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03/02/11 (B589) Point de vue. Un lecteur nous envoie la copie de l’interview publiée en Anglais sur le site de l’IRIN (ONU) et il nous donne son sentiment en Français. Nous publions aussi un autre commentaire reçu de Djibouti

________________________ Avis du lecteur

Bonjour l’équipe,

Je vous envoie ci-joint l’interview de Guelleh qui est publiée sur le site de l’IRIN.

Comme vous pouvez le constater, il conseille aux Somaliens de se soulever comme l’ont fait les Tunisiens et de mettre à la porte les forces étrangères.

Drôle de Dictateur !!!!! Et chez lui ???

De nombreux sites internet de la diaspora africaine au Canada ont refusé de publier son interview parce qu’il considère IOG comme un dictateur affamé de pouvoir.

________________________ Avis d’un autre lecteur à Djibouti

Hier la BBC en langue Somalie a diffusé la partie concernant la Somalie.

C’est vraiment étonnant !
Est-ce un nouveau signe de défaillance mentale ?
Est-ce que le courant ne passe plus entre IOG et Washington Foreign Department?

La solution de la Tunisie à Mogadiscio, qu’IOG préconise, concerne-t-elle les Forces d’Amison?

Ce qui est incontournable est la volonté du Peuple Somalie contre les Forces d’Amison et celles de Djibouti belles et bein présentes à Mogadiscio.

Par un vieux Djiboutien
d’origine Somalie

__________________ Extrait d’IRIN (partie consacrée à la Somalie)

Somalia

Q: Somalia has been a key challenge for the region and for Djibouti in particular. Do you sometimes despair about the situation?

A: I do sometimes despair. We have invested a lot of time and resources to try and get [Somalia] out of the situation it is in. At the moment, I cannot honestly point to anything that I can say `If this is done, Somalia will regain its honor, dignity in the world.’ I just don’t know what the cure is.

We tried everything. The only thing left is perhaps a Tunisia-like uprising by the people. Maybe Somalia needs to tell these people: `We are fed up. Go away, we don’t want you.’

We are in a situation where, when someone becomes president, some group will say he is not to our liking and they [usually] have veto power. The only reason they don’t [like] that individual is because they don’t [see] their own personal interest in there. It has nothing to do with the interest of the people or what the people want.

Q: There has been talk of Djibouti sending troops to Somalia; are you sending peacekeepers, and what difference would that make?

A: We are not sending combat troops but trainers. We want to train our Somali brothers and instill in them that they are the owners of their country; they are the ones who must die for it. They must be able to challenge every other armed force. Our aim is to build the capacity and foundation of the Somali army.

Q: In your opinion, what more can the UN/international community do to help Somalia?

A: We are at a stage where people have scissors to cut up the country. The other day I heard about a southeast state. The US mentioned that it talks to existing entities; now everyone is getting in on the act.

Intervention from outside has not helped and will never help. The solution is for the people to say stop. I would like to see the people of Somalia say they have had enough of displacement; they have had enough of being refugees and that they have had enough of guns.

03/02/11 (B589) Un correspondant nous adresse la copie d’un message de revendication qui circulerait actuellement parmi les forces de la Police nationale. Nous n’avons pas d’autres informations sur ces revendications.

02/02/11 (B589) Ali Abdillahi Iftin, candidat à l’élection présidentielle, confirme que les manifestations se multiplient à Djibouti et il évoque la possibilité de l’établissement d’un couvre-feu.

Il y a de plus en plus de manifestations sur la voie publique à Djibouti.

Majoritairement, ce sont des jeunes qui protestent contre le régime.

Mais attention à ne pas sombrer dans la violence : ce matin certains ont été vus, porteurs de machettes qui parcouraient les quartiers et passaient devant les écoles.

On dit, selon des sources bien informées, que le gouvernement préparerait des mesures pour imposer un couvre-feu à partir de vendredi.

J’engage toute la jeunesse du pays à continuer à se mobiliser pacifiquement et à entrainer dans son sillage la population djiboutienne afin de protester, comme l’ont fait en particulier, même s’ils ne sont plus les seuls, nos soeurs et nos frères tunisiens, égyptiens, pour exiger le départ de leur dictateur.

Je les mets en garde cependant contre les risques de provocation (qui pourraient être organisés au plus haut niveau de l’Etat avec le concours des milices et même de certains corps de sécurité) et de ne surtout pas se laisser entrainer à des violences et à des pillages.

