Articles

30/12/2015 (Brève 590) SURVIE : La France lâche les droits de l’Homme à Djibouti, communiqué de l’ARDHD

Lien avec le site de Survie : http://survie.org/francafrique/djibouti/article/la-france-lache-les-droits-de-l-5060

SurvieSurvie soutient ce communiqué du 29 décembre de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) et s’inquiète de la répression accrue qui s’abat sur la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH). Ses membres seront-ils contraints à la clandestinité ?

Les élections présidentielles djiboutiennes sont dans trois mois, la France pourtant interpellée par les associations de droits de l’Homme craindrait-elle de se priver d’un tel allié, alors que celui-ci regarde ailleurs et noue des alliances nouvelles…?

11/02/11 (B590-B) Communiqué conjoint FIDH / LDDH / Survie / ACP et ARDHD pour exiger la libération de Jean-Paul Noël Abdi et dénoncer la répression et les nombreuses arrestations illégales qui se multiplient à Djibouti. Les associations demandent aux organisations internationales de rappeler au régime, l’obligation de se conformer aux chartes et aux conventions internationales.

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH)
Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD)
Survie
Association Cultures & Progrès (ACP)

Djibouti : répression tous azimuts avant la présidentielle

Paris, Djibouti, Nairobi, le 11 février 2011 – La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ses organisations membres à Djibouti, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et en France, la Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), Survie et l’Association culture et progrès (ACP) appellent à la libération de toutes les personnes arbitrairement emprisonnées à Djibouti ces derniers jours : défenseurs des droits de l’Homme, membres de l’opposition, étudiants et lycéens.

Depuis plusieurs semaines et en particulier depuis le 5 février 2011, des manifestations pacifiques estudiantines et lycéennes agitent la République de Djibouti. La répression brutale, y compris par des tirs à balles réelles, de ces manifestations par les forces de sécurité, en particulier les 5 et 6 février, aurait fait au moins 4 morts dont une femme enceinte, et des dizaines de blessés. Des centaines d’étudiants et de lycéens auraient été arrêtés et seraient toujours détenus dans le centre de rétention de Nagad, les commissariats et les brigades de gendarmerie de Djibouti-ville et de Balbala.

Profitant de cette vague de répression, les autorités ont procédé à des arrestations d’opposants politiques et de défenseurs des droits de l’Homme qui ont été jugés en comparution immédiate et écroués à la prison de Gabode.

Ainsi, 7 membres de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et 2 militants des droits de l’Homme, MM. Farah Abadid Heldid et Jean-Paul Noël Abdi, respectivement membre et président de la LDDH, ont été arrêtés le 5 et le 9 février 2011. Les deux défenseurs des droits de l’Homme ont été inculpés abusivement de « participation à un mouvement insurrectionnel » en référence à leurs déclarations publiques en soutien aux manifestations étudiantes.1 « Les autorités djiboutiennes doivent stopper immédiatement la répression et libérer les défenseurs des droits de l’Homme, les opposants et tous les jeunes emprisonnés » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Nos organisations craignent une augmentation de la répression alors que les mouvements d’oppositions appellent à une manifestation « générale continue » contre le pouvoir à partir du 18 février 2011. Cette agitation politique et sociale intervient dans un contexte pré-électoral tendu en raison des manipulations constitutionnelles d’avril 2010 du régime pour permettre au président Ismaël Omar Guelleh de briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle, le 8 avril prochain. « Le vent de liberté qui souffle en Tunisie et en Égypte porte le message fort que les pouvoirs autoritaires n’ont pas d’avenir. Djibouti doit organiser des élections libres, transparentes, crédibles et pluralistes » a déclaré Me Sidiki Kaba, président d’Honneur de la FIDH.

Nos organisations condamnent vivement la répression des manifestations pacifiques, les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes. La FIDH, la LDDH, la LDH, l’ARDHD, Survie et l’ACP exhortent les autorités djiboutiennes à :

  • procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle et l’abandon des poursuites à leur encontre ;
  • mettre en place une enquête indépendante afin d’établir les faits et les responsabilités des violations des droits de l’Homme qui sont perpétrées depuis plus d’une semaine ;
  • garantir l’intégrité physique et morale des personnes arrêtées et notamment des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes ; ainsi qu’à respecter les engagements internationaux de Djibouti en matière des droits de l’Homme et en particulier, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politique et la Déclaration de l’Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme ;

Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et plus largement la communauté internationale à :

  • appeler les autorités djiboutiennes à mettre fin à la répression, procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et à abandonner les poursuites à leur encontre ;
  • œuvrer pour la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’Homme à Djibouti.

