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31/12/2015 (10h00 Paris) (Brève 592) Flash Info ; Ali Ewado est présenté en ce moment par la BRD qui l’a amené, au tribunal chargé de le juger en urgence absolue et sans avocat, Me Zaccharia ayant formellement refusé de l’assister.

Nous avons été informés du fait qu’Ali EWADO, président de la LDDH comparaissait actuellement devant le tribunal de Djibouti, sans l’assistance d’un avocat.

Nous savons que Me Zakaria a officiellement refusé de le défendre (même sollicité hier en urgence absolue par « Avocat sans frontières »). Nous sommes très surpris par cette décision, car quels que soient leurs points de divergence ; l’éthique et la responsabilité d’un avocat, qui affirme défendre les droits de l’homme aurait commandé de défendre un lanceur d’alerte aussi influent que M Ewado.

Nous ne pensons pas que l’Aura, la crédibilité et la réputation de Me Zaccharia ressortiront grandies par cette décision méprisante et indigne et nous nous permettons de lui conseiller de ne pas se tromper de cibles à abattre : ce n’est pas Monsieur Omar Ali Ewado, mais bien Ismaël Omar Guelleh qui détruit le pays.

Une telle décision lourde de conséquence ne peut qu’être favorable au régime et des questions sont à se poser … comme le fait que nous n’ayons jamais eu connaissance du moindre harcèlement gouvernemental à son endroit, contrairement à ce qui est arrivé à tous ceux qui ont défendus honnêtement les Droits Humains à Djibouti dans le passé et jusqu’à aujourd’hui.

25/02/11 (B592-B) LDDH / IOG GET OUT : le People ara fed up of your Crime. Gendarmerie Nationale ou Brigade de la Torture ?



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 23 FEVRIER 2011

IOG GET OUT : le People ara fed up of your Crime.
Gendarmerie Nationale ou Brigade des Tortures?

En fin de cette note d’information, la liste partielle, des détenus politiques, obtenue par la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suivie demain, d’une analyse sur la situation actuelle et les dangers imminent d’une guerre civile aux dérapages tribaux.


Liste des détenus politiques en République de Djibouti.


Dans le cadre de la répression contre l’UAD, union des forces de l’Opposition politiques, les Forces armées de la Répression continuent depuis vendredi 18 février 2011 à traumatiser les populations civiles de la capitale et les arrestations, les mises en dépôt arbitraires, les tortures dans des centres secrets de la Gendarmerie, de la SDS etc.. sont monnaie courante.

Il est interdit de prononcer le nom du Dictateur sanguinaire Ismaël Omar Guelleh.


Le bilan des blessés civils est lourd, personne n’ose parler des morts.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attend que l’UAD lui fournisse au moins les morts et les blessés parmi ses militants.

Voici une liste de 15 noms parmi la centaine de prisonniers politiques :



1 FARAH ABADID HELDID,

2 HOUSSEIN ROBLEH DABAR,

3 ABDILLAHI ADEN dit Corbeau,

4 HOUSSEIN AHMED FARAH,

5 MOUSTAPHA ABDOURAHMAN,

6 MOHAMED IBRAHIM

7 YACIN HASSAN

8 ABDO DOUALEH SAID

9 IDRISS ALI FAYCAL

10 DAOUD OMAR DAHER

11 MOHAMED KABO

12 MAHAMOUD OKIE

13 DJAMA LIBAN

14 HASSAN MOHAMED

15 HASSAN IBRAHIM

16 HASSAN ABDIFATAH

17 HANSAN BARA DI ALI

18 ABDO DABALEH SAID

19 HOUSSEIN ROBLEH

20 ABDI OMAR ABDI

21 YACIN HOUSSEIN

22 ABDOUCHEH ABMOULE

23 ABDI OSMAN

24 ELMI OSMAN

25 ISMAEL ABDILLAHI

26 OMAR ALI AHMED

27 AHMED SAMIREH

28 HASSAN AMIN

25/02/11 (B592-B) Yémen Express 1/2 – le président dit qu’il ne partira « que par les urnes » – Un manifestant abattu au Yémen – l’opposition rejoint le mouvement de contestation des étudiants et cesse le dialogue avec l’Etat – la police ouvre le feu sur les manifestants, un mort et cinq blessés – un mort et dix blessés parmi les manifestants d’Aden – 6.000 manifestants dans la rue à Sanaa – violents heurts à Sanaa – le président Saleh qualifie les manifestations de « coup d’Etat » – deux morts dans les manifestations antirégime à Aden, heurts à Sanaa (9 articles)

_________________ 9 – Nouvel Obs avec AFP

21/02 Yémen : le président dit qu’il ne partira "que par les urnes"

Pendant ce temps là, des milliers de manifestants se sont réunis face à l’Université de Sanaa pour exiger son départ.

"Ni Nord ni Sud, notre révolution est celle des jeunes", répètent les manifestants. (AFP)

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a déclaré lundi 21 février, lors d’une conférence de presse, qu’il ne partirait "que par les urnes", alors que la contestation populaire contre lui s’amplifie.

"On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes", a déclaré le président devant la presse.

Le président Saleh, qui dirige le Yémen depuis 1978, a promis le 2 février de mener des réformes et de ne pas briguer un nouveau mandat lors de la prochaine élection présidentielle prévue en 2013, sans parvenir à calmer la rue.

Des milliers de personnes ont entamé un sit-in

Des milliers de personnes ont entamé lundi un sit-in devant l’Université de Sanaa, foyer de la contestation dans la capitale, pour exiger la chute du régime yéménite.

Ce rassemblement intervient au lendemain de la décision de l’opposition parlementaire de se joindre au mouvement de contestation, mené jusqu’à présent principalement par des étudiants.

"Toute agression contre les manifestants est un crime"

Les ulémas du Yémen, sunnites et zaïdites, branche du chiisme prépondérante dans le nord du Yémen, ont prohibé le recours à la force contre les manifestants.

Ils ont publié un communiqué en ce sens à l’issue d’une réunion extraordinaire sous l’égide de l’influent chef islamiste cheikh Abdelmajid Zendani, soupçonné par Washington de soutenir le terrorisme.

