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31/12/2015 (Brève 591) L’équipe de l’ARDHD présente tous ses voeux à ses lectrices et lecteurs, à toutes les Djiboutiennes et Djiboutiens et elle formule des espoirs pour toutes celles et tous ceux qui souffrent au pays ou en Ethiopie en tant que réfugiés oubliés par la communauté internationale

A l’occasion du passage en 2016, l’équipe de l’ARDHD adresse tous ses voeux et un message d’espoir à toutes celles et tous ceux qui souffrent à Djibouti (terreur et exactions policières, pauvreté, maladie, …). Elle pense plus particulièrement aux malheureuses familles réfugiées en Ethiopie et complètement oubliées par la Communauté internationale et plus spéficiquement par le HCR d’Addis Abeba qui semble « curieusement » répondre aux souhaits « vengeurs et inhumains » de Guelleh…

Mais il ne faut pas désespérer. Sur de nombreux plans : éducation, santé, pauvreté, libertés, démocratie, Djibouti semble avoir atteint le fond. L’espoir va venir avec une prise de conscience de l’obligation de mettre un terme au règne de Guelleh, de son épouse et de leurs obligés alimentaires. Le quatrième mandat n’est pas une fatalité …

Les responsables de l’opposition doivent s’unir et proposer au pays des hommes crédibles et une alternative politique construite et réaliste pour changer le gouvernement et renverser le régime impitoyable, sanguinaire et sans scrupule.

Chacun mesure le poids de la charge pour ces hommes de demain et l’importance du rôle qu’ils vont jouer dans les prochaines semaines. Nous leur adressons tous nos encouragements.

19/02/11 (B591-B) France-Info (samedi matin) – Point sur les manifestations dans le monde arabe et en particulier à Djibouti avec une interview de Mohamed Alhoumekani, qui s’exprime à propos de la situation au pays et de l’attitude des puissances étrangères.

1°) A écouter (WMA Windows Media Player)

2°) A télécharger (en MP3)

Lien de téléchargement

19/02/11 (B591-B) PDD – Communiqué de presse pour saluer la détermination des manifestants, pour dénoncer les arrestations de nombreux militants et pour soutenir les familles qui déplorent des victimes et des blessés en leur sein.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PDD

Nous, la direction du PDD, informons les grands de ce monde, particulièrement les autorités françaises et américaines qui jouent le rôle du portefeuille pour financer indirectement les basses manœuvres d’IOG et surtout qui le maintiennent illégalement au pouvoir que le président de notre parti , ALHADJ MOHAMED DAOUD CHEHEM est arrêté par la police politique ,hier soir ,en rentrant chez lui vers la fin de la manifestation avec une dizaine de personnes lui servant des gardes du corps.

A l’heure où nous écrivons ce communiqué nous ne savons pas ce qu’ils sont devenus. Sont-ils tous morts ou encore vivants ? C‘est la question qui nous préoccupe pour le moment en dehors de toutes autres considérations.

Nous tenons comme seul responsable IOG, de l’arrestation de notre président et de ses gardes du corps et donc comme le seul et unique coupable de ce qu’il leur arrivera aux yeux de tous nos militants et sympathisants.

Nous lançons un ultimatum à l’endroit d’IOG,dans son intérêt, il ferait mieux de libérer immédiatement et sans condition notre président et ses gardes du corps avant midi.. Ce délai passé, nous ne répondrons pas de nos actes et le sol de Djibouti sera imbibé du sang. Foi du PDD.

Par ailleurs ,ne laissons pas IOG,ses obligés et ses sbires avec leurs basses manœuvres de nous gâcher cette victoire contre la dictature que tout le peuple djiboutien dans son ensemble attendait de nous,et de cette manifestation pour libérer la liberté. Fêtons la comme il se doit. Le régime d’ IOG ne se tient qu’à un cheveux. Tic-Tac,Tic-Tac.

D’autre part, nous nous félicitons de l’énorme succès que fut la manifestation sans précédent. Nos remerciements vont à tous les djiboutiens qui ont entendu notre appel de participer à la manifestation. Nous présentons nos condoléances aux familles d’une dizaine des manifestants qui sont tombés sous les balles des sbires d’IOG et nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés par les tirs à balles réelles. Nous leur promettons que nous vaincrons cette dictature sans nom

Villeurbanne, le 19 /02/2011

HAMADOU ALI BEN ALI
Représentant du PDD en Europe..

