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30/12/2015 (Brève 588) RFI : Djibouti: la FIDH dénonce l’arrestation d’Ali Omar Ewado

Par RFI Publié le 30-12-2015 Modifié le 30-12-2015 à 12:09

A Djibouti, on a appris l’interpellation de Ali Omar Ewado, défenseur des droits de l’homme près de l’hôpital militaire français Bouffard, où il était venu rencontrer un jeune député de l’opposition hospitalisé.

Omar Ali Ewado est militant de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Il venait de publier une liste des victimes des violences survenues à Balbala, le 21 décembre dernier, et s’était exprimé à ce sujet sur les antennes de RFI, ce week-end.

29/01/11 (B588) LDDH / Solidarité avec les Associations tunisiennes de Défense des Droits de l’Homme.



Le Président

Solidarité de la LDDH

avec
la Ligue tunisienne pour les Droits de l’Homme (LTDH),

l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD),

le Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT)

Djibouti, le 28 Janvier 2011

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est constamment informée par la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) de la situation critique pour les Défenseurs des Droits de l’Homme notamment les Avocats en Tunisie.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) soutient toutes les démarches que la Présidente de la FIDH Madame Souhayr Belhassendéploie sans relâche en faveur de la Défense des Droits de l’Homme, pour la Démocratie et la liberté d’Expression en Tunisie.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exprime sa solidarité la plus totale au trois (3) Ligues Tunisiennes membres de la FIDH à savoir la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD),

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) partage la douleur des familles des victimes de la Dictature et des répressions sauvages du régime de Ben Ali durant plusieurs décennies.

Le combat du vaillant Peuple frère de Tunisie doit servir d’exemple à nos compatriotes de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul

28/01/11 (B588) Radio-Trottoir. Selon un article proposé par un lecteur, les rats commenceraient à quitter le navire et les spécialistes de la chose, à retourner leur veste (une nouvelle fois !) – Article à prendre avec prudence, tant que nous n’aurons pas la vérification de ces points.

Depuis maintenant 2 semaines, le gros porc d’IOG a commencé, en toute discrétion, à faire évacuer à l’étranger, ses plus jeunes enfants que des biens personnels en utilisant l’avion de la R épublique.

Il est vrai que depuis la triste comédie qui s’est jouée la semaine dernière au club hippique et la quasi désertion de la gente masculine, (ce qui est flagrant lorsque l’on regarde de près la vidéo), seule une majorité de femmes étaient présentes et bien loin des 13 000 personnes qu’on a voulu nous faire croire sur les sites officiels et les faux-sites d’opposant (suivez mon regard … !).

Son beau-frère, le voyou de la Banque centrale ainsi que son fils Liban, ont commencé dès la semaine dernière à virer sur des comptes en Arabie Saoudite, des sommes d’argents dont le montant dépasse l’imagination.

Nous savons également que le secrétaire générale de la Présidence, a fait de même et qu’il a fait entrer des armes à Djibouti pour laisser le chaos avant leur départ. Ces armes ont été mises à disposition des extrémistes salafistes et des shebabs qu’il protège et qui ont pris d’assaut actuellement notre pays. A croire qu’ils voudraient applique "la solution finale" au peuple de Djibouti.

Des jeunes commencent à être enrolés (dans l’extrêmisme ?) dans des casernes militaires Djiboutiennes placés sous les ordre d’Ismaël Tani, sécretaire général de la Présidence.

La "dernière dame" du pays, sorcière de son état, a aussi ordonné à sa fille mariée à l’autre voyou Ministre des transport de partir immédiatement avec son marin, en prétextant un voyage ministériel, pour se rendre au Canada et pour y séjourner le temps de trouver une autre solution.

La milice de la Garde républicaine a refusé de doubler la garde autour du fils du gros porc, qu’il destine à lui succéder après sa fin de règne.

Nous avons appris entre autre, que les rackets qui touchent les sociétés Coubeche, Maril et celles des commerçant arabes, se sont intensifiés ces derniers jours. Peut-être que sentant leur fin toute proche, les vampires que sont IOG et sa femme, veulent partir rassasiés et exercer une dernière fois, un pouvoir illégal et répréhensible.

Au vue des évènements qui se déroulent actuellement en Tunisie, en Egypte, et partout ailleurs, le Colonel de la Garde républicaine, Mohammed Djama, commencerait à lâcher la famille du gros porc et on dit qu’il se préparerait (lui aussi ?) à prendre la place d’IOG au cas d’émeutes. Il a commencé à former un noyau dur au sein de sa Campagnie en ordonnant aux hommes de ne pas s’opposer à la population Djiboutienne s’il y avait des émeutes pour exiger qu’on lui livre IOG et sa femme, afin de les juger.

Beaucoup d’armes ont disparu depuis quelques jours dans l’armurerie de la Garde républicaine : pistolets automatiques, grenades, lance-roquettes, mitrailleuse. Comme par miracle, personne n’est au courant, sauf que nos petits doigts nous disent que quelque chose se fomente contre celui-la même que la milice a protégé pendant longtemps protégé.

Les spécialistes en retournement de veste se prépare à l’après-Guelleh, leur plus éminent expert en tête (Membre influent de l’Ordre des Brosses à Reluire)

Maître Aref, commence à faire son mea-culpa, auprès de l’Ambassadeur de France à Djibouti.

Depuis quelques jours, celui la même qui était le fervent défenseur du dictateur IOG et qui trouvait un malin plaisir à insulter la France, après sa sortie de prison, fait les yeux doux à cette dernière et Multiplie sa bienvaillance en offrant même un chéque de 1 million de franc à l’alliance française pour soit disant promouvoir la langue et la culture française à Djibouti.

28/01/11 (B588) Radio-Trottoir. Un appel lancé par un lecteur qui nous confirme que des mouvements de "pré-fuite" auraient été signalés à Djibouti. (Informations à prendre avec précaution)

Des mouvements de fuite seraient confirmés à Djibouti.

On signale des mouvements vers l’étranger. De hauts placés auraient commencé à faire partir leurs familles pour l’Europe : (essentiellement la France, la Belgique et l’Angleterre), l’Inde, les Etats-Unis et surtout le Canada.

Les bureaux qui changent en $ US à Djibouti-Ville seraient prises d’assaut depuis hier matin.

