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28/01/11 (B588) Message proposé par « Mouvement des Républicains Solidaires » et publié à sa demande… – « Coalition Politique » ou leurre des Tontons Flingueurs

Depuis longtemps, si le peuple Djiboutien a pensé que le gouvernement méritait la sagesse que certains pensent lui attribuer de part sa composition, bien sur en fonction de l’influence tribale du groupe, aujourd’hui elle est synonyme de cause nationale réelle, de « l’anti démocratisation » de la société Djiboutienne.

Si dans les démocraties, la notion de la « politique de coalition nationale » relève d’un attribut majeur pour la coexistence, elle est aussi l’entente d’action pour l’intérêt général. Une notion qui est loin d’être le cas en République de Djibouti.

Cette « coalition nationale » que nous considérons de « leurre », est aujourd’hui la cause de tous les maux et dangers de notre société. Sans vergogne, elle a fait asseoir un système quasi monarchique, ou le monarque d’une tribu règne sans «partage » avec les restes, et « flingue » toute adversité au sein de son propre groupe.

Cette « coalition », les Djiboutiens le constatent, est moins focalisée sur les problèmes existentiels. Elle est centrée essentiellement sur la conquête et la conservation du pouvoir. Depuis notre indépendance, elle s’est voulue plus soucieuse de l’accaparement de l’appareil politique que d’une volonté réelle de satisfaction des besoins des populations tout en développant un réseau de clientélisme politique.

En l’absence des réponses économiques et sociales appropriées à la situation actuelle, elle se donne à cœur joie, la cristallisation des frustrations comme moyen de conservation de son règne et soumettre tous les éléments à des destins funestes.

Car rien n’a été fait pour favoriser l’émergence d’une nouvelle vision de la « Nation » et du monde. Cet aveuglement se traduit aujourd’hui par des comportements contre-productifs et lourd de conséquence, car ils sont la source de toutes misères et d’instabilité politique.

En refusant la cohérence, la transparence et la démocratisation des règles sociétales, elle a tourné le dos à l’affirmation d’une Nation moderne. Et l’échec est patent devant une telle régression et a poussé ce leurre de « coalition », démissionnaire de ses responsabilités politiques, à actionner le levier de la tribu pour mieux se protéger.

Elle est sans conteste, responsable dans son ensemble, de nos maux. Elle ne s’est guère dotée d’une conscience portée sur des efforts socio-économiques placés sous le signe de la socialisation, d’où le délabrement d’une cohésion sociale balbutiante et la déperdition de l’Etat-nation.

Le mode de notre fonctionnement politique basée sur la cooptation à la fois tribale et/ou clientéliste, cause du tort autant qu’il alourdit un passif déjà douloureux. Cette coalition ne peut continuer à pratiquer la politique de l’autruche, en plantant la tête dans le sable face au désastre humain, social et économique qu’elle provoque. Ce qui serait de l’irresponsabilité totale et humainement inacceptable.

Nous considérons qu’il est urgent aujourd’hui, que la république de Djibouti puisse établir un processus de réconciliation avec elle-même si elle veut retrouver la prospérité, en acceptant d’associer dans cet élan, toutes les intelligences, toutes les filles et fils du pays, et que l’effort de reconstruction nationale s’accompagne et s’appuie sur toutes les bonnes volontés sans exclusivité aucune

Mouvement des Républicains Solidaires

28/01/11 (B588) Radio-Trottoir A la FNP ça barde – Va-t-en Colonel Abdillahi Abdi !(lecteur)

Une semaine après que les hommes de rang basés à Doumeira aient été rappelés pour éviter une mutinerie, les hommes de rang ont dans la nuit de mardi à mercredi, la nuit du 25 au 26 janvier 2011, un communiqué de presse a été distribué dans la caserne de l’Etat-major des Forces Nationales de Police (FNP).

Dans ce communiqué les hommes de rang des Forces Nationales de Police exigent le départ immédiat du Colonel chef d’Etat-major de la Police qui jusqu’à présent n’a proposé aucune promotion ni réajustement des salaires pour les hommes de rang de la Police, qui ont combattu vaillamment lors du conflit entre Djibouti et l’Erythrée, tandis que les autres Corps de Forces Armées impliquées dans le conflit avec l’Erythrée ont bénéficié d’une promotion et d’un relèvement de salaire, mise à part la Garde Républicaine chargée non pour défendre la Patrie , mais uniquement la vie du Dictateur mafieux.

Trois hommes de rang de tribu Fourlaba ont été incarcérés dans une cellule de la Garde Républicaine à proximité de Gabode

Il faut aussi rappeler que contrairement au Général Yassin Yabeh, le Colonel Abdillahi Abdi a récupéré à son profit les fonds destinés à l’assurance maladie, aux frais pharmaceutiques et à l’hospitalisation des soldats de la FNP.