19/02/11 (B591-B) Premier compte rendu et premières photos de la mobilisation du 18 février 2011 à Djibouti (Par l’ARD / Journal Réalités)

(Vous trouverez toutes les photos (en bonne définition) que l’ARD a mis à notre disposition
en cliquant sur le lien suivant)

Aujourd’hui 18 février 2011 une manifestation d’une ampleur jamais vue de mémoire de Djiboutien a éclaté dans la ville de Djibouti.

Une première foule de 20,000 manifestants s’est rassemblée vers 13 heures locales dans l’avenue Nasser en face du siège de l’UAD, Union pour l’alternance démocratique, la coalition de l’opposition djiboutienne, à l’appel de celle-ci.

La foule a dépassé la capacité de l’avenue Nasser et s’est déplacée tel un serpentin géant vers le grand terrain situé devant le stade Gouled appelé place de l’indépendance, rebaptisée aujourd’hui PLACE DE LA LIBERTE.

Le cortège s’est bien tenu et n’a pas débordé son cadre organisationnel conformément à l’esprit de l’action pacifique qui a prévalu à cette manifestation, comme s’y était engagée l’opposition.

Malgré un dispositif policier impressionnant qui a quadrillé la capitale et bloqué toutes les grandes artères de la ville, les militants et les sympathisants ont déferlé de tous les quartiers avec des banderoles et des pancartes faites maison.

Vers 15 h, environ 60.000 personnes avancent sur la route nationale dite Route d’Arta et commencent à tenir un sit-in devant le stade Hassan Gouled. Le parterre est alors noir de monde. Assis ou debout, les manifestants scandent « Ismaël Omar Guelleh dehors ! », « non au 3e mandat », « respect de la constitution bafouée ». Les dirigeants de l’UAD appelaient à un « soulèvement populaire pacifique ».

Un peu avant 16 heures, les manifestants réclament la libération des défenseurs des droits de l’homme et des opposants emprisonnés arbitrairement à la prison de Gabode. Ils sont regroupés sur la place rebaptisée PLACE DE LA LIBERTE à 1 km à vol d’oiseau du palais présidentiel.

A partir de 17 heures, les téléphones portables des opposants ne fonctionnent plus normalement, les appels opérés depuis leurs téléphones ne sont pas reçus à Djibouti et ne sortent pas vers l’étranger.

Tandis tous les téléphones de Djibouti ne peuvent plus appeler l’étranger, les appels vers l’international sont bloqués.

Dès lors, vers 18 heures, les forces de l’ordre ont commencé à charger les manifestants qui campaient déjà et on a déploré au moins une vingtaine de blessés. On témoigne aussi de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Les forces de l’ordre tentent de décourager les manifestants installés à même le sol ou sur les tapis où ils se préparent à s’installer pour y passer la nuit. Des heurs violents s’en sont suivis.

De nombreux jeunes manifestants ripostent et des affrontements avec la police se déroulent dans plusieurs rues et quartiers de la capitale. Des voitures incendiées étaient en flammes et les policiers tentaient d’interpeller les émeutiers en utilisant des matraques.

Quelque vingt personnes sont arrêtées et conduits au centre de transit de la police dit Nagad tandis que deux personnes arrêtées ont été conduites au bureau de la SDS (services des renseignements).

On déplorait enfin deux manifestants gravement blessés vers 19 heures locales.

Vers 20 heures locales on parle de balles réelles tirées sur les manifestants par les forces de l’ordre pour tenter de les déloger de la PLACE DE LA LIBERTE.

Nonobstant le refoulement des journalistes à l’aéroport de Djibouti, les journaux du monde n’ont pas manqué d’alerter sur la situation à Djibouti et de se faire l’écho du déroulement de la manifestation qui s’est emparée du pays.

Les différents articles sur le soulèvement de Djibouti sont les suivants avec les liens pour les consulter : Article de Figaro à 14h45, nouvel Article du Figaro 18h10, article de Nouvel obs, articles de Tv5 à 18h21, d’Alarabiya, Sify.com , Journal Le Point

19/02/11 (B591-B) Ria Novosti (Russie) La vague de protestations sociales atteint Djibouti (médias)

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans la ville de Djibouti pour réclamer la démission du président Ismail Omar Guelleh, ont rapporté les médias vendredi.

"Les citoyens veulent exprimer leur volonté de changer le gouvernement, qui est au pouvoir depuis 34 ans", a indiqué Abdourahman Boreh, le leader de l’opposition au régime djiboutien.

Cependant, "au vu des événements qui se sont déroulés en Egypte et en Tunisie, le président utilisera la violence pour disperser les manifestants", estime M. Boreh qui se trouve actuellement à Londres car il redoute que sa sécurité ne soit pas assurée en cas de retour à Djibouti.

