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12/02/11 (B591) Radio-Trottoir : Guelleh aurait été cherché des appuis armés à l’étranger pour tenter de sauver son trône vacillant (par nos correspondants)

Nous avons appris par des contacts fiables établis à Hargueisa au Somaliland, que Kadra Heid et Hassan Said n’arrêtent pas de faire la navette entre Djibouti et Hargueisa.

Ils ont demandé à la population Issas Mamassans Rer Egal de venir renforcer le pouvoir Djiboutien.

Les notables Issas leur auraient opposé un refus catégorique ajoutant qu’IOG ferait mieux d’abandonner le pouvoir pendant qu’il en est encore temps, pour emprunter une porte de sortie honorable. En aucun cas ont-ils précisé, les Issas n’accepteront de renforcer ses effectifs contre les populations djiboutiennes.

En revanche la Paulette a obtenu l’accord du nouveau Président somalilandais qui s’est engagé à mettre à sa dispostion les effectifs nécessaires.

C’est ainsi que
les premiers camions remplis de ces personnels ont déjà franchi nos frontiéres en pénétrant dans le pays via le poste militaire de Loyada. (A suivre)

12/02/11 (B591) Yémen Express – le Yémen respecte la volonté du peuple égyptien – manifestations : échauffourées – les initiatives du président favorablement accueillies à l’étranger – RSF demande au Ministre des Affaires étrangères français d’aborder le cas d’un journaliste détenu avec son homologue yéménite – Yémen: un drone s’écrase dans une zone où Al-Qaïda est implantée – une manifestation, 1 blessé – Revendications et volonté de changement (7 articles)

__________________________ 7 – Romandie News (Ch) avec AFP

Départ Moubarak: le Yémen respecte la volonté du peuple égyptien

Le Yémen a déclaré samedi respecter la volonté du peuple égyptien qui a chassé le président Hosni Moubarak du pouvoir.

Dans un communiqué publié par l’agence officielle SABA, une source responsable du gouvernement yéménite a affirmé « respecter le choix et la volonté du peuple égyptien frère ».

Elle a ajouté que le Yémen avait « confiance en la capacité du conseil suprême des forces armées à diriger le pays » et à favoriser « une atmosphère propice pour que le peuple égyptien puisse réaliser ses aspirations vers la liberté, la démocratie et la sécurité ».

Plusieurs milliers de manifestants s’étaient rassemblés vendredi soir dans le centre de Sanaa pour célébrer le départ du président égyptien Hosni Moubarak et réclamer la chute du régime du président yéménite Ali Abdallah Saleh.

Des députés de l’opposition et des militants des droits de l’Homme ont participé à la manifestation place Tahrir, dans le centre de Sanaa, devant le siège du gouvernement yéménite.

Mais quelques milliers de manifestants du Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir) sont intervenus par la suite et les ont délogés sans violence de la place, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Samedi matin, le CPG a dressé des tentes pour une exposition artisanale sur la place, afin d’empêcher l’opposition d’y manifester.

Des dizaines de milliers de partisans de l’opposition avaient manifesté le 3 février contre le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, mais les manifestations s’étaient interrompues par la suite et l’opposition parlementaire avait demandé au chef de l’Etat de traduire en actes ses promesses de réformes.

______________________________ 6 – TF1 avec Reuters

Yémen-manifestations : échauffourées

S’inspirant du modèle égyptien, des milliers de manifestants yémenites ont défilé dans les rues de Sanaa samedi pour appeler à la révolution et se sont heurtés à des partisans du gouvernement. « Le peuple veut la chute du gouvernement » « La révolution yéménite après la révolution égyptienne » : près de 300 étudiants hostiles au gouvernement se sont rassemblés dans la matinée à l’université de Sanaa avant de se diriger vers l’ambassade d’Egypte.

Sur le trajet, leur cortège a croisé celui de partisans du gouvernement déclenchant des échaffourées qui ont fait deux blessés légers. Face à une vague de manifestations sans précédent, le président Ali Abdullah Saleh, qui dirige le Yémen depuis 32 ans, s’est engagé début février à quitter le pouvoir à la fin de son mandat en 2013.

_____________ 5 – Le Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen : les initiatives du président favorablement accueillies à l’étranger

Les initiatives du président yéménite Ali Abdullah Saleh, qui s’est notamment engagé à quitter le pouvoir à la fin de son mandat, ont été favorablement accueillies par certains pays étrangers, bien que l’opposition yéménite n’ait pas pour l’instant réagi à cette annonce, a affirmé le Premier ministre Ali Mohammed Mujawar mercredi.

