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24/01/11 (B588) LDDH / Ces répressions aveugles et sans fin risquent de déclencher un autre front armé du Nord au Sud de la République de Djibouti.



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 24 JANVIER 2011

Ces répressions aveugles et sans fin risquent
de
déclencher un autre front armé du Nord au Sud de la République de Djibouti.

Depuis pratiquement deux ans; les répressions, les déportations, les exécutions extrajudiciaires, les disparitions et les incarcérations arbitraires s’abattent au nord et elles affectent aussi le sud de notre pays.

Toutes ces exactions et ces crimes sont exercés unilatéralement par les Forces armées djiboutiennes ou plus exactement par les milices à la solde du Dictateur, car un nombre de plus en plus croissant des membres de nos forces armées désapprouvent totalement le comportement de certains de leurs officiers.

Le 22 janvier 2011, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait été alertée de l’arrestation à Ripta (située à une dizaine de kilomètres de Tadjourah) de 14 personnes mais n’avait pas réussi à avoir leurs noms.

Seul les noms d’un notable et du directeur de l’école de Ripta nous avaientété communiqués.

Une partie de ces 14 personnes, arbitrairement incarcérées, ont été libérées.

Les autres sont en détention arbitraire dans la sinistre prison de Gabode; il s’agit de :

1. Youssouf Derbakaleh Doroyta ;
2. Hamadou Ahmed Hamadou
3. Abdo Dini Ki’oita
4. Ahmed Moussa Ahmed
5. Youssouf Ali Nouho;
6. Ahmed Mohamed Abbakari;
7. Hamid Ahmed Ali;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de
tous les détenus arbitraires.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Observatoire des Droits de l’Homme, à l’Observatoire des prisons et à tous les défenseurs des Droits de l’Homme de condamner avec fermeté ces arrestations et ces harcèlements contre les populations civiles du nord et du sud de notre pays.

Pendant qu’il est temps et avant de constater les dérapages d’un nouveau conflit armé en République de Djibouti, la LDDH demande à tous les compatriotes, de se débarrasser rapidement de cet individu qui ruine notre pays et qui tue inlassablement.

NOEL ABDI Jean-Paul

24/01/11 (B588) Un fonds de développement de 21,7 G$ est gangrené par la corruption (CP avec AP) (30 % des dons pour Djibouti ont été détournés, selon l’article – illustration Roger Picon)

De John Heilprin (CP)

GENÈVE — Un fonds de développement d’une valeur de 21,7 milliards US $, qui est appuyé par des célébrités et présenté comme étant une solution de rechange à la bureaucratie des Nations unies, voit certains de ses dons grevés jusqu’aux deux tiers par la corruption, a appris l’Associated Press.

La majeure partie de l’argent est comptabilisée avec des faux documents ou selon des méthodes comptables frauduleuses, signifiant que l’argent a été volé, affirment des enquêteurs pour le Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria. Les médicaments sous ordonnance, quant à eux, finissent par être vendus sur le marché noir.

Le bureau d’enquête nouvellement renforcé du fonds, qui a découvert la corruption, ne peut rendre des comptes complets, puisqu’il n’a examiné qu’une petite fraction des 10 milliards $ dépensés par le fonds depuis sa création en 2002. Les niveaux de corruption des bourses offertes ayant été examinées jusqu’ici sont stupéfiants.

Soixante-sept pour cent de l’argent dépensé dans un programme de lutte contre la malaria en Mauritanie a été dépensé dans d’autres buts, ont annoncé les enquêteurs au conseil d’administration.

Même chose du côté du Mali, où 36 pour cent des sommes versées pour combattre la tuberculose et la malaria ont été détournés, ainsi que 30 pour cent des dons à Djibouti.

En Zambie, où des dépenses de 3,5 millions US $ ne sont pas documentées et où un comptable a volé 104 130 US $, le fonds a décidé que le ministère national de la Santé ne pouvait tout simplement pas gérer les dons et a mis les Nations unies en charge de leur administration.

Le fonds tente de récupérer 7 millions US $ en «coûts non-supportés et non-admissibles» auprès du ministère.

Le fonds cesse ou suspend les subventions aux nations où de la corruption est constatée, et demande à ce que des récipiendaires remboursent des millions de dollars en dépenses inconsidérées.