Grâce à ces fonds récupérés le Colonel Abdillahi Abdi avec son cousin tribal Miguil Ministre de la Santé avec les 5 milliards de Fonds du Sida détournés et partagés avec le Dicteur-candidat Ismaël Omar Guelleh et Kadra-Leila se sont construits dans un campement dit Ourweiney 10 triplex d’une valeur totale de sept cent millions de Francs Djibouti (700 000 000 FD)

Depuis début janvier, le Colonel Adlayo chargé du financement du dispensaire qu’avait construit feu Yassin Yabeh dans l’enceinte de l’Etat-major, ce dispensaire a fermé ses portes car le Colonel Abdillahi Abdi a refusé de mettre à la disposition du Colonel Adlayo la somme annuelle allouée au Dispensaire.

Que va faire le Colonel Abdilalhi Abdi avec cet argent puisque les 10 triplex sont pratiquement terminés.

Si le Colonel Abdillahi Abdi ne démissionne pas alors faut s’attendre à une mutinerie au sein de la FNP.

Les Forces de Police de Mogadiscio sont mieux lotis à Nagad où le Colonel Abdillahi Abdi broute avec les responsables de la police de Mogadiscio dans un
immense Mabras à Nagad.

Abdillahi Abdi "Get Out and Go to Mogadiscio" avec tout l’argent que tu as volé au Peuple, au pays et à ses Forces de Police.

Caporale Hawa
des transmissions de la FNP

28/01/11 (B588) Radio-Trottoir. Selon un article proposé par un lecteur, les rats commenceraient à quitter le navire et les spécialistes de la chose, à retourner leur veste (une nouvelle fois !) – Article à prendre avec prudence, tant que nous n’aurons pas la vérification de ces points.

Depuis maintenant 2 semaines, le gros porc d’IOG a commencé, en toute discrétion, à faire évacuer à l’étranger, ses plus jeunes enfants que des biens personnels en utilisant l’avion de la R épublique.

Il est vrai que depuis la triste comédie qui s’est jouée la semaine dernière au club hippique et la quasi désertion de la gente masculine, (ce qui est flagrant lorsque l’on regarde de près la vidéo), seule une majorité de femmes étaient présentes et bien loin des 13 000 personnes qu’on a voulu nous faire croire sur les sites officiels et les faux-sites d’opposant (suivez mon regard … !).

Son beau-frère, le voyou de la Banque centrale ainsi que son fils Liban, ont commencé dès la semaine dernière à virer sur des comptes en Arabie Saoudite, des sommes d’argents dont le montant dépasse l’imagination.

Nous savons également que le secrétaire générale de la Présidence, a fait de même et qu’il a fait entrer des armes à Djibouti pour laisser le chaos avant leur départ. Ces armes ont été mises à disposition des extrémistes salafistes et des shebabs qu’il protège et qui ont pris d’assaut actuellement notre pays. A croire qu’ils voudraient applique "la solution finale" au peuple de Djibouti.

Des jeunes commencent à être enrolés (dans l’extrêmisme ?) dans des casernes militaires Djiboutiennes placés sous les ordre d’Ismaël Tani, sécretaire général de la Présidence.

La "dernière dame" du pays, sorcière de son état, a aussi ordonné à sa fille mariée à l’autre voyou Ministre des transport de partir immédiatement avec son marin, en prétextant un voyage ministériel, pour se rendre au Canada et pour y séjourner le temps de trouver une autre solution.

La milice de la Garde républicaine a refusé de doubler la garde autour du fils du gros porc, qu’il destine à lui succéder après sa fin de règne.

Nous avons appris entre autre, que les rackets qui touchent les sociétés Coubeche, Maril et celles des commerçant arabes, se sont intensifiés ces derniers jours. Peut-être que sentant leur fin toute proche, les vampires que sont IOG et sa femme, veulent partir rassasiés et exercer une dernière fois, un pouvoir illégal et répréhensible.

Au vue des évènements qui se déroulent actuellement en Tunisie, en Egypte, et partout ailleurs, le Colonel de la Garde républicaine, Mohammed Djama, commencerait à lâcher la famille du gros porc et on dit qu’il se préparerait (lui aussi ?) à prendre la place d’IOG au cas d’émeutes. Il a commencé à former un noyau dur au sein de sa Campagnie en ordonnant aux hommes de ne pas s’opposer à la population Djiboutienne s’il y avait des émeutes pour exiger qu’on lui livre IOG et sa femme, afin de les juger.

Beaucoup d’armes ont disparu depuis quelques jours dans l’armurerie de la Garde républicaine : pistolets automatiques, grenades, lance-roquettes, mitrailleuse. Comme par miracle, personne n’est au courant, sauf que nos petits doigts nous disent que quelque chose se fomente contre celui-la même que la milice a protégé pendant longtemps protégé.

Les spécialistes en retournement de veste se prépare à l’après-Guelleh, leur plus éminent expert en tête (Membre influent de l’Ordre des Brosses à Reluire)

Maître Aref, commence à faire son mea-culpa, auprès de l’Ambassadeur de France à Djibouti.

Depuis quelques jours, celui la même qui était le fervent défenseur du dictateur IOG et qui trouvait un malin plaisir à insulter la France, après sa sortie de prison, fait les yeux doux à cette dernière et Multiplie sa bienvaillance en offrant même un chéque de 1 million de franc à l’alliance française pour soit disant promouvoir la langue et la culture française à Djibouti.