"Toute agression contre les manifestants est un crime", ont affirmé les ulémas, prohibant dans le même temps de "tuer des membres des forces de sécurité".

Des partisans du régime s’étaient acharnés quotidiennement jusqu’à samedi sur des manifestants à Sanaa qui réclament la chute du régime, faisant un grand nombre de blessés.

A Aden, la grande ville du sud, 12 personnes ont été tuées en moins d’une semaine dans la dispersion par les forces de sécurité de manifestations tournant à l’émeute.

_________________ 8 – Radio Canada avec AFP

21/02 Un manifestant abattu au Yémen

La police a abattu un manifestant à Aden, dans le sud du Yémen, dimanche soir, lors d’une nouvelle manifestation contre le président Ali Abdallah Saleh.

Selon un bilan de l’AFP, 11 manifestants ont été tués à Aden depuis le 13 février dernier, date du début de la contestation du régime de Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le Forum commun, une alliance de l’opposition parlementaire, a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il se joignait au mouvement de protestation, d’abord mené par des étudiants.

À Sanaa, des étudiants ont manifesté sur le campus, sans toutefois être attaqués par des partisans du président Saleh, comme cela avait été le cas dans les jours précédents. La police avait en effet établi un cordon de sécurité autour de la zone.

Ces manifestants à Sanaa ont écrit « Dégage » dans la paume de leur main, à l’intention du président Saleh.

Selon l’agence officielle Saba, le président a aussi ordonné de protéger les journalistes. Il a renouvelé son appel au dialogue avec l’opposition, précisant cependant qu’il fallait que leurs demandes soient « légitimes ».

L’opposition a toutefois répondu par la négative. « Il n’y aura pas de dialogue avec les balles et les matraques, pas de dialogue avec un pouvoir qui rassemble les mercenaires et les casseurs pour occuper les places publiques […] et terroriser la population », affirme le communiqué du Forum commun.

________________ 7 – TSRInfo (Suisse)

20/02 Yémen: l’opposition rejoint le mouvement de contestation des étudiants et cesse le dialogue avec l’Etat

L’opposition parlementaire au Yémen a annoncé dimanche sa décision de se joindre au mouvement de protestation mené par les étudiants notamment. Elle a refusé de reprendre le dialogue avec le pouvoir sous la menace des armes.

L’opposition était restée à l’écart de la contestation mais au vue des violences, elle estime que le dialogue avec le chef de l’Etat n’a plus de sens. En effet, 10 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation et samedi, la capitale Sanaa a enregistré sa 1ère victime. Dimanche, des centaines d’étudiants manifestaient dans le calme devant leur campus à Sanaa.

________________ 6 – Nouvel Obs avec AP

19/02 Yémen: la police ouvre le feu sur les manifestants, un mort et cinq blessés

La police a ouvert le feu samedi contre les manifestants qui défilaient, par milliers, dans les rues de la capitale Sanaa pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh. Selon un responsable médical qui a requis l’anonymat, un homme a été tué d’une balle dans le cou et cinq autres ont été blessés.

Les manifestants avaient défilé de l’Université au ministère de la Justice, en scandant "le peuple veut la chute du régime". Des policiers des unités anti-émeutes, appuyés par des éléments en civil, ont ensuite attaqué les manifestants.

A Aden, des habitants ont déclaré que les forces de sécurité, après 10 jours de manifestations, ont déserté les rues de la ville portuaire. Des groupes d’hommes ont attaqué, pillé et brûlé des bâtiments officiels, sans intervention de la police ou de l’armée, selon des témoins.

________________ 5 – Romandie News avec AFP

18/02 Yémen: un mort et dix blessés parmi les manifestants d’Aden

Un manifestant a été tué et dix autres ont été blessés dans la dispersion par la police de manifestations jeudi à Aden, dans le sud du Yémen, selon un bilan recueilli auprès des hôpitaux de la ville.

"Un mort a été transporté dans notre hôpital et quatre blessés touchés par balle y ont été admis", a déclaré à l’AFP un responsable de l’hôpital Al-Joumhouriah. Il a qualifié l’état de deux blessés de "très grave".

Quatre blessés par balles ont été admis à l’hôpital Naqib, selon des membres de cet établissement et deux dans celui de Wali, dans le quartier de Mansoura, qui a connu une manifestation imposante demandant la chute du régime.

Une marche de plusieurs centaines de jeunes était toujours en cours dans la soirée à Crater, un autre quartier d’Aden, selon des témoins.

Les nouvelles manifestations à Aden se sont produites en dépit d’un déploiement jeudi de l’armée au lendemain de violents affrontements entre des manifestants et forces de l’ordre qui ont fait deux morts et 20 blessés.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des centaines de manifestants avaient défilé jusqu’à Aden en réclamant la chute du régime.

Dans le quartier de Mansoura, ils ont tenté de prendre d’assaut le poste de police et la prison centrale. A Khor Maksar, ils ont attaqué trois hôtels, brisant leur devanture ainsi que les vitres de commerces, et coupé la circulation en incendiant des pneus, selon le correspondant de l’AFP.

________________ 4 – Nouvel Obs avec AP

18/02 Yémen: 6.000 manifestants dans la rue à Sanaa

Une manifestation a réuni 6.000 personnes jeudi à Sanaa, capitale du Yémen, au septième jour du mouvement de contestation contre le président Ali Abdallah Saleh. Des heurts se sont produits avec la police.

Quelque 6.000 Yéménites, dont des étudiants, ont manifesté à Sanaa, scandant "le peuple veut renverser le président". Les protestataires ont repoussé des assauts de la police et de partisans du gouvernement armés de bâtons et de poignards.

Une dizaine de manifestants et un nombre indéterminé de policiers ont été blessés. Selon des responsables de la sécurité, une cinquantaine de manifestants ont également été interpellés.

Des affrontements ont été signalés dans d’autres villes du pays, notamment à Aden. Cherchant à maintenir la pression, les contestataires ont appelé à la tenue vendredi d’un "jour de colère".

