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30/12/2015 (Brève 584) Flash Info : point sur la situation de Saïd Houssein Robleh et Omar Ali Ewado le 30 dec 2015 06h00 (Paris) (Par l’ARDHD)

Saïd Houssein Robleh, député USN à l’AN, membre de la LDDH, qui avait été blessé par balles et soigné dans les meilleures conditions possibles à l’hôpital militaire français Bouffard a été sorti prématurément de sa chambre sur demande insistante et répétée de l’Ambassadeur de France qui a fait pression sur le médecin général de l’hôpital et qui a continué ses pressions sur le père de l’intéressé.

En échange il aurait donné des garanties uniquement orales à Saïd Houssein Robleh sur le fait que son immunité parlementaire, en accord avec les autorités djiboutiennes, le mettait en sécurité, face à de nouvelles tentatives de le tuer…. A noter que l’Ambassadeur de France a refusé de donner officiellement acte de la demande d’asile politique formelle de Saïd Houssein, qu’il n’aurait pas traitée ni transmise (selon les informations dont nous disposons et qui ne sont pas démenties pour le moment)

Et pourtant et en contradiction avec les assurances de l’Ambassadeur … dés sa sortie de l’hôpital Saïd a été arrêté et toutes ses affaires, y compris son dossier médical, ont été saisies et conservées par les forces djiboutiennes qui encerclaient l’hôpital. Après saisie de ses documents, en violation de son immunité parlementaire, il a pu rejoindre son domicile.

En revanche, ces mêmes forces ont interpellé Omar Ali Ewado qui était venu l’aider, mais ce dernier a aussitôt été emmené à la SRD, où tout laisse supposer qu’il y est torturé, au motif qu’il a diffusé la liste des blessés, disparus, arrêtés lors du carnage commis contre la tribu Younis Moussa, le 21 décembre 2015.

Dans les prochaines heures,
1°) nous devons nous assurer que Saïd, toujours blessé et en état de risque médical avec une balle dans la gorge, ne soit pas de nouveau la cible de violences policières,
2°) nous devons obtenir une réponse urgente de la France à sa demande d’asile sinon nous devrons transmettre le dossier à d’autres pays, qui ne seront pas certainement pas attristés de montrer que l’ancien et traditionnel « prestige » de la France en Afrique de l’Est n’est plus qu’un lointain souvenir ….
3°) nous devons exiger la libération sans condition de Omar Ali Ewado, Président de la LDDH
: c’est une urgence absolue.

Le reste suivra …

31/12/10 (B584) Communiqué du FCD (Fédération congolaise de la Diaspora) à propos des poursuites judiciaires de l’affaire des biens mal acquis par trois dictateurs africains dont deux sont toujours vivants et en place (Un exemple qui pourrait peut-être concerner directement Guelleh dans l’avenir ?)

BIENS MAL ACQUIS : Note de Position de la FCD

Sur le jugement de la Cour de cassation du 9 novembre 2010 concernant l’affaire des « biens mal acquis »

La FCD se félicite de la récente décision de la cour de cassation qui vient de juger recevable la constitution de partie civile de l’ONG Transparence International-France (TI-France) dans l’affaire dite des « biens mal acquis ».


On peut légitimement s’interroger sur l’origine des fonds qui ont permis au Couple Guelleh de s’acheter un appartement de grand luxe dans l’une des avenues les plus « côtées » de Paris. Sans parler des autres propriétés dans le Monde !!

Alors qu’une majorité de Djiboutiens n’a même plus les moyens de manger à sa faim ..et que le pays est ruiné, en dépit des perfusions internationales sans cesse renouvelées … et qui disparaissent, bien souvent, avant même d’être arrivées dans le pays.

La justice française est donc autorisée à enquêter sur les biens frauduleusement acquis en France par BONGO, SASSOU NGUESSO et OBIANG NGUEMA, trois dictateurs impénitents qui sévissent (au moins pour les deux derniers, le premier étant décédé) depuis des décennies à la tête d’Etats privatisés pour mieux en piller les richesses.

Cette décision, on s’en doute, a été prise en dépit de la pression du pouvoir politique relayée par un Parquet dont l’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif vient fort justement d’être mise en cause par un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 23/11/2010.

Le dévoiement de la mission du Parquet en instrument au soutien des intérêts supérieurs de la françafrique, les observateurs du microcosme françafricain l’ont expérimenté tout au long du déroulement de ce procès à rebondissements, et bien avant celui-ci, dans l’affaire dite des « 353 disparus du Beach ».

Il souviendra au lecteur que c’est à la demande expresse du Parquet de Meaux, que le chef de la police du Congo Brazzaville, Jean François NDENGUET, incarcéré à la maison d’arrêt de la santé pour « crimes contre l’humanité » dans ladite affaire, fut nuitamment libéré et aussitôt exfiltré au motif qu’il bénéficiait d’une immunité diplomatique plus que douteuse.

Le parquet va se surpasser dans l’affaire des « biens mal acquis ».

Elle débute par une plainte déposée en mars 2007 par les associations Survie, Sherpa, et la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD) pour « recel de détournement de biens publics et complicité » auprès du TGI de Paris contre cinq chefs d’Etats africains en fonction et leurs familles : Omar BONGO ONDIMBA (Gabon), SASSOU NGUESSO (Congo Brazzaville), Blaise COMPAORÉ (Burkina Faso), DOS SANTOS (Angola) et OBIANG NGUÉMA (Guinée équatoriale).

Jugée recevable, une enquête préliminaire est diligentée en Juin 2007. Confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière l’enquête révèlera que SASSOU NGUESSO et sa famille possèdent plus de 18 appartements et hôtels particuliers et près de 112 comptes bancaires à Paris et en région parisienne. Malgré la mise en évidence de ce vertigineux patrimoine, le Parquet de Paris n’hésite pas à classer l’enquête policière sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée » en novembre 2007.

Le 2 décembre 2008, Transparence International-France, Sherpa et un citoyen gabonais Grégory NGBWA MINTSA déposent une nouvelle plainte assortie d’une « constitution de partie civile » visant Omar BONGO ONDIMBA, SASSOU NGUESSO et OBIANG NGUÉMA ainsi que leurs entourages pour « recel de détournement de fonds publics »

Le 5 mai 2009, la doyenne des juges d’instruction au pôle financier de Paris, juge la plainte recevable et ordonne l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les biens acquis par les trois chefs d’Etat en France. Le parquet de Paris qui a annoncé début avril qu’il s’y opposerait fait appel. Le 29 octobre 2009, la cour d’Appel de Paris donne raison au ministère public et juge la plainte irrecevable. C’est ce jugement qui vient d’être cassé par la cour de cassation sur un pourvoi de Transparence International-France.

Dans un article publié sur le site MEDIAPART le 19 novembre 2010, Philippe RIES observe que ce faisant, « la Cour de cassation ne fait pas que choisir son camp dans un bras de fer permanent dont l’enjeu n’est rien de moins, dans ce pays, que l’affirmation de l’indépendance de la Justice pour qu’il raccroche enfin le train des démocraties les plus avancées » .

Rarement en Europe occidentale, justice ne se sera montrée autant soumise à la raison d’Etat. La liste serait longue des affaires passées au tamis de son filtre. Pour aller vite, on pourrait citer les affaires BORREL et FALCONE, pour ne pas remonter à l’affaire BEN BARKA.

L’acte de « rébellion » de la Cour de cassation restaure la justice française dans sa dignité. Il vient sèchement signifier au pouvoir politique que la France a un rang à tenir parmi les nations civilisées et ne peut sans conséquences pour sa réputation de grande nation du droit, s’affranchir de façon répétée de ses devoirs, notamment, à l’égard des conventions internationales. Aux dirigeants africains il est dit que la France n’est pas la caverne d’Ali baba, qu’elle est un Etat de droit et qu’ils devront s’y faire.

