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11/02/11 (B590-B) Selon une information attribuée à l’Expansion sur le site Yahoo.fr, le Conseil fédéral suisse a déjà bloqué les éventuels fonds d’Hosni Moubarak et de son entourage.

__________________________ Extrait de l’Expansion

Le président égyptien vient de quitter un pays en pleine révolution. La question de l’avenir de son immense fortune ne manquera pas d’être évoquée. Le point sur ce qu’on sait déjà.

Un montant en débat

Selon les informations parues la semaine dernière dans le Guardian, et ABC News, qui se basaient sur l’analyse d’experts du Moyen-Orient, la fortune des Moubarak pourrait atteindre 30 à 70 milliards de dollars, ce qui ferait du président Egyptien l’un des hommes les plus riches de la planète.

Il y a un an le journal arabophone Al Khabar, qui se fondait sur la fourchette la plus basse, estimait que la fortune de Moubarak se répartissait comme suit : Hosni Moubarak : 15 milliards de dollars, son épouse Suzanne : 1 milliard, leur second fils Gamal : 17 milliards et leur fils aîné Alaa : 8 milliards.

Selon le quotidien, une bonne partie de la fortune des Moubarak serait déposée dans des banques ou investie dans de l’immobilier. En plus de sa richesse en Egypte, le président et sa famille posséderaient des propriétés en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse, en Allemagne, en Espagne, à Dubaï et d’importants complexes hôteliers sur les côtes de la mer Rouge.

11/02/11 (B590-B) Uguta-Toosa / Communiqué de son Président Ali Coubba pour dénoncer l’arrestation et l’incarcération de Jean-Paul Noël Abdi. "Etouffer la voix de jean-Paul NOEL ABDI n’arrêta pas la contestation, bien au contraire…"

A la veille de l’appel à la " manifestation continue" lancé par l’UAD pour le 18 février 2011, la dictature tente d’étouffer dans l’oeuf cette initiative qui a l’appui de toutes les sensibilités de l’opposition djiboutienne.

Il tente de faire avorter le soulèvement populaire en emprisonnant à tour de bras les membres de l’opposition. L’arrestation arbitraire du président (Jean-Paul NOEL ABDI) de la seule organisation humanitaire non affiliée au pouvoir (LDDHD), entre dans une stratégie désespérée et suicidaire. A l’approche d’une élection électorale périlleuse, de tels agissements (arrestation arbitraire, privation des libertés publiques, etc.) témoignent bien du caractère dangereux d’un régime aux abois.

Loin de nous décourager, cette violence arbitraire doit nous permettre de resserrer nos rangs et de coordonner nos actions de contestation entre l’opposition de l’intérieur et celle de l’extérieur. Ces arrestations arbitraires peuvent être une diversion pour nous dévier de notre principale action : exiger le départ d’Ismail Omar et la fin du système RPP.

L’arrestation d’un combattant de la liberté comme NOEL ABDI nous montre l’impérieux devoir que nous avons à faire plus et à ne pas céder aux gesticulations d’un dictateur qui joue avec le feu. Et quelque part aussi avec notre patience.

Dorénavant, l’action de contestation doit primer sur tout autre considération.

L’opposition doit être unie. Le peuple ne doit plus quitter le devant de la scène. Après du 18 février, ne donnons aucun répit au dictateur djiboutien. Uguta-Toosa et le Collectif pour la Démocratie à Djibouti ont fait des déclarations de foi sans ce sens.

A la place d’élections présidentielles prévues pour le 10 avril, le peuple djiboutien doit militer :
– pour le départ immédiat d’Ismail Omar Guelleh qui est devenue une meancé pour l’unité nationale ;
– la transition démocratique immédiate.

Ismail Omar Gulleh est fini. Son régime vacille. S’il n’engage pas le pays, pendant qu’il en a encore le pouvoir, dans un processus de démocratisation négocié et pacifique, il va entraîner avec lui toute sa clique. Soyez en sûrs, nous ne pleurerons pas sur les dépouilles du RPP et de l’UMP.

Si Ismail Omar Guelleh tue des manifestants pacifiques, il sera poursuivi en tant que responsable d’homicides volontaires et de crimes contre la nation djiboutienne.

Ce n’est pas une "affaire Borrel" dont il devra répondre mais "800.000 affaires Borrel" !