Le président actuel, Ismail Omar Guelleh, descendant d’une famille qui est au pouvoir depuis plus de 30 ans exerce son second mandat consécutif. En 2010, il a amendé la Constitution pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels. Il pourra ainsi rester chef de l’Etat au cours d’un troisième mandat.

Mais si M. Guelleh n’avait de facto pas de rivaux lors des dernières élections présidentielles, il pourrait avoir pour rival Abdourahman Boreh lors du prochain scrutin présidentiel qui doit avoir lieu en avril prochain.

La première manifestation anti-gouvernementale s’est tenue dans la ville de Djibouti le 28 janvier. Selon les médias locaux, l’action a réuni de 2.000 à 3.000 manifestants.

Les actions de protestation en Djibouti s’inscrivent dans le sillage des troubles massifs qui secouent actuellement les pays de Proche-Orient et d’Afrique du Nord, notamment la Tunisie, l’Egypte, l’Algérie et le Yémen.

19/02/11 (B591-B) Amnesty International – Action urgente en faveur de Jean-Paul Noël Abdi. (En Anglais)

URGENT ACTION

HUMAN RIGHTS ACTIVIST ARRESTED IN DJIBOUTI

On 9 February, Jean-Paul Noёl Abdi, the president of the Djiboutian League of Human Rights (la Ligue djiboutienne des droits humains, LDDH), was arrested after he investigated and reported on arrests following recent student protests in the Republic of Djibouti, in the Horn of Africa.

The National Police arrested Jean-Paul Noёl Abdi on 9 February and he was taken to the police headquarters located in Djibouti City (Djibouti-Ville).

Later on the same afternoon, he was brought before the Prosecutor General (Procureur de le République) who charged him with participation in an insurrectional movement (“participation a un mouvement insurrectionel”) under articles 145 and 146.4 of the Penal Code. The charges carry a possible 15 year jail sentence and a fine of seven million Djiboutian francs (around 40,000 USD).

He was then transferred to Gabode Prison, Djibouti City.

On 5 and 6 February, Jean-Paul Noёl Abdi recorded and shared information about alleged arbitrary arrests following student protests in Djibouti City. He had also tried to visit the students in detention. Another Djiboutian human rights defender has also reported the arrest of at least seven opposition party members, from the Movement for Democratic Renewal and Development and the Union for Democracy and Justice.

Student protests took place on 5 February and were in response to a low pass rate this year and the quality of the education system. Local sources believe that the protests have become increasingly political. The international media has reported civil unrest and low-level violence, including rock throwing and looting.

Presidential elections are scheduled for April 2011. Opposition parties refused to take part in the 2005 and 2008 elections because their demands for changes in the electoral process were not met.

PLEASE WRITE IMMEDIATELY in French, English or your own language:

– expressing grave concern that human rights defender, Jean-Paul Noёl Abdi, has been detained on charges of participating in an insurrectional movement, apparently for investigating and reporting on arbitrary arrests following

– urging the authorities to release him immediately and unconditionally, as he is a prisoner of conscience, detained solely for exercising his right to freedom of expression;

– calling on the authorities to ensure that all Djiboutian human rights defenders can work freely and independently and with the full protection of the state.

PLEASE SEND APPEALS BEFORE 25 MARCH 2011 TO:

President of the Republic, Ismail Omar Guelleh, Palais Présidentiel BP 6 Djibouti Ville, République de Djibouti, Fax: 00 253 35 50 49,

Salutation: Your Excellency / Dear President

Minister of Justice, Mohamed Barkat Abdillahi, Ministre de la Justice, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti, Fax: 00 253 35 54 20

Salutation: Dear Minister

And copies to: Public Prosecutor, Maki Omar Abdoulkader, Fax: 00 253 35 69 90, Email: likmik@caramail.com.

Also send copies to diplomatic representatives accredited to your country. Please check with your section office if sending appeals after the above date.

18/02/11 (B591-B) Houssein Andoleh lance un appel dans une vidéo disponible sous YouTube pour la libération de Jean-Paul Noël Abdi et de tous les opposants incarcérés actuellement à Gabode.

Voila, la video de Houssein Andoleh, porte parole de la coalition pour le changement et le developpement, (CCD) demandant dans cette video, la liberation de Jean Paul Noel et les autres defenseurs des droits encourageant la jeunesse à manifester pour finalement mettre fin à ce monstre qui nous habite. C’est le debut d’une nouvelle ére, la renaissance d » une identité intrinsèque.

