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30/12/2015 (Brève 589) Communiqué de la LDDH pour dénoncer la destruction de son siège social par des gendarmes armés et l’interdiction de communiquer avec son Président Ali Ewado, qui devrait passer en jugement demain jeudi 31, sans aucun avocat pour l’assister.

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La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) Djibouti, le 30 Décembre 2015

COMMUNIQUE de PRESSE
Alerte Rouge:
La vie du Président de la LDDH en danger

Ce matin, le siège  de la LDDH a été attaqué par des gendarmes armés. Le domicile du Président qui est aussi notre siège provisoire a été saccagé, tels que les matériels de la LDDH, les archives, l’unité centrale et d’autres documents importants. En présence de Mr Ewado menotté puis emporté. La LDDH se voit ainsi menacé de disparition puisque son siège est saccagé et les militants de la LDDH contraints de travailler dans la clandestinité. Par ailleurs, la Gendarmerie nous empêche de voir notre président. Nous venons d’apprendre que Mr Ewado va comparaitre devant le tribunal demain matin.

D’autre part  l’hôpital Bouffard a refusé d’assurer les soins nécessités par l’état de santé de notre Secrétaire Général Mr Said Houssein Robleh, pourtant il avait bien un rendez-vous ce matin et les services lui ont refusé de lui rendre sa carte de député pour des raisons que nous ignorons encore.

L’ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, Mr Hamoud Abdi Souldan, déféré ce mercredi matin devant le tribunal puis placé en détention provisoire à la prison centrale de Gabode dès sa sortie de l’hôpital BOUFFARD.

La LDDH dénonce sans réserve la violation de domicile, l’usage de la force par la gendarmerie et la confiscation des matériels et documents de la LDDH.

La LDDH lance une alerte rouge à toutes les organisations de défense des droits humains, à la communauté international et aux avocats sans frontière pour soutenir la LDDH pour la libération du Président de la LDDH.

Enfin la LDDH exige la libération immédiate et inconditionnel de tous les détenus politiques et des défenseurs de droits de l’homme à l’instar du Président de la LDDH Mr Omar Ewado.

Le 2ème Vice Président de la LDDH
Mahdi Samireh Sougueh

04/02/11 (B589) Deux communiqués de l’UAD dont l’un nous a été adressé avec retard …

__________________________ 2 – Communiqué du 3 février 2011

Communiqué de presse de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD)
Union pour l’alternance démocratique (UAD)

Djibouti, le 3 février 2011

Le crépuscule d’un régime condamné par l’histoire

Poursuivant ses menées répressives d’un autre âge contre les populations civiles, le régime tortionnaire djiboutien vient une fois de trop ôter la vie d’un innocent citoyen au moyen de la torture; ainsi, le jeune Abdallah Mohamed originaire du district de Tadjourah vient de succomber sous la torture à la gendarmerie de cette ville.

Une fois le forfait accompli, les autorités ont refusé de remettre le corps du défunt à la famille, ce qui a généré des protestations et échauffourées au cours desquelles les forces de répression ont tiré à balles réelles sur les manifestants de Tadjourah, blessant au passage un enfant de 13ans Ahmed Mohamed Gaditto amputé désormais de trois doigts à cause de la furie meurtrière d’un régime à l’agonie et condamné par l’histoire.

Face à cette escalade répressive contre les civils et les démocrates de notre pays, l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) appelle à un sursaut citoyen et unitaire pour mettre fin pacifiquement à un régime tortionnaire, corrompu et divisionniste qui n’a que trop duré.

Ensemble, faisons barrage au despote tortionnaire, et candidat illégal !

Le Président de l’UAD,
Ismaël Guedi Hared

__________________________ 1 – Communiqué du 1er février 2011

Communication de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) le 1er février 2011

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE (UAD)
(ARD, UDJ, MRD)

Djibouti le 1er février 2011

SE Mr le sous secrétaire d’état James B. Steinberg
Mmes et Mrs les membres de sa délégation
SE Mr l’ambassadeur des Etats Unis à Djibouti
Mmes et Mrs les représentants de l’UMP et de l’UMD

Depuis la question référendaire du 8 mai 1977sur l’Indépendance, aucun scrutin ne s’est déroulé de manière transparente à Djibouti. L’élection présidentielle, prévue dans deux mois ne dérogera pas à cette règle.

En effet, du multipartisme limité, imposé par le fracas des armes en 1992, au multipartisme intégral, consécutif à l’accord de paix du 12 mai 2001, la situation n’a pas changé : un parti-Etat dirige le pays sans aucun contrepouvoir ; ses alliés réduits au rôle de satellites et ses rivaux de l’opposition démocratique empêchés de véritablement concourir à l’expression du suffrage universel. Le corollaire de ce monopole, c’est la généralisation de la corruption et de l’impunité, le gaspillage des ressources et la dégradation continue des conditions de vie de l’écrasante majorité de notre population.