27/01/11 (B588) Article (par Ali Coubba / Président d’Uguta-Toosa) ISMAIL OMAR GUELLEH : 12 ANS DE POUVOIR ABSOLU et un bilan catastrophique (Extrait du site du parti)

Uguta-Toosa, journal n°61 – Janvier 2011

<–Le dictateur Ismail Omar Guelleh

Le dictateur djiboutien a déjà exercé deux mandats successifs de six ans,
soit douze ans de pouvoir que l’on peut qualifier d’absolu parce que le
chef d’Etat remplit égaleement la fonction de chef de gouvernement.

A ses côtés, les pouvoirs judiciaire et législatif font de la figuration.

Précisément, Ismail Omar Guelleh a été élu président de la république de Djibouti de 1999 à 2005, puis de 2005 à 2011. A chaque élection, sa
victoire a été entachée de fraudes électorales. C’est le moins que l’on puisse
dire puisque à la dernière, 100% d’électeurs auraient voté pour lui, seul candidat en lice au scrutin (Cf.www.slate.com : « Le top 10 des dictateurs
les mieux « élus » du monde » ).

12 ans de présidence : politique 00/20 ; économie 05/20 ; social 00/20

Le bilan politique, économique et social de son gouvernement est catastrophique. Le candidat Ismail Omar Guelleh est recalé.

Sa politique a approfondi les tensions ethniques, aggravé les divisions entre ethnies, tribus et clans, en instaurant un système discriminatoire dans la fonction publique. Sur le plan économique, le chômage des jeunes atteint un niveau délirant de 90%, chiffre en contradiction totale avec la croissance du PIB qui frôle pourtant les 5% par an.

Ce décalage signifie que les performances économiques du pays ne profitent qu’à la famille du chef de l’Etat sortant et à ses proches. De surcroît, la rente stratégique que l’Etat djiboutien tire du loyer des bases militaires française, américaine et japonaise, un montant estimé à 100 millions de dollars par an, est détournée par le chef de l’Etat au lieu d’être investi dans la lutte contre la pauvreté.

D’après les chiffres du programme des Nations-Unis, souvent révisés à la baisse, "une pauvreté et une extrême pauvreté [touchent] respectivement 70 %et 42 % de la population" de Djibouti (Cf. PNUD : cpd-Djibouti 2008-2012).

Les ministères de la santé, de l’éducation nationale voire toute la fonctionpublique, vont à la dérive. Nous venons d’apprendre que le gouvernement d’Ismail Omar Guelleh fait partie des quatre Etats africains – les trois autres étant Mali, Zambie et Mauritanie – qui ont
détourné au total 34 millions de dollars alloués par le Fond mondial de
lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Dans la mesure où elle
condamne des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à la mort, la
corruption de cette nature s’apparente à un crime impardonnable.

Encore un chiffre qui ruine la propagande officielle sur ses prétendus succès.

Le taux d’analphabétisme global est de 51 % " qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes" (Cf. PNUD : cpd- Djibouti 2008-2012).

Nouvelle règle du jeu au niveau national

Une population tenue dans l’ignorance se laisse plus facilement impressionner par les propagandes officielles. Une population pauvre ou appauvrie, poussée à l’assistanat, est facilement subjuguée par la richesse matérielle. Celle-ci est d’autant plus insupportable qu’elle est exhibée par
des hommes et des femmes qui ne l’ont mérité ni par le savoir-faire et ni
par leurs compétences.

Le déficit démocratique et les crimes perpétrés contre les civils innocents ne constituent pas le moindre des crimes du président sortant. En voulant briguant un 3ème mandat présidentiel, contre la volonté populaire, Ismail Omar Guelleh donne l’impression de vouloir jouer avec notre patience.

Il va très prochainement réaliser, à ses dépens, que notre seuil de tolérance est dépassé. Qu’il ne compte pas trop, pour remporter les prochaines élections présidentielles qui auront lieu le 8 avril 2011, sur ses armes habituelles : tirs sur des manifestants, massacre des civils et emprisonnement de ses opposants.

En refusant d’entrer dans une logique de compétition truquée d’avance, l’opposition djiboutienne change la règle du jeu. Elle a déjà pratiqué cette stratégie en 2005. Mais cette fois-ci, la partie s’annonce ardue pour deux raisons. Premièrement, nous sommes plus aguerris, plus déterminés, plus riches de notre diversité. Les partis politiques, syndicats, associations, personnalités politiques ne jurent que par le départ du président sortant et la démocratie. Pas de 3ème mandat pour Ismail Omar.

Et nous sommes mieux organisés que ne le croit la dictature.

Deuxièmement, en quelques mois, disons depuis l’éclatement de la crise ivoirienne (28 novembre 2010) et la révolution tunisienne (14 janvier 2011), les régimes antidémocratiques ont du souci à se faire.

La démocratie : une nouvelle thématique de la diplomatie internationale ?