« Il y a eu une réaction extrêmement favorable de la part du Royaume-Uni à l’annonce du président Saleh. C’est une concession que le président a faite dans l’intérêt du Yémen », a indiqué M. Mujawar suite à la rencontre entre le président Saleh et le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, en visite au Yémen.

« Malheureusement, nous n’avons pour l’instant pas eu de retour de la part de la coalition de l’opposition », a ajouté le Premier ministre yéménite.

Les partis d’opposition ont indiqué qu’ils réfléchissaient à la réponse qu’ils allaient donner aux décisions du président, qui incluent la promesse de ne pas céder le pouvoir à son fils, et ils ont déclaré qu’ils feraient connaître leur position dans les jours à venir.

M. Saleh, qui dirige le pays depuis plus de 30 ans, a annoncé plus tôt ce mois-ci qu’il quitterait ses fonctions et que son fils ne lui succéderait pas au terme de son mandat en 2013. Il s’est également engagé à abandonner les amendements constitutionnels proposés qui auraient pu lui permettre de rester président à vie.

La semaine dernière, lors d’un entretien téléphonique, le président américain Barack Obama avait appelé son homologue yéménite à honorer ses promesses de réformes en les faisant suivre d' »actions concrètes », avait indiqué la Maison Blanche.

L’opposition, qui réclame la démission du président Saleh, avait rassemblé, selon les estimations, environ 20 000 manifestants dans les rues de la capitale Sanaa jeudi dernier.

Cette « Journée de colère » a été la manifestation la plus suivie depuis le début de la vague de protestation, qui s’est amorcée il y a trois semaines dans le sillage des mouvements de contestation en Tunisie et en Egypte.

____________________ 4 – IFEX.org

RSF demande au Ministre des Affaires étrangères français d’aborder le cas d’un journaliste détenu avec son homologue yéménite

À l’occasion de la visite officielle, à Paris, du ministre des Affaires étrangères du Yémen, Dr. Abou Bakr Al Qirbi, ce mardi 8 février 2011, Reporters sans frontières adresse aujourd’hui une lettre à la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, afin d’attirer son attention sur le sort d’un journaliste emprisonné dans ce pays.

Abdul Ilah Haydar Shae a été condamné, le 18 janvier 2011, à cinq ans de prison ferme.

Il est injustement maintenu en détention malgré la publication, le 1er février dernier, d’un décret présidentiel dans lequel le chef de l’État yéménite, Ali Abdullah Saleh, avait annoncé sa libération.
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Michèle Alliot-Marie
Ministre des Affaires étrangères et européennes
37, quai d’Orsay
75 007 Paris

Paris, le 8 février 2011,

Madame le Ministre,

À l’occasion de la visite de votre homologue yéménite, Dr. Abou Bakr Al Qirbi, à Paris ce mardi 8 février 2011, Reporters sans frontières souhaite attirer votre attention sur le sort du journaliste yéménite, Abdul Ilah Haydar Shae, arrêté le 16 août 2010 et condamné, le 18 janvier 2011, à cinq ans de prison ferme et à deux ans de résidence surveillée par le tribunal chargé des affaires terroristes à Sanaa. Ce spécialiste d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique est maintenu en détention malgré la publication, le 1er février dernier, d’un décret présidentiel dans lequel le président, Ali Abdullah Saleh, avait annoncé sa libération.

Nonobstant la publication de ce décret, la famille du journaliste n’a toujours pas été informée de la date de sa libération. L’organisation rappelle que depuis son arrestation le 16 août 2010, le journaliste est maintenu à l’isolement. Selon ses avocats, il a été victime d’actes de torture et de mauvais traitements.

La publication de ce décret présidentiel, moins de deux semaines après la condamnation du journaliste, montre comment les autorités yéménites utilisent la lutte contre le terrorisme comme prétexte pour faire condamner un journaliste connu pour son expertise sur les questions relatives à Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

De manière générale, la situation de la liberté de la presse ne cesse de se détériorer dans le pays depuis mai 2009. De nombreux journalistes ont été arrêtés de manière arbitraire. Un tribunal spécial a été mis en place. Les publications indépendantes, accusées d’incitation au séparatisme, se trouvent censurées.

Nous vous serions reconnaissants d’évoquer le cas du journaliste Abdul Ilah Haydar Shae avec Dr. Abou Bakr Al Qirbi, lors de sa venue à Paris.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à notre demande, et je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Jean-François Julliard
Secrétaire général de Reporters sans frontières

____________________ 3 – L’Express avec AFP

Yémen: un drone s’écrase dans une zone où Al-Qaïda est implantée

Un drone qui pourrait être américain s’est écrasé mardi dans une zone du sud du Yémen où Al-Qaïda est fortement implantée, et des militants du réseau ont forcé la police à leur remettre les débris de l’avion, ont rapporté la police et des témoins.