Une telle injustice ne pouvant indéfiniment perdurer, le Peuple djiboutien, échaudé par toutes les mascarades électorales et déterminé à recouvrer sa liberté, s’est résolument engagé depuis quelques mois et jusqu’à la victoire, dans une mobilisation pacifique sous la conduite de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) afin d’écrire lui-même un nouveau chapitre de son Histoire : celui du changement démocratique : ultime chance pour épargner à notre pays un nouveau déchirement aux conséquences incalculables.

Ainsi, et c’est l’objet essentiel du présent mémorandum, si l’UAD est convaincue de la pertinence de son analyse (I) et farouchement résolue à mobiliser le Peuple pour l’avènement d’une réelle Démocratie (II), elle demeure ouverte au dialogue avec toutes les parties concernées quant à la définition consensuelle des modalités d’une transition pacifique (III).

I) Eléments pour une analyse du blocage actuel

Depuis l’Indépendance, Djibouti connaît une situation de conflit civil, ouvert ou latent. L’absence de tout espace d’expression démocratique et les multiples formes de ségrégation (régulièrement établies par les rapports du Département d’Etat américain) ont conduit à une confrontation armée dont la dernière a pris fin avec la signature de l’accord de paix du 12 mai 2001, salué par l’ensemble de la communauté internationale : Nations unies, Union Européenne, Ligue Arabe, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, etc.

Cet accord se proposait à la fois de remédier aux causes du conflit et d’en réparer les conséquences. Malgré son bien-fondé, cet engagement dans la voie pacifique par le recours au verdict des urnes n’a malheureusement pas permis ni d’instaurer la Démocratie ni encore moins de restaurer la paix civile.

Le constat ne fut pas difficile à dresser : il n’y a pas d’élection digne de ce nom car il n’y a pas d’électeur respecté dans ses droits et devoirs ; il n’y a pas d’électeur digne de ce nom car il n’y a pas de citoyen dont les droits pourtant inaliénables et constitutionnellement garantis seraient protégés et respectés. En clair, cette dictature prétendument sortie des urnes interdit toute expression libre d’une réelle société civile.

I.1) Législatives 2003 : une opposition spoliée de sa victoire

Assoiffé de liberté et de changement démocratique, le Peuple Djiboutien s’était massivement mobilisé au côté de l’UAD lors des premières élections pluralistes du pays dans le cadre d’un multipartisme intégral : les législatives du 10 janvier 2003. Rétention et falsification des listes électorales, violences militaires et policières à l’encontre des votants et des délégués de l’opposition, bourrage et confiscation des urnes, rédaction unilatérale des procès-verbaux fantaisistes, etc. : nul ne peut sérieusement nier le caractère massif des fraudes qui ont détruit, ce jour-là, les aspirations majoritaires au changement démocratique et depuis toute confiance dans quelque scrutin que ce soit, comme le démontre l’incontestable succès du boycott prôné dès lors par l’UAD.

Boycott lui-même imposé par l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat à la correspondance que lui avait adressée l’UAD et dans laquelle étaient définies les conditions de transparence à garantir pour une participation aux élections. Enfin boycott qui, ajouté à la dénonciation par l’ARD (continuité historique du FRUD-armé cosignataire) de l’accord de paix du 12 mai 2001, dévoile le processus électoral en République de Djibouti tel qu’il est réellement : élément d’un vaste décorum à prétention démocratique uniquement destiné à la communauté internationale ! Mépris suprême d’une société civile étouffée au quotidien, mais déterminée à arracher son droit à la vie.

I.2) Une société civile étouffée

La raison d’être d’un parti politique, qui est d’accéder au pouvoir par les urnes grâce au vote de ses électeurs, présuppose l’existence d’une réelle citoyenneté.

Pour louable que soit cette posture, se focaliser sur le seul processus électoral et s’acharner à obtenir la participation des partis d’opposition est, du point de vue de l’UAD, une erreur d’analyse. Comme celle de ce passant qui, ayant perdu un soir les clés de son domicile, s’obstine à ne les rechercher que sous un réverbère, au prétexte que c’est la seule zone éclairée dans la rue. De nombreuses atteintes aux droits fondamentaux persistent, auxquelles il convient au préalable de remédier, comme le stipulait notre accord de paix :

  • Il existe une citoyenneté à plusieurs vitesses en vertu de laquelle une ségrégation divise et oppose les Djiboutiens dans l’accès aux pièces d’identité nationale, au marché de l’emploi, à l’Education, à la Santé et, d’une façon générale, aux politiques publiques initiées essentiellement grâce à l’aide internationale ;
  • Il n’existe aucun syndicat libre toléré et le régime djiboutien est systématiquement dénoncé par les organisations syndicales internationales et le Bureau International du Travail ;
  • Il n’existe aucune presse indépendante tandis que les médias publics sont uniquement les instruments de propagande du parti-Etat au pouvoir ;
  • Le secteur associatif est rigoureusement contrôlé par le régime qui l’utilise comme moyen de captation de l’aide internationale à l’exception notable de l’unique organisation de défense des droits humains qu’est la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH).
  • Etc.

