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19/02/11 (B592) DjibTalk avec UDDESC / Djibouti protests more massive than expected (En Anglais) La manifestation de protestation à Djibouti réunit plus de participants que prévu.

Today’s anti-government protests in Djibouti, calling for President Ismaïl Omar Guelleh to step down, are larger than expected. Around 30,000 out of the capital’s 600,000 population took to the streets.

The Djiboutian opposition formation UDDESC from Djibouti City reports that the number of protesters, gathering in the centre of the city after the Friday prayers, is still increasing. Currently, an impressive 5 percent of the city’s population is protesting against President Guelleh.

There are different reports of renewed government repression of the protest wave. Some protest leaders say they have heard gunshots, probably being the police shooting in the air trying to disperse protesters.

Activists from UDDESC report from Djibouti City that government just had blocked the mobile network to prevent the opposition from mobilising more people. In Djibouti, where the use of the internet and social media is very limited, mobile phones and sms’s are being used as the means of mobilisation.

The protests are led by the main opposition Union for a Democratic Alternative (UAD), which has mobilised its followers in rallies against President Guelleh’s unconstitutional third term bid since 1 January.

On 28 January, spontaneous protests broke out in Djibouti City after the Friday prayers, and students at the University of Djibouti have been rioting and fought battles with security forces. The UAD decided to join and lead these pro tests movements, calling for a massive protest today

UAD President Ismaël Guedi Hared modestly expected up to ten thousand persons to follow the massive calls for protests today – modest because the UAD had around 40 percent of voters behind it at the last elections where it participated. The UAD has boycotted Djibouti’s two last elections over fraud allegations.

Mr Hared therefore today was positively surprised about the great turnout of protesters. Also the UAD’s slogans are dominant in today’s protests. « No to a third term » is the main message of protesters, this evening moving towards the presidential palace.

There have been very few international press reports about the Djibouti protests and its preparations as there are no foreign journalists in the country. National media, totally controlled by government, have not mentioned the protests. The only available sources, also for afrol News, are from the Djiboutian opposition and activists.

The government of Djibouti has not commented on the protest movement and has tried to avoid international attention about it. According to UDDESC activists, this evening even international calls have been blocked in Djibouti in an attempt to restrict reporting from the events.

19/02/11 (B592) Manifestation à Paris ce samedi 19 février, devant l’Ambassade de Djibouti, pour soutenir les actions de la population djiboutienne.

En dépit d’une forte pluie, plus d’une cinquantaine de militants se sont rassemblés devant l’Ambassade de Djibouti à Paris, pour exprimer leur soutien aux populations djiboutiennes et pour réclamer la libération de tous les prisonniers politiques.

Parmi les manifestants, nous citerons : Laurence Dawidowicz de Survie, Maki Houmedgaba, membre de l’ARD et responsable pour l’Europe qui animait cette manifestation, Aïcha Daballeh pour femmes solidaires, Mohamed Kadamy du Frud, Daher Ahmed Farah du MRD, Jean-Loup Schaal de l’ARDHD et beaucoup d’autres que nous ne pouvons pas lister, en espérant qu’ils ne nous en tiennent pas rigueur.

1°) Ecouter un extrait des slogans qui ont été repris par les manifestants (Format WMA)

2°) Télécharger (Format MP3)

Lien de téléchargement

Les participants ont scandé de nombreux slogans pour exiger la libération de tous les prisonniers politiques et en particulier de Jean-Paul Noël Abdi, dont l’état de santé se dégrade très rapidement, selon les dernières informations communiquées par Jean-Loup Schaal. Ils ont aussi réclamé la justice pour tous les auteurs de crimes, de torture et de viols et appelé au départ de Guelleh et de son équipe.


Les espions de l’Ambassade veillaient !!! Il est probable que les Djiboutiens les ont déjà identifiés et qu’ils leur demanderont des comptes au jour de la chute du régime …

Maki Houmedgaba, responsable de l’ARD pour l’Europe et organisateur du rassemblement, n’a pas ménagé ses forces pour lancer les slogans et pour animer la manifestations
 

19/02/11 (B592) FLASH INFO : Guelleh transfère les pouvoirs de maintien de l’ordre à la Garde républicaine …

Nous venons d’apprendre de source bien informée, le transfert du pouvoir de la sécurité intérieure qui passe de la police aux militaires.

Dans la foulé, IOG a confié le Commandement de l’armée à son cousin, le colonnel Mohamed djama patron de la garde républicaine.

L’armée a donc investi tous les arrondissements de la capitale en lieu et place de la police accusée de ne pas être assez fiable.