Les cris d’orfraie des dirigeants africains hurlant au racisme, au néocolonialisme, et invitant les populations à une réaction vigoureuse contre la volonté de déstabilisation d’Etats souverains, ne font guère illusion. Dans une interview au journal catholique « La Semaine africaine », Paul-Marie MPOUELE, président du Rassemblement de la Jeunesse Patriotique (petite formation de l’opposition congolaise), résume l’opinion générale :

« Voilà des grands mots ! Déstabiliser qui ? Je constate, simplement, que chaque fois que le régime Sassou est confronté à une exigence de transparence, on sort l’artillerie lourde. C’était ainsi avec l’affaire des disparus du beach ; c’est ainsi, lorsque l’opposition réclame les conditions transparentes des élections ; c’est encore pareil, lorsqu’on parle de transparence dans la gestion des recettes pétrolières, etc…

C’est, du reste, très embarrassant de se servir du peuple comme bouclier, alors que celui-ci vit dans le dénuement le plus total. Je rappelle que plus de 50% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire, avec moins de 500 F Cfa par jour.

Cette situation d’extrême dénuement est due à une gestion hasardeuse des finances publiques. Cet arrêt de la cour de cassation de France peut, en définitive, permettre à la famille Sassou de lever les doutes, les suspicions et autres interprétations que le peuple fait de la gestion des recettes pétrolières. Pourquoi craindrait-on la transparence, si l’on n’a rien à se reprocher ? Il y a tant d’argent qui échappe au trésor public. Si cette affaire peut mettre la lumière sur cette nébuleuse, pourquoi pas ! »

Les populations convoquées à la rescousse ne sont donc pas dupes et les manifestations « massives » anti-français et pro-SASSOU brandies par le régime n’ont attiré que les groupies adeptes de gains faciles, abonnés aux fonds secrets, les désœuvrés à qui l’on glisse quelques billets.

On peut difficilement être surpris. Car, le visage que donne à voir le régime milite furieusement contre lui.

– Du pétrole et des hôpitaux, des dispensaires sans médicaments, sans coton hydrophile, sans seringues, sans lits, sans draps, sans lumière, sans sanitaires et parfois sans eau courante ; des masques à oxygène sans oxygène,

– Du pétrole et des écoles à 80 élèves par classes, sans bancs ni chaises, sans enseignants ; des internats sans budget, sans couverts, sans lumière et finalement fermés, abandonnés aux rats et aux herbes folles,

– Du pétrole et des étudiants sans bibliothèques, sans salles de cours, sans bourses ou avec des bourses irrégulièrement versées faute d’argent,

– Du pétrole et une jeunesse sans perspectives, abonnée au chômage, rêvant des terres « paradisiaques » de l’Occident,

– Du pétrole et la misère au quotidien, la vie chère, et des millions de congolais condamnés à un seul repas par jour faute d’argent,

– Du pétrole et des paysans de plus en plus coupés de la capitale, du pays et des circuits économiques faute d’argent pour entretenir les routes léguées par la colonisation, en construire et écouler leurs produits,

– Du pétrole et l’absence d’eau courante dans ce pays baigné d’innombrables cours d’eau dont le fleuve Congo, le plus puissant au monde après l’Amazonie,

– Enfin, du pétrole, et 70% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.

On ne sait que trop, malheureusement, qui profite de la manne pétrolière.

SASSOU NGUESSO et son clan détournent sans vergogne, une partie substantielle de la rente pétrolière. Le système est bien rodé. Vente du pétrole négociée en dessous du prix du marché en contrepartie de versements à son profit, prêts gagés ou préfinancements sur la vente du pétrole, sociétés écrans contrôlées par des proches qui dévient une partie de l’argent du pétrole vers des comptes bancaires situés dans des paradis fiscaux, rétro-commissions touchées sur des contrats de passation de marchés publics, affectations des fonds publics dans des comptes privés autres que ceux du Trésor public etc… A ce compte, un ouvrage paru en 2006 aux éditions Fayard, « Afrique. Pillage à huis clos », évalue la fortune de SASSOU NGUESSO à plus d’un milliard de dollars (pp. 37-45).

Prétendre dans ces conditions que les succès économiques « époustouflants » enregistrés par le régime grâce à une politique volontariste d’ouverture des marchés à des partenaires autres que français seraient la cause de cette « ignominieuse cabale » anti-SASSOU relève de la fumisterie. Mais on n’en attendait pas moins de ce régime aussi arrogant que discrédité.

L’intérêt à agir dénié à Transparence International-France aux fins de disqualifier l’ONG est un autre argument désespéré du régime kleptocratique de Brazzaville. Pas tout à fait innocent, il sous-entend que les congolais seraient indifférents à leur sort, ou, pire, approuveraient l’inconduite criminelle du potentat.

C’est le lieu de rappeler que les congolais n’ont pas oublié la condamnation de SASSOU NGUESSO par la Conférence nationale souveraine au paiement d’une amende d’1 milliard de Francs Cfa en raison de « ses relations suivies avec des hommes d’affaires véreux et l’ampleur de ses malversations financières au préjudice de l’Etat congolais ». Inutile de préciser que l’homme ne s’est jamais acquitté de sa dette. Une habitude semble-t-il dans la famille car, dans la foulée de cette condamnation, son épouse était sommée de « procéder au paiement des dettes contractées à l’égard des tiers (en fait des banques), et de respecter les décisions de justice ». Lorsqu’il quitte le pouvoir en 1992, il laisse à son successeur et au pays une dette extérieure de près de 3000 milliards de Francs Cfa. Le Congo Brazzaville est alors le pays le plus endetté au monde par tête d’habitant.

La publication en mars 2007 du rapport du CCFD-Terre solidaire : « Biens mal acquis … profitent trop souvent – La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales » vient révéler l’ampleur du pillage des richesses nationales par les dirigeants africains. Selon ledit rapport, la fortune détournée par les dictateurs au cours des dernières décennies oscillerait autour de 100 à 180 milliards de dollars. Un large débat est alors engagé entre les associations SHERPA, Survie et la fédération des congolais de la Diaspora à l’issue duquel une plainte est déposée devant le procureur de la République de Paris pour recel de détournement de fonds publics à l’encontre des familles dirigeantes précitées. L’enquête préliminaire diligentée confirme la plupart de nos allégations et révèle par ailleurs l’existence de nombreux autres avoirs, immobiliers et mobiliers. Elle est néanmoins classée sans suite, alors que les informations réunies permettaient l’ouverture d’une Information judiciaire.

Daniel LEBÈGUE, président de Transparence International-France, ONG auteure du pourvoi en cassation, justifie cette démarche par l’obligation de ne pas laisser « la solide enquête déjà menée rester sans suite ». ONG reconnue d’utilité publique, elle motive son intérêt à agir par sa vocation : la lutte contre la corruption et son corollaire obligé, se placer aux côtés des victimes.

« Quand vous avez un tel régime, allergique à la transparence et liberticide, la communauté internationale est un parfait recours » répond Paul-Marie MPOUÉLÉ à tous les « souverainistes » regroupés autour du régime congolais. Car et on le devine aisément, localement, aucun congolais sain d’esprit, ne se risquerait de porter plainte contre le dictateur. Ce serait mettre sa vie ainsi que celle de ses proches en danger. D’autant que la population ne se fait guère d’illusions ; elle sait que de justice, il n’en existe guère au Congo Brazzaville. Toutes les institutions sont inféodées au dictateur et participent de cette entreprise de consolidation de la dictature, la justice étant l’une de ses mamelles.

C’est également le constat du PNUD qui dans son Rapport national sur le développement humain (RNDH) 2006/2007 consacré au Congo Brazzaville, dresse le portrait d’un Etat véritable pandémonium où règnent la corruption et le désordre. Il pointe les Douanes, Impôts, Police, Tribunaux, Enseignement, Trésor, Marchés et contrats de l’État, Santé, Mairies, comme les « domaines d’activité les plus touchés par la fraude et la corruption ». Le système judiciaire y est jugé complètement « sous le contrôle du pouvoir exécutif ».