C’est donc le citoyen qu’il convient d’abord de restaurer dans ses droits fondamentaux. Et, faute d’avoir été jusqu’à présent écouté par la classe dirigeante des prédateurs, notre Peuple est désormais déterminé à se faire entendre dans la rue, conscient de la justesse de sa Cause et conforté par une récente actualité, véritable Bérézina des dictateurs se croyant éternels.

II) Mobilisation populaire et unité d’action

II.1) Mobilisation populaire

Depuis le congrès de l’A.R.D. de 2006 ayant décidé le recours à la Mobilisation Générale et à la désobéissance civique pacifique pour parvenir à nos fins, il est indéniable de constater que ce recours à la Mobilisation Générale a également été adopté par l’ensemble des forces politiques composant l’U.A.D et d’autres mouvements, forces et associations….

Depuis le printemps 2010 date à laquelle cette Mobilisation a débuté jusqu’à ce jour, ce mouvement va crescendo et a conquis toutes les composantes du peuple ainsi que tous les régions de l’intérieur dépassant ainsi tous les obstacles et vaines tentatives de division. La Direction de l’UAD a toujours maintenu le contact avec ses militants et sympathisants, malgré leur criminalisation par le régime qui leur interdit tout travail salarié, le vice-président de l’ARD s’ayant même vu son passeport et billet d’avion confisqué alors qu’il se rendait à une réunion de l’O.A.T au Maroc.

II.2) Renforcement de l’unité d’action

L’UAD, malgré l’interdiction infondée du MRD, reste une coalition solide et sérieuse comme le démontre son unité d’action qui a survécu en toutes circonstances depuis 2006.

C’est pourquoi l’U.A.D. forte de sa cohésion et la cohérence de sa démarche invite toutes les formations politiques de l’opposition ainsi que de la société civile à conjuguer leurs efforts avec les siens et à apporter leur contribution propre pour en finir unis avec une dictature aussi sournoise que malfaisante.

III.3) Propositions pour une transition pacifique

Loin d’être l’expression d’un apolitisme, l’abstentionnisme à Djibouti traduit avant tout le bon sens citoyen : participer à des élections revient à cautionner une fraude généralisée. C’est donc tout l’environnement institutionnel qu’il convient au préalable d’assainir et de pacifier. Pour ce faire, l’UAD propose et, à défaut, entend imposer par la rue djiboutienne :

  1. Le report de l’élection présidentielle et donc le rejet d’un 3eme mandat anticonstitutionnel
  2. La désignation d’un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en place un cadre institutionnel véritablement démocratique par l’application de toutes les dispositions de l’accord de paix du 12 mai 2001, à savoir notamment

    • a) L’octroi des pièces d’identité nationale à tous les citoyens sans discrimination,
    • b) Le respect du droit syndical et associatif afin qu’émerge une véritable société civile,
    • c) La refonte des listes électorales en les rendant conformes à l’état réel du corps électoral,
    • d) La mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante intègre,
    • e) La libéralisation de l’espace médiatique,
    • f) La lutte contre la corruption, le népotisme et la concussion,
    • g) Le retour des exilés chassés par le conflit civil
  3. La rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant une stricte séparation des pouvoirs,
  4. La promulgation d’une loi d’amnistie autorisant le retour des opposants politiques exilés.

Il appartiendra à toutes les parties concernées de se concerter afin d’arriver à une définition consensuelle de la composition et de la durée de ce gouvernement d’union nationale. C’est avant tout à la mise en place d’institutions solides qu’il convient de s’atteler et non perdre son temps dans l’inutile recherche d’un improbable leader charismatique.

Sans toutes ces réformes, non seulement Djibouti ne connaitra pas la paix civile indispensable à toute Démocratie et à tout Développement, mais continuera d’exporter sa propre instabilité dans la région.

Pour l’UAD
ADAN MOHAMED ABDOU

04/02/11 (B589) Interview de Mahdi Ibrahim God, Vice-Président de l’ARD (membre de l’UAD), par Diboutii.net

Question 1:
Bonjour/bonsoir M.GOD, ici Djiboutii.net "une autre voix pour les sans-voix" djiboutiens. Comment ça va pour vous, votre famille, votre parti..?
Avant tout je remercie Djiboutii.net de m’avoir choisi pour ce premier interview en cette année 2011, année charnière tant pour l’avenir de notre pays que pour l’ensemble des pays sur lesquels règnent des dictatures qui jusqu’ici se croyaient indéboulonnable. Grâce à Allah tout va bien pour moi comme pour ma famille.