Jusqu’à maintenant, les États-Unis, l’Union européenne et d’autres donateurs importants ont promis de verser 21,7 milliards US $ au fonds, qui représente le principal effort financier pour combattre les trois maladies. Le fonds est d’ailleurs un enfant des puissances qui se réuniront cette semaine au sommet économique de Davos, en Suisse.

L’enquêteur principal du fonds, John Parsons, a indiqué que les donateurs pouvaient être assurés que le fonds était sérieux dans ses intentions de débusquer la corruption.

Certains donateurs sont ulcérés de constater ce qui ressort de l’enquête.

La Suède, le 11e plus important contributeur au fonds, a suspendu son don annuel de 85 millions US $ jusqu’à ce que les problèmes du fonds soient résolus.

Le bras investigateur du Congrès américain a également publié des rapports critiquant l’habilité du fonds à se surveiller lui-même et sa tendance à trop se baser sur les récipiendaires des dons pour évaluer eux-mêmes leur performance.

23/01/11 (B588) Vérité -> Message d’un ex-fils du clan qui a pitie de ses freres djiboutiens qui souffrent de l’autre côté de la barrière (dans l’ultime pauvreté, au sein de leur propre pays).

He ! Mes frères ! Personnellement je suis dégouté d’assister tous les jours au système de notre roi qui consiste à détruire minutieusement la vie d’un peuple et de son pays.

  • Eloigner les hommes justes et honnêtes de tous les centres de décision,
  • Ligoter les jeunes, les futures générations, laissées sans avenir ni espoir,
  • Humilier les cadres et les enseignants, pour leur faire quitter le pays;
  • Implanter la haine entre les communautés pour diviser pour régner,
  • Limoger, liquider les hommes politiquement aptes à diriger ce morceau de terre
  • Chasser, violenter, confisquer les biens des leaders consciencieux et vigilants qui refusent de se soumettre devant le tyran.
  • Créer une classe de riches et une de pauvres, pour que seuls les enfants et les familles du clan puissent détourner massivement et en toute impunité les fonds et la richesse du pays.
  • Terroriser les populations Afar du nord pour débloquer des budgets en donnant des contrats au clan pour l’achat d’armes, d’habillements, de matériels militaires, d’engins, de blindés, de citernes et de véhicules de transport de troupes. Tout cela pour anéantir les bédouins et les nomades qui vivent en brousse.

He ! Mes frères ! Dormez-vous ? Le clan est présent dans toutes les sphères de l’administration du chamelier. Ses ‘obligés’ occupent les postes à haute responsabilité. Ce sont les chefs inamovibles. Le clan les nomme et les limoge. Quand il détourne des titres des commerces ou de propriété, ce sont eux qui obtiennent immédiatement sur le champ ce qu’ils désirent. Ils terrorisent les banques de la place pour obtenir des sommes colossales sans formalité préalable, car ils ont la carte de visite d’IOG.

Suite à un litige entre des membres du clan au pouvoir concernant le partage du gâteau en provenance des organismes internationaux, (PNUD, Banque mondiale, Banque africaine de développement, Fonds sida) qui s’est déroulé lors d’une réunion, IOG a dressé la liste des noms qui font gérer les aides pour assurer les revenus des membres de la famille du Prince d’opérette.

Au cours de la réunion mensuelle du clan à Haramous, le dictateur chevronné a affirmé que s’il on veut maitriser la population, il faut mettre la priorité sur 6 points :

1 – la violence et le massacre de la population AFAR doit être poursuivi et même renforcé.

2 – la politique d’élimination physique permanente de tous les hommes honnêtes et politiquement aptes.

3 – L’accroissement de la richesse du clan pour mieux dominer le reste de la population.

4 – Tant que le peuple est sous le seuil de pauvreté, je pense que nous continuerons à maîtriser le pays, aurait-il ajouté …

5 – Tant que certains anciens leaders sont faibles et achetables, je crois qu’on peut encore voler la voix du peuple, aurait-il ajouté.

6 – tant que nous avons nos informateurs issus dans les différentes communautés, qui nous envoient des alertes, nous restons en mesure de mettre en oeuvre les gros moyens pour tuer dans l’oeuf, les cellules qui revendiquent leurs droits. Aurait-il conclu !

Rappelons que ces informateurs à la solde du clan sont connus par le peuple et qu’ils finiront mal, très mal.

He ! Mes frères ! Rêvez-vous ! La citoyenneté, l’identité, être des enfants du pays ! Tout cela est fini ! Le train du clan est parti depuis des lustres et il a laissé derrière lui une grande vide et un creux profond entre les citoyens appauvris par le système du fils de l’oued. Au pays rien n’existe, seul le clan dominant joue et vit aisément.

