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30/12/2015 (Brève 590) SURVIE : La France lâche les droits de l’Homme à Djibouti, communiqué de l’ARDHD

Lien avec le site de Survie : http://survie.org/francafrique/djibouti/article/la-france-lache-les-droits-de-l-5060

SurvieSurvie soutient ce communiqué du 29 décembre de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) et s’inquiète de la répression accrue qui s’abat sur la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH). Ses membres seront-ils contraints à la clandestinité ?

Les élections présidentielles djiboutiennes sont dans trois mois, la France pourtant interpellée par les associations de droits de l’Homme craindrait-elle de se priver d’un tel allié, alors que celui-ci regarde ailleurs et noue des alliances nouvelles…?

11/02/11 (B590-B) « Paulette, fais les valises !  » La démission de Moubarak, un nouveau coup dur pour Guelleh ? En tout cas c’est certainement un signe qui va encourager le peuple djiboutien à briser ses chaînes. Moubarak a-t-il montré à Guelleh la route à suivre, et sans trop tarder, car après il sera peut-être trop tard ? Les rêves de troisième mandat semblent désormais bien compromis !

Moubarak démissionne et confie la direction du pays à l’armée (Reuters)

Edmund Blair, Guy Kerivel pour le service français

Le vice-président égyptien Omar Souleimane a annoncé vendredi à la télévision la démission du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans.

Le raïs "a décidé de renoncer à ses fonctions de président de la République", a dit Souleimane, et a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques "dans les circonstances difficiles que traverse le pays".

11/02/11 (B590-B) A lire sur LOI cette semaine ….

________________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1302 – 11/02/2011
IOG se crispe redoutant un scénario à la Moubarak
A deux mois du scrutin présidentiel du 8 avril, le président Ismaël Omar Guelleh (IOG) est en proie à une contestation de rue grandissante dont le point culminant pourrait être la manifestation à l’appel de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD, coalition d’opposition), le 18 février. (…).

11/02/11 (B590-B) GED / Communiqué pour féliciter le peuple égyptien pour son courage et sa détermination sans faille.

Communiqué
de MM. Ali Iftin
et Mohamed Alhoumekani
au nom du Gouvernement en Exil
pour féliciter le peuple égyptien et pour soutenir le peuple djiboutien dans l’expression de ses revendications légitimes.

Au nom du Gouvrerement en Exil et de tous ses membres, Mohamed Alhoumekani a adressé ses félicitations au peuple égyptien pour son courage, sa persévérance et sa volonté sans faille de briser les chaînes qui lui étaient imposées par la dictature.

La démission du Président Moubarak est une grande victoire pour le peuple égyptien qui l’a obtenu, par son seul engagement, sans l’interférence de forces extérieures, même si la pression internationale a certainement contribué à obtenir cet heureux dénouement.

Il a salué aussi l’attitude responsable de l’Armée égyptienne, qui, comme celle de la Tunise, a accompagné les aspirations légitimes du peuple en refusant de s’opposer à ses revendications pacifiques, mais en garantissant sa sécurité.

Les membres du GED rappellent que les militaires djiboutiens, comme ceux des autres pays, ont le devoir sacré de protéger les populations et qu’ils ne doivent pas appliquer des ordres qui mettraient en danger la vie de leurs compatriotes, sous peine d’être personnellement et pénalement responsables de leurs actes.

Ali Iftin a ajouté que c’était un nouvel exemple et surtout un encouragement pour le peuple djiboutien qui est légitime à exprimer pacifiquement ses revendications et son refus du troisième mandat anti-constitutionnel qu’on voudrait lui imposer par la force, y compris celle des armes mais aussi par la terreur, les provocations policières, les arrestations et les incarcérations illégales.

Mohamed Alhoumekani a rappelé que le GED apportait son soutien sans réserve au peuple djiboutien et à la grande manifestation organisée par l’UAD, le 18 février. Les membres du Gouvernement en Exil suivent heure par heure l’évolution de la situation et ils informent l’Union européenne et les différentes missions diplomatiques installées en Belgique des développements et des violations des Droits de l’Homme qui sont commises et que le régime aux abois pourrait être tenté d’intensifier dans les prochains jours.

La peur a changé de camp !

Maintenant les différents régimes dictatoriaux, à l’instar de celui qui dirige encore Djibouti, savent que leur fin est proche et qu’ils seront probablement empêchés de jouir des immenses fortunes qu’ils ont accumulées illégalement en opprimant leurs populations respectives.

Mohamed Alhoumekani a conclu en rappelant que le peuple djiboutien est un peuple de braves, qui a conscience de sa valeur et qui fera respecter ses droits et son honneur avec l’aide du Tout-puissant.