Les aspirants à la "présidence à vie" et, au premier chef notre dictateur, feraient mieux de quitter le pouvoir en ne faisant pas trop de vague. La dictature n’a plus bonne presse. Acquise à la démocratie depuis longtemps, l’opinion internationale tente d’imprimer une nouvelle orientation à la diplomatie internationale. En première ligne, il y a les éditoriaux de grands journaux d’Europe qui pressent leurs capitales de couper le pont avec des régimes ne respectant pas les droits de l’homme.

Cette mutation qui vise à défendre les principes démocratiques, de façon plus visible, gagne les organismes des Nations-Unies, l’Union européenne et, plus surprenant, l’Union africaine, qui sont réputés pour leur attachement à l’orthodoxie.

En 2011, le peuple djiboutien n’est pas seul. Il a des alliés vigilants (Américains, Français et Japonais) qui ne sont ni pour ni contre la démocratie. A dire vrai ils ne demandent qu’à être convaincus par notre désir de changement.

Que faut-il faire pour que personne ne doute du bien-fondé de nos revendications démocratiques ! Il faut que des manifestations populaires et pacifiques embrasent tout le pays.

Vive le peuple djiboutien.
Non au 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh.

M. Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA

27/01/11 (B588) Courrier des lecteurs Aden Robleh Awaleh (ARA) voudrait-il débaucher les militants de l UAD ?

En ce moment, ARA tente d’accaparer à son profit l’image positive de l’UAD pour attirer des participants à la manifestation qu’il organise ce vendredi le 28 janvier.

Comme son parti n’a aucune structure, il fait le tour des sièges locaux des partis membres de l’UAD (UDJ, ARD et MRD) pour mobiliser les militants en essayant de leur faire croire que l’UAD est partie prenante de sa manifestation de vendredi.

Heureusement que l’UAD est resté vigilante en cette période de précampagne présidentielle où tous les coups bas sont d’actualité.

Le communiqué sans équivoque de l’UAD a heureusement mis fin à ces manœuvres dilatoires d’un autre âge qu’ARA avait imaginé croyant se refaire une popularité perdue depuis son ralliement au régime..

Mais au fond, quel genre d’homme est ARA pour oser imaginer qu’il parviendra à créer la zizanie au sein de l’opposition ?

– i l y a quelques mois, ARA faisait partie de l’UMP et il a participé aux côtés d’IOG pour soutenir cette formation lors des deux élections majeures qui ont conduit IOG au pouvoir (2003 et 2005).
– ARA ne dispose d’aucune structure dans la capitacle
– ARA n’a plus organisé de meeting pour affirmer qu’il était opposant politique, depuis son ralliement à Guelleh et le soutien qu’il a apporté à ce régime dictatorial.

Mais pour nous,
ARA c’est du déjà vu. Il met en place une stratégie pour être le candidat qui sera opposé à IOG et pour faciliter au final l’élection de IOG à la présidentielle de 2011. Le ralliera-t-il après l’élection ? Pas du tout impossible pour un homme qui retourne sa veste sans conviction, à chaque fois que le vent tourne ..

Que les lecteurs sachent que la manifestation de vendredi prochain n’a qu’un seul objectif : celui de saboter les prochaines actions de l UAD. Mais il va vite comprendre que c’est un vain espoir … Car les Djiboutiens ne sont pas dupes des promesses de ce vieux routard (has been) de la politique…

27/01/11 (B588) Point de vue : un lecteur nous adresse un article extrait de la Gazette de Djibouti. Le Virus Djiboutien,

La Gazette des Jeunes
Lien : http://chakatouri83.wordpress.com

Pour les jeunes Djiboutiens (ennes) qui parviennent jusqu’au lycée, l’avenir est encore plein des promesses et des rêves qui bercent toutes les jeunesses du monde: tout effort mérite salaire (les notes sont là pour le rappeler), le mérite de chacun sera inévitablement récompensé à sa juste valeur (la preuve, ceux et celles qui bossent sont admis en classe supérieur), l’amour existe… Ces illusions sont durement balayées par la réalité et ne résistent pas à la confrontation avec les faits dont on est témoins au quotidien. On voit son père se plaindre de son supérieur, qui se trouve être incompétent et tribaliste. On entend des mots comme « parachuté », « pistonné », etc..

Et on commence à comprendre petit à petit que la société dans laquelle on vit fonctionne avec des valeurs contraires à celles que l’école s’efforce tant bien que mal de nous inculquer: le mérite est remplacé par le pistonnage et le recours aux « cousins », l’effort par la paresse récompensée. La gangrène s’installe. Le choc est encore plus grand pour ceux et celles qui, avant d’être « contaminés » par le virus djiboutien, partent pour l’étranger pour y faire des études, évoluent dans une société méritocratique, et reviennent au pays pour rencontrer le tribalisme, la gabegie, la mauvaise foi de certains et le découragement (ou l’indifférence) des autres.