Selon la police, des habitants d’une localité proche de la ville de Loder, dans la province d’Abyane (sud), ont découvert mardi à l’aube les débris du drone de type Predator, après avoir entendu tomber l’avion sans pilote.

Les habitants de la localité de Jahin, dans la banlieue de Loder, où l’appareil s’est écrasé, ont prévenu la police qui a accouru sur les lieux pour récupérer les débris de l’avion, selon des témoins.

Mais alors que les policiers se dirigeaient vers le poste de police, à une trentaine de kilomètres de là, des hommes armés liés à Al-Qaïda, circulant à bord de plusieurs voitures, les ont forcés à s’arrêter et à leur remettre les débris de l’appareil, sous la menace des armes, ont indiqué des témoins.

Le drone survolait la région de Loder pour surveiller les activités des militants d’Al-Qaïda, selon une source de la police.

Les habitants ont indiqué avoir constaté une forte activité d’avions espions récemment au-dessus des villes de Loder et d’Abyane, deux régions où Al-Qaïda est présente en force. De violents combats avaient opposé l’armée au réseau à Loder en août dernier.

La province d’Abyane, où Al-Qaïda est très présente, est aussi l’un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa et le théâtre d’attaques fréquentes contre les forces de sécurité.

Le Washington Post avait révélé en novembre que le gouvernement américain avait déployé depuis plusieurs mois des drones Predator au Yémen pour traquer les éléments du réseau Al-Qaïda, de plus en plus actifs dans ce pays.

Citant de hauts responsables américains, le quotidien avait indiqué que les Predator sillonnaient le ciel du Yémen depuis plusieurs mois à la recherche des chefs et des militants d’Al-Qaïda.

Mais les responsables du réseau « se terrent » depuis une série d’offensives de l’armée yéménite et de tirs de missiles de croisière américains début 2010, a affirmé au quotidien un haut responsable du gouvernement américain.

Des documents diplomatiques diffusés par WikiLeaks en novembre avaient confirmé l’implication des Etats-Unis dans un raid aérien qui avait fait des dizaines de morts dans le sud du Yémen en décembre 2009 et qui visait Al-Qaïda.

____________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Yémen: une manifestation, 1 blessé

Un militant sudiste a été blessé et 12 ont été arrêtés lors de la dispersion par la police d’une manifestation contre le pouvoir central à Aden, principale ville du Yémen du sud, ont indiqué des témoins et des sources hospitalières mardi.

Selon ces témoins, des dizaines de personnes s’étaient rassemblées tard le soir dans le quartier de Mansoura, répétant des slogans hostiles au régime du président Ali Abdallah Saleh et à l’unité du pays.

« Le peuple réclame la chute du régime », scandaient les manifestants, répétant le principal slogan du soulèvement en Egypte.

Ils ont mis le feu à des pneus pour couper la circulation, provoquant l’intervention des forces de police qui ont tiré à balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes pour les disperser.

Un manifestant a été atteint d’une balle à la cuisse, selon des sources hospitalières. La police a arrêté douze personnes, selon des témoins.
Depuis une semaine, des dizaines de partisans du Mouvement sudiste, qui appelle à la sécession du sud, tentent chaque soir de manifester dans les différents quartiers d’Aden mais la police les disperse rapidement.

Dans un communiqué, le Mouvement sudiste a annoncé soutenir l’appel lancé par de jeunes sudistes sur des réseaux sociaux pour faire du vendredi 11 février une « journée de colère » contre le pouvoir nordiste.
Etat indépendant jusqu’à 1990, le sud du Yémen est le théâtre d’une contestation de la part du Mouvement sudiste, une coalition qui réclame l’indépendance.

____________________ 1 – SurleFeu.fr

Revendications et volonté de changement au Yémen

Ces deux dernières semaines, le Yémen a été secoué par une vague de manifestations antigouvernementales considérées parmi les plus importantes des 10 dernières années. Dans le cadre de ces manifestations, la jeunesse yéménite, confrontée à un avenir économique peu brillant, s’est soulevée pour exprimer son mécontentement.

