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19/02/11 (B592) Communiqué de l’UAD sous la signature de Mahdi Ibrahim GOD

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

Communiqué de Presse
19/02/2011

Nous interpellons l’opinion Nationale et Internationale sur les dérives dictatoriales de la toute petite République de l’Afrique de l’Est qu’un régime vieux de 33 ans croit échapper au souffle de Liberté des peuples Arabo-Musulmans, initié par la Tunisie et l’Egypte.

Les médias Internationaux doivent tout aussi faire le relais du peuple Djiboutien qui aujourd’hui aspire à cette liberté et à la démocratie face à la répression, la peur et la pauvreté.

Le Monde a aussi besoin du plus petit qu’il soit.

AU NON DE CE PEUPLE ET DE CE PAYS

Je vous informe :

Comme dénoncé par l’UAD (Union pour l’Alternance Démocratique) la répression bat de plein fouet à Djibouti.

Après l’emprisonnement du Président des deux responsables de l’Association des Droits de l’Homme la semaine dernière et de plusieurs cadres des partis de la Coalition de l’Opposition, les forces de répression du régime du Président Ismail Omar Guelleh viennent s’en prendre à la Direction.

En effet, après l’arrestation tardive hier soir de Mohamed Daoud Chehem, Président du PDD, qui se trouverait à l’heure actuelle dans les cellules de la Brigade du port de la gendarmerie nationale, le Président de l’UAD Ismail Guedi Hared en même temps Président de l’UDJ, et Aden Robleh Awaleh, Président du PND, lequel a rejoint par solidarité l’UAD dans cette action du 18 février 2011, ont été arrêté ce matin.

Alors que 4 (quatre) membres responsables de l’ARD avaient été arrêtés le 17 février 2011, la veille de la mobilisation générale pour avoir annoncé tout simple le lieu de la tenue de la manifestation du 18 février 2011, par micro à partir d’un véhicule bus loué par l’UAD. Des dizaines d’autres responsables de cette action pacifique contre le régime dictatorial djiboutien les ont rejoint entre hier soir et tôt ce matin, en majorité membres de l’UAD et du PND dont une importante personnalité responsable de la base militante de l’UDJ, Monsieur Abdi Osman Nour dit Abdi Indhabour.

Alors qu’hier soir la confrontation entre la force provocatrice et la population s’est poursuivie jusqu’a 2hoo du matin, continue et se poursuit à l’heure actuelle.

L’on ne déplore que les incidents irresponsables de la police du dictateur Ismail Omar Guelleh ont fait 6 (six) morts côté manifestants dont une femme enceinte et une centaine de blessés et 1 (un) policier mort et un autre gravement atteint par les coups des manifestants0

En représailles, ces derniers auraient saccagé plusieurs bâtiments publics dont le siège de l’Union des Femmes dirigées par la 1ère Dame épouse du Dictateur, le nouvel édifice de Djibouti Télécom, le bâtiment du SMI 2, la brigade de la police du 3ème Arrondissement de la Capitale, le CDC d’Arhiba et brulé deux sièges du Parti au pouvoir : Ambouli et quartier Carton en plus de 2 véhicules de la police.

Les manifestations continuent non seulement dans la Capitale mais dans plusieurs villes et villages du pays. Nous sommes informés qu’elles auraient débutées tôt ce matin à Yoboki, Ali-Sabieh, Dikhil et Obock qui d’ailleurs avaient manifesté hier comme Djibouti et Tadjourah, aujourd’hui sous haute tension.

Nous restons mobilisés jusqu’à la fin du Régime.

Pour
l’Union pour l’Alternance Démocratique
Mahdi Ibrahim A. God

19/02/11 (B592) La République fut créée par et pour les hommes doués de sens moral et d’humanité. Ceux-là seuls ont la capacité de la faire vivre et prospérer. (Par Bouh Warsama)


Retrouvez l’intégralité des chroniques
de Bouh Warsama : lien

La République fut créée par et pour les hommes doués de sens moral et d’humanité. Ceux-là seuls ont la capacité de la faire vivre et prospérer.