Nul ne s’imagine au Congo Brazzaville, que la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude ou l’Observatoire anti-corruption, créés en 2007 sous la pression internationale, les autorités congolaises étant alors en négociation avec les institutions financières internationales aux fins d’obtention du statut rêvé de « Pays pauvre très endettés » et par suite des avantages afférents (effacement de ses dettes), viendrait à importuner le roi SASSOU et ses proches.

Ils sont là pour faire beau, et à l’occasion, traquer le petit gibier dépourvu d’appuis. Avis partagé par le PNUD qui précise, « encore aujourd’hui, certains membres du gouvernement et leurs collaborateurs sont nommés sur des critères qui n’impliquent pas la prise en compte de l’intérêt général […] Quant aux institutions chargées du contrôle de l’action publique (Parlement, Cour des comptes et de discipline budgétaire, Inspection générale des finances), elles tardent à prouver leur efficacité […] Difficile, de progresser en l’absence de réelles « institutions fortes, respectueuses des lois et des règlements, garants de la démocratie et des droits de l’homme et aptes à promouvoir la participation des citoyens à la vie politique et aux sphères de prise de décision. »

On est bien loin du « complot anglo-saxon » et « anti-France » psalmodié sur tous les tons par un Pierre PÉAN qui n’en finit plus de se discréditer après ses prises de positions bien étonnantes sur la « réalité » du génocide rwandais. Et, c’est assurément être piètre avocat que d’expliquer aux Gabonais comme il vient de le faire récemment lors d’une émission à la radiotélévision gabonaise (RTG1), que les anglo-saxons sont plus menaçants pour le peuple gabonais que ne l’aura été Omar BONGO ONDIMBA et ne l’est sa famille qui les dépouillent depuis plus de 40 ans.

Mais ce n’est pas le moindre paradoxe de l’auteur d’ « Affaires africaines », livre fouillé décrivant les rapports franco-africains comme un véritable pandémonium où règnent le désordre et la corruption, le Gabon de BONGO résumant à lui seul ces dérives. En 340 pages bien documentées, il n’aura pourtant décelé aucune trace fusse-t-elle minime, d’une offensive anglo-saxonne antifrançaise en Afrique centrale. Pas très visionnaire l’ami PÉAN…

Par la suite, affirmer dans le même élan que ceux des africains ou des associations africaines ayant porté plainte contre les potentats africains seraient « instrumentalisés » par Sherpa, Survie et TI, elles-mêmes complices des « carnages et des guerres secrètes des grandes puissances en Afrique », est particulièrement choquant et indigne de celui qui se définit comme journaliste enquêteur, et n’a pourtant pas jugé utile (bien qu’il se trouvât à Libreville) d’entendre Grégory NGBWA MINTSA, Marc ONA ESSANGUI, Gaston ASSEKO, Georges MPAGA, Jean Marie POATY, tous militants de la société civile, jetés en prison sur l’accusation fantaisiste d’être « instrumentalisés et soutenus financièrement par des ONG françaises pour déstabiliser l’Etat ». Leur tort : avoir porté plainte dans l’affaire des BMA.

Pas besoin de les entendre en effet lorsque la démarche est militante et idéologique. Ils en auraient eu pourtant des choses à lui dire à Pierre PÉAN sur son livre et sur leurs motivations ! En particulier, leur étonnement que celui-ci reprenne « mot pour mot », ces accusations proférées par l’ex-ministre de l’intérieur de BONGO ONDIMBA, MBA OBAME au cours d’une conférence de presse ayant précédé leur arrestation en janvier 2009. Enfin, que le combat mené par eux depuis des années n’est que celui de la « justice sociale et du progrès du Gabon » (Cf. Communiqué du 13/12/2010 après le passage de Pierre PEAN sur la RTG1).

Hélas, Pierre PÉAN a fait le choix de cette resucée coloniale selon laquelle les africains seraient de grands enfants incapables d’engagement faute de saisir la complexité du monde et les enjeux contemporains. L’incidence des multiples variables apportant encore plus de confusion dans leur petite tête déjà surchauffée par la simple action de réfléchir. Alors, dans leur naïveté infantile, ils se font avoir. Des africains qui ne seraient jamais entrés dans l’histoire on passe aux noirs sans cerveaux. A trop lire Bernard LUGAN, Pierre PÉAN qui prétend proposer une grille de lecture révolutionnaire des vrais enjeux de l’heure se fourvoie.

La FCD, partie prenante de la plainte à l’origine de l’affaire des Biens Mal Acquis dénonce avec vigueur ce discours infantilisant qui relève de l’idéologie. Elle constate que depuis son immixtion épistolaire dans l’affaire rwandaise, Pierre PÉAN mène une croisade quasi-obsessionnelle contre le « péril » anglo-saxon qui viserait à supplanter le « pré-carré » français. Edwy PLENEL « l’espion » au service de la CIA et les ONG, Survie, Sherpa et Transparence International-France en seraient les têtes de ponts.

La FCD doute qu’elle ait été manipulée de quelque manière que ce soit par ses partenaires dans la plainte de 2007. Elle rappelle que les faits reprochés à SASSOU NGUESSO et mis en lumière avec force précisions dans le rapport du CCFD avaient déjà été relevés et condamnés par la Conférence nationale souveraine de 1991 sans qu’il ne fût jamais question d’un quelconque complot anglo-saxon.

Son engagement dans cette affaire comme dans celle des « disparus du Beach », relève d’un combat déterminé contre l’impunité d’un homme arrivé au pouvoir par effraction en 1997, poursuivi pour crimes contre l’humanité, et qui pille sans vergogne les richesses de son pays avec la complicité des entreprises exploitantes de l’Etat français ou de l’Union européenne, ses proches et amis français en affaires profitant également des circuits de dilapidation de ces richesses.

Les préoccupations de la FCD résolument opposée à ce que la France reste un sanctuaire pour les potentats africains et leurs biens frauduleusement acquis, rejoint celles des institutions multilatérales qui admettent désormais que « l’acquisition illicite de richesses personnelles peut être particulièrement préjudiciable aux institutions démocratiques, aux économies nationales et à l’état de droit » et que « la corruption est un facteur d’appauvrissement de nombreux pays ».

A l’échelle du continent noir, la corruption généralisée organisée par les élites, est un frein non négligeable au développement économique. La convention onusienne de Merida (UNCAC), premier instrument mondial de lutte contre la corruption, prescrit à tous les États de « prévenir et éradiquer la corruption, de coopérer entre eux, avec le soutien et la participation de personnes et de groupes n’appartenant pas au secteur public, comme la société civile, les organisations non gouvernementales et les communautés de personnes, pour que leurs efforts dans ce domaine soient efficaces » et pose de manière contraignante le principe de la restitution des avoirs acquis illicitement

Or, les gens dont il s’agit (SASSOU NGUESSO, Ali BONGO ONDIMBA, OBIANG NGUÉMA…) sont protégés par l’immunité des chefs d’Etats dans l’exercice de leur fonction derrière laquelle ils se réfugient pour perpétrer leurs forfaits en toute quiétude. Malgré tout, loin d’être un coup d’épée dans l’eau, la décision de la Cour de cassation transgresse le tabou de « l’inviolabilité » si pas de la personne, mais tout au moins du patrimoine de ces excellences, dans la mesure où il autorise le juge à investiguer sur celui-ci, l’intérêt de Transparence International-France à agir ayant été confirmé.