He ! Mes frères ! Réveillez-vous et saisissez l’opportunité ! Le pays est au point mort. Le roi ne tient plus que par un fils mince. Il a usé et perdu toutes ses techniques pour tromper les faibles. Si vous poussez, il va partir.

He ! Mes frères ! Oubliez-vous que le clan dort peu et mal. Il pense souvent à ce qui pourrait leur arriver après le départ du Prince. Il ne laissera pas un bon souvenir de son règne et la grande QABYO sera interné dans un centre psychiatrique pour le reste de sa vie, car elle n’est pas stable mentalement..

He ! Mes frères ! Depuis que le fils de l’oued est au pouvoir, le clan, leurs bédouins, leurs cancres, leurs délinquants, leurs aliéné mentaux, leurs mafiosi, leurs illettrés sont devenus riches Ils décrivent souvent tous les biens qui leur appartiennent et même le pays et sa richesse sont pour le clan.

He ! Mes frères et sœurs ! Le clan a agi dans le mal. IOG a orienté ses proches vers un point de non retour, ils ont grandi sous les épaules de ce tyran. Il les a protégés durant des années et il a écarté les autres communautés du pouvoir. Il a le racisme dans le sang.

Il est temps de se mobiliser et de refuser les mensonges du Mongole. Allez cherchez votre liberté et le respect entre les communautés, sinon vous allez souffrir aussi longtemps que possible, car IOG est prêt à voler sous vos yeux le 3eme mandat.

22/01/11 (B588) Radio-Trottoir. Un lecteur nous envoie des nouvelles du front des voleurs et pilleurs d’argent public … Nous le remercions

Suite au vol de 20 millions de FDJ au détriment de l’ONEAD …

Pratiquement chaque année, on identifie au sein de chaque division de l’ONEAD, au minimum une affaire de disparition ou de vol qui n’est pas déclarée par cette administration.

Durant ces 2 dernières années, l’entreprise a subi plusieurs
cambriolages de ses locaux, cambriolages prémédités et souvent réalisés par des employés du service.

Ces vols touche la Direction de l’eau, la Direction des ressources humaines et aussi la Direction commerciale. Le réseau de l’ONEAD a beaucoup de fuite et des zones d’évaportation spécifiques …

Bref cette fois, c’est l’agence comptable qui signale le pillage de fonds
publics.

Fin Octobre 2010, une somme en espèces de vingt millions de nos F Dj, qui
disparait du coffre-fort de la caisse principale de l’agence
comptable.

L’agent comptable et son équipe sont immédiatement suspectés par les enquêteurs de la gendarmerie nationale qui entendent à plusieurs reprises l’agent comptable, responsable de la caisse principale et dépositaire des clefs et des codes d’accès.

Ce personnage souvent décrit comme « transgresseur et manipulateur » est à ce poste depuis
plus de 12 ans et il connait mieux que quiconque, les circuits financiers et le niveau de vulnérabilité de l’entreprise et des procédures quasi inexistantes.

Plusieurs fournisseurs de la place se plaignent de lui et ils l’accusent ouvertement de se livrer à des manoeuvre de
blanchiment et de plus en ayant recours, disons, à des méthodes peu académiques.

Il a l’habitude de marchander non pas les prix d’achat mais ses avantages personnels. Quand il estime n’avoir pas obtenu suffisamment, il bloque les chèques de paiement des forunisseurs jusqu’à l’obtenir …

La plupart du temps, il envoie son émissaire : l’un de ses employés (un certain barbu au look religieux ) auprès de ses fidèles fournisseurs (Wassel, Al houseini,
etc…) afin de récupérer ses commissions.

Depuis plusieurs années, l’entreprise vit au jour le jour car les recettes (4 milliards de FJD) ne sont plus suffisantes pour couvrir les dépenses.

Bien qu’étant virtuellement en cessation de paiement, l’ONEAD survit sur le crédit fournisseur pour conserver un volant de trésorerie. Elle retarde non seulement les paiements des fournisseurs (déjà porté à 60 jours, on passe parfois à 6 mois !), mais aussi celui des autres charges dont les salaires, qui sont débloqués avec un retard moyen de trois semaines (actuellement). Elle génère ainsi une facilité fictive de trésorerie …

Les
Ets Marill en ont eu marre, et ils ont gelé toute livraison à l’ONEAD tant que l’établissement n’aura pas soldé l’intégralité de sa créance (parfois très ancienne)

Quant au vol dernier, l’affaire semble avoir été classée, sans suite;

Les plus fins limiers n’ont découvert aucune trace du suspect … hum !!