Selon l’agence de presse officielle Saba, le président Saleh a réuni les plus hauts gradés de l’armée mercredi soir pour discuter des troubles. L’armée a ensuité lancé un appel au calme.

La plus haute figure religieuse du pays, cheikh Abdul-Majid al-Zindani, un proche du président, a de son côté appelé à la fin des manifestations. "Le changement par les manifestations de rue est rejeté. Cela conduit au chaos", a-t-il déclaré.

Pays arabe le plus pauvre du monde, le Yémen est en proie aux manifestations depuis sept jours. Inspirés par les révoltes tunisienne et égyptienne, les manifestants yéménites se plaignent de la pauvreté, du chômage et de la corruption et demandent des réformes politiques et le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le chef de l’Etat yéménite a tenté sans succès de désamorcer la contestation en annonçant qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat en 2013 et ne préparerait son fils à sa succession.

________________ 3 – Le Figaro avec AFP

17/02 Yémen: violents heurts à Sanaa

Plus de 25 Yéménites ont été blessés dans de nouveaux affrontements aujourd’hui à Sanaa entre des étudiants et des partisans du pouvoir, alors que l’armée se déployait en force à Aden, autre foyer de contestation, au lendemain de manifestations d’une rare violence.

Les manifestants, estimés à quelque 2.000 personnes, pour la plupart des étudiants, ont été attaqués dès leur sortie du campus par des partisans du Congrès populaire général (CPG), armés de gourdins et de pierres. "Le peuple réclame la chute du régime", répétaient d’une seule voix les étudiants, certains ripostant à coups de pierres à leurs attaquants.

Quinze manifestants ont été blessés, ainsi que dix partisans du CPG, selon le correspondant de l’AFP. Les forces de sécurité ont tiré en l’air pour tenter de séparer les deux parties. Selon des témoins, des partisans du CPG ont également tiré à balles réelles. Un photographe de l’AFP a été blessé à la tête par une pierre alors qu’un vidéaste travaillant pour l’AFP a été frappé par des partisans du pouvoir.

Les heurts entre les jeunes et les partisans du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, se produisent quotidiennement depuis cinq jours. Mercredi, au moins dix étudiants ont été blessés lors d’affrontements similaires, alors que les manifestants tentaient de marcher vers le palais présidentiel. La chute des présidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak à moins d’un mois d’intervalle sous la pression de la rue ont encouragé les mouvements de contestation à travers le monde arabe.

____________ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

17/02 Yémen: le président Saleh qualifie les manifestations de "coup d’Etat"

Le président yéménite Ali Abullah Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, a qualifié mercredi les manifestations réclamant son départ de "coup d’Etat".

"Les jeunes qui organisent des manifestions tentent de répandre les troubles dans le pays et ils sont des éléments de coup d’Etat", a affirmé Saleh cité par l’agence de presse officielle Sana.

"Je ne m’accroche pas au pouvoir, le pouvoir est pour tout le monde, mais il doit être obtenu par les urnes", a dit Saleh dans un discours prononcé devant des milliers de partisans de son tribu dans le nord-est du pays.

"Le temps de coup d’Etat et du chaos est révolu, ceux qui veulent prendre le pouvoir doivent le prendre par les urnes, pas par le chaos dans les rues", a affirmé le président.

Le président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans, qui fait face à une contestation de plus en plus populaire réclamant son départ, a déclaré la semaine dernière qu’il partira après la fin de son mandat en 2013 et a promis de ne pas remettre le pouvoir à son fils.

____________________________ 1 – Nouvel Obs avec AFP

16/02 – Yémen: deux morts dans les manifestations antirégime à Aden, heurts à Sanaa

Au moins quatre manifestants ont été blessés mercredi au Yémen lors d’affrontements opposant pour la quatrième journée consécutive des étudiants réclamant la chute du régime à des partisans du pouvoir, selon un correspondant de l’AFP.

De violents heurts ont opposé des manifestants anti-régime et policiers mercredi dans le sud du Yémen faisant deux morts, au moment où des centaines de protestataires ont été dispersés à coups de gourdin dans la capitale Sanaa par des partisans du président Ali Abdallah Saleh.

La journée a été sanglante à Aden, la principale ville du sud.

Deux manifestants y ont été tués et deux blessés lors d’affrontements entre les forces de sécurité et des centaines de manifestants réclamant le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans dans ce pays pauvre et instable de la péninsule arabique et un allié clé de Washington dans sa lutte contre Al-Qaïda.

"Yassine Askar, l’un des trois blessés qui étaient traités à l’hôpital Naqib a succombé et son corps a été transporté dans la morgue de l’hôpital Joumhouria", a déclaré à l’AFP la source hospitalière.

Avant lui, un autre manifestant, Mohammad Ali Alwani, grièvement blessé par des tirs des forces anti-émeutes tentant de disperser les manifestants antigouvernementaux, a succombé.

Des centaines de jeunes s’étaient regroupés sur une place servant de gare routière à Aden. Ils ont ensuite pris d’assaut le siège de la municipalité dans le quartier de Mansoura et mis le feu à quatre voitures.

En début de soirée, plusieurs manifestants ont attaqué un poste de police à coups de pierres, les policiers tentant de se dégager en tirant en l’air.

Entretemps à Sanaa, des centaines d’étudiants ont tenté, pour la quatrième journée consécutive, de marcher sur le palais présidentiel sur la place Sabiine, avant d’être sauvagement pourchassés par des partisans de M. Saleh, armés de gourdins, de poignards et de pierres.

Ces derniers se sont acharnés sur les étudiants dès qu’ils sont sortis de l’Université en scandant "Le peuple veut faire la chute du régime", selon un correspondant de l’AFP sur place.

Les manifestants ont riposté en lançant des pierres sur leurs agresseurs, qui les ont ensuite poursuivis jusque sur le campus, où la police a tiré des coups de feu en l’air pour disperser les deux camps.

Au moins dix étudiants ont été blessés, selon le chef de l’Union des étudiants de l’Université, Radwan Massoud.