M. Ali Coubba
Président d’Uguta-Toosa

10/02/11 (B590-B) OMCT / FIDH /Observatoire pour la protection des Défenseurs des Droits de l’Homme. Nouveau communiqué ce soir, à propos de l’arrestation et de l’incarcération de Jean-Paul Noël Abdi, de Farah Abadid Heldid et de plusieurs militants de l’UAD.

Nouvelles informations
DJI 001 / 0211 / OBS 016.1
Détention arbitraire / Harcèlement judiciaire Djibouti

Le 10 février 2011

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a reçu de nouvelles informations et vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Djibouti.

Nouvelles informations :

L’Observatoire a été informé de la poursuite de la détention de M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), et de l’existence de charges à son encontre.

Selon les informations reçues, le 9 février 2011 vers 17 heures, M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Heldid, membre de la LDDH arrêté le 5 février 2011, ont été déferrés devant le parquet de Djibouti, et accusés de "participation à un mouvement insurrectionnel" sur la base des articles 145 et 146.4 du Code pénal djiboutien. Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt, et restent actuellement détenus à la prison de Gabode. Ils encourent jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et une amende de 7 000 000 Francs djiboutiens.

L’Observatoire craint que ces accusations aient été portées contre ces derniers pour leur prétendu soutien au "mouvement" des étudiants et lycéens qui manifestent depuis plusieurs jours dans les rues de Djibouti – sévèrement réprimé. Plusieurs dizaines de lycéens, étudiants et membres de l’opposition demeurent toujours détenus de façon arbitraire à la prison de Gabode et au centre de rétention de Nagad (cf. rappel des faits). M. Jean-Paul Noël Abdi a en réalité dénoncé la répression par les autorités de Djibouti de ces manifestations des étudiants et l’arrestation arbitraire de M. Farah Abadid Heldid.

L’Observatoire demande par conséquent la libération immédiate et inconditionnelle de M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Heldid, ainsi que l’abandon des poursuites fallacieuses à leur encontre.

L’Observatoire souligne par ailleurs que ces poursuites interviennent dans un contexte pré-électoral tendu en vue de la prochaine élection présidentielle prévue pour le 8 avril et marqué par les manipulations de la Constitution, qui permettraient au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Dans ce contexte, l’Observatoire craint un accroissement du musellement des voix dissidentes.

Rappel des faits :

Le 9 février 2011 au matin, M. Jean-Paul Noël Abdi a été arrêté par des éléments de la Gendarmerie nationale et conduit dans les locaux de la Direction de la Gendarmerie nationale située à Djibouti-ville dans le lieu dit de "La Fiche".

L’Observatoire rappelle que ce dernier a fait l’objet de multiples arrestations ces dernières années, et qu’une procédure judiciaire à son encontre est toujours pendante[1].

Actions requises :

L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de leur demander de :

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Heldid, et de tous les défenseurs des droits de l’Homme djiboutiens ;

ii. Libérer de manière immédiate et inconditionnelle M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Heldid, en ce que son arrestation et sa détention ne semblent viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ;

iii. Procéder à l’abandon des charges à leur encontre en ce qu’elles ne visent manifestement qu’à sanctionner leurs activités de défense des droits de l’Homme ;

iv. Mettre un terme à toute forme de harcèlement à leur encontre, ainsi qu’à celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent exercer leur profession et mener leur activité de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

v. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à son :

– article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international”

– article 6(b), qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales”

– article 12.2, qui dispose que “l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la […] Déclaration ” ;

vi. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.

Adresses :

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01.

· Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 54 20

· Monsieur Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 35 69 90. Email : likmik@caramail.com.

· Monsieur Ali Hassan Bahdon, Ministère de l’Equipement et des Transports, Boulevard Maréchal Joffre, BP 2501, Tel: (253) 35 7913 / Fax: (253) 35 59 79.

· Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Fax : + 41 22 749 10 91. Email : mission.djibouti@djibouti.ch

· Ambassade de Djibouti à Bruxelles, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Tel : + 32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Paris-Genève, le 10 février 2011

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
· E-mail : Appeals@fidh-omct.org
· Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80
· Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29

10/02/11 (B590-B) Point de vue – La recolonisation de la République de Djibouti par les occidentaux (AJD – Association de la Jeunesse djiboutienne)

La recolonisation de la république de Djibouti par les grandes puissances (USA, France, L Allemagne, Japonais etc.) se fait en douceur et de manières intelligentes.