Concernant mon parti l’ARD, cette nouvelle année et la situation nationale présente lui a donné l’occasion de démontrer sa force et son expérience dans la lutte qu’il mène aux côtés de ses partenaires de l’opposition nationale, à savoir l’UDJ et le MRD, regroupée au sein de l’UAD. Vous n’êtes pas sans savoir que le pays a connu plusieurs manifestations et meetings ces derniers mois tant dans la Capitale que dans les régions de l’intérieur.

Ces actions bien que pacifiques ont porté un grand coup à la dictature arrogante et répressive qui, comme dans ses habitudes, a fait encore usage de la force pour enlever, torturer et emprisonner nos militants et responsables. Cependant, ces réactions négatives n’altèrent aucunement la détermination de l’UAD pour l’avènement des Droits du peuple face à l’arbitraire du régime du RPP.

Je suis convaincu que les semaines à venir confirmeront l’aboutissement des vœux de notre population qui a trop souffert des décennies de la mal gestion du pays par la peur et l’appauvrissement. Un peuple qui aspire plus que jamais à tourner la page cauchemardesque de notre Histoire et du Rpp pour un Avenir meilleur.

Incha-Allah, la victoire est à notre portée et 2011 couronnera les vœux de notre population. Amin.

Question 2: Quel parallèle faut-il faire, selon vous, entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt, le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyraniques) et la situation à Djibouti?
Vous savez aussi bien que moi que l’Histoire de l’Afrique mais aussi du monde Arabo-musulman n’a pas été marquée par des grands changements depuis fort longtemps. Certes, la fin de la seconde guerre mondiale et les indépendances qui suivirent dans les années 1950 et début 1960 n’ont pas été l’effet de levier attendu par les peuples concernés.

Ces pays accusent davantage de maladies, de pauvreté et de dépendance économique que sous le colonialisme. Il est vrai qu’il y a une part de responsabilité du colonialisme et de sa nouvelle politique communément appelé le néo-colonialisme. Cependant, la guerre froide aidant la persistance du néo-colonialisme, les dirigeants issus de ces premières heures de liberté n’ont pas été à la hauteur de leur responsabilité et sont en grande partie coupables de l’état déplorable de leur population à tous les niveaux.

Ce délabrement est général et frappe tous les secteurs de la vie socialement, économiquement et surtout politiquement puisque le verrouillage de toute liberté démocratique a semblé autoriser ces régimes à fouler du pied tout respect des droits humains et naturellement réprimer toute idée contraire à celle de la Voix Unique.

Il me semble important de rappeler que Gouled avait été plébiscité lors du référendum pour l’indépendance en 1976, le peuple ayant été appelé à voter à la fois pour l’indépendance et pour la première assemblée. Une fois choisi par ses pairs pour diriger le pays, il passa outre le consensus national convenu et s’accaparant de tous les pouvoirs mit fin au pluralisme politique existant sous le colon.

Plutôt que d’éviter le piège de la politique ruineuse et sans avenir en vigueur à cette date dans plusieurs pays de notre continent, indépendants depuis fin 1958 et début 1960, il choisit ce couloir diabolique qu’il laisse en héritage pour en faire de son peuple non pas libre mais esclave de sa création : son œuvre désastreuse de parti-État, le RPP

Ce bref rappel historique nous permet de porter à une appréciation objective du pourquoi de ces bouleversements qui, me semble-t-il, ne sont pas instantanés mais le résultat d’une répulsion générale ayant évolué tous les jours et ce depuis fort longtemps. Vous savez que les dictatures se distinguent par l’absence de toute créativité et donc de l’incroyable permanence d’un état apathique.

C’est la principale raison qui explique que les dictateurs ne sont pas capables de voir la mutation idéologique qui s’opère à travers le monde depuis 1990 et la chute du mur de Berlin. C’est un changement d’une importance capitale et surtout incontournable, d’autant plus que son succès est garanti au niveau planétaire par les différents moyens de la technologie de communication et d’information en temps réel.

Comme Hassan Gouled, Ismail Omar a été incapable de s’adapter à la nouvelle donne politique en vigueur dans le monde, raison pour laquelle je ne suis pas étonner de constater sa dictature ne puisse pas mesurer les conditions de vie son peuple. Sa nature arrogante l’en empêche et la portée du mot LIBERTE ne fait pas partie dans son héritage politique. C’est sa nature même qui ne le prédispose pas. Enfin, pour vous dire me semble-t-il qu’une dictature est par essence aveugle et sourde sur les conditions de son peuple, jusqu’à se croire intouchable et éternelle. Seulement le peuple oublié met fin à son règne le jour qu’il décide et quelle que soit l’importance de sa force répressive.