Car ce serait apporter un renfort aux autorités qui n’attendent que cela pour justifier l’usage de la force et de la répression aveugle …

J’apporte mon soutien personnel et celui de tous les membres du GED à la population dans ses justes revendications et dans son souhait de rétablir la démocratie dans notre pays.

Je salue le courage de chacune et de chacun et je les assure que nous suivons la situation heure par heure, car le moment est venu d’exiger la fin du régime dictatorial, jusqu’à obtenir la démission de tous ceux qui nous ont asservis et terrorisés depuis tant d’années.

02/02/11 (B589) Communiqué de presse du PDD : La dictature a encore frappé à Tadjourah …

La dictature a encore frappé à Tadjourah qui s’était à peine remise des arrestations arbitraires suivies des condamnations illégales des responsables locaux de l’ARD et de jeunes lycéens.

Nous venons d’apprendre avec une très grande tristesse la mort du jeune ABDALLAH MOHAMED ABDALLAH dit Sagallou ( fils d’ Henry IV) dans la sinistre prison de la gendarmerie de Tadjourah.. Selon les dires concordants de uns et des autres, serait-ce des suites des tortures qu’il aurait subi en détention.

Il va de soi que nous présentons toutes nos condoléances patriotiques à sa famille, à ses amis et à tout Tadjourah qui ne verra pas, ce soir, un de sien rentrer dans son foyer à cause de la barbarie des sbires d’ IOG.

Nous demandons d’ouvrir une enquête indépendante pour savoir ce qui s’est passé dans ce lieu des tortures afin de déterminer la responsabilité de chacun des bourreaux impliqués se cachant derrière l’uniforme de gendarme pour le traduire devant la justice pour HOMICIDE VOLONTAIRE.

Par ailleurs, nous apprenons de source sûre, que les jeunes Tadjourois , pour la plupart militants et sympathisants de PDD, ayant pris part à la manifestation du 28/01/11,font l’objet d’ intimidation et des menaces de tout genre de plus en plus grandes de la part de la gendarmerie , de l’armée et de la police. Si ces accusations s’avèrent vraies, il y a de quoi à avoir peur pour notre vie car les 20.000 manifestants du vendredi 28/01/11 sont tous des morts en sursis.

Et nous ne tolérerons pas une telle menace planait au dessus de nos têtes comme une épée de Damoclès.

Aussi nous exigeons donc d’IOG, d’ordonner immédiatement et sans condition à sa police politique de cesser tout harcèlement et menaces à l’endroit de ces jeunes qui n’ont fait que leur devoir de citoyen en participant à la manif.

Notre parti , le PDD lance un appel solennel à toute la jeunesse Djiboutienne de se mobiliser derrière toute l’opposition. Ce faisant que nous nous débarrasserons de ce régime fétide.

HAMADOU ALI BEN ALI
Représentant du PDD en Europe

02/02/11 (B589) Depuis des mois la violence entre jeunes des quartiers continuent. (Jean-Paul)

A la sortie des CES les pierres pleuvent, il faut éviter de passer certains axes routiers.

Hier soir 1er février 2011, c’était encore plus violent et c’est la première
fois que des Cocktail Molotov et des grenades lacrymogènes ont été utilisés de part et d’autre, les jeunes des quartiers 4 et 6 se sont affrontés
dangereusement.

Un jeune est mort, les blessés sont nombreux, les mamans pleurent depuis hier soir dans tous les quartiers et même le quartier d’Engeuilla n’a pas été épargné.

Mais qui est derrière tout ça?

Est-ce un conflit entre deux Colonels de la Police?

Est-ce une nouvelle méthode de recrutement des jeunes dans la Gendarmerie ou la
Garde Républicaine, après avoir constaté la virulence de ces jeunes?

Ou est-ce tout simplement une volonté de semer la peur et dire qu’il faut un couvre-feu prématuré ?

Dans tous les cas, il faut descendre rapidement dans la Rue pour chasser le mafia au pouvoir!

Le vieux Jean-Paul
qui suit avec beaucoup d’attention
les provocations du régime
en décadence.

02/02/11 (B589) Flash Info … Des manifestations violentes dans les quartiers de Djibouti.