Dans une récente interview sur Rfi, l’avocat de SASSOU NGUESSO, Me VERSINI-CAMPINCHI, semble en avoir pris son parti et préfère axer la défense de son client sur « l’impossibilité de juger, en France, un détournement de biens publics opéré à l’étranger et commis par des étrangers, aucun texte du Code pénal français ne le permettant ». Raisonnement que conteste bien entendu William BOURDON, avocat de Transparence International-France. Au demeurant, sans être fin juriste, les juges ayant été désignés, on ne voit pas par quel mystère l’instruction pourrait être stoppée.

Libérés du carcan de la raison d’Etat, il reste à espérer que les juges Roger LE LOIRE et René GROUMAN chargés de relancer les investigations classées « sans suite », seront à la hauteur de l’enjeu et feront bon usage de cette liberté de manière à établir la provenance des fonds ayant permis l’acquisition de tous ces biens mobiliers et immobiliers de luxe.

L’honneur de la justice française est à ce prix. Son indépendance dont ce pays a littéralement abreuvé des générations entières d’étudiants africains, hexagonaux et d’ailleurs, sera jugée à l’aune de la détermination desdits juges à rechercher la vérité. Les africains ne la connaissent, hélas, que trop bien…

31/12/10 (B584) Radio-Trottoir Depuis mardi 21 décembre, les dangers sont là. (Lectrice)

Dans les hangars des dépôts d’El Gamil jeudi 23 décembre 2010

Une histoire très louche qui inquiète bon nombre de personnes.

Pendant trois jours plusieurs camions de la Garde Républicaine ont fait la
navette entre le port et les hangars d’El Gamil.

Non il ne s’agissait pas de transporter ni de protéger des denrées alimentaires, ni des produits de beauté. Il
s’agissait tout simplement de convoyer un stock d’armes illicites.

Bien que la Police et la Gendarmerie soient au courant, ni Interpol, ni le FBI ne se sont manifesté pour empêcher ce commerce frauduleux. Et pourtant, ces deux organisation se présentent comme les champions de la
lutte contre les trafics d’armes.

Combien faut-il payer pour conserver le silence ?

Dans les chantiers chinois de Hodan.

Les sociétés chinoises se permettent tout à Djibouti où elles se considèrent en territoire
occupé.

Non le silence et l’effacement de l’Inspection du Travail est incompréhensible et inadmissible. La paralysie du Tribunal du Travail ou du Ministère de l’Emploi tout aussi inefficace, dont une partie du personnel, y compris le Ministre ne sont que des bras cassés qui n’attendent qu’une chose, le versement de
leurs salaires, mais sans ne rien donner de leur temps en contrepartie.

La majorité des ministères ont opté pour le silence, pas de remous
dans les circonstances actuelles. Ce fou qui nous dirige encore, est en pleine déroute et il est devenu un homme
dangereux.

Soit on prend les armes contre lui où l’on s’écrase comme l’a dit si bien un conseiller
technique qui est lui-même sans bureau fixe.

Dans ce climat, où tout est bloqué, où les pauvres travailleurs n’ont
aucune possibilité de recours, la direction d’une société chinoise a renvoyé plusieurs
travailleurs sans même payer ni leurs salaires ni l’indemnisation dûe en ce cas.

Ecoeurés, les travailleurs ont frappé à plusieurs portes mais, pour leur malheur aucune porte ne s’est ouverte.

Face à l’arrogance des Chinois, qui se comportent chez nous, comme ils se comportent au Tibet, un jeune travailleur, poignard en main s’est fait lui-même Justice en égorgeant le caissier tout en s’emparant de la caisse. Puis il s’est enfui.

Et pendant ce temps, IOG se prélasse dans son nouvel avion de plus de 4 millions de dollars
supplémentaires après avoir vendu celui basé en Afrique du Sud.

L’Ambassade de
Chine, persuadé qu’il s’agissait d’un attentat monté par les Japonais, aurait envoyé une lettre officielle de protestation

Mardi 21 décembre 2010

Soirée de la honte au palais de la honte à Haramous.

De 20 heures à l’aube, les décibels d’une musique enivrante ont résonné sans interruption d’Haramous jusqu’à Gabode, Ambouli, Djebel sans oublier le Camp Lemonnier où les GI en tenue de Léopard ont pris trois camions et deux véhicules blindés de reconnaissance pour participer à cette fête (?).

Dès qu’ils ont identifié les blindés du Général Zakaria aux abords d’Haramous, l’Officier a donné ordre de se positionner pour surveiller si des terroristes ne faisaient pas partie des invités à cette
fiesta

Une attachée à la police des mœurs,
alias « petite oreille ».

31/12/10 (B584) Un ancien champion djiboutien de la démocratie et de la défense des droits de l’homme, repenti et reconverti depuis, vole au secours d’un autre dictateur désavoué par le suffrage universel et par la majorité de la communauté internationale (USA, ONu, …) (Ca rapporte combien de soutenir un dictateur en péril ?) L’image de marque du régime dictatorial de Djibouti va certainement être redorée sur la scène internationale, après cette intervention rétrograde et remarquée de son porte-serviettes attitré, à contre-courant de la marche de l’histoire.

________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Nouvelle médiation de la CEDEAO le 3 janvier en Côte d’Ivoire

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé mercredi l’envoi le 3 janvier d’une nouvelle délégation en Côte d’Ivoire, après l’échec d’une première mission de médiation mardi pour tenter de convaincre le président sortant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir.

Les présidents du Bénin Thomas Yayi Boni, de Sierra-Leone Ernest Bai Koroma et du Cap Vert Pedro Pires ont rencontré à deux reprises Laurent Gbabgo mardi pour lui adresser un ultimatum: céder le pouvoir au président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, ou risquer une intervention militaire de la CEDEAO qui s’est dit prête à recourir à la "force légitime".

Laurent Gbagbo n’a pas cédé à cette injonction, et restait mercredi à son poste. La CEDEAO a décidé de continuer à jouer la carte diplomatique, et la délégation retournera à Abidjan le 3 janvier, a déclaré mercredi le Nigérian Goodluck Jonathan, président en exercice de la Communauté.

"Quand il y a un litige, un désaccord, c’est le dialogue qui résoud les problèmes. Le dialogue est en cours. Ils nous encouragent à revenir", a commenté Goodluck Jonathan à Abuja, siège de la CEDEAO. Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes patriotes" partisans de Laurent Gbagbo, a également invoqué la nécessité de "donner à la diplomatie une chance" pour annoncer le report d’un rassemblement de masse qui était prévu mercredi à Abidjan, et risquait de déboucher sur de nouvelles violences.

A Washington, le département d’Etat américain a annoncé qu’il envisageait une éventuelle évacuation de son ambassade, par crainte que les violences post-électorales débouchent sur une guerre civile. Le porte-parole Mark Toner a expliqué qu’une équipe du Pentagone était arrivée à Abidjan mardi pour évaluer toutes les "possibilités", y compris une évacuation.

Le président sortant Laurent Gbagbo refuse de reconnaître la victoire de son adversaire Alassane Ouattara au second tour de l’élection présidentielle, le 28 novembre, malgré la validation de ces résultats par les Nations unies. M. Gbagbo a obtenu de son côté l’annulation d’une partie des votes pro-Ouattara dans le Nord, bastion de l’opposition, et s’est fait déclarer vainqueur par le Conseil constitutionnel ivoirien.

Un avocat représentant Laurent Gbagbo, Aref Mohammed Aref, a laissé entendre mercredi que le président sortant pourrait accepter un partage du pouvoir, citant une précédente coalition avec Guillaume Soro, ancien chef rebelle, ancien chef de gouvernement de Laurent Gbagbo et actuel Premier ministre d’Alassane Ouattara.

Laurent Gbagbo a "déjà montré qu’il souhaite" le compromis, a affirmé l’avocat. Mais le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré auparavant en décembre que Laurent Gbagbo devait partir. "Toute autre issue constituerait une parodie de démocratie. Il y a eu un vainqueur clair (Ouattara). Il n’y a pas d’autre option", ajoutait M. Ban.

