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31/12/2015 (Brève 594) (12h30 Paris) Flash Info ; Ali Ewado a comparu devant le tribunal pénal de Djibouti et a été conduit ensuite vers Gabode (info de 15h00 Paris)

Ali EWADO est passé devant le tribunal de Djibouti sans l’assistance d’un avocat, puisque, comme nous l’avions écrit, Me Zaccharia, le seul qui aurait pu le faire, a refusé de le défendre.

Les motifs sont « diffamation et diffusion de fausses nouvelles’ en relation avec la publication de liste des victimes et disparus du massacre du 21 décembre 2015.

Selon nos informations, aucune peine n’a encore été prononcée (mis en délibéré ou report d’audience ?) mais une incarcération immédiate a été demandée.

Il a donc été embarqué en fourgon cellulaire vers une destination inconnue pour le moment et il est maintenu au secret, ses proches n’ayant pas la possibilité de rentrer en contact avec lui.

Il a été placé à Gabode (Info de 15h00 Paris)

11/03/11 (B594) 16h10(Paris) LDDH : arrestation des leaders de l’opposition par les forces de la répression au service exclusif de Guelleh et non du peuple.



Le Président

BREVE INFORMATION DU VENDREDI 11 MARS 2011

ARRESTATION DES LEADERS
DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

A 15h00 (Djibouti); Les leaders de l’Opposition djiboutienne (UAD et UMD), Djibouti, viennent d’être arrêtés, en face du domicile d’Ismaël Guedi, par les forces de la répression au service du candidat illégal, inconstitutionnel, membre de la mafia transrégionale.

Ces arrestations illégales montrent parfaitement que des éléments des forces de sécurité se sont, hélas, transformés en une milice au service d’un individu et non plus au service de l’Etat ;

Ces services de sécurité sont payés par les contribuables djiboutiens et par les contribuables de pays amis. En dépit de cela, ces forces se mettent au service du Coup d’Etat électoral programmé pour le vendredi noir du 8 avril 2011.

Une vingtaine de véhicules étaient mobilisés lors de ces arrestations.

Nous attendons d’autres informations sur les lieux de détentions illégales et arbitraires, dignes d’un régime de voyous, qu’il faut combattre par tous les moyens efficaces.

Ces arrestations vont inéluctablement créer un climat pré-révolutionnaire avec tous les risques de colère qui pourront en résulter.

Le régime dictatorial pousse l’ensemble des populations à la révolte, afin de créer la peur et de pouvoir instaurer le couvre-feu, puis un climat identique à celui de la Libye et justifier le bombardement des populations civiles de Balbala et de certains quartiers de Djibouti ville par les blindés. A l’image des crimes commis par les forces tueuses de l’Ouganda, du Burundi (composées de mercenaires à la solde des
Administrations de Washington, de New-York, et de la Chine), qui en toute impunité procèdent à l’extermination des populations civiles de Mogadiscio avec
de nouveau le concours des forces coloniales éthiopiennes qui viennent d’envahir plusieurs villes frontalières avec le Kenya, Ethiopie et Sud de la Somalie occupée et ce, dans l’impunité la plus flagrante.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant aux Organisations internationales des Droits de l’Homme de condamner avec fermeté
toutes ces dérives autoritaires tendant à perpétrer une dictature inadmissible, qui se déroule sous le nez des grandes Puissances qui se revendiquent comme les « maîtres à penser » la démocratie et de l’alternance politique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Union Européenne, aux Etats-Unis et à tous les pays et Peuples que les populations djiboutiennes considèrent comme des Peuples amis, de suspendre, illico, toutes leurs aides au régime corrompu qui s’enrichit au détriment de notre Peuple,

La LDDH demande au Procureur de la Cour Pénale Internationale d’ouvrir une
enquête sur les membres de la mafia transrégionale et de saisir leurs comptes et
leurs « Biens mal acquis », répartis dans plusieurs pays de l’Europe, des Etats-Unis
et du Canada, en Ouganda, au Burundi, au Soudan, en Ethiopie sans oublier
de l’Afrique du Sud où se trouve une usine d’armements, appartenant en grande
partie à un Djiboutien, armements destinés à la vente illicite en Somalie, en
Erythrée contre le régime Erythréen, au Yémen, au Darfour et certainement dans
d’autres régions, mais pas encore à l’usurpateur BAGBO de la Côte d’Ivoire.