Bouh Warsama

La République fut créée par et pour les hommes doués de sens moral et d’humanité. Ceux-là seuls ont la capacité de la faire vivre et prospérer.
Bouh Warsama

Il aura fallu bien des siècles, dans les pays dits « civilisés » du monde occidental pour que cessent enfin la barbarie et toutes ses atrocités.

Il aura fallu des siècles et des siècles pour que disparaissent les « Grandes Compagnies » – de triste mémoire – constituées de mercenaires de l’époque qui se substituaient aux militaires des armées régulières.

Ces hommes souvent quelque peu « primitifs et incultes » étaient formés à l’emploi des armes, forgés à la bestialité et à la terreur car telles étaient leurs seules « compétences ».

Durant les périodes de paix, alors qu’ils étaient privés d’employeurs, ils se regroupaient en bandes appelées les « Grandes Compagnies » qui – loin de toute idée de grandeur, d’honneur, d’esprit chevaleresque ou de protection de la femme et de l’enfant – louaient leurs services au « plus offrant ».

Ils transgressaient toutes les lois, tous les droits alors que leurs « chefs » vivaient souvent somptueusement telles des sangsues parasites au détriment des populations qu’ils asservissaient.

Ce n’était, dans les faits, que des troupes de détrousseurs, de tortionnaires impitoyables, de violeurs et de meurtriers qui faisaient régner la terreur, entre autres dans les campagnes en Europe d’alors, pillant tout ce qui pouvait l’être.

Usant et abusant de razzias qu’ils ne lançaient point contre des bourgs fortifiés mais tout particulièrement contre les fermes isolées.

Ils surgissaient très souvent çà et là à la tombée de la nuit, tels des « diables » de l’imagerie populaire, pour parfois y massacrer les occupants hommes, femmes et enfants après les avoir torturés en leur brûlant la plante des pieds afin de leur faire avouer où ils cachaient leur argent et leurs bijoux.

Nul ne résistait à la torture.

Des siècles et des siècles se sont ainsi succédé avant que la nuit venue, les rues des villes et des villages du vieux continent ne soient plus des coupe-gorges.

Des siècles et des siècles pour que le travail d’Education, dans les familles comme dans l’enseignement et la culture, développe chez chaque humain un minimum de fraternité et de respect aux fins de permettre à chacun et chacune de considérer que la vie de l’autre a une valeur inviolable et qu’une existence humaine dépasse de beaucoup les quelques sous et bijoux qu’il pourra lui voler.

– L’Education est le fondement de toute Culture et Civilisation

L’Education est un bien sacré qui garantit à chaque citoyenne, à chaque citoyen qu’il peut – en toute liberté – circuler partout sur le territoire de la République alors que la Justice y fait régner la loi que nul n’est présumé ignorer.

Ce qui signifie d’ailleurs que la loi seule ne suffit pas car celui qui l’enfreint, au moment où il le fait, agit en pleine conscience et se moque absolument de la sanction.

La loi ne suffit donc pas si elle n’est pas assortie de la prise de conscience que cette loi, pensée et délibérée en commun par une assemblée, est le frein que nous acceptons d’imposer à nos pulsions en échange de la possibilité de vivre en paix, les uns à côté des autres.

En ce bas monde, il y aura toujours des voleurs, des tricheurs, des violeurs ou des assassins, des tyrans donneurs d’ordres tels IOG qui choisissent sciemment d’enfreindre la loi ; voire même toutes les lois de la République lorsqu’ils se sont placés a fortiori, par la tromperie et la falsification, au plus haut sommet de l’Etat.

Au moins peut-on avoir la certitude que leur responsabilité sera pleinement engagée lorsqu’ils seront présentés devant un tribunal car dans leurs transgressions ils mesurent – en préalable – les risques et savent parfaitement ce qu’ils font.

– Les rapports de force dans un Etat ne justifient pas la barbarie.

Ce monde est ainsi fait, il y aura toujours des fous et des meurtriers, qui en arrivent aussi à utiliser la brutalité bestiale des hommes placés sous leurs ordres, celle de l’arriéré mental et sa sauvagerie qui relèvent de la psychiatrie bien plus que de la prison.