11/02/11 (B590-B) ALERTE ROUGE : les soutiens et la mobilisation en faveur de la libération immédiate et sans condition de Jean-Paul Noël Abdi se multiplient, dans le Monde : ci-dessous, un appel de la Ligue camerounaise des D.H. (A lire et à télécharger)

Lien pour télécharger les trois appels internationaux :

_____________________________________________

LIGUE CAMEROUNAISE DES DROITS DE L’HOMME
POUR LA DEFENSE DES LIBERTES FONDAMENTALES ET DU PLURALISME

FONDATION CAMEROUNAISE des DROITS de l’HOMME et des LIBERTES (F.C.D.H.L.)

– Membre affilié à la F.I.D.H. accréditée auprès de la Commission de l’O.U.A et de l’O.N.U.
– Membre Fondateur de l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme.
– Membre de l’Association Internationale des Juristes et des Avocats-Experts-Consultants en Droits de l’Homme.

Présidents d’Honneur à titre posthume :
Dr. Félix MOUMIE, Rubens UM NYOBE
Ernest OUANDIE, Afana OSSENDE
Abel KINGUE, Monseigneur Albert NDONGMO

_______________________________ Texte de l’appel

Appel d’urgence au secours de Jean Paul Noël ABDI, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme et Vice-président de l’U.I.D.H. qui ne cesse de subir les affres de la police djiboutienne tortionnaire pour des raisons inavouées malgré son état de santé largement déficient.

JEAN PAUL NOËL ABDI,
toujours JEAN PAUL NOËL ABDI, encore JEAN PAUL
NOËL ABDI, QUE FAIRE pour que cet être humain soit
libre et sorti des chaînes meurtrières du régime
tortionnaire djiboutien.

Professeur Kapet de BANA
Président fondateur de la Ligue Camerounaise
des Droits de l’Homme,
Membre fondateur de l’Union Interafricaine des Droits Homme, Président d’Honneur de l’U.I.D.H.,
chargé de mission en tant qu’en Ambassadeur itinérant,

11/02/11 (B590-B) Communiqué conjoint FIDH / LDDH / Survie / ACP et ARDHD pour exiger la libération de Jean-Paul Noël Abdi et dénoncer la répression et les nombreuses arrestations illégales qui se multiplient à Djibouti. Les associations demandent aux organisations internationales de rappeler au régime, l’obligation de se conformer aux chartes et aux conventions internationales.

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH)
Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD)
Survie
Association Cultures & Progrès (ACP)

Djibouti : répression tous azimuts avant la présidentielle

Paris, Djibouti, Nairobi, le 11 février 2011 – La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ses organisations membres à Djibouti, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et en France, la Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), Survie et l’Association culture et progrès (ACP) appellent à la libération de toutes les personnes arbitrairement emprisonnées à Djibouti ces derniers jours : défenseurs des droits de l’Homme, membres de l’opposition, étudiants et lycéens.

Depuis plusieurs semaines et en particulier depuis le 5 février 2011, des manifestations pacifiques estudiantines et lycéennes agitent la République de Djibouti. La répression brutale, y compris par des tirs à balles réelles, de ces manifestations par les forces de sécurité, en particulier les 5 et 6 février, aurait fait au moins 4 morts dont une femme enceinte, et des dizaines de blessés. Des centaines d’étudiants et de lycéens auraient été arrêtés et seraient toujours détenus dans le centre de rétention de Nagad, les commissariats et les brigades de gendarmerie de Djibouti-ville et de Balbala.

Profitant de cette vague de répression, les autorités ont procédé à des arrestations d’opposants politiques et de défenseurs des droits de l’Homme qui ont été jugés en comparution immédiate et écroués à la prison de Gabode.

Ainsi, 7 membres de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et 2 militants des droits de l’Homme, MM. Farah Abadid Heldid et Jean-Paul Noël Abdi, respectivement membre et président de la LDDH, ont été arrêtés le 5 et le 9 février 2011. Les deux défenseurs des droits de l’Homme ont été inculpés abusivement de « participation à un mouvement insurrectionnel » en référence à leurs déclarations publiques en soutien aux manifestations étudiantes.1 « Les autorités djiboutiennes doivent stopper immédiatement la répression et libérer les défenseurs des droits de l’Homme, les opposants et tous les jeunes emprisonnés » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Nos organisations craignent une augmentation de la répression alors que les mouvements d’oppositions appellent à une manifestation « générale continue » contre le pouvoir à partir du 18 février 2011. Cette agitation politique et sociale intervient dans un contexte pré-électoral tendu en raison des manipulations constitutionnelles d’avril 2010 du régime pour permettre au président Ismaël Omar Guelleh de briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle, le 8 avril prochain. « Le vent de liberté qui souffle en Tunisie et en Égypte porte le message fort que les pouvoirs autoritaires n’ont pas d’avenir. Djibouti doit organiser des élections libres, transparentes, crédibles et pluralistes » a déclaré Me Sidiki Kaba, président d’Honneur de la FIDH.