NOEL ABDI Jean-Paul

11/03/11 (B594) LDDH : La Cour d’Appel a confirmé la Décision du Président SOULEIMAN CHEICK MOUSSA



Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 MARS 2011

La Cour d’Appel a confirmé la Décision du Président SOULEIMAN CHEICK MOUSSA

Le 27 février 2011, quarante (40) prisonniers politiques mis en détention arbitraire sur ordre du Ministère public, ont été purement relaxés par la Cour des Flagrants délits, car leur dossier était vide.

L’unique et vrai reproche était d’osé à manifester pacifiquement contre le 3ème mandat illégal et inconstitutionnel du Dictateur-usurpateur l’Individu Ismaël Omar Guelleh, conformément à l’article 15 de la Constitution issue du Référendum du 4 septembre 1992, qui stipule :

« Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume et l’image…

Le mardi 8 mars 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé les Décisions judiciaires de relaxe prises, le 27 févier 2011, par Président Souleiman CHEICK MOUSSA, qui avait été débarqué alors qu’il était en pleine audience, par le Ministre de la Justice et chargé des Prisons et sur ordre du premier Magistrat.

Faut-il rappeler que cette Décision judiciaire a eu lieu à un mois, jour pour jour, du coup d’état électoral programmé par l’équipe dictatoriale encore au pouvoir. Elle ne règne que par la peur et la terreur, en bafouant la Constitution adoptée par Référendum et non par une Assemblée de la mouvance présidentielle composée d’une soixante de membres mal élus.

Reste à savoir, si le Ministre du Centre Pénitencier de Gabode va encore s’entêter à les garder de force en prison, en violation flagrante des Décisions judiciaire ; faits délictuels passibles de Haute Trahison.

Quant à la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel, qui aurait été saisie par
le Procureur Général, elle a rejeté la demande de Liberté provisoire, pour 6 autres
détenus sur la fausse accusation « d’insurrection », et bien qu’aucun élément nouveau n’ai été produit
jusqu’à présent auprès de la Juge d’Instruction du Cabinet A.

Il s’agit de :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;
5)MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs desDroits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

11/03/11 (B594) 16h00 (Paris) Flash Info : dernières nouvelles du Front.

Il a été impossible de contacter des personnalités de l’opposition à l’heure actuelle. La ville serait bouclée. Nous attendons des nouvelles plus détaillées dans les prochaines heures … Mais on sait que les arrestations se sont multipliées depuis hier soir …

11/03/11 (B594) 18h30 (Paris) Libération des quatre leaders de l’opposition qui avaient été arrêtés à proximité du domicile du Président de l’UAD : Ismaël Guedi Hared. (Info PDD)

Ce matin et probablement pour les empêcher de se réunir afin de préparer la manifestation de ce vendredi, quatre leaders de l’opposition avaient été arrêtés avec un grand déploiement de voitures de Police.

Il s’agit de MM. Mohamed Daoud Chehem du PDD, Aden Robleh Awaleh du PND, Guedi Hared de l’UAD et Souleyman Lodon du MRD .

Seul le président de l’ARD, n’était pas avec eux au moment où les forces de sécurité, qui ont cessé d’être au service de la nation pour devenir l’instrument de la répression au service de la dictature, sont venus les arrêter.

Tous les quatre ont été libérés dans l’après-midi.

11/03/11 (B594) 18h40 (Paris) Flash Info (Correspondant) Les leaders de l’opposition ont été relâchés. Délit d’entrave à manifestation ???

Merci pour les alertes urgentes qui ont été diffusées sur l’ARDHD..


Je vous confirme que les dirigeants de l’opposition, MM. Ismaël Guedi Hared, Souleiman Farah Lodon pour l’UAD ainsi
qu’Aden Robleh Awaleh et Mohamed Daoud de l’UMD viennent d’être libérés.

Le Président de l’ARD, membre de l’UAD était avec les manifestants d’Arhiba et il devait rejoindre les autres dirigeants dans un lieu déterminé.