Inspirées par les soulèvements tunisiens et égyptiens, des milliers de personnes sont descendues dans la rue, aux quatre coins du Yémen, pour appeler au changement dans leur pays. Jeudi 3 février, quelque 20 000 manifestants, de jeunes hommes pour la plupart, ont occupé trois grands axes routiers situés aux alentours de l’université de Sanaa, la capitale. D’importantes manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes du Yémen, notamment à Ibb et Taiz.
32 ans de règne

Le président Ali Abdullah Saleh gouverne le Yémen depuis 32 ans : d’abord président du Yémen du Nord, il devient dirigeant de la nouvelle république unie après l’unification de la région avec le Yémen du Sud, en 1990. Une série de manifestations pro-Saleh ont également eu lieu à Sanaa.

Le Congrès général du peuple, parti de M. Saleh, qui détient la grande majorité des sièges au Parlement, constitue une coalition « fourre-tout ». Le président dispose également d’un vaste réseau d’influence informel de chefs de tribu, d’hommes d’affaires et de religieux.

Amendement constitutionnel

Au début du mois de janvier, M. Saleh a proposé un amendement constitutionnel qui lui permettrait de se présenter de nouveau aux prochaines élections présidentielles, en 2013.

La coalition d’opposition, composée du parti islamiste, Islah, ainsi que des partis socialistes et nasséristes, s’est farouchement opposée à cette proposition d’amendement. Confronté à la perspective d’importantes manifestations contre son régime, le président Saleh a déclaré qu’il quitterait le pouvoir en 2013 et que son fils Ahmed ne lui succèderait pas.

Récriminations généralisées

« Pas de prolongation, pas d’héritage, pas de remise des compteurs à zéro », a-t-il déclaré cette semaine à propos de la proposition, présentée par le parti au pouvoir, de supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels, ce qui lui permettrait de se présenter de nouveau. Les amendements constitutionnels proposés par son parti seraient également gelés, et les élections législatives prévues pour avril 2011 seraient reportées pour permettre une réforme électorale.

Après trente ans au pouvoir, le président Saleh fait face aux récriminations généralisées d’une population qui l’accuse de corruption et lui reproche une concentration du pouvoir au sein de son sous-groupe tribal, le clan de Sanhan.
Mouvement séparatiste dans le sud

De vastes régions du pays sont déjà en révolte ouverte contre son régime : un mouvement séparatiste s’est constitué dans le sud, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) lance des attaques à l’encontre des services de sécurité, et une région du nord du pays, sous le contrôle des rebelles, est de facto semi-autonome.

« Ensemble, nous luttons contre la pauvreté, la corruption et l’injustice », scandaient les manifestants à l’université de Sanaa, samedi 5 février, entre des éclats de musique intermittents et les discours prononcés par les politiciens de l’opposition.

Changement de niveau de vie

Aux portes de l’université, une banderole portait simplement l’inscription suivante : « regardez le fossé entre riches et pauvres ».

Les médias grand public se sont largement focalisés sur les objectifs politiques des manifestants ; parmi ces derniers, certains exhortent le président Saleh à quitter le pouvoir, mais bon nombre appellent à un changement de leur niveau de vie, ainsi qu’à une réforme politique.

Près de la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour

Pour le jeune Yéménite moyen, les problèmes de la vie quotidienne sont bien plus importants que la politique. Les jeunes diplômés espèrent trouver un emploi. Les jeunes hommes peinent à économiser assez d’argent pour pouvoir se marier. Les jeunes couples luttent pour s’en sortir face à la hausse du coût de la vie. Près de la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour et les indicateurs de développement social (notamment la malnutrition infantile, la mortalité maternelle et le niveau d’instruction) restent extrêmement faibles, selon le Programme alimentaire mondial des Nations Unies.

Le Yémen occupe d’ailleurs la 138e place sur 179 à l’Indice de développement humain (IDH) des Nations Unies.

Une jeunesse marginalisée

« Je suis venu aujourd’hui parce que je n’ai rien d’autre à faire. Je préfère être là et manifester plutôt que rester assis au bord de la route avec mes amis », a dit Jamal Al-Fadli, 19 ans, qui vivote en transportant des passagers dans Sanaa à moto.

Au Yémen, sur 23 millions d’habitants, près de la moitié a moins de 15 ans et 70 pour cent moins de 25 ans, mais plus de 50 pour cent des jeunes sont au chômage et ce nombre devrait augmenter. La forte augmentation du nombre de jeunes au sein de la population est une véritable bombe à retardement démographique et économique.

La population du pays devrait doubler d’ici à l’an 2030

Le Yémen affiche un taux annuel de croissance démographique de 3,2 pour cent, et la population du pays devrait doubler d’ici à l’an 2030.

« Notre économie n’est tout simplement pas assez importante, ni assez forte pour assurer suffisamment d’emplois à une main-d’ouvre qui croît à une telle allure », a dit Abdullah Al-Faqih, professeur de sciences politiques à l’université de Sanaa.