Cette explication que je viens vous livrer est aussi valable pour toute dictature qu’elle soit du monde Arabo-musulman ou d’ailleurs, que Djibouti martyrisée par la force et l’appauvrissement d’un système abject.

Pour conclure ma réponse, j’ajoute que la similitude dans la trajectoire professionnelle comme dans l’accession au pouvoir entre Ben Ali et Ismail Omar est frappante. Je pense que la fin du régime djiboutien respectera cette analogie.

Question 3 : Si Guelleh quittait le pouvoir en catastrophe (à la Ben Ali) aujourd’hui même, selon vous, qu’est-ce qui se passerait au pays?
Pourquoi utilisez-vous le conditionnel ? Le "SI" n’a pas sa place naturellement dans l’état actuel des choses. Légalement Ismail Omar est tout naturellement exclu du jeu politique. Sa modification de la constitution comme ses parades devant ses obligés du parti relèvent du fantasme que nous lui connaissons depuis toujours. La vérité est qu’il doit partir puisque le temps qui lui était imparti par la constitution touche à sa fin.

Le conditionnel ne peut donc prévaloir pour un homme qui bafoue toute légalité et veut se maintenir au pouvoir par le mensonge et la falsification du texte de base de notre pays. Cependant, votre question relève telle quelle d’une possible situation de permanence d’un pouvoir illégal et certainement chassé par le peuple. Dans ce cas, il serait très regrettable d’en arriver là dans notre tout petit pays.

Car, dans quelques semaines les deux mandats d’Ismail Omar se terminant, il en va de sa responsabilité personnelle pour endosser ou éviter une situation de crise politique majeure dans un pays mis à mal par sa gestion désastreuse. Alors de deux choses une :

  1. Il respecte le délai et laisse le peuple djiboutien de choisir librement son remplaçant à la tête du pays, je dis bien librement avec la mise en place d’un cadre électoral garantissant une expression libre et transparente, Ismail Omar a dans ce cas tout à gagner,
  2. Il veut se maintenir et est prêt à faire face aux aspirations légitimes de son peuple, dans ce cas la confrontation étant inévitable, il doit assumer les conséquences incalculables actuellement d’une crise politique majeure dont il sera le premier grand perdant.

Donc, à votre question relevant de la seconde éventualité, je peux d’ores et déjà affirmer que contrairement à la diabolisation de l’opposition depuis longtemps, les hommes et les femmes qui sont à la tête des partis de l’UAD sont prêts à diriger le pays et lui donner les garanties de liberté indispensables à une nation moderne et toutes les chances de développement pour toutes les régions du territoire national basé sur un réel partage des richesses entre tous les citoyens Djiboutiens sans distinction aucune.

Je vais conclure ma réponse en énonçant que le peuple djiboutien est animé d’une maturité politique sans égale dans la région. Nos mères et nos pères avaient l’habitude des urnes depuis l’époque coloniale contrairement au régime RPP fébrile à toute expression populaire libre et transparente.

Question 4: Votre mot sur l’UMP, le RPP et le 3ème mandat de monsieur Ismaël Omar Guelleh… Et, un mot sur l’opposition djiboutienne.
La liberté d’expression idéologique se passe d’abord au sein de sa famille politique. Je veux dire par là au sein du parti à qui l’on appartient. C’est dans ce cadre restreint composé de personnes avec lesquelles ont partage une croyance politique que tout un chacun doit avoir son opinion tant sur le choix d’options politiques ponctuelles ou à moyen et long terme ou encore sur la personne que l’on considère apte à diriger.

Je ne veux pas rentrer dans les procédures et les moyens statutaires permettant cette liberté primaire mais désire démontrer que le RPP est encore un parti unique, en vigueur en Chine et bien d’autres pays de tous les continents. Il est à l’image de la dictature car Gouled l’avait façonné de cette manière depuis la mise en place du parti unique à Dikhil au mépris de la loi hérité du colon en vigueur à cette époque et autorisant le multipartisme.

A preuve, il avait abrogé cette loi et mis en prison en 1981 les fondateurs du premier parti de l’opposition djiboutienne, le Parti Populaire Djiboutien-PPD (en formation), seulement 3 ans après l’indépendance et dirigé par le père de la lutte anticoloniale avec son parti le PMP, le Président Moussa Ahmed Idriss et l’ensemble de son État-major, nominativement : les regrettés Ahmed Dini, Mohamed Ahmed Issa dit Cheiko, Mohamed Said Saleh ainsi que Omar O. Rabeh, , Abdallah Kamil et Hachi Abdillahi Orah…

C’était tout simplement pour ses intérêts personnels et il n’avait d’ailleurs jamais œuvré pour en faire un parti unique garantissant l’alternance et la démocratie en son sein. Ceci se justifie par l’éviction en 1996 des hauts responsables du parti RPP qui faisaient ombrage à son neveu dauphin Ismail Omar Guelleh.