Comme d’habitude les choses
se sont déroulées à merveille … et l’argent a disparu sans coupable … Mais
au moins, il faut reconnaitre que, pour la première fois, dans le cadre
des renforcements de sécurité, des cameras vidéos ont été placés un
peu partout dans l’enceinte de l’établissement afin les détournements
ne se reproduisent plus.

Sauf si, par hasard, elles n’étaient pas en état de fonctionner au moment du détournement …. !! Ce que l’on peut prédire …

21/01/11 (B588) A lire sur LOI … cette semaine.

________________________ 4 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Le FRUD-armé recrute à tout-va
Un ancien chef militaire de la rébellion afar au milieu des années 90, Abdoulkader Adan, est retourné à ses premiers engagements. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Kamaj Investment Company

L’homme d’affaires djiboutien Houssein Mahamoud Robleh, patron de Kamaj Investment Co. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Abatte Ebo Adou
Nouveaux déboires pour le docteur Abatte Ebo Adou, ex-cofondateur, il y a deux décennies, du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD, rébellion armée à dominante afar), aujourd’hui retiré de la vie politique. (…).
________________________ 3 – Erythrée

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Un ambassadeur qui fait des vagues
L’ancien ambassadeur d’Erythrée auprès de l’UA à Addis-Abeba, déclaré persona non grata par les autorités éthiopiennes en 1999, est de retour dans la capitale éthiopienne. (…). [GRATUIT]

________________________ 2 – Somalie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
L’ICG prépare un rapport gratiné sur la Somalie
L’ONG International Crisis Group (ICG) est en train de rédiger un rapport sur la Somalie qui risque fort de déplaire aux zélateurs du Transitional Federal Government (TFG). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Al-Shabaab : FBI et Interpol à la rescousse
Après avoir collaboré pour tenter de remonter la trace des militants islamistes radicaux infiltrés dans des ONG musulmanes de leurs deux pays, les autorités du Kenya et de l’Ouganda ont finalement décidé de faire appel au FBI américain et à Interpol pour leur venir en aide. (…).


________________________ 1 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Addis-Abeba
Le président Nicolas Sarkozy, qui prendra la parole lors de la 16e session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), fin janvier, dans la capitale éthiopienne, n’a pas prévu de dormir sur place. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
L’EPRDF sanctionne Addisu Mengistu en Ethiopie
Le numéro deux de la Federal Ethics & Anti-Corruption Commission (FEACC) éthiopienne, Addisu Mengistu, a été rétrogradé au sein de l’Ethiopian People’s Revolutionary Democratic Front (EPRDF, coalition gouvernementale). (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Meles Zenawi bientôt en vedette à Munich ?
Lors de sa visite en Ethiopie la semaine passée, le ministre allemand de l’aide au développement, Dirk Niebel, a invité le premier ministre Meles Zenawi à assister à la Munich Security Conference qui se tiendra du 4 au 6 février dans cette ville bavaroise. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
L’EPRDF va se mettre à dos le « Mercato »
Les économistes de certaines ambassades occidentales à Addis-Abeba ont tiré la sonnette d’alarme sur le risque de pénurie de produits de base suite à la décision du premier ministre Meles Zenawi, le 6 janvier, d’imposer de très bas prix de vente pour 18 d’entre eux (riz, sucre, huile, etc. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Prochaine médiation entre Abune rivaux
Une nouvelle médiation se prépare pour essayer d’apaiser les dissensions au sein de l’Ethiopian Orthodox Church (EOC), où l’autorité de l’Abune (patriarche) Paulos Gebre Yohannes, considéré comme trop proche de la coalition gouvernementale éthiopienne EPRDF, est rejetée par un synode dissident dirigé par l’Abune Menkerios, lequel vit en exil aux Etats-Unis. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Stratex International
La junior minière Stratex International Plc, cotée sur l’AIM de Londres, vient d’acquérir une licence de prospection dans la région Afar d’ Ethiopie . (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1301 – 22/01/2011
Diageo met toutes les chances de son côté
Depuis trois ans, l’East Africa Breweries Ltd (EABL), le géant de la bière au Kenya, filiale du groupe britannique Diageo, a raté toutes ses tentatives de racheter ou construire une brasserie en Ethiopie . (…).