Un mois après le second tour de la présidentielle, la Côte d’Ivoire est toujours dans l’impasse, et le pays risque aujourd’hui de replonger dans la guerre civile.

Signe des fortes tensions, un convoi de trois véhicules de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) transportant 22 casques bleus a été attaqué mardi à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan. Selon l’ONUCI, "une foule nombreuse a encerclé le convoi, blessant un soldat au bras avec une machette et incendiant un des trois véhicules".

La situation est revenue à la normale "grâce à l’intervention du chef d’état-major général des Forces de défense et de sécurité, le général Philippe Mangou", ajoute l’ONUCI qui "condamne vigoureusement cette attaque et réitère sa détermination à poursuivre son travail au service du peuple ivoirien". Laurent Gbagbo, qui dénonce un "complot" international à son encontre, réclame le départ de l’ONUCI.

La CEDEAO, de son côté, est déjà intervenue en Afrique par le passé, notamment lors de la prise de Freetown, la capitale de Sierra Leone, en 1998, et en 1990 au Liberia, où ses forces sont restées pendant plusieurs années. En cas d’intervention, le Nigeria, plus grosse armée de la région, est pressenti pour jouer un rôle central dans les opérations.

Une éventuelle intervention de la CEDEAO fait craindre à certains analystes une invasion de grande ampleur qui ferait de nombreux morts. Selon l’ONU, au moins 173 personnes ont déjà été tuées lors de violences qui ont suivi l’annonce des résultats divergents.

On craint toutefois que le bilan réel ne soit bien plus lourd.

31/12/10 (B584) Le Journal de la Flibuste (Marine marchande allemande 1 entrée et 1 sortie / La flotte anti-pirates reçoit des renforts de nouveaux pays) – L’Inde envoie 4 bâtiments en mer d’Arabie pour lutter contre la piraterie – Départ d’un navire de la marine australienne pour le Moyen-Orient pour une mission anti-piraterie – La mission du De Grasse au goût d’inachevé – 2 attaques au Mozambique – Les pirates somaliens s’emparent d’un navire d’Antigua et Barbuda – un 26e navire piraté avec huit marins à bord – un destroyer russe en patrouille dans le golfe d’Aden – un cargo allemand capturé – Un chimiquier allemand relâché par les pirates somaliens (9 articles)

_________________ 9 – Portail des sous-marins

L’Inde envoie 4 bâtiments en mer d’Arabie pour lutter contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

A la suite de l’augmentation du nombre d’incidents liés à la piraterie au large de la côte de Lakshadweep (des îles situées au large de la côte sud-ouest de l’Inde), la marine et les gardes-côtes indiens ont envoyé au moins 4 bâtiments de guerre en mer d’Arabie et accéléré la mise en service d’avions de surveillance maritime.

Pour dissuader les pirates de tenter des attaques dans la région prôche de Lakshadweep et des îles Minicoy, les 2 agences ont décidé de maintenir uen présence permanente de 4 à 5 bâtiments dans le centre de la mer d’Arabie.

La décision intervient peu après que des pirates aient capturé un navire du Bengladesh le 5 décembre dernier au large de ces îles, alors qu’il se dirigeait vers l’Europe avec 41.000 t de nickel dans ses cales.

Des responsables ont indiqué que ces mesures avaient été prises après qu’il ait été constaté qu’un point chaud de piraterie était apparu à cet endroit.

La présence des bâtiments, des frégates de la marine et des patrouilleurs des gardes-côtes, sera maintenue pendant un mois et sera révisée après cela, ont-ils ajouté.

Ces efforts viennent en plus de l’envoi de bâtiments indiens au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden.

_________________ 8 – Radio Chine avec XINHUA

Départ d’un navire de la marine australienne pour le Moyen-Orient pour une mission anti-piraterie

Le navire de la Marine australienne "HMAS Stuart" a quitté jeudi Sydney pour le Moyen-Orient, où il effectuera une mission de lutte contre la piraterie pour une durée de six mois, a rapporté l’agence de presse Australian Associated Press.

Le ministre australien en charge du personnel de défense Warren Snowdon, ainsi que des centaines de membres des familles et d’amis, se sont rendus sur les quais du port de Sydney pour saluer le départ de quelque 190 marins.

Les chefs de la Marine ont rendu hommage aux familles qui voient partir leurs proches pendant les fêtes.

Lors de ce quatrième déploiement dans le Golfe, le "HMAS Stuart" aura pour mission de maintenir une présence dissuasive et d’escorter les navires commerciaux naviguant dans le golfe d’Aden, en mer d’Arabie.

_________________ 7 – Le Télégramme

La mission du De Grasse au goût d’inachevé

Après quatre mois de présence dans l’océan Indien, le bilan de la mission de lutte contre la piraterie assurée par la frégate DeGrasse n’est pas négligeable car de nombreux pirates présumés ont été appréhendés. Mais tous ont été libérés…

Six groupes de pirates présumés et une dizaine d’embarcations appréhendées: tel est le bilan chiffré de la mission de quatre mois de lutte contre la piraterie, accomplie par la frégate anti-sous-marine française De Grasse, au large des côtes somaliennes.

De retour à quai à Brest, hier, son commandant, le capitaine de vaisseau Jean Hausermann, ne nie pourtant pas une certaine frustration d’avoir finalement vu les pirates interceptés remis en liberté sans jugement. La faute à une absence de moyens (de volonté?) de la part des pays riverains pour les juger.

Triple mission

Lancée en décembre2008, l’opération européenne Atalante remplit trois missions: protéger les bateaux qui assurent le transport des aides du Programme alimentaire mondial (vecteur essentiel de l’aide humanitaire en Somalie, pays ravagé par des guerres de clans), escorter les plus vulnérables des 25.000 navires de commerce qui fréquentent, chaque année, le golfe d’Aden et empêcher les navires pirates d’appareiller avant qu’ils n’agissent.

Par rotation, un pays européen différent assure le commandement opérationnel de l’opération tous les quatre mois. Du 14août au 14décembre, le De Grasse a ainsi pris position au large des côtes somaliennes, avec à son bord un état-major réunissant huit nationalités européennes, placé sous les ordres du contre-amiral Philippe Coindreau, dirigeant l’action d’une dizaine de bâtiments de guerre, et 290 hommes d’équipage.

Bâtiment amiral de l’opération, mais aussi unité participante, le De Grasse a inscrit à son actif, à lui seul, l’interception de dix embarcations (skiffs et baleinières) et l’appréhension de six groupes de pirates présumés. Il a également assuré cinq opérations d’accompagnement au profit des bâtiments du Programme alimentaire mondial. La zone d’opération de l’opération a beau être immense (l’équivalent de la superficie de l’Europe), le bilan de la mission apparaît positif.

Relâchés sans jugement

Reste, comme l’admet le capitaine de vaisseau Jean Hausermann, que «la lutte contre la piraterie serait plus efficace si elle bénéficiait de plus de soutiens de la part des pays riverains, Kenya et Tanzanie notamment». La cinquantaine de pirates interceptés – dont les embarcations avaient été identifiées à l’armement et aux échelles à bouts recourbés qu’elles transportaient – ont ainsi été relâchés, sans qu’il soit possible de les juger.

Certains de leurs bateaux ont été coulés et les autres définitivement bridés, mais on peut concevoir la frustration des équipages engagés dans la mission. L’Union européenne réfléchit aux moyens juridiques de neutraliser plus efficacement les pirates.

Dans le but de promouvoir l’opération, les marins du De Grasse se sont rendus aux Seychelles, à Djibouti, Mombasa (Kenya), Dar-es-Salam (Tanzanie), Salalah (sultanat d’Oman) et Aden (Yémen) afin de convaincre ces pays de s’associer davantage à la lutte contre la piraterie, fléau constant et qui touche, peu ou prou, les côtes de chacun d’entre eux.