Ceci dit, l’UMP hors RPP n’existe que sur le papier mais n’a aucune consistance physique (humaine et matérielle). Cette coalition à la différence de l’UAD vit sous la domination totale d’un parti-État qui n’a pas changé de nature depuis sa création et ce malgré le semblant de démocratie et du multipartisme intégral consécutif à la signature de l’Accord de paix définitif de 2001.

Ce parti dirige le pays sans contrepouvoir aucune depuis 1977. Il ne s’est jamais soucié des désirs profonds du peuple sauf à dresser les composantes nationales les unes contre les autres pour ainsi facilement réprimer par la force brutale de sa police et son armée clanisées.

Ce nouvel éclairage que je viens de vous faire complète ma démonstration précédente et ceci à l’adresse de la jeune génération que le régime usurpateur et falsificateur de l’Histoire veut tromper.

Aucune voie alternative n’étant possible au sein même de la pseudo-coalition au pouvoir, il me semble que l’opposition est la seule alternative crédible, nationale et soucieuse des intérêts suprêmes de la nation djiboutienne. Aussi, pour nous UAD, et je réitère ce que j’ai dit dans la réponse à la question trois de votre interview : le 3ème mandat de Ismail Omar n’existe pour nous.

Il est anticonstitutionnel et doit quitter le pouvoir pour éviter au pays une crise politique majeure aux conséquences imprévisibles dans l’état actuel des choses.

Enfin, concernant mon analyse sur l’opposition pacifique djiboutienne (le Frud étant armé), je dirais qu’actuellement elle est de trois types. Vous avez la coalition des partis réunis au sein de l’UAD et luttant depuis la fin de 2002, vient ensuite une nouvelle coordination née d’un récent mariage contre nature entre deux petits partis, le PDD et le PND, et enfin Monsieur Abdourahman Boreh, un opposant indépendant.

Même si tous se rejoignent sur le non au 3ème mandat d’Ismail Omar, à part l’UAD les deux partis PDD et PND comme Monsieur Boreh se sont déjà portés candidats à l’élection d’avril 2011. C’est leur droit le plus légitime mais je doute fort des convictions politiques du leader du PND que je connais bien pour être un acrobate hors pair. Il me semble toutefois que le peuple ne veut pas des candidats déclarés perdants avant l’heure et autorisant une fois encore la pérennité d’un régime abject.

Après plus de trois décennies d’un pouvoir sans partage du parti-État RPP, le peuple ne veut plus cautionner des mascarades électorales et veut arracher par la rue les réelles réformes démocratiques garantissant une transition pacifique, claire et sans tâches. Seule voie menant à l’instauration d’une République démocratique, unitaire et en paix et c’est la voie jusqu’à ce jour maintenue et défendue par l’Union pour l’Alternance Démocratique qui regroupent l’ARD, l’UDJ et le MRD.

Mon dernier mot pour cette question est la suivante : seule cette position claire et sans détour est la plus salutaire.

Elle a fait ses preuves non seulement en permettant de consolider de plus en plus les membres de l’UAD, mais aussi à démontrer tant à l’opinion nationale qu’internationale qu’à Djibouti est une Dictature dangereuse pour son peuple que ceux de l’ensemble de la région.

Question 5 : Votre message aux Djiboutiens du pays et de la diaspora… et enfin, votre message à la classe politique djiboutienne (l’opposition d’une part et le RPP/UMP et leur candidat, d’autre part…).
Mon message tout d’abord aux Djiboutiens et à l’opposition est très clair.

Pour moi, il faut que le peuple dans son ensemble sans distinction aucune se range derrière l’UAD qui dans l’état actuel des choses répond favorablement à leurs aspirations légitimes. Car notre coalition malgré l’interdiction illégale du parti MRD reste solide et plus que jamais unie dans sa lutte contre la dictature.

C’est pour cela que nous exhortons et invitons les autres formations qui se réclament de l’opposition comme l’ensemble de la société civile de renforcer cette dynamique salutaire pour mettre fin à cette abominable dictature vieille de 33 ans.

Je répète que l’UAD ne veut pas permettre l’organisation d’élections truquées mais ouvrir la voie à l’expression démocratique et libre pour chaque citoyenne et chaque citoyen en créant le cadre institutionnel adéquat pour un avenir meilleur, dans une République unitaire et pacifiée. Pour cela nous avons depuis des mois entamés des actions pacifiques tant dans la Capitale que dans les régions de l’intérieur.

J’appelle donc l’ensemble de mes compatriotes à se joindre à cette dynamique car c’est par ces démonstrations de force que nous allons obtenir unis notre droit le plus élémentaire : NOTRE LIBERTE.