N’ayons pas peur des mots, et donnons même l’impression d’enfoncer des portes ouvertes: notre société est basée sur le tribalisme, le clientélisme et la peur. Ceci dit, ce sont nous, les Djiboutiens (ennes), qui nous plaignons de cette, qui la faisons perdurer. De quelle manière? Quand nous sommes devant la Cité Ministérielle dans la file d’attente, que faisons-nous au lieu d’attendre patiemment son tour d’entrer? Nous faisons appel à nos connaissances pour entrer plus vite par la porte de service. Et quand nous devons payer une taxe, ou une quelconque redevance à l’Etat? Nous préférons plutôt payer un pot-de-vin? Enfin, quand nous cherchons une promotion ou tout simplement un travail, faisons-nous confiance à nos qualifications et/ou notre expérience? Se faire pistonner est le moyen le plus efficace, pour ne pas dire l’unique moyen, d’avancer dans sa carrière à Djibouti.

Tribalisme, clientélisme et peur.

Les somalis ont l’habitude de dire qu’il existe le « xeer », la loi, considérée comme « sèche » selon la traduction directe, ou plutôt stricte et n’autorisant pas d’interprétations oiseuses, et il y a aussi le « xaagaan », l’arrangement, qui permet de mettre de côté la loi et sa rigidité pour arriver à une solution rapide et satisfaisante. Cette façon de voir les choses n’a rien de répréhensible en soi, mais poussée à l’extrême, la logique du « xaagaan » a été pervertie. Appliquée à tout moment et préférée systématiquement à la loi, elle correspond de fait à rester en dehors de la moi, « hors la loi ». Toute la société fonctionne sur le principe du « xaagaan »: il y a ce qui est écrit e ce qui se passe dans la réalité. Aucun recours n’est possible si une injustice est faite dans ces circonstances, du moment que tout peut « s’arranger », d’une manière ou d’une autre et que personne n’applique les règles du jeu.

Une question se pose à tous ceux qui espèrent un changement de régime, ou tout simplement un comportement plus responsable de nos dirigeants: comment attendre d’eux un quelconque changement d’attitude dans la manière de gérer le bien public, si nous-même ne changeons rien à notre attitude, et faisons au contraire perdurer ce système tribaliste et clientéliste sur lequel est bâti notre société? Donnons un exemple très concret: un enseignant est sanctionné par une retenue sur le salaire. Dès qu’il en prend connaissance et avant que la sanction ne prenne effet, il fait tout pour parvenir jusqu’à l’employé(e) du ministère des finances qui s’occupe des retenues de salaire et essaie de « s’arranger » avec lui ou elle. Imaginez maintenant le comportement probable d’un fonctionnaire de plus haut niveau, un chef de service par exemple…

Quand on accepte de s’arranger avec la loi, on se compromet et on devient « client » du système. Une fois inoculé, le virus ne vous quitte plus. De compromissions en arrangements, les individus s’engluent dans leur médiocrité et leur veulerie et préfèrent invoquer le destin ou la volonté d’Allah, au lieu de voir leurs tares en face. Avec le destin et la volonté d’Allah, l’une des raisons qu’on a l’habitude d’évoquer pour justifier notre inaction, c’est le fait qu’une personne ne peut à elle seule changer les choses: et puis, de toute façon, pourquoi je devrais m’efforcer de suivre le règlement quand personne d’autre ne le fait? Ne dit-on pas d’ailleurs (et c’est l’un des proverbes favoris des djiboutiens) que quand on arrive dans une contrée où tout le monde est borgne, il faut aussi s’arracher le deuxième oeil?

Par conformisme et par peur de « se faire remarquer » par les « autorités » (comprenez l’appareil d’oppression du régime), on courbe la tête, on fait comme les autres et on « boucle sa gueule ». Voilà, tout est dit et la boucle est bouclée.

On admet, on pratique et on défend même le tribalisme, on « s’arrange » avec la loi et enfin on a trop peur de relever la tête, pour ne pas se la faire couper. On accepte que rien ne marche comme prévu: les robinets, l’électricité, l’administration… On accepte qu’aucune promesse ne soit tenue: celle du gouvernement à son peuple, celle du parent à son enfant. On accepte qu’aucun engagement ou rendez-vous ne soit respecté. On s’étonne même que quelqu’un se souvienne de jeter ses détritus dans la benne à ordures!!

Si on a accepté tout cela, on doit donc être prêt à accepter que rien ne change à Djibouti. Ce qui est fait pour la plupart d’entre nous…

27/01/11 (B588) ALERTE ROUGE – LDDH / HALTE AUX DEPORTATIONS ET A LA CHASSE DES OGADEN.



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 26 JANVIER 2011

HALTE AUX DEPORTATIONS
ET A LA CHASSE DES OGADEN.