Les occidentaux ont placé à la tête de ce pays, une marionnette IOG, qui sert leurs intérêts, qui sont de différentes formes :
– lutte contre le terrorisme
– une position géo stratégique (Somalie, Soudan, Kenya, Ethiopie)
– spoliation de la richesse

En tant que Association des jeunes Djiboutiens, nous sommes convaincus que ce seraient les occidentaux, avec leur argent qu’il alloue à IOG, environ 200 millions de dollars au titre des loyers qui seraient versés au République de Djibouti, avec leur soutien militaire qu’il apporte auprès des services de répression (Garde républicaine, police, militaire) avec leur silence qu’il observe sur la répression policière de IOG qui tue et qui opprime la population Djiboutienne.

Comment se fait-t-il que ces pays qui se prétendent être des démocrates, soucieux du respect du droit de l’homme ,sous leurs yeux, IOG avec aisance jette en prison les principaux dirigeants des partis d’opposition et de surcroit Noel Abdi, défenseur de droit de l’homme à Djibouti.

S’ils ne veulent pas apporter leur caution à la répression de IOG qu’ils quittent le pays et laissent entre les Djiboutiens régler leur problème.
Sinon ce sont eux qui nous oppriment et qui sont complices de la répression policière de IOG

Nous lançons un appel au peuple occidental, garant de la démocratie occidentale (Congrès américains, Assemblée nationale française …) pour dissuader ses dirigeants corrompus de soutenir IOG le plus grand despote que le monde n ai jamais connu.

Une phrase de Martin Luther King.
"The ultime tragedy is not the cruel oppression by the bad person but the silent over that by the good person "

10/02/11 (B590-B) UDDESC – Communiqué de soutien à Jean-Paul Noël Abdi, pour dénoncer son arrestation et sa mise en dépôt à Gabode.

COMMUNIQUE

Nous avions appris le mercredi 09 février 2011 l’arrestation du doyen des défenseurs des droits humaines à Djibouti, en l’occurrence monsieur Jean Paul Abdi Noël, président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humaines.

Il fut arrêté à son domicile vers 14h par la gendarmerie et conduit à la brigade nord de la capitale. Comme à l’accoutumé, après avoir subi une batterie d’interrogatoire préparée sous les ordres de Ismaël Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, les hommes en uniformes l’ont traduit devant l’appareil judiciaire au environ de 17 h.

Les jugements et les décisions de la justice étant dictés par la haute magistrature du pays, ils reçoivent à 22 h l’ordre de placer monsieur Jean Paul Abdi Noël à la prison centrale de Djibouti, Gabode, sous un mandat de dépôt.

La seule et unique accusation avancée par l’appareil judiciaire, pour l’instant, est instigateur des manifestations populaires contre le régime qui ont lieu ses derniers temps à Djibouti. Un proverbe somalien dit: « Niin la doni dudo kuma jiro », ce qui signifie en française (on invente du tort à celui qu’on veut se débarrasser).

L’UDDESC recommande à Ismaël Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, la libération immédiate et sans condition messieurs Jean Paul Abdi Noël, Farah Abadid et tout autre personne détenu arbitrairement dont leur seule faute est d’avoir œuvrer pour la promotion des droits de l’homme et la démocratie.

D’autre part, l’UDDESC rappelle que tout individu qui porte et portera atteinte à l’intégrité physique et morale ainsi qu’aux biens et droits des djiboutiens en général et des défenseurs des droits humains en particuliers seront notés dans la liste des hommes de la terreur.

Vive la république de Djibouti !
Vive l’état de droit !

Secrétaire général de l’UDDESC
Hassan Cher Hared

10/02/11 (B590-B) ARD : Communiqué / Communiqué de l’ARD : la terreur politique s’amplifie à Djibouti

Alliance Républicaine pour le Développement (ARD)

Djibouti, le 9 février 2011

Communiqué : la terreur politique s’amplifie

Le candidat illégal, violeur des accords de paix et de la constitution nationale panique au lendemain de l’annonce des manifestations massives contre son troisième mandat illégal.

Le despote corrompu qui se prévalait récemment encore d’un soutien populaire indu n’a pas hésité à jeter en prison des cadres, militants et dirigeants de l’UAD mais également le président de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme, Jean-Paul Noël ABDI, arrêté et placé sous mandat de dépôt à la sinistre prison de Gabode ce soir.