1) Voir les deux appels urgents de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH/OMCT) du 9 et 10 février 2011, http://www.fidh.org/Poursuite-de-la-detention-de-M-Jean-Paul-Noel et http://www.fidh.org/Arrestation-arbitraire-et-detention-de-M-Jean

Contacts presse : Karine Appy + 33 6 48 05 91 57

Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH, arrêté le 9 février 2011 à son domicile et toujours en détention à la prison de Gabode.

Florent GEEL
Responsable du Bureau Afrique / Africa Desk Director

Fédération internationale des ligues des droits de l’Hommme-FIDH
International Federation for Human Rights-FIDH

17, passage de la main d’or / 75011 PARIS / FRANCE
Phone: +33 1 43 55 25 18
Fax: +33 1 43 55 18 80
http://www.fidh.org

11/02/11 (B590-B) Communiqué d’Ali Iftin, candidat à l’élection présidentielle, pour appeler toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens à se joindre à la manifestation organisée à l’appel de l’UAD, le 18 février à Djibouti.

En mon nom personnel et au nom de tous mes camarades du GED, j’appelle toutes nos soeurs et tous nos frères à se joindre à la manifestation du 18 février.

Notre pays traverse un moment difficile. Un changement est nécessaire pour que le Peuple retrouve ses libertés et son droit de choisir démocratiquement ses dirigeants.

Pour nous faire entendre, il est nécessaire que l’ensemble de la population, qui rejette le troisième mandat et les méthodes dictatoriales du régime actuel, se joigne à cette manifestation pacifique pour dire tous ensemble : "Non merci, M. Guelleh – Cela suffit".

C’est notre détermination et notre union sur le même thème qui fera changer les choses. Nous devons toutes et tous, être à ce rendez-vous qui s’annonce comme étant historique pour l’avenir du pays.

Ali Abdillahi Iftin
Candidat à la Présidence
Membre du conseil du GED

11/02/11 (B590-B) COMMUNIQUE DE PRESSE DU PDD pour demander la libération immédiate de Jean-Paul Noël Abdi.

En mon nom personnel et au nom du PDD et de son président Mohamed Daoud Chehem, nous condamnons sans retenue, sans limite et sans réserve l’arrestation arbitraire et illégale du président de la LDDH ,Monsieur Jean Paul Noël Abdi .

Aussi, nous exigeons d’IOG ,la relaxe immédiate et sans condition de JPNA, la voix de sans voix, l’infatigable avocat de toutes les victimes des exactions commises dans le Nord au nom du peuple par l’armée Djiboutienne, à la solde d’un dictateur, qui se comporte comme une force d’occupation.

Il va de soi que nous apportons notre soutien plein, entiers , à JPNA et à son combat pour les droits de l’Homme à Djibouti.

Nous lançons également un appel solennel à la FRANCE et aux Etats-UNIS d’intercéder auprès des autorités djiboutiens pour le libérer ou nous assurer que JPNA n’est pas torturé,,qu’il reçoit le soin nécessaire pour sa diabète. Autoriser que sa famille et son avocat aient accès à lui pour qu’ils nous en rendent compte de sa condition de détention.

Enfin, Il faut qu’IOG sache que le peuple est dans la rue et en est conscient que ses jours sont comptés, tic – tac, tic – tac, que nous nous trouvons aux portes d’un changement politique.

HAMADOU ALI BEN ALI
REPRESENTANT DU PDD EN EUROPE

11/02/11 (B590-B) Selon une information attribuée à l’Expansion sur le site Yahoo.fr, le Conseil fédéral suisse a déjà bloqué les éventuels fonds d’Hosni Moubarak et de son entourage.

__________________________ Extrait de l’Expansion

Le président égyptien vient de quitter un pays en pleine révolution. La question de l’avenir de son immense fortune ne manquera pas d’être évoquée. Le point sur ce qu’on sait déjà.

Un montant en débat

Selon les informations parues la semaine dernière dans le Guardian, et ABC News, qui se basaient sur l’analyse d’experts du Moyen-Orient, la fortune des Moubarak pourrait atteindre 30 à 70 milliards de dollars, ce qui ferait du président Egyptien l’un des hommes les plus riches de la planète.

Il y a un an le journal arabophone Al Khabar, qui se fondait sur la fourchette la plus basse, estimait que la fortune de Moubarak se répartissait comme suit : Hosni Moubarak : 15 milliards de dollars, son épouse Suzanne : 1 milliard, leur second fils Gamal : 17 milliards et leur fils aîné Alaa : 8 milliards.