C’est à se demander, si tous les vendredis, les forces de répression ne vont pas venir arrêter systèmatiquement tous les leaders de l’opposition.


Vont-ils obliger les jeunes patriotes à prendre le maquis ?

11/03/11 (B594) Avec son talent habituel et incomparable et son sens de la provocation mesurée, Roger Picon nous envoie deux dessins pour saluer la fête que donnera l’Ambassadeur de Djibouti à Paris, en soutien au viol de la Constitution et à la tyranie qui asservit tous les Djiboutiens.

L’opposition a annoncé qu’elle surveillerait l’entrée de l’Ambassade et qu’elle publierait les photos et les vidéos de tous les invités qui s’y sont rendus. Cela permettra certainement de leur demander des comptes au lendemain de la chute de Guelleh …

11/03/11 (B594) Le journal de Djibouti d’aujourdhui – Edition du 10 mars 2011.

_________________________ 1 – Note de l’ARDHD

A maintes reprises, il nous est arrivé de mettre en ligne sur notre site, soit des extraits, soit l’intégralité des informations de ce journal, dont les rédacteurs sont souvent très bien informés et qui abordent des faits qui ne sont jamais évoqués ailleurs …

Nous nous réjouissons que ses animateurs aient décidé de le mettre en ligne sur FaceBook, pour qu’il soit accessible à la majorité des Djiboutiennes et des Djiboutiens.

Bien entendu, nous continuerons à publier les meilleurs extraits …

______________ 2 – Le journal de Djibouti – Edition du 10 mars

Journal du jeudi 10 mars 2011.

Le ministre de l’intérieur Yacin Elmi Bouh a été sommé par la présidence de répondre aux différentes lettres que l’opposition lui avait adressées. Yacin Elmi Bouh n’a pas jugé nécessaire de convoquer les caméras de la RTD et il s’est limité à l’envoi d’un communiqué qui a été lu à la RTD. Le ministre reconnait avoir reçu les lettres mais il refuse de reconnaitre le MRD parti de DAF.

Cette réponse est une réplique sanglante à la déclaration de DAF, qui s’était adressé aux patrons de la police, de la gendarmerie ainsi qu’à celui des forces armées djiboutiennes. Le régime a eu peur que DAF ne détourne l’attention des chefs de corps qui commencent eux aussi à devenir méfiants avant d’appliquer les ordres qui émanent de la présidence.

Ismail Omar Guelleh sait qu’il est impopulaire et il veut à tout prix anéantir toute forme de contestation. Pour lui, l’opposition doit être réduite au silence, ce qui lui permettra de servir de bonnes fadaises aux investisseurs de Djibouti en leur certifiant que le pays va très bien et que les populations sont très calmes et heureuses de leur sort.

La situation à Djibouti est devenue explosive. Les services secrets du dictateur prédisent que cette élection ne se fera pas sans heurts violents. Le peuple est vraiment fatigué du couple princier qui ne change pas. Bouffer est toujours son mot d’ordre, tuer dans l’œuf est devenu leur devise. Mais cette devise ne va pas les conduire bien loin. Le peuple a compris et il prend ses responsabilités.

Entre les 4 murs de la présidence, il se murmure que notre journal commence sérieusement à déranger le couple princier. Selon des infos qui nous sont parvenues, les caricatures que l’on a publiées auraient déclenché des accès de nervosité au plus haut niveau. On sait que nos écrits et nos caricatures sont photocopiés et lus dans les mabrazes de Djibouti. Le régime veut nous faire taire, comme il a fait taire les autres journaux libres de ce pays.

D autres journaux, avant nous, comme Combat du FRUD, la République d’Aden Robleh Awaleh, le Wahda du FUOD et beaucoup d’autres, ont été carrément éliminés du paysage, par l’ancien régime mais qui était déjà dirigé en sous-main par l’actuel flic de la République. Nous aussi, il veut nous faire taire comme eux. Mais qu’il sache que nous on va résister avec l’aide d’Allah.

À Djibouti le régime qui se protège sous le parapluie offert par les puissances occidentales, a privilégié la solution de la force plutôt que celle de la négociation. Il espère qu’avec cette manne étrangère, il va pouvoir acheter la conscience des gens. Sauf qu’avant lui, des régimes plus forts que lui et plus riches ont été balayés. Qu’Allah en soit remercié.