Signe de la violence dans la dispersion des marches, trois journalistes, dont un photographe d’Associated Press et un caméraman de la chaîne al-Arabiya basée à Dubaï, ont été battus par des partisans du Congrès populaire général (CPG, parti du président Saleh).

Au même moment, des centaines de juges se sont rassemblés à Sanaa pour réclamer "l’indépendance du pouvoir judiciaire", la démission des membres du Conseil supérieur judiciaire et des hausses de leurs salaires.

La veille, quelque 3.000 manifestants, la plupart des étudiants, avaient déjà tenté de se diriger vers le palais présidentiel avant d’être brutalement dispersés par les partisans du CPG.

"Les agissements des casseurs du CPG ne nous dissuaderont pas de continuer notre révolution pacifique", a affirmé à l’AFP M. Massoud.

Les manifestations qui se poursuivent depuis plusieurs jours dans le pays sont organisées à l’initiative d’étudiants et de composantes de la société civile.

L’opposition parlementaire, qui a décidé de reprendre le dialogue avec le régime, est restée à l’écart de la contestation. Elle n’a plus organisé de manifestation depuis une marche de dizaines de milliers de ses partisans le 3 février, après les promesses de réformes annoncées par le chef de l’Etat.

M. Saleh avait annoncé le 2 février le gel des amendements constitutionnels lui permettant de briguer un nouveau mandat en 2013, et affirmé qu’il ne chercherait pas à ce que son fils lui succède.

Enfin, des centaines de fonctionnaires ont poursuivi une grève lancée dimanche à Aden, réclamant le départ de leurs directeurs et une hausse des salaires devant les bureaux de leurs entreprises.

25/02/11 (B592-B) Yémen Express 2/2 – des femmes dans la rue – Le président du Yémen forme un comité pour dialoguer avec les manifestants – la révolte continue malgré les gestes d’apaisement de Saleh – des députés démissionnent pour protester contre la répression des manifestations – l’opposition marque des points – maintien du sit-in malgré 2 morts – les islamistes s’immiscent dans la révolte – Manifestations au Yémen : le président ne démissionnera pas – la révolte s‘étend au nord du pays (10 articles)

____________________ 10 – Libération

25/02 Yémen des femmes dans la rue

De nouveaux contestataires, dont des dizaine de femmes, ont rejoint les rangs de manifestants qui campent depuis quatre jours devant l’Université de Sanaa, réclamant la chute du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans. Ce dernier a multiplié les gestes d’apaisement,

____________________ 9 – CyberPress (Ca) avec AP

24/02 Le président du Yémen forme un comité pour dialoguer avec les manifestants

Le président du Yémen a ordonné, jeudi, la formation d’un comité gouvernemental pour ouvrir un dialogue avec les manifestants qui exigent sa démission depuis des semaines, ont rapporté des médias officiels.

La directive du président Ali Abdullah Saleh semble marquer une concession significative dans l’impasse avec l’opposition, de même qu’une tentative d’apaiser les manifestations inspirées des soulèvements réussis en Tunisie et en Égypte.

Les manifestants yéménites demandent la démission du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. M. Saleh a refusé de démissionner, mais a indiqué qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat aux élections de 2013.

L’agence de presse officielle SABA a annoncé, jeudi, que M. Saleh avait ordonné à son premier ministre de présider le comité de cinq membres afin de lancer «un dialogue ouvert et constructif avec les jeunes frères, incluant les manifestants, et à écouter leurs conditions et leur vision».

Les dirigeants de l’opposition yéménite n’ont pas réagi à l’information dans l’immédiat.

SABA a aussi rapporté que le président et de hauts responsables avaient discuté, jeudi, de l’économie du Yémen et des façons de résoudre le problème du chômage chronique dans le pays. Le manque d’emplois est l’une des choses dont se plaignent les manifestants.

Les manifestations anti-gouvernementales au Yémen ont fait au moins 13 morts depuis que la crise a commencé, il y a près d’un mois.

Plus tôt jeudi, des responsables de la sécurité ont annoncé qu’une personne avait été tuée et que deux autres avaient été blessées quand une grenade a été lancée contre des manifestants dans le sud du pays.

L’attaque est survenue dans la ville de Lawdar, où des manifestants réclamaient la sécession du sud du Yémen. L’origine de l’attaque n’était pas claire dans l’immédiat, ont affirmé des responsables, qui ont requis l’anonymat parce qu’ils n’étaient pas autorisés à s’adresser aux médias.

Les Yéménites du Sud, qui se sont joints au Yémen unifié en 1990, ont lancé un mouvement politique demandant la sécession, estimant avoir été marginalisés.

_______________________ 8 – Le Parisien avec AFP

24/02 Yémen: la révolte continue malgré les gestes d’apaisement de Saleh

Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh a multiplié les gestes d’apaisement face à une révolte de la rue qui ne se calme pas, pour éviter le même sort que celui de deux de ses pairs arabes chassés du pouvoir.

Ahmad Gharabli

Le président du Yémen Ali Abdallah Saleh a multiplié les gestes d’apaisement face à une révolte de la rue qui ne se calme pas, pour éviter le même sort que celui de deux de ses pairs arabes chassés du pouvoir.

Jeudi, de nouveaux contestataires, dont des dizaine de femmes, sont venus grossir les rangs de manifestants qui campent depuis quatre jours devant l’Université de Sanaa, réclamant la chute du régime de M.

"Nous attendons avec impatience la chute du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, pour que les médias portent leur attention sur le Yémen et que Ali Abdallah Saleh parte à son tour", a déclaré l’un des protestataires, Hachem al-Ibara.

Parmi les gestes d’apaisement, M. Saleh a donné "des directives aux services de sécurité pour empêcher les heurts et prévenir tout affrontement direct entre protestataires pro et antigouvernementaux", appelant à "protéger les droits des citoyens à se rassembler pacifiquement", selon l’agence officielle Saba.

Il a en outre multiplié les ouvertures à l’égard de l’opposition qui s’est jointe aux manifestants, répétant à plusieurs reprises depuis le début de la semaine son appel à entamer un dialogue national.