« Le gouvernement a agrandi les universités et instruit un nombre croissant de jeunes sans préparer le terrain en vue de leur embauche. Les autorités publiques n’ont pas les moyens d’embaucher un tel nombre de diplômés ».
Isolation sociale et politique

Outre la marginalisation économique, les jeunes Yéménites se heurtent également à une isolation sociale et politique. Au cours d’une étude réalisée en 2008 par l’USAID, 40 pour cent des personnes interrogées avaient exprimé une frustration, expliquant que sur le marché du travail yéménite, seuls les relations et le pouvoir permettaient de décrocher un emploi convenable.

En outre, face à la détérioration des conditions économiques et politiques, les jeunes Yéménites, hommes et femmes, ont souvent le sentiment de ne plus pouvoir satisfaire aux attentes sociales.
Les étudiants yéménites

Les étudiants ont joué un rôle de premier ordre dans les manifestations, et l’université de Sanaa est devenue une plateforme de manifestations contre le gouvernement.

M. Saleh a annoncé cette semaine qu’il exonèrerait les étudiants inscrits dans les universités publiques du reste des frais de scolarité à verser cette année. Le président s’est également engagé à constituer un fonds spécialement consacré à la création d’emplois pour les jeunes diplômés des universités.

« L’exonération de frais de scolarité n’empêchera pas les étudiants de manifester ; de toute façon, la plupart des étudiants les ont déjà payés », a dit Rudhwan Masude, directeur du syndicat des étudiants de l’université de Sanaa. « Il n’y a tout simplement pas assez d’emplois pour tout le monde ; les meilleurs élèves n’hésitent pas une seconde à quitter le pays pour chercher du travail ailleurs ».

Les étudiants qui achèvent leurs études secondaires se plaignent de n’être pas bien préparés au monde du travail. « Mon éducation scolaire était complètement déconnectée des réalités de la vie professionnelle. On m’a appris à mémoriser des concepts théoriques, alors que j’aurais dû apprendre l’anglais », a déploré Taha Al-Matari, étudiant en informatique à l’université de Sanaa.

12/02/11 (B591) Retrospective et HUMOUR. L’ARDHD reprend un texte qu’elle avait publié le 1er avril 2001 et le 10 mai 2007, parce qu’il pourrait devenir d’actualité dans les prochaines semaines … Nous, on avait dix ans d’avance ! (ARDHD)

Dans un discours retransmis par la radio et par la télévision djiboutienne, le Président Guelleh vient d’annoncer officiellement sa démission.

Djiboutiens, djiboutiennes,

Je me présente devant vous, pour vous faire part de ma décision qui est irréversible. Désormais, aucun appel ne pourra plus me faire changer d’avis.

Ma décision réjouira certainement la petite minorité de djiboutiens en voie d’extinction qui avait continué à s’opposer à moi durant ces dernières années. En voie d’extinction, car j’ai su habilement rallier à mon étendard de nombreux adversaires qui ont été sensibles au charme discret du pouvoir et de l’argent que je leur ai distribués en quantités égales. Quant aux irréductibles, il faut reconnaître que j’en ai fait éliminer physiquement plus d’un et que les autres se sont nettement calmés ensuite …

Voilà, chers concitoyens, ma décision est prise. Je quitte le pouvoir et par la même occasion, je quitte le pays. Durant ces années au pouvoir, j’ai pu économiser suffisamment pour m’offrir quelques maisonnettes dans plusieurs pays où j’ai fait ouvrir des comptes en banque dont les montants ont atteint le seuil qui me permettra de vivre une douce retraite avec Paulette dans des conditions convenables.

Je vous restitue le pays dont j’ai mobilisé et accaparé toutes les forces vives à mon seul profit pendant toutes ces années. Il est au bord de la ruine et il n’y a plus grand chose à prendre. C’est pourquoi, j’estime qu’il est de mon devoir de laisser la place à un autre. Dans ma mansuétude nouvelle, je vous laisse la possibilité de choisir mon remplacement comme vous l’entendez.

Ne rêvez pas, car cela ne se fera pas facilement et je prédis de nombreuses luttes intestines. Il risque même d’y en avoir tellement, que vous serez obligés de m’appeler au secours, en me donnant avec respect, le délicieux titre de ‘sauveur potentiel de la Patrie’. Mais sans succès, car je me serai éloigné de vos problèmes et alors, je n’aurai plus envie de les partager.

Vous me regretterez, c’est certain, mais cela constituera votre punition pour votre ingratitude durant toutes ces années en commun.