Ces mouvements de panique se seraient accentués aujourd’hui vendredi, selon des temoins qui les auraient remarqués à l’aéroport de Djibouti.

Il est très important que la diaspora dans les pays cités ci-dessus se mobilisent pour ouvrir l’oeil afin d’identifier et de dénoncer des arrivées massives d’indésirables, corrompus qui se tenteraient de se faire passer pour des réfigiés dans nos pays d’accueil (Paris, Bruxelles, Londres, Minnesota, Montréal et Ottawa).

Pour votre information, il y a 13 associations djiboutiennes en Europe et en Amérique du Nord (Associations de Défense des libertés individuelles djiboutiennes) qui oeuvrent pour la défense des Droits et la dénonciation des crimes et des faux réfugiés. Elles ont été crées par-et-pour des Djiboutiens. On en recense 6 en Europe et 7 au Canada et aux Etats-Unis.

S’il vous plait, merci à toutes celles et à tous ceux qui liront cet article de les contacter le plus rapidement possible s’ils ont la moindre information non seuelement sur des individus suspects en provenance de Djibouti ou de nos Ambassades/ Consulats, mais aussi s’ils obtiennent des informations concernant des transferts supects d’argent (en particulier dans l’immobilier à Londres- UK, au Minessota-US et à Montréal / Ottawa -Canada). Des avocats ont été engagés en Europe et en Ameriques du Nord par ces associations djiboutiennes, pour assurer le volet judiciaire …

Aidez-nous et vous vous aiderez !

Hier la Tunisie, aujourd’hui l’Egypte et demain Djibouti ?

28/01/11 (B588) Le Journal de la Flibuste – Coordination entre l’opération européenne Atalante et la marine japonaise – Lutte contre la piraterie, un amiral américain mise sur le contre-terrorisme – Paris souhaite une nouvelle résolution de l’ONU sur la piraterie – Une douzaine de chefs de clans sont derrière la piraterie somalienne, selon Jack Lang – La Chine soutient la coopération internationale dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens (6 articles)

________________________ 6 – Portail des sous-marins

Coordination entre l’opération européenne Atalante et la marine japonaise

Par Rédacteur en chef.

Samedi 22 janvier, le commandant de la force européenne Atalante, le contre-amiral Juan Rodriguez a rencontré le capitaine Hiroshi Ito, commandant de la 7è force déployée pour la lutte contre la piraterie de la marine japonaise.

La rencontre s’est déroulée à bord de la frégate espagnole Canarias, au cours d’une escale à Djibouti.

Au cours des prochains mois, des destroyers japonais vont rester en océan Indien afin d’escorter des navires de commerce transitant entre la mer Rouge et la Corne de l’Afrique, contribuant ainsi à la sécurité de ces marins qui naviguent dans la région.

Il s’agissait d’une bonne opportunité pour la force européenne d’échanger des informations et d’entretenir la compréhension mutuelle avec l’un des partenaires dans la lutte contre la piraterie.

La coordination entre les différents acteurs présents au large de la Somalie est d’une énorme importance afin d’optimiser leurs actions et de faciliter les partages d’information. C’est particulièrement important, compte-tenu de l’étendue de la zone opérationnelle et de la coordination d’un grand nombre de bâtiments de nombreux pays différents.

___________________ 5 – Angola Press

Lutte contre la piraterie, un amiral américain mise sur le contre-terrorisme

Un vice-amiral de l’US Navy s’est prononcé mercredi pour l’emploi de méthodes inspirées du contre-terrorisme pour lutter contre les pirates somaliens.

Selon le vice-amiral Mark Fox, il est impératif de mettre en oeuvre une stratégie plus dure contre les pirates étant donné qu’ils s’attaquent à des navires de la marine marchande non plus seulement au large de la Corne de l’Afrique, mais désormais aussi à ceux croisant au large des côtes indiennes.

Le nombre de personnes prises en otages par les pirates est passé de 350 en septembre à 750 ce mois-ci, a indiqué le vice-amiral Fox, chef des forces navales au sein du commandement central de l’armée américaine (Centcom). "Un changement d’approche" est justifié, selon lui, car "l’étendue du problème a changé".

Il a suggéré l’emploi de méthodes généralement utilisées par les Etats-Unis dans leur lutte contre le terrorisme, telles que des attaques préventives ou des frappes menées par des drones, des avions sans pilote.

Le haut gradé a toutefois reconnu que ses recommandations ne trouvent pas forcément un écho très favorable auprès du commandement de la force navale européenne Atalante, chargée de lutter contre la piraterie au large de la Somalie. Selon lui, ses homologues européens lui auraient dit ne pas être partisans d’un recours plus fréquent aux méthodes qu’il préconise.

Dans un rapport remis lundi au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, l’ancien ministre français Jack Lang a proposé des mesures nouvelles pour lutter contre la menace des pirates au large de la Somalie, dont la mise en place d’une cour spécialisée somalienne extraterritoriale.

________________ 4 – Mer et Marine

Paris souhaite une nouvelle résolution de l’ONU sur la piraterie

Suite au rapport de Jack Lang sur la piraterie, la France souhaite que le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte une nouvelle résolution. L’objectif est, notamment, d’améliorer le cadre légal permettant de traduire les pirates en justice.

Mandaté par Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, Jack Lang a fait 25 propositions pour améliorer la lutte contre la piraterie. L’ancien ministre français propose, notamment, de renforcer les structures juridiques et pénitentiaires dans les régions somaliennes du Puntland et du Somaliland, mais aussi de créer un tribunal spécial extraterritorial.

Cette juridiction, qui pourrait juger les ressortissants somaliens, serait basée dans un autre pays, comme la Tanzanie. « La France soutient les propositions du conseiller spécial et appelle à leur mise en oeuvre rapide. Il appartient maintenant au Conseil de sécurité de se saisir du rapport et d’agir en adoptant une résolution », a indiqué hier le ministère français des Affaires étrangères.