Et l’on peut déplorer que ces « donneurs d’ordres » ne soient pas mis en quarantaine sur le plan international, voire au banc des accusés comme ils devraient l’être par le monde occidental.

Pire que cela, ils dirigent l’Etat à certains niveaux ou ont des responsabilités importantes de commandement.

Lorsqu’une mauvaise copie d’Officier supérieur, sorti du ruisseau nauséabond, fait matraquer puis tirer sur des étudiants ou de « vieux pensionnés », venus manifester pour réclamer par des slogans le paiement de leurs pensions, nous sommes au-delà de l’indignité et du bestial.

Lorsqu’un supposé Officier Général – ancien « Caporal des douches » de l’Armée coloniale d’antan – ordonne à ses « Escadrons de la mort » de faire feu sur des manifestants, hommes, femmes et enfants venus réclamer le respect de leurs droits républicains ou simplement par ce qu’ils ont faim, c’est un acte criminel et barbare qui dépasse de très loin l’humiliation.

C’est aussi une tache indélébile sur la Légion d’Honneur qui lui a été indûment remise et que nous lui ferons restituer en temps et en heure.

Quand un homme est incarcéré puis torturé, frappé à coups de crosse ou de matraque jusqu’à en rester handicapé à vie ou que mort s’ensuive, parce qu’on veut lui faire dire qu’il renonce à son opposition politique, on peut parler une fois encore d’abjecte barbarie d’un autre âge.

Autant d’actes de sauvagerie car ces comportements impliquent que ceux qui les développent ne se sentent pas appartenir à la civilisation, qu’ils ne se trouvent rien de commun avec leur victime, qui n’est plus qu’un autre, anonyme et ennemi.

Lorsque le Tyran Ismaïl Omar Guelleh a l’aplomb de parler des droits de l’homme à Djibouti et dans le même temps fait incarcérer le président de la LDDH atteint d’une grave maladie, Jean Paul Noël Abdi, dans les pires conditions et sous un prétexte fallacieux par ce qu’il a le courage de la Vérité, c’est un acte de lâche et barbare.

Lorsque le même Tyran, lors de la grande manifestation populaire du 18 février 2011, use d’un indigne stratagème en faisant tirer sciemment sur la presse et les forces de répression par SA Police Politique (SDS) pour générer une réplique immédiate qui a fait des centaines de blessés et plus d’une dizaine de morts dont des femmes et des enfants parmi les manifestants c’est un acte barbare de la pire espèce.

Observons l’absence de courage de ce président autoproclamé qui a déserté son Palais d’Haramous pour se réfugier en urgence dans celui d’Arta, à l’abri de la bataille et protégé par une armada de mercenaires étrangers ; mercenaires à la gâchette facile et grassement payés à partir des aides internationales détournées.

– Le « grand criminel » est celui qui n’éduque pas, n’a pas un comportement exemplaire mais incite à la haine, à toutes les haines et les manipule pour son seul intérêt.

Le « donneur d’ordres » est, tout le moins, aussi responsable que les « officiers soudards » placés sous son commandement.

Des individus qui sont mus par des pulsions incontrôlées, par des instincts, celui du territoire, celui du clan, surtout de l’argent et qui exploitent pour leurs seuls intérêts l’esprit clanique et sectaire des autres.

Des « spécimens au psychisme particulier » que ne vient pas réfréner la conscience de l’humanité de l’autre, quand ces individus ne trouvent pour seule explication de leur geste que des expressions toutes faites, du genre :
«Ce ne sont pas des hommes, ce ne sont que des Afars…que des Gadas, que des Issas..».

– En chaque chose il y a des limites.

Il n’est sans doute rien de plus dangereux politiquement pour que d’humilier à un tel point un peuple après l’avoir asservi.

Le couple de Tyrans barbares, leurs généraux bardés de bimbeloterie clinquante, leurs escadrons de la mort tout comme les mercenaires qu’ils emploient pour faire le « sale boulot », y compris ceux en provenance de l’Ouganda, ne peuvent que faire mourir la République.