L’Alliance Républicaine pour le Développement condamne vigoureusement l’hystérie répressive ambiante et demande aux autorités djiboutiennes de libérer sans délai le président de la LDDH Jean-Paul Noël ABDI, tous les démocrates opposants membres de l’UAD, ainsi que les étudiants et lycéens injustement incarcérés dans les multiples geôles de la capitale.

La paix sociale sans laquelle il n’y aura ni élections ni développement reste à ce prix.

Le président de l’ARD
Ahmed Youssouf Houmed

10/02/11 (B590-B) ARD : Communiqué de l’ARD du 8 février : une dictature répugnante et aux abois !

ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT (ARD)

Djibouti, le 8 février 2011

Une dictature répugnante et aux abois !

A l’approche de la manifestation du 18 février, le régime répressif et rétrograde d’ISMAEL OMAR GUELLEH vient de déclencher une vaine campagne d’intimidation à l’encontre des démocrates djiboutiens. Arrestations arbitraires, violations de domiciles privés, détentions au secret et perquisitions sans mandat se multiplient.

Des cadres, dirigeants et militants de l’UAD parmi lesquels Farah Abadid Hildid défenseur des droits de l’homme et opposant, Houssein Robleh Dabar, ainsi que le syndicaliste et dirigeant Abdillahi Aden Ali dit corbeau sont détenus depuis quelques jours dans les sinistres geôles provisoires de la capitale.

L’objectif du pouvoir moribond du RPP est clair : étouffer toute contestation pacifique du projet de troisième mandat illégal du despote local, élève modèle du dictateur tunisien déchu BEN ALI.

Profondément attachée à la démocratie et à la paix civile, l’alliance républicaine pour le développement condamne les arrestations arbitraires et l’actuel climat de terreur politique.

– Exige par conséquent la libération immédiate et inconditionnelle de tous les démocrates injustement incarcérés, –

– demande la fin des intimidations et répressions politiques vouées à l’échec,

– lance un appel à la communauté nationale et internationale pour condamner les dérives liberticides d’un pouvoir illégitime et fossoyeur de paix civile.

AHMED YOUSSOUF HOUMED
Président de l’ARD

10/02/11 (B590-B) Comité pour la Démocratie à Djibouti – Communiqué de lancement du Collectif.

Collectif pour
la Démocratie à Djibouti

Le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) est créé en France les 1er et 4 février 2011 à l’initiative des organisations et personnalités politiques, des associations humanitaires, des animateurs de sites internet et de blogs, ainsi que des leaders d’opinion dont l’engagement est de notoriété publique.

Les membres du Collectif pour la Démocratie et à Djibouti ?
Les structures associatives qui sont animées par les valeurs de démocratie et de droits de l’homme ainsi que les personnalités politiques connues pour leur probité et l’amour du bien public, ont vocation à rejoindre le Collectif.

Objectifs du Collectif
Conscient que le déficit démocratique et l’entrave aux libertés fondamentales constituent une bombe à retardement qui risque de conduire notre pays dans une seconde guerre civile dont il ne se relèvera pas, le Collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) se donne pour objectifs de :

– dénoncer le caractère anticonstitutionnel de la candidature du président sortant, Ismail Omar Guelleh, pour un 3ème mandat présidentiel ;

– exiger la transition démocratique et pacifique pour l’année 2011 ;

– relayer les manifestations populaires et les appel à l’insurrection populaire lancée par l’opposition démocratique à Djibouti ;

Le collectif pour la Démocratie à Djibouti (CoDeD) ne reconnaît pas le viol constitutionnel survenu au mois d’avril 2010 et juge non non avenues les élections présidentielles prévues.

La république de Djibouti : l’Etat le plus répressif du continent africain
La république de Djibouti est un petit Etat de 23.000km² et de 800.000 habitants, évoluant depuis trente trois ans sous un régime autoritaire. A l’échelle du continent, elle a la triste réputation d’être l’Etat le plus répressif en matière de libertés publiques et le plus fermé en matières de droits politiques.
Il n’y a pas de presse libre dans le pays.
Les trois médias nationaux (journal La Nation, Radio et Télévision de Djibouti) diffusent exclusivement les propagandes officielles. L’opposition démocratique n’a jamais eu de représentant au parlement national. Le multipartisme adopté par décret présidentiel en 2002 s’avère une coquille vide. Aussi la majorité présidentielle, en particulier le parti-Etat, RPP (Rassemblement populaire pour le progrès) exercent-elle un monopole absolu sur la vie politique, dans un climat de corruption généralisée de la fonction publique.