Plusieurs lecteurs nous ont signalé qu’il y aurait des mouvements violents dans les quartiers de Djibouti. Nous attendons des informations complémentaires que nous publierons dès réception

02/02/11 (B589) L’astuce du jour / Le guide du tricard, pour dictateur en exil ou 5 règles pour devenir ou pour rester dictateur en poste ! (extrait de LePost.fr)

Lien avec le site (article original)

Voilà une question que bon nombre de chefs d’Etat aux quatre coins du monde se posent actuellement.

Comment faire taire une révolution populaire ?

Voici par exemple, une liste exhaustive des « meilleures » solutions trouvées par les chefs d’état dictatoriaux au travers du globe pour y arriver.

Règle n°1 : Censurer la presse Locale et Internationale

Censurer la presse est un moyen sûr et efficace d’atténuer tout mouvement révolutionnaire. Un moyen permettant de ne pas laisser se propager des mouvements de grognes susceptibles au travers de la presse de gonfler et prendre une ampleur trop importante.

Le meilleur moyen par ailleurs restant de nationaliser bon nombre de médias importants tout en faisant « couler » les plus petits avec l’aide notamment de sabotages, d’intimidations en tous genres, ou encore d’attentats envers les locaux de récalcitrants, voire en piratant les médias concernés.

Dans toute guerre populaire, la gangrène redoutée par les chefs d’état est la presse. Et d’autant plus la presse internationale, qui relayant d’une façon ou d’une autre les informations sur les évènements d’un pays, crée une mauvaise image dudit pays et par la même occasion du gouvernement en place, avec en tout premier lieu, une (très?) mauvaise image du leader politique national.

En Irak, Corée du Nord, Egypte, etc.. cette méthode porte ses fruits et écarte à coup sûr du lieu des manifestations les journalistes imprudents qui voient là le risque de se retrouver arrêtés pour des contrôles de visas et gentiment emmenés dans des postes de polices ou de contrôles loin des mouvements. Une méthode qui a fait ses preuves, certaines nations n’hésitant pas par ailleurs, à directement condamner les journalistes puis à les exécuter pour « troubles à l’ordre public », ou encore « espionnage ». Les spécialistes du genre étant notamment la Corée du Nord et l’Iran.

Des préceptes mis en place notamment par feu le « Président » Ben Ali, ou encore le Général Kadhafi, voire même les présidents Bouteflika et Moubarak.

Des valeurs sûres donc, qui n’ont pas hésité à mettre cette règle n°1 en application, mais attention il arrive parfois que certains médias changent de camp en cours de route, et là tout devient plus compliqué pour les gouvernements.

Règle n°2 : Couper les communications cellulaires
Contrôler les communications cellulaires, une idée intéressante, permettant de ne pas voir les informations aller trop vite d’une région à l’autre ou encore d’un pays à l’autre. Une méthode permettant de désunifier les mouvements qui peuvent poindre à divers endroits d’une même citée, tout en déséquilibrant la corrélation populaire liée à l’accession aux communications cellulaires.

Une méthode mise notamment en place par le Président Moubarak en Egypte sur les lieux des manifestations, permettant ainsi de mieux refouler par exemple les médias occidentaux qui étaient dans l’impossibilité de transmettre les « directs » à leur employeurs et à leur spectateurs.

Règle n°3 : Imposer un couvre-feu
Quel meilleur moyen pour avoir un semblant de calme que d’imposer aux rues de se vider sous peine de représailles ? Aucun. La meilleure façon pour cela est de décréter un couvre-feu.

En effet, grâce à cette mise en application du couvre-feu, toutes les personnes présentent dans la rue passé l’horaire de mise en application sont déclarées hors la loi. Dans ce cadre, il est donc « légal » d’arrêter ces personnes ou encore de les détruire, ces dernières ayant volontairement outrepassé les directives nationales en bravant l’autorité judiciaire.

Une méthode souvent utilisée, mais qui présente beaucoup de limites, car si beaucoup se mettent d’accord au sein de la population pour braver la loi, alors il devient plus que difficile pour le gouvernement de faire taire les opposants. Cela ferait bien trop de monde à arrêter ou tuer sans que cela ne soit repris ensuite par les médias de tous horizons.

Une méthode à utiliser donc avec parcimonie car les limites sont importantes, et vraiment risquées pour les dictateurs.