IOG et Kadra Mahamoud Haïd obligent ainsi le pays et ses populations à la rébellion armée. Un geste ultime de sauvegarde qui y trouvera demain sa justification ; car les Djiboutiennes et les Djiboutiens sont contraints et forcés de se défendre pour survivre.

19/02/11 (B592) Communiqué du GED sous la signature d’Ali Abdillahi Iftin, pour dénoncer l’utilisation des balles réelles et pour faire un premier bilan de 10 morts et de dizaines de blessés.

Communiqué
de MM. Ali Iftin
et Mohamed Alhoumekani
pour dénoncer l’utilisation de la force armée contre des manifestants pacifiques et pour demander l’ouverture d’une enquête internationale pour identifier ceux qui ont donné l’ordre d’ouvrir le feu et ceux qui l’ont appliqué

Communiqué du GED

Les membres du Gouvernement en Exil qui suivent heure par heure l’évolution de la situation au pays, denoncent avec la plus grande fermeté l’utilisation de balles réelles pour réprimer les manifestations pacifiques de la population Djiboutienne.

Selon nos sources sur place, les hopitaux de la capitale regorgent de blessés et on dénombre plus de 10 morts.

Nous demandons à la communauté internationale d’intervenir de toute urgence pour protéger notre droit inaliénable de manifester pacifiquement pour exprimer nos revendications et pour dénoncer les ambitions d’un troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh, suite à un viol de notre Constitution.

Nous demandons la liberation immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, du Président de la LDDH M. Jean-Paul Noël Abdi et de tous les manifestants arretés par les forces de securité.

Nous demandons aussi l’ouverture d’une enquête internationale pour déterrminer les responsables de l’ordre d’ouvrir le feu contre des populations civiles sans défense et de ceux qui les ont appliqués.

Les membres du GED adressent toutes leurs condoléances aux familles qui ont perdu un proche, tombé sous les balles du régime et des forces armées, dont la mission était de les protéger et ils souhaitent un bon rétablissement aux blessés.

19/02/11 (B592) Le Figaro avec AFP : Reprise des heurts à Djibouti

Des affrontements ont repris ce matin dans une banlieue populaire de Djibouti entre partisans de l’opposition qui réclament la fin du régime du président Ismaël Omar Guelleh et forces de l’ordre.

Au lendemain d’un grand rassemblement de l’opposition dans la capitale qui avait dégénéré en violences dans la soirée, des heurts ont repris dans la banlieue de Balbala, en périphérie sud-est de la ville. Des petits groupes d’émeutiers harcelaient avec des jets de pierre les policiers qui répliquaient à coup de grenades lacrymogènes.

Ces affrontements se déroulaient en plusieurs carrefours de Balbala, en particulier près de l’hôpital italien où une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute étaient déployés. Le nombre de manifestants ne cessaient d’augmenter au cours de la matinée dans ce quartier populaire, malgré l’action de la police.

La situation dans la capitale elle-même, quadrillée par les forces de l’ordre, restait cependant calme en fin de matinée.

19/02/11 (B592) Courrier des lecteurs … sur la situation

La situation est toujours explosive à Djibouti. Plusieurs sections de gendarmerie et de police ont été appelées en renfort à Balbala pour réprimer les manifestants.

Hier soir les accrochages se sont poursuivis jusqu’à 2 h du matin.

Les corps de plusieurs victimes ont été ramassés par l’armée US. Plusieurs policiers figurent aussi parmi les victimes.

Ce matin, le régime refusait toujours de remettre les corps des manifestants tués par balles aux parents, soit disant pour les dénombrer ???

Des djiboutiens signalent le passage de patrouilles américaines cette nuit dans la ville .

Les manifestants continuent et ils exigent maintenant le départ immédiat de Guelleh sans attendre l’échéance de son mandat, le 7 avril.

Il semble, que face à l’injustice et à la disproportion de la réaction des forces
armées, les Djiboutiens soient de plus en plus determinés à poursuivre le mouvement jusqu’au départ forcé de Guelleh et de ses sbires.