Depuis le jeudi 20 janvier 2011, le dictateur-candidat à un 3ème mandat inconstitutionnel a donné ordre à sa milice d’accompagner huit (8) membres de la Sécurité Ethiopienne venus spécialement d’Addis-Abeba pour procéder aux arrestations et aux déportations d’un très grand nombre d’Ogaden dont certains sont des Djiboutiens depuis des générations, d’autres vivent à Djibouti depuis plusieurs décennies et d’autres sont arrivés fuyant la sécheresse et/ou le génocide des Forces tueuses de l’Administration coloniale Ethiopienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vient d’apprendre avec stupéfaction que l’ONARS, qui est Office Djiboutien chargé des Réfugiés travaillant étroitement avec le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) auraient remis la liste des réfugiés Ogaden en sa possession sans que le HCR soit au courant.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au HCR Genève de venir enquêter à Djibouti sur la situation dramatique des Réfugiés de l’Ogaden et sur les présumés crimes de l’ONARS, afin de vérifier si l’ONARS a bel et bien donné les noms des Réfugiés que cette Organisation Djiboutienne est censée de les protéger, mais dont souvent son devoir humanitaire frise la révolte.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) effectue des recherches pour trouver des noms des Ogaden qui sont encore traqués.

D’ores et déjà, les listes que la LDDH a réussi d’obtenir sont transmises aux Organisations Internationales des Doits de l’Homme.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de tous ces
Crimes contre l’Humanité perpétrés contre les Peuples Ogaden et Oromos à partir de Djibouti conjointement par les deux Dictateurs Djibouto-Ethiopien.

NOEL ABDI Jean-Paul

25/01/11 (B588) Yémen Express – L’onde de choc tunisienne – Les unités anti-terrorisme du Yémen lancent une chasse à l’homme contre Al-Qaida à Shabwa – des hommes armés libèrent un suspect d’Al-Qaïda dans un hôpital – des journalistes réclament la libération d’une militante, heurts avec la police – une militante arrêtée après les manifs – Neuf morts dans des affrontements avec des rebelles chiites dans le nord du Yémen – Manifestations au Yémen pour des réformes ( 6 articles)

______________________ 6 – Le Soir (Maroc)

Yémen L’onde de choc tunisienne

Des manifestations anti-gouvernementales se sont produites ce week-end dans la capitale, Sanaa. Figure emblématique du mouvement, la militante Tawakel Karman a été arrêtée dimanche. Le président yéménite a réagi en promettant son départ en 2013.

Des centaines de personnes, dont des étudiants, des militants et des députés, ainsi qu’environ 200 journalistes se sont réunis, dimanche dans la capitale du Yémen, pour réclamer la libération de Tawakel Karman, directrice de l’organisation «Femmes journalistes sans chaînes» et membre du parti islamiste de l’opposition, El Islah. La militante a été arrêtée par la police dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’elle rentrait chez elle avec son mari, dans le centre de Sanàa.

Cette arrestation intervient après que Tawakel Karman a organisé plusieurs manifestations anti-gouvernementales devant l’Université de la capitale, dont la dernière a eu lieu ce samedi. Dès le début de la Révolution de Jasmin, la militante Tawakel Karman a appelé à soutenir le peuple tunisien et à poursuivre leur mouvement, en manifestant contre les régimes autocratiques arabes. Le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978, est directement visé par ces revendications.

Dimanche soir, à l’instar de l’allocution de Ben Ali avant sa fuite, le président yéménite Ali Abdullah Saleh a annoncé sur la chaîne de télévision publique qu’il quitterait le pouvoir en 2013. «Le Yémen ne deviendra pas une autre Tunisie.

Nous sommes une république démocratique, nous avons pacifiquement modifié les règles (…) Nous appelons les parties d’opposition à participer au dialogue avec le parti au pouvoir avant que le chaos n’ait lieu», a-t-il déclaré, avant d’ajouter «Certains membres parlementaires de l’opposition auraient mal compris le sens des amendements constitutionnels proposés, mais je déclare que je vais quitter le pouvoir après mon deuxième mandat qui expire en 2013».

170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse

Le 1er janvier, les parlementaires du parti au pouvoir ont en effet adopté des amendements constitutionnels, qui, s’ils sont approuvés en mars, devraient supprimer l’article qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs. Toutefois, l’annonce de son départ en 2013 n’est pas vraiment une surprise puisque plusieurs observateurs estiment qu’il veut imposer son fils, Ahmed, comme successeur. Plusieurs de ses neveux sont déjà placés à des postes clés, verrouillant l’appareil d’Etat.

Pour l’instant, aucune raison n’a été fournie pour l’arrestation de Tawakel Karman. Le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qobati a dénoncé «un crime» et «un acte immoral». De son côté, l’association Reporters sans frontières a «exigé sa libération immédiate». Comme le rappelle RSF sur son site, le Yémen figure à la 170e place sur 178 dans le classement de la liberté de la presse, établi par l’organisation en 2010.

Autant dire que les médias ne sont guère les bienvenus dans le pays.

Lors des manifestations, un cameraman de la chaîne satellitaire Al-Arabiya a notamment été interpellé le 23 janvier, alors qu’il filmait les manifestations d’étudiants devant l’université de Sanàa en train d’être dispersées par les forces de l’ordre. Un autre cameraman de la chaîne Al-Jazeera a, quant à lui, été violenté, selon la chaîne qatarie. Des incidents évocateurs de l’état de la liberté d’expression au Yémen.