70% des pirates relâchés

Selon le Bureau Maritime International, les pirates somaliens ont détourné l’an dernier 49 navires avec, à leur bord, plus de 1000 membres d’équipage. Rançons, surtaxes, assurances, moyens d’autoprotection, contournement des zones dangereuses, déploiement de moyens aéronavals…

D’après Jack Lang, la piraterie en océan Indien coûte, chaque année, 7 milliards de dollars à la communauté internationale. Malgré le déploiement d’importants moyens militaires pour protéger le trafic maritime au large de la corne d’Afrique, les attaques n’ont jamais été aussi importantes.

Et, si de nombreux groupes de pirates sont interceptés par les forces navales internationales, environ 70% sont relâchés, faute de de structure juridique pour les poursuivre.

La situation s’est récemment dégradée lorsque le Kenya, qui avait accepté d’accueillir les pirates, n’a pas renouvelé l’accord de coopération signé en ce sens. Actuellement, seules les Seychelles acceptent encore de juger les individus interceptés en océan Indien. Des négociations sont en cours avec d’autres pays, comme la Tanzanie ou l’île Maurice.

________________ 3 – L’Express (Maurice) avec Chine nouvelle

Un navire d’Antigua et Barbuda détourné dans l’océan Indien

Des pirates somaliens ont capturé un navire de transport de marchandises battant pavillon d » Antigua et Barbuda, et de propriétaire allemand, qui faisait route vers Port Victoria dans les Seychelles au moment de l’attaque, a déclaré mardi la mission de lutte contre la piraterie de l’UE.

Le porte-parole de la force navale européenne (EUNAVFOR) Paddy O’Kennedy a déclaré qu’après quatre jours sans nouvelles sur la situation de l’équipage, il est présumé que le MV Beluga Nomination était désormais aux mains de pirates.

Le 22 janvier, M. O’Kennedy avait indiqué que ce navire avait été attaqué par un esquif transportant un nombre indéterminé de pirates. Des armes de petit calibre avaient été utilisées au cours de cette attaque.

Les bandes pirates actives le long des 3 100 km de côtes de la Somalie sont devenues de plus en plus audacieuses au cours des deux années écoulées, détournant des dizaines de navires marchands avec leur équipage pour toucher des rançons pouvant atteindre 1 million de dollars par navire.

Jusqu’à présent, le gouvernement fragile n’ose pas s’attaquer aux bastions pirates car les chefs pirates ont plus de pouvoir que le gouvernement somalien assiégé.

______________________ 2 – RTL Info

Une douzaine de chefs de clans sont derrière la piraterie somalienne, selon Jack Lang

Une douzaine de chefs de clans sont derrière les attaques de pirates contre les bateaux commerciaux dans l’océan Indien, et une action plus résolue doit être entreprise contre eux, a estimé mardi Jack Lang, conseiller de l’ONU, devant le Conseil de sécurité.

L’ancien ministre français, chargé d’une mission sur la piraterie par le chef de l’ONU Ban Ki-moon en août dernier, a expliqué qu’il fallait "s’attaquer aux forces derrière les pirates, ceux qui ordonnent aux pirates de mener leurs attaques".

Présentant un rapport qui recommande des mesures nouvelles sur le plan juridictionnel comme sur celui de la sécurité, M. Lang a souligné devant les quinze pays membres du Conseil de sécurité que "tout n’a pas été fait pour aller au sommet et capturer les cerveaux qui sont derrière ces crimes".

"Il y a environ une douzaine de cerveaux. Nous connaissons leurs noms".

Le rapport préconise la mise en oeuvre d’une cour spécialisée somalienne extraterritoriale installée en Tanzanie pour juger les centaines de pirates somaliens actuellement en prison. Les forces navales internationales devraient patrouiller plus près des caches côtières des pirates en Somalie et des incitations économiques être mises en oeuvre pour dissuader les jeunes somaliens de rejoindre les pirates.

Les pirates somaliens ont capturé près de 2.000 otages et ont perçu des rançons allant jusqu’à 9,5 millions de dollars pour des bateaux dont ils ont pris le contrôle depuis 2008. Au 31 décembre dernier, 612 personnes et 26 bateaux étaient entre leurs mains, selon des chiffres de l’ONU. (DGO)

______________________ 1 – Radio Chine

La Chine soutient la coopération internationale dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens

La Chine soutient la communauté internationale afin de renforcer la coopération dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens, et appelle à une meilleure prise en charge des besoins humanitaires de ce pays d’Afrique orientale, a annoncé mardi un diplomate chinois.

Dans un discours prononcé devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, le représentant permanent adjoint de la Chine auprès de l’ONU, Wang Min, a indiqué que la lutte contre les actes de piraterie et l’emprisonnement de leurs auteurs sont très importants pour combattre la piraterie en Somalie.

"En se basant sur la législation internationale et sur les résolutions du Conseil de sécurité pertinentes, la Chine soutient la communauté internationale pour renforcer la coopération dans la poursuite et l’emprisonnement des pirates somaliens", a-t-il délaré.

Pour lutter contre la piraterie en Somalie, il faut s’attaquer aux symptômes et aux causes profondes du problème, a-t-il noté.

La communauté internationale doit répondre positivement à l’appel de la Somalie et accroître son aide envers ce pays, a-t-il souligné.

En crise depuis une vingtaine d’années, la Somalie est actuellement menacée par une grave sécheresse. Ce pays d’Afrique orientale connaît des conditions humanitaires parmi les pires au monde et abritent la plus grande population de déplacés.

28/01/11 (B588) Nouvelles de Somalie – Plus de 6.000 blessés en 2010 à Mogadiscio – la transition doit être achevée en août, rappelle l’ONU – des blessés de guerre toujours plus nombreux dans les hôpitaux de Mogadiscio – l’impasse, ou presque, après vingt ans de guerre civile (4 articles)

___________________ 4 – 20 minutes (France) avec Reuters

Somalie: Plus de 6.000 blessés en 2010 à Mogadiscio

Les combats entre forces somaliennes et insurgés islamistes à Mogadiscio ont fait plus de 6.000 blessés en 2010, un record depuis au moins dix ans, selon les chiffres fournis ce jeudi par la Croix-Rouge internationale. Ces blessés, dont près de 40% étaient des femmes et des enfants, ont été soignés dans les hôpitaux de Keysaney et Medina, les plus importants de la capitale.

En 2009, les affrontements à Mogadiscio avaient fait 5.000 blessés, et 2.800 l’année précédente. Aucun chiffre n’a été fourni sur le nombre de tués.