Pour le reste de la classe politique timide face à la nouvelle donne, je lui dirais qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser qu’aujourd’hui le régime est dans l’impasse et que la seule voie honorable est celle du peuple. Tout un chacun doit réaliser que l’année 2011 vient de commencer avec l’effondrement de régimes que l’on croyait indéboulonnables. Les jeunes comme les moins jeunes doivent aujourd’hui rester mobilisés face à l’arbitraire et affirmer avec force et vigueur, dans la rue aux côtés de leurs dirigeants de l’UAD, la mise à fin du régime répressif et affameur du RPP.

Ismail Omar n’a ni la carrure politique, ni les moyens militaires et diplomatiques d’un Hosni Moubarak ou d’un Ben Ali, par conséquent j’appelle les forces de police et les forces armées à ne pas se dresser face à l’Histoire et à se ranger aux côtés de leurs femmes, enfants, à la grande famille djiboutienne qui forme notre République.

A la diaspora, l’exil, vous ne l’avez pas choisi mais des conditions générées par la persistance de la dictature ont précipité votre départ de notre très chère patrie. Les raisons diffèrent mais la cause est la même pour tous. Nous ne devons pas croire aux sirènes de quelques personnes que je plains personnellement pour soutenir un régime qu’elles ont fui dans des pays démocratiques qui les ont non seulement accueillis mais dont elles sont aujourd’hui citoyennes à part entière, avec droits et devoirs.

Je m’interroge sur ces cas qui ne respectent pas en retour les valeurs historiques des luttes pour la Liberté de ces terres d’accueil. Pour beaucoup d’entre vous, nous nous sommes rencontrés dans différentes occasions tant dans des manifestations que dans des tables rondes. Je crois que nous sommes en quelque sorte les ambassadrices et ambassadeurs de notre peuple en dehors de notre territoire.

Notre devoir citoyen nous interpelle en cette période cruciale de notre histoire.

Nous devons accompagner et soutenir la lutte pacifique de notre population pour aboutir à en faire de notre pays un modèle de Liberté et Démocratie tel que vous le vivez dans vos terres d’exil.

Je termine ma dernière réponse avec ceci : L’heure a maintenant sonné. Les Djiboutiennes et les Djiboutiens doivent démontrer leur maturité et prendre en main leur destin et celui des générations futures.

–Djiboutii.net une voix pour les sans-voix

04/02/11 (B589) Lettre ouverte de Jean-Paul Noël Abdi à son ami, Adan Mohamed Abdou qui a signé un communiqué le 1er février au nom de l’UAD.

Réaction à la communication écrite de l’UAD du 1er février 2011.

Djibouti, le 3 février 2011

C’est avec un intérêt particulier, que j’observe les mouvements des hommes politiques souvent silencieux de par leurs écrits.

Silence difficile à comprendre, Silence qui dure durant depuis longtemps de l’Opposition Djiboutienne sur les Crimes d’Exécutions Extrajudiciaires du nord au sud de notre pays, les Crimes de Disparitions Forcées, les Crimes Sociaux à l’égard des Travailleurs Djiboutiens récemment des Dockers aux Cheminots jusqu’à présent dans la dèche et leurs enfants devenus mendiants, les Crimes de la Mafia Transrégionale.

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Lettre ouverte à mon ami syndicaliste et homme politique Adan Mohamed Abdou.

Cher ami Adan,

J’ai bien lu votre communication du 1er février 2011 au nom de l’UAD.

J’ai agréablement apprécié votre analyse sur les élections depuis des années.

Mais vos propositions pour une transition pacifique est, à mon avis, contradictoire pour ne pas dire inacceptable.

Je ne vois aucun inconvénient pour une Transition Pacifique en cette période, mais sans entraver la volonté Populaire de descendre dans la Rue comme en Tunisie.

Alors qui va diriger la Transition Pacifique ?

Faut-il désigner et donner les noms pour la consommation des Chancelleries ?

La Priorité des priorités est de se débarrasser très rapidement du Dictateur-usurpateur membre de la Mafia Transrégionale encore au pouvoir, à savoir le candidat illégal et inconstitutionnel Ismaël Omar Guelleh.

Avec mes sentiments amicaux et fraternels
NOEL ABDI Jean-Paul

03/02/11 (B589) Dernières nouvelles du front par nos correspondants.

On dit que Guelleh pourrait nommer Général, le fameux Colonel Berger, Mohamed Djama, qui ronge son frein, depuis qu’il a été mis sur "la touche", sur l’insistance de la Reine Paulette de Pacotilles …

Mais Guelleh, en dépit des propos menaçants qu’il aurait tenu contre son épouse, tient à le remercier pour tout le travail accompli sous ses ordres : assassinats, exécutions sommaires, torture, … Ca mérite bien une promotion ! Avant d’être un jour appelé à comparaître devant un tribunal pénal national ou international ???