21/01/11 (B588) Oh surprise ! Dans Jeune Afrique, Dileita dit « la voix de son maître ou l’âne du parrain », reconnaît implicitement que le régime de son idole, empêche les opposants de s’exprimer … Une grosse gaffe ou une énorme bavure, de la part de celui, qui contrairement à la Tunisie, ne résistera pas au départ de son protecteur et qu’il devra accompagner (et supporter ?) sur la route de l’exil.

Dans l’un de ses nombreux articles sponsorisés et très « cire-pompes », Jeune Afrique interviewe Dileita. Les réponses du « gros benêt » sont surréalistes. Il justifie amplement son rôle irremplaçable de président actuel et incontesté de l’Ordre prestigieux des Brosses à Reluire.

La voix de son maître racconte n’importe quoi !
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Vous ne nous croyez pas ? Eh bien prenez ces phrases à titre d’exemple :

– Incontestablement, la priorité du président Guelleh est l’emploi des jeunes. (Demandez aux jeunes dans la rue, aux diplômes qui pointent au chômage et à tous ceux qui ont été contraints de s’exiler, s’ils partagent la vision de Dileita …)

– Mais, la pauvreté est toujours présente et reste une de nos priorités. (Priorité certes de la faire perdurer, pour mieux s’enrichir sur le dos des Djiboutiens qui ont été ruinés individuellement par le régime et endettés collectivement sur plusieurs générations)

– Il faut rappeler que le président Guelleh bénéficie de très bons résultats. (Il doit certainement faire référence à l’enrichissement personnel de Guelleh, de celui de sa Paulette, de ses frères et des quelques privilégiés autorisés à « piquer » dans la caisse comme Djama Ali Guelleh ou le ministre de la Santé, pour ne citer qu’eux… !)

– l’opposition ne semble pas en mesure de présenter une candidature crédible. (Cela c’est le clou du spectacle ! Quel baratineur de petite envergure !


Chacun sachant que la nature a horreur du vide, s’il y avait une ouverture pour l’opposition à Djibouti, cela se saurait et surtout cela se verrait, car il y aurait une opposition crédible. Dileita inverse stupidement les causes et les conséquences. La réalité est autre. S’il n’y a pas d’opposition crédible (selon lui, car ses propos n’engagent que Dileita), c’est parce que Guelleh et lui se sont acharnés pour tuer toute opposition !

Dès qu’un opposant ose parler ou animer un meeting pacifique, il est immédiatement conduit à Gabode et incarcéré, sans même passer par la case « inculpation » devant un juge … ». Comment être un opposant crédible, quand on vous refuse l’accès aux seuls média disponibles ?. Au fait et curieusement, son discours ressemble fortement aux textes déjà publiés par Djibouti 24 pour décrédibiliser l’opposition. Allons, ce n’est certainement qu’un effet malicieux du hasard … !

– Si l’opposition s’était maintenue depuis 2003, elle serait peut-être au pouvoir aujourd’hui. (On peut dire tout et n’importe quoi, quand on paye bien Jeune Afrique !)
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Allez, on ne va pas vous importuner davantage avec nos « idées subversives » et nous préférons vous laisser vous régaler à la lecture de ce torchon infâme et dégradant. Une chose est certaine : Dileita sera menotté à la charrette qui conduira Guelleh, la Paulette et leurs proches vers Gabode et il ne sera pas épargné, contrairement au Premier ministre tunisien, qui est généralement reconnu comme un homme intègre et droit, même s’il a servi sous les ordres du dictateur Ben Ali !!!

_____________________________ Jeune Afrique

Le 20 janvier, le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a été officiellement investi candidat de la coalition UMP (Union pour la majorité présidentielle) en vue de l’élection présidentielle du 8 avril 2011. Quelques heures avant l’investiture, le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita a reçu Jeune Afrique.

Jeune Afrique : Pouvez-vous nous en dire plus sur l’organisation de la Convention UMP prévue ce soir (jeudi 20 janvier) ?

