de rappeler la situation des réfugiés djiboutiens en Ethiopie.


Depuis que Jean-Loup Schaal et l’ARDHD qu’il préside ont été mandatés, nous avons obtenu un premier succès : l’ARA et le HCR ont abandonné les menaces d’une extradition forcée vers Djibouti

Le deuxième succès concerne l’arrivée en France de 10 réfugiés qui se sont parfaitement bien intégrés. Avec cette première réinstallation, les refugies djiboutiens d’Addis ont retrouvé l’espoir. Certes, ils continuent à mener une vie très difficile à Addis car l’inflation galopante renchérit le prix des produits de base et surtout des loyers, ce qui les contraint à s’éloigner de plus en plus du centre ville, qui devient inabordable pour eux.

 

Il reste beaucoup à faire.

Suite aux harcèlements incessants conduits par l’armée tribale de Guelleh, de nombreux jeunes et aussi des familles ont été contraintes à passer la frontière pour demander l’asile en Ethiopie.

Or l’ARA semble élever de nouveau, tous les obstacles possibles pour refuser de leur accorder la qualité de demandeurs d’asile. Elle tente vainement de les orienter vers des camps « imaginaires » qui seraient situés dans la région Afar …

Plus de 50 familles sont concernées et leur nombre augmente de jour en jour. Il faut aussi ajouter les milliers des djiboutiens qui vivent dans une misère totale et sans assistance, depuis 1993 dans la region AFAR (Ayssaita, Manda, Eli Daar etc..).

Selon les informations que j’ai recueillies, beaucoup de nos compatriotes sont découragés par les refus systématiques et non motivés de l’ARA (Office Ethiopien chargé des Affaires des réfugiés). Ils ont décidé de saisir le Gouvernement fédéral de la région AFAR pour lui demander d’intervenir auprès de l’ARA afin de régulariser leur enregistrement.

Une démarche semblable avait déjà été effectuée en 1998, mais elle s’était soldée sur un échec.

Espérons que les autorités de la Région prendront la mesure du drame humanitaire et qu’elles feront preuve de sagesse .

 

Quant aux réfugiés enregistrés à Addis Abeba, en 2001,  ils bénéficient de l’assistance sociale et continuent à réclamer leur réinstallation dans un pays d’accueil, mais (curieusement ?) leur dossiers semblent être (systématiquement ?) bloqués par le bureau local de protection.

 

Je renouvelle encore mon appel à l’ARA et au HCR d’Addis Abeba pour :


1) Enregistrer tous les réfugiés djiboutiens qui sont présents sur le sol éthiopien,

2) Présenter les dossiers de demandeurs d’asile aux pays qui sont candidats pour les accueillir,

 

Je demande aux réfugiés, qui sont à Addis Aeba, de garder l’espoir.

Le comité de soutien, avec Jean-Loup Schaal et moi-même, suit vos problemes et nous nous sommes engagés à ne pas vous oublier, même si l’actualité politique djiboutienne mobilise beaucoup l’ARDHD.

Nous espérons que l’année 2011 sera celle du dénouement de vos problèmes .(KAAK RAAQE WAANAM BICTA AYRO AALELE -TALHA )

Omar Gabasse

Co-representant des refugies Djiboutiens en Europe

16/12/10 (B582) FDP / Rappel : manifestation pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme à Djibouti.

Le samedi 18/12/2010 de 14 à 15 heures
devant l’ambassade de Djibouti à Bruxelles :
Av. Franklin Roosevelt,204
à 1000 Bruxelles ( tram 94, arrêt Brésil).

Nous invitons toutes celles et ceux qui sont épris de paix et de justice, à venir manifester à nos côtés le samedi 18/12/2010 afin de commémorer le 19ème anniversaire du massacre du 18 Décembre 1991 perpétré à Arhiba par le régime en place à Djibouti.

Des civils innocents (femmes, enfants et vieillards) au nombre de 59, sans compter les blessés et disparus, ont horriblement trouvé la mort.

A ce jour, ce crime reste impuni et nous ne pouvons nous permettre de ranger cette sombre page de l’histoire de notre pays, qui hélas se perpétue, dans les oubliettes de l’histoire.

Tout en redoublant d’efforts nécessaires, nous ne cesserons nullement de dénoncer avec véhémence l’impunité dont jouissent les commanditaires et auteurs de ce crime contre l’humanité.

Le Forum pour la Démocratie et la Paix lance un appel à tous les Djiboutiens établis en Belgique, les associations, les démocrates et amis des démocrates, à venir manifester et dénoncer les violations caractérisées des Droits de l’Homme et les répressions dont les civils innocents sont victimes à Djibouti.

L’Equipe