Et pour vous punir encore davantage, j’ai décidé d’emmener avec moi, vos ministres préférés : le Ministre de l’intéreiur et le Ministre des Finances, ainsi que quelques proches, dont le patron de l’EDD. Cela achèvera de désorganiser complètement le pays. Mais pour ne pas vous laisser orphelins, je vous laisse Hassan Saïd et le Procureur Djama Souleimna plus quelques autres, qui sauront bien ajouter une poignée de confusion dans le climat qui suivra mon départ.

C’était leur principale qualité .

D’un peuple ingrat, on n’attend aucun remerciement et c’est la raison pour laquelle je ne vous en demande pas aujourd’hui. Après de longues minutes de réflexion, j’ai même choisi de ne pas vous inviter, par la force, à défiler dans les rues pour me supplier de rester au pouvoir ….

Entre autres, cela vous évitera de recevoir quelques balles perdues, tirées de façon aléatoire et non contrôlée par les membres de ma nouvelle garde si bien entraînée par les officiers israéliens, qui sont des maîtres incontestés dans ce domaine.

Adieu chers concitoyens et après moi le déluge ….. !

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P.S. Aux dernières nouvelles et pour faire taire d’éventuelles rumeurs, le Président aurait répondu à ceux qui l’interrogeaient sur le prénom de Paulette, qu’il n’avait pas changé d’épouse, mais qu’il trouvait que « Paulette faisait plus classe qu’Odette »

12/02/11 (B591) Surenchère pour offrir toujours plus d’argent à Guelleh et à ses proches. Après la BAD, c’est la Commission européenne qui casse sa tirelire, pour offrir 1,54 millions d’€ au régime, à partir des fonds pour les dépenses imprévues … Avec cela Guelleh est censé acheter de la nourriture pour la population et les technocrates de Bruxelles continuent à rêver, en imaginant qu’il le fera !! Ces technocrates jouent avec l’argent des contribuables européens qui ne fera que passer d’une banque à l’autre. Mais il est vrai que ces technocrates ne payent pas d’impôts, donc ils sont peu concernés !! (Source Le Moci)

Appel d’offres – Djibouti : 1.54 million d’euros pour l’achat de produits alimentaires

Organisme : Délégation de l’Union Européenne au Djibouti Tel: (253) 35.26.15 Fax: (253) 35.00.36 Email: delegation-djibouti@ec.europa.eu
Financement : Commission européenne – FED
Depuis le : 26/01/2011

Détail du projet : La Commission Européenne a approuvé aujourd’hui une décision de financement en faveur de Djibouti pour un montant de 1.54 million d’euros.

Ce financement fait appel à l’enveloppe B (besoins imprévus) du 10ème Fonds Européen du Développement (FED) et permettra l’achat de produits alimentaires dans ce pays qui souffre de manière récurrente de la sécheresse.

La Commission Européenne a décidé l’octroi à Djibouti d’une aide d’un montant de 1 540 000 euro en faveur de populations fragilisées par la sécheresse et la hausse des prix des denrées alimentaires.

La présente mesure vise à fournir des produits alimentaires, en ciblant les populations les plus vulnérables. Ce financement est la continuation d’une composante du projet d’aide alimentaire déjà en cours – consistant à fournir des vivres pour les filles réfugiées scolarisées.

Il élargira ces activités en faveur des enfants malnutris, des enfants scolarisés, des femmes enceintes, et des tuberculeux hospitalisés principalement en zone rurale. Ce programme prévoit également une composante de renforcement des capacités nationales à répondre rapidement à de telles situations.

Avec un climat semi-aride, la part de l’agriculture dans le produit intérieur brut de Djibouti est très limitée et contribue pour moins de 3% du PIB. Par ailleurs, Djibouti est un pays à déficit alimentaire fortement dépendant de l’importation de produits alimentaires ce qui rend le pays hautement vulnérable à des chocs exogènes et plus particulièrement à la hausse des cours sur les marchés internationaux du prix des denrées alimentaires.

12/02/11 (B591) Site français gouvernemental de la Défense / Agapanthe 2010 : action civilo-militaire à Djibouti.

En escale logistique à Djibouti du 2 au 8 février, plus de 800 marins engagés dans l’opération Agapanthe 2010 ont contribué à la rénovation d’une école de la ville. Cinq jours de travaux ont ainsi impliqué les marins de la frégate de défense aérienne Forbin , de la frégate anti-sous-marine Tourville , du pétrolier-ravitailleur Meuse et du porte-avions Charles de Gaulle .