L annexe du RPP du quartier 7 a été légèrement égratignée hier soir par les jets de pierres lors de la furie qui a apposée le quartier 7 à celui de l’ère. Tôt ce matin, des gendarmes de la brigade 6 et 7 sont venus « cueillir » vers 5h00 du matin plusieurs jeunes de la cité de l’ère qui étaient profondément endormis.

On ignore le nombre des jeunes qui ont été arrêtés. Les mères crient au scandale ! Elles dénoncent les arrestations arbitraires des jeunes : sans aucune preuve et sans mandat.

La loi n’est pas appliquée dans ce pays. Voila ou nous mène IOG.

Au lieu de s’asseoir avec des jeunes et de mesurer ce qui ne pas, le régime s’enfonce dans une logique de force. Il fait arrêter les uns et aux autres, il promet la lune. Diviser la jeunesse est devenue sa nouvelle force. Sauf que le mensonge a trop duré dans ce pays ! A l’instar de leurs collègues égyptiens et tunisiens, les jeunes ont décidé de bouter hors du pouvoir, le régime et sa « chef » de guerre.

Le président de la CENI a été coopté par le régime. C’est un avocat à l’échine plus souple et beaucoup plus docile que ne l’a été Ahmed Abdi Ibrahim, le Président de la cour constitutionnelle. Il a commencé son parcours de combattant en allant inspecter des bureaux vides et en rencontrant les personnes démoralisées par leurs chefs.

Le régime veut faire croire, à tout prix, que tout se déroule dans des bonnes conditions.

A Tadjourah la RTD nous a fait voir des bureaux de votes ou les électeurs venaient sagement retirer leurs cartes d’électeurs. On a même pu voir le chef de village de Randa, Houmed Barkhat. Sauf que ces images datent de plusieurs années !! Le régime voudrait nous faire croire que même à Tadjourah ou la situation est vraiment critique, que son chef de file et candidat à un troisième sacre, sont particulièrement bien appréciés. « hurro » on leur répond.

Dans les districts de l’intérieur l’ambiance n’est pas à la fête. Le régime plonge les habitants dans la misère. Il n’y a qu’à aller dans les 5 districts pour se rendre compte des mensonges du fils de Guelleh Batal. Il n’a jamais rien fait pour ces 5 districts.

Au mieux, il a fait construire quelques bâtiments dans la préparation d’une décentralisation qui n’a jamais été effective. Voila son vrai bilan.

Tuer et voler. C’est tout ce qu’il sait faire.

Le régime veut en finir avec le parti de DAF. Il a fait arrêter de nombreux militants de son parti sans ne respecter aucune forme légale ni produire de mandat d’arrêt. Il s’agit
– Monsieur SAHAL responsable du MRD
– MOHAMED RIRACHE MIGUIL
– MOHAMED HOUSSEIN ROBLEH
– ABDI HOUSSEIN.
…tous ces innocents ont été écroués à la prison civile de Gabode.

Après ce fut le tout de M Kalil et de Moussa Omar qui ont été arrêtés par les services secrets de la gendarmerie national. Leur seul tort, selon les rumeurs, seraient d’avoir insulté la Bible ou Dinta (religion en langue Somali). Dinta ne veut pas dire ici, la religion d’Allah, mais celle du nouveau dieu : IOG. Le pharaon croit qu’il commande encore le pays et il est persuadé qu’il est en passe de devenir un nouveau Dieu.

Incroyable mais vrai !

Après la plainte déposée par un Yéménite pour torture dans les locaux de la brigade nord de la gendarmerie nationale et qui implique aussi de hauts gradés de la CIA, la Présidence contre attaque et somme l’ambassadeur Robleh Olhayeh de se réveiller pour aller parler aux medias américains.

L’ambassadeur, qui n’est pas en odeur de sainteté à Washington, s’est borné à affirmer que l’état djiboutien n’avait rien à se reprocher.

Voila qui met fin à ce bulletin du journal de DJIBOUTI AUJOURD’HUI, accessible désormais sur Facebook.