19/02/11 (B592) A lire sur LOI … cette semaine

_______________________ 3 – Djibouti

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Comment Djibouti arme le TFG somalien
Un câble diplomatique de l’ambassade américaine à Djibouti , daté du 27 décembre 2009 et que WikiLeaks vient de révéler, illustre jusqu’où le président Ismaël Omar Guelleh s’est impliqué pour soutenir le Transitional Federal Government (TFG) en Somalie. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Une réunion des bailleurs qui tombe mal à Djibouti
Avec les manifestations de jeunes du début du mois et les manifestations de l’opposition programmées pour les 18 et 25 février, la prochaine réunion des bailleurs de Djibouti risque d’avoir lieu dans un climat pesant. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Plus indépendants les uns que les autres ?
En apparence, l’avocat Assoweh Idriss Assoweh, nommé début février président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI), n’est pas un simple relais du régime djiboutien. (…).

_______________________ 2 – Ethiopie

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Meles veut éviter des émeutes de la faim
La domination sans partage de l’EPRDF (gouvernemental) sur les institutions ne garantit pas entièrement le premier ministre Meles Zenawi contre le risque d’accumulation de dangereuses tensions sociales en Ethiopie. D’autant que, fâcheuse coïncidence, les prix des denrées de base y ont connu une flambée en janvier, au moment où éclataient des émeutes populaires en Tunisie, puis en Egypte. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Washington fournira 533 millions $ à l’Ethiopie
Le président américain Barack Obama a adressé cette semaine au Congrès ses propositions de budget pour l’année fiscale 2012. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Azeb Mesfin, le maillon faible de Meles ?
Depuis qu’Azeb Mesfin a fait son entrée, l’an dernier, au comité exécutif du Tigray People’s Liberation Front (TPLF, noyau dur de la coalition gouvernementale), où siégeait déjà son époux, le premier ministre Meles Zenawi (LOI nº1292), ses faits et gestes sont scrutés à la loupe. (…).

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Ces ex-officiels qui font des affaires
Parmi les officiels devenus businessmen, il y a ceux comme Bitew Belay, ex-collaborateur de Meles Zenawi, qui ont été accusés de corruption et limogés. (…).

AFRICA MINING INTELLIGENCE – Edition française N°244 – 16/02/2011
Al Amoudi à la recherche de nouveaux filons
« Roi de l’or » éthiopien depuis la fin des années 90, Mohamed Hussein Al Amoudi va devoir faire face dans les prochains mois à l’épuisement de son exploitation phare, Lega Dembi, située à 500 km au sud d’Addis-Abeba. (…).

_______________________ 1 – Somaliland

LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1303 – 19/02/2011
Hargeisa
Entrepreneur britannique originaire du Somaliland, Mohammed Yusef a conduit cette semaine une mission de prospection à Hargeisa. (…). GRATUIT

19/02/11 (B592) RFI – A Djibouti des milliers de manifestants demandent le départ du président Guelleh (Texte + son)

Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti depuis 1999, brigue un troisième mandat.

La contestation qui secoue les pays arabes touche à présent la Corne de l’Afrique. A Djibouti, de nouveau heurts ont eu lieu samedi 19 février entre opposants et forces de l’ordre. La veille, la police avait dispersé un rassemblement de milliers de manifestants qui réclamaient le départ du président Ismael Omar Guelleh au pouvoir depuis1999, et qui brigue un troisième mandat à la présidentielle du 8 avril prochain..

_______________________ Aden Mohamed Abdou
Vice-président de l’ARD, l’Alliance Républicaine pour le Développement.

Les accrochages ne viennent que du côté des pouvoirs publics, qui donnent l’ordre à l’armée de tirer des gaz lacrymogènes…et on parle même de tirs à balles réelles.

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Le vent de la contestation vient de souffler sur Djibouti où de violents heurts ont opposé le 18 février des manifestants anti-régime aux forces de l’ordre. Les affrontements ont débuté à la tombée de la nuit autour du stade Gouled. Les forces de l’ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes à l’issue d’une grande manifestation de l’opposition.

__________________________ Ismaël Guedi Hared,
président de l’Union pour l’Alternance démocratique

La police est intervenue en force. Les jeunes ne s’attendaient même pas à ce qu’ils soient attaqués parce qu’ils se préparaient à camper.

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Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées dans le stade. Une foule composée essentiellement de jeunes et d’étudiants qui protestaient contre le régime du président Ismaël Omar Guelleh au pouvoir depuis 1999, et qui brigue un troisième mandat à la présidentielle du 8 avril prochain. L’Union pour l’alternance démocratique est la principale coalition de l’opposition à l’origine du rassemblement.

Ce type de rassemblement est extrêmement rare à Djibouti, ville où est installée une importante base militaire américaine. Les 5 et 6 février des manifestations de lycéens et étudiants avaient très vite tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre.

Hier, la police est intervenue rapidement pour disperser le rassemblement. A la tombée de la nuit, la ville qui résonnait des bruits de détonations de grenades lacrymogènes a été quadrillée.