Grâce au soutien des Forces françaises stationnées à Djibouti, qui ont fourni le matériel et en ont assuré le transport, les marins de l’opération Agapanthe 2010 ont pu repeindre, réparer les installations électriques et redonner ainsi une nouvelle jeunesse aux douze salles de classe de l’école publique d’Arhiba 1.

« C’est bien de prendre un jour ou deux sur notre escale pour faire quelque chose pour ces enfants. Ne serait-ce que pour leurs sourires et leurs remerciements qui font chaud au cœur », témoigne l’un des marins.

Pour sceller la fin des travaux, une plaque commémorative a été dévoilée en présence du représentant du ministre djiboutien de l’Education, de l’ambassadeur de France à Djibouti, de l’amiral commandant le groupe aéronaval français et du représentant le général commandant les Forces françaises à Djibouti. Au cours d’un goûter, les marins français ont en outre offert des fournitures scolaires aux enfants de l’école.

12/02/11 (B591) Communiqué (en Anglais) d’Afar Alliance pour condamner l’arrestation et l’incarcération de Jean-Paul Noël Abdi et plus généralement la vague de répression qui se développe à Djibouti sous l’autorité d’Ismaël Omar Guelleh et copie d’un courrier envoyé au US department of state pour dénoncer ces violations des Droits de l’Homme

Djibouti must stop Harassment of Human right activists.

Afar Action Alliance – (February 19, 2011) we have contacted Amnesty International regarding the situation with Mr. Jean Paul Noel Abdi in Djibouti.

Amnesty International responded that they are already aware of the situation and condemn the detainment of these activists. We then faxed a letter to Michael Posner at The Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor. We also sent an e-mail to Ben Rawlence of the East Africa and the Horn of Africa Human Rights Watch and a fax to the Human Rights Watch office in New York.

We continue to denounce all injustices to human rights workers and demand immediate release of Jean Paul Noel Abdi and all others detained. The letters and e-mails are presented below.

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The Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor February 10, 2011
Assistant Secretary Michael H. Posner
US Department of State
2201 C Street NW
Washington, DC 20520

Honorable Assistant Secretary Michael:

We, Afar Action Alliance, are a member of the Afar community in the U.S. and around the world with the goal to advance justice and democracy and equal rights for the Afar people, and other communities as well living in Djibouti.

As you well know, yesterday (February 9, 2010), Mr. Jean Paul Noel, President of the Human Rights League in Djibouti as well as another 8 prominent activists were detained at their homes by Djibouti police. They were taken to the sinister Gabode prison in Djibouti. They are presently being held incommunicado detention and have no access to legal counsel. The corrupt government officials continue to detain activists, but now even the president of the Human Rights League, has been thrown in prison for undeclared reasons. As elections are eminent in April 8th of this year, one can only believe that his detainment is in direct correlation to the upcoming pre-election events.

The Djibouti president, Ismail Omar Guelleh, has recently manipulated the Constitution to allow the head of state to seek a third term. Guelleh succeeded his uncle in 1999; His uncle was in power since June of 1977. This has thus been an authoritarian regime for many, many years.

Having now manipulated the Constitution, human right activists in Djibouti fear that this is yet another step to further stifle their dissident voices.

Honorable secretary, please intervene with Djibouti authorities and ask them to firstly, guarantee in all circumstances the physical and psychological integrity of Mr. Jean Paul Noel Abdi as well as those other activists who were detained, and secondly, to immediately and unconditionally release Jean Paul and the other.

Lastly and as importantly, we ask you to help END all forms of harassment against all human rights defenders in Djibouti. They must be able to freely, and without interference, exercise their professions and carry out their activities in defense of human rights.

Sincerely,

Ali Sultan
President of Afar Action Alliance (AAA
)

P.O BOX 582143
Minneapolis, MN 55458
www.afaralliance.com

12/02/11 (B591) Djibouti : répression tous azimuts avant la présidentielle (Afrik.com)

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), ses organisations membres à Djibouti, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) et en France, la Ligue française des droits de l’Homme et du Citoyen (LDH), l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD), Survie et l’Association culture et progrès (ACP) appellent à la libération de toutes les personnes arbitrairement emprisonnées à Djibouti ces derniers jours : défenseurs des droits de l’Homme, membres de l’opposition, étudiants et lycéens.

Depuis plusieurs semaines et en particulier depuis le 5 février 2011, des manifestations pacifiques estudiantines et lycéennes agitent la République de Djibouti. La répression brutale, y compris par des tirs à balles réelles, de ces manifestations par les forces de sécurité, en particulier les 5 et 6 février, aurait fait au moins 4 morts dont une femme enceinte, et des dizaines de blessés. Des centaines d’étudiants et de lycéens auraient été arrêtés et seraient toujours détenus dans le centre de rétention de Nagad, les commissariats et les brigades de gendarmerie de Djibouti-ville et de Balbala.