_________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: 2 attaques au Mozambique

Des pirates sont descendus à Noël pour la première fois très au sud de la côte est de l’Afrique, attaquant sans succès deux navires commerciaux au large du Mozambique, a indiqué la force navale européenne Atalante.

Le pétrolier NS Africa, enregistré au Liberia, et le cargo Majestic du Panama ont repoussé deux attaques distinctes, menées la veille et le jour de Noël au nord du port de Beira (centre), a indiqué le porte-parole d’Atalante pour la Corne de l’Afrique, Paddy O’Kennedy.

Le NS Africa leur a échappé en manoeuvrant, tandis que le Majestic a répondu par le feu aux tirs des assaillants.

Ces incidents semblent indiquer une témérité croissante des pirates, souvent Somaliens, vers le sud du continent. Jusqu’à présent, l’attaque de pirates la plus au sud s’était déroulée le 10 décembre au niveau de la frontière entre la Tanzanie et le Mozambique.

Le Mozambique, l’un des pays les plus pauvres au monde, n’a pas une force maritime suffisante pour patrouiller le long de ses 2.470 kilomètres de côtes (la seconde côte la plus longue d’Afrique).

Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent actuellement 26 navires et 609 otages.

__________________ 5 – L’Express (Maurice) avec XINHUA

Les pirates somaliens s’emparent d’un navire d’Antigua et Barbuda

Les pirates somaliens se sont emparés d »un navire battant pavillon Antigua et Barbuda tôt lundi à près de 175 miles nautiques du port de Salalah, à Oman, selon la mission européenne de lutte contre la piraterie mardi.

Selon la déclaration de la Force navale de l’UE, le cargo de 5 200 tonnes, qui est une propriété allemande, était en route pour San Nicolas, en Grèce, en provenance de Jebel Ali aux Emirats arabes unis lorsqu’il a été attaqué. Au delà des huit marins à bord, notamment un Roumain et sept Philippins, le navire transportait une cargaison de Petroleum Coke.

Le golfe d’Aden, une étendue d’eau située entre la Somalie et le Yémen, est la principale voie maritime reliant l’Europe à l’Asie. Les pétroliers transportant le pétrole du Moyen-Orient via le canal de Suez doivent passer par le golfe d’Aden.

Les attaques sont menées par des gangs de plus en plus bien organisés armés d’armes automatiques et des grenades autopropulsées, selon des officiels maritimes.

La Somalie n’a plus de gouvernement opérationnel depuis 1991 et reste l’un des pays du monde les plus violents et où règne l’anarchie.

__________________ 4 – Metro (Canada) avec AP

Somalie: un 26e navire piraté avec huit marins à bord

Des pirates somaliens ont pris le contrôle d’un bateau avec huit personnes à son bord, lundi, a annoncé la force navale de l’Union européenne, portant à 26 le nombre de navires présentement en possession des criminels de la mer dans cette zone.

Le MV EMS River a été assailli à environ 280 kilomètres au nord-est du port de Salalah, à Oman, a affirmé le commandant d’escadre Paddy O’Kennedy.

Les pirates ont étendu leur zone d’opération vers le sud et l’est en raison du nombre accru de patrouilles navales près de la côte somalienne.

Le cargo attaqué avait à son bord un Roumain et sept Philippins, selon la force de l’Union européenne. Il est de propriété allemande et transportait du pétrole de la Grèce vers les Émirats arabes unis.

Un autre navire contrôlé par des pirates, le MV Motivator, se trouvait tout près pendant l’attaque de lundi. Selon M. O’Kennedy, cela signifie que les pirates utilisent certains navires sous leur contrôle pour accroître la portée de leurs attaques.

La force navale de l’Union européenne a précisé que les pirates sévissant au large de côtes somaliennes détenaient maintenant 26 navires et 609 otages.

La Somalie n’a pas eu de réel gouvernement depuis 1991 et la piraterie représente l’un des quelques choix qui s’offrent aux habitants du pays pour augmenter leurs revenus.

__________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: un destroyer russe en patrouille dans le golfe d’Aden

Le destroyer Admiral Vinogradov, de la Flotte russe du Pacifique, a entamé mardi une mission de patrouille au large de la Corne de l’Afrique et dans le golfe d’Aden, après avoir escorté des navires commerciaux à travers cette région infestée de pirates, a annoncé à RIA Novosti un porte-parole du ministère russe de la Défense.

"Les marins de la flotte du Pacifique ont déjà escorté un premier convoi de cinq navires civils de différentes classes et garantissent la sécurité d’un deuxième convoi de trois navires", a-t-il déclaré.

Selon l’interlocuteur de l’agence, l’équipage du destroyer fêtera le Jour de l’An en pleine mer.

Un autre porte-parole du ministère de la Défense a précédemment indiqué à RIA Novosti qu’un groupe de bâtiments de guerre de la Flotte russe du Nord, avec à leur tête le destroyer Admiral Levchenko, avait assuré la sécurité de la navigation dans le golfe d’Aden de juillet à novembre dernier. Le groupe a effectué 13 missions d’escorte, facilitant la traversée de la zone dangereuse à 57 navires commerciaux.

__________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un cargo allemand capturé

Un cargo appartenant à un armateur allemand et battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été capturé lundi par des pirates au large d’Oman, a annoncé la force navale européenne Atalante.

"Dans les premières heures du 27 décembre, le cargo EMS River a été capturé à environ 175 milles nautiques (324 km) au nord-est du port de Salalah (Oman)", a indiqué le quartier général d’Atalante dans un communiqué.

Le navire qui transportait des produits dérivés du pétrole des Emirats arabes unis vers la Grèce compte huit membres d’équipage (sept Philippins et un Roumain).

Selon Atalante, les pirates ont probablement utilisé un navire précédemment capturé, le Motivator, pour mener leur attaque.
Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent 26 navires et 609 otages.

________________________ 1 – EuroInvestors avec Reuters

Un chimiquier allemand relâché par les pirates somaliens

(Duncan Miriri, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Un chimiquier allemand a été relâché par des pirates somaliens en échange d’une rançon de 5,5 millions de dollars, a déclaré mardi le Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est.

L’équipage, composé de 22 hommes, est sain et sauf, a précisé Andrew Mwangura, directeur de cette organisation de surveillance de la navigation maritime dans la région.

Le Marida Marguerite, battant pavillon des Îles Marshall, avait été capturé en mai dernier à 200 km au sud d’Oman alors qu’il reliait Kandla, en Inde, à Anvers, en Belgique.

31/12/10 (B584) VERITE -> le fameux « Dog » de DJ 24 est-il dépourvu d’une identité ? (Lecteur)

Ce « dog » est un instable.

Il vit au jour le jour. Il est stressé. Le clan dominant ne cesse de lui demander des comptes pour vérifier qu’il le sert bien.

Souvent le « dog » est contraint de raconter des histoires pas toujours fondées et de donner des informations inutiles afin de satisfaire l’homme fort du régime et ses proches.

Actuellement, le « dog » a perdu le nord. Il a compris qu’il avait été démasqué et il n’a plus de vision. Il est déconnecté de la réalité et il oublie complètement la situation et la souffrance profonde de notre cher peuple

Le « dog » manque de ressources pour alimenter la machine à propagande orchestrée par le fils de l’oued et sa Qabyo de plus en plus tourmentée par ses idées folles. Souvent elle oublie qu’elle est une femme et que sa priorité devrait être la construction et la pérennité du foyer familial.

Bien au contraire, au lieu d’assurer ces fonctions ancestrales, elle ne pense qu’à voler les biens du peuple.

Le « dog » est actuellement endetté. Il doit beaucoup aux vendeuses de Khat de la place … Ses méthodes et surtout ses résultats (puisqu’il a été démasqué) ne satisfont pas le clan, qui refuse de lui ouvrir de nouveaux crédits.