Les Trois quarts de la population (75%) sous le seuil de pauvreté relative
Les frustrations économiques et sociales frappent sans distinction toutes les communautés nationales : afar, arabe, gadaboursi, issa et issaq.

Depuis 2006, alors que la croissance économique annuelle se situe autour de 5% et que Le PIB par tête d’habitant s’élève à 980 dollars, équivalent à celui d’un pays comme l’Ukraine, la pauvreté extrême ne recule pas. Les performances économiques, réalisées grâce aux investissements directs étrangers improductifs, aux secteurs de services et de la construction, n’induisent aucune retombée sociale. Un chômage généralisé affecte 75% de la population active, et presque 90% des jeunes de moins de 25 ans.

Malgré leur caractère accablant, ces chiffres ne traduisent que partiellement la désespérance d’une jeunesse livrée à elle-même, privée d’avenir et, de ce fait, prête à toutes les outrances.

Estimés à plusieurs centaines de millions de dollars, la rente stratégique payée par les bases militaires étrangères (américaine, française et japonaise) et les dons financiers fournis par les partenaires extérieurs, sont dilapidés et/ou accumulés sur des comptes bancaires privés par le chef de l’Etat et sa famille.

Les services publics (éducation et santé en particulier), gangrenés par la corruption et le tribalisme, ne sont plus en mesure de remplir leurs fonctions. Le secteur privé subit les contrecoups de la mal-gouvernance et les ministres et hauts fonctionnaires se livrent au vu et au su de toute le monde à des « activités économiques illicites ».

Le régime djiboutien à l’origine de l’insécurité
D’après Amnesty International et la FIDH, par son refus d’ouverture politique, c’est le régime djiboutien qui entretient dans le pays un état d’insécurité permanente. Les traumatismes de la guerre civile de 1990-1994, ayant provoqué la mort de plus de 3 000 personnes, n’ont pas été surmontés.

La forte dualité ethnique du pays (Afars et Somalis), instrumentalisée par les autorités djiboutiennes, fait planer sur le pays les risques d’une tragédie à la Somalienne ou à la Rwandaise. En l’absence de libertés et d’alternance politique depuis trente-trois ans, l’appel à la lutte arme exerce une grande fascination sur une jeunesse désœuvrée qui estime que, dans l’état actuel des choses, elle n’a aucune perspective d’avenir. Apparemment, les périls collectifs et les conséquences d’une guerre civile sont dangereusement sousestimés.

Ajoutant une provocation à la crise, le 19 avril 2010, alors qu’il a déjà présidé le destin du pays depuis douze ans (1999-2011), le président sortant, Ismail Omar Guelleh, a révisé la Constitution nationale en vue de briguer un 3ème présidentiel.

Fait à Reims (France), le 09 février 2011

Signé au nom du Collectif pour la Démocratie à Djibouti:
Ali Coubba
(responsable de la Coordination)
Jean-Loup Schaal
(Responsable de la communication)

________________________________

Les membres fondateurs du Collectif sont (par ordre alphabétique):

1. ARDHD Association pour le Respect des Droits de l’homme à Djibouti , France, Jean-Loup Schaal)

2. Djiboutii.net (Blog canadien)

3. Forum pour la Démocratie et la Paix (FDP, Belgique, président : Djilani Ibrahim)

4. Kulanbaded (blog de M. Hassan A. Aden, Ottawa Canada)

5. GED (Gouvernement en exil), Belgique, parti politique : MM. Ali Iftin et Mohamed Alhoumekani

6. Mouvement des Républicains solidaires (parti politique, France, Président : M Alexis Mohamed)

7. Le blog d’Abdoulkader (Canada, responsable d’une association canadienne)

8. La Gazette de Djibouti (Blog djiboutien, M. Bahdon)

9. Uguta-Toosa (parti politique, France, président : M. Ali Coubba)

La mission de coordination est confiée à Monsieur Ali Coubba,(Président du parti politique UGUTA-TOOSA )
41 rue de Neufchâtel, 51 100 Reims – France

qui sera assisté par Jean-Loup Schaal (Président de l’ARDHD).