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Correctif : selon ce correspondant, les heurts violents d’hier soir dans la capitale auraient provoqué le décès d’un jeune et non de trois, comme un correspondant nous l’avait signalé. Il y aurait eu, en outre, environ 25 arrestations. La situation reste très tendue et il est très difficile d’obtenir des informations exactes et vérifiées, car les rumeurs vont vite.

03/02/11 (B589) La banque mondiale à la solde des dictateurs ? (Appel de l’Association de la jeunesse Djiboutienne)

Sous le patronage de la banque mondiale, une table ronde des bailleurs de fonds sera organisée pour le dictateur IOG à la fin du mois du février alors que nous sommes en pleine campagne électorale pour l’élection du prochain président, bien sûr IOG, version fraude.

Il s’agit là d’une caution sans équivoque à l’élection d’IOG pour 2011 de la part d’un bailleur de fonds qui se veut respectueux des valeurs de la bonne gouvernance et de la démocratie

Tous les ambassadeurs accrédités à Djibouti dont la France et les USA sont très réticents à ce projet malsain de la banque mondiale. Par ailleurs l’émissaire de l’ONU qui a séjourné récemment à Djibouti pour une visite de travail avait émis sa réserve à la tenue de cette table ronde.

Un rwandais et un marocain dont leurs pays respectifs sont loin d’être démocratique travaillent sans gêne sur ce projet de table ronde.

En tant qu’Association de la Jeunesse djiboutienne, nous lançons un appel solennel à toutes les organisations notamment la ligue de droit l’homme à Djibouti (Jean Paul Noel) et les Etats soucieux de la démocratie de persuader la banque mondiale de reporter cette table ronde après les élections.

03/02/11 (B589) Point de vue. Un lecteur nous envoie la copie de l’interview publiée en Anglais sur le site de l’IRIN (ONU) et il nous donne son sentiment en Français. Nous publions aussi un autre commentaire reçu de Djibouti

________________________ Avis du lecteur

Bonjour l’équipe,

Je vous envoie ci-joint l’interview de Guelleh qui est publiée sur le site de l’IRIN.

Comme vous pouvez le constater, il conseille aux Somaliens de se soulever comme l’ont fait les Tunisiens et de mettre à la porte les forces étrangères.

Drôle de Dictateur !!!!! Et chez lui ???

De nombreux sites internet de la diaspora africaine au Canada ont refusé de publier son interview parce qu’il considère IOG comme un dictateur affamé de pouvoir.

________________________ Avis d’un autre lecteur à Djibouti

Hier la BBC en langue Somalie a diffusé la partie concernant la Somalie.

C’est vraiment étonnant !
Est-ce un nouveau signe de défaillance mentale ?
Est-ce que le courant ne passe plus entre IOG et Washington Foreign Department?

La solution de la Tunisie à Mogadiscio, qu’IOG préconise, concerne-t-elle les Forces d’Amison?

Ce qui est incontournable est la volonté du Peuple Somalie contre les Forces d’Amison et celles de Djibouti belles et bein présentes à Mogadiscio.

Par un vieux Djiboutien
d’origine Somalie

__________________ Extrait d’IRIN (partie consacrée à la Somalie)

Somalia

Q: Somalia has been a key challenge for the region and for Djibouti in particular. Do you sometimes despair about the situation?

A: I do sometimes despair. We have invested a lot of time and resources to try and get [Somalia] out of the situation it is in. At the moment, I cannot honestly point to anything that I can say `If this is done, Somalia will regain its honor, dignity in the world.’ I just don’t know what the cure is.

We tried everything. The only thing left is perhaps a Tunisia-like uprising by the people. Maybe Somalia needs to tell these people: `We are fed up. Go away, we don’t want you.’

We are in a situation where, when someone becomes president, some group will say he is not to our liking and they [usually] have veto power. The only reason they don’t [like] that individual is because they don’t [see] their own personal interest in there. It has nothing to do with the interest of the people or what the people want.

Q: There has been talk of Djibouti sending troops to Somalia; are you sending peacekeepers, and what difference would that make?

A: We are not sending combat troops but trainers. We want to train our Somali brothers and instill in them that they are the owners of their country; they are the ones who must die for it. They must be able to challenge every other armed force. Our aim is to build the capacity and foundation of the Somali army.

Q: In your opinion, what more can the UN/international community do to help Somalia?

A: We are at a stage where people have scissors to cut up the country. The other day I heard about a southeast state. The US mentioned that it talks to existing entities; now everyone is getting in on the act.

Intervention from outside has not helped and will never help. The solution is for the people to say stop. I would like to see the people of Somalia say they have had enough of displacement; they have had enough of being refugees and that they have had enough of guns.

03/02/11 (B589) Un correspondant nous adresse la copie d’un message de revendication qui circulerait actuellement parmi les forces de la Police nationale. Nous n’avons pas d’autres informations sur ces revendications.