____________________ 3 – Centre Actualité de l’ONU

Somalie : la transition doit être achevée en août, rappelle l’ONU

« Nous avons moins de sept mois avant la fin de la transition, et pourtant beaucoup reste à faire. Il ya eu un accord unanime, tant à l’intérieur et l’extérieur de la Somalie, que la période de transition doit prendre fin en août, comme prévu par l’Accord de paix de Djibouti », a souligné mercredi, le Représentant spécial de l’ONU en Somalie, Augustine P. Mahiga, en marge du Sommet de l’Union africaine qui s’est ouvert à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Il a annoncé qu’une réunion spéciale de haut niveau sur la Somalie, convoquée conjointement par le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, se déroulerait en marge du sommet afin de « passer en revue l’état actuel du processus de paix en Somalie ».

« Cette réunion intervient à un moment crucial dans le processus de paix somalien », estimé Augustine P. Mahiga, avant d’indiquer que le Gouvernement fédéral de transition avait mis au point « une feuille de route sur les tâches prioritaires qu’il aura à accomplir avant la fin de la transition en août ».

« Dans l’intervalle, les consultations se poursuivent pour élaborer un consensus sur la façon de mettre fin à la transition et sur la nature des arrangements politiques qui seront mis en place ensuite », a poursuivi le Représentant spécial.

Selon lui, pour savoir « ce qui suivra la fin de la transition », il faut « commencer par des consultations internes entre les Somaliens eux-mêmes, dans un processus qui englobe toutes les toutes les parties prenantes, afin d’établir un consensus sur la marche à suivre ».

Il a ensuite indiqué que ce processus de consultations avait déjà commencé au sein des Institutions fédérales de transition (IFT), où des échanges entre le Président, le Président du parlement et le Premier ministre sont en cours. Augustine P. Mahiga a par ailleurs entamé des consultations avec d’autres intervenants de la région et la communauté internationale.

« Il est essentiel que le processus visant à trouver un consensus assurent la pérennité des gains engrangés à ce jour et qu’ils demeurent au-delà de la fin de la transition », a-t-il insisté, avant de se dire « confiant » dans la volonté des Somaliens de travailler avec la communauté internationale pour réaliser « leurs aspirations à une paix durable et à la stabilité dans leur pays ».

« Après deux décennies de souffrances, le moment est venu pour la Somalie de redevenir une nation dont les citoyens peuvent vivre une vie fructueuse, dans la paix et la sécurité », a-t-il conclu.

L’Accord de paix de Djibouti signé en 2008, sous la houlette de l’ONU, prévoit l’intégration de toutes les factions armées dans une coalition, à l’exception des opposants irréductibles, comme les dirigeants islamistes d’Al-Shabaab, pour une période de transition devant s’achever en août 2011.

Alors qu’approche l’anniversaire de deux décennies sans gouvernement national fonctionnel en Somalie, l’ONU a appelé lundi la communauté internationale à intensifier son appui à ce pays qui lutte pour consolider la paix et améliorer le sort de sa population. De grandes parties de la Somalie restent en proie à des affrontements, entraînant une situation humanitaire catastrophique pour plus de deux millions de personnes.

_______________________ 2 – CICR

Somalie : des blessés de guerre toujours plus nombreux dans les hôpitaux de Mogadiscio

Le nombre de blessés de guerre traités dans les deux grands hôpitaux de la capitale somalienne, Mogadiscio, a atteint un niveau très élevé en 2010.

Plus de 6 000 patients ont été admis dans les hôpitaux Keysaney et Medina l’an dernier, contre 5 000 en 2009 et quelque 2 800 en 2008.

L’hôpital Keysaney, géré par le Croissant-Rouge de Somalie, et l’hôpital communautaire Medina sont tous deux soutenus par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

« Les médecins et le personnel infirmier de ces établissements travaillent sans relâche pour faire face à l’afflux constant de patients », déclare Pascal Mauchle, chef de la délégation du CICR en Somalie. « Il semble que les combats sont devenus plus fréquents. Les personnes gravement blessées affluent à toute heure – même en plein milieu de la nuit. Nous sommes particulièrement préoccupés par le grand nombre de civils, notamment de femmes et d’enfants, victimes de blessures par arme. »

Quelque 2 300 femmes et enfants ont été admis dans les hôpitaux Keysaney et Medina l’an dernier avec des blessures de guerre – soit près de 40 pour cent de tous ces accidents. Bon nombre avaient été pris dans des combats violents opposant les forces du Gouvernement fédéral de transition, soutenu par l’Union africaine, à des groupes comme Al-Shabab.

Le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie rappellent une fois de plus à toutes les parties au conflit qu’elles doivent se conformer au droit international humanitaire, en particulier en veillant constamment à ce que les opérations militaires soient conduites de manière à épargner la population civile. Les parties au conflit doivent distinguer en tout temps les civils des combattants. Elles ne doivent pas recourir à des moyens et méthodes de guerre indiscriminés. Le personnel médical, les hôpitaux et les dispensaires doivent être respectés et protégés en toutes circonstances.

Les hôpitaux Keysaney et Medina traitent tous les patients, indépendamment de leur origine ethnique et de leur appartenance religieuse ou politique. Le CICR leur fournit du matériel chirurgical et des médicaments, prend à sa charge les dépenses de fonctionnement (les salaires et l’achat de carburant, par exemple) et contribue à la réparation et à la modernisation des établissements, si nécessaire.

_______________________ 1 – AFP

Somalie: l’impasse, ou presque, après vingt ans de guerre civile

De Boris BACHORZ

La Somalie subit depuis vingt ans ce qui devient la plus longue guerre civile en Afrique: une descente aux enfers que seul un changement de cap de la communauté internationale pourrait – peut-être – arrêter, estiment des analystes.

Le 26 janvier 1991, le général Siad Barre, porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1969, est destitué.

Cet autocrate qui rêvait de s’affranchir des clans et de libérer les femmes tombe sous les coups d’une guérilla venue du nord, sur fond de répression féroce et de crise économique aiguë.