Comme il s’est rétracté après avoir déclaré lundi qu’il ne partirait "que par les urnes". Dans une mise au point publiée par les médias officiels, M. Saleh a assuré mercredi qu’il "ne se présenterait pas à un nouveau mandat" à l’expiration du sien en 2013.

Ces gestes ont été annoncés après la mort mardi soir de deux manifestants dans l’attaque de leur sit-in par des partisans du pouvoir, portant à au moins 15 le bilan des morts dans la répression de la contestation depuis le 16 février.

Aucun incident n’a été signalé à Sanaa depuis ces morts. Les forces de sécurité ont érigé un poste de contrôle à l’entrée de la place où se déroule le sit-in et gardaient à l’écart les partisans du parti présidentiel, selon un correspondant de l’AFP sur place.

L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty international a appelé le président yéménite à cesser de réprimer ses opposants auxquels il devrait "permettre de se rassembler et de protester pacifiquement".

Selon elle, les morts à Sanaa indiquait que "les tactiques maladroites utilisées par les forces de sécurité dans le sud du Yémen sont de plus en plus employées" dans le reste du pays.

A Aden, la principale ville du sud où 12 personnes ont été tuées dans la répression de la contestation, les autorités ont décidé de ne plus employer les balles réelles pour disperser les manifestants, selon un responsable local.

Des manifestations se sont déroulées dans les différents quartiers d’Aden mercredi soir sans être dispersées, selon un correspondant de l’AFP sur place.

La répression des manifestants et surtout les scènes de violence quotidienne dans les rues de Sanaa, où des partisans du Congrès Populaire Général (CPG, au pouvoir) se sont acharnés la semaine dernière à coups de hache et de poignards sur les opposants, ont poussé onze députés du CPG à présenter leur démission.

Dans une lettre ouverte au président, 28 députés du CPG, dont les onze démissionnaires, l’ont appelé à adopter une série de mesures "afin de faire sortir le pays de la crise".

Parmi les mesures proposées figurent "l’appel à un dialogue national n’excluant aucune partie dans un délai d’une semaine" et le limogeage de responsables des forces de sécurité.

M. Saleh, un allié des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda, est depuis 1978 à la tête du Yémen, l’un des pays arabes les plus pauvres avec un taux de chômage estimé à 15% et un PIB par habitant de 1.118 dollars par an.

______________________ 7 – Le Parisien

24/02 Yémen: 15 morts, le président Saleh ordonne de protéger les manifestants

Deux manifestants avaient été tués dans la nuit de mardi à mercredi lors de l’attaque de leur sit-in à Sanaa par des partisans du pouvoir, portant à au moins 15 le bilan des morts dans la répression de la contestation depuis le 16 février.

Ahmad Gharabli

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a donné l’ordre à ses forces de sécurité de "protéger les manifestants" au Yémen où la répression de la contestation populaire a fait au moins 15 morts, a annoncé jeudi l’agence officielle Saba.

Le chef de l’Etat a donné "des directives aux services de sécurité pour empêcher tous les heurts et prévenir tout affrontement direct entre les protestataires pro et antigouvernementaux", selon un communiqué publié par l’agence.

Il demande "de protéger les droits des citoyens à se rassembler pacifiquement".

Deux manifestants avaient été tués dans la nuit de mardi à mercredi lors de l’attaque de leur sit-in à Sanaa par des partisans du pouvoir, portant à au moins 15 le bilan des morts dans la répression de la contestation depuis le 16 février.


______________________ 6 – RFI

24/02 – Au Yémen, des députés démissionnent pour protester contre la répression des manifestations

Manifestation anti-gouvernementale à Sanaa, le 23 février 2011.

Au Yémen, la contestation se poursuit. Sept députés du parti au pouvoir ont démissionné pour protester contre la répression des manifestations. Ils ont annoncé leur décision après la mort dans la nuit de mardi à mercredi 23 février de deux manifestants, attaqués par des partisans du régime alors qu’ils observaient un sit-in à Sanaa pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh.

La répression, l’utilisation de la violence notamment dans la région d’Aden n’a pas seulement choqué les manifestants. Le geste des sept parlementaires montre que les proches du pouvoir commencent à remettre en cause la stratégie prise par le président Ali Abdallah Saleh. « Le peuple doit avoir le droit de manifester pacifiquement », a justifié l’un des députés démissionnaires.

Ces démissions ne changent pour l’instant rien à la donne politique yéménite. Les partants ne sont pas des proches d’Ali Abdallah Saleh et le Parlement est davantage un lieu de débat qu’un lieu de réel pouvoir.

Toutefois, un des députés a annoncé qu’une soixante d’autres parlementaires étaient prêts aussi à renoncer à leur mandat pour protester contre les violences. Mardi 22 février, deux manifestants antigouvernementaux ont été tués et une dizaine d’autres blessés par balles à Sanaa au cours d’accrochages avec des partisans du chef de l’Etat. Lundi, à Aden, un adolescent a été tué au cours d’un affrontement avec des soldats.

_________________ 5 – EuroNews

23/02
Yémen : l’opposition marque des points

Le régime du président Ali Abdallah Saleh montre des signes d’affaiblissement.

Ce mercredi, huit députés du parti au pouvoir ont présenté leur démission pour protester contre la répression sanglante des manifestations. La nuit précédente, en effet, dans les rues de la capitale, deux manifestants ont été tués par des partisans du régime qui ont ouvert le feu sur les opposants réunis en sit-in devant l’université de Sanaa. 23 personnes ont également été blessées dans l’attaque.

En raison de la mort de ces manifestants, le parti au pouvoir, le Congrès Populaire Général a reporté sine die une contre-manifestation prévue ce mercredi. En une semaine le bilan de la répression au Yémen se monte à 13 morts.

_____________ 4 – Le Figaro ave AFP

22/02 Yémen: maintien du sit-in malgré 2 morts

Des milliers de protestataires campaient aujourd’hui à Sanaa, affirmant que la mort de deux d’entre eux lors d’une attaque des partisans du régime dans la nuit renforçait leur détermination à réclamer le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh.