Nos organisations condamnent vivement la répression des manifestations pacifiques, les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes. La FIDH, la LDDH, la LDH, l’ARDHD, Survie et l’ACP exhortent les autorités djiboutiennes à :

  • procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle et l’abandon des poursuites à leur encontre ;
  • mettre en place une enquête indépendante afin d’établir les faits et les responsabilités des violations des droits de l’Homme qui sont perpétrées depuis plus d’une semaine ;
  • garantir l’intégrité physique et morale des personnes arrêtées et notamment des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes ; ainsi qu’à respecter les engagements internationaux de Djibouti en matière des droits de l’Homme et en particulier, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politique et la Déclaration de l’Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme ;

Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et plus largement la communauté internationale à :

  • appeler les autorités djiboutiennes à mettre fin à la répression, procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et à abandonner les poursuites à leur encontre ;
  • œuvrer pour la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’Homme à Djibouti.

1) Voir les deux appels urgents de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH/OMCT) du 9 et 10 février 2011, http://www.fidh.org/Poursuite-de-la-detention-de-M-Jean-Paul-Noel et http://www.fidh.org/Arrestation-arbitraire-et-detention-de-M-Jean

Contacts presse : Karine Appy + 33 6 48 05 91 57

Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH, arrêté le 9 février 2011 à son domicile et toujours en détention à la prison de Gabode.

Florent GEEL
Responsable du Bureau Afrique / Africa Desk Director

Fédération internationale des ligues des droits de l’Hommme-FIDH
International Federation for Human Rights-FIDH

17, passage de la main d’or / 75011 PARIS / FRANCE
Phone: +33 1 43 55 25 18
Fax: +33 1 43 55 18 80
http://www.fidh.org

11/02/11 (B590-B) Communiqué d’Ali Iftin, candidat à l’élection présidentielle, pour appeler toutes les Djiboutiennes et les Djiboutiens à se joindre à la manifestation organisée à l’appel de l’UAD, le 18 février à Djibouti.

En mon nom personnel et au nom de tous mes camarades du GED, j’appelle toutes nos soeurs et tous nos frères à se joindre à la manifestation du 18 février.

Notre pays traverse un moment difficile. Un changement est nécessaire pour que le Peuple retrouve ses libertés et son droit de choisir démocratiquement ses dirigeants.

Pour nous faire entendre, il est nécessaire que l’ensemble de la population, qui rejette le troisième mandat et les méthodes dictatoriales du régime actuel, se joigne à cette manifestation pacifique pour dire tous ensemble : "Non merci, M. Guelleh – Cela suffit".

C’est notre détermination et notre union sur le même thème qui fera changer les choses. Nous devons toutes et tous, être à ce rendez-vous qui s’annonce comme étant historique pour l’avenir du pays.

Ali Abdillahi Iftin
Candidat à la Présidence
Membre du conseil du GED

11/02/11 (B590-B) COMMUNIQUE DE PRESSE DU PDD pour demander la libération immédiate de Jean-Paul Noël Abdi.

En mon nom personnel et au nom du PDD et de son président Mohamed Daoud Chehem, nous condamnons sans retenue, sans limite et sans réserve l’arrestation arbitraire et illégale du président de la LDDH ,Monsieur Jean Paul Noël Abdi .

Aussi, nous exigeons d’IOG ,la relaxe immédiate et sans condition de JPNA, la voix de sans voix, l’infatigable avocat de toutes les victimes des exactions commises dans le Nord au nom du peuple par l’armée Djiboutienne, à la solde d’un dictateur, qui se comporte comme une force d’occupation.

Il va de soi que nous apportons notre soutien plein, entiers , à JPNA et à son combat pour les droits de l’Homme à Djibouti.

Nous lançons également un appel solennel à la FRANCE et aux Etats-UNIS d’intercéder auprès des autorités djiboutiens pour le libérer ou nous assurer que JPNA n’est pas torturé,,qu’il reçoit le soin nécessaire pour sa diabète. Autoriser que sa famille et son avocat aient accès à lui pour qu’ils nous en rendent compte de sa condition de détention.

Enfin, Il faut qu’IOG sache que le peuple est dans la rue et en est conscient que ses jours sont comptés, tic – tac, tic – tac, que nous nous trouvons aux portes d’un changement politique.

HAMADOU ALI BEN ALI
REPRESENTANT DU PDD EN EUROPE