Selon le quotidien, une bonne partie de la fortune des Moubarak serait déposée dans des banques ou investie dans de l’immobilier. En plus de sa richesse en Egypte, le président et sa famille posséderaient des propriétés en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, en Espagne, à Dubaï et d’importants complexes hôteliers sur les côtes de la mer Rouge.

11/02/11 (B590-B) Uguta-Toosa / Communiqué de son Président Ali Coubba pour dénoncer l’arrestation et l’incarcération de Jean-Paul Noël Abdi. "Etouffer la voix de jean-Paul NOEL ABDI n’arrêta pas la contestation, bien au contraire…"

A la veille de l’appel à la " manifestation continue" lancé par l’UAD pour le 18 février 2011, la dictature tente d’étouffer dans l’oeuf cette initiative qui a l’appui de toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne.

Il tente de faire avorter le soulèvement populaire en emprisonnant à tour de bras les membres de l’opposition. L’arrestation arbitraire du président (Jean-Paul NOEL ABDI) de la seule organisation humanitaire non affiliée au pouvoir (LDDHD), entre dans une stratégie désespérée et suicidaire. A l’approche d’une élection électorale périlleuse, de tels agissements (arrestation arbitraire, privation des libertés publiques, etc.) témoignent bien du caractère dangereux d’un régime aux abois.

Loin de nous décourager, cette violence arbitraire doit nous permettre de resserrer nos rangs et de coordonner nos actions de contestation entre l’opposition de l’intérieur et celle de l’extérieur. Ces arrestations arbitraires peuvent être une diversion pour nous dévier de notre principale action : exiger le départ d’Ismail Omar et la fin du système RPP.

L’arrestation d’un combattant de la liberté comme NOEL ABDI nous montre l’impérieux devoir que nous avons à faire plus et à ne pas céder aux gesticulations d’un dictateur qui joue avec le feu. Et quelque part aussi avec notre patience.

Dorénavant, l’action de contestation doit primer sur tout autre considération.

L’opposition doit être unie. Le peuple ne doit plus quitter le devant de la scène. Après du 18 février, ne donnons aucun répit au dictateur djiboutien. Uguta-Toosa et le Collectif pour la Démocratie à Djibouti ont fait des déclarations de foi sans ce sens.

A la place d’élections présidentielles prévues pour le 10 avril, le peuple djiboutien doit militer :
– pour le départ immédiat d’Ismail Omar Guelleh qui est devenue une meancé pour l’unité nationale ;
– la transition démocratique immédiate.

Ismail Omar Gulleh est fini. Son régime vacille. S’il n’engage pas le pays, pendant qu’il en a encore le pouvoir, dans un processus de démocratisation négocié et pacifique, il va entraîner avec lui toute sa clique. Soyez en sûrs, nous ne pleurerons pas sur les dépouilles du RPP et de l’UMP.

Si Ismail Omar Guelleh tue des manifestants pacifiques, il sera poursuivi en tant que responsable d’homicides volontaires et de crimes contre la nation djiboutienne.

Ce n’est pas une "affaire Borrel" dont il devra répondre mais "800.000 affaires Borrel" !

M. Ali Coubba
Président d’Uguta-Toosa

11/02/11 (B590-B) « Paulette, fais les valises !  » La démission de Moubarak, un nouveau coup dur pour Guelleh ? En tout cas c’est certainement un signe qui va encourager le peuple djiboutien à briser ses chaînes. Moubarak a-t-il montré à Guelleh la route à suivre, et sans trop tarder, car après il sera peut-être trop tard ? Les rêves de troisième mandat semblent désormais bien compromis !

Moubarak démissionne et confie la direction du pays à l’armée (Reuters)

Edmund Blair, Guy Kerivel pour le service français

Le vice-président égyptien Omar Souleimane a annoncé vendredi à la télévision la démission du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans.

Le raïs "a décidé de renoncer à ses fonctions de président de la République", a dit Souleimane, et a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques "dans les circonstances difficiles que traverse le pays".

11/02/11 (B590-B) A lire sur LOI cette semaine ….

________________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1302 – 11/02/2011
IOG se crispe redoutant un scénario à la Moubarak
A deux mois du scrutin présidentiel du 8 avril, le président Ismaël Omar Guelleh (IOG) est en proie à une contestation de rue grandissante dont le point culminant pourrait être la manifestation à l’appel de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD, coalition d’opposition), le 18 février. (…).