Le Congrès populaire général (CPG, au pouvoir) a pour sa part reporté sine die une contre-manifestation de ses partisans prévue aujourd’hui en raison de la mort des deux manifestants, selon une source proche du parti. "Ca suffit, ça suffit, le criminel attaque pendant la nuit", scandaient les protestataires, surtout des jeunes, rassemblés devant l’Université de Sanaa.

Deux manifestants ont été tués et 23 blessés, selon un nouveau bilan, dans une attaque armée de partisans du régime qui a visé le sit-in dans la nuit. L’attaque a été menée vers minuit, heure de Sanaa, et les manifestants ont réagi en tentant de neutraliser, avec l’aide de la police, les assaillants qui ont réussi à prendre la fuite après avoir ouvert le feu dans leur direction, selon des témoins.

Une délégation de l’association des oulémas du Yémen s’est jointe aujourd’hui aux protestataires qui campent depuis trois jours devant l’université pour demander le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Les protestataires ont rebaptisé cet endroit "place de la Libération", à l’instar de celle qui fut l’épicentre du soulèvement au Caire.

___________ 3 – L’Orient indiscret (Blog sur Le Figaro)

22/02 – Au Yémen, les islamistes s’immiscent dans la révolte

Par Georges Malbrunot

Face à une opposition qui durcit le ton, le président Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis 32 ans ne compte pas démissionner. « On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes », a déclaré le raïs yéménite, lundi, lors d’une conférence de presse à Sanaa.

Le 2 février, pensant désamorcer la grogne de son peuple, galvanisé par les exemples tunisien et égyptien, le chef de l’Etat avait annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2013 et que son fils, Ahmed, ne lui succéderait pas. Mais depuis les manifestations appelant à un changement de régime se sont poursuivies, à Sanaa, la capitale, mais surtout à Taez et à Aden dans le sud où douze personnes ont été tuées victimes d’une répression sanglante. Et c’est précisément le recours excessif à la force qui a provoqué le raidissement de l’opposition. Dimanche, celle-ci a appelé ses membres à rejoindre le flot des manifestants, composé jusqu’à présent d’étudiants.

« L’opposition a compris que le mouvement étudiant est entrain de se structurer grâce à Twitter et Facebook sur le modèle égyptien en vue de la manifestation du 24 février, elle veut être présente pour fédérer la révolte », analyse un observateur sur place, qui relève de plus en plus d’étudiants islamistes dans les cortèges de manifestants.

Après avoir dénoncé les fauteurs de troubles en fin de semaine, l’influent chef islamiste Cheikh Abdelamajid Zindani a fait volte face hier affirmant, au nom de tous les oulémas du Yémen, que « toute agression contre les manifestants est un crime ». Zindani, un ancien proche d’Oussama Ben Laden en Afghanistan, est l’un des ténors de l’Islah, la formation intégriste qui domine la coalition des opposants à Saleh, au côté des socialistes sudistes.

Lundi, la contestation s’est également étendue au nord chiite, où des dizaines de milliers de personnes ont, à leur tour, réclamé la chute du régime. A Sanaa en revanche, des milliers de personnes ont entamé un sit-in devant l’université pour exiger le départ du raïs, mais comme la veille, les manifestants n’ont pas été inquiétés par les forces de sécurité. Dans sa conférence de presse, le chef de l’Etat leur avait demandé de ne pas tirer sur les protestataires.

En même temps qu’il résiste aux appels à quitter le pouvoir, Saleh cherche à apaiser la situation, en condamnant la violence des forces de sécurité au sud, ou en allant visiter le campus de l’université. Mais son offre, réitérée lundi, de dialogue a été rejetée par ses opposants. Pas de négociations tant que la répression sévit, insiste la Coalition d’opposition.

Celle-ci n’est pas « révolutionnaire », concède l’expert. « L’opposition veut arriver à la table des négociations que propose Saleh en position de force, notamment sur son exigence principale d’élire les députés à la proportionnelle ».

A Sanaa, grâce à l’appui des tribus, le raïs a encore la situation en main. En revanche, à Taez et surtout Aden « tout est possible », avertit l’expert. Dans cette dernière ville, les activistes sudistes, qui militent depuis des mois pour la sécession, seraient également sur le point de rallier les étudiants.

_________________________ 2 – Radio-Chine

22/02 – Manifestations au Yémen : le président ne démissionnera pas

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a affirmé lundi qu’il ne démissionnera pas à moins qu’il ne soit battu aux élections.

"Celui qui veut prendre le pouvoir, doit le faire par les urnes en remportant les élections, que se soit les élections législatives ou présidentielles", a déclaré le président Saleh aux journalistes lors d’une conférence de presse au palais présidentiel dans la capitale Sanaa.

"Non au coup d’Etat, non au reversement de régime via le chaos, non à la destruction des propriétés publiques et privées et non au meurtre des individus", a souligné M. Saleh, qui est au pouvoir depuis plus de 30 ans et dont la démission est de plus en plus réclamée.

Le discours de M. Saleh intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants anti-régime sont descendus dans les rues du pays dimanche, pour la 11ème journée consécutive de manifestation.

Les affrontements mortels entre les partisans du gouvernement soutenus par la police et les manifestants anti-régime ont fait une dizaine de morts et des centaines de blessés.

M. Saleh a déclaré avoir fait des concessions aux partis de l’opposition, ajoutant : "Mais la coalition de l’opposition a élevé le niveau de ses demandes, dont certaines n’étaient pas légitimes".

Le Yémen, un des pays les plus pauvres de la péninsule arabe, connaît des manifestations massives depuis le 11 février, qui demandent la démission immédiate de M. Saleh.

_________________________ 1 – EuroNews

22/02 – Yémen : la révolte s‘étend au nord du pays

Les Yéménites manifestent toujours pour exiger le départ du président Saleh. A Sanaa, la capitale, ils ont entamé un sit-in sur une place devant l’université, et nouveauté, les étudiants ont été rejoints par l’opposition parlementaire.