En Tunisie, en revanche, depuis le départ de Ben Ali, un vent de liberté souffle sur les médias. Privés de liberté d’expression pendant 23 ans, les Tunisiens reprennent peu à peu l’usage de ce droit. Une liberté qui s’imprime dans la presse et fait les gros titres, débarrassés de la propagande qui a verrouillé pendant de longues années la parole.

«Les gens ont décidé de parler et ils ont parlé. Je n’ai jamais vécu dans une démocratie et j’ai 51 ans», a ainsi déclaré le dessinateur du quotidien La Presse, Lotfi Ben Sassi. Symbole de cette nouvelle liberté, le quotidien La Presse n’est plus obligé de faire sa Une sur les activités du président ou de sa femme, après avoir été pendant 23 ans le journal du régime Ben Ali. Une véritable révolution, qui marque une rupture nette avec la langue de bois imposée du temps de Ben Ali.

Mais qui dit liberté d’expression dit aussi responsabilité des journalistes, comme le montre l’arrestation survenue dimanche de Larbi Nasra, propriétaire de la chaîne de télévision privée tunisienne Hannibal, accusé de «haute trahison et complot contre la sécurité de l’Etat» pour avoir voulu favoriser le retour du président déchu Ben Ali.

___________ 5 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Les unités anti-terrorisme du Yémen lancent une chasse à l’homme contre Al-Qaida à Shabwa

Les unités de lutte anti- terrorisme yéménites, soutenues par des chars et de l’artillerie, ont lancé une campagne de traque contre les combattants d’Al-Qaïda dans la province de Shabwa dans le sud-est du pays, a rapporté vendredi un responsable de sécurité de la province.Cette campagne ciblait les villes de Azan et de Hota, ainsi que les districts d’Al-Saieed et de Nisab à Shabwa, à environ 458 km au sud-est de Sanaa, la capitale du pays, a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Les unités de sécurité fouilleront les montagnes éloignées entourant ces districts pour traquer les éléments les plus recherchés d’Al-Qaïda, y compris le religieux yéménite né aux États-Unis, Anwar al-Awlaki, que l’on suppose retranché là-bas », a déclaré par téléphone à Xinhua le responsable depuis Ataq, la capitale de cette province.

La semaine dernière, un autre responsable de sécurité a déclaré à Xinhua que la branche combattante d’Al-Qaïda avait assassiné le colonel Atiq al-Amri, un haut responsable de la section d’enquête criminelle des forces de sécurité, et blessé son collègue soldat Sadri bin Iesa alors qu’ils se trouvaient dans la ville d’Azan.

Lundi, un tribunal de sécurité de Sanaa a condamné par contumace le religieux recherché Anwar al-Awlaki à 10 ans de prison pour incitation au meurtre d’étrangers et participation à un groupe armé.Shabwa est la patrie d’origine de M. Al-Awlaki, qui a été inscrit en mai dernier sur la liste « à capturer ou à tuer » des États-Unis en raison d’accusations selon lesquelles il serait lié à une tentative ratée d’attentat contre un avion de ligne à destination des États-Unis en décembre 2009, attentat revendiqué par la suite par le mouvement Al-Qaïda au Yémen.

En septembre dernier, le gouvernement yéménite a lancé une offensive massive contre la ville de Hota, où étaient retranchés plus de 200 combattants d’Al-Qaïda. Des dizaines de personnes avaient trouvé la mort dans cette offensive.Grâce à un soutien de renseignement de Washington, le Yémen a intensifié ses campagnes de maintien de la sécurité depuis l’année dernière avec des mesures telles que des raids aériens contre le mouvement Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (AQAP).

_______________ 5 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: des hommes armés libèrent un suspect d’Al-Qaïda dans un hôpital

Des hommes armés ont fait irruption dimanche dans un hôpital du sud du Yémen et libéré un membre présumé d’Al-Qaïda, admis dans l’établissement après avoir été blessé lors d’un accrochage avec les forces de sécurité, a annoncé une source médicale.

Une source au sein des services de sécurité avait annoncé dans la journée que trois personnes, dont un policier et un suspect, avaient été blessées lors d’une fusillade à Loder, dans la province d’Abyane.

L’accrochage a eu lieu lorsque les forces de sécurité ont pris en chasse un suspect, Amine Al-Sayyed, recherché pour collaboration avec Al-Qaïda, selon la même source.Dimanche soir, un responsables médical de l’hôpital de Loder a déclaré que le policier avait succombé à ses blessures et que des hommes armés s’étaient introduits dans l’établissment avant d’en repartir « avec Sayyed », qui était « grièvement blessé ».

Dans un incident séparé, les forces de sécurité yéménites ont dispersé des centaines de membres du Mouvement sudiste à Crater, un quartier d’Aden, la principale ville du sud du Yémen, après les obsèques d’un homme abattu par un policier lors d’affrontements il y a quelques jours.Les forces de sécurité ont tiré et lancé des gaz lacrymogènes, ont affirmé des témoins.

La tension est vive dans le sud du Yémen, où les forces gouvernementales font face à une recrudescence des activités des partisans d’Al-Qaïda mais aussi du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste.