Commencent deux décennies de déchirements internes et d’interventions militaires étrangères infructueuses. Mais si les guerres qui ont ensanglanté pendant à peu près aussi longtemps l’Ouganda, l’Angola ou le Soudan ont trouvé une issue plus ou moins durable, des combats opposent quasi-quotidiennement à Mogadiscio les milices islamistes shebab aux 7.500 soldats dépêchés par l’Union Africaine au secours d’un très virtuel "gouvernement transitoire".

De nombreux Somaliens mettent volontiers la guerre sur le compte du morcellement du pays en une arborescence complexe de clans et sous-clans. "L’opposition (à Siad Barre) était affiliée à un clan, comme le régime de Barre lui-même. Toute politique fondée sur les clans constitue le plus sûr moyen de perpétuer le conflit", estime Abdirazak Said, un dignitaire religieux de Mogadiscio.

Pour le chercheur Roland Marchal (Sciences Po et CNRS), "la Somalie s’est construite en bénéficiant de la rente diplomatique et économique de la guerre froide (…) Quand tout cela s’est achevé, (le pays) est devenu très difficile à soutenir".

Parrainé d’abord par l’URSS, Siad Barre s’était tourné en 1977 vers les Etats-Unis. "Quand commence la guerre civile en Somalie, ce pays n’est pas important car il n’y a plus d’URSS (…) La communauté internationale a été très divisée et assez dilettante dans sa gestion de la Somalie. C’est le jour et la nuit avec ce qu’on a fait avec le Soudan", estime M. Marchal.

Après le fiasco de l’intervention américaine sous mandat de l’Onu en 1993, la communauté internationale se contente d’une aide humanitaire et financière au profit de ce qui est devenu un +failed State+, un Etat en déliquescence.

Mais les mouvements islamistes, nés du malaise social des années 80, gagnent en puissance militaire, et prennent brièvement Mogadiscio en 2006. Aujourd’hui les shebab, ralliés à Al-Qaïda, occupent l’essentiel du sud et du centre du pays.

"Il y a maintenant un enracinement régional d’Al-Qaïda grâce à la crise somalienne qui ne peut que soulever beaucoup d’inquiétude chez les Occidentaux, pas prêts à accepter que Nairobi ou Zanzibar deviennent des cibles du jihadisme international", relève M. Marchal.

Pour le chercheur J. Peter Pham, la communauté internationale doit d’urgence innover. Toute aide à un gouvernement se prétendant centralisé revient "à vouloir réanimer un corps décédé depuis deux décennies". "Mieux vaut s’adapter à la nature décentralisée de la réalité sociale somalienne" et soutenir les pouvoirs locaux et régionaux partout où ils sont légitimes. A commencer par le Somaliland, dont l’indépendance du reste de la Somalie n’a été reconnue par personne depuis 1991.

"Comme pour l’Afghanistan, il apparaît très clairement la nécessité qu’il faut réfléchir à quelque chose d’autre", renchérit M. Marchal, qui estime inéluctable une forme de dialogue avec les islamistes.

La guerre aurait fait 400.000 morts, selon une estimation jugée prudente par les experts. 1,4 million de personnes sont déplacées dans leur pays, 570.000 réfugiées à l’étranger. L’espérance de vie est inférieure à 50 ans.

A Mogadiscio, le colonel Mohamed Adan, un responsable des services de sécurité, se souvient avoir contribué à la chute de Siad Barre. "Nous avions rejoint la guérilla pour renverser un régime militaire qui avait beaucoup de défauts. Mais ce qui a suivi a été un million de fois pire", soupire-t-il.

28/01/11 (B588) Yémen Express – des milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh – ouverture du procès de 5 ravisseurs des touristes tchèques – Une attaque armée contre un fourgon dans le sud-est du Yémen fait 5 morts – cinq morts, dont quatre soldats, dans une attaque armée – Ils sont des milliers à manifester en Egypte, en Tunisie, en Jordanie et au Yémen – la Chef du Pnud juge possible une nouvelle étape dans le développement – Des militants craignent un durcissement de la répression sur fond de manifestations – Une délégation militaire marocaine de haut niveau en visite au Yémen (8 articles)

__________________________________ 8 – AFP

Yémen: des milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh

De Hammoud MOUNASSAR

Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l’Egypte, ont manifesté jeudi à Sanaa à l’appel de l’opposition pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le président tunisien "est parti après 20 ans, 30 ans au Yémen, ça suffit", scandaient les manifestants en référence au mouvement de contestation populaire sans précédent en Tunisie qui a chassé le président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans au pouvoir.

La "Révolution du Jasmin" en Tunisie a provoqué une onde de choc dans plusieurs pays arabes, notamment en Egypte, théâtre cette semaine de manifestations sans précédent contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, qui ont fait six morts.

Mais le ministre yéménite de l’Intérieur, Motahar Rachad al-Masri, a exclu toute similitude avec la révolte tunisienne qui a conduit à la chute de Ben Ali le 14 janvier.

"Le Yémen ne ressemble pas à la Tunisie", a-t-il déclaré à l’AFP, affirmant que le Yémen "est un pays démocratique" et les manifestations sont pacifiques.

"Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir", "l’heure du changement a sonné", répétaient les manifestants yéménites qui s’étaient rassemblés pendant deux heures à l’appel d’une coalition de partis de l’opposition parlementaire.

"Nous nous rassemblons aujourd’hui pour demander le départ du président Saleh et de son gouvernement corrompu", a lancé à l’adresse de la foule un député du parti islamiste Al-Islah, Abdelmalik al-Qasuss.

L’opposition a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale pour "disperser les forces de police", selon l’un des organisateurs.

Les forces anti-émeutes se tenaient à distance des manifestants, mais elles ont renforcé les mesures de sécurité autour du ministère de l’Intérieur et de la Banque centrale.

Le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), a organisé quatre contre-manifestations qui ont réuni des milliers de personnes dans la capitale.

"Ne faites pas tomber la démocratie et la Constitution", pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies par des manifestants pro-gouvernementaux.

Les manifestations se sont multipliées ces derniers jours au Yémen, un pays rongé par la pauvreté et le chômage.

Le gouvernement a annoncé cette semaine une augmentation des salaires, une mesure destinée à "prévenir des problèmes similaires à ceux de la Tunisie", selon l’analyste yéménite Mustapha Nasr, interrogé par l’AFP.