Comme les Egyptiens, Houssein demande à la dispora Djiboutienne partout de montrer leur solidarité avec leurs frères et soeurs dans ce mouvement, dans ce reveil de la nation pour reclamer justice et liberté,. Qu’Allah, le Souverain nous accompagne dans cette marche vers la dignité.

Pour Ottawa, rendez vous au Parlement le Samedi 19 Fevrier 2011, vers 13 heures, le temps est doux pour la rencontre de tous les fils et filles du pays dans un role de defenseur des droits et de batisseur de la nation, le role de toute diaspora, consciencieuse et responsable.

18/02/11 (B591-B) La Chronique du Sergent Ariko : tous les détails sur le plan de défense concoctté par Guelleh et ses officiers pour réprimer la manifestation, y compris par la force des armes. Guelleh se protège à Arta …

Depuis quelques semaines, on observe, dans le monde arabe, des événements nouveaux.

Des régimes, mis en place et soutenus par l’Occident pour barrer la route à l’intégrisme, ont été balayés par une jeunesse qui ne supportait plus leur autoritarisme.

Des régimes comme celui de la Tunisie et de l’Égypte, tolérés par l’occident en raison de leur combat contre l’islam, n’ont pas résisté face à la fureur de leur jeunesse qui avait été oubliée. Ces chutes de Présidents-dictateur ont fait bondir le petit dictateur de Djibouti, un certain Ismail Omar Guelleh qui se croyait à l’abri de cette tourmente. Il a été très surpris.

Jamais le président-dictateur n’aurait pu imaginer que son régime serait pris en tenaille, à l’instar de ses amis égyptiens et tunisiens qui se sont enfuis par la petite porte.

Ismail Omar Guelleh, qui n’est pas un modèle à suivre, a été rejeté par le peuple qui a su maintenant montrer son ras-le-bol confronté à une situation catastrophique qui touche la nation toute entière.

Rejeté par le peuple djiboutien qui n’hésite pas à quitter les mosquées dès que ce monsieur entre dans leur lieu de culte, comme ce fut le cas à Ali Sabieh et à Balbala. Le président qui ne sait plus quoi faire dans une situation qu’il a créée. Aujourd’hui en pleine campagne chaotique, ses propres ministres refusent de faire campagne : pour eux soutenir IOG, c’est soutenir Kadra Haid et sa fille Aibado qui se comportent comme des conquistadors.

Pour bien montrer qu’ils ne sont pas concernés par cette campagne, certains ministres se battent entre eux dans la salle du Conseil ou a l’hôtel Kempisky Palace. Ils savent que la plupart d’entre eux sont contre la prise de pouvoir par la femme et la fille, qui vient d’être propulsée conseillère de son père, sur simple décret.

Même des fidèles, comme Hassan Saïd, Ismail Tani, Ali Guelleh Aboubaker et Abdi Elmi Achkir trainent les pieds pour faire campagne pour le président. Sa femme Kadra contre-attaque avec l’aide d’Hachi Abdillahi Orah qui lui a suggéré, une nouvelle fois, d’aller chercher des renforts du côté du Somaliland.

Déjà en 1999, voyant que le candidat de l’ODU M Moussa Ahmed Idriss allait gagner l’élection, le camp présidentiel a acheté des centaines de voix somalilandaises à qui l’on a promis un travail ou des faux passeports pour les jeunes.

En 2000, Ismail Guelleh, a fait les yeux doux au Somaliland tout en imaginant, en parallèle, un plan pour reconstituer la grande Somalie. Les Somaliland n’ont jamais oublié cette traitrise. Le représentant de la Somaliland avait été expulsé de Djibouti, manu militari, par la brigade spéciale de la police nationale jusqu’à Loyada, sans même avoir la possibilité de récupérer ses affaires personnelles à son domicile.

Ce jour-là les Somalillandais ont compris qu’il n’était plus pas possible de faire confiance à un dictateur comme Ismail Omar Guelleh. Aujourd’hui, a court d’idées, Hachi a voulu tenté la même chose. Mais les Somalilandais lui oint répondu par la négative. Même les sages de la tribu Gadaboursi, y compris l’Ougas, ont rejeté les demandes au prétexte qu’IOG devait préalablement payé le dédommagement dû à la tribu pour les violences commises contre elle après l’attentat du café de Paris le 27 septembre 1990.

Ce jour-là, le pouvoir avait sévèrement maltraité les membres de la tribus Gadaboursi au motif d’être les instigateurs de l’attentat de café de Paris, que le régime avait effectivement commandité.