__________________________ 4 – AFP

Yémen: des journalistes réclament la libération d’une militante, heurts avec la police

Quelque 200 journalistes yéménites ont appelé dimanche à la libération de l’activiste Tawakel Karman, arrêtée dans la nuit par la police à Sanaa où des heurts se sont produits devant l’université.

Partis du siège de leur syndicat, les journalistes ont organisé une marche jusqu’au parquet de Sanaa pour réclamer la libération de Mme Karman, qui dirige l’organisation locale « Femmes journalistes sans chaînes », a rapporté un correspondant de l’AFP.

Mais ils ont dû quitter les lieux sans obtenir du procureur général de précisions concernant le sort de Mme Karman, d’après des participants.

Mme Karman a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche par des policiers en civil dans une rue du centre de Sanaa alors qu’elle rentrait chez elle, en compagnie de son mari, ont indiqué des militants des droits de l’Homme.

Elle se trouvait dimanche matin dans la prison centrale de Sanaa, a précisé sa famille.

Aucune raison n’a été fournie pour l’arrestation de cette militante, confirmée par une source de sécurité qui s’est bornée à indiquer que son interpellation faisait suite à un mandat d’arrêt émis par le parquet.

Son arrestation est « un crime » et « un acte immoral », a dénoncé un porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohamed Qobati.

Condamnant son interpellation, l’association Reporters sans Frontières a de son côté « exigé sa libération immédiate ».

En milieu de journée, des heurts ont eu lieu devant l’université de Sanaa où les forces de sécurité ont dispersé à coup de matraques des dizaines d’étudiants rassemblés pour dénoncer la politique du régime, ont rapporté des témoins.

Un caméraman de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya, qui filmait les heurts, a été brièvement interpellé avant d’être libéré, selon cette chaîne.

Un caméraman d’Al-Jazira a été battu par la police, a affirmé cette chaîne du Qatar.

Les forces de sécurité ont procédé à 19 arrestations parmi les étudiants protestataires et les activistes des droits de l’Homme qui ont participé à la marche des journalistes, dont certains ont été ensuite libérés, selon des militants.

Mme Karman, membre du Comité central du parti islamiste yéménite Al-Islah, a dirigé ces derniers jours à Sanaa des manifestations de soutien à la révolte populaire en Tunisie, marquées par des appels à un changement politique au Yémen.

Des centaines d’étudiants avaient manifesté samedi à l’Université de Sanaa, certains appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh, d’autres réclamant au contraire son maintien à la tête de l’Etat.


__________________________ 3 – Europe 1

Yémen : une militante arrêtée après les manifs

Tawakul Karman, militante de la liberté de la presse et organisatrice des manifestations étudiantes contre le gouvernement ces derniers jours, a été arrêtée dimanche. La jeune femme, qui dirige l’organisation locale Femmes journalistes sans chaînes, est aussi membre du parti islamiste Islah.

Elle se trouvait dimanche matin dans la prison centrale de Sanaa, a précisé sa famille.Le départ forcé de Ben Ali a provoqué une onde de choc dans le monde arabe, entrainant des manifestations et/ou des immolations au Maroc, en Algérie, en Egypte, en Jordanie et en Arabie Saoudite.

___________________________ 2 – Radio Chine

Neuf morts dans des affrontements avec des rebelles chiites dans lenord du Yémen

Au moins neuf personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans des affrontements qui perdurent encore entre des rebelles chiites et des forces tribales pro-gouvernementales dans le nord du Yémen, a déclaré vendredi à Xinhua un membre du conseil local.

« Sept membres des rebelles chiites houthis et deux membres de la tribu pro-gouvernementale Al-Abdain ont été tués, et des dizaines d’hommes des deux camps ont été blessés, dans une bataille acharnée qui a éclaté jeudi soir », a déclaré par téléphone à Xinhua ce responsable qui ne souhaite pas être identifié.

Ces affrontements ont eu lieu dans une banlieue du sud de la ville de Saada, capitale de la province de Sanaa, où les rebelles tentent de conquérir des territoires appartenant à la tribu Al- Abdain, a indiqué ce membre du conseil.

___________________________ 1 – Europe 1

Manifestations au Yémen pour des réformes

Plusieurs milliers de Yéménites ont manifesté jeudi dans le sud du pays à Taiz pour dénoncer l’insuffisance d’un projet gouvernemental de réformes institutionnelles qui limiterait notamment le nombre de mandats présidentiels. Les manifestants ont dénoncé des « dirigeants corrompus » qui transmettent le pouvoir à leurs enfants.

Ces manifestations surviennent alors que la Tunisie est entrée dans une phase de transition après le départ, sous la pression de la rue, de son président Zine ben Ali, qui régnait depuis 1987.Deux manifestations ont déjà eu lieu cette semaine sur le campus de l’université de Sanaa, la capitale du Yémen, pour protester contre les régimes autocratiques arabes, visant notamment le président Ali Abdallah Saleh.

Le Yémen est confronté à un chômage croissant et les réserves pétrolières qui ont longtemps soutenu l’économie sont en train de se réduire. La moitié des 23 millions de Yéménites vivent avec moins de deux dollars par jour.