Dans la ville de Aden, au sud, un adolescent qui lançait des pierres contre des militaires a été tué, portant à 12 le nombre de morts dans cette ville.

Le président Saleh continue à dire que seules les urnes doivent décider de son départ, aujourd’hui il a mis en doute la capacité de l’opposition à assurer le pouvoir plus d’une semaine, même si on lui donnait.

La ville de Saada, au nord du pays, est rentrée dans la contestation, des dizaines de milliers de personnes ont défilé. Depuis plusieurs années, Saada est la place forte de la rébellion dans ce pays sujet à des tensions régionales.

25/02/11 (B592-B) Accusés, « Levez-vous ! ». Que valent les mots face à la barbarie d’un couple de prédateurs ?. (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

Accusés, « Levez-vous ! ».

Que valent les mots face
à la barbarie d’un couple
de prédateurs ?


Bouh Warsama

Chacun est fondé à se poser des questions sur la valeur des mots, sur ce que valent les réquisitoires, sur l’importance et le poids des « désapprobations officielles », sur les supposées « condamnations internationales » (condamnations à quoi ?) et les mises en demeure adressées par les grands pays occidentaux et l’ONU – à grand renfort de publicité – à l’encontre d’un couple tyrannique et sanguinaire placé à la tête d’un pays.

Djibouti est « dirigé » par un binôme qui s’est autoproclamé à la présidence du pays en 1999 et dont la plus grande préoccupation est de se bâfrer sans vergogne en puisant à foison dans les aides internationales qu’il détourne allègrement : tout en ne respectant aucune règle, aucun Droit humain et encore bien moins la misère qui est son « fond de commerce » qu’il entretient.

IOG et Paulette seraient-ils les seuls à agir ainsi ? Hélas, non !

Face à ces couples de « bouchers de l’histoire contemporaine » dont les épouses, de surcroît, n’ont pas l’aptitude d’assumer avec dignité leur rôle et responsabilités de Première dame mais se pavanent dans les palaces au milieu de leur cour d’oies gloussantes en arborant tant et tant de bijoux escroqués impunément sur le « pain du peuple » – ce qui les fait ressembler en permanence à des artificiels et clinquants arbres de noël en toutes saisons de l’année – chacun et chacune d’entre nous est en droit de crier fort et haut : « Honteux », « Injuste », « IOG et Kadra, DEHORS ! ».

Infamie lorsque l’on pense à ces familles dont le seul crime est d’être nées pauvres et le ventre vide, à ces hommes, à ces femmes et à ces enfants mal nourris, pas soignés, parfois rejetés au-delà des limites de la capitale ou des frontières de leur propre pays par la force bestiale ; trop souvent des familles qui se meurent de faim à Djibouti comme ailleurs.

Dans cette situation insoutenable d’images d’enfants au corps décharné qui n’ont plus que quelques jours à vivre – telles qu’elles nous parviennent de certaines régions de Djibouti et de Somalie en heurtant de plein fouet nos consciences – tous nos qualificatifs pour tenter d’ameuter l’opinion publique internationale et de changer les choses sur le plan humain s’affrontent depuis trop longtemps à un mur du silence.

A ce mur d’indifférence apparente de l’Occident qui nous révolte chaque jour un peu plus car détournant le regard, ou fermant les yeux comme le cœur – et surtout le portefeuille – pour se réfugier derrière le par trop facile « diplomatiquement correct » et la « non ingérence dans les affaires intérieures d’un pays indépendant…et ami ».

Nos « coups de gueule », quelles qu’en soient la forme et la force ont le méritent d’exister, c’est une pierre apportée au grand édifice de la Justice. Ces révoltes en arrivent à ressembler à une psalmodie dérisoire, à des ritournelles impuissantes à arrêter la folie meurtrière d’un tyran et de son épouse qui n’ont que faire, l’un comme l’autre, des familles djiboutiennes et de leurs enfants qui ne sont là que pour leur servir d’otages vis-à-vis des Occidentaux ; des otages qui constituent « la pompe à fric », la pompe aux aides internationales et rien d’autre.

Durant tant et tant d’années, la France, l’Europe et les USA ont fait semblant de croire que le grand maître de Djibouti Ismaël Omar Guelleh (devenu Ismaïl), autoproclamé président, mettait tout en œuvre pour tenter d’améliorer les conditions de vie des Djiboutiennes et des Djiboutiens et qu’il s’était amendé de son passé d’exterminateur, devenant enfin plus fréquentable.
Pourtant chacun savait que les images et les mots trahissaient la vérité.

– On ne peut fonder l’extrême richesse pharaonique d’un petit nombre sur la misère de tous les autres.

Cet aveuglément volontaire, derrière lequel se cachaient de « gros intérêts occidentaux », individuels et inavouables, a pérennisé, de facto, le gangstérisme en col blanc d’IOG et de Kadra se pensant « intouchables ».

Les assassinats ordonnés par ce couple de dangereux récidivistes dont l’ascension commune vers tous les pouvoirs ne fut qu’un long chemin pavé par les dizaines de corps de ceux qui tentaient de s’opposer à l’un ou à l’autre, sont difficiles à comptabiliser tant ils sont nombreux et les moyens différents pour y parvenir.

Le couple diabolique n’a pas attendu que les populations du pays manifestent et se révoltent contre eux – sous les balles meurtrières de leurs mercenaires chargés, paraît-il, de maintenir le sacro saint « Ordre Public » (de quel ordre public parlons-nous ? Celui des désordres cautionnés et entretenus !) – pour se rendre coupable de génocide, d’exclusions, de meurtres massifs à l’échelle de ce petit pays, dit du bout du monde.

Entre autres, dans l’affaire de l’assassinat du Juge Bernard Borrel, les opinions, djiboutienne et française, n’ont pas été dupes. L’une et l’autre n’ont pas oublié la sauvagerie et la duplicité de celui que se prend pour le « grand Guide Djiboutien ».

Les peuples sont moins cyniques que leurs dirigeants.