Aujourd’hui le régime est à genoux et ses obligés se sauvent comme ils le peuvent. Les familles des dirigeants se sauvent au Canada ou en Europe (Belgique, Suède, Norvège etc..). Tous craignent de subir le même châtiment que subissent actuellement les membres des forces de sécurité tunisiennes qui ont servi sous les ordres du dictateur ben Ali. Des jeunes ont lancé sur FaceBook et sur d’autres sites, la programmation de la chute du régime le plus répressif de la planète.

Cela a donné du courage aux jeunes Djiboutiens qui veulent en découdre avec ce régime d’un autre âge.

Voyant que la situation pourrait devenir compliquée, le Président a tenu ce jeudi matin, au palais de l’Escale, une réunion de crise à laquelle ont participé le chef de la sécurité Hassan Saïd, le colonel Abdillahi Abdi de la police, le colonel Zakaria chef de corps de la gendarmerie par intérim, le général Zakaria patron de l’armée. le colonel Mohamed Djama Doualeh chef de corps de la garde dit républicaine, ainsi que le ministre des finances Ali Farah Assoweh.

Inquiet de la situation qui s’aggrave d’heure en heure et de la montée d’un sourde tension qui va bientôt déborder, le Président a demandé aux forces de l’ordre d’être à ses côtés et de tout faire pour éviter la chute du régime qui est a bout.

On dit que le président Guelleh a mis les différents État-major face à leurs responsabilités : « si je saute, vous sautez avec moi ! Compris ? ». Certains d’entre eux savent qu’ils pourraient avoir à affronter les tribunaux du peuple, si jamais la révolution djiboutienne vient au bout de la dictature. A Djibouti le dispositif sera organisé comme suit.

Le plan de défense de Guelleh pour tenter de sauver son trône

Si la foule se dirigeait vers Haramous, les différentes compagnies de la garde républicaine auront la mission de les stopper, quitte à en assassiner quelques uns pour l’exemple. Des compagnies vont se positionner à proximité de la prison de Gabode pour stopper des manifestants qui arriveraient du coté de la caserne des pompiers. Elles seront placées sous les ordres du commandant Houssein Hassan Farah.

Les compagnies d’interventions de la police nationale vont se déployer partout dans la ville, du siège du parti de l’UAD jusqu’a la prison de Gabode. Elles seront placéessous les ordres du capitaine Abdillahi Ibrahim Fod.

Les unîtes mobiles de la gendarmerie de la caserne Rayaleh Gofaneh vont se positionner autour du Boulevard de Gaulle, afin de stopper les jeunes des quartiers 3, 4, 5 et 6 qui pourraient venir troubler l’ordre public. Elles seront placées sous les ordres du Lieutenant-colonel Ibrahim Elmi Kaib ex garde du corps d’Hassan Gouled du temps du capitaine Iftin.

Pendant que le dispositif de défense de la dictature se met en place, le président lui part se cacher à sa résidence d’Arta pour échapper au lynchage public.

Les medias internationaux ne seront pas là pour couvrir cette manifestation du peuple djiboutien contre la dictature en place.

Les derniers événements survenus au Bahreïn ont donné des idées aux forces de défense et de sécurité sur les méthodes à utiliser pour réprimer les manifestations. Même victime des balles, un peuple décidé aura raison au final contre la force brutale.

L’opposition est unie pour renverser Ismail Omar Guelleh, à l’instar de ses pairs égyptiens et tunisiens.

Le pouvoir iogien sait que l’heure est grave et qu’il a perdu la confiance de la population. C’est en ces temps d’incertitude que le pouvoir a pour la nième fois demander aux oulémas et aux corps religieux de faire plier les manifestants. Il a essuyé une sévère défaite et une fin de non recevoir parce que les religieux sont avec la population et non avec la dictature.

C’est dans cette impasse politique que le régime à essayer de faire taire la seule voix qui parlait. Il a arrêté Jean-Paul Noël Abdi ainsi que des militants de l’opposition pour qu’ils ne puissent pas transmettre les infos sur la guerre qui se prépare à Djibouti. Faire taire Jean-Paul Noël Abdi était une idée d’Hachi Abdillahi Orah qui aurait conseillé au dictateur de faire plier la voix de Djibouti et le seul défenseur des droits de l’homme. Maintenant qu’il croupit à Gabode Jean-Paul Noël Abdi ne peut plus parler mais le régime a oublié les portables qui eux peuvent parler a la place de cet homme de courage.

J’appelle la jeunesse djiboutienne à se soulever massivement pour dire d’une seule voix « KIFAYA contre le régime du président Ismail Omar Guelleh »

Sergent Ariko
Londres