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11/02/11 (B590-B) « Paulette, fais les valises !  » La démission de Moubarak, un nouveau coup dur pour Guelleh ? En tout cas c’est certainement un signe qui va encourager le peuple djiboutien à briser ses chaînes. Moubarak a-t-il montré à Guelleh la route à suivre, et sans trop tarder, car après il sera peut-être trop tard ? Les rêves de troisième mandat semblent désormais bien compromis !

Moubarak démissionne et confie la direction du pays à l’armée (Reuters)

Edmund Blair, Guy Kerivel pour le service français

Le vice-président égyptien Omar Souleimane a annoncé vendredi à la télévision la démission du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans.

Le raïs "a décidé de renoncer à ses fonctions de président de la République", a dit Souleimane, et a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques "dans les circonstances difficiles que traverse le pays".

11/02/11 (B590-B) A lire sur LOI cette semaine ….

________________________ Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1302 – 11/02/2011
IOG se crispe redoutant un scénario à la Moubarak
A deux mois du scrutin présidentiel du 8 avril, le président Ismaël Omar Guelleh (IOG) est en proie à une contestation de rue grandissante dont le point culminant pourrait être la manifestation à l’appel de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD, coalition d’opposition), le 18 février. (…).

10/02/11 (B590-B) ARD : Communiqué / Communiqué de l’ARD : la terreur politique s’amplifie à Djibouti

Alliance Républicaine pour le Développement (ARD)

Djibouti, le 9 février 2011

Communiqué : la terreur politique s’amplifie

Le candidat illégal, violeur des accords de paix et de la constitution nationale panique au lendemain de l’annonce des manifestations massives contre son troisième mandat illégal.

Le despote corrompu qui se prévalait récemment encore d’un soutien populaire indu n’a pas hésité à jeter en prison des cadres, militants et dirigeants de l’UAD mais également le président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme, Jean-Paul Noël ABDI, arrêté et placé sous mandat de dépôt à la sinistre prison de Gabode ce soir.

L’Alliance Républicaine pour le Développement condamne vigoureusement l’hystérie répressive ambiante et demande aux autorités djiboutiennes de libérer sans délai le président de la LDDH Jean-Paul Noël ABDI, tous les démocrates opposants membres de l’UAD, ainsi que les étudiants et lycéens injustement incarcérés dans les multiples geôles de la capitale.

La paix sociale sans laquelle il n’y aura ni élections ni développement reste à ce prix.

Le président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

10/02/11 (B590-B) ARD : Communiqué de l’ARD du 8 février : une dictature répugnante et aux abois !

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT (ARD)

Djibouti, le 8 février 2011

Une dictature répugnante et aux abois !

A l’approche de la manifestation du 18 février, le régime répressif et rétrograde d’ISMAEL OMAR GUELLEH vient de déclencher une vaine campagne d’intimidation à l’encontre des démocrates djiboutiens. Arrestations arbitraires, violations de domiciles privés, détentions au secret et perquisitions sans mandat se multiplient.

Des cadres, dirigeants et militants de l’UAD parmi lesquels Farah Abadid Hildid défenseur des droits de l’homme et opposant, Houssein Robleh Dabar, ainsi que le syndicaliste et dirigeant Abdillahi Aden Ali dit corbeau sont détenus depuis quelques jours dans les sinistres geôles provisoires de la capitale.

L’objectif du pouvoir moribond du RPP est clair : étouffer toute contestation pacifique du projet de troisième mandat illégal du despote local, élève modèle du dictateur tunisien déchu BEN ALI.

Profondément attachée à la démocratie et à la paix civile, l’alliance républicaine pour le développement condamne les arrestations arbitraires et l’actuel climat de terreur politique.

– Exige par conséquent la libération immédiate et inconditionnelle de tous les démocrates injustement incarcérés, –

– demande la fin des intimidations et répressions politiques vouées à l’échec,

– lance un appel à la communauté nationale et internationale pour condamner les dérives liberticides d’un pouvoir illégitime et fossoyeur de paix civile.

AHMED YOUSSOUF HOUMED
Président de l’ARD

10/02/11 (B590-B) Comité pour la Démocratie à Djibouti – Communiqué de lancement du Collectif.

Collectif pour
la Démocratie à Djibouti

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) est créé en France les 1er et 4 février 2011 à l’initiative des organisations et personnalités politiques, des associations humanitaires, des animateurs de sites internet et de blogs, ainsi que des leaders d’opinion dont l’engagement est de notoriété publique.

Les membres du Collectif pour la Démocratie et à Djibouti ?
Les structures associatives qui sont animées par les valeurs de démocratie et de droits de l’homme ainsi que les personnalités politiques connues pour leur probité et l’amour du bien public, ont vocation à rejoindre le Collectif.