Dileita Mohamed Dileita : Tout d’abord, je tiens à préciser que contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse, la cérémonie d’investiture n’a pas été reportée. Elle a toujours été prévue ce jeudi 20 janvier. Le candidat Ismaïl Omar Guelleh a été investi le 25 décembre par le Rassemblement populaire pour le progrès [RPP, le parti présidentiel]. J’ai proposé son nom au comité exécutif de l’UMP, il y a dix jours. Ce soir, nous attendons 10 000 personnes, les cinq partis politiques de l’UMP, ainsi que les associations des militants de tous les partis. Les réseaux de femmes, la plate-forme de la société civile ainsi que des invités officiels sont également conviés. Nous n’avons pas oublié la diaspora djiboutienne en créant des sites sur lesquels ils pourront suivre en direct la Convention. J’ouvrirai la cérémonie, puis tous les présidents des partis interviendront avant le discours du président de la République.

Quelles seront les grandes priorités de l’UMP en cas de victoire ?

Incontestablement, la priorité du président Guelleh est l’emploi des jeunes. Un fonds de garantie, une assurance et des facilités pour la création d’entreprises ont été créés pour leur assurer un avenir. Déjà, nous avons eu des résultats. Beaucoup de jeunes se sont regroupés pour créer leur propre entreprise. Des microcrédits et des facilités d’emploi pour les petits entrepreneurs ont également été mises en place. En 1977, lors de l’indépendance du pays, nous comptions six mois d’arriérés de salaires. Aujourd’hui, plus de 70 % des hommes et des femmes bénéficient de ces microcrédits.

Mais, la pauvreté est toujours présente et reste une de nos priorités. Nous tentons de l’enrayer grâce notamment au grand projet INDS [Initiative nationale pour le développement social, dévoilée en 2007, NDLR] et à la création d’une agence pour le développement social. Dans les quartiers les plus pauvres, nous avons mis en place des projets pilotes pour les ménages à faibles revenus. La lutte contre la pauvreté passe aussi par la construction des routes et le renforcement des infrastructures. L’énergie est également un des principaux soucis de Djibouti, alors nous travaillons à des alternatives aux hydrocarbures telles que le solaire.

Le président Guelleh avait exclu de se représenter en 2011. Or, en avril dernier, le Parlement a supprimé l’article de la Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. Et il devient officiellement candidat de l’UMP ce soir…

Il faut rappeler que le président Guelleh bénéficie de très bons résultats. Depuis son arrivée au pouvoir, beaucoup de personnes ont été étonnées des progrès en matière de développement qui ont été réalisés. Il s’est rendu compte que tout un chantier restait à réaliser. Nous nous sommes rendu compte que la Constitution, en ce qu’elle limitait le nombre de mandats présidentiels n’était pas fermée, alors nous avons demandé à la modifier. Pour cela, nous sommes passés par le Parlement, qui représente le peuple. Nous avons respecté les règles.

Depuis le décès de son leader Ahmed Dini et les boycotts de la présidentielle de 2005 et des législatives de 2008, l’opposition ne semble pas en mesure de présenter une candidature crédible… À cela s’ajoute le fait qu’elle est absente des institutions élues. Le scrutin n’est-il pas remporté d’avance pour le candidat Guelleh ?

Il n’y a plus aujourd’hui d’opposition crédible et constructive. La preuve en est que l’UAD [Union pour l’alternance démocratique, qui regroupe les trois premiers partis d’opposition, NDLR] a boycotté les dernières élections. Un mois avant celles-ci, l’UAD avait émis des observations sur le fonctionnement de la Ceni [Commission électorale nationale indépendante], alors qu’un véritable contrôle est mené par les observateurs internationaux.

Quand leurs résultats sont bons comme en 2003, ils ne remettent pas en cause l’impartialité des magistrats qui la composent ! Un véritable parti politique suppose d’avoir un siège, de mener des élections internes et de tenir des réunions hebdomadaires. Et, l’alternance se prépare à l’avance. Lors des élections de 2003, Ahmed Dini avait réussi à remporter 45 % des voix, ce qui est considérable. Si l’opposition s’était maintenue depuis 2003, elle serait peut-être au pouvoir aujourd’hui.

Regrettez-vous l’absence d’une véritable opposition ?

Nous aurions aimé qu’il y ait une opposition. En 2006, la proportionnelle a permis à des listes indépendantes de battre des partis constitués. Alors, nous souhaitons notamment ouvrir le Sénat pour que les représentants de l’opposition puissent y siéger. En vue de l’élection présidentielle d’avril prochain, nous aurions aimé débattre, échanger des idées, confronter nos projets politiques.

Tout cela est dommage. (* Mais pour qui ? Il oublie de le dire ! NDLR )