Règle n°4 : Censurer la Toile et les Réseaux Sociaux
Internet est devenu un formidable outil de cohésion pour les peuples opprimés. Un outil permettant de se réunir, de discuter, de s’organiser, de se mobiliser, et de débattre sur les évènements de tel ou tel pays.

Un moyen aussi de s’informer sur ce qu’il se passe au sein d’une nation sans que les médias tributaires des règles n°2 et n° 3 n’en soient informés. La toile, ou la vie en 2D, est devenue plus qu’une arme de destruction massive de dictats à travers le monde, et beaucoup commencent vraiment à la craindre, celle-ci ne pouvant réellement être contrôlée en toute discrétion par personne.

Une méthode qui a notamment porté ses fruits en Libye, où le général Kadhafi est passé maître dans l’application de cette règle. Un poison pour les chefs d’états dictateurs qui est plus dangereux encore pour eux qu’une arme atomique.

Twitter, Facebook, etc… des noms qui font trembler les pires gouvernements du monde. Des noms encore inconnus il y a quelques années qui aujourd’hui ont réussi grâce à des jeunesses fougueuses à renverser les dictatures les plus installées.

Ben Ali par exemple, le président dictateur tunisien avait sous-estimé cette force de frappe populaire, et a fini par s’enfuir de Tunisie face à la pression populaire.

En Egypte, le président Moubarak n’a pas fait la même erreur et a censuré directement, dès les prémices des mouvements populaires, ces moyens d’expression pour ne pas avoir lui aussi à migrer en direction de l’Arabie Saoudite. Les réseaux sociaux sont une réalité fictive ayant découlé sur une vérité réelle, une vie en 2D qui a fait des ravages en 3D.

Règle n°5 : Ne pas perdre la puissance militaire
La puissance militaire. Cette force de frappe armée et surentraînée, capable à elle seule de remporter tous les combats. Une force essentielle à la pérennité d’un gouvernement et à la protection de ses acquis.

Une force permettant à elle seule de ne pas craindre les révoltes populaires et de gérer sans difficultés aucune toutes les situations de crise à l’intérieur d’une nation.

Perdre le soutien et l’appui de cette force est automatiquement signe de défaite pour un dictateur, comme le Président Ben Ali a pu le prouver en Tunisie.

Or s’attacher et fidéliser les services d’une armée sous l’égide de son gouvernement permet de garantir la quiétude du chef en place. En Corée du Nord, Egypte, Algérie, Libye, etc, l’armée agit pour le compte du gouvernement en place et cela sans vergogne ce qui permet aux leaders de tout bords de ne pas craindre réellement de renversement politique. Pour faire une bonne dictature, bien solide, l’essentiel est donc d’avoir une armée puissante.

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Vous l’aurez compris, pour être un bon dictateur et annihiler toute menace populaire, l’essentiel est de « Censurer la Presse Locale et Internationale », « Couper les Communications Cellulaires », « Imposer un Couvre Feu », « Censurer la toile et les Réseaux Sociaux », et « Avoir la confiance de l’armée ».

Grâce à ces 5 règles plus que simples, il est impossible de gagner une guerre civile, d’autant plus si toutes les règles sont appliquées en même temps, et que vous êtes à la tête d’un état réputé pour sa qualité d’exportation, le mieux étant d’être une nation productrice de pétrole, et/ou encore de représenter un vrai intérêt diplomatique pour les autres nations du globe. Être dictateur ne s’improvise pas, et pour faire un bon dictateur il y a certaines règles qu’il faut absolument connaître sans quoi votre pouvoir n’en sera que plus éphémère.

Voici donc la liste des 5 règles appliquées en Tunisie (en son temps), Algérie, Libye, Mauritanie, Egypte, Cisjordanie, Corée du Nord, Iran, etc…et qui ont fait la force des dirigeants politiques en place.

Des règles qui, appliquées à la lettre, seront gages de succès pour nos dictateurs en devenir.

Comme quoi, la dictature tient vraiment à peu de choses.

02/02/11 (B589) Flash Info … Des petites informations du Front. Un lecteur nous envoie un message

Le vent du soulèvement est en marche.


Une délégation des Etats-Unis a été aperçue hier soir 1er février à la RTD.


Une délégation du Ministère de Public est à Tadjourah après l’assassinat par la torture d’Abdallah Mohamed appelé par ses amis le « courageux Sagalou ».