Pour faire fonctionner sa vieille boîte à mensonges,
le « dog » a signé plusieurs partenariats avec des groupes qui diffusent des chansons dépassées pour essayer de faire oublier les crimes, les massacres de la population afar dans le nord, le couvre-feu dans le cercle d’Ali-Sabieh, la violente répression des manifestations pacifiques, les arrestations arbitraires des opposants, la prison ferme infligée à des gens honnêtes et de noble lignée.

Les partenaires du « DOg » sont les suivants :

  • l’EDD
  • Djibouti Telecom
  • Port de Djibouti
  • Les services de Transits proches du clan
  • Les services de Finances
  • Les fonds détournés par Qabyo,

Ce docteur « dog » diffuse souvent le soleil et le beau temps, la tournée théâtrale et les danses du ventre devant le dictateur lors des congrès du clan pour clamer un soutien sans faille au chamelier, alors qu’il patauge dans le sang du peuple.

Ce docteur « dog » de Dj-24 n’a pas de conscience. Il manque de bon sens et d’organisation et le pire c’est qu’il se nourrit de fausses idées,

Il est manipulé par un groupe d’individus proches du clan. Il n’a aucune indépendance et il n’est pas libre d’orienter ses informations vers l’honnêteté et la vérité, ce que nos concitoyens auraient beaucoup apprécié.

Ce docteur « dog » de Dj-24 n’est pas le seul et unique intervenant dans cette décharge à ciel ouvert. La création de la machine à mensonges a pour objectif de rallier les faibles et d’attirer les hommes sans véritables convictions politiques vers IOG. Elle doit essayer de faire passer l’éponge sur tous les actes commis par le clan, de tromper la diaspora et les internautes et donner une autre image la vie et de la politique à Djibouti, bien éloignée de la réalité !.

Ce docteur « dog » est un faible et un agité. Il véhicule les mensonges qui lui sont dictés et imposés par le clan. Il s’est essayé dans l’art de la provocation en racontant des conneries, des mots grossiers, des insultes et des attaques inimaginables envers des gens honnêtes, respectueux et surtout des bons pères de famille qui partagent la douleur du peuple Djiboutien et qui sont fiers de soutenir la cause des citoyens asservis par le régime… mais, pas de chance pour « dog », car il s’est pris les pieds dans son propre piège et il en remontera pas la pente.

Ce docteur « dog » oublie que le peuple est contre IOG et son cland. Ce n’est pas de la manière dont il a agi, qui apportera le moindre soutien au dictateur. Lui qui croyait naïvement, avoir la capacité de faire changer les choses.

Qu’à cela ne lui déplaise :
la communauté Djiboutienne est légitime à fixer et à obtenir les conditions de sa liberté.

UN CONSEIL :

Monsieur le docteur « dog »; N ’ayant ni votre nom ni votre adresse, c’est publiquement que je vous conseille vraiment d’éviter de vous éloigner de vos frères et soeurs et de cesser d’assister en spectateur aux méfaits du clan qui détruit notre pays.

Pour finir, apprenez à respecter l’autre.

31/12/10 (B584) Mediapart avec El Païs et WikiLeaks / La présidence française corrompue

Europe 1 – mais aussi Marianne, l’AFP, Afrik.com, Le Griot, etc. – reprennent l’information d’ El Pais sur les notes publiées par Wikileaks.

Le journal espagnol relève que des notes diplomatiques américaines révèlent que de l’argent détourné par Omar Bongo aurait profité à des partis politiques français. Il est permis de supposer que des notes diplomatiques françaises ont été rédigées dans le même sens.

Cette information a été donnée en juin 2009 par un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC).

"Les dirigeants gabonais ont remis une partie de l’argent à des partis politiques français, y compris au président Nicolas Sarkozy". Cette corruption entre Paris et Libreville montre qu’elle aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite".

" Asked what the officials did with the stolen funds, the BEAC official responded, "sometimes they kept it for themselves, sometimes they funneled it to French political parties." Asked who received the funds, the official responded, "both sides, but mostly the right;
especially Chirac and including Sarkozy." The BEAC official said "Bongo was France’s favorite President in Africa," and "this is classic France Afrique." He said technocrats from the French Treasury were relatively progressive in encouraging the francophone governments to be more autonomous, but that the Banque de France continued to exert an outsized influence." (Traducteur)

Un audit de la Banque des Etats d’Afrique centrale aurait "révélé des malversations liées à la hiérarchie des officiels gabonais". "L’enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d’euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon".

Le système bancaire français est évoqué.

L’argent de la corruption a permis d’éponger les conséquences de la crise sous la supervision d’institutions officielles.

"in violation of BEAC regulations and unbeknownst to the BEAC board, placed 500 million euro of BEAC deposits in a high-risk investment with French bank Societe Generale" (Traducteur)

"In a January 2009 meeting to discuss Anzembe’s deal with Societe Generale, Biya had called for Andzembe’s immediate dismissal." (Traducteur)

" The Audit Committee includes representatives from the six CEMAC economies plus a representative from the French Treasury. The Heads of States agreed to conduct two audits, a general review of internal accounts and a specific investigation into Andzembe’s unauthorized placement of funds at Societe Generale. According to the BEAC official, the investigators have yet to understand fully the
details of the SG account. "Even SG tells us that they are unable to determine the structure of the investment that Anzembe made!" he marveled. The official theorized that SG had used the BEAC funds to help "plug the hole" created by the Kerviel rogue trader scandal, but that the financial crisis had overwhelmed SG and swallowed BEAC’s funds." (Traducteur)

Cette révélation a deux conséquences.

Une conséquence juridique.

Les présidents africains poursuivis en France dans le cadre des "biens mal acquis", sur la foi de ces nouvelles de Wikileaks relevées par El Pais, peuvent demander la comparution des présidents français conformément aux dispositions de la Convention internationale contre la corruption, qui excluent toute impunité, y compris à l’égard des chefs d’Etat. Ceux-ci sont des "agents publics" selon la Convention (article 2 a : "On entend par “agent public” : toute personne qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif ou judiciaire d’un État Partie, qu’elle ait été nommée ou élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non rémunérée, et quel que soit son niveau hiérarchique") et ils sont en infraction en considération de l’article 15 qui énonce que :

Chaque État Partie adopte les mesures législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale, lorsque les actes ont été commis intentionnellement:
a) Au fait de promettre, d’offrir ou d’accorder à un agent public, directement ou indirectement, un avantage indu, pour luimême ou pour une autre personne ou entité, afin qu’il accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions officielles;
b) Au fait pour un agent public de solliciter ou d’accepter, directement ou indirectement, un avantage indu, pour lui-même ou pour une autre personne ou entité, afin d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions officielles.

L’immunité du Chef de l’Etat est donc inconventionnelle en matière de corruption. Elle ne peut pas s’appliqueer et le juge l’écartera au motif de l’exception d’inconventionnalité que soulèvera une partie au procès.

Le fait d’apprendre que la politique française est en partie financée par l’argent de la corruption d’Etats étrangers pose aussi la question de la trahison.

La haute trahison n’existe pas dans le code pénal, d’où la réforme de l’article 68 de la Constitution.

La procédure de destitution du Chef de l’Etat a été neutralisée récemment quand la corruption s’affiche sans retenue dans le fonctionnement du pouvoir (Karachi, Bettencourt). Accepter de l’argent corrompu d’un Etat étranger est un manquement aux devoirs manisfestement incompatible avec l’exercice du mandat présidentiel. Vouloir soutenir le contraire témoignerait d’une mentalité étrangère à toute moralité publique.