Profitant de cette vague de répression, les autorités ont procédé à des arrestations d’opposants politiques et de défenseurs des droits de l’Homme qui ont été jugés en comparution immédiate et écroués à la prison de Gabode. Ainsi, 7 membres de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD) et 2 militants des droits de l’Homme, MM. Farah Abadid Heldid et Jean-Paul Noël Abdi, respectivement membre et président de la LDDH, ont été arrêtés le 5 et le 9 février 2011. Les deux défenseurs des droits de l’Homme ont été inculpés abusivement de « participation à un mouvement insurrectionnel » en référence à leurs déclarations publiques en soutien aux manifestations étudiantes. (1)

« Les autorités djiboutiennes doivent stopper immédiatement la répression et libérer les défenseurs des droits de l’Homme, les opposants et tous les jeunes emprisonnés » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Nos organisations craignent une augmentation de la répression alors que les mouvements d’oppositions appellent à une manifestation « générale continue » contre le pouvoir à partir du 18 février 2011. Cette agitation politique et sociale intervient dans un contexte pré-électoral tendu en raison des manipulations constitutionnelles d’avril 2010 du régime pour permettre au président Ismaël Omar Guelleh de briguer un troisième mandat lors de l’élection présidentielle, le 8 avril prochain.

« Le vent de liberté qui souffle en Tunisie et en Égypte porte le message fort que les pouvoirs autoritaires n’ont pas d’avenir. Djibouti doit organiser des élections libres, transparentes, crédibles et pluralistes » a déclaré Me Sidiki Kaba, président d’Honneur de la FIDH.

Nos organisations condamnent vivement la répression des manifestations pacifiques, les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes.

La FIDH, la LDDH, la LDH, l’ARDHD, Survie et l’ACP exhortent les autorités djiboutiennes à :

* procéder à leur libération immédiate et inconditionnelle et l’abandon des poursuites à leur encontre ;

* mettre en place une enquête indépendante afin d’établir les faits et les responsabilités des violations des droits de l’Homme qui sont perpétrées depuis plus d’une semaine ;

* garantir l’intégrité physique et morale des personnes arrêtées et notamment des défenseurs des droits de l’Homme, des opposants politiques et des jeunes ; ainsi qu’à respecter les engagements internationaux de Djibouti en matière des droits de l’Homme et en particulier, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politique et la Déclaration de l’Assemblée générale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme ;

Nos organisations appellent l’Union africaine, l’Union européenne et plus largement la communauté internationale à :

* appeler les autorités djiboutiennes à mettre fin à la répression, procéder à la libération immédiate des personnes arrêtées et à abandonner les poursuites à leur encontre ;

* œuvrer pour la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur les violations des droits de l’Homme à Djibouti.

12/02/11 (B591) La BAD ne veut pas être en reste et casse sa tirelire pour offrir un petit cadeau à Guelleh et à ses poches. (Le dernier cadeau avant les adieux ??? ) (Source Réussir – Magazine du Business)

BAD-Djibouti – Un don de 1,2 million de dollars pour financer un programme de réduction de la pauvreté urbaine

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 1er février 2011 un don supplémentaire de 1,2 million de dollars en faveur de Djibouti à travers le guichet concessionnel du Fonds africain de développement (FAD), dans le cadre du financement du Programme de réduction de la pauvreté urbaine (PREPUD).

Ce don fait suite à celui déjà octroyé par le Fonds Africain de développement (FAD) en octobre 2008 d’un montant de 9 millions de dollars.

Ce don supplémentaire apporte un financement additionnel aux trois composantes du projet : le renforcement des capacités, l’accès aux infrastructures socio-économiques de base du PREPUD et le suivi-évaluation. Ces activités seront exécutées dans les trois années à venir.

Le PREPUD a pour objectif de réduire les écarts entre les régions et Djibouti-ville à travers l’accès amélioré aux infrastructures de base, à répondre aux effets négatifs sur le cadre de vie des populations victimes des dernières crises financière et alimentaire et des sécheresses répétitives dans le pays.

Il vise aussi à promouvoir et consolider le développement socio-économique dans les 5 chefs-lieux des régions de Djibouti. Outre le gouvernement de Djibouti, ce projet est cofinancé par quatre bailleurs de fonds qui sont la BAD, l’Agence française de développement, la Banque islamique de développement et la Banque mondiale.