Objectifs du Collectif
Conscient que le déficit démocratique et l’entrave aux libertés fondamentales constituent une bombe à retardement qui risque de conduire notre pays dans une seconde guerre civile dont il ne se relèvera pas, le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) se donne pour objectifs de :

– dénoncer le caractère anticonstitutionnel de la candidature du président sortant, Ismail Omar Guelleh, pour un 3ème mandat présidentiel ;

– exiger la transition démocratique et pacifique pour l’année 2011 ;

– relayer les manifestations populaires et les appel à l’insurrection populaire lancée par l’opposition démocratique à Djibouti ;

Le collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) ne reconnaît pas le viol constitutionnel survenu au mois d’avril 2010 et juge non non avenues les élections présidentielles prévues.

La république de Djibouti : l’Etat le plus répressif du continent africain
La république de Djibouti est un petit Etat de 23.000km² et de 800.000 habitants, évoluant depuis trente trois ans sous un régime autoritaire. A l’échelle du continent, elle a la triste réputation d’être l’Etat le plus répressif en matière de libertés publiques et le plus fermé en matières de droits politiques.
Il n’y a pas de presse libre dans le pays.
Les trois médias nationaux (journal La Nation, Radio et Télévision de Djibouti) diffusent exclusivement les propagandes officielles. L’opposition démocratique n’a jamais eu de représentant au parlement national. Le multipartisme adopté par décret présidentiel en 2002 s’avère une coquille vide. Aussi la majorité présidentielle, en particulier le parti-Etat, RPP (Rassemblement populaire pour le progrès) exercent-elle un monopole absolu sur la vie politique, dans un climat de corruption généralisée de la fonction publique.

Les Trois quarts de la population (75%) sous le seuil de pauvreté relative
Les frustrations économiques et sociales frappent sans distinction toutes les communautés nationales : afar, arabe, gadaboursi, issa et issaq.

Depuis 2006, alors que la croissance économique annuelle se situe autour de 5% et que Le PIB par tête d’habitant s’élève à 980 dollars, équivalent à celui d’un pays comme l’Ukraine, la pauvreté extrême ne recule pas. Les performances économiques, réalisées grâce aux investissements directs étrangers improductifs, aux secteurs de services et de la construction, n’induisent aucune retombée sociale. Un chômage généralisé affecte 75% de la population active, et presque 90% des jeunes de moins de 25 ans.

Malgré leur caractère accablant, ces chiffres ne traduisent que partiellement la désespérance d’une jeunesse livrée à elle-même, privée d’avenir et, de ce fait, prête à toutes les outrances.

Estimés à plusieurs centaines de millions de dollars, la rente stratégique payée par les bases militaires étrangères (américaine, française et japonaise) et les dons financiers fournis par les partenaires extérieurs, sont dilapidés et/ou accumulés sur des comptes bancaires privés par le chef de l’Etat et sa famille.

Les services publics (éducation et santé en particulier), gangrenés par la corruption et le tribalisme, ne sont plus en mesure de remplir leurs fonctions. Le secteur privé subit les contrecoups de la mal-gouvernance et les ministres et hauts fonctionnaires se livrent au vu et au su de toute le monde à des « activités économiques illicites ».

Le régime djiboutien à l’origine de l’insécurité
D’après Amnesty International et la FIDH, par son refus d’ouverture politique, c’est le régime djiboutien qui entretient dans le pays un état d’insécurité permanente. Les traumatismes de la guerre civile de 1990-1994, ayant provoqué la mort de plus de 3 000 personnes, n’ont pas été surmontés.

La forte dualité ethnique du pays (Afars et Somalis), instrumentalisée par les autorités djiboutiennes, fait planer sur le pays les risques d’une tragédie à la Somalienne ou à la Rwandaise. En l’absence de libertés et d’alternance politique depuis trente-trois ans, l’appel à la lutte arme exerce une grande fascination sur une jeunesse désœuvrée qui estime que, dans l’état actuel des choses, elle n’a aucune perspective d’avenir. Apparemment, les périls collectifs et les conséquences d’une guerre civile sont dangereusement sousestimés.

Ajoutant une provocation à la crise, le 19 avril 2010, alors qu’il a déjà présidé le destin du pays depuis douze ans (1999-2011), le président sortant, Ismail Omar Guelleh, a révisé la Constitution nationale en vue de briguer un 3ème présidentiel.

Fait à Reims (France), le 09 février 2011

Signé au nom du Collectif pour la Démocratie à Djibouti:
Ali Coubba
(responsable de la Coordination)
Jean-Loup Schaal
(Responsable de la communication)

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Les membres fondateurs du Collectif sont (par ordre alphabétique):

1. ARDHD Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti , France, Jean-Loup Schaal)

2. Djiboutii.net (Blog canadien)

3. Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP, Belgique, président : Djilani Ibrahim)

4. Kulanbaded (blog de M. Hassan A. Aden, Ottawa Canada)

5. GED (Gouvernement en exil), Belgique, parti politique : MM. Ali Iftin et Mohamed Alhoumekani

6. Mouvement des Républicains solidaires (parti politique, France, Président : M Alexis Mohamed)

7. Le blog d’Abdoulkader (Canada, responsable d’une association canadienne)

8. La Gazette de Djibouti (Blog djiboutien, M. Bahdon)

9. Uguta-Toosa (parti politique, France, président : M. Ali Coubba)

La mission de coordination est confiée à Monsieur Ali Coubba,(Président du parti politique UGUTA-TOOSA )
41 rue de Neufchâtel, 51 100 Reims – France

qui sera assisté par Jean-Loup Schaal (Président de l’ARDHD).