C’est à se demander si la présence de la mafia en France n’est pas plus la conséquence de cette mentalité que celle d’une fatalité. N’est-ce pas plus du "voulu" que du "subi" ? Les conclusions de la "Commission d’enquête sur les tentatives de pénétration de la Mafia en France" présidée par François d’Aubert avaient reçu un accueil dont les révélations d’El Pais éclairent aujourd’hui les sarcasmes d’alors. Le vote à l’unanimité de la réforme de la prise illégale d’intérêts en pleine affaire Woerth montre cependant que le temps des sarcasmes n’est pas révolu.

Une conséquence politique.

Le fait que les USA et d’autres pays soient informés de la corruption au plus haut niveau des institutions françaises fragilisent gravement la position de la France dans les négociations internationales. Cela pourrait expliquer, par exemple, le ralliement de la France à l’OTAN, son opposition très mole aux OGM, etc.

De telles faiblesses de la représentativité d’un Etat favorisent l’acceptation de clauses économiques défavorables à la France dans les accords internationaux. Les négociateurs confrontés au chantage des révélations sur la vie privée des élus de la République préférent signer des accords déséquilibrés plutôt que de déclencher des scandales politiques internes et perdre leur poste.

Les Français en paient forcément les conséquences.

Cela peut expliquer également la fragilité européenne dans le Monde et le peu d’écoute qu’on lui prête. Les incartades françaises plombent le pouvoir de négociation de l’Union européenne. La France est un poids lourd européen, une puissance nucléaire disposant d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Paralyser la France, c’est entraver l’Europe.

Il n’y a pas qu’à la Commission européenne que le gouvernement français ment ; les "Karachis", la veuve du juge Borrel, et la longue liste d’anonymes résistant à l’arbitraire de la domesticité publique démontrent qu’il ment à son électorat.

L’affaire des faux en écriture publique à Bobigny et la réaction paradoxale du minsitre de l’intérieur témoignant d’une indulgence inquiétante est susceptible de laisser croire que la pratique incriminée n’est pas jugée administrativement condamnable, ou qu’elle est admise au point qu’une condamnation judiciaire est embarassante pour remettre en cause le fonctionnement du ministère de la police, auxiliaire de la justice.

L’accumulation des révélations inspire de plus en plus la perplexité. L’idéologie du mensonge gouverne la France.

Cela peut expliquer le discours sur l’incompatibilité de la transparence. Ce contre-feu subtile ne résiste pas aux révélations confirmant le doute sérieux sur la conduite des affaires publiques.

Enfin, qu’un journal étranger doive publier une information que le plus grand titre français s’est abstenu de faire malgré son accès privilégié aux informations pose une question sérieuse sur la maturité de la liberté de la presse en France.

Le pays du scandale ordinaire est victime de l’inertie de la médiocrité. Ce fascisme mou porte en germe l’échec de l’Etat laïc.

La corruption des élites menace bien plus sûrement la démocratie que l’islam. Le débat public sur la corruption n’est cependant toujours pas lancé quand l’affaire du voile dans les écoles a mobilisé rapidement le ban et l’arrière-ban de la République.

Cette corruption insultante qui s’affirme de jour en jour pose cruellement la question de l’indépendance de la justice en France, à commencer par celle des autorités de poursuites. L’accumulation des affaires montre que la corruption en France bénéfice de l’impunité.

Le politique a une lourde responsabilité et un lourd passif.

Comme s’il y avait une Union sacrée en ce domaine.

Marine Turchi relate comment François Bayrou est seul.

Cette incapacité à fédérer l’indignation – existe-t-elle vraiment ? – montre combien le pays est chloroformé.

Et Eva Joly, Jean Luc Mélenchon, Martine Aubry, Nicolas Dupont Aignan ? Une interview, un commentaire ?

Non.

Les journaux – qui n’analysent pas les notes de Wikileaks – préfèrent deviser sur la possible candidature du trésorier de la World Company dont presque personne ne veut.

Il y a un aspect positif à tout cela.

La fatalité qui s’acharne sur le mauvais politique renforce la démocratie et l’esprit critique.

C’est bon pour l’Etat de droit.

Normalement.

Sinon, pour les démocrates, reste l’exil.

31/12/10 (B584) VERITE -> : L’ARMEE DU CLAN TERRORISE LA POPULATION ASSAJOK (Lecteur)

En territoire Assajok, la situation est grave !

Le cercle d’Ali-sabieh est devenu un poudrière.

L ’armée du tyran, composée d’hommes inhumains et de refugiés issus du clan dominants mais venus des pays limitrophes, terrorise les citadins de la région.

IOG n’aime pas la population de ce cercle. Il craint par dessus-tout que cette région ne soulève le couvercle de la marmite aux mensonges et ne mette des bâtons dans les roues au plan « 3ème mandat » concocté par Haramous.

Même le clan au pouvoir et les proches du roi ne veulent pas entendre parler des résidents d’Aska.

Souvent, ils affirment que les Ali-Sabiens sont des gens révoltés, qui ne cessent jamais de revendiquer des avantages, alors qu’ils réclament l’application de leurs droits légitimes.

Le régime est totalement fermé et obtus. Il refuse de partager le gâteau, l’ouverture, la démocratie et l’écoute de la population qui demande seulement le changement et le départ du fils de l’oued.

Sur ordre du chef du clan IOG, des bataillons venus du nord dirigés par des officiers du clan sont arrivés pour renforcer le détachement déjà stationné dans la ville. L ’armée patrouille dans les rues pour entraver les libertés.

Le couvre-feu est imposé dans toute la région. Uniquement pour étouffer et tenter de maîtriser par la force les jeunes, les parents, les notables de cette ville.

Les Assajoks sont des citoyens unis, qui partagent une seul idée et des objectifs a atteindre. D’abord, refuser catégoriquement le 3ème mandat illégal et barrer la route avec la force si nécessaire.

Le peuple d’Aska n’est pas né d’hier. Ce sont des gens qui connaissent bien la politique du clan au pouvoir, les méthodes et aussi les faiblesses du tyran.

Les ainés, les Okals et les élus locaux de la ville d’Ali-sabieh sont des hommes respectueux, sachant dire la vérité. Ils sont des grands responsables qui assument leurs responsabilités et qui effectuent des taches considérables au sein de la communauté.

Le cercle d’Ali-sabieh est le centre où se retrouvent les leaders, les politiciens, les hauts cadres compétents et les nationalistes qui aiment la démocratie, la transparence et la liberté des citoyens, mais ils refusent les mensonges et la destruction de leur pays par un groupe étranger, sans foi ni loi.

La population du Cercle, de Holl-Holl, d’Ali-adde, d’Asamo, de Dasbio, de Guestir, de Galileh et d’Ali-Sabieh est noble et unie. C’est à l’unanimité qu’elle rejette ce pouvoir et ce clan pour lesquels, elle n’a aucune estime

Les Ali-sabiens sont parfaitement conscients des différentes vagues qui ont amené des réfugiés Issa en provenance de l’Ethiopie qui fuyaient la pauvreté et ils ne partagent pas :

  • leur faible niveau culturel
  • leur comportement haineux
  • leur manque de savoir vivre
  • leur situation à Haf-Issa
  • leur manière d’exister et de vivre en Ethiopie

Les ministres et les députés « mongoles » à la solde du dictateur ne représentent pas et ne représenteront jamais les Assajoks.

Ni, bien entendu, les informateurs salariés du clan qui dénoncent les jeunes auprès du SDS et qui ont été bien identifiés par les citoyens de la ville d’Ali-Sabieh, comme par exemple :

  • OMAR KADAR WABERI (policier) il a participé à des crimes sur ordre d’IOG.
  • ALI HOCH (civil)
  • ABDI HASSAN (civil)
  • ELMI GUERISSA (civil)

La population d’Aska exigent sa liberté dans l’autonomie de sa région. Ni les chars ni les gaz mortels achetés au marché noir par le régime pour équiper ses hordes sauvages, ne pourront stopper la revendication de ses droits et d’une existence paisible et pacifique sur sa terre.