En outre, des milliers de partisans du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, ont manifesté dans plusieurs villes du Sud du Yémen, dont Daleh, Habilayn, Loder et Ezzan, scandant des slogans séparatistes. "Révolution, Révolution dans le Sud", "Plutôt mourir libres que d’accepter l’occupation", répétait la foule, selon des participants.

Au pouvoir depuis 1978, M. Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013.

Un projet d’amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l’opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat.

L’opposition accuse en outre le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine, unité d’élite de l’armée.

Mais le chef de l’Etat s’est défendu dans un discours télévisé dimanche soir de vouloir transmettre le pouvoir à son fils. "Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir", a-t-il dit.

Les manifestations de jeudi s’inscrivent dans le cadre d’un programme de protestations de l’opposition, à l’approche des élections législatives prévues le 27 avril.


______________ 7 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen: ouverture du procès de 5 ravisseurs des touristes tchèques

Un tribunal yéménite a commencé mardi à juger cinq hommes qui étaient accusés de l’enlèvement de quatre touristes de la République tchèque à l’ouest de la capitale Sanaa le 17 janvier, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Les quatre touristes ont été libérés sains et saufs plus tard le 17 janvier, après un affrontement entre les forces de sécurité yéménites et les cinq ravisseurs armés, trois d’entre eux ont été arrêtés tandis que les deux autres sont toujours en fuite.

Au cours de l’affrontement, deux soldats et un enfant ont été blessés dans le district d’Al-Haima Al-Kharijia, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Sanaa, selon la déclaration du ministère de l’Intérieur.

Les trois accusés ont avoué au jury avoir enlevé les quatre touristes, a rapporté Saba sans donner la raison de l’enlèvement.

Le tribunal a également catalogué les deux fugitifs de recherchés et ordonné la publication de leurs photos et leurs noms par les médias d’Etat.

Une source judiciaire a déclaré à Xinhua que les cinq accusés ont intercepté la voiture des touristes et leur chauffeur yéménite avant de les contraindre de descendre de la voiture et les emmener dans la province de Dhamar, à une centaine de kilomètres au sud de Sanaa.

Le tribunal a décidé que la prochaine audience aura lieu le 1er février.

Au Yémen, les membres des tribus des zones de non droit recourent souvent aux enlèvements pour forcer le gouvernement à répondre à leurs demandes.

______________________ 6 – AuFait (Maroc)

Une attaque armée contre un fourgon dans le sud-est du Yémen fait 5 morts

Une attaque armée contre un fourgon de transport de fonds dans le sud-est du Yémen a fait, mercredi, 5 morts, dont des soldats, a indiqué une source des services de sécurité et des témoins.

Des hommes encagoulés ont attaqué un véhicule transportant des salaires de fonctionnaires, tuant cinq personnes, dont des soldats, dans la région d’Al-Chihr (60 km à l’est de Moukalla, chef-lieu du Hadramout), a déclaré aux médias la même source.

Par ailleurs, les forces de sécurité ont arrêté à Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa (sud), Nasser Thabet al-Aulaqi et Ali Ahwal al-Khalifi, deux dirigeants du Mouvement sudiste qui voulaient organiser une manifestation non autorisée, selon une source policière.

______________________ 5 – Romandie News avec AFP

Yémen: cinq morts, dont quatre soldats, dans une attaque armée

Cinq personnes, dont quatre soldats, ont été tuées mercredi dans une attaque armée contre un fourgon de transport de fonds dans le sud-est du Yémen, selon un responsable de la police.

"Des hommes encagoulés ont attaqué un véhicule transportant des salaires de fonctionnaires, tuant cinq personnes, dont des soldats, dans la région d’Al-Chihr", à 60 km à l’est de Moukalla, chef-lieu du Hadramout, a déclaré à l’AFP une source des services de sécurité.

Un responsable de la police a confirmé à l’AFP ce bilan. Le directeur financier des PTT du Hadramout, Omar al-Amoudi, et quatre soldats ont été tués, alors que deux fonctionnaires et un autre militaire ont été blessés, a-t-il précisé sous couvert de l’anonymat.

Les soldats circulaient à bord d’un véhicule militaire qui escortait le fourgon à bord duquel se trouvaient des fonctionnaires des PTT, selon lui.

Deux ambulances dépêchées sur les lieux ont transporté cinq dépouilles, ont indiqué des témoins, contactés au téléphone par l’AFP.

Par ailleurs, les forces de sécurité ont arrêté à Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa (sud), Nasser Thabet al-Aulaqi et Ali Ahwal al-Khalifi, deux dirigeants du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, qui voulaient organiser une manifestation non autorisée, selon une source policière.

Des centaines d’hommes armés, originaires de la province de Chabwa et de la province voisine d’Abyane, ont vainement cherché à forcer des barrages des forces de sécurité, déployées aux entrées d’Ataq, selon des témoins.

Des accrochages, parfois à la mitraillette, ont opposé les hommes armés aux forces de sécurité, soutenues par des militaires, ont ajouté les témoins. Les accrochages n’ont pas fait de victime.

Le sud du Yémen et le Hadramout sont secoués par une vague de violences, attribuée par les autorités aux activistes du Mouvement sudiste et aux partisans d’Al-Qaïda.

______________________ 4 – L’Expression (Algérie)

Ils sont des milliers à manifester en Egypte, en Tunisie, en Jordanie et au Yémen
Le Monde arabe en ébullition

Kamel Lakhdar CHAOUCHE

Au Caire, les manifestants ont réclamé des réformes politiques et sociales et scandé «A bas Moubarak», «Moubarak dégage».

Le vent de la contestation souffle sur le Monde arabe et risque de l’emporter sur son passage. Des immolations par le feu, suivant désormais l’exemple du jeune Tunisien à l’origine de la «la Révolution de jasmin», des émeutes, des tensions sociales et politiques ont éclaté dans les pays arabes. Le summum de cette vague a été atteint hier, en Egypte où la police a tiré des grenades à gaz lacrymogènes contre des milliers de manifestants qui réclamaient des réformes sociales et politiques dans le centre du Caire.