10/02/11 (B590-B) Communiqué de (l’UMP) l’UMD (erreur matérielle rectifiée le 11/02 – avec nos excuses) pour confirmer son soutien et sa participation à la manifestation de l’UAD, le 18 février à Djibouti. (Info envoyé par le PDD)

UNION DES MOUVEMENTS DEMOCRATIQUES (UMD)
(PDD, PND)

Djibouti, le 10 Février 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

L’Union des Mouvements démocratiques (UMD) va participer à la manifestation contre la dictature et le 3ème mandat, organisée par la coalition UAD (Union pour l’Alternance Démocratique), le vendredi 18 Février 2011 à l’avenue Nacer, à partir de 14 heures.

L’UMD demande à ses militants et sympathisants de venir massivement y participer.

Mohamed Daoud Chehem
Président du PDD

Aden Robleh Awaleh
Président du PND

10/02/11 (B590-B) Flash Info : Al Jazeera « persona non grata » à Djibouti – Décidément le dictateur applique les 5 règles de base d’une bonne dictature, telles que nous les avions diffusées il y a quelques jours en reprenant un article humoristique publié par Leposte.fr.(ARDHD)

___ Retrouver l’article sur les 5 règles de base du parfait dictateur :
Lien avec notre article, extait sur site Lepost.fr), que nous vous rappelons pour mémoire : « Censurer la Presse Locale et Internationale », « Couper les Communications Cellulaires », « Imposer un Couvre Feu », « Censurer la toile et les Réseaux Sociaux », et « Avoir la confiance de l’armée ».

_________________________ AlJazeera refoulé par deux fois !!

On vient de nous informer qu’une équipe d’AlJazeera a été interdit de pénétrer sur le territoire djibotuien à deux reprises : une première fois à l’aéroport de Djibouti et une deuxième fois au poste frontière de Loyada.

Guelleh applique la première règle : censurer la presse locale (déjà fait depuis longtemps, puisqu’il n’y en a plus) et la presse internationale (ce refoulement d’une équipe d’AlJazeera le confirme…)

Et la presse française ? Pas besoin de la refouler !
Il est probable que le représentant local de l’AFP tienne bien les choses en main, pour éviter que les atrocités commises par le régime et les atteintes aux droits de l’homme ne s’ébruitent.

Pas de grande inquiétude à avoir de toutes les façons ! La presse française dans son ensemble (à quelques exceptions près que nous saluons : Libération, !Nouvel Obs et France 24, entre autres) s’auto-censure. Elle ne diffuse aucune information sur la situation alarmante et probablement « pré-explosive » sur le terrain. Pas de bruit, pas de problème

Et pourtant ce n’est pas faute d’envoyer régulièrement des informations, de la part de l’ARDHD, du GED et certainement d’autres mouvements.

La Loi du Silence médiatique s’applique pour Djibouti.

On ne peut pas s’empêcher de penser qu’il y pourrait y avoir des instructions ou des pressions « amicales » qui seraient exercées par les plus hauts niveaux du régime français …. (A suivre)

10/02/11 (B590-B) Jean-Paul Noel Abdi a donc encore une fois été arreté et on l’accuse d’être à l’origine des manfestations contre le 3ème mandat du président IOG . (Laurence Dawidowicz de Survie)

Mais quelle est donc la logique de ces gens, de cet état policier ?

La FIDH a lancé immédiatement un appel international, ses militants partout dans le monde sont informés, invités à écrire aux autorités, l’Organisation Mondiale contre la Torture se mobilise, partout les militants des associations partenaires vont relayer cette image déplorable du régime !!!!

Hors Jean-Paul n’est pas seul, il n’est que le porte-voix des courageux dénonciateurs des exactions du régime d’IOG, ses compagnons vont continuer à envoyer des informations, j’en suis sure. Et pour ce qui est des manifestations populaires, elles vont se poursuivre, elles sont le fruit d’une mobilisation large, dans tout le pays et d’une volonté profonde de changement, d’accession à la démocratie et de retrouver les libertés confisquées.

Seul un dictateur peut imaginer que l’arrestation d’un homme peut y mettre fin….Quelle bétise !!!!!!!

Je souhaite de tout coeur que Jean-Paul ne devienne pas le martyre de la cause de la démocratie à Djibouti, car on sait trop bien que les dates d’entrée à Gabode sont plus faciles à connaitre que les dates de sortie ….

A très vite pour fêter sa libération !