Pour conclure, les évènements gravissimes qui se passent à Djibouti et le silence embarrassé de l’Elysée n’absoudront en rien les lâchetés des pouvoirs en Occident qui auraient fait le mauvais choix de préférer, presque jusqu’au bout, l’odeur de l’argent et du profit individuel à partir des retours sur investissements des Aides Publiques au Développement, à l’Honneur, avec un grand H et à l’Histoire de l’éveil Djibouti qui s’écrit de manière indélébile, à chaque seconde qui passe.

Dans une République bananière, pour les questions d’Honneur l’histoire se répète éternellement. Il n’y de vrai et de décisif que la répétitivité des « coups de pied au cul du tyran » pour le virer de son trône…en carton.

25/02/11 (B592-B) Actualités régionales : un retard dans la mise en ligne des informations qui s’explique par la mobilisation de l’équipe de l’ ARDHD au service de l’actualité djiboutienne. (ARDHD)

Nous prions toutes les lectrices et tous les lecteurs de nous excuser, car nous avons été contraints de suspendre provisoirement la mise à jour des actualités régionales, pour concentrer tous les moyens de l’équipe sur la situation à Djibouti, qui est prioritaire pour notre Association.

Néanmoins, il se passe des événements graves dans les pays voisins, en particulier la Somalie et le Yémen où la population combat contre le maintien au pouvoir du Président Saleh et qu’elle paye un lourd tribu, en nombre de morts et de blessés.

Comme l’actualité sur Djibouti est moins dense depuis hier, nous allons tenter de rattraper le retard que nous avons pris en diffusant les nouvelles importantes de la semaine concernant la situation en Somalie et au Yémen.

Avec toutes nos excuses.

25/02/11 (B592-B) Tandis que l’opposition unie (UAD et UMD) ont appelé à une nouvelle manifestation le vendredi 4 mars, des appels circulent actuellement sur les réseaux sociaux pour appeler les Djiboutiens à ne pas relâcher la pression et à manifester aujourd’hui 25 février. (L’un des messages qui est signé Alwihda)

Djibouti: le 25 février 2011 c’est aux braves d’écrire leur histoire

(alwihda) – 24 février 2011

On n’est jamais mieux servi que par soi-même, chers compatriotes. Le 25 février 2011, c’est aux braves d’écrire leur histoire et de poser la 1ère première de la destinée qu’ils souhaitent se donner afin d’honorer enfin leur devise : unité – égalité – paix.

"il y a un temps pour réfléchir, un temps pour sensibiliser, un temps pour épiloguer et un temps pour agir contre le RPP : rassemblement des pillards du peuple.""

24/02/11 (B592-B) Communiqué de M Ali Abdillahi Iftin, membre du GED et candidat aux élections présidentielles de 2011. (Info GED)

L’admirable comportement des populations de notre pays est un combat et ce qui est un combat dans le présent est victoire pour demain.

La répression lancée à l’encontre des manifestants et de leurs familles dans la capitale n’a de cesse de s’intensifier en versant, ouvertement et sans limite, dans une bestialité ouverte et jamais atteinte en pareille situation par le passé.

Des enfants totalement apeurés sont pris en otage par les mercenaires du régime Guelleh/Haïd et se retrouvent incarcérés dans les cellules des Commissariats et de la Gendarmerie où ils viennent rejoindre les adultes.

De jour comme de nuit, des mercenaires à la solde du pouvoir se lancent dans de grandes rafles et pénètrent avec violence dans les habitations ; ils brutalisent les occupants sans aucune justification et appréhendent systématiquement tous les jeunes qu’ils arrêtent massivement au motif qu’ils auraient pu avoir manifesté et même avoir commis des dégradations publiques après la grande manifestation du vendredi 18 février.

Des hommes, des femmes et des jeunes, contestataires ou simples passants, sont pourchassés dans toutes les rues des quartiers de la capitale de Djibouti ; poursuivis par les forces de répression .

M Ali Abdillahi Iftin, membre du GED et candidat aux élections présidentielles de 2011.

– Condamne une nouvelle fois et avec la plus grande détermination toutes les arrestations, les incarcérations injustifiées voire les tortures perpétrés sur les Diboutiennes et les Djiboutiens, tout particulièrement sur les enfants, par les mercenaires agissant sur ordre d’Hassan Saïd Kaireh, de Kadra Mahamoud Haïd et d’Ismaïl Omar Guelleh,

– Demande à tous les protestataires, hommes et femmes, de continuer de manifester leurs revendications dans le calme en les assurant que l’opinion internationale, les diplomaties étrangères ainsi que la presse et les médias internationaux suivent avec une grande attention le mouvement de liberté initié à Djibouti et qui vient en prolongement de ce qu’il s’est fait en Tunisie et en Egypte.

– Invite tous les protestataires demeurant dans les régions de l’arrière pays à rejoindre la capitale, dès demain vendredi 25 février, aux fins de faire la jonction avec les habitants de tous les quartiers de la capitale pour continuer à maintenir leurs actions pacifiques en vue de la chute d’Ismaïl Omar Guelleh et de sa tyrannie.

Nonobstant toutes les persécutions subies par les populations, la journée de demain vendredi devrait porter un coup fatal au pouvoir en place qui en est réduit aux pires expédients pour tenter de s’en sortir.

– Sollicite une fois encore, tous les militaires de nos Armées, Gendarmes et Policiers, sans distinction d’appartenance tribale aucune, qui ont conservé le sens de la Dignité et celui du respect de la personne humaine, de se ranger sous la bannière de l’opposition en refusant de perpétrer des actes barbares ou contraires aux lois de la République à l’encontre des populations djiboutiennes ou étrangères vivant sur notre sol,

– Invite chaque Djiboutienne, chaque Djiboutien à prendre conscience que nous sommes en situation de mobilisation générale et qu’il convient donc de diffuser largement toutes les informations émanant de l’opposition, y compris et surtout dans les petits villages les plus retirés dans l’arrière pays.

L’admirable comportement des populations de notre pays est un combat et ce qui est un combat dans le présent est victoire pour demain.