Les manifestants brandissaient des drapeaux égyptiens et lançaient des slogans contre le régime, réclamant des réformes politiques et sociales. Ils ont également scandé «A bas Moubarak», «Moubarak dégage». Les protestataires, formant des petits groupes, ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre, sur la grande place Tahrir, proche de nombreux bâtiments officiels. Des centaines de manifestants dont des activistes politiques et des partis d’opposition venus des différentes régions du pays, se sont rassemblés dans le centre de la capitale égyptienne, placée sous un important dispositif sécuritaire, pour organiser une marche pacifique jusqu’au ministère de l’Intérieur. De 20 à 30.000 policiers étaient mobilisés au Caire pour faire face à ces rassemblements, selon les services de sécurité.

Ces contingents étaient également signalés en province, notamment à Alexandrie (nord), la deuxième ville du pays, à Assouan et Assiout (sud) dans plusieurs villes du delta du Nil, à Ismaïliya (sur le canal de Suez) ou dans le nord du Sinaï.

C’est dire que la leçon du peuple tunisien sonne comme un avertissement aux régimes arabes, notament celui de Moubarak.

Les événements de Tunisie ont montré que la rue a su imposer l’option qui lui semblait convenable. Ainsi, des tensions sociales et politiques se sont exprimées en Egypte. Du coup, ils réclamaient des réformes. La hogra, le chômage, la corruption, la rente, les privilèges, l’enrichissement illégal, auxquels s’ajoutent les libertés confisquées, longtemps dénoncés par les Egyptiens, sont autant de détonateurs qui risquent de mettre le feu aux poudres.

En Egypte, au Maroc, en Mauritanie, en Jordanie et Oman, des jeunes se sont donné la mort par le feu pour exprimer leur désespoir et leur ras-le bol. Cela en plus des grandes marches et des manifestations faisant souvent le décor des capitales arabes. D’où les mouvements de contestation qui n’ont pas cessé de se propager dans le Monde arabe. Il convient également de dire que la protestation n’a pas épargné les monarchies pétrolières du Golfe, où les manifestatons de rue sont formellement interdites et où les syndicats et les partis politiques sont bannis.

En Algérie, des émeutes contre la flambée des prix de l’huile et du sucre ont fait, entre le 5 et le 9 janvier derniers, 5 morts et près de 800 blessés. En Mauritanie, un homme s’est immolé par le feu près de la présidence de la République à Nouakchott, parce que révolté par la situation politique de son pays. La Mauritanie est dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Il est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire, mené en août 2008, puis ensuite élu à la présidence de la République en juillet 2009.

En Jordanie, 3000 syndicalistes, islamistes et membres de partis de gauche ont participé à un sit-in devant le Parlement à Amman pour protester contre l’inflation et la politique économique du gouvernement. Même scène à Oman où des centaines de personnes ont manifesté, lundi dernier, à Mascate pour protester contre la cherté de la vie. Cette manifestation représente, de l’avis des spécialistes, un phénomène rare dans cette monarchie arabe du Golfe.

Au Koweït, des députés de l’opposition ont soutenu et salué le courage du peuple tunisien. Même état des lieux au Yémen. Un millier d’étudiants ont manifesté à Sanaa, appelant les peuples arabes à se soulever contre leurs dirigeants et scandant «Tunis de la liberté, Sanaa te salue mille fois».

Au Maroc, la presse a, à son tour, salué la chute du président Ben Ali. Elle a ainsi noté que ce qui s’est passé en Tunisie est «une leçon pour les responsables du Maghreb et du Monde arabe», et d’ajouter: «Ce qui s’est passé en Tunisie pèsera sur le Maghreb et le Monde arabe. Les responsables de cette région sont appelés à en tirer les leçons.»

______________________ 3 – RadinRue

Yémen : la Chef du Pnud juge possible une nouvelle étape dans le développement

Le Yémen est confronté à une série de défis simultanés qui nécessitent une attention urgente. Avec le soutien international et l’engagement du Yémen à conduire un programme de réformes, une nouvelle étape dans le développement est possible », a indiqué mardi la Directrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, qui achevait une visite dans le pays.

A Sanaa, la capitale, elle a rencontré le Président yéménite Ali Abdullah Saleh et discuté de la manière dont le système de développement des Nations Unies pouvait jouer son rôle pour soutenir le Yémen et l’aider à surmonter ses problèmes de développement et le faire avancer vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Lors de ces entretiens, Helen Clarke a notamment souligné l’importance d’ ;une large participation de la population aux prochaines élections, afin qu’elles soient largement reconnues comme « crédibles ». Rappelant l’appui technique apporté par l’agence onusienne à la commission nationale chargée de superviser la conduite de ces élections, elle a également appelé à la poursuite du dialogue politique avec les forces d’ ;opposition, estimant qu’il était « nécessaire » pour le bon déroulement du scrutin et une large participation des Yéménites.

Au cours de sa visite, Helen Clark s’est aussi entretenu avec le Premier ministre, les deux vice-premiers ministres, et d’autres ministres et haut-fonctionnaires, ainsi qu’ ;avec les membres de la Commission électorale, l’équipe de l’ONU sur place et des organisations de la société civile.

Revenant sur les tensions dans le nord et le sud du pays, ainsi que sur les questions plus générales de sécurité dans le pays, elle défendu l’approche du PNUD qui met l’ ;accent sur la résolution des causes sous-jacentes des tensions et des conflits, à commencer par le sous-développement, ainsi que sur la promotion du dialogue communautaire.

En déplacement dans la localité de Tula’ ;a, Helen Clark a par ailleurs visité un centre de santé où le PNUD et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) travaillent à améliorer la nutrition des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que celle de leurs enfants, dans le cadre d’ ;un programme commun sur la sécurité alimentaire mis en place par l’équipe de l’ONU sur place.

Elle s’est également rendue à Wahi Dahr, où un centre de formation au déminage a été mis en place en partenariat avec le PNUD. Considéré comme un centre d’excellence, il a permis de dispenser des formations à des ressortissants de nombreux autres pays confrontés au même problème que le Yémen, où d’importants champs de mines demeurent depuis la guerre civile.

______________________ 2 – Amnesty international

Yémen : Des militants craignent un durcissement de la répression sur fond de manifestations

Des militants yéménites arrêtés ce week-end lors de manifestations antigouvernementales ont déclaré à Amnesty International qu’ils craignaient que les autorités ne répriment encore davantage la liberté d’expression alors que les appels à la réforme se multiplient.

Des dizaines de militants ont été arrêtés et certains auraient été battus par la police au cours de deux manifestations qui ont eu lieu à Sanaa, la capitale, pendant le week-end. Le premier rassemblement était organisé en signe de solidarité à l’égard du peuple tunisien par des étudiants qui appelaient le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, à démissionner.

Les personnes arrêtées ont, pour beaucoup, été inculpées de participation à une manifestation non autorisée et libérées lundi 24 janvier.

Selon l’un des manifestants arrêtés, Ali al Dailami, directeur exécutif de l’Organisation yéménite pour la défense des droits et des libertés démocratiques, la répression devrait s’intensifier.

« Nous craignons d’assister en 2011 à de nombreuses violations des droits humains. L’année vient juste de commencer mais des défenseurs des droits humains et des militants de la société civile, notamment des étudiants, ont déjà été arrêtés, a expliqué Ali al Dailami à Amnesty International lundi 24 janvier.

« Nous avons peur d’être arrêtés arbitrairement et traduits devant un tribunal sous divers prétextes. Ces méthodes sont utilisées pour nous intimider, pour affaiblir notre motivation et notre enthousiasme », a ajouté ce militant, qui n’a pas pu consulter d’avocat pendant son interrogatoire.

Parmi les personnes arrêtées lors des manifestations du samedi 22 janvier figurait la militante de premier plan Tawakkol Karman, présidente de Femmes journalistes sans chaînes.

Le lendemain, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des étudiants ont pris part à un défilé afin de réclamer la libération de Tawakkol Karman et d’autres personnes. Les forces de sécurité ont réagi en encerclant les manifestants, dont beaucoup ont été arrêtés et battus.

Le gouvernement yéménite a recours à des méthodes répressives et illégales pour écraser la contestation en prenant pour cible des défenseurs des droits humains, des journalistes et des étudiants.

Amnesty International a appelé les autorités yéménites à mettre fin à ses attaques visant à réprimer l’exercice de la liberté d’expression et de réunion.

« L’intolérance des autorités yéménites à l’égard des dissidents est clairement mise en évidence lorsqu’elles arrêtent des militants de la société civile qui réclament pacifiquement un changement ou expriment leur solidarité à l’égard de leurs collègues, a déclaré Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Les autorités doivent permettre aux manifestants de descendre dans les rues et d’exprimer leurs opinions politiques de manière pacifique. »

Le gouvernement yéménite se montre de plus en plus intolérant à l’égard des médias indépendants et de tous ceux qui le critiquent. Des journalistes, des rédacteurs en chef et des éditeurs sont arrêtés, détenus au secret, soumis à des mauvais traitements et incarcérés pour des motifs fallacieux à l’issue de procès iniques.

Les forces de sécurité effectuent des descentes dans les locaux de journaux et de chaînes de télévision. Elles tirent sur des manifestants qui protestent pacifiquement contre la répression de la liberté de parole. Par ailleurs, des journaux ont été suspendus et des sites Internet d’information ont été bloqués.

La liberté d’expression est garantie par la Constitution yéménite. Pourtant, ce droit est mis à mal par des lois et pratiques restrictives – en particulier la Loi de 1990 relative à la presse et aux publications – ainsi que par le Tribunal spécial chargé de la presse et des publications, créé en mai 2009. Cette juridiction semble vouée à réprimer la contestation en accélérant le traitement des affaires impliquant des détracteurs du gouvernement.

______________________ 1 – CasaFree (Maroc)

Maroc : Une délégation militaire marocaine de haut niveau en visite au Yémen

Une délégation militaire marocaine de haut niveau, conduite par le général de corps d’Armée, Abdelaziz Bennani, inspecteur général des Forces Armées Royales (FAR), commandant la Zone Sud, effectue depuis lundi une visite au Yémen.

Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement et du développement des relations fraternelles unissant le Royaume du Maroc et la République du Yémen, vise à consolider la coopération entre les deux armées dans les domaines de la qualification, de la formation et de l’échange d’expertises et d’expériences dans l’intérêt commun des deux pays frères, indique un communiqué de l’ambassade du Maroc à Sanaa.

La délégation militaire marocaine aura une série d’entretiens avec les responsables yéménites, notamment le Général de Brigade Ahmed Ali Abdallah Saleh, Commandant la Garde Républicaine et le ministre de la Défense, Mohammad Nasser Ahmad.

Elle effectuera également plusieurs visites à des établissements et à casernes militaires au Yémen.

28/01/11 (B588) « Comme Ben Ali, je suis malade » Ismaïl Omar. Inspiré de « Je suis malade » de Serge Lama (Lecteur)

Je ne broute plus
Je ne b…. plus
Sur le dos j’ai un tas d’histoire
Avec les crimes planqués dans mes tiroirs
Je n’ai plus envie
De vivre ma vie
Ma vie cessera quand tu partiras
Je n’ai plus de vie
Et même mon lit
Sera vide quand tu décamperas
Quand toi la France tu me lâcheras

Je suis malade
Complètement malade
Comme quand Paulette sortait le soir
Me laissant seul avec mon désespoir

Je suis malade
Complètement malade
Le fric arrive on ne sait jamais quand
Et repart on ne sait jamais où
Et ça va faire bientôt quarante ans
Que tu t’en fous

Comme à un rocher
Comme à un bananier
Je suis accroché
Je suis fatigué, je suis épuisé
De faire semblant d’être le patron
Alors qu’ils me prennent tous pour un c..
Je bois toutes les nuits
Et tous les whiskys
Pour moi ont le même goût
Et tous les bateaux
Sont en train de se saborder
Et comme Ben Ali je ne sais plus où aller

Je suis malade
Complètement malade
Hanté par tous mes crimes
Je suis comme un oiseau mort
Quand Djibouti s’endort

Je suis malade
Parfaitement malade
France tu me prives du bon argent
Tu me vides de tous mes mots
Pourtant moi j’avais du talent
Même quand je buvais que de l’eau

Cet amour me tue
Si ça continue
Je crèverai seul avec moi
Près de ma radio
Comme un gosse idiot
Écoutant ma propre voix qui chantera

Je suis malade
Complètement malade
Comme quand Paulette sortait le soir
Et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir
Je suis malade
C’est ça
Je suis malade